mardi 30 décembre 2008

Fillon défend au Caire l'Union pour la Méditerranée

Malgré la crise financière internationale, la France est décidée à rester le premier investisseur étranger en Égypte.
«La France ne conçoit pas de projeter sur le Proche-Orient une vision positive de l'avenir, sans que la puissance égyptienne en soit le pivot», a affirmé lundi le premier ministre devant son homo­logue, Ahmed Nazif, en clôture du Conseil franco-égyptien des affaires, qui rassemble une cinquantaine de chefs d'entreprise des deux pays.

Si politiquement l'Égypte n'est plus le phare du monde arabe, ses 78 millions d'habitants en font encore «un marché dynamique». Une série de contrats d'une valeur totale de 500 millions d'euros ont été signés à l'occasion du voyage de François Fillon. L'Agence française de développement (AFD) a annoncé un prêt de 200 millions d'euros à des conditions privilégiées pour la réalisation de la deuxième tranche de la troisième ligne du métro du Caire. L'AFD va aussi consacrer 150 millions d'euros par an pendant trois ans à d'autres prêts destinés aux PME et au développement durable. Enfin, Arianespace a été choisi pour le lancement de Nilesat, un satellite égyptien de télécommunications.
Au pas de charge, le premier ministre a visité le Smart Village du Caire, cette mini-Silicon Valley égyptienne où se sont implantés, depuis quatre ans, des fleurons technologiques tels que Microsoft, Alcatel-Lucent et Orange. «Même en France, je ne suis pas sûr que nous aurions pu réaliser une telle infrastructure aussi rapidement», a reconnu François Fillon, en arpentant l'enceinte futuriste.
À quelques semaines de l'entrée dans la phase opérationnelle de l'Union pour la Méditerranée (UPM) et du lancement de ses projets concrets, le chef du gouvernement a tenu à dissiper les dernières réserves égyptiennes, alors que Le Caire va abriter bientôt une conférence sur le financement du secrétariat de l'UPM.
«Le président Moubarak avait l'habitude de me dire avant le lancement de l'UPM que le problème avec l'Europe c'est que nous envoyions toujours des experts qui dépensent tout le budget prévu avant même que les projets démarrent», a rappelé François Fillon, «mais cette époque est révolue», a insisté le premier ministre.

Concertation sur le pétrole
Mardi, au cours d'un entretien suivi d'un déjeuner avec le président Hosni Moubarak, le locataire de Matignon s'est inquiété de la récente dégradation de la situation entre Israéliens et Palestiniens dans la bande de Gaza. «Nous souhaitons que les discussions sur la trêve (menée par ses hôtes égyptiens, NDLR) se poursuivent, il n'y a rien de possible, s'il n'y a pas une vraie trêve», a souligné François Fillon.
Le premier ministre a également proposé une vaste concertation internationale pour stabiliser les cours du pé­trole, rejoignant un récent appel en ce sens du Britannique Gordon Brown. «Nous pensons ensemble qu'il faut organiser une discussion internationale sur la stabilité des prix de l'énergie. Il s'agit d'aboutir à un prix acceptable pour tout le monde», ajoute François Fillon. Comme l'avait fait Nicolas Sarkozy l'an dernier, le premier ministre prolonge son séjour au pays des Pharaons par des vacances en famille, avant un retour en France le 30 décembre.
Georges Malbrunot - LeFigaro.fr - 23 décembre 2008

MEDGAZ achève la construction du gazoduc sous-marin

MEDGAZ a terminé la pose du gazoduc qui relie directement l’Algérie et l’Espagne. Avec cette « dernière soudure », Saipem S.p.A., entreprise italienne chargée de l’infrastructure sous-marine, termine ainsi de relier Beni Saf (côte algérienne) et Almeria, via un gazoduc qui s’étend sur 210 kilomètres.
Le navire chargé de l’opération, le Crawler, a réalisé cette jonction à 1,6 kilomètre de la plage de Beni Saf. Sa tâche consistait à relever le tuyau déposé par le Castoro Sei en juillet 2008 ainsi que celui déposé par le Saipem 7000 le mois dernier, en novembre, puis de les souder pour les relier définitivement avant de redéposer le tout sur le fond marin.
La construction du gazoduc s’est achevée dans les délais prévus. Entre mars et juin 2008, le Castoro Sei, navire chargé de la construction en eaux peu profondes (jusqu’à 550 mètres de fond), avait soudé et monté une partie du gazoduc aussi bien côté algérien que côté espagnol vers Almeria. Dans un deuxième temps, entre août et novembre, le Saipem 7000 avait, quant à lui, pris en charge la pose du tuyau sur le parcours le plus profond du tracé (jusqu’à 2 160 mètres de fond). La « dernière soudure » réalisé par le Crawler achève donc le montage du premier gazoduc posé en mer Méditerranée à plus de 2 000 mètres de fond.
Les tests hydrauliques destinés à vérifier le bon fonctionnement du gazoduc avant sa mise en service, prévue au cours du deuxième semestre 2009, se dérouleront entre janvier et mars 2009.
MEDGAZ SA. Relations extérieures - le 23 décembre 2008 -
www.medgaz.com

Les pays méditerranéens s'inquiètent de l'avenir de leurs côtes

Les représentants de vingt-deux pays méditerranéens qui ont participé à Nice, les 18 et 19 décembre, à une réunion visant à définir un programme d'actions pour protéger la biodiversité des zones côtières en Méditerranée, se sont quittés sur un constat largement partagé : " L'avenir du patrimoine marin de la Méditerranée dépend de ce que nous, les pays riverains, faisons à terre."
Le colloque, organisé dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne et de l'Union pour la Méditerranée, a réuni Etats, collectivités territoriales, gestionnaires et organisations non gouvernementales (ONG) des deux rives de la Méditerranée. Les participants ont étudié les moyens de "stopper la perte de la biodiversité" de la Méditerranée.
Celle-ci est reconnue comme un des vingt-cinq "points chauds" de la biodiversité mondiale (elle regroupe 28 % des espèces endémiques connues) mais se trouve, de fait, particulièrement menacée par les pressions anthropiques. Les vingt-deux pays et territoires riverains qui la bordent abritent 450 millions d'habitants. Selon le Plan bleu, une organisation non gouvernementale française, la population du littoral devrait augmenter de 20 millions d'individus d'ici à 2025, et les flux touristiques doubler dans l'intervalle.
Un outil contraignant
Dans ce contexte, quatorze pays du bassin méditerranéen ont approuvé, en janvier, le principe d'un protocole de gestion intégrée des zones côtières (GIZC), afin de protéger les littoraux et leurs écosystèmes. La réunion de Nice s'est fixé pour objectif de convaincre de nouveaux pays de signer ce document.
"Quatorze Etats sur vingt-deux ont adopté le principe de ce protocole. Cependant, seuls quatre l'ont ratifié. Quand ils seront six, il deviendra applicable. L'avenir du patrimoine commun de la Méditerranée en dépend", a souligné
Jean-Marc Michel, directeur général de la gestion intégrée des lacs et zones côtières au ministère français de l'écologie.
Ce protocole est un "outil juridique contraignant" pour les Etats signataires, a rappelé
Judith Jiguet, directrice de l'eau et de la biodiversité au ministère de l'écologie. La plupart des participants à la conférence de Nice ont souligné son importance. Un accord autour de ce document permettrait de capitaliser les expériences engagées par les pays riverains pour permettre une gestion durable de leurs rivages.
La nécessité de promouvoir un tourisme durable en Méditerranée, "respectueux des écosystèmes, des ressources naturelles et du patrimoine culturel", a également été soulignée lors de la conférence.
Par ailleurs, de nombreux participants ont exprimé leur inquiétude devant les conséquences du réchauffement climatique en Méditerranée. Les prévisions font état d'une hausse moyenne des températures annuelles de 2,2 à 5,1 °C d'ici la fin du siècle.
"Dans notre région, ce changement va accentuer notre vulnérabilité par ses effets indirects : salinisation, réduction de la disponibilité en eau, etc.", souligne Maria Canals, présidente de l'association catalane Depana.
Le phénomène préoccupe également Abderrahmen Gannoun, un des responsables du Plan d'action pour la Méditerranée (PAM), instance intergouvernementale placée sous l'égide du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Le changement climatique constitue, selon lui, une des principales menaces pour les zones côtières méditerranéennes, avec la pression démographique et touristique, la pollution, les espèces exotiques invasives et la surexploitation des ressources.
Paul Barelli - LeMonde.fr - 23 décembre 2008

L’Union pour la Méditerranée : l’eau comme baptême du feu

C’est un baptême du feu plutôt réussi que vient de passer hier, en Jordanie, l’Union pour la Méditerranée (UPM) en s’attaquant au dossier sensible de l’eau. Le Sommet de Paris du 13 juillet dernier avait arrêté une liste de priorités pour cette organisation internationale, dont deux jugées essentielles : la dépollution de la mer Méditerranée et la gestion durable des ressources en eau. Quatre mois plus tard, la conférence ministérielle organisée au bord de la mer Morte a fait un premier pas déterminant. Les lignes directrices d’une stratégie de long terme pour l’eau, capable « de répondre aux défis du changement climatique et à ses impacts en Méditerranée », ont été lancées.
« Il s’agit aujourd’hui pour nous de passer à l’acte. Je suis convaincu que si nous réussissions sur l’eau, l’UPM aura fait la preuve de sa légitimité », a déclaré hier Jean-Louis Borloo dans le cadre de la conférence ministérielle sur l’eau, coprésidée par la Jordanie, l’Egypte et la France. Le pari semble sur la bonne voie. Les ministres des pays euroméditerranéens, rassemblés pour l’occasion en Jordanie, ont adopté à l’unanimité une déclaration qui prévoit une stratégie méditerranéenne axée sur deux points clés : « la préservation de la qualité de l’eau » et la « satisfaction des besoins des populations », grâce notamment à une gestion raisonnée de l’eau dans le secteur économique.
Fondée en juillet dernier à l’initiative de Nicolas Sarkozy, le « Processus de Barcelone, Union pour la Méditerranée » (UPM) a ainsi abordé avec succès son premier dossier délicat. L’organisation internationale qui compte 44 membres, dont 27 de l’UE, a amorcé un processus dont l’ambition est « de répondre aux défis du changement climatique et de ses impacts ». La conférence ministérielle « a constitué une accélération sur les problématiques de gestion de l’eau et une première étape concrète pour la mise en œuvre des décisions prises par les chefs d’Etat et de Gouvernement, le 13 juillet 2008 à Paris, pour l’Union pour la Méditerranée », ont commenté dans un communiqué les responsables de la conférence. « La stratégie permettra de s’attaquer à des problèmes dépassant les moyens d’action d’un seul pays ou d’une seule organisation ».
Un calendrier précis Certes, cette lettre de bonnes intentions doit maintenant s’affiner et se concrétiser. Des objectifs chiffrés concernant « la préservation de la qualité des eaux » et la « réduction des pressions sur les ressources en eau par des usages plus économes » doivent en particulier être fixés. De nouveaux projets d’équipements dans le domaine de l’eau, cohérents avec la Stratégie, doivent également être déterminés. Certains, présentés hier, seront discutés avant d’être validés au cours des prochains mois.
Le calendrier mis en place en Jordanie s’appuie sur une série d’évènements clés en 2009 et 2010. En janvier, une conférence sur les financements de l’UPM, organisée par l’Egypte, traitera d’abord de plusieurs projets présentés hier.
En mars, les ministres de l’UPM profiteront du Forum mondial de l’Eau qui aura lieu à Istanbul pour examiner l’état d’avancement de la stratégie. La conférence ministérielle sur le développement durable, prévue fin mars à Monaco, permettra ensuite la labellisation « UPM » et le financement de projets « qui pourraient démarrer dès 2009 ». En juin, la France organisera une journée dédiée « au partage d’expérience entre les différents acteurs dont les autorités locales ».
Enfin, l’Espagne organisera au cours du premier semestre 2010 une conférence ministérielle consacrée à l’adoption de la stratégie et à un premier bilan des projets mis en place. En lançant ce défi sur l’eau, enjeu du XXIème siècle, l’UPM compte bien gagner en crédibilité et renforcer les liens entre ses membres : États riverains de la mer Méditerranée et ensemble des États membres de l’Union européenne (Albanie, Algérie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Monaco, Monténégro, Autorité palestinienne, Syrie, Tunisie, Turquie, et Ligue arabe). Cette organisation se coule dans la structure du processus de Barcelone, pacte liant l’Europe aux pays riverains de la Méditerranée, mis sur pied en 1995.
Patrick Cros - Developpementdurablelejournal.fr - 23 décembre 2008

Innovation : développer la coopération entre pays de la Méditerranée

«Dans la région Méditerranée, on ne manque ni de projets ni de liquidités. La vraie difficulté, c'est de les croiser ». Le constat de Guy Fleuret, qui représentait la Banque européenne d'investissement (BEI) lors de la journée « Clusters et innovation dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée », organisée à Sophia Antipolis le 16 décembre, résume bien la situation.
Les programmes de financement et de soutien à l'innovation, qu'ils émanent de l'Union européenne ou d'organismes publics nationaux se multiplient, surtout sur les rives Nord de la Méditerranée. Mais dans ce maquis, les acteurs de l'innovation que sont les laboratoires et les entreprises, surtout les PME, ont bien du mal à trouver le bon chemin pour décrocher le financement salutaire.
Pourtant ce sont des milliards d'euros pour des projets lourds d'infrastructures ou d'aménagement (de parcs technologiques par exemple) qui peuvent être débloqués par la BEI dans le cadre du FEMIP (Facility for EuroMediterranean Investment and Partnership) qui vise à soutenir la croissance et l'emploi en Méditerranée, des millions d'euros dans le cadre des programmes européens comme Meda ou de la politique de voisinage dans les bassins maritimes pour n'en citer que quelques-uns.


Hors des pôles, point de salut
Reste à accéder à l'information pertinente, à monter des dossiers souvent très, pour ne pas dire trop, complexes. Le rôle des « facilitateurs » devient donc essentiel. C'est l'une des missions des équipes d'animation des pôles de compétitivité qui s'ouvrent de plus en plus sur la coopération internationale.

Le pôle SCS (Solutions communicantes sécurisées) a déjà engagé un partenariat avec son voisin italien, Torino Wireless, mais travaille également à la mise en place de projets communs avec Israël et la Tunisie. Le pôle Mer Paca à travers deux projets Essimar (biodiversité marine) et Girac (gestion intégrée des assainissements côtiers) coopère pour le premier avec Barcelone et le centre océanographique de Crête, pour le second avec la communauté urbaine de Tanger.
D'autres initiatives sont en cours de gestation comme la mise en réseau des parcs technologiques travaillant sur les énergies renouvelables, ResMediNet Project, projet porté par la région Sardaigne dans lequel la Côte d'Azur est engagée via la Fondation Sophia Antipolis et l'Ecole des Mines. Et un portail, www.open-med.eu, en construction, recensera les informations sur les projets de coopération entre pays du bassin méditerranéen, financés par l'Union européenne.
Des deux côtés de la Méditerranée l'envie de coopérer existe et les initiatives foisonnent, l'important soulignaient plusieurs intervenants lors de la journée sophipolitaine est de se rencontrer et d'apprendre à se connaître pour mieux travailler ensemble.
Christiane Navas - Nicematin.fr

vendredi 19 décembre 2008

La mise en œuvre du Plan solaire méditerranéen se précise

Lancé à l'initiative de la présidence française de l'UE, le Plan solaire méditerranéen est un des projets phares de l'Union pour la Méditerranée. Il vise la construction d'ici 2020 de 20 GW de capacité de production d'EnR. Etat des lieux.
Alors que les parlementaires européens viennent d'adopter le paquet énergie climat et le fameux 3 x 20 (améliorer l'efficacité énergétique de 20 %, porter à 20 % la part de renouvelable dans la consommation finale d'énergie et réduire de 20 % les émissions de CO2 par rapport à leur niveau de 1990) se pose la question du respect de ces objectifs par les Etats membres dans les temps impartis. Si le développement des énergies renouvelables s'accélère aujourd'hui, sera-t-il suffisant pour atteindre d'ici douze ans les proportions fixées Etat par Etat ? Pour pallier à un éventuel déficit de production communautaire, le paquet énergie climat prévoit une possible comptabilisation de l'énergie renouvelable produite hors UE dans les objectifs nationaux. Les Etats membres pourront en effet importer de l'électricité produite à partir de sources d'énergie renouvelables hors Communauté européenne et la comptabiliser dans leurs objectifs, pour autant que celle-ci soit générée par de nouvelles installations.D'où l'intérêt de nombreux Etats européens pour le Plan solaire méditerranéen (PSM), l'un des projets phares de l'Union pour la Méditerranée (UPM)*. Ce projet vise à accroître le développement des énergies renouvelables et à renforcer l'efficacité énergétique de la région méditerranéenne, notamment dans les pays du Sud où le gisement d'énergies renouvelables est important. Le plan prévoit en outre la construction de 20 gigawatts de capacité de production d'énergie renouvelable et une augmentation de 20 % de l'efficacité énergétique d'ici 2020. Le plan précise que l'électricité produite sera consommée par le marché local mais aussi exportée vers l'Union européenne afin de garantir la rentabilité des projets. Philippe Lorec, de la direction générale de l'énergie et des matières premières du MEEDDAT, a profité d'une conférence du plan d'action sur le développement des énergies renouvelables dans les pays sud et est méditerranéens (REMAP) pour faire le point sur le PSM et l'état actuel des réflexions. 2009 - 2011 : une phase-test à petite échelleLe principe est posé, les idées éclaircies, « y a plus qu'à… ». Dans les deux prochaines années, l'UPM va mettre en œuvre un plan d'action immédiate, première phase concrète du plan solaire méditerranéen. Cette étape devrait permettre de tester la faisabilité du programme et aboutir à la rédaction d'une feuille de route définissant l'organisation future, les modes de financement… pour parvenir aux objectifs fixés à l'horizon 2020. Le but du jeu est de profiter de ces deux premières années pour éliminer le plus possible les difficultés techniques et juridiques pour ensuite pouvoir élaborer un plan d'action sur dix ans, analyse Philippe Lorec.A l'heure actuelle, une centaine de projets de production d'électricité d'origine renouvelable ont été déposés, deux à trois par pays en moyenne. 55 % concernent une production éolienne, 35 % le solaire concentré (CSP). Quelques projets concernent également le photovoltaïque, le solaire thermique, la biomasse et le biogaz. Nous devons maintenant faire valider ces projets par les pays concernés. Chaque Etat a en effet des spécificités juridiques, une organisation propre de son secteur énergétique. Chaque projet envisagé sera soumis au pays concerné. D'ici 2011, nous ne ferons pas 100 projets mais plutôt une vingtaine : les plus économiquement viables.Etant donné que le modèle économique du PSM prévoit l'exportation d'une partie de l'électricité produite vers les pays du Nord, le programme prévoit également un renforcement des infrastructures de transports. Ainsi 5 projets devraient être étudiés dès maintenant même si leur réalisation nécessitera un délai bien plus long que deux ans. Il y a une nécessité de travailler sur un certain nombre de lignes Nord- Sud mais aussi sur le renforcement des interconnexions dans le Sud. Parmi les priorités identifiées, le renforcement de la capacité la ligne Espagne-Maroc, la création d'une ligne Tunisie-Italie, le renforcement de la ligne Turquie-UE et le renforcement des connexions régionales, notamment au Moyen-Orient. Si les premiers projets de capacités de production concerneront des centrales de petite capacité pour réduire les problèmes de fonctionnement du réseau de transport, nous devons préparer dès aujourd'hui les conditions nécessaires pour l'avenir.Enfin, vingt projets devraient être sélectionnés pour réaliser 20 % d'économies d'énergie à l'horizon 2020. Ceux-ci concernent le secteur du bâtiment mais aussi le développement d'équipements efficaces en énergie (réfrigérateurs…). Les projets prioritaires pour cette première phase d'action devraient être présentés au cours du mois de mars, lors de la réunion ministérielle de l'UPM à Monaco. Une task force** devrait être mise en place rapidement pour gérer la mise en œuvre des projets sélectionnés.Tester le modèle économique envisagéCes deux premières années tests devraient également permettre d'éprouver le modèle économique envisagé pour financer ces projets. Le plan repose sur un financement initial du privé. Dans le meilleur des cas, c'est-à-dire en cas de rentabilité du projet immédiate, les investisseurs se rémunéreront sur la base de contrats d'achats à long terme passés sur le marché local et européen. En cas de non rentabilité immédiate du projet, des aides publiques pourraient venir couvrir les risques, la dette ou subventionner le projet (fonds européens et nationaux, fonds carbone…).
S.FABREGAT - Actu-Environnement .com - 18 décembre 2008
* Lancée le 13 juillet dernier, l'Union pour la Méditerranée (UPM) rassemble 43 pays autour d'un même projet : promouvoir une nouvelle politique de coopération et de développement dans la région méditerranéenne.
** Force opérationnelle.

Nice: les pays méditerranéens réunis au chevet de leurs littoraux

Les représentants de 26 pays méditerranéens ont ouvert vendredi à Nice une réunion de deux jours visant à définir un programme d'actions pour protéger la biodiversité des zones côtières en Méditerranée.
Le colloque rassemble jusqu'à vendredi services de l'Etat, pouvoirs publics locaux, gestionnaires et ONG des deux rives de la Méditerranée. Il s'inscrit dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne et de l'Union pour la Méditerranée.
C'est la première étape d'un processus qui doit permettre de modifier en profondeur le lien entre l'homme et l'environnement en Méditerranée", a expliqué Judith Jiguet, directrice eau et biodiversité au ministère français de l'Environnement.
Le 21 janvier 2008, 14 pays du bassin méditerranéen ont signé un protocole de gestion intégrée des zones côtières visant à stopper la dégradation des littoraux et de leurs écosystèmes. Ce protocole est un "outil juridique contraignant" pour les Etats signataires, a rappelé Mme Jiguet.
La réunion de Nice vise à définir un programme d'actions concrètes pour mettre en oeuvre cet engagement et à convaincre de nouveaux pays de signer le protocole.
Abderrahmen Gannoun, un des responsables du Plan d'action pour la Méditerranée (PAM), a rappelé en introduction que la pression démographique et touristique, la pollution, l'invasion biologique d'espèces exotiques, la surexploitation des ressources, le changement climatique, constituent les principales menaces pour les zones côtières méditerranées.
Source - LeMonde.fr - 18 décembre 2008

jeudi 18 décembre 2008

Les participants de EuroMedScola rédigent des « messages » autour du Partenariat euro-méditerranéen

Lors d’une récente réunion à Strasbourg, des jeunes des deux rives de la Méditerranée ont rédigé des messages autour de thèmes intéressant le partenariat euro-méditerranéen.
Il s’agissait de la première réunion « EuroMedScola », organisée à l’initiative du Parlement européen (PE).
250 jeunes environ âgés de 16 à 18 ans se sont ainsi retrouvés pour débattre de thèmes clés pour la région méditerranéenne, comme l'éducation, l'énergie et le transport.
Les étudiants, quiau fil des débats se sont mis dans la peau des membres de l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne (APEM), ont présenté leurs conclusions à Hans-Gert Pöttering, président du PE et président en exercice de l’APEM.
Les «messages » rédigés par les groupes de travail ont été adoptés en séance plénière. Ils concernent les thèmes suivants : Éducation et avenir, l'égalité des chances, vecteur de démocratisation, environnement, transport et énergies renouvelables, immigration et intégration et liberté d'information et citoyenneté.
Le Parlement a publié le document contenant les messages, une brochure préparée par les participants, qui décrit le partenariat euro-méditerranéen et son fonctionnement, ainsi que le programme de la réunion.

Document avec les messages
Brochure
Euromedinfo.com - décembre 2008

Forum euro-méditerranéen de l'enseignement technique et de la formation professionnelle

Ce forum euro-méditerranéen a pour objectif de procéder à une évaluation des besoins en matière de formation professionnelle des pays du pourtour de la Méditerranée

Il s'attachera à identifier notamment, de manière exploratoire, les voies et moyens destinés à développer et à rendre plus efficace les dispositifs de formation professionnelle dans la région et à renforcer la coopération régionale dans ce domaine entre les pays de l'Union pour la Méditerranée.
De manière plus précise, les problématiques du forum du 18 décembre seront organisées autour :
- d'un rappel des enjeux du développement de la formation professionnelle et du renforcement de son efficacité pour les économies du Maghreb et du Machrek : développement et diversification des économies locales ; insertion dans les flux internationaux de commerce et d'investissement direct (dans la perspective, notamment, d'une intégration économique croissante des pays de l'Union pour la Méditerranée); enjeux démographiques et sociétaux de la formation professionnelle ;
- d'un tour d'horizon des systèmes de formation professionnelle dans la région (forces et faiblesses) et des caractéristiques communes (organisation, acteurs et gouvernance ; publics et secteurs ; financement ; objectifs et priorités, etc.) des dispositifs en place ainsi que des évolutions de fond les ayant remodelés au cours de la dernière décennie ;
- d'une identification, sur la base de l'état des lieux ainsi réalisé, des besoins prioritaires en matière de formation professionnelle des pays du sud de la Méditerranée : les contours d'un agenda de poursuite des réformes de la formation professionnelle dans les pays concernés devront être esquissés.
Bonnes pratiques et projets innovants identifiés dans la région seront mis en exergue ;
- d'une discussion exploratoire, dans une perspective résolument régionale, des voies et moyens d'un approfondissement de la coopération en matière de formation professionnelle entre les pays de l'Union pour la Méditerranée, ainsi que des modalités d'une coordination renforcée des actions, tant bilatérales que multilatérales, déjà entreprises dans le champ de la coopération en matière de formation professionnelle.
Près de 200 participants sont attendus pour ce forum auquel les 43 ministres de l'Union pour la Méditerranée compétents en matière de formation professionnelle sont invités.
Sont également mobilisés experts, praticiens de la formation professionnelle, représentants des entreprises, responsables syndicaux, agences de coopération et représentants des institutions communautaires.
Pour information :
Euromed_formation_professionnelle_Informations_pratiques_FR.pdf (pdf, 183 Kb)
Euro_Mediterranean_forum_education_Practical_information_EN.pdf (pdf, 185 Kb)

La Fondation Anna Lindh signe à Nice, le rapprochement des deux méditerranées

Le 17 décembre, André Azoulay, Président de la Fondation Anna Lindh et Conseiller de S.M. le Roi du Maroc, était à Nice en présence des ambassadeurs de plus de quarante pays à l’occasion du lancement du nouveau programme trisannuel de la Fondation.
Le programme, qui a été officiellement approuvé par les représentants des quarante-trois pays de l’Union pour la Méditerranée (comprenant entre autres les états de l’UE, la Palestine, Israël et la Turquie) met l’accent sur la volonté de rapprochement entre les peuples des deux rives de la Méditerranée, afin de lutter contre les perceptions négatives et de promouvoir le dialogue dans la région.
L’une des réalisations historiques de la Présidence française de l’UE, qui s’est déroulée dans le contexte de l’année EuroMed pour le Dialogue entre les Cultures, aura été la réactivation et l’élargissement de la coopération méditerranéenne à travers ‘l’Union pour la Méditerranée’, un cadre politique impliquant quarante-trois pays EuroMed, ainsi que la Commission Européenne et la Ligue Arabe.
Le Sommet de Paris pour la Méditerranée (juillet 2008) et la Conférence ministérielle EuroMed de Marseille (novembre 2008) ont été l’occasion de réaffirmer l’importance, pour les peuples du Nord et du Sud de la Méditerranée, du sentiment d’appartenance commun dans le processus politique, avec la reconnaissance de la Fondation EuroMed Anna Lindh. En tant qu’acteur central dans l’Union pour la Méditerranée, cette Fondation possède un mandat régional pour tenter de rapprocher les peuples, afin d’apporter la compréhension mutuelle et la paix.
La Fondation Anna Lindh
Créée en 2005, la Fondation Anna Lindh est la première institution commune du Partenariat EuroMed. C’est une organisation unique créée par les gouvernements de la région et agissant comme un réseau de plus de deux mille organismes de la société civile – ONG, universités, collectivités locales, groupements de jeunes – présents dans l’ensemble des pays de l’Union pour la Méditerranée.
Le Président de la Fondation, André Azoulay, est une personnalité de premier plan dans le monde arabe et la région méditerranéenne, ayant notamment joué un rôle actif au niveau du Processus de Paix dans le Moyen Orient et ayant été par ailleurs reconnu à l’échelle mondiale pour ses efforts réalisés dans le dialogue entre l’Islam et l’Occident. Après son élection à l’unanimité en tant que Président de la Fondation en avril, M. Azoulay a initié le développement de la nouvelle stratégie de la Fondation, qui est centrée sur des actions de grande envergure dans des domaines ayant un impact sur les perceptions mutuelles dans la région, notamment les médias, l’éducation, la culture.
Par Haïkel Regaieg - Nnice-premium.com - decembre 2008



mardi 16 décembre 2008

IACE - Les journées de l’Entreprise sondent l’Union pour la Méditerranée

Optimisme, scepticisme, réalisme. Ce triptyque a été associé de bout en bout aux approches pour un nouvel avenir entre l’entreprise et l’Union pour la Méditerranée. Il a marqué pour ainsi dire les travaux des 23ème journées de l’entreprise, tenues à Sousse les 27 et 28 novembre 2008 et qui se penchaient sur ce thème majeur. La crise économique mondiale qui se développe dans les pays les plus riches, avec des incidences redoutées par les pays du Sud était également omniprésente.
Les débats ont tenu leurs promesses. Ils ont montré qu’il existe un fossé gigantesque entre les vœux pieux, la volonté de construire une entité solide et le forcing à mener en vue de réaliser cet objectif. Des obstacles de tous ordres se dressent contre la construction de l’espace méditerranéen. La nouvelle énergie, initiée par le président français, Nicolas Sarkozy - la sorko-énergie, comme l’a mentionné Jean Pierre Raffarin - viendra-t-elle à bout de ces difficultés ? D’aucuns l’espèrent. Le projet est conçu dans l’intérêt des deux rives de la Méditerranée.D’innombrables idées ont fusé au cours des journées de l’entreprise. Celles-ci ont rassemblé plusieurs centaines d’hommes d’affaires, d’experts en économie et en finances, de représentants d’ONG, de responsables politiques, de chercheurs et d’universitaires, de journalistes également qui, représentaient les organes de presse de plusieurs pays. Le cadre s’y prêtait. La communication est fluide, grâce à la formule adoptée cette année et qui mettait en présence, dans un panel, des spécialistes qui échangent des idées sur un thème arrêté à l’avance. Un modérateur dirige le débat. Le public peut intervenir et réagir aux propos des "panélistes", abandonnant le statut de simples récepteurs passifs. Plusieurs interventions ont même suscité l’applaudissement nourri de l’assistance. Elles ont enrichi la discussion. L’intérêt est partagé.Plus de 800 participants, à majorité maghrébins, 29 pays représentés, d’éminents spécialistes, une flopée de journalistes reflètent la notoriété acquise par les journées de l’entreprise qui en sont à leur 23ème session. Les thèmes traités au cours de la rencontre justifient amplement la centralité du thème choisi : "L’entreprise et l’Union pour la Méditerranée, approches pour un nouvel avenir". Il a été question de l’ensemble des problèmes qui se posent aux relations d’intérêt qui concernent les 43 pays du bassin méditerranéen.Les sceptiques invoquent la vision de condescendance avec laquelle les Européens regardent les gens du Sud. Ils opposent la désorganisation des pays du Sud qui n’arrivent pas à trouver des motifs d’union et de complémentarité, malgré le voisinage, la culture, la langue et les civilisations communes. Dans ce contexte, le retard qu’accuse la construction du Grand Maghreb Arabe a été jugé comme un handicap à l’avènement de l’UPM, tout comme la fermeture de la frontière terrestre algéro-marocaine.Pour les optimistes, les horizons qu’ouvre la concrétisation de l’UPM sont tellement larges que les obstacles vont s’effacer en un clin d’œil. La "sarko-énergie", évoquée par Jean Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français, est toute indiquée pour constituer la locomotive idoine pour la réalisation de l’ensemble méditerranéen.D’un point de vue moins euphorique, nombre d’intervenants ont appelé à créer au préalable les conditions politiques, économiques, culturelles et sociales afin d’opérer un rapprochement progressif entre les citoyens des deux bords. La volonté politique ne peut à elle seule surmonter les obstacles humains et législatifs à un tel regroupement.Andrea Amato, président de l’Institut européen pour la Méditerranée a indiqué que « la volonté politique s’apprécie en fonction des décisions qui sont - ou qui ne sont pas - prises. Il y a le risque que l’on tombe dans la symbolique politique, le passionnel, tout comme c’était le cas, dans la déclaration de Barcelone, où la seule décision concrète a été la création de la zone de libre échange, et tout le reste a été une simple déclaration de principes».Les observations du Premier ministre tunisien et de l’ancien Premier ministre français ne manquent pas de réalisme non plus. Mohamed Ghannouchi, Premier ministre tunisien, a invité les Européens à s’appuyer sur les pays du Sud pour faire face à la crise économique qui gagne les pays occidentaux. Jean Pierre Raffarin estime quant à lui que la crise pourrait constituer un levier pour l’UPM. A ce titre, il a indiqué que « les plans de relance des PME européennes, françaises en particulier, sont étroitement liés à la relance et à la dynamisation du secteur des équipements automobile en Tunisie ».Quant à Moncef Cheikhrouhou, professeur à l’IHEC Paris, il s’est basé sur une projection sur la pénurie de mains d’œuvre en Europe qui sera sensiblement équivalent à la demande d’emploi dans les pays maghrébins.Les sujets débattus, les idées développées, les recommandations formulées, les suggestions avancées, les critiques et les observations émises par les uns et les autres ont contribué à l’enrichissement du débat. Ils participent de cette concertation franche et directe, souhaitée par l’ensemble de la communauté méditerranéenne pour que l’Union pour la Méditerranée puisse se construire sans avatars. Cette dynamique est indispensable si les décideurs politiques et économiques comptent retenir les enseignements des précédentes tentatives de construction d’ensembles solides et efficaces.Il ne fait pas de doute que d’autres rencontres feront avancer le processus. Les entreprises du Sud y trouveront les ressources nécessaires pour se lancer dans la bonne trajectoire. Elles gagneront en maturité, en savoir-faire et en compétitivité. Elles viseront l’unité et la complémentarité, tout en respectant la diversité. Elles participeront activement à l’amélioration de l’environnement des affaires. Elles apporteront leur pierre à la construction de l’édifice méditerranéen. Elles opteront pour un partenariat gagnant-gagnant et traiteront d’égale à égale avec leurs homologues du Nord. De la sorte, le destin de la Méditerranée sera définitivement scellé.
Moncef BEDDA - Businessnews.com.tn - décembre 2008

Barcelone relancée par l'Union pour la Méditerranée

A l'occasion de la tenue de la 23 ème édition des journées de l'entreprise, les 27 et 28 novembre 2008, le centre d'études et d'analyses IEMed a publié une étude sur la relation entre le processus de Barcelone et l'élaboration du projet de l'union pour la méditerranée.
Voici un aperçu sur l'étude réalisée par Bénédict de Saint-Laurent :
Emprunté à la grammaire arabe, l'adjectif inaccompli convient bien au processus de Barcelone, en particulier sur le plan économique. Des progrès ont été réalisés, mais sans véritable rupture. Alors que le reste du monde évolue très vite, la Méditerranée semble tarder à sortir d'une certaine léthargie. Un contexte géopolitique régulièrement perturbé (conflits, terrorisme) ajoute au pessimisme.

Pourtant, il est faux de dire que rien ne bouge et que Barcelone serait un échec. La réalité est plutôt que le processus (trop peu connu des acteurs économiques et des populations) se trouve inachevé, comme au milieu du gué. Il faut à présent soit accepter de se laisser entraîner au fil de l'eau – ce qui conduirait à une situation vite inacceptable –, soit cravacher pour gagner un terrain solide, au bénéfice de tous les riverains de la mer commune…
La Méditerranée, quelle Méditerranée ?

S'il emprunte un peu vite la vulgate des économistes (écart continuant de grandir entre les deux rives de la Méditerranée), Jacques Attali n'a pas tort d'insister sur la diversité des 22 pays qui bordent la Méditerranée.
Ensemble déjà compliqué par sa géographie physique, par ses multiples mers séparées par des péninsules ou des îles, par ses rivages souvent accidentés et montagneux qui cloisonnent autant de petits bassins, la Méditerranée est aussi un entassement de civilisations et de langues, le point d'arrivée ou de départ de multiples migrations ou mélanges humains, et la mère de conflits parfois séculaires !

Ce serait donc un véritable « bazar », difficilement gérable, imperméable à la rationalité moderne, voué au sort peu enviable de « plaie économique » dont il faudrait s'occuper, un peu à l'instar de cette Turquie du XIXe siècle, homme malade de l'Europe. Les bonnes âmes qui se penchent sur la Méditerranée compliquent encore le traitement, en arrangeant de façon variable les pièces du puzzle. Depuis Barcelone, le périmètre de l'ensemble euro-méditerranéen intègre la Jordanie, non riveraine de la mer, mais exclut la Libye (observateur) et une partie des Balkans. La Turquie bénéficie depuis 2007 d'un statut de préadhésion qui en fait un cas à part. Les pays riverains de la mer Noire, s'ils font partie du Nouveau Voisinage (avec des voisins encore plus lointains comme la Biélorussie !), n'appartiennent pas à l' « Euro-Med ». L'OCDE ou la Banque Mondiale travaillent sur l'ensemble MENA (Middle-East North-Africa), qui englobe les pays du Golfe et le Moyen-Orient. L'administration américaine intègre même à cette région la Mauritanie, le Soudan, parfois l'Afghanistan.

Qui peut nier cependant que la Méditerranée jouit d'une certaine unité, transcendant les frontières, barrières, obstacles de tous ordres, avec beaucoup de traits communs dans tous ces pays d'histoire et de systèmes sociaux différents ? L'unité politique reste, certes, toujours difficile à atteindre, sauf sous l'imperium des conquérants et encore… mais sur des sujets aussi importants que le poids de la famille, le régime alimentaire ou la propension à échanger, des permanences existent.
Télécharger la suite …
Audinet Tunisie - décembre 2008

La fragile Union pour la Méditerranée à l’épreuve de la crise financière

Lancée il y a cinq mois, la construction de l’Union pour la Méditerranée risque d’être reléguée au casier des moindres soucis de ses promoteurs. Déjà que ses pères fondateurs ont porté cette Union sur les fonts baptismaux sans enthousiasme débordant pour cause de conviction mitigée sur ses chances de réussite, la voilà maintenant à l’épreuve de la crise économique mondiale qui renvoie sa construction au rang des préoccupations mineures pour la plupart de ses Etats membres.
L’on voit mal en effet ces pays en proie à cette crise se soucier de distraire au profit des projets de cette Union, des moyens financiers dont les plans de sauvetage de leurs économies respectives ont un si grand besoin. Or, c’est justement en faisant miroiter d’ambitieux projets, donc consommateurs d’importants investissements, que le président français est parvenu à rallier à son projet ses pairs de la rive Sud de la Méditerranée, pourtant échaudés par les promesses non tenues en ce domaine par le précédent cadre de dialogue et de partenariat, celui du Processus de Barcelone ayant réuni l’Union européenne et les pays du sud du Bassin méditerranéen.
L’Union européenne, qui doit en principe être le bailleur de fonds principal des projets à initier dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, a d’emblée marqué de la réserve à assumer ce rôle que Sarkozy lui a destiné sans manifestement avoir sollicité son agrément préalable.
La crise financière dans laquelle se débattent depuis la plupart des Etats européens, France comprise, est l’excuse idéale derrière laquelle ils pourront se retrancher pour renvoyer aux calendes grecques la réalisation des objectifs ambitionnés. Ce qui, pour les Etats du sud de la Méditerranée, signifierait un retour à l’immobilisme qui a caractérisé le Processus de Barcelone.
Décidément l’UPM, ce projet si « cher » au président français Nicolas Sarkozy, est née sous une bien mauvaise étoile. D’abord parce que à vouloir jouer au chef d’orchestre, ne réservant que l’exécution à ses autres partenaires dans cette Union, le chef de l’Etat français a semé la prévention et de la méfiance sur les buts visés à travers cette Union. A quoi s’ajoute maintenant que « le nerf de la guerre », l’argent, va manquer pour stimuler l’ardeur dans sa construction.
Dans un tel climat et contexte, il est quasi certain que le manque d’enthousiasme initial des pères fondateurs de l’Union pour la Méditerranée risque de se muer en indifférence mortelle pour la réalisation de celle-ci. Le laborieux compromis réalisé le 4 novembre dernier à Marseille par les ministres des Affaires étrangères de l’Union sur la répartition des postes au sein de son organisme de fonctionnement, pourrait devenir pour cette raison la pomme de discorde que des Etats membres prétexteront pour se désintéresser de la construction de l’institution.
Par Kharroubi Habib- Le quotidien d’Oran - décembre 2008

lundi 15 décembre 2008

Union pour la Méditerranée : Le solaire restera-t-il en plan ?

Parmi les six grandes initiatives de l’Union pour la Méditerranée (UPM), figure la mise en place d’un « Plan solaire », qui concerne en fait le développement de toutes les énergies renouvelables en Méditerranée. En plus du soutien à des projets emblématiques, comme le raccordement de l’Europe à d’immenses « fermes solaires » sahariennes, ce plan tentera de généraliser les bonnes pratiques en matière d’efficacité énergétique. Mais les interrogations demeurent sur son financement.
Lancée en grande pompe le 13 juillet à Paris, l’Union pour la Méditerranée (UPM) devrait prendre corps dans les mois qui viennent autour de six initiatives clés(1), l’une d’elles étant la mise en place d’un « Plan solaire méditerranéen ». Objectif de ce dernier : faire aboutir un certain nombre de projets de mise en valeur du formidable potentiel solaire des pays du Sud de la Méditerranée (1 % de la surface du Sahara suffirait à satisfaire la demande mondiale en électricité). L’un des programme les plus avancés en la matière est «
Desertec ». Initié par l’Allemagne et l’Algérie, ce projet vise à raccorder l’Europe à de vastes centrales solaires implantées dans le désert, via des câbles sous-marins. Sahara : 100 GW de solaire en 2050 Ces « fermes solaires », qui pourraient produire 100 GW à l’horizon 2050, seraient pour l’essentiel des centrales fonctionnant selon le procédé dit « thermodynamique ». Une technologie qui repose sur le déploiement de miroirs qui « concentrent les rayons du soleil pour chauffer un fluide et le transformer en vapeur. Cette dernière peut servir soit à produire de l’électricité en actionnant des turbines, soit à dessaler de l’eau », explique Noémie Zambeaux, chargée de mission Afrique du Nord/ Moyen Orient à l’Ademe. L’Ademe contribue depuis des années au développement des énergies renouvelables en Méditerranée, notamment au sein du réseau des agences méditerranéennes de maîtrise de l’énergie, « Medener », qui prône l’échange interrégional de savoir-faire et de bonnes pratiques. L’association Medener s’est dite prête à mettre son expertise au service de la mise en œuvre du plan solaire de l’UPM, qui porte d’ailleurs mal son nom. La déclaration du Sommet de Paris du 13 juillet évoque en effet à son propos « la commercialisation de toutes les énergies de substitution. » Les caisses des dépôts françaises et italiennes apportent 600 millions d’euros Selon Dominique Campana, directrice de l’action internationale de l’Ademe, « le plan de l’UPM concerne en fait l’ensemble des énergies renouvelables, ainsi que l’amélioration de l’efficacité énergétique des pays du Sud. Le solaire est simplement le volet le plus abouti et le plus visible d’un plan qui doit faire émerger des grands projets dans de nombreux domaines, impulser une dynamique et mobiliser des financements nouveaux. » Dans l’attente de la désignation en novembre du secrétariat général de l’UPM, qui donnera un contours et des objectifs précis au plan solaire, le financement de ce dernier est purement conjecturel. La Banque européenne d’investissement (BEI) mettra évidemment la main à la poche, et des fonds des pays du Golfe ont déjà fait part de leur intérêt. La Caisse des dépôts (CDC) et la Cassa depositi e prestiti (CDP) italienne ont pour leur part annoncé la création du fonds « Inframed », qui doit réunir 600 millions d’euros pour financer les projets d’énergie, d’infrastructures et de transports portés par l’UPM. Quand on sait que le coût de la mise en place d’un réseau d’électricité verte entre les deux rives de la Méditerranée a été évalué à quelque 50 milliards d’euros, on est loin du compte.L’électricité du Sahara dans les mécanismes de Kyoto Mais « tout ne coûtera pas forcément cher. A côté des grands projets emblématiques, le plan vise surtout à généraliser des bonnes pratiques, par exemple en matière d’efficacité énergétique des bâtiments, ou d’architecture bioclimatique, qui n’ont rien d’onéreux », rappelle Noémie Zambeaux. A plus ou moins long terme, le plan solaire aura d’ailleurs d’importantes retombées économiques pour l’ensemble des partenaires. Il permettra en effet aux pays du Nord et du Sud de réduire leur dépendance à l’égard de combustibles fossiles dont les prix flambent. Il offrira aussi la possibilité aux membres de l’UE « d’inclure les importations d’électricité « verte » de Méditerranée dans les efforts accomplis en vue d’atteindre les objectifs du Protocole de Kyoto », précise Dominique Campana. Enfin, « pour les pays du Sud, les enjeux sont considérables en termes de progrès social, puisque les énergies renouvelables doivent permettre de raccorder au réseau électrique les communautés les plus isolées », ajoute Noémie Zambeaux
William Bolle - www.developpementdurablelejournal.fr/
(1) Dépollution de la Méditerranée, autoroutes maritimes, protection civile, université euro-méditerranéenne, développement des affaires, plan solaire

dimanche 14 décembre 2008

Vers la création d'une communauté financière méditerranéenne

Le comité de pilotage de l'initiative initiée par le Groupe Caisse d'Epargne (France), visant à créer un consortium des banques méditerranéennes, s'est réuni pour la troisième fois début décembre.
Ce nouveau rendez-vous s'inscrit dans le processus de création d'une communauté des établissements financiers méditerranéens, lancé en juillet 2008 sous l'égide du Groupe Caisse d'Epargne. Un mémorandum en ce sens avait alors été paraphé par dix banques des deux rives à savoir la Confédération Nationale des Caisses d'Epargne Espagnoles (Espagne), la Bank of Alexandria (Egypte), le Groupe Caisse d'Epargne (France), Intesa Sanpaolo (Italie), Al Amana, Attijariwafa Bank, le Crédit Immobilier et Hôtelier (Maroc), la Banque Internationale Arabe de Tunisie, la Banque Tuniso-Koweitienne, auxquelles il faut ajouter la Banque européenne d'investissement (BEI) et l'Agence française de développement (AFD).
Chacun des cinq groupes de travail réunis à Tunis devait élaborer des propositions concrètes pour aller de l'avant dans les domaines suivants : transferts, comptes de dépôts et produits d'épargne, produits de crédit, d'immobilier, d'assurance, de services, financement des entreprises, et financement d'infrastructures et de projets.
Ces propositions devraient être rendues publiques dans les semaines à venir et serviront de base aux travaux de la conférence des présidents qui doit se réunir à Paris en janvier 2009. Leur concrétisation pourrait s'intégrer aux chantiers de l'Union pour la Méditerranée.Il faut dire que le paysage financier dans la rive sud de Méditerranée intéresse fortement la communauté bancaire européenne et ce n'est pas la première fois que les PME de la rive Sud de la Méditerranée intéressent les institutions financières européennes.
Un accord a été signé le 06 mars dernier entre l'IFC, la Banque européenne d'investissement et la Caisse d'épargne pour investir dans AlterMed, un fonds de capital investissement. La participation de l'IFC dans le fonds AlterMed est d'un montant qui s'élève à 75 millions d'euros au total.
Cependant, AlterMed contribue à développer des champions régionaux dans des secteurs d'activité à forte croissance. Ce fonds accompagnera les petites et moyennes entreprises en constituant un portefeuille diversifié d'entreprises industrielles et commerciales appartenant à des secteurs tels que l'industrie pharmaceutique, les télécommunications, les matériaux de construction, les biens de consommation, l'industrie agroalimentaire, l'industrie plastique, les équipements automobiles et la logistique.
En outre, AlterMed, qui est géré par Viveris Management, est le premier fonds à adopter une organisation par compartiments dans la région méditerranéenne. Le fonds compte trois compartiments, chacun dédié à des régions spécifiques. Les compartiments AlterMed Maghreb et AlterMed Apef, sont consacrés à la petite et moyenne entreprise en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Quant à AlterMed Turkey, il sera mis en place sous peu et se concentrera dans la PME en Turquie.
Par Isma B. - www.lemaghrebdz.com - 13 décembre 2008

Plan Solaire Méditerranéen, vecteur de paix et de prospérité partagée ?

L’Union Pour la Méditerranée (UPM) avance cahin-caha, elle s’est choisi Barcelone pour accueillir son siège institutionnel, au grand dam de Marseille qui ne peut être capitale de tout . Trêve de guerre de cloche-merle, l’important est de porter des projets concrets pour la collaboration euro-méditerranéenne, la politique s’est jusqu’ici trop souvent payée de mots. Un volet d’action important de l’UPM est le Plan Solaire Méditerranéen (PSM), que je soutiens des deux mains. Il vise à installer 20 GW de capacité de production d’électricité renouvelable, au sud de la méditerranée d’ici 2020.
Ce Plan solaire s’impose comme une évidence pour ces terres riches de soleil, comme la seule réponse crédible au besoin énergétique de la rive sud de la méditerranée. Sinon, comment répondre une demande énergétique qui devrait bondir de 65 % d’ici 2025, croissance démographique et économique oblige ? Sinon, comment répondre au besoin primaire d’accès à l’électricité de 9 millions de méditerranéens, qui vivent encore sans électricité au 21ème siècle ? Comment fournir de l’eau potable, si ce Plan solaire ne sert pas à dessaliniser une petite part de Mare Nostrum pour abreuver ses enfants ? La réponse fossile (pétrole et gaz) serait désastreuse pour le climat, intenable à moyen terme. La réponse atomique représente un trop gros risque pour la sécurité, elle est trop lente à mettre en œuvre. Il ne reste que les énergies renouvelables, l’énergie solaire en tête, pour être aux rendez-vous des enjeux.

Ainsi, pour le Plan Solaire Méditerranéen les choses avancent vite, même si rien n’est encore figé. Après une concertation diplomatique européenne et bilatérale, une 1ère conférence des investisseurs est programmée pour le 22 novembre à Paris. Ce sera l’occasion de lancer la première phase du PSM pour 2009/10 qui vise la réalisation de « moyens » projets (de 10 et 50 MW/projet en CSP, PV, éolien), avant d’attaquer la 2nde phase entre 2011/2020 qui installera progressivement jusqu’à 20 GW.
Comme les choses vont rapidement depuis la conférence UPM de juillet, bien des « détails » restent à formaliser. Tels la gouvernance du PSM, les règles de financements - garanties de type Coface, taux bonifiés BM, BEI, autre ? – les règles de mise en concurrence et de coopération, … Flou aussi sur le volet d’accompagnement aux investissements productifs, qui devrait concerner la formation, la coopération en R&D, le développement industriel endogène,…
Bref, l’histoire s’écrit en marchant. Quand il y a une volonté, il y a un chemin. Je veux y voir un chemin de paix, qui pourrait réconcilier autour du Plan Solaire Méditerranéen, européens, arabes et israéliens. Une belle utopie concrète.

Je vous recommande lire l’excellent billet de Souhail Ftouh, qui signe citoyen méditerranéen pour son article sur
Israël au centre du «Plan Solaire Méditerranéen». Israël, le premier pays au monde à avoir imposé l’usage du chauffe-eau solaire, compte bien profiter de ce PSM pour affirmer sa place parmi les pays leaders en industries et services de l’énergie solaire. Ce petit pays méditerranéen dispose d’un savoir faire au top niveau mondial dans le domaine. Si l’on croit Souhail Ftouh, l’état hébreu se dirigerait vers le tout solaire d’ici trente ans. Après le projet bien avancé d’Arava Power dans le désert du Néguev au Sud d’Israël, le gouvernement israélien a annoncé la création d’une nouvelle centrale solaire, toujours située dans le désert du Néguev. La société israélienne MST a dévoilé un plan pour construire 16 centrales de 1 GW chacune sur une période de vingt ans…

Les israéliens comptent donc bien être de sérieux compétiteurs dans ce plan solaire méditerranéen. Leur ambition à elle seule, couvre presque la totalité du PSM. Et c’est sans compter
l’ambition des allemands, qui associés aux algériens, veulent investir 2 milliards d’euros pour produire et transporter une capacité de 6 GW d’électricité produite à partir de centrales solaires. Ni les espagnols, ni les français ne sont en reste pour le PSM, chacun faisant remonter des projets. La diplomatie bilatérale joue à plein.

Alors, bien entendu, on pourra juger que ce PSM a une teinte « colonialiste », qu’il vise en 1er lieu à profiter du soleil et du territoire de la rive sud, pour alimenter l’Europe en électricité verte. Mais il ne tient qu’aux acteurs du solaire en méditerranée de lui donner du corps, de développer une stratégie gagnant-gagnant qui ouvre une nouvelle ère partenariale pour un développement industriel sur les deux rives, pour un développement du marché local de l’énergie solaire multi usage, et pas seulement pour le bénéfice de l’Europe et des investisseurs.

Nos décideurs politiques pensent macro. Aussi, ils voient avant tout de gros projets (comme de grosses centrales électriques), pour dépenser vite beaucoup d’argent et faire de la communication. Ils n’ont pas encore intégré le logiciel d’une énergie décentralisée par essence, qui nécessite formation et accompagnement pour structurer le marché des « petites » applications, celui qui répond aux besoins locaux en complément des grandes centrales solaires d’électricité. Il va falloir éclairer nos politiques pour un PSM plus équitable…
Toutefois, ce Plan solaire Méditerranée représente un projet de paix et de prospérité partagée. Espérons que cette Communauté de l’énergie euro méditerranéenne (CEEM) encore informelle, nourrisse les mêmes succès que la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), qui enfanta l’intégration européenne un jour d’avril 1951. Le rêve est grand.
H. Sinclair - www.naturavox.fr/

Compte-Rendu de TREC-France sur la Conférence - Plan Solaire Méditerranéen

Trois membres de TREC-France ont participé au Meeting au MEEDAT le 22 novembre 2008. En voici le Compte-Rendu illustré : PDF à télécharger
Point de vue:
Cette journée du 22 Novembre 2008 marque le lancement de la phase opérationnelle du Plan Solaire Méditerranéen après quelques mois de définition et de mise en place dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée et surtout de longues années d’études et de travail de la part de nombreux acteurs.
Le Plan Solaire Méditerranéen reprend les grandes orientations du concept Desertec, développé et soutenu par la TREC (Trans‐Mediterranean Renewable Energy Cooperation) depuis 2003.
Pour la première fois dans un projet politique de grande ampleur, une place prédominante est accordée au solaire thermique à concentration:
‐ Le CSP est la technologie la plus citée au cours de la journée, devançant même le PV ;
‐ Plus de 2950 MW de projets CSP ont été proposés dans le cadre de l’appel à projet du PSM (soit 54% de la puissance totale des projets) ;
‐ Existence d’un consensus sur la capacité du CSP à produire de manière massive de l’électricité propre à moindre coût ;
‐ Potentiel du CSP pour la génération d’eau douce par dessalement bien mis en avant ;
‐ Le CSP présenté comme une des technologies ayant le potentiel de réduction des coûts le plus fort et le plus rapide.
Un nouveau mode de financement, plus logique selon les initiateurs du PSM, est envisagé pour les projets du PSM. Aucune enveloppe budgétaire n’est allouée au développement du PSM mais un montage financier sera réalisé projet par projet.
Si ce principe de financement risque peut être de ralentir un peu le démarrage des projets (montage financier assez compliqué à mettre en place entre de nombreux acteurs), dès que les premiers mécanismes/schémas de financement auront été adoptés, ce choix permettra certainement d’inscrire le PSM dans la durée, à l’abri des risques de retournements politiques.
L’importance du développement du réseau électrique a été bien mise en avant tout au long de la journée : finalisation du MedRing, développement des liaisons HVDC, développement des réseaux électriques intelligents…
Les autres ENR, notamment l’hydraulique et l’éolien, n’ont pas été oubliées, les intervenants mettant souvent en avant la nécessaire complémentarité de toutes les ENR.
Seules les énergies de la mer n’ont pas été évoquées. Celles‐ci ne sont certainement pas encore considérées suffisamment matures.

Les investisseurs sont aujourd’hui prêts à participer au développement du PSM. Les sommes nécessaires à la mise en place du PSM seront disponibles dès qu’un cadre politique suffisamment précis aura été mis en place.
L’importance de la finance carbone pour le PSM a été soulevée, notamment pour le financement de la production d’énergie destinée au marché local.
La finance carbone pourrait fiancer une part non négligeable des 80 milliards d’€ que coûterait le PSM selon ses initiateurs. Le financement carbone pourrait notamment permettre le financement du surcoût, par rapport aux énergies traditionnelles, des kWh consommés localement et assurer ainsi le développement « durable » local.

De nombreux intervenants ont soulignés l’importance :
‐ Du développement local à assurer en priorité par rapport à la production d’énergie destinée à l’exportation (cf. interventions de C. Philibert) ;
‐ Du rôle à jouer de la maîtrise de l’énergie dans les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Dans de nombreux cas, le potentiel de la MDE est bien plus importante que le potentiel des ENR ;
‐ Du solaire thermique et la climatisation solaire. Il convient de ne pas oublier ces 2 technologies destinées aux applications décentralisées de petites puissances ;
‐ De la définition d’un tarif d’achat pour l’électricité verte importée en Europe afin de permettre le financement des projets développés en MENA ;
‐ De limiter les diverses barrières existantes qui freinent la pénétration des ENR dans le système énergétique actuel : limitations de puissance, raccordement aux réseaux, difficultés administratives, lenteurs des énergéticiens historiques…
Malgré de nombreuses annonces très positives tout au long de cette journée, quelques déceptions persistent :
‐ Certains pays d’Afrique du Nord, dont l’Algérie et la Lybie, n’étaient pas présents à la conférence et on peut douter de leur réelle volonté d’intégration dans le projet du PSM [Israël était également absent].
‐ Peu de détails ont été apportés par les intervenants sur la garantie d’un développement local des pays d’Afrique du Nord et du Moyen Orient en réservant une part de l’énergie produite pour la consommation intérieure au dépend de l’électricité exportée. De nombreuses interventions du public sont restées sans réponses sur ce sujet.
‐ Peu d’éléments de réponses ont été apportés sur le financement et le statut des lignes CCHT qui doivent être développées sous la Méditerranée.
La conclusion de la journée aura été l’occasion de rappeler le rôle important qu’aura joué la France dans la mise en place du PSM (G. Knies et certains Ministres de l’énergie l’ont particulièrement souligné). La France devrait garder une place prédominante dans la mise en place du PSM en assurant la coprésidence de l’UPM pendant les 2 prochaines années.
La mise en place du PSM correspond enfin à la réalisation d’un vieux rêve des énergéticiens d’Europe et d’Afrique du Nord.
Odeillo, le 01 décembre 2008
Mathieu VRINAT - CNRS‐PROMES / TREC‐France
-
http://www.trec-france.org/

Plan Solaire Méditerranéen - Le point de vue de l'association « Projet du Feu Solaire »

Intégration nécessaire du microCSP au Plan Solaire Méditerranéen (Le MicroCSP désigne la concentration solaire locale à petite échelle destinée aux usages directs)
Les bénéfices à longs termes du Plan Solaire Méditerranéen (PSM) sont évidents et indiscutables. Tel qu'il a été pensé, les installations du PSM concernent donc l'Europe du Sud, l'Afrique du Nord et une partie du Moyen-Orient ainsi que la zone sahélienne, dont tous les pays limitrophes sont durement frappés par la déforestation croissante.

Mais pour que le PSM se développe au mieux et dans l'intérêt de tous ses participants, une série d'actions de diffusion du Micro Solaire Concentration dans ces pays nous semblent indispensables.
En effet, à court terme les bénéfices directs de cette production d'électricité solaire n'iront pas à une grand partie des populations pauvres, peu, pas ou très mal équipées en électricité. Or si la vaste majorité de ces populations qui sont déjà fragilisées par la crise financière actuelle et les diverses catastrophes écologiques en cours se trouvent exclues d'un projet dont le centre est le soleil, source d'énergie universelle et gratuite s'il en est, les responsables de ce PSM s'exposent à de fortes instabilités, à des crispations identitaires et des refus qui risquent de mettre son efficacité en péril.

Il faut donc à tout prix éviter la mise en place d'une logique où les pauvres restent de côté. Pour cela nous recommandons dès maintenant que le réseau Trec-Désertec rende les plus démunis bien visibles aux maîtres d'œuvres du PSM. En comprenant les enjeux du MicroCSP, il semble possible d'atteindre cet objetc. Le MicroCSP désigne la concentration solaire locale à petite échelle destinée aux usages directs.

Pour les populations pauvres le MicroCSP est vital car il permet de :
- lutte contre la déforestation
- décontaminer l'eau
- cuisiner
- développer des activités économiques

De petits concentrateurs solaires d'une puissance de 1 à 3 KW existent déjà dans la zone du PSM mais leur diffusion reste réduite car trop souvent organisée par de micro-projets associatifs.
Pour qu'une sensibilisation massive des populations au solaire puisse se faire, nous recommandons qu'une (petite) partie du budget du PSM soit donc affectée à la création de Centres Solaires dédiés au MicroSCP.

Ces centres, dans l'idéal largement présents dans tous les pays du PSM, vont rassembler toutes les technologies solaires MicroCSP, qui sont déjà largement disponibles sur le net et dont les qualités sont indéniables. Il est à noter que la plupart de ces concentrateurs et cuiseurs sont dans le domaine public, leur construction est simple, leurs usages divers mais ils n'ont encore jamais été comparés ni étudiés sur le long terme. En procédant à leurs comparaisons une base de données sera donc créée (Quelle low tech pour quel environnement ? Quels concentrateurs pour quels besoins ? Quelles performances ? Quelles ontraintes ? Etc.).
Puis une diffusion des techniques les plus appropriées aux besoins identifiés permettra une réelle implantation du MicroCSP, notamment pour les plus démunis.

En parallèle, des techniciens en solaire seront formés dans ces centres afin d'assurer l'implantation des techniques, la formation des populations et l'entretien des MicroCSP mis en place dans les villes et les campagnes de chaque pays.
Aussi, les centres vont évidemment communiquer sur leurs travaux et ces connaissances sur le solaire vont naturellement se diffuser localement dans l'industrie et la société plus aisée ce qui préparera favorablement le terrain des installations électriques solaires du PSM et de leur large exportation vers l'Europe du Nord.
Cette sensibilisation “par le bas” permettra en outre de vaincre les blocages culturels dus à de nombreuses expériences en MicroSCP jusqu'alors peu ou mal suivies fautes d'études préalables et de moyens.

Pour y arriver, voici nos propositions de travail :
- lancer rapidement une enquête de faisabilité auprès de diverses associations, ONG, interlocuteurs du PSM dans les pays concernés (enquête que notre association se propose de coordonner) ;.
produire un dossier de présentation du budget et des conditions réelles nécessaires à la mise en place des Centres Solaires qui nécessitent grosso modo un local équipé avec un atelier, une cour ou un terrain, du matériel de base (fer, alu, vitres, miroirs), des appareils de mesure quelques chercheurs et techniciens ;
- soumettre le dossier en proposant de commencer par lancer 4 centres pilotes, par exemple, au Espagne, en Grèce, au Liban et au Maroc avec des sites dédiés pour diffusion de la base de données – chaque centre pouvant être lié au laboratoire d'une université par exemple ;
- intégrer les résultats obtenus par les centres aux programmes humanitaires déjà existants dans les ONG et les associations, favoriser les partenariats privés et les activités en micro-crédit stimulées par les revenus des nouvelles possibilités économiques du MicroCSP, etc.
- multiplier les centres, développer une génération 2 de MicroCSP.

Nous le savons tous, changer notre système énergétique est un processus socio-économique lent. Il semble essentiel de ne pas uniquement procéder à un transfert de savoirs et de technologies entre universités, centres de formations, associations, etc. mais également de communiquer clairement avec le public sur le solaire. Or la MicroCSP est simple à comprendre, s'utilise intuitivement et rapidement adoptée quand les machines sont efficaces voire lucratives.

Pour résumer, les avantages d'une diffusion massive du MicroSCSP sont :
- la réduction certaine de la déforestation
- la réduction des maladies dues à l'eau contaminée
- la création d'activités économiques locales (boulangerie, briqueterie, céramique, conserves, etc.)
- la création d'emplois dans une économie durable
- la mise en place d'un outil de communication populaire
- la réduction de la charge du réseau électrique
- la contribution à un système énergétique stable
Une large diffusion du MicroCSP dans tous les pays du PSM serait donc une action à la fois humanitaire et économique forte en même temps qu'une préparation concrète de la réalité sensible de la production d'électricité solaire.
Eerik Wissenz - Vice-Président du « Projet du Feu Solaire »
Association loi 1901 à but non-lucratif
http://www.solarfire.org

Méditerranée : une interdépendance énergétique croissante entre nord et sud

L’observatoire méditerranéen de l’énergie a présenté la première édition de l’étude Mediterranean energy perspectives. Cette publication, qui sera désormais annuelle, met en lumière l’évolution de la demande prévisionnelle en énergie de la région.

A travers le mediterranean energy perspectives 2008, l’observatoire méditerranéen de l’énergie (OME) entend donner une projection des marchés énergétiques méditerranéens jusqu’en 2030. Basé sur l’évolution des populations, la croissance économique et les prix internationaux des énergies fossiles, cette étude livre un scénario de l’évolution de la demande en énergie des pays du pourtour méditerranéen, soit 24 pays ou agrégats.
L’étude, qui n’est ''qu’une'' projection, présuppose qu’il n’y aura aucune déviation majeure des politiques énergétiques en place ou en cours d’application.
Le mediterranean energy perspectives 2008 révèle une augmentation de la demande énergétique d’ici 2030, la plupart de la demande en hausse provenant des pays du Sud. Si la production énergétique de la région va augmenter sur cette même période, elle ne sera pas suffisante pour répondre à la hausse de la demande.
La dépendance énergétique de la région va donc elle aussi augmenter. Concernant la production électrique, l’étude souligne une nécessaire augmentation des capacités de production mais aussi des interconnexions. Enfin, l’étude précise qu’aujourd’hui les potentiels éoliens et solaires, notamment des pays du Sud, sont inexploités.
Le scénario concernant ces énergies est conservateur et projette une part des énergies renouvelables dans la fourniture totale d’énergie primaire de 11 % en 2030 contre 7 % en 2005.
Une consommation en hausse principalement basée sur les énergies fossiles
La région méditerranéenne représente 9 % de la demande mondiale en énergie aujourd’hui. Cette part devrait rester relativement stable jusqu’en 2030 malgré une augmentation de la demande.
Celle-ci devrait en effet croître de 1,5 % par an pour atteindre 1.426 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) par personne par an en 2030, contre 990 Mtep en 2005. La plus grande part de la demande va venir des pays du Sud dont la Turquie, due à l’augmentation de la population et à la croissance économique. Cela va changer la donne. Jusqu’à aujourd’hui, le Nord représentait près des deux tiers de la demande, le Sud un tiers. En 2030, le rapport va s’équilibrer : 58 % de la demande pour le Nord, 42 % pour le Sud, note Lisa Guarrera, de l’OME.
Le secteur du transport restera le plus gros consommateur d’énergie en 2030. Le secteur résidentiel devrait augmenter encore sa part. Dans le Sud, la part de l’industrie dans la consommation totale finale va baisser. Nous tendons aujourd’hui vers des sociétés de service.
Tout comme aujourd’hui, les énergies fossiles représenteront en 2030 près de 80 % de la demande en énergie. Le pétrole, bien que perdant des parts au profit du gaz, restera la source d’énergie dominante.
La demande en charbon continuera à croître fortement pour atteindre 12 % du mix énergétique en 2030. Les énergies renouvelables connaîtront la plus forte croissance (3,5 % par an en moyenne) et représenteront 11 % de la demande énergétique.
La production énergétique de la région devrait augmenter de 20 % d’ici 2030. La production pétrolière devrait augmenter de 20 %, la production gazière devrait quant à elle doubler.
L’augmentation de la production d’énergie régionale ne devrait cependant pas amoindrir la dépendance énergétique des pays du pourtour méditerranéen. En 2030, la région devra importer plus de 39 % de ses besoins en pétrole et 28 % de ses besoins en gaz.
Face à ce constat écologiquement sombre, l’étude précise que la poursuite des politiques actuelles ne favorisera pas un futur énergétique enviable pour la région méditerranéenne, à moins que d’immenses efforts soient entrepris pour améliorer l’efficacité énergétique et diversifier les sources d’énergies importées, en tenant compte également de l’important développement des énergies renouvelables.
Les enjeux énergie par énergie
La Méditerranée détient 4,6 % des réserves mondiales avérées de pétrole, réparties principalement sur 3 pays : l’Algérie, l’Egypte et la Libye. Environ 40 Mtep de capacité de raffinage devraient être ajoutées en 2015, 60 Mtep d’ici 2030. L’étude de l’OME prévoit que la région aura atteint son pic de production de pétrole en 2020. Parallèlement la demande en pétrole devrait augmenter, principalement en provenance des pays du Sud. La région devra faire face à un surplus d’essence. Les régions d’import, en particulier les Etats-Unis, ne pourront probablement pas absorber ce surplus. En revanche, la Méditerranée sera confrontée à un déficit de gazole. La Russie, principal fournisseur de la région, pourrait ne plus satisfaire l’ensemble des besoins de la région dès 2015.

La production de gaz, principalement située en Algérie, Egypte et Libye, devrait quant à elle doubler. La demande devrait passer de 300 bcm* en 2007 à 500 bcm. La production d’électricité devrait rester le secteur le plus consommateur de gaz. Le développement du réseau de transport gazier à l’avenir constitue un enjeu fondamental pour la région.
Concernant la production d’électricité, les capacités de production devront être augmentées pour répondre à la hausse de la demande de 80 % d’ici 2030. L’étude estime à 450 milliards $ les besoins d’investissements dans des infrastructures d’ici 2020 et souligne l’urgence du développement de bonnes interconnexions. La production électrique sera issue du gaz naturel pour les pays du Sud et du nucléaire pour les pays du Nord.
La part des énergies renouvelables devrait passer de 7 % en 2005 à 11 % en 2030, ce qui est assez faible en comparaison de l’énorme potentiel d’énergies renouvelables disponibles dans la région, souligne l’étude. L’hydroélectricité devrait encore constituer une grande part de production d’électricité renouvelable (80 %). Paradoxalement, au vu du potentiel des pays du Sud, les pays du Nord sont aujourd’hui les plus gros producteurs d’énergie renouvelable de la région avec près de 70 % de l’électricité renouvelable. Cette contribution devrait diminuer à 60 % en 2030.
L’OME qui est l’un des acteurs du Plan solaire pour la Méditerranée qui prévoit l’installation de 20 GW d’ici 2020, présentera le 16 décembre prochain un plan d’action pour le développement des énergies renouvelables dans les pays Sud et Est méditerranéens.
S.FABREGAT - Tous droits réservés Actu-Environnement - www.actu-environnement.com - décembre 2008
* milliards de m3

L’Algérie et l’Union pour la Méditerranée

C’est sans hésitation que l’UE a décidé de prolonger le processus de Barcelone sous une nouvelle dénomination : l’Union pour la Méditerranée. Qui dit prolongement, dit également mêmes moyens, mêmes objectifs et donc même stratégie et même vision. Le contenu du projet de l’UPM confirme ces assertions, d’où l’adhésion des deux rives de la Méditerranée, à l’exception de la Libye, à ce projet, car, il n’est pas suscité pour bouleverser mais pour faire perdurer une situation qui est synonyme d’immobilisme. L’analyse du contexte de cette position invariable permet de mieux cerner les tenants et les aboutissants de la politique méditerranéenne de l’Europe. Elle permet également de mieux éclairer la position de l’Algérie vis-à-vis, en particulier, du projet de l’UPM.
I. Le contexte
Durant la guerre froide, la rive sud de la Méditerranée a constitué un enjeu considérable pour les deux blocs antagonistes.
Le conflit israélo-arabe, l’existence de richesses pétrolières, entre autres, et la position géostratégique du flanc sud ont constitué les soubassements des rivalités entre les deux principales superpuissances de l’époque. Cependant, à l’époque déjà, des lignes de démarcation étaient nettes entre le nord de la Méditerranée riche et soumis aux Etats-Unis dans leur lutte contre l’autre bloc rival et le sud, pauvre et en lutte perpétuelle contre l’expansionnisme et les pulsions agressives d’Israël qui représente l’allié de l’Occident dans une région s’étendant de la Méditerranée au Moyen-Orient.
A l’exception d’Israël qui est un élément fondamental du dispositif occidental, les pays du sud de la Méditerranée ont opté pour la neutralité positive en intégrant le mouvement des pays non alignés. Bien entendu, chaque pays pouvait avoir des sympathies ou des centres d’intérêt pour un bloc, mais globalement, le non-alignement primait pour éviter que la zone méditerranéenne ne devienne un champ clos de la confrontation.
Les relations entre les deux rives de la Méditerranée étaient intenses et touchaient tous les domaines. Des relations traditionnelles imposées par l’histoire mais aussi par la géographie et l’économie. Par conséquent, le plus important pour l’Europe est de les maintenir afin de soustraire les pays du sud de la Méditerranée à l’influence décisive, voire à la « mainmise » du bloc soviétique.
En un mot, l’intérêt de l’Europe pour les pays riverains du sud était dénué de toute ambition. L’Europe n’avait ni projet cohérent ni vision pour aboutir à une communauté des destins. Elle n’avait pas créé dans son proche voisinage une dynamique qui aurait débouché sur des interdépendances prometteuses, d’autant plus que toutes les conditions étaient réunies : complémentarité économique entre les deux rives, ressources naturelles et énergétiques et marchés conséquents et donc porteurs de synergie. L’Europe avait superbement ignoré tous ces aspects car ses centres d’intérêt étaient manifestement ailleurs. Puis, quel intérêt pourrait représenter ces nouveaux Etats qui venaient tout juste de s’affranchir des griffes du colonialisme européen ? Ils étaient naturellement dépendants de l’Europe qui ne leur offrait que des accords de coopération pour perpétuer des liens inégaux.
D’ailleurs, l’Allemagne fédérale avait les yeux rivés sur l’Est surtout la RDA qu’elle espère un jour récupérer dans le giron national, le Sud ne cadrait donc pas avec sa vision stratégique. Malgré son poids en Europe, la France n’avait pu lui imposer une politique méditerranéenne que soutenaient également l’Espagne et l’Italie. L’Europe se caractérisait donc par un désintérêt manifeste à l’égard du flanc sud de la Méditerranée.
Cette approche contraste avec celle suivie, par exemple, par le Japon qui a réussi à susciter une aire d’influence ou les Etats-Unis avec le Canada et les pays d’Amérique latine. Cette toile de fond permet de comprendre les bouleversements qui ont suivi la chute du mur de Berlin et surtout le changement de stratégie de l’Europe vis-à-vis du sud de la Méditerranée. La disparition du bloc soviétique a permis à l’Allemagne de se réunifier et aux pays de l’Est d’intégrer progressivement l’Union européenne.
Cette étape ayant été franchie avec succès, il fallait se préoccuper du sud de la Méditerranée. Paradoxalement, l’impulsion est venue du nord et non du sud de l’Europe. En effet, le dialogue Euromed, lancé en 1995 à Barcelone, a été voulu et imposé par l’Allemagne ainsi que des pays du nord et de l’est de l’Europe et également par la Commission européenne. Il faut reconnaître que le processus de Barcelone n’a pas répondu aux attentes de la rive sud de la Méditerranée. Processus dénué de toute ambition, s’inscrivant plutôt dans la phase historique de normalisation de la planète, il ne pouvait donc susciter une dynamique susceptible de réduire l’écart entre les deux ensembles.
A cela, s’ajoute l’aggravation du conflit palestino-israélien. En fait, jamais Israël ne s’est montré aussi arrogant et aussi hermétique à la paix. Il est même encouragé dans cette attitude hostile par la passivité, voire la faiblesse de l’Europe à lui imposer un règlement équitable au conflit qui l’oppose au peuple palestinien d’une part, et aux pays arabes, d’autre part. Le processus de Barcelone est devenu, pour tout le monde, un rêve déçu, voire un échec. La cause principale est le résultat d’une absence manifeste d’intérêt du Nord riche à l’égard du Sud en voie de développement. Aucun progrès sensible dans le rapprochement des peuples ou la mise en œuvre d’une stratégie pour réduire le fossé économique et technologique.
Par conséquent, ce n’est pas une prouesse de tirer les conclusions qui s’imposent pour remettre le processus de Barcelone, revu et corrigé, en adéquation avec les exigences de la mondialisation. Cette fois-ci, l’initiative allait venir du président français Sarkozy pour repenser à un nouveau projet qui se situerait dans le prolongement d’Euromed. Initiative qui voulait mettre l’Allemagne devant le fait accompli. L’ère des rivalités entre les vieilles puissances européennes est loin d’être révolu.
C’est d’abord à Toulon, le 7 février 2007 qu’il lança l’idée du projet d’Union méditerranéenne au cours de sa campagne présidentielle. Le 6 mai 2007, soit au soir de sa victoire, il évoqua, « un grand rêve de civilisation », qui serait « un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique ». En octobre 2007, à Tanger au Maroc, il exposa les grandes lignes du projet de l’Union méditerranéenne. C’est l’un de ses principaux collaborateurs, Henri Guaino, qui en est l’artisan. Ce dernier le définit ainsi : « Barcelone a été conçu par l’Europe comme un instrument pour dialoguer avec le Sud. Pour la première fois depuis la décolonisation, l’Europe marquait son intérêt pour le Sud. Mais dans Barcelone, il y avait un déséquilibre en faveur du Nord. Barcelone c’était la propriété de l’Europe qui parlait au Sud, lui offrait son aide et quelquefois lui faisait la leçon. L’Union pour la Méditerranée, elle, veut être une copropriété, un partenariat à égalité de droits et devoirs pour assumer ensemble cette part de destinée commune qui s’appelle la Méditerranée.
D’où l’idée de construire non pas l’union de la Méditerranée mais pour la Méditerranée ». (interview accordée au journal Le Monde 12 juillet 2008). Cette vision fait penser au NEPAD qui est présenté, lui aussi, comme un partenariat entre l’Afrique et la communauté internationale des bailleurs de fonds.
Ce n’est pas seulement une nuance de sémantique car l’Union de la Méditerranée, projet initial, a été rejeté par l’Allemagne qui y voyait une scission de l’Europe. D’ailleurs, le 6 décembre 2007, la chancelière allemande, Mme Merkel, mit les pieds dans le plat au cours d’une conférence de presse commune avec le président français, en déclarant : « Si les Etats riverains de la Méditerranée devaient constituer une deuxième union totalement différente, cela risquerait de constituer une épreuve difficile pour l’Europe. » Le message est passé, l’Allemagne obtient gain de cause. Le projet français ne se substituera pas au processus de Barcelone mais aura vocation à le compléter.
Le 3 mars 2008, à Hanovre, la chancelière allemande et le président français trouvent un terrain d’entente : la commission européenne aura son mot à dire sur le dossier euroméditerranéen. Ces péripéties permettent de conclure que le projet n’a pas été mûri de longue date, d’où les divergences entre les Européens eux-mêmes. Une fois de plus, il est permis d’affirmer qu’il ne véhicule aucune vision stratégique et surtout aucun projet d’envergure pour sceller effectivement les destins des deux rives.
En effet, l’on estime que le processus de Barcelone n’a pas tenu ses promesses mais dans le même temps, l’on tente de le ranimer en le mettant sous perfusion avec le projet de l’union pour la Méditerranée. D’ailleurs, il propose un ensemble de projets communs comme la dépollution de la Méditerranée ou les autoroutes de la mer, initiative française qui date de 2003 mais remise au goût du jour.
Hubert Védrine, ancien ministre français des Affaires étrangères, a accepté de renoncer volontairement au langage diplomatique pour dire crûment les choses. Sans aucun détour qui pourrait prêter à confusion, il affirme qui’« il ne faut pas trop attendre de l’Union pour la Méditerranée. La Méditerranée n’existe pas, sinon sur le plan océanographique, ou peut-être agricole. C’est plus un projet en construction. Les institutions ne régleront pas tous les problèmes.
Pour être sincère, il y a plus d’homogénéité entre les Maghrébins eux-mêmes qu’entre ces derniers et les Européens. Les peuples ont beaucoup de points communs comme la langue, la religion... Par contre, les dirigeants politiques n’ont pas réussi à donner vie à l’union du Maghreb arabe, qui n’existe pas d’ailleurs. Les relations sont plus bilatérales. Les pays européens arrivent à surmonter leurs différences, surtout dans les moments de crise. Quand j’étais ministre des Affaires étrangères, je réunissais souvent de manière officieuse les ministres italien et espagnol au Quai d’Orsay pour discuter du Maghreb. On voulait donner l’exemple.
Très vite, les intérêts particuliers prenaient le-dessus. L’Italie ne voulait pas lâcher la Lybie et essayait de grignoter le marché tunisien. L’Espagne de son côté visait le Maroc et lorgnait vers l’ouest de l’Algérie. L’Europe n’arrivait pas à avoir une position commune à 15, imaginez à 27 ! Les hommes d’affaires doivent compter surtout sur eux-mêmes. Il ne faut pas attendre de miracle de l’UPM » (interview accordée au journal El Watan du 20 octobre 2008. Cette prise de position permet de comprendre l’unanimité de façade autour de l’UPM et apporte surtout un éclairage très important aux perspectives d’avenir.

II - L’Algérie face au projet de l’UPM
La question
qui se pose immédiatement est la suivante : pourquoi une telle initiative et quels sont ses desseins inavoués ? La réponse à une telle question permet de comprendre la position de l’Algérie vis-à-vis de l’UPM. Ses réticences initiales, ses hésitations et ses interrogations légitimes expliquent l’évolution de sa décision pour adhérer à un tel projet né dans des conditions difficiles, à cause des divergences européennes et dont le contenu et le destin demeurent incertains.
En fait, l’UPM est un compromis entre le processus de Barcelone, miné par l’échec, et un avenir incertain. Ce constat permet de conclure que l’UE reste figée sur une position invariable concernant ses rapports avec le sud de la Méditerranée.
D’ailleurs, elle ne lui manifeste un regain d’intérêt que lorsque la conjoncture l’exige comme l’atteste le cours des relations internationales : guerre froide, chute du mur de Berlin, mondialisation ...
L’on comprend dès lors les réticences, voire les appréhensions, de l’Algérie vis-à-vis des initiatives de l’UE concernant le flanc sud de la Méditerranée.
Des initiatives imposées, même si elles sont soumises à négociation, qui finissent par aboutir malgré des réserves formulées par les uns et les autres. Il en est ainsi de l’UPM qui a été adoptée par l’ensemble des pays méditerranéens à l’exception de la Libye. Au nom de la realpolitik et de l’avenir, l’Algérie a fini par soutenir l’UPM car, après tout, elle a bien adhéré au processus de Barcelone qui se poursuit sous d’autres formes. Cependant, elle est bien consciente de ses insuffisances comme le montre son détachement vis-à-vis, par exemple, des institutions de l’UPM qui verront le jour.
Elle n’a pas exprimé clairement ses intentions d’abriter une quelconque institution de ce projet commun. Elle assiste médusée à l’âpre bataille engagée par certains pays, à l’instar, par exemple, du Maroc, de la Tunisie et de l’Egypte, pour s’arracher les sièges des instances de l’UPM ou des postes de responsabilité.
Est-ce un signe qu’elle ne parie pas sur l’avenir de ce projet ? Tout l’indique, lorsqu’on analyse les points laissés en suspens par l’UPM. La question palestinienne n’a toujours pas débouché sur la création d’un Etat. Bien au contraire, Israël multiplie les entraves en installant, par exemple, de nouvelles colonies de peuplement. La normalisation avec la Syrie vise plusieurs objectifs essentiels à l’UE. On sollicite ce pays pour persuader l’Iran de renoncer à son programme nucléaire, mais surtout, il est attendu de la Syrie qu’elle contribue à la normalisation de la région, normalisation répondant aux objectifs d’assurer en dernier ressort la sécurité d’Israël.
Pour atteindre cet objectif inavoué, on lui attribue une grande influence sur les groupes armés du Sud Liban pour les amener à renoncer à commettre des actes contre Israël. Mais surtout, et cet objectif intéresse au plus haut point la France, on invite la Syrie à établir officiellement des relations diplomatiques avec le Liban avec ouverture immédiate des ambassades dans les deux pays. Une première dans les relations bilatérales syro-libanaises. C’est chose faite. Ainsi, la Syrie se fait accepter par la communauté internationale, en général et l’UE, en particulier.
Peu de temps avant, elle était mise au ban de ladite communauté et considérée comme un pays « peu fréquentable ». Très vite, elle est rayée de la liste des pays soutenant le terrorisme et très vite, elle redevient « fréquentable » tout en lui laissant miroiter l’espoir, si têtu et si lointain, de récupérer un jour, par la négociation et donc la reconnaissance diplomatique de l’Etat d’Israël, le plateau du Golan.
Le Proche-Orient n’est pas le premier écueil. Il y en a un autre qui tient à la politique de la France vis-à-vis du Maghreb. Il faut reconnaître que sa politique est loin d’être équilibrée pour pouvoir contribuer à l’émergence de l’UMA. En effet, sa politique extérieure repose sur un principe invariable, à savoir l’entêtement à vouloir mettre sur un pied d’égalité les trois pays, surtout le Maroc et l’Algérie, mais avec l’arrière-pensée de pencher plus pour le royaume afin qu’il soit la puissance dominante de la région, avec bien entendu toutes les conséquences que cela implique, y compris pour la sécurité de l’Algérie.
Elle feint d’ignorer que l’Algérie est objectivement la puissance dominante et que, sans elle, l’UMA sera tout simplement une coquille vide, voire même une chimère. C’est en fonction de cette politique qu’elle soutient l’annexion du type colonial du Sahara-Occidental au grand mépris de la légalité internationale et des résolutions des Nations unies. En réalité, la France soutient l’annexion, refuse l’autodétermination du peuple sahraoui et ce, tout simplement, pour permettre au Maroc d’être aussi puissant que l’Algérie dans la région.
C’est cette attitude, complètement surréaliste, qui montre que la France n’a pas tourné la page du passé, qui conforte l’obstination du Maroc et fait reculer chaque fois l’organisation d’un référendum d’autodétermination. Or, le règlement du problème du Sahara-Occidental ouvrirait la voie à la concrétisation de l’UMA et donc à l’émergence d’un Maghreb où régneraient la paix et la sécurité qui sont essentielles au développement.
Ce subterfuge lui permet de masquer beaucoup plus son hostilité à l’Algérie, comme puissance régionale dominante, et à l’organisation d’un référendum d’autodétermination qui finira bien, un jour ou l’autre, par avoir lieu car, on ne peut indéfiniment ramer à contre courant de l’histoire. Après avoir normalisé la situation à l’Est et réussi la réunification allemande, l’UE découvre qu’elle doit relever d’autres défis de la mondialisation entre autres l’irruption de la Chine comme superpuissance, bientôt suivie par l’Inde. Il est donc vital pour l’UE de veiller à préserver le flanc sud de la Méditerranée des appétits de ces deux pays émergents.
Au cours d’un passage à Tunis pour vendre son projet de l’UPM, le président français s’est exclamé en déclarant que le nord et le sud de la Méditerranée, c’est gagnant-gagnant pour contrer la Chine. Rien que cela ! Ainsi, le flanc sud devient vital pour permettre à l’UE de consolider sa position dans la mondialisation. Cependant, l’UE veut atteindre un tel objectif à moindres frais, sans aucune contrepartie puisqu’elle ne met pas en avant un projet conséquent pour le développement économique de cette région.
Or, les pays du sud de la Méditerranée sont en voie de développement et la meilleure façon de les arrimer à l’UE est de contribuer à leur mise à niveau. Ce n’est pas la dépollution de la Méditerranée, projet au demeurant louable mais insuffisant, ou les restrictions à la libre circulation des personnes qui favoriseront le développement économique et technologique de ces pays.
Ceux-ci attendent de l’UE des gestes similaires dont a bénéficié l’Europe de l’Est. Si le flanc sud de la Méditerranée est considéré comme vital pour l’UE non seulement pour faire face aux défis que lui imposent les pays émergents mais aussi l’immigration en provenance du reste de l’Afrique, alors une autre stratégie s’impose. Une stratégie basée sur une vision dénuée de toute arrière-pensée pour favoriser l’éclosion d’un véritable partenariat qui ferait de la Méditerranée une zone de paix, de sécurité et de développement.
A titre d’exemple, la défunte CEE a bien créé, en son temps, la BERD pour financer le développement et la mise à niveau des pays de l’Europe de l’Est.
Le flanc sud atteint toujours la concrétisation d’un projet similaire, pourtant prévu par l’UPM. D’ailleurs, l’un des artisans du projet de l’UPM, en l’occurrence M. Guaino, a bien évoqué toutes les promesses pour le concrétiser : « Mais le but n’est qu’après le 13, tous ceux qui ont un projet de dimension régionale et d’intérêt général, Etats, collectivités, universités, associations, entrepreneurs, scientifiques, artistes, peuvent le réaliser avec le soutien de l’UPM. Je pense à une banque de la Méditerranée, à un centre méditerranéen de la recherche scientifique, à des universités communes, à un Erasmus méditerranéen, à un conservatoire du littoral, à des politiques communes du tourisme, au nucléaire civil, à la réunion des académies de la Méditerranée et à des centaines d’autres projets, grands et petits, qui permettront de tisser des solidarités. » (interview au journal Le Monde du 12 juillet 2008.
Cette déclaration ressemble plutôt à un catalogue de vœux pieux qu’à un projet cohérent dont les objectifs et les moyens sont déterminés avec rigueur. Le seul chiffre avancé dans le cadre de ce projet est le coût de la dépollution de la Méditerranée. L’on est tenté de croire qu’à travers le projet de l’UPM, l’UE vise plutôt des objectifs politiques et non l’émergence d’un partenariat qui mettrait les pays du flanc sud sur la trajectoire du développement et de la mise à niveau économique et technologique dont la finalité est de réduire les écarts entre les deux rives.
C’est ce que révèlent, entre autres, les objectifs de la normalisation de la Syrie, du traitement de la question palestinienne et du dossier du Sahara-Occidental. Cette toile de fond rend aisée la compréhension à la fois des réticences de l’Algérie et finalement de son adhésion à l’UPM. Il faut souligner qu’elle n’a fait aucune concession, elle sait parfaitement qu’elle n’a rien à attendre de plus que quiconque qui en fait partie.
Cette position renforce son rôle de pays pivot dans la région et la prémunit d’ores et déjà des incertitudes de demain. En conclusion, il faut rappeler que l’UPM est le prolongement du processus de Barcelone, certes revu et corrigé, mais toujours sans ambition ni vision rénovée. Le projet s’inscrit donc dans la ligne droite de la politique traditionnelle de l’Europe vis-à-vis du flanc sud de la Méditerranée.
Le regard du Nord sur le Sud n’est pas celui d’un partenaire mais d’un puissant qui fixe les lignes d’horizon. Justement, à force de pratiquer la fuite en avant ou de privilégier les faux-fuyants, l’UE risque de se décrédibiliser et de perdre ainsi sa puissance d’attraction, car, et c’est là l’aspect positif de la mondialisation, le flanc sud de la Méditerranée n’est plus dans la situation de demandeur, contrairement à l’UE qui a besoin d’un espace vital plus vaste pour consolider sa position de pôle mondial compétitif et puissant. La crise mondiale actuelle inflige à l’UE une récession économique au même titre que pour les autres régions du monde. Qu’en sera-t-il du devenir de l’UPM ? Une chose est certaine, après cette crise, le monde ne sera plus comme avant.
Communication faite à l’université de Béjaïa(Faculté de droit) à l’occasion de la journée d’études, le 29 octobre 2008, sur le thème « L’Union pour la Méditerranée »
Par
Dr Salah Mouhoubi - Elwatan.com - novembre 2008

Protection environnementale de la Méditerranée

La protection environnementale de la Méditerranée et le développement durable coordonné des régions côtières est l’objectif de la conférence scientifique organisée par le Centre européen de Recherche environnementale de l’Université Panteios d’Athènes et le bureau du Parlement européen à Athènes, avec la participation de scientifiques, académiciens, représentants de l’Etat et d’ONG.
Le thème de la Conférence est “Visions politiques et histoires d’eau: L’Union pour la Méditerranée et les défis environnementaux pour l’espace marin”.
Une référence spéciale a été faite durant les travaux sur les nouvelles routes de coopération politique et économique qu’ouvre l’initiative du président français et président en exercice de l’UE, Nicolas Sarkozy, pour la création de l’Union pour la Méditerranée. Ont été également circonscrits les perspectives mises en place, mais aussi le rôle de la Grèce dans la conjoncture nouvelle.
Dans un message lu du président du Parlement, Dimitris Sioufas, aux participants, il est souligné “l’importance exceptionnelle des questions de la protection de l’environnement marin et de la coopération euro-méditerranéenne”, des questions, a-t-il insisté, auxquelles le gouvernement et lui-même en personne - tant auparavant comme ministre du Développement qu’aujourd’hui comme président de la Chambre - attache une importance particulière.
Il faut, a-t-il poursuivi, faire face avec méthode aux changements environnementaux, avec la coopération coordonnée de tous les pays, sur la base d’une relation de mutualité et de confiance.
De son côté, dans un message lu également, l’ambassadeur de France en Grèce, Christophe Farnaud, a souligné que l’Union pour la Méditerranée est un projet réaliste, avec un objectif et un plan concret “pour les deux rives de notre mer commune”.
M. Farnaud a averti des conséquences catastrophiques pour la Méditerranée d’ici 2025 en l’absence de coopération coordonnée, suite à la croissance démographique des régions côtières, l’essor du tourisme, des usines de déssalement, des transports routiers et maritimes. Il faut, a-t-il ajouté, agir drastiquement en faveur du développement durable, assurant que la France soutiendra et renforcera le plan de la Grèce pour la dépollution de la Méditerranée.
Au cours des travaux, le SG des Affaires européennes du ministère des Affaires étrangères, Dimitris Katsoudas, a fait mention à la participation active de la Grèce à tous les forums méditerranéens pour l’élaboration de politiques relatives au développement durable, à la culture, à l’économie et à la prospérité.
Ces politiques, a-t-il expliqué, exigent des structures flexibles, comme c’est le cas de l’Union pour la Méditerranée, qui donneront la dimension de la complémentarité et du développement équilibré entre la Méditerranée orientale et occidentale. Les premiers secteurs concernent la dépollution de la Méditerranée, l’énergie solaire, les couloirs maritimes, la protection civile et le développement des PME, a ajouté M. Katsoudas, ne manquant pas d’évoquer aussi le projet d’Université euro-méditerranéenne (avec 25 membres), dont le siège sera à Rhodes.
Ont pris la parole lors des travaux, le SG aux Ports et à la Politique portuaire du ministère de la Marine marchande, Georges Vlachos, le directeur de la Représentation de la Commission en Grèce, Ierothéos Papadopoulos, le directeur du bureau du PE en Grèce, Georges Kassimatis, et le professeur Grigoris Tsaltas, directeur du Centre européen de recherche environnementale et de Formation.
ANA - Athen News Agency - web.ana-mpa.gr - décembre 2008

Les conseils amicaux de Jean-Pierre Raffarin

Jean-Pierre Raffarin, sénateur de la Vienne et ancien Premier ministre français, a conseillé hier aux Algériens de s’intéresser au poste de secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée : « Je vous demande à vous, Algériens, de ne pas sous-estimer le poste de secrétariat général de l’UPM.
Il est important que ce poste soit détenu par un pays maghrébin. »
C’est en ces termes précis que l’ex-bras droit de Jacques Chirac a invité l’Algérie à s’intéresser au poste de secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée, fondée le 13 juillet dernier à l’initiative du président français Nicolas Sarkozy.
A rappeler que depuis le sommet du 13 juillet dernier à Paris, aucune décision n’a été prise au sujet de la coprésidence tournante de l’UPM. Même la décision concernant le lieu qui doit abriter le siège de l’Union n’a pas été tranchée. La question du secrétariat général est elle aussi restée en suspens. En tout cas, l’hypothèse de voir le président égyptien Hosni Moubarak et le chef d’Etat français assurer la première coprésidence de l’UPM n’a pas été confirmée. C’est pourquoi Jean-Pierre Raffarin s’est permis hier, lors d’une conférence animée à l’Ecole supérieure algérienne des affaires (Alger), de revenir sur la question et de demander aux Algériens de s’intéresser au poste du secrétariat général de l’organisation.
L’ancien Premier ministre français a estimé que l’initiative du président français tend à « relancer le partenariat entre les deux rives de la Méditerranée ».
M. Raffarin se définit comme « un militant convaincu de l’Union pour la Méditerranée ». Selon le conférencier, l’UPM « marque une volonté nouvelle d’avancer sur le terrain économique entre les deux rives de la Méditerranée, mais aussi sur le plan politique et ce, par le respect des nations ».
Abordant la crise financière internationale, M. Raffarin s’est déclaré partisan du premier carré de « la régulation de certains mécanismes et pratiques financières ». La relance du système financier doit marquer le retour à la responsabilité des Etats, a-t-il expliqué, précisant que cette relance « ne doit pas se faire sur la base de marginalisation et/ou d’égoïsme.
C’est-à-dire qu’aucune région ne doit être exclue du processus de relance ». Jean-Pierre Raffarin refuse toute comparaison avec la dépression économique et financière de 1929. « La crise actuelle est caractérisée par trois dimensions. Elle est singulière, profonde et mondiale », soutient-il. L’orateur rejoint les observateurs et experts internationaux qui tablent sur l’année 2010 pour voir les premiers signaux de sortie de crise. Dans la foulée, M. Raffarin a effleuré le cas Algérie en estimant que la situation « est spécifique », soutenue surtout par les prix des hydrocarbures et les réserves de changes.
Par Ali Titouche - Eelwatan.com - décembre 2008

jeudi 11 décembre 2008

Coopération Transméditerranéenne pour l'Énergie Renouvelable

La Coopération Transméditerranéenne pour l'Énergie Renouvelable (TREC pour Transmediterranean Renewable Energy Cooperation) est une initiative du Club de Rome, de la Fondation Hambourgeoise de la Protection du Climat et du National Energy Research Center of Jordan (NERC).
Depuis sa fondation, en septembre 2003, elle a travaillé sur le concept « DESERTEC » pour évaluer une sécurité de l’énergie, de l’eau et du climat en EUrope, au Moyen-Orient (Middle East) et en Afrique du Nord (North Africa) (EU-MENA) en promouvant une coopération entre les pays de la « ceinture solaire » et de la « ceinture technologique ». Aujourd’hui la TREC est en train de réaliser ce concept en coopération avec des représentants du monde politique, industriel et financier.[1]
Le noyau dur de la TREC est un réseau international de scientifiques, de politiciens et d’autres experts dans le domaine des énergies renouvelables et de leurs développements. Les membres de la TREC (environ 50 y compris Son Altesse Royale la Prince Hassan bin Talal de Jordanie) sont en contact régulier avec des gouvernements et des investisseurs privés, cherchant à mettre en valeur les bénéfices qui pourront être tirés de cette coopération sur l’énergie solaire et éolienne, sur le développement des concepts et sur les projets spécifiques à promouvoir dans ce secteur.[2]

Deux rapports du DLR
La TREC a été fondée dans le but de fournir de « l’énergie propre » pour l’Europe et pour la « ceinture solaire » d’une façon rapide et économique à travers une coopération entre les pays de l’EU-MENA. L’énergie, venant des déserts, complémentaire aux sources d’énergies renouvelables européennes pourra accélérer le processus de ralentissement des émissions de CO2 et également aider à accroître la sécurité d’approvisionnement Européen en énergie. En même temps elle pourra créer des emplois, de l’eau potable et une infrastructure améliorée pour la population du MENA.
[3][4]
La TREC est intervenue dans la réalisation de deux études qui ont permis d’évaluer le potentiel des énergies renouvelables dans le MENA, les besoins en eau et en en puissance électrique que l’on peut attendre dans l’EU-MENA de nos jours à 2050, ainsi que la faisabilité d’un réseau intercontinental pour le transport d’électricité qui connecte l’UE (EU) à MENA (une EU-MENA-Connection). Ces deux études ont été financées par le ministère fédéral allemand de l’Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sécurité Nucléaire (BMU) et celles-ci ont été réalisées par le Centre aéronautique et spatial allemand (DLR). Les rapports- ‘MED-CSP’ et ‘TRANS-CSP’ ont été achevé en 2005 et en 2006.[5][6] Un rapport ‘AQUA-CSP’ à propos du dessalement solaire a été achevé à la fin de l'année 2007.[7]

Le concept « DESERTEC »
À partir d’études satellites exécutées par le Centre aéronautique et spatial (DLR) il a démontré qu’en occupant moins de 0,3% de la surface entière désertique de la région MENA, des centrales thermiques solaires pourront produire assez d’électricité et d’eau douce pour satisfaire aux demandes actuelles de l’EU-MENA, et aux augmentations des demandes que l’on attend dans le futur. L’utilisation des vents en Maroc et sur terre autour de la mer Rouge générerait des approvisionnements additionnels d’électricité. Les puissances solaire et éolienne pourront être distribuées en MENA et être transportés par des lignes de courant continu de haute tension (CCHT) à l’Europe en subissant des pertes de transmission totales qui n’excéderont pas les 10-15%. Le Club de Rome et la TREC supportent tous les deux le concept « DESERTEC » : porter la technologie et les déserts au service de la sécurité de l’énergie, de l’eau et du climat.
[3][4] Des pays tel que l’Algérie, l’Égypte, la Jordanie, la Libye, le Maroc et la Tunisie ont déjà montré un intérêt à cette sorte de coopération.[8]

La technologie
La meilleure technologie pour fournir une sûre performance d’électricité est celle des centrales thermiques solaires (appelées aussi Concentrating Solar Power, CSP). Elles utilisent des miroirs pour concentrer la lumière du soleil et elles créent de la chaleur qui est utilisée afin de générer de la vapeur pour actionner des turbines à vapeur et des générateurs d’électricité. L’excès de chaleur des capteurs complémentaires peut être stocké dans des citernes contenant un sel fondu qui est alors utilisé pour actionner les turbines à vapeur pendant la nuit ou quand une pointe de consommation se produit. Afin de garantir un service ininterrompu pendant des périodes nuageuses ou de mauvais temps (sans qu’il faille tenir prêt des chères centrales d’électricité d’appui), les turbines pourront être actionnée par du pétrole, du gaz ou des combustibles de biomasse. La chaleur résiduelle du processus à générer de l’électricité pourra être utilisée (en cogénération) pour le dessalement de l’eau de mer et pour la génération du refroidissement thermique- étant des sous-produits qui peuvent être un bénéfice important pour la population locale.
[9][10]11][12]
En appliquant des lignes de transmission de Courant Continu à Haute Tension (CCHT) les pertes de puissance pendant la transmission pourront être limitées à environ 3% par 1000 km. L’irradiation solaire intense dans les déserts du MENA (le double de celle en Europe du Sud) l’emporte bien sur les pertes de transmission de 10-15% entre le MENA et l’Europe. Cela veut dire que les centrales thermiques solaires dans les déserts du MENA sont plus économique que les centrales similaires en Europe du Sud.[3][4]

Sécurité d’approvisionnement
Vers 2050 entre 10 à 25% d’électricité pour l’Europe pourra être l’énergie propre qui est importée des déserts ensoleillés. Dans le scénario TRANS-CSP les énergies renouvelables comprennent environ 65% d’approvisionnements de l’intérieur, les importations solaires du MENA étant 17%. Chaque raisonnable réseau électrique a suffisantes capacités en réserve (TRANS-CSP approximativement 25%) pour compenser le dérangement des lignes à haute tension ou des centrales électriques. Une dépendance trop large d’un seul pays et de quelques centrales électriques peut être évitée en diversifiant les diverses sources d’énergie renouvelable, comme illustrée dans le « schéma d’une infrastructure montrant une multitude de centrales thermiques solaires et de fermes éoliennes dans de nombreux pays. De même, l’utilisation de plusieurs différentes lignes de transmission CCHT à l’Europe et une large série de différents propriétaires de facilités (publics ainsi que privés) aidera à accroître la sécurité de l’approvisionnement.[3]
[4]
Les importations de combustibles tels que l’uranium, le gaz et le pétrole sont considérées comme politiquement risquées parce que les réserves mondiales diminuent inexorablement et les réserves connues ne sont trouvées qu’en peu de pays. Ceci mènera à des prix plus élevés, à des dépendances politiques et à des limites en approvisionnements. Par contraste, l'énergie solaire est immense, inexhaustible et disponible en beaucoup de pays. Et au fur et à mesure que les volumes s’accroissent, les prix baisseront et les technologies s’amélioreront. Une demande accrue de la part de l’Europe mènera à une croissance économique pour les pays du MENA. À son tour celle-ci pourra aider à faire progresser la stabilité politique et à améliorer l’entente entre l’Europe et le MENA. Le trafic international d’énergie renouvelable aura tendance à augmenter le nombre de sources disponibles pas chères et devra aider à consolider la coopération internationale. Des nouveaux emplois dans la région de MENA seraient crées pendant la phase de construction, dans le maintien des centrales solaires, et dans la génération d’électricité et d’eau pour la population locale. Il y aura également la possibilité de générer de l’hydrogène en utilisant des approvisionnements pas chers et inépuisables de l’énergie solaire, celui-ci étant un substitut éventuel apte à remplacer les combustibles fossiles pour le secteur automobile. La demande en biomasse étant décroissante pour générer de l’électricité on pourra l’utiliser plus utilement dans le secteur automobile.[3][4][9][10]

Faisabilité
Les technologies nécessaires pour réaliser le concept- DESERTEC existent déjà et sont utilisées depuis de nombreuses décades. Des lignes électriques de transmission CCHT d’une capacité de 3 GW ont été utilisées sur des longues distances par ABB et Siemens pendant de nombreuses années. En juillet 2007 Siemens acceptait une offre impliquant la construction d’un Système- CCHT de 5 GW en Chine. Au « World Energy Dialogue 2006 » à Hanovre, Allemagne, des conférenciers des compagnies l’une comme l’autre précédemment mentionnés, ont confirmé que la réalisation d’un Euro-Supergrid et une EU-MENA-Connection est entièrement faisable au point de vue technique.
[13]
Depuis 1985 des centrales thermiques solaires à Kramer Junction en Californie fonctionnent commercialement Des nouvelles centrales ayant une capacité totale de plus de 2000 MW sont projetées, ou bien sont en construction, ou bien déjà en fonction Le DLR a calculé que, si des centrales étaient construites en grands nombres dans les années à venir, les coûts estimés pourraient baisser à partir de 9-22 centimes d’Euro le kWh à d’environ 4-5 centimes d’Euro le kWh.[14][3][4]
Pour établir vers 2050 en MENA une capacité de 100 GW de puissance solaire exportable en sus des besoins à l’intérieur des pays de la ceinture solaire, seulement quelques mesures gouvernementales appuyant suffiraient à rendre la construction des centrales solaires et du réseau de transmission nécessaire, plus attrayante pour les investisseurs, privés ainsi que publics.[3] [4]

Mesures pour réaliser le concept « DÉSERTEC »
On s’a été déjà mis à la construction de nouvelles centrales thermiques solaires en Espagne et aux Etats-Unis (l’Andasol 1 et 2, Solar Tres, PS 10, Nevada Solar One). Des projets sont en progrès en Algérie, en Egypte, en Maroc et plus de centrales ont été projetées en Jordanie et en Libye. Le Maroc a réalisé une loi – feed- in pour appuyer les renouvelables (le vent en particulier). Et en UE on s’a été mis à discuter sur la construction d’un réseau- super- CCHT à travers l’Europe (un Euro-Supergrid) et on est en train de former des projets de fermes éoliennes- offshore.
[15]
Afin de pousser la construction de centrales thermiques solaires et de turbines éoliennes en MENA, l’UE devrait donner support à une campagne pour renseigner les gouvernements du MENA qu’aujourd’hui déjà, ces dispositifs, considérés sur leur durées de vie et comparées aux centrales à pétrole ou à gaz, sont les alternatives plus favorables. Ceci réduirait l’utilisation intérieure de combustibles fossiles (qui vont coûter toujours plus chères) et en même temps rendrait possible pour les pays de la ceinture solaire la production de l’énergie propre de leur déserts à usage local et à l’exportation.[16]
Bien que dans les pays du MENA les centrales thermiques solaires fonctionnent déjà économiquement, plus de réductions de coûts seront nécessaires à rendre la CSP à une option d’exportation profitable à partir du MENA. Une croissance de la construction de ces centrales et un support pour l’Euro-Supergrid avec une EU-MENA-Connection aidera à baisser les coûts sur le période jusqu’à 2020. Pour atteindre ce but il serait serviable que l’UE donnait avis et support à propos de l’introduction possible de règlements- feed- in dans les pays du MENA conforme aux lois d’énergie renouvelable allemandes et espagnoles. Des garantis internationaux aux contrats feed-in locaux ou des traités d’approvisionnement d’énergie pourraient aider à pousser la construction des centrales solaires et des turbines éoliennes.[16]
On se trouve devant une très forte urgence de se mettre à des entretiens sur le développement du réseau- super- Euro avec une EU-MENA-Connection tel que proposé. Ceci serait faciliter l’intégration optimale de toutes les sources renouvelables de l’Europe avec celles du MENA. L’initiation de l’EU-MENA-Connection pour la transmission de l’énergie propre à partir des déserts à l’Europe créerait une poussée d’investissements dans des sources renouvelables dans les pays du MENA et donnerait accès à l’électricité bon marché et propre pour l’Europe. La construction de réseaux- CCHT pour les premiers 10 GW, telle qu’écrite dans le scénario- TRANS-CSP, coûterait d’environ 5 milliard d’Euros. Si l’EU-MENA-Connection commence par la transmission vers 2020, il faut que les entretiens à l’intérieur de l’UE et ceux avec les gouvernements du MENA (peut-être dans le cadre du partenariat- Barcelone) commencent si vite que possible.[16]
En comparaison de la puissance de nouvelles centrales intérieures à fossiles et nucléaires, la puissance solaire de l’Afrique du Nord sera moins chère aux pays de l’Europe du Sud tels que l’Espagne et l’Italie si l’on commencera par la transmission en 2020. La réduction de coûts étant progressant et le réseau –EU-MENA s’étendant, ceci sera le cas dans la plupart des autres pays européens ultérieurement en 2030. La Connexion- EU-MENA réduisant les coûts de puissance telle que recherchée dans le scénario- TRANS-CSP exigera un investissement de 45 milliards d’euros jusqu’à 2050, et fournira des économies annuelles de 10 milliards d’euros. Un coût mince de l’électricité des déserts deviendra l’option la moins chère et la construction de l’EU-MENA-Connection paraîtra une nécessité pour les économies européennes.[16]
En plus de ces mesures supportant directes la TREC présente deux projets pour aider à baisser les coûts de la CSP et à soulager des problèmes sociaux et politiques pressants en même temps. Les deux projets sont techniquement possibles, mais ils exigent un support financier et politique :
- Gaza Solar & Water Project : Construction de centrales thermiques solaires pour la génération d’électricité (1 GW en totalité) et le dessalement d’eau de mer combinés. Ces centrales feraient partie d’un programme de réhabilitation internationale de la bande de Gaza, et pourraient être construites dans la région littorale du Sinaï égyptien. Avec une installation de conduites d’eau et de lignes électriques destinées à la bande de Gaza, elles fourniraient un approvisionnement à 2-3 millions de personnes. Ce projet pourrait devenir le tournant des problèmes sociaux et économiques actuellement désastreux de la bande de Gaza, des conflits régionaux sur l’eau et du processus de paix bloqué entre Israël et la Palestine. L’investissement total nécessaire est estimé à environ 5 milliards d’euros.
[17][18]
- Sana’a Solar Water Project : La construction de centrales de dessalement et d’électricité près de la mer Rouge pour la capitale Yéménite Sana qui se trouve devant l’épuisement de ses réserves en eau souterraine d’ici 15 ans. Ces centrales, actionnées par l’énergie solaire, fourniraient de l’eau douce pour Sana’a et produiraient la puissance électrique nécessaire pour le pompage de cette eau, par un pipeline vers la ville située à une altitude de 2200 mètres. Ce projet- Sana’a pourrait éviter un désastre humanitaire et des troubles sociaux surgissant au Yémen, et sauverait un héritage culturel d’une importance mondiale. Déplacer une population de 2 millions de personnes vers de nouveaux lieux habitables coûterait d’environ 30 milliards d’euros. Cette solution coûte beaucoup plus cher que les 5 milliards d’euros nécessaires pour le projet alternatif. : laisser rester la population sur place en Sana’a et construire des centrales thermiques solaires et un pipeline à leur approvisionnement d’eau.
[19][20]
Vers le milieu du XXe siècle, les pays du MENA pourraient avoir fait progresser leurs déserts à des sources inépuisables et vendre de l’énergie propre aux pays européens, en contribuant ainsi à un baissement d’émissions des gaz à effets de serre à un niveau durable. Dans le scénario décrit dans les rapports du DLR, il sera possible de réduire les émissions de CO2 issues de la génération d’électricité de 70%, et permettre de sortir du nucléaire en même temps, ceci avec des coûts d’électricité qui baisseront à long terme.
[3] [4]

Critique
L'importation d'électricité est à première vue risquée lorsque des considérations politiques sont en jeu. Mais contrairement au pétrole (oléoducs, pétroliers), au gaz (gazoducs) ou encore à l'uranium que l'on est obligé d'importer et qui sont des ressources limitées, l'énergie solaire est illimitée : les tensions sur la ressource sont donc nulles.
Il existe cependant de fortes barrières politiques : la mise en place de ce concept implique une coopération entre les pays européens (la France favorise la production d'énergie nucléaire) et les pays du MENA.
La mise en place de ce concept serait plus facile à l'intérieur d'une confédération d'États (Australie ou États-Unis). En l'occurrence l'Organisation pour la recherche scientifique et industrielle du Commonwealth affirme que l'approvisionnement en électricité de l'Australie pourrait se faire intégralement à partir de centrales solaires thermiques d'ici 2020. En Californie, les centrales solaires ont montré leur viabilité au cours des 15 dernières années, et les états voisins du Nouveau-Mexique, du Nevada et d'Arizona adoptent la même technologie.

Voir aussi
Bibliographie
(en) TREC/Club of Rome White Paper presented in the European Parliament on 28th of November 2007
(en) Study AQUA-CSP on the Potential of CSP for Seawater Desalination – A DLR Study for the BMU from 2007
(en) Study TRANS-CSP on an Intercontinental Transfer of Solar Energy – A DLR Study for the BMU from 2006
(en) Study MED-CSP on Potential of CSP in MENA Region – Study of the DLR for BMU from 2005
(de) Toralf Staud, Nick Reimer, Wir Klimaretter - So ist die Wende noch zu schaffen., Kiepenheuer & Witsch, mai 2007, (ISBN 3462039083)
(de) Peter Hennicke, Nikolaus Supersberger, Krisenfaktor Öl. Abrüsten mit neuer Energie., Oekom Verlag, novembre 2006, (ISBN 3865810608)

Notes et références
1. TREC Homepage (The whole contents of this website are licensed under the Creative Commons Attribution
ShareAlike 2.5 License.)
2. TREC Members website
3. Description in the Summary of the TRANS-CSP Study
4. Researched in the TRANS-CSP Study
5. MED-CSP Study, Numerical data, Ecobalance, Summary
6. TRANS-CSP Study, Numerical data, Summary
7. AQUA-CSP Study
8. Diese Länder unterzeichneten eine Absichtserklärung für den Export von Sauberem Strom. Beleg für das Beispiel M
arokko
9. Description in the Summary of the MED-CSP Study
10. Researched in the MED-CSP Study
11. Report of Greenpeace: Concentrated Solar Thermal Power - Now!
12. Memorandum about the potential of solar power plants
13 http://en.wikipedia.orgwiki/List_of_HVDC_projects List of HVDC projects. All connections can be googled.
14. Description in the report "Concentrating Solar Power Now" by the German Federal Ministry for the Environment, Nature Conservation and
Nuclear Safety (BMU)
15. Sigmar Gabriel, German Federal Minister for the Environment, mentions the CSP projects in MENA, calls the idea
of the DESERTEC
Concept as "ground-breaking" and campaigns for it in his opening speech to the Ministerial Conference under the German Presidency of the
EU (at PDF Page 5 & 6), 19.04.2007
16. Part of a White Book that will be presented in November 2007 to the EU Parliament. Downloadable main chapters
already peer reviewed by
Leading Authors of the IPCC-Reports
17. Gaza Project proposal conducted by several institutes
18. German Parliamentary State Secretary of the Federal Ministery for the Environment (BMU) Michael Müller m
entioned TREC his speech to
the European Conference "Integrating Environment, Development and Conflict Prevention" in a very complaisant way and campaigns for
TREC's "Gaza Solar Water & Power Project" (in Part III), 29.03.2007
20. Sana'a Project proposal conducted by several institutes
21. [http://yementimes.com/article.shtml?i=958&p=health&a=1 Yemen Times, 28.06.2006, "Water expert:
Desalination or displacement for
Sana’a residents"
Par Enerzine.com -

Enel et Sharp s'allient dans le solaire en Italie et en Méditerranée

Sharp a conclu un accord de coentreprise avec le groupe italien Enel pour la production de cellules solaires à couches minces.
Les deux groupes constitueront une coentreprise au printemps prochain, qui développera 189 MW de centrales solaires, prévus pour la fin 2012. Des projets qui représenteront un budget de 800 millions d'euros.
Ces centrales seront principalement construites dans le sud de l'Italie, et utiliseront des cellules à couches minces. Les deux compagnies entendent élargir par la suite leur coopération à d'autres pays méditerranéens.
En ce qui concerne la production de cellules à couches minces, Sharp et Enel s'allieront à un troisième constructeur, pour produire des cellules solaires à couches minces. La phase initiale de développement prévoit une capacité annuelle de 480 MW, à partir du milieu de l'année 2010, pour atteindre à terme 1GW.
Les trois compagnies devraient signer un protocole d'accord d'ici la fin de cette anée. Elles comptent intégrer leur développement dans le plan solaire méditerranéen, qui fait partie de l'Union pour la Méditerranée (UPM). Ce plan prévoit l'installation d'une capacité de production de 20 GW à l'horizon 2020.
Enerzine.com - novembre 2008

L'Europe renforce sa coopération énergétique avec l'Egypte

La Commission européenne et la République arabe d’Égypte ont signé mardi dernier à Bruxelles un mémorandum d’entente pour renforcer la coopération énergétique entre l'Europe et Le Caire.
Parmi les domaines couverts par le mémorandum figurent notamment les réformes du marché de l’énergie et la convergence du marché énergétique égyptien par rapport à celui de l’UE, la promotion de l’énergie renouvelable et de l’efficacité énergétique, le développement des réseaux énergétiques ainsi que la coopération technologique et industrielle.
Le mémorandum a été signé par Benita Ferrero-Waldner, commissaire chargée des relations extérieures et de la politique européenne de voisinage, et par Andris Piebalgs, commissaire chargé de l’énergie, d'une part, et par Ahmed Aboul Gheit, ministre des affaires étrangères d’Égypte, d’autre part.
Mme Benita Ferrero-Waldner a déclaré: «L’Égypte est un partenaire énergétique stratégique pour l’UE. Le mémorandum que nous signons aujourd’hui renforcera notre coopération dans le secteur, reconnaissant le rôle de l’Égypte en tant que sixième fournisseur de gaz naturel de l’UE et pays de transit clé entre le Moyen-Orient, l’Afrique et l’UE.
Nous partageons les mêmes préoccupations et perspectives dans le domaine de l’énergie – diversification et sécurité de l’approvisionnement énergétique, transports et marché, réformes du marché, développement et modernisation de l’infrastructure énergétique, amélioration de l’efficacité énergétique et sources d’énergies renouvelables. Il est dès lors naturel que nous renforcions notre coopération pour mieux relever ces défis.
L’accord signé aujourd’hui constitue une nouvelle étape importante». Et d'ajouter: «L’engagement de l’Égypte par rapport aux réformes énergétiques est crucial pour la création d’un marché énergétique euro-méditerranéen.»
Andris Piebalgs a déclaré: «L’Union européenne élabore une politique énergétique intégrée pour utiliser durablement l'énergie et affronter le changement climatique.
Le mémorandum que la Commission européenne a signé aujourd’hui constitue un des éléments permettant de répondre à la volonté de l'Europe de renforcer les relations dans le domaine de l’énergie extérieure, qui figure dans l’analyse stratégique de la politique énergétique.»
Le commissaire chargé de l’énergie a par ailleurs déclaré que le changement climatique, la volatilité des prix du pétrole et du gaz et la disponibilité générale de l’énergie conventionnelle exigent une coopération internationale plus forte. Il a ajouté que ces dernières années, l’UE a considérablement renforcé ses relations énergétiques avec l’Égypte ainsi qu’avec l’ensemble de la région et souligné que l’UE collabore avec l’Égypte dans le domaine du gaz naturel, des interconnexions électriques régionales et de l’intégration des marchés.
Le commissaire a aussi rappelé qu’au début de cette année, un centre régional d’excellence dans le domaine de l’énergie renouvelable et de l’efficacité énergétique a été inauguré au Caire.

Cinq objectifs
Le mémorandum d’entente assigne cinq priorités à la coopération :
- le développement d’une stratégie énergétique globale pour l’Égypte, y compris un renforcement des capacités institutionnelles et une réforme du marché de l’énergie,
- l'établissement d’un programme de travail pour une convergence graduelle des marchés énergétiques de l’Égypte par rapport à ceux de l’UE,
- l'élaboration d’une politique globale et de projets pertinents dans le domaine de la gestion de la demande énergétique, de l’efficacité énergétique et des sources d'énergies renouvelables,
- le développement des réseaux énergétiques pour améliorer la sécurité énergétique dans l’UE et en Égypte;
- et enfin le renforcement de la coopération technologique, scientifique et industrielle.
L’Égypte est un important producteur de pétrole et un fournisseur émergent de gaz dans la région méditerranéenne. Dans ce contexte, les commissaires Ferrero-Waldner et Piebalgs ont encouragé l’achèvement du gazoduc arabe lors de la réunion des ministres de l’énergie qui a eu lieu le 5 mai 2008 à Bruxelles.
Ce gazoduc, qui est soutenu par l’intermédiaire du Centre euro-arabe du marché du gaz, pourrait transporter le gaz naturel égyptien et éventuellement iraquien vers les pays européens.
Importance du canal de Suez
L’Égypte joue aussi un rôle important dans les exportations de gaz naturel liquide et le transport international de pétrole via le canal de Suez et elle participe actuellement au développement de réseaux de gaz et d’électricité régionaux.
L’Égypte dispose d’un potentiel considérable pour le développement de sources d’énergies renouvelables, particulièrement l’énergie éolienne et solaire, et elle participe activement à la coopération énergétique UE-Méditerranée.
Par enviro2b.com - le 7décembre 2008

mercredi 10 décembre 2008

Combattre l'analphabétisme au Sud

Beaucoup de pays émergents de la Méditerranée entretiennent à grands frais des systèmes éducatifs qui ont un impact négatif sur les capacités de développement.
Cela conduit à une quadruple impasse :
1. L'analphabétisme, qui touche en moyenne 50 % de la population : 55 % au Maroc, 35 % en Algérie, plus de 65 % au Sénégal...

2. La "production" d'un nombre important de diplômés de l'enseignement supérieur "promis" en moyenne à cinq années de chômage après bac + 2 ;
3. L'absence de main-d'oeuvre correspondant aux vrais besoins des entreprises locales ou internationales et en particulier françaises implantées sur place ;
4. L'absence de toute forme d'espoir social et professionnel qui pousse les jeunes à une immigration suicidaire.
Dans la plupart de ces pays, des réformes, des chartes, des plans se sont succédé ; aucun n'a réussi à transformer en profondeur son système éducatif pour le mettre au service d'un développement endogène. Cette faillite des systèmes éducatifs marocains, algériens, sénégalais... qui interdit toute insertion sociale et professionnelle est une des causes majeures de la fuite aveugle des diplômés comme des analphabètes qui choisissent de jouer leur vie dans des tentatives désespérées d'émigration.
Plus grave encore ! Ces systèmes "forment" des citoyens en difficulté de conceptualisation et d'argumentation. Ces citoyens, incapables de prendre une distance propice à la réflexion et à l'analyse, seront perméables à tous les discours qui prétendent apporter des réponses simplistes, immédiates et définitives. Ils seront séduits par tous les stéréotypes qui offrent du monde une vision dichotomique et manichéenne. Ils seront docilement soumis aux règles les plus rigides, aux mots d'ordre les plus arbitraires pourvu qu'ils leur donnent l'illusion de transcender les insupportables frustrations quotidiennes ; ils seront parfois tentés par des actes désespérés qui leur paraîtront donner un sens à leur vie.
Un des problèmes essentiels qui pèsent sur ces systèmes éducatifs est le niveau très faible d'une grande partie des enseignants, tant dans la transmission des savoirs de base que dans la maîtrise de la langue. La redéfinition de la forme et des contenus de formation des maîtres apparaît être, dans une grande partie des pays de la Méditerranée, une urgente nécessité.
Dans une telle perspective, seule la mise en place de dispositifs de formation à distance puissants et contrôlés est susceptible de dispenser des contenus pertinents tout en assurant un tutorat de qualité. Nous sommes en mesure de proposer à tous nos partenaires de construire avec eux des dispositifs en ligne de formations efficaces et pertinents visant à la fois une amélioration des savoirs fondamentaux, un perfectionnement des savoir-faire professionnels et une meilleure connaissance de la langue et de la culture françaises. Cette perspective devrait être une dimension majeure de notre politique de codéveloppement.
Ces dispositifs devront prendre en compte les spécificités culturelles et linguistiques ainsi que les capacités technologiques réelles de chaque pays. Une telle proposition, échappant ainsi à tout procès d'ingérence, représentera un atout essentiel pour une diffusion de la langue française qui sera considérée alors comme fonctionnelle : renforçant l'efficacité des systèmes éducatifs et respectueuse du plurilinguisme.
C'est à long terme, pour la France, la seule réponse sérieuse à une immigration que la désespérance rendra de plus en plus incontrôlable. Quand, aux frontières de l'Europe, des peuples décident de jouer leur liberté et leur vie dans l'espoir chimérique d'une existence qu'ils espèrent plus digne ailleurs, la réponse européenne ne saurait être uniquement répressive.
Contribuer à ce que les enfants de tous les pays de la Méditerranée aient les moyens d'agir sur leur propre monde, veiller à ce qu'ils aient les capacités intellectuelles de l'analyser avec lucidité, tel devrait être l'engagement de la France. Ne l'oublions pas, rien de durable ne se construira au sein de l'Union pour la Méditerranée en matière d'écologie et d'économie si la question éducative n'est pas placée au coeur même de ce formidable projet.
Alain Bentolila est professeur de linguistique à l'université Paris-Descartes.
Article paru dans .lemonde.fr du 22.11.08.

Tayeb Louh à propos du Partenariat Méditerranéen : Préservons les ressources humaines

De nouveaux efforts seront consentis dans le cadre de l’UPM, indique le ministre du Travail. Le renforcement des liens entre les pays méditerranéens est une condition sine qua non de réussite. S’exprimant lundi sur ce point, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, a été catégorique.
D’emblée, il souligne la nécessité de jeter les bases d’un partenariat effectif entre les pays méditerranéens en tenant compte des défis qui se posent à la rive sud, indique un communiqué du ministère du Travail et de l’Emploi et de la Sécurité locale.
Parmi les défis à mettre en exergue, le premier responsable du département du Travail cite, lors de son intervention à l’issue des travaux de la 1ère Conférence euro-méditerranéenne des ministres du Travail tenue à Marrakech, «la préservation des ressources humaines qualifiées et leur promotion».
Dans le même contexte, M.Louh s’est longuement attardé sur le transfert des nouvelles technologies du Nord vers le Sud ainsi que la promotion des investissements générateurs de postes d’emploi. Le ministre du Travail a également évoqué les défis communs qui se posent à la région dont ceux liés à la paix et à la stabilité. Il cita également les problèmes concernant le développement socio-économique et la réduction des disparités entre les deux rives.A cet effet, il a appelé, à «consentir davantage d’efforts dans le nouveau cadre du processus de l’Union pour la Méditerranée pour la concrétisation de ces objectifs.»
Par ailleurs, M.Louh a passé en revue le plan d’action visant la promotion de l’emploi et la lutte contre le chômage, déjà en vigueur. Et de rappeler que les objectifs du plan et les mécanismes de sa mise en oeuvre convergeaient avec le cadre d’action adopté par cette conférence.
En effet, selon le communiqué final, les participants ont adopté un cadre d’action dans le domaine de l’emploi. Cependant, les statistiques ayant trait au chômage ont semblé contradictoires.L’estimation du taux de chômage en Algérie pose cependant problème. Le chômage a-t-il baissé autant que l’affirme l’Office national des statistiques(ONS)? Les experts sont d’accord pour admettre une accélération dans la création des postes d’emploi, mais qui ne s’accompagne pas nécessairement d’une baisse aussi forte du chômage.
L’ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, a remis en cause la manière avec laquelle le taux de chômage est calculé dans notre pays.
Explication: le chômage est dénombré sur un échantillon de 11.000 familles et durant une période précise. L’application du protocole du BIT (Bureau international du travail) «dans l’enquête auprès des ménages de l’ONS de 2004», a une part d’explication dans la chute anormalement importante du taux de chômage de 28% à 15% de 2001 à 2005, avec une baisse de 11,3% comme moyenne annuelle.
Ces divergences sur la demande d’emploi sont si importantes que le département de Tayeb Louh a décidé de procéder à des enquêtes trimestrielles sur l’emploi et le chômage en Algérie. Le ministre du Travail a délégué cette tâche à l’Institut national du travail (INT) dans le but de disposer, à partir de 2009, d’une banque de données fiables.
Fouad IRNATENE - lexpressiondz.com - novembre 2008

Union pour la Méditerranée son avenir est lié à Union du Maghreb Arabe

C’est du moins l’opinion du chef de la diplomatie marocaine, exprimée lors de son intervention au forum économique de Tanger.
La concrétisation du projet de l’Union pour la Méditerranée (UPM), qui a suscité engagement et réticences des décideurs politiques des deux rives, est suspendu à la réalisation du l’Union du Maghreb arabe et par conséquent, à la réouverture de la frontière algéro-marocaine, selon les participants au Forum pour le dialogue inter-méditerranéen, qui s’est tenu mercredi à Tanger, au Maroc.
«Nous lançons un appel pressant aux Maghrébins, aux hommes politiques, aux spécialistes de l’économie pour voir l’Union du Maghreb arabe (UMA) se réaliser, avancer et progresser (...) Sans cela l’UPM restera handicapée par cette absence et cette division symbolisée par une frontière fermée entre deux pays frères», a déclaré, dans ce contexte, le chef de la diplomatie marocaine Taïeb Fassi-Fihri lors de son allocution, faisant allusion à la fermeture, depuis 1994, de la frontière algéro-marocaine et aux conditions posées par Alger, selon lui, pour la réouverture de la frontière qui consistent dans le règlement de tous les contentieux entre les deux pays.Le chef de la diplomatie marocaine, n’a toutefois pas indiqué la possibilité d’une UPM sans Union du Maghreb, dont les répercussions, selon lui, ne seraient pas négligeables pour le développement des pays concernés.
Dans ce contexte, a souligné M.Fassi-Fihri «l’UPM est en marche et plus rien ne l’arrêtera (...) le non-Maghreb a un coût, c’est une opportunité ratée pour le développement des cinq pays de la région, et c’est un gâchis pour l’UPM».
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, était quant à lui moins catégorique sur cette question. Il a indiqué à ce sujet qu’«avec le Sommet de Paris et la réunion de Marseille, nous sommes en condition de mettre l’UPM en marche (...) n’attendons pas demain, on est déjà en retard», évoquant la nécessité de l’intégration maghrébine «mais aussi ce Proche-Orient qui nous interpelle et doit aboutir à une paix définitive».Le rapprochement des pays de l’UMA et l’instauration de la paix au Proche-Orient ne sont pas les seuls déterminants de l’aboutissement de ce projet, puisque la réduction de l’écart économique entre les pays des deux rives est un autre défi à relever pour les initiateurs de l’UPM.
C’est en effet l’opinion dont a fait part le secrétaire d’Etat français à la Prospective économique, Eric Besson, affirmant qu’il y avait entre les deux rives de la Méditerranée «le plus grand écart de revenus dans le monde (...), les défis qui pèsent sur le développement économique (dans la région méditerranéenne) sont immenses».Parlant au nom de l’Egypte, qui co-préside l’UPM avec la France, l’ambassadeur d’Egypte à Paris, Kamal Nasser, a déploré que l’Union européenne (UE) consacre seulement 2% de ses investissements à son voisinage méditerranéen.
Il est utile de rappeler, dans ce contexte, les récentes déclarations du Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi, portant justement sur le volet économique et financier, un point sensible de ce projet qui suscite, selon lui, quelques doutes.
Il a mis l’accent sur la plausible incapacité de l’Union pour la Méditerranée de financer des projets dans les pays des deux rives. En mettant l’accent sur ce point, le Premier ministre tunisien s’est référé aux inégalités existant encore entre le nord et le sud de la Méditerranée.
Yasmine ZOUAGHI - Lexpressiondz.com - novembre 2008

Conférence sur la stratégie pour l'eau en Méditerranée

Conférence ministérielle sur la stratégie pour l'eau en Méditerranée. Cette conférence ministérielle du 22 décembre 2008 sur l'eau aura un double objectif : fixer les lignes directrices d'une stratégie de long terme pour l'eau en Méditerranée ; annoncer de premiers projets concrets cohérents.
La France, Présidente de l’Union européenne, et l’Égypte, co-président le « Processus de Barcelone : une Union pour la Méditerranée », et tiendront le 22 décembre 2008 avec la Jordanie, pays hôte, la conférence ministérielle sur l'eau. Cette conférence ministérielle sur la stratégie pour l'eau en Méditerranée sera précédée le 21 décembre 2008 d'une journée de la société civile.
Le Sommet de Paris pour la Méditerranée du 13 juillet 2008 avait arrêté une liste de priorités.
Parmi celles-ci, deux essentielles sur le thème de l’eau ont été identifiées par les Chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de ce Processus : la dépollution de la mer Méditerranée et la gestion durable des ressources en eau.

Cette conférence ministérielle aura un double objectif : fixer les lignes directrices d’une stratégie de long terme pour l’eau en Méditerranée, qui devrait être approuvée par les ministres en 2010 et soumise aux Chefs d’Etat lors du deuxième Sommet envisagé en 2010 ; annoncer de premiers projets concrets cohérents avec cette stratégie en vue de mobiliser les instances de gouvernance du Processus et les bailleurs de fonds.
Afin de couvrir l’ensemble des questions et de définir des orientations les plus pertinentes, le thème de l’eau doit être appréhendé avec l’ensemble des parties prenantes (autorités locales, entreprises, organisations non gouvernementales, chercheurs…). Aussi les acteurs de la société civile ont-ils été invités à se réunir le 21 décembre pour apporter une contribution importante à cette conférence.

Au terme de cette journée, plusieurs projets feront l’objet d’une présentation par leurs responsables.
Cette stratégie et les projets associés mettront l’accent sur deux grandes finalités : d’une part, une ambition politique de haut niveau qui permettra de s’attaquer à des problèmes dépassant les moyens d’action d’un seul pays ou d’une seule organisation, notamment ceux liés au changement climatique et aux besoins environnementaux. D’autre part, deux objectifs chiffrés concernant la préservation de la qualité des eaux, ainsi que la réduction de la pression sur les ressources en eau par des usages plus économes.
Pierre MELQUIOT Actualites-news-environnement.com - le 10 décembre 2008

Union pour la Méditerranée - L'Algérie lorgne le poste de secrétaire général

Selon des sources diplomatiques algériennes, l'Algérie envisage de se porter candidate au poste de secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée (UPM) voulue par Nicolas Sarkozy, révèle le quotidien L'Expression.
Toujours selon ces sources, Alger avait demandé à Paris de soutenir sa candidature à ce poste en contrepartie de sa présence au sommet de lancement de l'UPM, le 13 juillet dernier à Paris. Le quotidien estime que l'Algérie a toutes ses chances. Pour l'heure, la Jordanie est le seul pays à avoir fait officiellement acte de candidature. Mais les pays de la Méditerranée orientale sont déjà bien pourvus, puisque l'Egypte assure la coprésidence avec la France et que des postes de secrétaires généraux adjoints reviennent à Israël, à la Palestine, à Chypre, à la Grèce, à Malte et à la Turquie. "Si la logique est respectée, note L'Expression, le poste de secrétaire général reviendra de facto à un pays maghrébin." Or la Tunisie avait préféré se porter candidate pour accueillir le siège du secrétariat général, avant de se désister en faveur de Barcelone. Quant au Maroc, il n'a jamais exprimé son désir d'occuper ce poste et, du reste, le roi Mohammed VI n'a même pas pris la peine d'assister au lancement de l'UPM.
Courrierinternational.com - le 10 décembre 2008

MEDays «Le Forum du Sud pour une Méditerranée Nouvelle»

Les MEDays, forum annuel international, abrité par la ville de Tanger, est l’événement phare organisé par l’Institut Amadeus.
Il a permis, sur plusieurs jours, de confronter les lectures, les avis et les recommandations de responsables et décideurs internationaux de haut niveau, sur les différentes problématiques et thématiques prioritaires, d’ordre politique, stratégique, économique, environnemental et socioculturel, liées à la région méditerranéenne.
L’édition 2008 des MEDays «Le Forum du Sud pour une Méditerranée Nouvelle» (première édition), a eu lieu les 26, 27 et 28 Novembre 2008 à Tanger, dans un contexte marqué par le lancement de l’Union pour la Méditerranée le 13 juillet dernier à Paris.
Cette édition avait pour objectif principal de stimuler une meilleure compréhension des questions relatives aux différents processus politiques, économiques et sociaux en cours dans la région, afin de concrétiser enfin cette nouvelle conception de la Méditerranée.
Plus de 400 participants étaient présent aux MEDays 2008, incluant des décideurs gouvernementaux et des administrations publiques, des chefs d’entreprises, des universitaires et des chercheurs, des représentants de la société civile, et des experts d’organisations internationales.
Les réflexions menées au cours des MEDays 2008 ont abouti à un engagement commun à travers la «déclaration de Tanger», qui sera relayée auprès des principaux décideurs de la région.
Pour plus d’informations ou pour s’inscrire :
http://www.medays.org/

Création d'un Conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée

Il est créé, par le décret (n°2008-1277) du 8 décembre 2008, jusqu'en 2013, un Conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée placé auprès du Premier ministre. Sa présidence devrait être confiée à l'ancien ministre Renaud Muselier, si l'on en croit le blog de ce dernier.
Devant entrer en fonction le 1er janvier 2009, ce Conseil devra oeuvrer pour susciter et encourager toutes initiatives publiques et privées permettant de promouvoir la dimension culturelle de la politique méditerranéenne de la France, notamment dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée et de la manifestation "Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture".
Sa mission consistera également à favoriser la cohérence des différentes actions engagées dans ce cadre, notamment celles conduites par l'Etat et les collectivités territoriales. La création de ce Conseil culturel fait partie du projet français d'Union pour la Méditerrannée, visant à renforcer la coopération entre l'Union européenne et les pays du Maghreb et du Proche-Orient (actualité du 17/03/08).
Actualité publiée le mardi 9 décembre 2008. Rédigée par Net-iris et classée dans le thème Droit Européen.

Le 10 décembre 2008 - DECRET
Décret n° 2008-1188 du 14 novembre 2008 portant création de la mission interministérielle de l’Union pour la Méditerranée
NOR: PRMX0826256D
Version consolidée au 10 décembre 2008


Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre et du ministre des affaires étrangères et européennes,
Vu la Constitution, notamment son article 37 ;
Vu le décret n° 2005-1283 du 17 octobre 2005 relatif au comité interministériel sur l’Europe et au secrétariat général des affaires européennes,

Décrète :
Article 1

Il est créé une mission interministérielle de l’Union pour la Méditerranée.
Sans préjudice des attributions exercées par le secrétariat général des affaires européennes, la mission interministérielle de l’Union pour la Méditerranée anime et coordonne les actions mises en œuvre dans le cadre de l’initiative « le processus de Barcelone : une Union pour la Méditerranée », tant au sein des services de l’Etat qu’entre ces services et les autres personnes, publiques ou privées, concourant à cette initiative.

Article 2
Le chef de la mission interministérielle de l’Union pour la Méditerranée est nommé par décret du Président de la République.
Il est assisté par l’ambassadeur en charge de l’initiative sur l’Union pour la Méditerranée, qui en coordonne les aspects internationaux.

Article 3
La mission interministérielle de l’Union pour la Méditerranée peut faire appel, en tant que de besoin, aux différentes administrations centrales concernées et aux établissements publics de l’Etat.
Le ministre des affaires étrangères et européennes peut recourir à la mission, qui lui fait rapport de ses activités.

Article 4
La mission interministérielle de l’Union pour la Méditerranée dispose de personnels mis à disposition par les ministères ou les établissements publics de l’Etat. Elle peut également recourir à un nombre limité de contractuels. Elle est rattachée, pour sa gestion administrative et budgétaire, au secrétariat général du Gouvernement.

Article 5
Le ministre des affaires étrangères et européennes et le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 14 novembre 2008.
Nicolas Sarkozy
Par le Président de la République :

Le Premier ministre,
François Fillon
Le ministre des affaires étrangères
et européennes,
Bernard Kouchner
Le ministre du budget, des comptes publics
et de la fonction publique,
Eric Woerth
Muselier chargé de créer un conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée
Nicolas Sarkozy vient de confier à Renaud Muselier, député UMP, la mission de créer un conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée (UPM).
Cette instance que Muselier dirigera, aura pour vocation de "susciter toutes initiatives publiques et privées ayant pour objet le développement de la dimension culturelle de la politique méditerranéenne de la France, notamment dans le cadre" de l'UPM, et de "mobiliser toutes les forces vives de la Méditerranée au service du projet Marseille Provence 2013, capitale européenne de la culture".
Muselier est également en charge depuis mi-octobre de préparer la ville à devenir capitale européenne de la culture en 2013.
Laprovence.com - novembre 2008

dimanche 7 décembre 2008

Séminaire sur le Codéveloppement Méditerranéen et Nouvelles Formes de Compétitivité

EUROMED - Codéveloppement Méditerranéen et Nouvelles Formes de Compétitivité - Du 09-12-2008 au 10-12-2008 - Madrid (Espagne) Leader : Université Nebrija - GPAEI
Les 9 et 10 Décembre 2008 2008 se tiendra, au siège madrilène du Conseil Économique et Social d’Espagne, le Séminaire International "Codéveloppement Méditerranéen et Nouvelles Formes de Compétitivité dans la Société Durable de la Connaissance".

Organisé par le Groupe de Prospective et d’Analyse Économique Internationale (GPAEI) de l’Université Nebrija, avec l’appui du Secrétariat d’État pour l’Union Européenne du Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération d’Espagne, ainsi que de celui de l’Institut Européen de la Méditerranée (IEMED) à Barcelone, il s'appuiera sur diverses analyses, travaux et initiatives relatives au Processus de Barcelone et à son récent enrichissement avec le lancement de l’Union pour la Méditerranée (UPM).
Ces diverses actions se sont maintenant concentrées sur l’appui pour la création de la Plateforme de Codéveloppement Méditerranéen (MEDCOP), une initiative de l'Université Nebrija en collaboration avec le CEPS. Il est aussi important de considérer que le moment est peut être venu d’aller au delà des modèles de coopération euro-méditerranéens traditionnels "top-down", excessivement institutionnels, en les enrichissant par une participation plus active des acteurs clé, dans la construction un nouveau concept de codéveloppement. L’héritage du processus de Barcelone et la transition vers l’UPM devraient promouvoir une nouvelle approche "bottom-up", autour d’opportunités concrètes avec, comme protagonistes, les PMEs. De plus, la durabilité environnementale devrait aussi être réinterprétée comme source d’opportunités d’affaires et de construction de nouveaux modèles de croissance et de développement qui puissent même contribuer à sortir la région de la situation actuelle de ralentissement de l’activité économique.
Finalement, la connaissance, nouveau facteur de production central du XXIème Siècle, noyau de la compétitivité est aussi très lié aux nouvelles dimensions de l’intelligence économique, du binôme indissociable sécurité économique / sécurité de développement, ainsi que de l’existence d’une nécessaire cohésion sociale et culturelle germes d’une nouvelle vision de "connaissance partagée" autour de l’approche internationale d’Alliance des Civilisations. Pour traiter de ces différentes questions, le séminaire comptera avec la participation de personnalités de la Méditerranée, d’experts dans les domaines cités ainsi que de la nouvelle « compétitivité verte », et provenant spécialement de Think-tanks du Sud et de l’Est de la Méditerranée.
Pour plus de détails et les modalités d'inscription, veuillez consulter le programme ci-joint.
Contact info :
Esperanza Ruiz Guerrero Coordination logistique Séminaire International Groupe de prospective et d’Analyse Économique internationale (GPAEI) Universidad Nebrija Campus de La Berzosa 28040 Hoyo de Manzanares Madrid Tel: +34.914521101 int. 4614 Fax: +34.914521111 Email:
eruiz@nebrija.es
Télécharger le programme (pdf-184 ko)

Sécurité de l’environnement : Une approche méditerranéenne collective

La problématique de la sécurité de l’environnement dans les espaces arabe et méditerranéen, ses innombrables défis et le besoin d’une approche collective, institutions et société civile, pour l’assurer et de là garantir un développement durable, sont au centre d’une conférence régionale de deux jours ouverte hier, à Tunis.
Intitulée ‘’Sécurité de l’environnement dans l’espace arabe et méditerranéen, et rôle de la société civile’’, la conférence, organisée par l’Association du réseau méditerranéen pour le développement durable (ARMEDD) et le réseau arabe pour l’environnement et le développement (RAED), a pour objectif d’engager le débat, à travers la protection de l’environnement et des équilibres écologiques, sur le souci de préservation de la santé de l’individu, dans une ère marquée par de profonds bouleversements qu’ils soient du fait de la nature ou de l’homme.
Selon les organisateurs d’ARMEDD, quatre principaux axes d’étude focaliseront les travaux. Ils s’articulent autour du concept de sécurité environnementale dans l’espace arabo-méditerranéen, des aspects juridico-stratégiques de la sécurité environnementale au sein de cet espace, du rôle des institutions régionales et internationales et de la société civile, ainsi que l’impact de la recherche scientifique et technologique dans la réalisation de cette sécurité environnementale dans la région.
L’on estime que le thème choisi pour la conférence émane d’une conviction qu’il constitue "le nerf moteur du développement durable dans une perspective de sécurité globale" aujourd’hui au cœur des préoccupations des Etats, des organisations internationales et des composants de la société civile en raison de ses défis actuels et futurs dont les changements climatiques et la dégradation continue de l’environnement en sont des conséquences manifestes.
Autant de défis qui "interpellent les consciences et suscitent des prises de position qui rendent parfois inconciliables les intérêts de différentes parties"’, souligne le président de l’ARMEDD, M. Mohamed Mehdi Mlika.Pour le secrétaire général de l’UMA, M. Habib Benyahia, les pays maghrébins (UMA: Algérie, Tunisie, Maroc, Libye et Mauritanie) ont arrêté depuis 2006 une stratégie d’action commune pour préserver leur environnement, face à la fragilisation du milieu notamment du fait de la désertification.
Elmoudjahid.com - novembre 2008

5éme réunion du Groupe 5+5 des ministres méditerranéens des transports

La ”5ème réunion des ministres des transports des pays de la méditerranée occidentale’’ (GTMO 5+5), se tiendra en Tunisie, les 16 et 17 novembre 2008, en présence de la commission européenne et du secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), en qualité d’observateurs.
La 5éme réunion du GTMO, présidée par la Tunisie (2007-2009), traitera de l’Union Pour la Méditerranée (UPM) et la coopération en matière de transport en méditerranée occidentale ainsi que la coopération entre les pays de l’UMA et le groupe GTMO 5+5.
Cette rencontre dont la présidence est tournante, portera sur le réseau multimodal des pays du Maghreb du GTMO 5+5, les axes maghrébins stratégiques, la modernisation de l’axe ferroviaire trans-maghrébin ainsi que sur le rapprochement des législations entre les pays de la rive Sud et ceux de l’UE.
Crée en 1995, dans le cadre du processus de Barcelone, le’ Groupe des ministres des Transports de la méditerranée Occidentale” a pour objectif de mettre en place un cadre
de concertation et de coopération pour le développement du transport dans la région de la méditerranée occidentale, et de contribuer au développement du partenariat euro-méditerranéen dans ce domaine.
Constitué initialement des sept pays de la région (4+3) à savoir, l’Espagne, la France, l’Italie, le Portugal et la Tunisie, l’Algérie et le Maroc et par la commission de l’Union Européenne en tant qu’observateur, le GTMO a vu son nombre d’adhérents augmenter lors de la présidence tunisienne, avec l’adhésion de la Libye, Malte et de la Mauritanie. Depuis mars 2007, il est désormais appelé le GTMO 5+5.
La présidence tunisienne a poursuivi l’impulsion du processus de coopération euro-méditerranéen au sein du groupe 5+5 et la réalisation de nombreuses activités de coopération qui visent a arrêter les priorités de la région et notamment la définition et le développement d’un réseau de transport multimodal en Méditerranée occidentale, qui met l’accent sur l’interconnexion avec les réseaux trans-européens et avec les pays de la rive sud de la méditerranée.
C’est dans ce cadre que des études techniques ont été réalisées, telles que ”L’élaboration de la principale base de données et d’informations existant sur les transports en Méditerranée occidentale”, l’étude ”Inframed” sur les besoins en infrastructures de transport en Méditerranée occidentale et le projet ”Reg-Med” qui consiste à analyser et définir les priorités relatives à la facilitation du transport international de marchandises en Méditerranée occidentale.
Le secrétariat du Groupe est le centre d’études des transports en Méditerranée Occidentale, dont le siège est à Barcelone.
Les rencontres des ministres méditerranéens du transport se sont tenues, respectivement, à Paris et Rabat en 1995, à Madrid en 1997 et à Tunis en 2007, dans l’esprit du protocole pour la coopération dans le domaine des transports en Méditerranée occidentale du GTMO 5+5, établi à Tunis en mars 2007.^

Infotunisie.com - novembre 2008

Euroméditerranée : La coopération postale ne sera pas que logistique

La coopération postale entre pays européens et pays du Maghreb serait-elle pionnière des futurs partenariats entre pays du bassin méditerranéen qui pourraient se révéler être des prises de part de marché des pays européens au Maghreb ?
A l’occasion du congrès de l’Union postale universelle (UPU) qui s’est déroulé le 5 août dernier à Genève, huit pays du nord et du sud de la Méditerranée ont lancé un dispositif commun, à l’instigation de La Poste française, pour prendre une place prépondérante notamment dans les échanges financiers de plus en plus exponentiels (mandats express internationaux) entre les populations d’origine maghrébine qui vivent et travaillent en France et leurs familles. Visant ainsi une facilitation et une intensification des flux entre France et Maghreb .Aujourd’hui, les transferts d’argent des migrants représentent le deuxième plus grand flux de capitaux entrant dans les pays en voie de développement après les investissements directs étrangers. Les transferts financiers des migrants au Maghreb ont atteint plus de 300 milliards de dollars en 2006, soit plus du montant de l’aide internationale au développement, selon une étude publiée par le Fonds international de développement agricole.Une première conférence Euromed Postal s’était tenue à Marseille en juillet 2007 avec 35 pays qui débouchera sur la création d’une société commune en 2009, centrale proposant des services à toutes les postes et créant des synergies communes entre établissements des différents Etats.Ces transferts représentant entre 2 et 20 % du PIB des pays concernés et favorisant le développement économique. La Tunisie est placée, en comptant les circuits informels, devant la Turquie, avec 1.400 millions d’euros et l’Egypte 1.150 millions d’euros selon les estimations de la BEI. Pour le Maroc, le transfert atteint 6.000 millions d’euros, dont 3.100 d’informel, l’Algérie 2.750 millions d’euros, dont 1.305 millions d’Euros de formel.
Les Postes tunisienne et algérienne devraient entrer prochainement dans le nouveau dispositif. Vingt-six opérateurs publics postaux africains ont ainsi créer l’entité coopérative Post Invest avec la France pour gérer les mandats express internationaux.Les transferts financiers des migrants vers leurs pays d’origine qui se sont considérablement accrus au cours de ces dernières années, émergent en tant que source incontournable de financement extérieur pour la majorité des pays en développement.Des accords de coopération existaient jusque là mais bilatéralement entre Etats. Il s’agit aussi de prendre une part de marché active et plus seulement logistique dans l’économie, la société et l’aménagement du territoire des pays du Maghreb et du Machreck.
Ceci, alors que la Poste française est en voie de privatisation et n’en appellera qu’à une croissance par l’extérieur, que le marché postal européen s’ouvre et que les postes du Maghreb se destinent, pour se développer et développer les infrastructures, ouvrir leurs capitaux et engager des partenariats publics-privés.
Source Les Echos - août 2008

Lancement du Blue Med aviation civil

Lancement du «Blue med aviation civil»: Aadhésion de la Tunisie au projet qui est de nature à accroître son trafic aérien avec l’étranger
La Tunisie a participé aux travaux de la conférence ministérielle sur “La réalisation d’un espace aérien euroméditerranéen (Blue Med)” dans la Méditeranée centrale et orientale, organisée, mardi, à Rome avec la participation de représentants de sept pays (Tunisie, Italie, Malte, Chypre, Albanie, Egypte, Jordanie), de la Commission européenne et d’organisations européennes spécialisées dans l’aviation civile.
Cette conférence a été marquée par le lancement du projet «Blue med aviation civil» qui vient concrétiser la décision de la Commission européenne de créer un espace aérien européen unifié. Cet espace comprend l’Italie, Malte, Grèce et Chypre (pays membres de l’Union européenne) en plus de la Tunisie, Egypte, Jordanie et Albanie en tant que pays associés à l’UE.
M. Abderrahim Zouari, ministre du Transport et chef de la délégation tunisienne, a souligné que l’adhésion de la Tunisie à ce projet rentable selon les études technico-économiques constitue une opportunité pour intégrer de plus grands projets euro-méditerranéens.
Ce projet contribuera, une fois réalisé, à l’amélioration du réseau des couloirs aériens actuels à travers la création de couloirs directs devant garantir la sécurité aérienne, réduire la durée des voyages, favoriser des économies de kérosène, sauvegarder l’environnement et accroître le trafic entre la Tunisie et l’étranger.
Il a mis en exergue les acquis de la Tunisie en matière de l’infrastructure aéroportuaire et de navigation aérienne.
Ces acquis, a-t-il ajouté, lui ont permis d’obtenir des certifications de conformité aux normes de sécurité et de qualité internationales.
M. Abderrahim Zouari a eu en marge de cette conférence, une rencontre avec M.Matteoli Altero, ministre italien du Transport et de l’infrastructure de base.
L’entretien a porté sur les moyens d’examiner les moyens de développer la coopération entre les deux pays dans le domaine du transport maritime des marchandises et des voyageurs.
Ils ont également examiné la possibilité d’étendre la coopération à l’infrastructure de base, aux équipements ferroviaires, au transport terrestre non polluant (transport écologique).
Le ministre italien a souligné la volonté de son pays d’aider la Tunisie à réaliser ses ambitieux projets en matière d’amélioration et de modernisation de son infrastructure en matière de transport.
M.Zouari a eu par ailleurs une rencontre avec M.Gilberto Galloni, président l’Association Europlatforms au cours de laquelle ils ont passé en revue les moyens de coopérer dans le domaine des réseaux logistiques et dans le domaine du développement des services portuaires.
Le ministre des transports tunisien a présenté à cette occasion les caractéristiques du programme de la Tunisie en matière de logistique soulignant l’importance de tirer profit de l’expérience italienne et européenne dans ce domaine. M.Zouari a également rencontré M.Antonio Tajani, commissaire européen adjoint pour le transport.
Cette rencontre a été l’occasion d’aborder la coopération entre la Tunisie et le commissariat européen en matière de transport ainsi que les moyens de les développer particulièrement par la promotion de certains projets programmés dans le domaine de l’infrastructure de base pour le transport et la logistique.
Le ministre a eu par ailleurs des rencontres avec un certain nombre de ses homologues participant à cette conférence au cours desquelles il a passé en revue les moyens de renforcer la coopération bilatérale dans les différents modes de transport

Source Infotunisie.com
Pour plus d'information : http://www.bluemed.aero/bluemed/

Mise en place d’un espace aérien euroméditerranéen commun à Rome

Une conférence ministérielle sur "la réalisation d'un espace aérien euroméditerranéen (Blue Med)" dans la méditeranée centrale et orientale a été organisée, mardi, à Rome (Italie) avec la participation de représentants de sept pays (Tunisie, Italie, Malte, Chypre, Albanie, Egypte, Jordanie), de la commission européenne et d'organisations européennes spécialisées dans l'aviation civile.
Cette conférence a été marquée par le lancement du projet «blue med aviation civil» qui vient concrétiser la décision de la commission européenne de créer un espace aérien européen unifié. Cet espace comprend l'Italie, Malte, Grèce et Chypre (pays membres de l'Union européenne) en plus de la Tunisie, Egypte, Jordanie et Albanie en tant que pays associés à l'UE.
Le ministre tunisien du transport et chef de la délégation tunisienne, a souligné que l'adhésion de son pays à ce projet rentable selon les études technico-economiques constitue une opportunité pour intégrer de plus grands projets euro-méditerranéens.
Ce projet contribuera, une fois réalisé, à l'amélioration du réseau des couloirs aériens actuels à travers la création de couloirs directs devant garantir la sécurité aérienne, réduire la durée des voyages, favoriser des économies de kérosène, sauvegarder l'environnement et accrôitre le trafic entre la Tunisie et l'étranger.
Des entretiens ont porté sur les moyens d'examiner les moyens de développer la coopération entre des pays des deux rives dans le domaine du transport maritime des marchandises et des voyageurs.
Agence TAP.

vendredi 5 décembre 2008

Le Maroc propose une taxe sur le transport maritime en Méditerranée

Le Maroc propose une taxe sur le transport maritime au profit des pays du bassin méditerranéen. Une proposition qui a été largement agréée par le GTMO 5+5, qui a même proposé aux organisations internationales de la prendre en considération.
Le Maroc vient de proposer la création d’une taxe sur le transport maritime au profit des pays du bassin méditerranéen. Cette proposition a été largement acceptée par les ministres des Transports des pays de la Méditerranée occidentale (GTMO 5+5) lors d’une réunion lundi 17 novembre, à Tunis. n effet, ces ministres ont fait appel, dans le communiqué final adopté à l’issue de leur 5ème réunion, aux organisations internationales concernées de prendre en considération l’importance de la proposition marocaine.

Les ministères du GTMO 5+5 ont exprimé leur conviction de la mise en œuvre de cette taxe à travers l’incitation des organisations internationales à examiner la possibilité d’imposer cette nouvelle taxe. Une taxe qui ne veut qu’assurer la sécurité de la navigation maritime, dont les revenus seront versés aux pays du pourtour méditerranéen.
Dans ce sens, les ministres ont décidé l’adoption du « réseau de transport multimodal » pour les pays maghrébins membres du groupe 5+5 ainsi que son actualisation périodiquement pour poursuivre les développements des programmes d’infrastructures dans la région.
D’autres décisions ont été prises au cours de cette réunion. Il s’agit de la multiplication des efforts pour la réalisation des tronçons restant sur les axes stratégiques du réseau concernant l’autoroute maghrébine et la modernisation et la complémentarité du réseau ferroviaire maghrébin. Les participants ont de même convenu de contribuer à l’intégration des liaisons maritimes dans la Méditerranée. Une intégration qui se veut à travers un réseau d’infrastructures portuaires.
Samira Yadine - Voir l’intégralité de l’article :
www.aujourdhui.ma/economie-details65203.html

Union pour la Méditerranée : Le sens d’un engagement

Toutes les études le confirment, tous les constats sont sans appel à ce sujet : il y a urgence à sauver la méditerranée et d’éviter qu’elle ne finisse par mourir sous les coups répétés des pollutions de toutes sortes, et plus graves les autres que les autres qui l’asphyxient, menaçant dans un avenir pas très lointain de lui faire rendre l’âme. En s’engagent sans hésitation ni tergiversation dans le projet de création de l’Union pour la Méditerranée, la Tunisie se montre pleinement consciente des dangers qui guettent cette région jadis, berceau de la civilisation humaine et qui, hélas, ploie sous le poids de multiples nuisances qui l’accablent de tous côtés. Ces nuisances, on le sait, sont le fruit d’un développement anarchique et non maîtrisé qui n’a cessé, durant des siècles, d’ouvrir cicatrice après cicatrice dans cet espace.
Ce que l’on sait moins c’est que ces cicatrices sont devenues pour certaines fort béantes et qu’elles ne concernent pas, contrairement à une idée reçue, que la mer. Faune et flore mais aussi air, sol, villes et campagnes sont logés à la même enseigne et réclament une intervention rapide.
« Le chantier de dépollution de la Grande Bleue est l’objectif numéro un de l’UPM. C’est sa Communauté du charbon et de l’acier » écrit la revue ‘’Géo’’ qui consacre son récent numéro à la Méditerranée qui fait le tour des défis actuels et futurs auxquels est confrontée Mare Nostrom et nous livre à cet égard, chiffres les uns plus alarmants que les autres, un tableau accablant qui appelle une action collective. L’environnement est en tête de ces défis avancés. Raison pour laquelle sa sauvegarde est l’un des thèmes fondateurs de l’Union. Le Président Ben Ali en fait, on s’en rappelle, le sujet essentiel de son discours sous la nef du Grand Palais à Paris au mois de juillet dernier lors du lancement officiel de l’Union.
La pêche, on s’en doute, devenue industrielle, vide la mer de ses poissons. La crise du thon rouge symbolise ce qui se joue en Méditerranée. Malheureusement dans l’ensemble des pays méditerranéens, les pêcheurs continuent de faire comme si de rien n’était.

Mais peut-on comparer les détenteurs de petites barques de la rive Sud aux mastodontes européens, japonais et chinois qui dans une seule prise raflent des centaines de tonnes d’espèces en voie de disparition ? L’environnement est ainsi au cœur de la problématique, la plus épineuse d’entre toutes, de l’inégalité des flux migratoires entre les deux rives et qui est responsable de l’augmentation, au cours des dernières années ! Toujours est-il que les stocks s’épuisent et les grosses prises se raréfient même si , fort heureusement, tout n’est pas encore perdu, ce qui risque d’arriver si rien n’est fait dans les délais les plus proches.

On ne badine pas avec son assiette. La biodiversité est également dans l’œil du cyclone. On dénombre 10 000 espèces en méditerranée. Mais elles sont de plus en plus nombreuses à grimper sur l’échelle des menaces (phoque moine, cétacés, etc. ….). Les estivants peuvent le constater à leur corps défendant à la faveur du pullulement des méduses sur les plages et qui rendent la baignade désagréable voire dangereuse. Autre « progrès » autre plaie : le tourisme et son corollaire le bétonnage du littoral. Plus de 40% des bords de mer sont déjà rendus artificiels par l’habitat, les équipements.
« Ne pas bronzer idiot » et « protège ma dune », ces deux slogans expérimentés avec succès à Tabarka, le village kroumir tunisien depuis des décennies et le développement du tourisme culturel et de santé, autant de nouveaux créneaux développés par la Tunisie sont d’actualité faisant de notre pays, le plus méditerranéen en termes géographiques et de brassage culturel et démographique, un acteur essentiel de toute stratégie visant à apporter une solution appropriée aux problèmes qui hypothèquent l’avenir de la zone.
D’autant que la liste des maux ne s’arrête pas là. Loin s’en faut ! L’augmentation des rejets chimiques et du trafic maritime et le réchauffement climatique, qui, paradoxalement y est plus fort qu’ailleurs, sont venus s’ajouter aux nouvelles fragilités qui affectent la Grande Bleue.
Le sol, sur tout le pourtour méditerranée n’est pas lui aussi exempt de la véritable désertification en œuvre dans ce qui s’apparente plus à un lac intérieur qu’à une véritable mer. Cela pose d’énormes défis à l’agriculture méditerranéenne qui ne parvient pas à nourrir correctement la population, qui souffre d’un déficit pluviométrique qui se creuse de plus en plus avec l’effet de serre, et la désertification du sol sous la pression de l’érosion, de la régression de la foret, etc.
Néanmoins, Il ne faut surtout pas céder à la tentation du catastrophisme. Car, précisément, ce sont là autant de nouvelles perspectives pour l’espace méditerranéen.
En agissant pour arrêter la dépollution, développer les autoroutes de la mer, favoriser la protection civile, encourager l’énergie solaire, augmenter les échanges universitaires, aider les PME à promouvoir l’emploi, les riverains ne manqueront pas de créer de nouvelles opportunités riches en promesses et qui redonneront à Mare Nostrum son lustre d’antan et son rôle avant-gardiste. C’est le sens de l’engagement du Président Ben Ali dans ce projet à maints égards vital.
Salem Guerbouj - section Economie, Opinions - InfoTunisie.com

Quantara et le patrimoine culturel commun en Méditerranée

Le projet Qantara est dédié au patrimoine méditerranéen, aux contacts entre les civilisations qui s’y sont croisées, affrontées, influencées, au cours de l’histoire. Les enseignants et les élèves,(je pense àu programme de seconde, ainsi qu’au collège), y trouveront cartes, vidéos, diaporamas, interactivités, commentaires rigoureux et clairs, destinés à un public varié.
Le projet Qantara s’inscrit dans le programme Euromed Heritage qui souhaite contribuer à l’entente mutuelle et au dialogue entre les cultures méditerranéennes, à travers la valorisation du patrimoine culturel. Il vise la promotion du dialogue interculturel par un appui à la préservation et la promotion du patrimoine historique et culturel commun de la région euro-méditerranéenne, à travers des échanges humains, scientifiques et technologiques.
Le programme
Euromed Heritage IV (2008-2011) est axé sur l’éducation et l’accès à la connaissance de ce patrimoine culturel, ainsi qu’à son appropriation par les populations.

Au coeur du futur de la civilisation méditerranéenne
Le projet Qantara ressemble bien aux partenaires du consortium Qantara : dans son esprit d’ouverture et de paix, dans sa forme moderne et multimédia, qui s’adresse au profane comme au spécialiste, et dans son organisation, qui rassemble plusieurs pays – l’Algérie, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Tunisie, l’Espagne et la France, plus un pays invité, l’Égypte. Qantara veut construire ou plutôt consolider le pont entre le nord et le sud, entre l’est et l’ouest de la Méditerranée.

Il s’agit bien d’abord d’un projet politique qui vise clairement l’identité méditerranéenne comme une identité fédératrice et solidaire. Souvent déchirée dans son histoire, la Méditerranée n’a jamais été une frontière mais un trait d’union dans le temps et l’espace de multiples civilisations et cultures : elle reste le creuset de notre unité autour de valeurs bien plus importantes que les apparentes dissensions.
C’est en refusant de considérer ces dissensions comme une fatalité que tous les partenaires du projet et nous-mêmes cherchons avec l’Union européenne à fonder et à valoriser notre identité méditerranéenne. Pendant les siècles qui concernent le projet Qantara– de la fin de l’Antiquité tardive et l’avènement de l’islam au XIXe siècle, fin de l’Empire ottoman – ont été diffusées à travers les trois religions révélées des valeurs qui ont su intégrer les apports de l’Antiquité, notamment ses premiers fondements philosophiques.
La Méditerranée a toujours été nourrie d’une telle diversité et n’a jamais cessé, même en temps de guerre, de favoriser les échanges et les partages tant des biens matériels, comme les tissus, les ors et les épices, que des valeurs spirituelles, des connaissances, des savoir-faire et des sciences.
Dans sa forme, ce projet permet d’apprécier la circulation des objets, des arts et des idées, de prendre la mesure de leurs origines souvent mêlées. Notre comité scientifique, composé de personnes venant des deux rives de la Méditerranée, leur a consacré tout son savoir, et trois médias principaux ont été choisis pour la diffusion afin que le propos soit accessible à tous : un site Internet, qui héberge la banque de données de mille architectures et objets patrimoniaux consultables à deux niveaux (le grand public et les spécialistes) ; une exposition multimédia (en fait, sept expositions qui se dérouleront dans sept pays simultanément) ; enfin, le livre avec son CD-ROM. Quatre langues – arabe, anglais, espagnol, français – s’appliqueront aux différents supports.
L’organisation de Qantara est en elle-même mobilisatrice. En effet, elle a supposé un travail en commun durant près de quatre ans des pays partenaires. Certes, ces huit pays ne sont pas toute la Méditerranée, loin de là, mais les absents de l’organisation ne le seront pas des contenus dans la mesure où ils abritent, protègent et valorisent une partie du patrimoine méditerranéen et le projettent dans le présent. L’Italie, la Grèce, les Balkans, la Turquie, la Syrie sont ainsi représentés, leurs patrimoines mis en lien.
Avec
Qantara, nous sommes au coeur d’un projet de civilisation qui se fonde sur un passé fécond et porte une certaine idée de la Méditerranée. Une Méditerranée fière et heureuse de sa diversité, adossée à l’Europe, à l’Afrique et au Proche-Orient, et apte à se placer au premier rang des nouvelles entités mondiales.
Dominique Baudis Président de
l’Institut du monde arabe.

UE-Libye: lancement des négociations pour le futur accord-cadre

La Libye et l'Union européenne entament demain à Bruxelles les négociations en vue de la conclusion de l'accord-cadre UE-Libye. Mme Benita Ferrero-Waldner, la commissaire européenne chargée des relations extérieures et de la nouvelle politique de voisinage, en collaboration avec la présidence de l'Union européenne, s'apprête à engager officiellement les négociations à l'occasion d'une réunion avec une délégation libyenne menée par MM. Abdulati Elobeidi, secrétaire aux affaires européennes, et Mohamed Tahar Siala, secrétaire adjoint du Comité populaire général libyen pour la liaison extérieure et la coopération internationale. Le futur accord instituera le cadre des relations entre l'UE et la Libye.
Mme Benita Ferrero-Waldner a déclaré: «Nous attendons ce moment de longue date, à savoir depuis la décision prise par l'UE en 2004 de lever les sanctions décrétées à l'encontre de la Libye et de mettre en place une politique d'engagement avec ce pays. Je me félicite de ce que nous soyons enfin en mesure d'engager ces négociations. La Libye est le dernier pays de la rive sud de la Méditerranée à n'avoir aucune relation contractuelle avec l'UE et nous tenons beaucoup à établir un cadre juridique clair et durable en vue de renforcer le dialogue et la coopération avec ce pays. La Commission a reçu du Conseil un mandat de négociation étendu, preuve que l'UE vise à conclure avec la Libye un accord aussi ambitieux que le voudra bien ce pays, en couvrant des domaines tels que le dialogue politique, le commerce, l'énergie, les migrations et l'environnement».
Le mandat de négociation de la Commission a été adopté le 24 juillet 2008 par le Conseil. Il a pour objectif la conclusion, avec la Libye, d'un large accord prévoyant l'instauration d'un dialogue politique et d'une coopération en matière de politique étrangère et de sécurité, l'établissement d'une zone de libre-échange aussi approfondie et complète que possible et la mise en œuvre d'une coopération dans des domaines clés d'intérêt commun, tels que l'énergie, les transports, les migrations, les visas, la justice et les affaires intérieures, mais aussi l'environnement et d'autres domaines comme la politique maritime, la pêche, l'éducation et la santé publique.
L'accord devra être fondé sur les principes fondamentaux que sont le respect des droits de l'homme, la démocratie, la non-prolifération des armes de destruction massive et l'adhésion aux règles de l'économie de marché.
S'il est conclu conformément aux objectifs ambitieux que se sont assignés les parties, le futur accord a de grandes chances d'établir une collaboration approfondie débouchant sur un partenariat politique fort et une augmentation des flux d'échanges et d'investissements entre la Lybie et l'UE.
Contexte
Pour l'heure, la Libye bénéficie d'un programme communautaire de coopération médicale et technique en matière de VIH/Sida d'un montant total de 8 millions d'euros. Ce programme est mis en œuvre dans le cadre du plan d'action de l'UE pour Benghazi, auquel participent également divers autres donateurs publics et privés.
En matière de migrations, l'UE et la Libye coopèrent déjà depuis 2004. Deux projets ont déjà été financés dans le cadre du programme thématique «Migrations et droit d'asile», l'un portant sur le contrôle des frontières avec le Niger et l'autre sur l'assistance au retour volontaire des immigrés, tandis qu'un troisième projet devrait être lancé début 2009.
Une séance d'information réunissant Mme Benita Ferrero-Waldner et MM. Abdulati Elobeidi et Mohamed Tahar Siala se tiendra le 13 novembre 2008 à 11h au coin VIP du Berlaymont.

L'Union de Méditerranée parie sur le soleil et le vent

Ils étaient tous là autour de la table du ministère de l'Écologie : les représentants des 43 pays appartenant à l'Union pour la Méditerranée mais également des bailleurs de fonds des représentants d'entreprises… Objectif ? Mettre en musique le plan en faveur des énergies renouvelables, l'un des six engagements pris à Paris le 13 juillet dernier lors du lancement de l'UPM.
La demande énergétique devrait exploser d'ici à 2020 tout particulièrement au sud de la Méditerranée. Dans cette optique, l'idée s'est donc imposée de développer l'usage des deux sources les plus largement répandues, le solaire et l'éolien. Alors que ces pays du Sud bénéficient de conditions d'ensoleillement ex­ceptionnelles, de zones très venteuses et de vastes étendues désertes pouvant accueillir les capacités de production, le re­nouvelable ne représente pour l'heure que 3 % de l'énergie produite dans le Sud, soit environ 1GW. «Les projets tablent sur 20 GW d'ici à 2020. Mais, dans les deux ans, il devrait déjà y avoir 5 ou 6 GW installés»,­ ­explique l'entourage de Jean-Louis Borloo.
Ainsi le fonds pour l'environnement mondial va débloquer une enveloppe de dix millions de dollars pour l'installation d'une ­centrale solaire en Algérie. À Essaouira au Maroc, une ferme éolienne de 60 MW doit être installée. Parallèlement, les interconnexions autour de la Méditerranée vont être multipliées. Une opération gagnante pour tous. En effet, certains pays européens ne pourront pas - le plus souvent faute de place -, répondre aux exigences de Bruxelles d'avoir 20 % de leur consommation énergétique en 2020 qui soit issue du renouvelable.

Marielle Court - leFigaro.fr - novembre 2008


Nomination d'Henri Guaino à la tête de la mission interministérielle de l'Union pour la Méditerranée.

Le Journal officiel du 28 novembre annonce la nomination d'Henri Guaino à la tête de la mission interministérielle de l'Union pour la Méditerranée. Par un décret signé du président de la République, le conseiller spécial du président de la République est nommé chef d'une mission interministérielle placée, en principe, sous l'autorité du gouvernement. C'est une première.
La mission a été créée par un décret en date du 14 novembre. Rattachée pour sa gestion administrative et budgétaire au secrétariat général du gouvernement, elle recouvre les ministères des affaires étrangères et du budget. Elle doit coordonner la mise en œuvre des actions engagées dans le cadre du "processus de Barcelone pour une Union pour la Méditerranée". Elle disposera à cet effet de personnels mis à disposition par les ministères ou les établissements de l'Etat.

Double message
Sur le plan juridique, rien n'interdit qu'un conseiller de la présidence de la République occupe cette fonction. "C'est certes inédit mais cela n'a, en soi, rien de plus choquant que le fait que le conseiller technique de François Mitterrand, Michel Charasse, ait présidé de 1984 à 1985 l'Office national de la forêt, une structure administrative", estime le constitutionnaliste Guy Carcassonne. Cela ne peut toutefois manquer d'interroger au regard de l'article 20 de la Constitution qui indique que "le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation" et qu'"il est responsable devant le Parlement".
En nommant ainsi son conseiller spécial, Nicolas Sarkozy envoie un double message. D'une part, il confirme - s'il en était besoin - la mainmise de la présidence de la République sur les relations étrangères, reléguant ainsi le Quai d'Orsay au rang de simple exécutant. De manière explicite, la coordination interministérielle passe par l'Elysée et non par Matignon. D'autre part, il entend signifier, malgré les obstacles rencontrés auprès de ses partenaires européens, qu'il n'a pas l'intention de passer la main sur ce dossier.
Patrick Roger - leMonde.fr - décembre 2008

mercredi 3 décembre 2008

Séminaire clusters & innovation dans l’Union pour la mediterranee

Mardi 16 Décembre 2008 : Séminaire clusters & innovation dans l’union pour la mediterranee à Sophia Antipolis organisé par la Fondation Sophia Antipolis, en partenariat avec le Ministère des Affaires Etrangères et la Direction Générale des Entreprises.
Cet événement a pour objectif de mettre en place une Communauté Euro-Méditerranéenne de Clusters et d’innovation et de développer des projets de coopérations et également aura pour but d’échanger sur les dispositifs de soutien à l’innovation, à partir d’exemples concrets de coopérations existantes.
Ce séminaire rassemblera les représentants de l’Union pour la Méditerranée (UpM), les responsables en charge de la politique d’innovation des pays concernés, les responsables de clusters et leurs membres, les agences de l’innovation et les autorités de gestion des programmes de financement européens mis en place.
Nous vous remercions de bien vouloir vous inscrire auprès de Colin RUEL
(ruel@sophia-antipolis.org - 04 92 96 78 16).

Pour information une précédente manifestation : l’Université Europe-Méditerranée des Clusters
Organisée par le CDIF, l’Université Europe-Méditerranée des Clusters se tient à Marseille, au Parc Chanot, rond-point du Prado, les 21 et 22 novembre 2007 prochains.
Les travaux sont organisés autour de cinq thèmes majeurs : les techniques de financement des innovations, le développement durable, la formation, la complémentarité des réseaux, les coopérations internationales et l’export.
Une série d’ateliers est organisée pour chaque thème. Le programme remis sur place aux participants précisera les heures et les sujets traités dans chaque atelier. Chacun sera libre de suivre tel ou tel sujet.
L'Union Patronale Régionale est partenaire de l'Université. Découvrez le pré-programme en document attaché.
Documents attachés cdif_univ.pdf 1328 Ko

Union pour la Méditerranée: Les opérateurs veulent passer à la vitesse supérieure

Quels enjeux mais aussi quelles brèches à exploiter à l’heure de l’Union pour la Méditerranée? Quelles sont les attentes des deux rives? Quels sont les facteurs clés pour sa réussite? Quelle implication économique, politique et sociale? Telles étaient les principales questions débattues lors de la 23e édition des Journées de l’entreprise organisées en fin de semaine par l’Institut arabe des chefs d’entreprise à la perle du Sahel, Sousse.
Le thème de cette édition était axé sur: «L’entreprise et l’Union pour la Méditerranée: approches pour un nouvel avenir». Etaient au rendez-vous plusieurs ministres, dont le Premier ministre tunisien, qui a ouvert comme à l’accoutumée les travaux, d’anciens ministres étrangers ainsi que d’éminents orateurs à l’instar de Omar Kabbaj, conseiller de S.M. le Roi Mohammed VI ainsi que des économistes, spécialistes de la question méditerranéenne. Autre fait marquant de cette édition, le nombre record de pays participants avec plus de 29 Etats représentés.
Le temps d’un séminaire, les participants se sont quelque peu écartés du spectre de la crise mondiale qui a dominé jusque-là toutes les rencontres professionnelles. Montrant ainsi que l’Union pour la Méditerranée est un sujet qui occupe l’actualité. Les interrogations existent et le thème reste prioritaire avec pour finalité cette intégration tant espérée de la Méditerranée.
Pour de nombreux participants, le dialogue entre l’Europe et les pays de la rive sud, à travers l’UPM, ne peut être que renforcé dans le cadre d’une politique active et solidaire. Dans ce scénario, les relations historiques entre les pays des deux rives constituent le meilleur mobilisateur pour favoriser leur intégration dans l’espace méditerranéen et les impliquer davantage dans la réalité et l’avenir de la région.
Reste qu’autant l’Union offre de nouvelles perspectives, autant elle pose certains défis. En plus d’être nouveaux, les projets annoncés ont ceci de particulier qu’ils charrient, à la fois, espoirs et interrogations. Et cet état d’esprit était très perceptible lors des débats. Entre le souhaitable et le possible, l’optimisme est de mise. Approches de l’édification de l’UPM, défis, promotion de l’investissement et coopération, mais aussi formation, emploi et migrations ont été autant de sujets débattus lors de cette 23e édition.
Au terme de deux journées de débats, les participants ont appuyé une union décentralisée outrepassant conflits et autres problèmes d’ordre politique qui freinaient jusque-là tout projet d’intégration. A cet égard, le parterre des économistes présents était unanime sur la nécessité de dynamiser les échanges et de nourrir les réflexions communes.
Globalement, les interventions ont versé dans le même sens, celui de la nécessité de booster les échanges entre l’Europe et les pays du Maghreb, s’écartant de tout unilatéralisme politique ou économique et exhortant, en contrepartie, à une solidarité dynamique et effective entre les pays de la région. D’entrée de jeu, le ton a été donné par le Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi: «L’Union maghrébine est un rêve auquel nous voulons bien croire».
Et de poursuivre, «sans la mise en place de mécanismes de soutien, l’Union pour la Méditerranée pourrait constituer une déception supplémentaire ajoutée à celle du Processus de Barcelone». De son côté, Abdelhamid Triki, secrétaire d’Etat tunisien chargé de l’Investissement extérieur, a estimé que l’UPM permettra d’accéder du palier des échanges commerciaux à celui de l’intégration. Le ministre souligne néanmoins que l’intégration dépend immanquablement du lancement de projets fédérateurs et de la dynamisation des structures régionales d’appui et, en avant plan, l’accord d’Agadir.
Des projets structurants certes, mais aussi et surtout répondant aux priorités de développement du Sud. Aussi, le groupement régional solidaire a été particulièrement prôné, avec en premier une intégration horizontale des pays du sud de la Méditerranée, UMA et autres espaces. A ce sujet, Omar Kabbaj, conseiller de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a insisté sur l’engagement du Maroc en matière de dynamisation de l’Union du Maghreb Arabe et relevé par là même la faiblesse du volume des échanges commerciaux entre les pays maghrébins.
Selon lui, plusieurs pas devront à ce titre être franchis en matière d’harmonisation entre les législations douanières et fiscales. Après avoir rappelé les efforts déployés par les Etats maghrébins au cours des dernières années en matière de règlement de la dette, le conseiller de SM le Roi a affirmé que l’UPM est à même de contribuer à l’amélioration du marché de l’emploi, à travers notamment la délocalisation de certains grands projets dans des pays du sud de la Méditerranée.
Il a appelé à la mobilisation de financements additionnels pour atteindre cet objectif.Même son de cloche chez Ahmed Ghozali, ancien Premier ministre algérien, qui a mis l’accent sur la nécessité de dynamiser davantage l’intégration maghrébine tant prônée. Pour sa part, Jean Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français, a plaidé pour une solidarité dynamique et effective entre l’UE et les pays du sud de la Méditerranée et formulé l’espoir que «ce projet avance sur ses deux jambes», associant à la fois le politique et l’économique.

Dimension sociale
Formation, emploi, mais aussi migration ont suscité des débats particulièrement animés lors de cette rencontre. S’agissant de la migration, les avis étaient unanimes sur la nécessité de trouver un compromis entre les différentes parties. Mobilité choisie, émigration organisée ou encore migration professionnelle,… Pour les participants, l’UPM doit constituer une opportunité pour ouvrir de nouveaux horizons en la matière et résoudre le problème épineux de l’immigration clandestine. Autre axe mis en avant, celui de la mise en réseau euro-méditerranéen de corps professionnels pour la libre-circulation dans la zone Euromed.

Ils ont dit
- Jean Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français: «L’UPM constitue une chance face aux incertitudes de la mondialisation, la crise financière internationale étant l’illustre témoignage».
- Andrea Amato, président de l’Institut méditerranéen basé en Italie: «Les pays européens devraient saisir la croissance au sud de la méditerranée, notamment en période de crise financière».
- Philipe De Fontaine Vive, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI): «La crise financière mondiale peut constituer une opportunité pour une coprospérité commune entre les pays de la rive nord et ceux de la rive sud».
De Yousra MAHFOUD - leconomiste.com - le 2 décembre 2008

Medays: la Méditerranée liste ses priorités

La crise palestinienne et l’Union du Maghreb Arabe (UMA) ont monopolisé les discussions lors du lancement de la première édition des Medays, l’événement qu’organise l’Institut Amadeus à Tanger.
Taieb Fassi-Fihri, ministre des Affaires étrangères, a d’emblée annoncé la couleur en évoquant dans son discours inaugural les dommages collatéraux qu’engendre le non aboutissement du projet de l’UMA. «Le non Maghreb a un coût et constitue une opportunité ratée de développement», a-t-il estimé.
En plus, c’est une occasion ratée pour tous les pays concernés de réussir leur lutte contre l’insécurité, note-t-il. Loin de montrer du doigt ou d’accuser, Fassi-Fihri a avoué que cela reste une responsabilité partagée entre tous les pays du Maghreb. Mais dans l’immédiat, le non Maghreb reste l’un des obstacles majeurs qui bloquent aussi l’Union pour la Méditerranée (UPM), dont ce forum se veut un porte-parole. Selon lui, «l’UPM restera marquée par une frontière fermée entre le Maroc et l’Algérie».
L’initiative française d’une Union pour la Méditerranée, qui est fortement appuyée par le Maroc, est en marche et rien ne l’arrêtera, note encore le ministre. Une affirmation que partage son homologue espagnol, Miguel Angel Moratinos. Ce dernier va plus loin en affirmant que le temps presse et qu’il faut lancer ce qui est considéré comme une suite logique du processus de Barcelone. Plus à l’Est, la situation ne semble pas moins préoccuper les panélistes intervenant lors de la première séance de ce forum méditerranéen.
En effet, la situation au Moyen-Orient, avec la crise palestinienne en tête d’affiche, a, elle aussi, été effleurée. Le cri du cœur lancé par l’ambassadeur palestinien à Rabat, Hassan Abderrahmane, n’a pas manqué d’émouvoir. Malgré les nombreuses réunions, les processus de paix et autres initiatives, des mères palestiniennes continuent de donner naissance à leurs enfants dans les check-points israéliens.
Pour passer de la Cisjordanie à Gaza, il faut traverser deux points de contrôle et attendre pendant plus de quatre heures, assure l’ambassadeur palestinien, qui insiste sur le caractère dualiste des positions israéliennes. Pour l’autre partie, le sécuritaire semble primer. Aaron Abaramovitch, directeur général au sein du ministère israélien des Affaires étrangères, a affirmé que l’autorité palestinienne ne peut assurer la sécurité nécessaire et les Israéliens ne peuvent supporter de voir leurs citoyens cibles d’attaques. Un dialogue de sourds qui semble s’embourber malgré les décades passées depuis son démarrage.
Il y avait beaucoup d’espoir de voir une vraie discussion naître sur le sujet, mais l’absence de personnalités de taille a laissé les auditeurs sur leur faim. Cette première journée aura aussi eu le mérite de donner une idée sur les embûches qui entravent le développement de l’UPM. Aux problèmes politiques, qui secouent les deux extrêmes est et ouest de la Méditerranée, s’ajoute le grave déséquilibre économique qui caractérise les rives nord et sud de la Méditerranée.
cf. www.leconomiste.com - 2 décembre 2008

L'avenir de l'Union pour la Méditerranée au centre d'un forum à Tanger

L'avenir de l'Union pour la Méditerranée (UPM), lancée le 13 juillet à Paris, a dominé l'ouverture de la première édition d'un forum pour le dialogue inter-méditerranéen, mercredi soir à Tanger (nord).
"Avec le sommet de Paris et la réunion de Marseille, nous sommes en condition de mettre l'UPM en marche", a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos.
Baptisé MEDays, ce forum de Tanger, dont c'est la première édition, vise à débattre des processus politiques et économiques en cours dans la région méditerranéenne, selon ses organisateurs regroupés dans l'institut Amadeus présidé par Brahim Fassi-Fihri, le fils du ministre des Affaires étrangères marocain.
"N'attendons pas demain, on est déjà en retard. On va le faire, on va réussir", a ajouté M. Moratinos, évoquant la nécessité de l'intégration maghrébine "mais aussi ce Proche-Orient qui nous interpelle et doit aboutir à une paix définitive".
"L'UPM est en marche et plus rien ne l'arrêtera", a affirmé le chef de la diplomatie marocaine Taïeb Fassi-Fihri, lançant un "appel pressant aux maghrébins, aux hommes politiques, aux spécialistes de l'économie pour voir l'Union du Maghreb arabe se réaliser, avancer et progresser".
"Sans cela l'UPM restera handicapée par cette absence et cette division symbolisée par une frontière fermée entre deux pays frères", a-t-il ajouté en allusion à la frontière algéro-marocaine fermée depuis 1994.
"Le +non-Maghreb+ a un coût, c'est une opportunité ratée pour le développement des cinq pays de la région, et c'est un gâchis pour l'UPM", a encore souligné M. Fassi-Fihri.
Le secrétaire d'Etat français à la Prospective économique Eric Besson a pour sa part affirmé qu'il y avait entre les deux rives de la Méditerranée "le plus grand écart de revenus dans le monde". "Les défis qui pèsent sur le développement économique (dans cette région) sont immenses", a-t-il dit.
Au nom de l'Egypte, qui co-préside l'UPM avec la France, Kamal Nasser, l'ambassadeur égyptien à Paris, a déploré que l'UE consacre seulement 2% de ses investissements à son voisinage méditerranéen contre 20% consacrés par les Etats-Unis à leurs voisins.
Tanger est la ville où, le 23 octobre 2007, le président français Nicolas Sarkozy avait annoncé son initiative de l'Union pour la Méditerranée.
L'UPM comprend les 27 pays de l'Union européenne et douze partenaires du sud méditerranéen : Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Syrie, Autorité palestinienne, Tunisie, Turquie et Libye en qualité d'observateur, ainsi que cinq Etats riverains du nord de la Méditerranée: Albanie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro et Monaco.
Source AFP - novembre 2008

Actualités - Euromed Info Centre

Actualités des projets et programmes
Inauguration de cinq écoles fraîchement rénovées à Jérusalem-Est
Mardi, 28 octobre 2008
En coopération avec Save the Children Suède et la Fondation Faisal Husseini, la Commission européenne a inauguré cinq écoles de Jérusalem-Est venant d'être rénovées. Cette rénovation a été rendue possible grâce à des fonds dégagés par l’UE. Une cérémonie d’inauguration avait été organisée dans l’un des cinq établissements scolaires, l'Ecole patriarcale grecque orthodoxe de Saint Dimitri, située dans la vieille ville de Jérusalem. John Kjaer, représentant de la CE à Jérusalem, et le Patriarche Theophilos III...
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Maroc : Opération de distribution de 3000 kits scolaires à Tanger
Jeudi, 23 octobre 2008
La Délégation de la Commission Européenne à Rabat en collaboration avec d’autres partenaires lance, l’opération de distribution de 3.000 kits scolaires au profit des enfants des ménages des quartiers « Béni Oureighel » et « Haoumat Jamaa » situés dans l’arrondissement de « Béni Makada » de la ville de Tanger, cofinancé par l'Union européenne à hauteur de plus de 70 millions de dirhams. Ces kits composés de cartables, cahiers scolaires, crayons à papier, stylos, casquettes...
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Troisième Forum interlibanais sur le développement économique et social
Mardi, 21 octobre 2008
Sur invitation de la Délégation de la Commission européenne au Liban, des représentants des blocs parlementaires libanais, des associations professionnelles et des experts indépendants se sont réunis pour débattre des politiques les plus souhaitables et les plus appropriées au Liban en faveur de « la compétitivité des entreprises et de la concurrence ». Cette édition du Forum interlibanais fait suite aux autres Forums tenus plus tôt dans l’année. Les réunions se sont tenues à Beyrouth les 15...
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Nouvelle étape dans le développement de la relation entre l’Union européenne et le Maroc : Déclaration de l'Union européenne lors de la septième session du Conseil d’association UE-Maroc
Mercredi, 15 octobre 2008
Les relations entre l’Union européenne et le Maroc ont franchi une nouvelle étape, peut-on lire dans une déclaration de l'UE lors de la septième session du Conseil d’association UE-Maroc, qui ajoute que le partenariat avec le Maroc a une valeur fondamentale pour l’UE, compte tenu du rôle qu’il joue non seulement au Maghreb mais aussi dans toute la région méditerranéenne. Le Maroc et l’UE ont mis en place un groupe de travail afin d’examiner les différentes...
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Délégation en Egypte : extension du délai pour le concours de photos
Mercredi, 15 octobre 2008
Le délai pour le premier concours de photos intitulé « Egypt: Life in a picture » (Égypte : la vie en photo), organisé par la délégation de la Commission européenne, a été étendu au dimanche 26 octobre 2008. La délégation a annoncé qu’en raison de la demande des citoyens, il a été décidé de donner à un plus grand nombre de personnes l’occasion de participer à ce concours. Site Internet de la délégation EuroMed Info Centre alerte e-mail du 15 septembre...
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Syrie : organisation d’un atelier et d’une exposition par le projet d’artisanat traditionnel et de dialogue interculturel
Jeudi, 02 octobre 2008
Des événements sont organisés en Syrie par un projet visant à démontrer la contribution de l’artisanat traditionnel au dialogue interculturel, à la diversité et au développement local. Le projet CULT LINK, financé par la délégation de l’Union européenne en Syrie et soutenu par le secrétariat général de Damas, capitale culturelle du monde arabe 2008, organise un atelier du 5 au 7 octobre à l’université de Damas, intitulé « Diversité culturelle et développement local ». À la même période, une...
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L’UE soutient la revitalisation de l’économie palestinienne
Jeudi, 25 septembre 2008
L’UE a libéré une nouvelle enveloppe de 4,7 millions d’euros (près de 24 millions de NIS) pour financer le paiement des arriérés de l’Autorité palestinienne dus au secteur privé. Sa contribution au programme dépasse ainsi les 24 millions d'euros (122 millions de NIS) pour 2008. Par le biais du mécanisme européen PEGASE, l’UE a ainsi injecté rapidement des fonds pour soutenir l’économie palestinienne, assurant ainsi un soulagement financier immédiat au secteur privé. Communiqué de presse PEGASE Relations extérieures...
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Mise en ligne du bulletin d’information de la délégation de l’UE en Syrie
Mercredi, 24 septembre 2008
La visite en Syrie, du 9 au 12 août, du Président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, est au sommaire du dernier bulletin d'information de délégation. Cette visite a été l’occasion pour le Président du PE d'insister sur le rôle clé que doit jouer la Syrie dans la recherche d’une solution au conflit dans la région. L’Union pour la Méditerranée du processus de Barcelone, le nouveau projet syro-européen axé sur la sécurité des produits et leur respect...
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Une aide sociale en faveur de plus de 46.000 familles palestiniennes par le biais de PEGASE
Mercredi, 24 septembre 2008
L’Union européenne et l’Autorité palestinienne ont démarré le paiement des allocations sociales en faveur des plus vulnérables. Plus de 46.000 familles palestiniennes vivant dans les Territoires occupés en bénéficieront. Cette assistance prend la forme d’une allocation de 1.000 NIS (environ 200 euros) par famille, gérés par le biais du mécanisme européen PEGASE. Communiqué de presse PEGASE Relations extérieures – Territoires palestiniens occupés EuropeAid - Projets pour la paix au Proche-Orient: fiche et actualitésEN AR...
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Mise en ligne de la newsletter du Bureau d'assistance technique de la CE pour la Cisjordanie et la Bande de Gaza
Mardi, 23 septembre 2008
Le deuxième bulletin d’information du Bureau d’assistance technique de la CE pour la Cisjordanie et la Bande de Gaza est à présent en ligne. On y trouve une lettre dans laquelle le représentant de l’UE, John Kjaer, réaffirme l’engagement de l'UE à soutenir les deux parties au conflit israélo-palestinien en vue de parvenir à un accord d'ici la fin de l'année. Ce nouveau numéro (juillet-août) se penche également sur PEGASE, le mécanisme de soutien au peuple...
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Programme régional de soutien à la navigation par satellite : Du nouveau dans les rubriques «Dossier» et «Faits marquants du projet» sur le site Internet d’EuroMed Info Centre
Mercredi, 01 octobre 2008
«Un système de localisation par satellite pour la marine marchande tunisienne » financé par le projet euro-méditerranéen de soutien à la navigation par satellite est à l’honneur de la section Dossier du site Internet d’Euromed Info Centre. Le reportage ainsi que les photographies, également disponibles en ligne, ont été réalisés par le journaliste tunisien Manoubi Akrout. Pour lire ce dossier, cliquez ici Le nouveau « Faits marquants du projet », extrait des Bulletins d’information (Info Notes) d’EuropeAid, met à l’honneur le...
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Dossiers réalisés par des journalistes et des photographes des pays partenaires méditerranéens
Mardi, 16 septembre 2008
Regards des populations sur le Partenariat Euromed L’Euromed Info Centre, en coopération avec des journalistes et des photographes de neuf pays partenaires méditerranéens, est parti sur la piste de certains des projets financés par les Programmes régionaux d’EuropeAid et publie des reportages à leur sujet. Ces dossiers sont le fruit des recherches et du travail de rédaction de journalistes de ces pays et donnent dès lors le point de vue des bénéficiaires et une idée de la...
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Projet de gestion de l’eau au Maroc et appui au secteur dans le cadre du programme régional à la une de nos rubriques « Dossiers » et « Faits marquants »
Jeudi, 11 septembre 2008
Le projet MEDAWARE est l’un des cinq projets entrepris au Maroc dans le cadre du programme régional MEDA-Eau de l’UE, qui porte sur la gestion locale de l’eau. Ce projet est à la une de la rubrique « Dossiers » du site Internet EuroMed Info Centre. Le reportage « Maroc : Défis hydrauliques et partenariat européen » a été écrit par une journaliste locale, Nadia ben Sellam, et les photos, visibles en ligne, sont de Morino Mustafa. Pour lire ce dossier,...
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Programme régional de soutien au secteur audiovisuel euro-méditerranéen : Du nouveau dans les rubriques «Dossier » et «Faits marquants du projet » sur le site Internet d’EuroMed Info Centre !
Jeudi, 04 septembre 2008
Ce nouveau Dossier mis en ligne sur le site Internet d’EuroMed Info Centre s'intéresse à un projet financé au titre du Programme EuroMed Audiovisuel II qui réunit des réalisateurs de Palestine, du Liban, de Jordanie, d'Israël et de Turquie. Le reportage intitulé «Projet Greenhouse : point de rencontre des réalisateurs » (Israël) a été réalisé par le journaliste local Yair Qedar. Les photos, également disponibles en ligne, sont de Edward Kapov. Pour lire ce dossier, cliquez ici. Le...
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Troisième projet d’atelier créatif de la Caravane – Date limite de remise des candidatures: 15 septembre
Mercredi, 03 septembre 2008

La Caravane du Cinéma euro-arabe, projet financé par l'Union européenne dans le cadre du Programme Euromed Audiovisuel II, a lancé un appel à candidatures pour participer à l'atelier créatif de la Caravane. Le thème de cette année est La Personne et la Ville et l’atelier est ouvert aux courts métrages et aux films d'animation. Des conférences, des projections, des études de cas, des cours théoriques, des débats ainsi qu'une phase pratique comprenant la réalisation des films...
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Le programme des « Autoroutes de la mer » : catalyser le renforcement des liaisons maritimes dans la région euro-méditerranéenne - Bulletin spécial de l'IEVP
Lundi, 01 septembre 2008
Depuis son lancement en 2006, le programme euro-méditerranéen des Autoroutes de la mer de la DG EuropeAid a servi de catalyseur en encourageant les pays méditerranéens partenaires, ainsi que les partenaires de l'UE, à s'associer à la préparation de plans de développement destinés à renforcer les liaisons maritimes. Ce programme (MEDA) de 4,8 millions d’euros entend promouvoir le concept des autoroutes de la mer et la création de meilleures liaisons de transport dans la Méditerranée,...
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SALTO-Youth organisera sa 3e "Foire aux outils" EuroMed
Mardi, 29 juillet 2008
La 3e édition de la Foire aux outils pédagogiques, organisée par le centre de ressources SALTO-Youth EuroMed, aura lieu en Espagne du 5 au 9 novembre 2008. Elle est maintenant ouverte à la participation. Une centaine de personnes en provenance de pays associés au programme ou de pays partenaires sont à nouveau attendus. Elles participent toutes au programme Jeunesse en action. Il s’agit de jeunes, de travailleurs de la jeunesse, de dirigeants de mouvements de jeunesse, de...
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Programme de la deuxième session de cours du projet Euromed Aviation
Lundi, 28 juillet 2008
La deuxième session de cours organisés par le projet Euromed Aviation est maintenant confirmée et les inscriptions peuvent commencer. Les cours auront lieu au dernier trimestre 2008. Pour des informations concernant les cours, les dates de clôture des inscriptions et les inscriptions en ligne, cliquez ici. Les informations concernant la première session de cours se trouvent sur le site Web du projet aux pages Formations et Cours dispensés. Le projet Euromed Aviation, financé par le programme régional, œuvre...
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Les séminaires de Greenhouse pour documentaristes et producteurs attirent cinquante-six candidatures
Vendredi, 25 juillet 2008
Le projet Greenhouse a reçu cinquante-six candidatures en provenance de neuf pays MEDA pour sa troisième année consécutive de séminaires. Le projet, financé par le Programme Euromed Audiovisuel II, organise trois sessions intensives, d'une durée de quatre jours chacune, dédiées aux jeunes documentaristes et producteurs les plus prometteurs. Au mois de juillet, un comité de sélection international examinera les propositions en vue de préparer le premier seminaire, qui se tiendra au mois de septembre 2008. La...
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Projet relatif à l’efficacité énergétique dans le secteur de la construction : nouveau dossier et nouveau fait marquant du projet sur notre site Internet
Mardi, 15 juillet 2008
Un projet relatif à l’efficacité énergétique dans le secteur de la construction (MEDENEC), financé par le Programme régional de l’UE, vient s’ajouter aux dossiers et aux faits marquants du projet sur le site Internet de l’EuroMed Info Centre. Le dossier se concentre sur l’action du projet en Algérie. Il est rédigé par un journaliste local, Tarik Hafid, et les photos, également disponibles en ligne, sont l’œuvre du photographe Samir Sid. Le fait marquant du projet, tiré des...
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Source - Euromedinfo.com - rubrique actualités