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vendredi 30 avril 2010

Méditerranée - 39e Congrès de la CIESM à Venise, du 10 au 14 mai 2010

Du lundi 10 au vendredi 14 mai 2010 se déroulera au Palazzo del Cinema à Venise le 39e Congrès de la Commission Internationale d’Exploration Scientifique de la Méditerranée, la CIESM.
Ce congrès, trisannuel, constitue le forum le plus important de recherche marine pour la région Méditerranée / Mer Noire. Plus de 100 sessions de travail et débats contradictoires sont prévus pour ces cinq jours. 40 États sont concernés ; plus de 1000 scientifiques venant des différentes rives de cette zone sont attendus.
L’ouverture de ce 39e Congrès, suivie d’une Conférence de presse, aura lieu à 10 heures le lundi 10 mai en présence de S.A.S. le Prince Albert II, Président de la CIESM depuis 2001, et de
S.E. M. Stefania Prestigiacomo, Ministre italienne de l’Environnement.
Sera abordé également le rapprochement nouvellement entamé par la CIESM avec les industrie, les nanotechnologiques, les transports, les pêcheurs, et autres acteurs-clés du monde maritime.
Quelques-unes des thématiques débattues au cours du Congrès :
- les risques de tsunamis,
- le nouveau programme JellyWatch de la CIESM,
- les biotechnologies marines,
- l’impact des catastrophes naturelles,
- la surpêche,
- l’interprétation des données satellitaires,
- les environnements extrêmes,
- l’exploitation des grands fonds,
- les grands prédateurs, etc.
La presse :
Les journalistes sont invités à s’accréditer en ligne avant le 3 mai sur le site de la CIESM : http://www.ciesm.org/marine/congresses/press.htm
Toutes les sessions sont ouvertes aux médias. Les accréditations, nominatives, sont remises à l’accueil du Congrès. Elles donnent libre accès à l’ouverture du Congrès, à l’intégralité des sessions et à un buffet, le 12 mai.

Un Point Presse animé par les grands témoins scientifiques de la Commission se tiendra chaque jour, à midi, sur les sujets d’actualité majeurs abordés lors des sessions.
Qu’est-ce que la CIESM ?
La CIESM, Commission Internationale d’Exploration Scientifique de la Méditerranée, regroupe 23 Etats*. Depuis 1919, date de sa création, les chercheurs de chaque pays dépassent les clivages géopolitiques et avancent ensemble dans une direction : celle de la connaissance dans la paix.

Avec ses 500 instituts de recherché associés et ses 4000 chercheurs marins, la CIESM est un organisme incontournable dans l’univers des sciences marines et soutient la recherche multilatérale en Méditerranée et Mer Noire. Son expertise est structurée en
six comités - Géosciences Marines, Physique et Climat des Océans, Bio-géochimie Marine, Microbiologie Marine, Ressources Vivantes et Écosystèmes Marins, Systèmes Côtiers - qui coiffent de vastes domaines de recherche et présentent leurs dernières découvertes durant ses Congrès.

Au moyen des technologies les plus pointues et des approches les plus récentes, la CIESM défend les priorités du Bassin et fait de ces scientifiques venus d’horizons si différents de réels chercheurs sans frontières. Unis pour plaider la cause d’une meilleure gouvernance maritime, ils se servent notamment de la mer Méditerranée comme d’un indicateur : profondément impactée par l’activité humaine, elle fournit de nombreux de signaux d’avertissement relatifs au changements environnementaux qui font d’elle un réel baromètre de l’océan (acidification des océans, prolifération des méduses, invasion des espèces tropicales, émergence de nouveaux contaminants).
Le siège de la Commission est situé à Monaco où les programmes et ateliers de recherche à travers l'ensemble du réseau sont coordonnés.

Son Directeur Général est le Professeur Frédéric Briand ; son Délégué, Frédéric Platini, est également Directeur de la Coopération Internationale du gouvernement Princier.
Répondant à un souhait formulé par le Bureau de la CIESM, un Accord de Siège a été conclu le 4 décembre 2009 entre les autorités monégasques et la Commission en présence de représentants des pays membres.

L’accord marque un moment significatif pour la CIESM : en conférant un véritable statut juridique à la Commission, il garantit son indépendance et sécurise le maintien de son personnel et de sa structure sur le long terme en Principauté.
Contacts :
Dr. Michèle BARBIER Arielle BARRABINO
18, bd de Suisse Centre de presse
MC 98000 Monaco MC 98000 Monaco
Tel : (+377) 93 30 38 79 Tel : (+377 98 98 43 49)
mbarbier@ciesm.org abarrabino@gouv.mc
Dr. Laura GIULIANO
lgiuliano@ciesm.org

jeudi 29 avril 2010

Concours photographique numérique ayant comme thème ‘Regards Croisés : Patrimoine Vivant en Méditerranée’

Le programme Euromed Heritage 4 de l’Union Européenne et l’association RehabiMed lancent le 3 mai un concours photographique numérique ayant comme thème ‘Regards Croisés : Patrimoine Vivant en Méditerranée’. Le concours, ouvert du 3 mai au 31 juillet 2010, aux ressortissants de l’UE et à ses partenaires de la Méditerranée ,vise notamment les étudiants et les amateurs.
Quelle place le patrimoine culturel tient-il au sein des sociétés méditerranéennes ?
De quelle manière rattache-t-il le présent au passé, la tradition à la modernité ?
Comment assimile-t-il les influences extérieures ?
Un concours photographique destiné à mettre en valeur des photos qui exaltent le patrimoine culturel méditerranéen dans toute sa richesse et sa diversité: diversité englobant sites archéologiques et bâtiments anciens, paysages ruraux et urbains, villages et hameaux, maisons traditionnelles, traditions orales, compétences et connaissances, rituels.
Transmis de génération en génération, cet immense patrimoine reflète l’esprit des peuples et des communautés et, par-delà les siècles, leurs croyances et leurs systèmes de valeurs.
Le concours sera lancé le 3 mai 2010.
Plus d'informatiosn sur le site d'Euromed-Héritage :http://www.euromedheritage.net/
Par Tvdz.com - le 29 avril 2010
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Méditerranée : lancement de la fondation FONDeMEES

Une fondation euro-méditerranéenne pour l’environnement, l’énergie et le développement soutenable (FONDeMEES) vient d’être lancée à l’occasion du congrès international sur l’économie verte (green business) qui s’est tenu les 16 et 17 avril 2010 à Casablanca au Maroc et qui a réuni 180 participants recouvrant 25 groupes industriels et PME, 15 universités et écoles, 25 ministères et des institutions de 16 pays, selon un communiqué.Il s’agit d’une initiative de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, de Fondaterra, de l’association marocaine Agissons Vert.
Ce fonds a reçu également l’aval de plusieurs ministères des pays méditerranéens, en particulier en Tunisie et au Maroc. En Tunisie, le ministère de l’Industrie et de l’Energie et l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie ainsi que l’université Tunis El Manar et l’Ecole Polytechnique de Tunis sont des partenaires de cette fondation qui a pour objectif de faire de l’économie verte un levier de croissance pour les territoires, la compétitivité des entreprises et l’emploi en Méditerranée.
Les actions de FONDeMEES seront axées autour de quatre objectifs principaux : anticiper et répondre aux besoins en compétences en Méditerranée dans les métiers actuels et de demain liés à l’économie verte, soutenir pour ce faire le montage de formations et former les enseignants et les formateurs, créer des écoentreprises dans les territoires méditerranéens à partir des nouveaux éco-services et écoproduits détectés, monter sur ces territoires des démonstrateurs servant de vitrine.
Ainsi, l’efficacité énergétique, l’éco-construction, l’éco-ville, l’écologie industrielle et territoriale, l’éco-mobilité seront au cœur de ses activités en favorisant les synergies entre les acteurs publics, privés et financiers de la Méditerranée (entreprises, universités, établissements d’enseignement supérieur et de recherche, territoires).
Les actions de FONDeMEES seront soutenues par les industriels, académiques et institutionnels tunisiens, marocains, algériens, libanais, italiens et français présents lors du congrès international et coordonnées au sein d’un comité de pilotage international.
Le siège de FONDeMEES se situera à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines avec des points focaux dans les différents pays méditerranéens partenaires qui permettront d’adapter les diverses problématiques aux territoires.
Par Businessnews.com.tn - le 29 avril 2010

mercredi 28 avril 2010

Oran accueillera le futur Observatoire de la Méditerranée et du développement durable

La première conférence ministérielle sur l'environnement et les énergies renouvelables du dialogue 5+5, qui s'est tenue à Oran lundi 26 avril, s'est intéressée aux menaces environnementales qui pèsent sur la Méditerranée : urbanisation des côtes, besoins en eau, pollutions en mer et sur terre.
Cette conférence a réuni, sous la coprésidence de l'Algérie et de l'Espagne, les ministres de l'Environnement de Mauritanie, du Maroc, de Tunisie, de Lybie, du Portugal, de Malte, de France et d'Italie.
Jean-Louis Borloo représentait la France.
La conférence ministérielle se tiendra chaque année
A l’issue de leurs travaux, les conférenciers ont décidé d’annualiser leur rencontre sur l’environnement et les énergies renouvelables.
La prochaine conférence se déroulera au Portugal et la coprésidence algéro-espagnole du forum a été reconduite en vue de la préparer.
La décision a aussi été prise de constituer un comité d’experts chargé de préparer le Conférence des Nations unies sur le réchauffement climatique qui se tiendra à Cancun (Mexique) du 29 novembre au 10 décembre 2010.
Un Observatoire de la Méditerranée et du développement durable devrait être créé prochainement et la ville d’Oran a proposé que son siège soit installé dans un parc de 40 hectares.
Enfin les ministres ont décidé d’instituer un Schéma d’aménagement côtier méditerranéen qui constituera un instrument de rationalisation et de rapprochement des politiques des 5+5 en la matière.
Jean-Louis Borloo a appelé à accélérer, dans ce cadre restreint propice aux décisions rapides, la réalisation de projets concrets, en particulier dans le domaine des énergies renouvelables, avec la réalisation de centrales solaires.
Par lesinfosvertes.hautetfort.com - le 28 avril 2010

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Forum euro-méditerranéen sur l’efficacité énergétique

Dans le cadre de ses actions dans le domaine des changements climatiques, la Fondation Prince Albert II de Monaco a conclu un partenariat en juillet 2009 avec Johnson Controls Inc. afin de promouvoir l’efficacité énergétique dans les constructions en Europe et dans les pays du bassin méditerranéen.
L’un des objectifs de ce partenariat est d’initier un dialogue impliquant les acteurs publics, du monde des affaires et de la société civile pour leur permettre d’agir ensemble dans ce secteur d’activité.
Ainsi, la Fondation Prince Albert II de Monaco et Johnson Controls, leader mondial multi-industriel des solutions éco-énergétiques pour le bâtiment, ont organisé en Principauté les 25 et 26 avril 2010, la première édition de « l’Euro-Mediterranean Energy Efficiency Forum ».
Cet événement a réuni des experts, des représentants politiques, des organisations non-gouvernementales, des acteurs économiques et universitaires afin de débattre sur la manière dont les pays européens et méditerranéens peuvent parvenir à atteindre des objectifs d’économie d’énergie significatifs.
En effet, aujourd’hui, les bâtiments consomment plus d'un tiers (35 pour cent) des ressources énergétiques mondiales et sont responsables de 40 pour cent des émissions de gaz à effet de serre. L’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments représente le levier le plus rentable pour réduire la consommation énergétique.
Le forum euro-méditerranéen sur l’efficacité énergétique a été inauguré par Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco, Chistian Estrosi, Ministre chargé de l'industrie et Maire de Nice et David Myers, Président de Johnson Controls Building Efficiency.
« Ce forum rassemble des experts mondiaux parmi les plus éminents pour discuter des stratégies qui permettront de réaliser une efficacité énergétique significative », explique David Myers. « Nous sommes convaincus que les technologies du bâtiment représentent une immense opportunité de réduire les émissions. On pourrait réduire l’utilisation d’énergie dans les bâtiments commerciaux d’un cinquième (20 pour cent) simplement à partir des technologies existantes. Cela se traduirait par une baisse de 30 pour cent des émissions de dioxyde de carbone. »
« Ce premier événement euro-méditerranéen s’appuie sur le Forum consacré à l’efficacité énergétique que Johnson Controls parraine depuis 1990 aux États-Unis démontrant ainsi notre engagement dans l’amélioration des technologies innovantes du bâtiment, » a ajouté David Myers.
Lors de Son allocution, SAS le Prince Albert II de Monaco a déclaré: “Améliorer l’efficacité énergétique, c’est pour chacun agir à la fois sur son environnement et sur son mode de vie. C’est la possibilité de changements concrets qui associent logique individuelle et efficacité collective, au service d’un progrès partagé, d’un monde à la fois plus accueillant et plus responsable. Ajoutons à cela que l’amélioration des performances énergétiques de chacun permet d’agir pour la planète, tout en maintenant son confort et en préservant son budget. N’oublions pas que cela crée un dynamisme économique qui, pour une fois, ne se nourrit pas de la prédation des ressources naturelles, mais de leur préservation.”
Pour sa part, Christian Estrosi a déclaré : “Dans le cadre du Grenelle de l'environnement, le Gouvernement français a pris des objectifs ambitieux : ainsi, d'ici a 2020, 23% de l'énergie produite en France devra provenir d'énergies renouvelables. L'objectif que s'est fixé la France est donc supérieur a celui de l'Union européenne, qui est de 20% d'énergies renouvelables en 2020.Par ailleurs le Gouvernement et le Président de la République ont fait des éco-industries l’un des axes importants des Etats Généraux de l’Industrie et du Grand emprunt national. Dans le cadre du Grand Emprunt National, le Gouvernement a décidé d’allouer près de 5 milliards d’euros au développement durable. ”

Le forum, réunissant 165 participants, a accueilli les porte-paroles et modérateurs suivants :
• Steve Howard, Président Directeur Général, The Climate Group
• Patty Fong, Directrice de l’exploitation, European Climate Foundation
• Nicola Rega, Conseiller, Eurelectric
• Jean-Pascal van Ypersele, Vice-président du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat)
• Professeur de Climatologie, Université Catholique de Louvain
• Russel Mills, Directeur mondial, Politique de l’énergie et du changement climatique, Dow Chemical
• Mark Hopkins, Directeur de l’efficacité énergétique internationale, UN Foundation
• Professeur Tadj Oreszczyn, Directeur de l’Institut de l’Énergie, University College Londres
• Ricardo Cordoba, Président, GE Energy Europe occidentale et Afrique du Nord
• Michèle Sabban, VP, Conseil régional d’Ile-de-France et Présidente de l’Assemblée des régions européennes
• Birgitte Andersen, chargée de mission, DG de l’énergie, Commission européenne
• Clay Nesler, Vice Président, Global Energy & Sustainability, Johnson Controls
• Serge de Gheldere, Ambassadeur d’Al Gore en Belgique, Président Directeur Général, Futureproofed
• Paolo Bertoldi, Leader de l’action pour l’efficacité énergétique, Institut de l’énergie, Centre de recherche commun, Commission européenne
• Bernard Gilliot, Directeur Général Adjoint, Tractebel Engineering
• Amal Haddouche, représentante du Ministère Marocain de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement
• Emily Melton, Directrice principale, Opérations et développement institutionnel, Conseil Mondial de l’Energie
Toutes les émissions de gaz à effet de serre liées à l'organisation de l’Energy Efficiency Forum seront compensées grâce au Programme "Monaco Carbone Offsetting" de la Fondation Prince Albert II de Monaco.

A propos de la Fondation Prince Albert II de Monaco
La Fondation Prince Albert II de Monaco a été créée par S.A.S. le Prince Souverain de Monaco en juin 2006. Elle se consacre à la protection de l’environnement et à la promotion du développement durable à l’échelle mondiale.
Elle concentre ses efforts sur trois objectifs principaux : Le changement climatique et les énergies renouvelables, la biodiversité, l’eau et la désertification. La Fondation apporte son soutien à des projets dans trois principales zones géographiques : Le bassin méditerranéen, les régions polaires et les pays les moins développés.
La Fondation soutient les initiatives d’organisations publiques et privées dans les domaines de la recherche, de l’innovation technologique et des pratiques conscientes des enjeux sociaux.
Pour plus d’informations, www.fpa2.com
A propos Johnson Controls
Johnson Controls (NYSE: JCI) est un leader mondial qui apporte de l’ingéniosité là où les gens vivent, travaillent et voyagent. En intégrant des technologies, des produits et des services, nous créons des environnements intelligents qui redéfinissent les relations entre les personnes et leur environnement. Notre équipe de 140.000 employés crée un monde plus confortable, plus sûr et plus durable grâce à nos produits et services, et ce pour plus de 200 millions de véhicules, 12 millions d’habitations et 1 million de bâtiments commerciaux. Notre engagement envers le développement durable est à la base de notre gestion de l’environnement, de notre citoyenneté sur le lieu de travail et dans les collectivités, et des produits et services que nous fournissons aux clients.
Pour plus d’informations www.johnsonscontrols.com/
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mardi 27 avril 2010

Les Ministres de l'Environnement du pourtour méditerranéen adoptent une déclaration à la conférence d'Oran

La première conférence ministérielle sur l'Environnement et les Energies renouvelables entre les 10 pays de la Méditerranée occidentale s'est tenue le 26 avril à Oran en Algérie. Cette conférence entrait dans le cadre des rencontres du Forum 5+5.
Elle a réuni, sous la coprésidence de l'Algérie et de l'Espagne, les Ministres de l'Environnement de Mauritanie, du Maroc, de Tunisie, de Libye, du Portugal, de Malte, de France et d'Italie.
Au cœur des débats d'hier figuraient les changements climatiques, la désertification, la gestion des déchets, les ressources hydriques et la biodiversité ainsi que la lutte contre la pollution marine et le développement des énergies renouvelables (EnR) entre pays riverains de la Méditerranée.
Durant la conférence, les Ministres ont adopté une déclaration ''qui met en place une structure légère de suivi et qui prévoit des réunions ministérielles annuelles ainsi que la création d'un observatoire du développement durable situé à Oran'', a précisé le Ministère français du développement durable dans un communiqué.
Selon l'AFP, la déclaration d'Oran préconise notamment un partenariat ''efficace'' entre les opérateurs des secteurs de l'énergie pour la création d'un système d'alerte précoce à la pollution pour protéger le milieu marin. Les Ministres ont également jugé ''indispensable'' de faire de l'adaptation au changement climatique une priorité dans les initiatives de développement de la région. Ils ont souligné la nécessité d'élaborer des programmes destinés à renforcer les capacités des pays de la région les plus vulnérables à s'adapter au changement climatique.
Concernant les EnR, les ministres ont plaidé en faveur d'un transfert vers les pays du Sud de la Méditerranée de technologies ''propres''. Le ministre du développement durable Jean-Louis Borloo a appelé ''à accélérer la réalisation de projets concrets, en particulier dans le domaine des énergies renouvelables, avec la réalisation de centrales solaires'', selon le Ministère.
La prochaine conférence ministérielle aura lieu en 2011 au Portugal.
Par Rachida Boughriet - Actu-Environnement.com - 27 avril 2010
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lundi 26 avril 2010

"Il faut écrire une nouvelle page des relations entre l'Europe et le Maghreb"

Jean-Baptiste Buffet répondait ce matin aux questions d'Estelle Poidevin, journaliste et rédactrice politique à la Commission Européenne à Paris.
Jean-Baptiste Buffet est chercheur associé à l'Institut Thomas More, et co-auteur du rapport "Pour une sécurité durable au Maghreb".
Nonfiction.fr - Dans votre rapport, vous appelez à repenser les bases de la coopération entre l'Union européenne (UE) et le Maghreb. Quels sont les enjeux d'un rapprochement entre l'UE et sa rive Sud ?
Jean-Baptiste Buffet- Au lieu de nous intéresser à l'étude de toute la zone méditerranéenne, nous avons voulu nous pencher spécifiquement sur l'un des enjeux euro-maghrébins. Car grâce à sa position géographique, à ses richesses humaines et énergétiques, le Maghreb est devenu une région essentielle pour l'Europe.
C'est une zone sensible en raison des enjeux énergétiques, des défis sécuritaires et politiques et des questions liées à l'immigration, mais elle recèle aussi et surtout un formidable potentiel de croissance économique pour les pays de l'UE.
Il faut que l'UE s'engage aux côtés des pays maghrébins et qu'elle adopte une approche globale afin de mettre en place ce que nous avons appelé dans le rapport "une sécurité durable". L'Europe doit refuser d'adopter une approche uniquement sécuritaire que l'on retrouve parfois dans les décisions des Conseils Justice et Affaires intérieures (JAI) pour privilégier une approche globale : politique et sociale, économique et sécuritaire, bilatérale et régionale. Il est temps d'écrire une nouvelle page des relations entre l'Europe et le Maghreb.
Nonfiction.fr- Vous écrivez que l'Europe est attendue au Maghreb, en a-t-elle pris conscience ?
Jean-Baptiste Buffet- Il y a longtemps eu un déséquilibre. L'Europe était plus intéressée par l'Est que par le Sud pour une raison simple. L'Est avait vocation à intégrer l'UE ce qui n'est pas le cas des pays du Sud de la Méditerranée.
Des pays de l'Union tendent naturellement vers l'Est de l'Europe (l'Allemagne est à ce titre leader), d'autres vers le Sud (la France reste très active) et cela se ressent dans le climat politique quotidien. Les dissensions liées à la mise en place de l'Union pour la Méditerranée (UPM) l'ont bien montré. La logique de pré carré demeure même si elle s'est atténuée. Il faut renforcer la coopération et essayer de traiter sur un pied d'égalité l'Est et le Sud.
La croissance de demain, les emplois de demain sont au sud. L'Europe doit soutenir la coopération régionale entre les pays du Maghreb qui se heurte encore à des tensions entre certains Etats (par exemple la question du Sahara occidental entre le Maroc et l'Algérie, la fermeture des frontières entre les deux pays).
Le défaut de coopération dans la zone, "le non-Maghreb" empêche la mise en place d'une zone de libre-échange en discussion depuis 15 ans. L'Europe doit aider à sa mise en place.
Nonfiction.fr- Vous avez choisi de vous intéresser à la coopération entre les pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Mauritanie, Tunisie, Libye). Quelle est votre appréciation du projet d'Union pour la Méditerranée ?
Jean-Baptiste Buffet- L'UPM devait permettre de redonner un nouveau souffle au processus de Barcelone. Elle est fondée sur de bons principes, a généré de bonnes idées, comme par exemple le principe de la co-présidence entre un pays du Nord et un pays du Sud. Mais était-ce la bonne approche de travailler à 44 pays ?
A l'Institut, nous avons toujours pensé que le niveau sous-régional était le plus pertinent. Il constitue une première étape vers une zone de prospérité euro-méditerranéenne.
La zone euro-meditérannéene n'est en effet pas homogène. Le Maghreb l'est déjà relativement plus. Tout commence par la sous-région.
On voit bien que l'UPM n'a pas fait avancer un seul projet. Il faut à tout prix dépolitiser les structures opérationnelles de l'organisation, car on voit bien que l'échelon ministériel peut être source de blocages. Il faut adopter une approche plus locale. L'UPM doit revoir sa copie pour fonctionner de manière plus souple. Il faudrait considérer le Maghreb comme une problématique à part entière. Cela pourrait favoriser les projets
Par Estelle POIDEVIN - Nonfiction.fr - le 26 avril 2010

dimanche 25 avril 2010

Méditerranée - MED-EMIP présente une étude majeure sur l'anneau électrique méditerranéen

Le projet MED-EMIP, financé par l'UE, a présenté la version finale de sa mise à jour de l'étude sur l'anneau électrique méditerranéen (MEDRING). Ce travail « propose des recommandations à court terme qui sont quantifiables, mesurables et susceptibles d'être réalisées dans un délai de cinq ans. Il jette les fondations d'investissements plus importants pour atteindre un objectif commun auquel un soutien est apporté de manière conjointe. »
L'objectif général de cette étude était d'obtenir, d'actualiser et d'analyser les données des performances du secteur électrique de 22 pays et territoires formant l'anneau méditerranéen. Elle a été menée en appui d’une communication émise en 2010 par la Commission européenne concernant une meilleure intégration du marché de l'électricité. L'étude a pris en compte les récentes évolutions relatives à la diversification du bouquet énergétique primaire pour la production d'électricité mais aussi les directives européennes qui permettent aux membres de l'Union pour la Méditerranée (UpM) n'appartenant pas à l'UE, d'exporter vers l'UE de l'électricité provenant de ressources énergétiques renouvelables.
« La comparaison de la situation actuelle avec les résultats d'études précédentes montre clairement que très peu de progrès ont été accomplis en faveur de la réalisation de l'anneau électrique méditerranéen », lit-on dans cette étude.« Ce constat étonne quand on sait que les parties prenantes sont d'accord sur le caractère hautement souhaitable de la réalisation de cet anneau et d'un accroissement du commerce de l'énergie. »
Dans un communiqué de presse, le projet MED-EMIP a fait savoir que les activités de mise à jour et les recommandations relatives à MEDRING étaient indissociables des activités du plan solaire méditerranéen à mener dans le cadre de l'UpM ou de toutes autres activités nationales comme DESERTEC et divers autres projets coordonnés et gérés par la Commission européenne dans le but de promouvoir les initiatives ayant trait à l'énergie solaire dans la région.
L'étude se compose de quatre volets ou « volumes » :
- Le Volume I résume la situation des systèmes électriques dans les 24 pays couverts par l'étude.
- Le Volume II présente une vue d'ensemble des difficultés techniques qui restent à résoudre pour boucler l'anneau et construire des corridors énergétiques reliant les États des rives sud de la Méditerranée à l'UE au moyen de câbles sous-marins à haute tension continue.
- Le Volume III examine les implications financières les plus probables de deux scénarios limites découlant de la mise en place d'une industrie de l'énergie solaire et éolienne à grande échelle dans les pays méditerranéens partenaires, qui répondrait à la demande énergétique croissante de la région tout en permettant d'étudier la possibilité d'exporter de l'électricité vers l'UE.
- Le Volume IV exploite deux millions de coordonnées pour présenter une visualisation des fonds marins de la Méditerranée, assez accidentés et, par endroits, très profonds.
MED-EMIP est une plateforme en faveur du dialogue en matière de politique énergétique et d’échange d'expériences dans la perspective d'un renforcement de la coopération euro-méditerranéenne, d'une intégration des marchés de l'énergie, de l'amélioration de la sécurité et de la durabilité. Financé par l'UE à concurrence de 4,1 millions d'euros, il est mis en œuvre de 2007 à 2010.
Plus d'info :
http://www.medemip.eu/WebPages/Common/NewsDetails.aspx?NID=58
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samedi 24 avril 2010

Méditerranée - Dialogue 5+5 : première conférence ministérielle sur l’environnement les 26 et 27 avril à Oran

La ville d’Oran abritera les 26 et 27 avril la première conférence ministérielle sur "l’environnement et les énergies renouvelables", inscrite dans le cadre du dialogue 5+5..
Une source du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme a indiqué, en marge des travaux de la réunion préparatoire des experts, ouverts samedi à Oran, que cette rencontre de deux jours verra la participation de ministres des pays de la région-ouest de la Méditerranée, dans le cadre du dialogue 5+5 regroupant l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Tunisie, la Mauritanie aux cotés de l’Espagne, la France, l’Italie, Malte et le Portugal..
L’Algérie et l’Espagne coprésideront les travaux de cette réunion, décidée à l’issue de la réunion des ministres de Affaires étrangères des pays du 5+5 en avril 2009 à Cordoue (Espagne).L’Algérie avait présenté alors une demande pour l’abriter..
Cette rencontre se veut un prolongement de plusieurs réunions ministérielles inscrites dans ce cadre politique de dialogue et de coopération, selon les organisateurs..
La lumière sera mise, pour la première fois, sur des questions ayant trait aux enjeux environnementaux a l’ère de l’évolution dans le domaine des énergies renouvelables..
Les experts s’attèleront lors de cette réunion préparatoire qui durera deux jours, à l’adoption du l’ordre du jour des travaux de cette 1ère conférence et à l’installation de groupes de travail ainsi qu’à la présentation des propositions qui seront examinées dans le cadre du projet de "la déclaration d’Oran" qui sanctionnera la réunion des ministres de l’Environnement..
Les changements climatiques, la désertification, la gestion des déchets, les ressources hydriques et la biodiversité seront, entres autres, les thèmes qui seront débattus par les experts en plus de ceux ayant trait aux mécanismes de lutte contre la pollution marine et au plan de développement de l’énergie solaire..
Il est prévu également d’examiner les opportunités offertes en matière de partenariat et d’investissement entre les 10 pays précités, le transfert de technologie et les cadres règlementaires et juridiques relatifs à la protection de l’environnement et des activités énergétiques..
APS - Portail.cder.dz - le 24 avril 2010

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mercredi 21 avril 2010

Euromed - La conférence ministérielle sur l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation vise de nouveaux défis

La deuxième conférence ministérielle euro-méditerranéenne dans les domaines de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation se tiendra à Brdo, en Slovénie, les 25 et 26 avril 2010.
Elle sera l'occasion de faire progresser la mise en place de l'espace euro-méditerranéen de l'enseignement supérieur et de la recherche, de faire le point sur les activités menées depuis la dernière réunion au Caire en 2007, et d'adopter un plan d'action doté de priorités immédiates qui permettront de réaliser de véritables progrès dans les prochaines années.
Sur le site Internet de cette conférence, organisée pour la première fois dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée (UpM), il est indiqué qu'elle a pour objectif de s'occuper des défis urgents et des opportunités recensés par l'UpM : « Nous devons concentrer nos efforts sur les progrès de coopération dans les domaines de plus haute priorité et à grand potentiel en adoptant un plan d'action doté de propositions tangibles. Après une période de presque trois ans, il est temps d'évaluer le travail accompli et de se mettre d'accord sur la façon de s'occuper des nouveaux défis et opportunités qui se présentent à nous. »
Les engagements à prendre et les activités concrètes à convenir « pourraient considérablement faire progresser nos efforts pour créer l'espace euro-méditerranéen de l'enseignement supérieur et de la recherche », lit-on aussi sur ce site.
La « déclaration du Caire », adoptée en juin 2007 par la 1ère conférence ministérielle euro-méditerranéenne, a établi le cadre de la coopération euro-méditerranéenne en matière d'enseignement supérieur et de recherche. Lors de la conférence ministérielle de l'UpM à Marseille en novembre 2008, les ministres ont veillé à la mise en œuvre et au suivi de la déclaration du Caire en renforçant le rôle du comité de surveillance de la coopération euro-méditerranéenne dans le domaine de la recherche et du développement technologique et en assurant la création rapide d'un groupe d'experts en matière d'enseignement supérieur.
Sur ces bases, les experts ont conclu avec succès leurs travaux préparatoires à Alicante (Espagne) au début du mois de mars 2010. À cette occasion, les délégations ont achevé le document de travail de la conférence qui sera adopté par les ministres lors de la prochaine réunion ministérielle en Slovénie.
Plus d'info :
http://www.euromed2010.si/
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Le Maroc lance 70 zones logistiques

Le Maroc va lancer 70 zones logistiques dans 17 villes du pays d’ici 2015, afin de rendre l’économie plus compétitive au niveau de la Méditerranée. Enjeux énormes, la fluidité des flux entre le Maroc et l’extérieur.
Le contrat programme 2010-2015 signé mardi 22 avril à Mohammedia sous la présidence du Roi Mohammed VI marque le lancement d’une « Agence marocaine pour le développement de la logistique ». Le rôle principal de cette structure, précise le ministre de l’Equipement et du Transport, Karim Ghellab, architecte du projet, sera de suivre la mise en place de 70 zones logistiques dans 17 villes du pays,objet du plan stratégique. Le programme couvre un horizon de 20 ans pour un investissement de 60 milliards de dirhams (5,5 milliards d’euros), dont les deux tiers seront assurés par les secteurs privés marocain et étranger. Le ministre a invité les partenaires étrangers, notamment les professionnels français, à venir investir dans ce segment de la logistique pour améliorer les performances du tissu industriel et commercial implanté au Maroc. L’objectif à terme est de réduire les coûts logistiques de 20% du PIB actuellement à 15% afin de s’aligner sur les niveaux du Brésil et du Mexique. En termes de croissance, le gain induit par l’amélioration de la logistique sera de 0,5% de PIB par an pendant 10 ans, soit une plus-value économique directe de 20 milliards de dirhams.. Cette stratégie accompagne différents plans sectoriels dans les domaines de l’agriculture (plan Maroc Vert), de la Pêche (Halieutis) de l’Energie dans un objectif d’une meilleure gestion des flux. Sur le plan environnemental, le plan vise la réduction de 35% des émissions de CO2. Une aubaine pour le green business.
Les Afriques - Lesafriques.com - le 21 avril 2010
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L'institut Amadeus participe au For'UM de l'UPM prévu à Marseille le 27 mai

L’institut Amadeus participera, comme partenaire officiel aux cotés de nombreuses organisations des deux rives de la Méditerranée, au For’UM de l’Union pour la Méditerranée(UPM) qui aura lieu le 27 mai à Marseille en France.
Ce For’UM sera organisé par la coprésidence franco-égyptienne de l’UPM, en partenariat notamment avec la Banque mondiale, la BEI, l’AFD, l’Institut Amadeus, l’ONUDI et le World Economic Forum.
Un communiqué de l’institut Amadeus indique mercredi que cette rencontre permettra de faire connaitre aux spécialistes des milieux financiers et aux acteurs du secteur privé les progrès réalisés par l’UPM depuis son lancement en 2008. Elle a aussi pour objectif de les mobiliser en faveur des projets concrets actuellement développés dans le cadre de l’UPM.
Les sessions aborderont entre autres les potentialités économiques de la zone méditerranéenne ainsi que les mécanismes de financement à mettre en place pour réaliser les projets sectoriels dans la région (plan solaire méditerranéen, eau, transport, protection civile, éducation etc…).
Les participants auront également l’occasion d’être informés des conclusions des principales réunions initiées dans le cadre de l’UPM: la
rencontre internationale informelle d’Alexandrie sur le financement des projets d’infrastructures, la 1ère Conférence interministérielle de l’UPM sur les projets de développement durable et les rencontres interministérielles sectorielles.
Ils pourront également prendre part à des échanges de vues sur les dispositions institutionnelles et la mise en place du secrétariat de l’UPM, inauguré le 4 mars dernier à Barcelone (Espagne), et sur les perceptives à venir de l’UPM.
L’institut Amadeus apportera dans le cadre de sa participation une perspective Sud aux enjeux socio-économiques et politiques de la région méditerranéenne grâce aux recommandations des MEDays 2009, précise le communiqué.
Cette rencontre sera également l’occasion de présenter aux décideurs économiques et politiques présents les grandes thématiques des MEDays 2010 et de les inviter à poursuivre le débat sur les développements de l’UMP et de la région, à Tanger à l’occasion de la 3è édition du Forum qui se tiendra du 10 au 13 novembre prochain.
Source MAP - le 21 avril 2010

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mardi 20 avril 2010

L'innovation, une priorité du développement en Méditerranée

Selon la Banque européenne d'investissement (BEI), l'innovation s'impose comme une priorité de développement pour les pays partenaires méditerranéens, permettant concrètement une intégration plus grande des économies nationales au sein de l'ensemble méditerranéen tout en accélérant la mise à niveau des entreprises et des organismes de formation pour une meilleure compétitivité internationale.
L'innovation en tant que priorité était le thème d'une conférence de presse tenue au Centre de Marseille pour l’intégration en Méditerranée (CMI), une plate-forme fondée, l'an passé, par la BEI, la Banque mondiale, les gouvernements égyptien, français, jordanien, libanais, marocain, tunisien et la ville de Marseille.
D'après un communiqué de presse, la BEI a placé l'innovation en tête des axes prioritaires d'action de son bras financier méditerranéen, la FEMIP. Elle y a consacré plus de 300 millions d'euros de prêts depuis 2002, en soutenant des projets d'envergure tels que la création de cinq technopôles et parcs scientifiques en Tunisie, ou encore la création du premier réseau de « Business Angels » pour encourager les entreprises innovantes.
Cette conférence de presse a également vu la présentation d'un guide sur les technopôles et les parcs scientifiques en Méditerranée, fruit d'une collaboration entre la BEI, la Banque mondiale, le projet Medibtikar (financé par l'UE) et la ville de Marseille. Ce guide a pour objectif d'aider les décideurs à planifier et gérer les technopôles et parcs scientifiques afin que ceux-ci deviennent un atout majeur d'attractivité pour les économies nationales.
Medibtikar, le programme euro-méditerranéen de soutien à l'innovation et aux technologies, a été clôturé début 2010. Prévu pour une durée de trois ans et doté d’un budget de 7,24 millions d’euros, il s’est employé à disséminer les pratiques innovantes en renforçant les échanges entre les planificateurs, les responsables politiques et les parties prenantes de la région Sud de l’IEVP.

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lundi 19 avril 2010

L’innovation, priorité émergente du développement économique en Méditerranée

Communication de la Commission européenne du 16.04.10 - Coopération et Europe / Développement économique et emploi / Innovation, TIC et recherche
« Je suis très heureux d’être à Marseille aujourd’hui, à la Villa Valmer qui abrite désormais les locaux du Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée (CMI). Acteur majeur de réflexion pour la modernisation des politiques publiques dans l’espace méditerranéen, le CMI agit comme un accélérateur du développement et de l’intégration économique pour les pays partenaires de la Méditerranée. L’innovation est d’ores et déjà son fer de lance, l’illustration de sa capacité partenariale et de sa force d’action » : Philippe de Fontaine Vive, Co-Président du Conseil Stratégique du CMI, Vice-Président de la BEI.
L’innovation, priorité émergente du développement économique en Méditerranée. Tel était le thème de la conférence qui s'est tenu le vendredi 16 avril 2010 à la Villa Valmer de Marseille, lieu de résidence du Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée. La conférence était présidée par Philippe de Fontaine Vive, Co-Président du Conseil Stratégique du Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée (CMI) et Vice-Président de la BEI, en présence de l’équipe managériale du CMI, notamment de son directeur Mats Karlsson, et des membres partenaires du Centre.
L’innovation s’impose comme une priorité de développement pour les pays partenaires méditerranéens, permettant concrètement une intégration plus grande des économies nationales au sein de l’ensemble méditerranéen tout en accélérant la mise à niveau des entreprises et des organismes de formation pour une meilleure compétitivité internationale. Forte de ce constat, la BEI a placé l’innovation en tête des axes prioritaires d’action de la FEMIP.
Elle y a consacré plus de 300 millions d’euros de prêts depuis 2002, avec le soutien à des projets d’envergure tels que, en Tunisie, la création de cinq technopoles spécialisés ou encore la constitution du premier réseau de « Business Angels » pour encourager les entreprises innovantes. C’est pour soutenir cette politique de la FEMIP que la BEI a placé le développement de l’innovation au premier plan des activités du CMI. Elle a ainsi consacré à ce thème la 7ème conférence FEMIP qui s’est tenue à Tunis le 15 mars 2010. Les conclusions de cette conférence ont appelé à la constitution d’un espace euro-méditerranéen pour l’innovation et à la mutualisation des expériences et compétences dans le domaine de l’économie de la connaissance.
La présentation en avant-première du « Guidebook » sur les technopoles en Méditerranée à cette conférence était le fruit d’une collaboration réussie entre la BEI, la Banque Mondiale, Médibtikar et la Ville de Marseille, ce guide a pour objectif concret d’aider les décideurs à planifier et gérer un technopôle afin que celui-ci devienne un atout majeur d’attractivité et de viabilité économique des pays, en minimisant notamment les coûts liés aux contraintes institutionnalisées qui ont précédemment été un frein à la collaboration des acteurs économiques.
Ce guide est un outil unique et novateur, pièce maîtresse du rôle prédominant qu’est appelée à jouer l’innovation en Méditerranée. Une innovation qui rime désormais avec intégration comme l'a souligné à la fin de la conférence le Vice-Président de la BEI : « Je suis convaincu qu’à travers son action d’intégration économique unique en son genre, le Centre de Marseille saura faire progresser notre réflexion commune et poser les jalons d’une véritable stratégie pour l’innovation en Méditerranée. La BEI continuera à mettre l’ensemble de ses instruments au service des pays partenaires, agissant de concert avec le Centre de Marseille dans l’objectif d’améliorer les conditions de vie des populations méditerranéennes. »
Par Secteurpublic.fr - le 19 avril 2010

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Méditerranée - Les grands projets solaires au Maghreb

Les projets d’énergie alternative sur les rives de la Méditerranée se bousculent, sans que l’on puisse encore dire qui du nucléaire, solaire ou éolien va l’emporter, ou d’avouer tout simplement que tous ces projets sont finalement complémentaires pour satisfaire les besoins de demain. Le Maroc, la Tunisie et l’Algérie ont, pour l’instant, un avantage de positionnement évident, mais l’Egypte, la Jordanie ou la Syrie et d’autres pays demandent également à avoir droit à ce chapitre.
Derrière les projets qui se profilent dans ces pays, il y a certes un grand souci écologique et environnemental, une urgence pour trouver dès aujourd’hui comment satisfaire les besoins de demain, mais aussi et, peut-être, surtout des grands intérêts économiques.
Au départ, chacun des pays concernés est guidé par des besoins domestiques de plus en plus croissants, à un moment où les réserves en énergies fossiles et étrangères risquent très vite de manquer et où la conscience écologique des peuples oblige les dirigeants à trouver des solutions propres et durables.
Les rives de la Méditerranée ne sont pas avares en soleil ; c’est donc bien naturellement dans cette direction que tous les esprits se tournent.
Ainsi en va-t-il, par exemple, du Maroc qui travaille sur un projet d’énergie solaire de grande envergure. Un projet de 9 milliards de dollars, qui vise à installer des unités de production d’une capacité totale de 2 000 MW d’ici 2020, et à réduire ainsi la dépendance du royaume envers les importations d’électricité, de pétrole et de gaz et protéger son environnement.
Ce « chantier grandiose », tel que le qualifie le ministre de l’Energie et des Mines Amina Benkhadra, devra concilier développement économique et social, préserver l’environnement et lutter contre les changements climatiques. Pour le ministre, « ce projet réduira les importations énergétiques en économisant un million de tonnes équivalent pétrole par an et contribuera à la préservation de l’environnement en évitant l’émission de 3,7 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an ».
Pour en assurer le succès, le Maroc a signé avec la France un partenariat institutionnel, technique et financier, dont l’accord cadre a été signé par le ministre de l’environnement français Jean-Louis Borloo et le ministre de l’Energie et des Mines marocain Mme Amina Benkhadra.
Côté projets solaires ambitieux, la Tunisie n’est pas en reste. C’est ainsi que le plan solaire tunisien (PTS) qui vise à faire de la Tunisie un centre régional de production industrielle et d’exportation dans le domaine de l’énergie solaire,compte pas moins de 40 projets devant être mis en oeuvre dans le cadre de partenariats publics-privés au cours de la période 2010-2016.
Le secteur privé en réalisera 29, tandis que 5 autres projets relèveront de la responsabilité du secteur public, notamment de la STEG (Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz), le reste est encore à déterminer. Cinq projets porteront notamment sur la réalisation d’études et la mise en oeuvre du plan. Le plan est réparti en 5 chapitres selon le secteur d’activités et son coût global est estimé à 3600 MD soit 2000 M€.
L’économie d’énergie attendue lorsque l’ensemble des projets sera concrétisé serait de l’ordre de 660 kTep par an et la quantité de CO2 évitée par ces projets est estimée à 1 300 000 tonnes par an permettant des revenues MDP (mécanismes de développement propre) de l’ordre de 260 MD pour 10 ans (sur la base de 10€ la tonne).
Et l’Algérie ?
Avec son Sahara et ses riches potentialités en gaz naturel, une énergie à accoupler avec le solaire pour aller vers la technologie de l’hydrogène pour des rendements supérieurs (jusqu’à 20 Mgw), il peut répondre à la crise de croissance du secteur de l’énergie photovoltaïque en Europe. La place de l’Algérie comme plaque tournante régionale de la production et la distribution de l’énergie solaire a tendance à se préciser et commence à intéresser plus d’un acteur.
En premier les Allemands qui lorgnent de plus en plus sérieusement vers le Sahara (projet Desertec). En effet, selon le Centre aérospatial allemand qui mène des recherches pour le compte du ministère fédéral de l’environnement, les besoins mondiaux en électricité pourraient être couverts avec des centrales à paraboles installées dans le Sahara sur une surface de 65.000 km2.
Ce projet pourrait concurrencer un autre projet, français, qui tend à développer un réseau électrique haute tension en courant continu sous la Méditerranée afin d’acheminer l’électricité solaire produite en Afrique vers l’Europe.
Le projet français, baptisé Transgreen, rassemblerait des fournisseurs d’électricité, des gestionnaires de réseau électrique et des fabricants de matériel haute tension sous l’égide d’EDF. Son lancement, qui s’inscrit dans le cadre d’un "plan solaire méditerranéen", devrait être annoncé lors du prochain sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM) qui se tiendra le 25 mai prochain au Caire.
L’objectif de Transgreen sera de fournir un "schéma directeur pour les investisseurs", dans l’optique d’une augmentation de la production d’électricité renouvelable, en particulier solaire, sur le pourtour méditerranéen.
Il entre dans le cadre du Plan solaire méditerranéen, lancé par l’UPM, qui prévoit la construction de capacités de production d’électricité "bas carbone", notamment solaire, de 20 gigawatts (GW) à horizon 2020. Une partie de cette électricité (5 GW) a vocation à être exportée vers l’Europe.
Le Français Transgreen, on le voit, est en concurrence directe avec le projet allemand Desertec qui rassemble, pour l’instant, une vingtaine de grands groupes allemands en vue de développer le plus vaste champ de panneaux photovoltaïques de la planète qui pourra approvisionner les premiers foyers allemands en électricité d’ici à dix ans.
Le projet, c’est le cas de le dire, est pharaonique, aussi bien par les investissements prévus que par les objectifs fixés. En effet, ces vingt grands groupes allemands songent ni plus ni moins à lancer le plus ambitieux programme de production d’énergie verte jamais imaginé.
Il est censé faire de l’Allemagne le champion incontesté de la lutte contre le réchauffement climatique en accomplissant un vieux rêve : transformer le soleil qui inonde les sables du Sahara en électricité. Les experts estiment à 400 milliards d’euros, le prix d’une centaine de centrales nucléaires de nouvelle génération, le montant des investissements nécessaires sur une période de quarante ans.
À elles seules, les méga-installations solaires coûteraient quelque 350 milliards d’euros. Le reste serait utilisé pour construire un réseau haute tension reliant l’Afrique au continent européen, afin de transporter l’énergie produite. Les initiateurs du projet estiment qu’ils pourraient être en mesure de produire 15 % de l’énergie consommée en Europe d’ici à quinze ans.
Ces projets solaires sont importants non seulement en tant que tels, mais parce qu’ils interviennent à un moment où les autres énergies alternatives, notamment l’éolien et le nucléaire, voient soit leur efficacité contestée ou mis en cause tout simplement pour des raisons de sécurité. Les éoliennes, à commencer par elles, sont, en effet, de plus en plus fragilisées. En France, elles n’assurent pas plus de 1 % de la consommation électrique. Et pour de nombreux observateurs, la « bulle » qui prévalait dans cette filière se dégonfle. La plupart des opérateurs se sont beaucoup endettés pour développer leurs portefeuilles de projets.
Aujourd’hui, les difficultés de trouver le financement des nouvelles capacités de production conjuguées aux difficultés de remboursement des dettes, les mettent dans des situations délicates.
Mais la crise économique n’explique pas tout. Il y a aussi les opposants aux éoliennes qui mettent en avant leurs faibles marges d’amélioration technologique et qui rappellent surtout que le vent est une énergie aléatoire à laquelle il convient le plus souvent d’ajouter une source de production d’origine fossile supplémentaire.
Dès lors, de nombreux industriels préfèrent miser sur le photovoltaïque. Et le nucléaire dans tout cela ? Certes, la France mise sur la renaissance du nucléaire civil qui permettra aux Etats qui partent même du point zéro en la matière de se doter de cette source d’énergie dans les meilleures conditions de sûreté et de prix. Le savoir faire de la France en la matière est reconnu au plus haut niveau et elle tient à rester pionnière dans ce domaine en développant constamment la recherche.
À cet effet et alors que le chantier du premier réacteur nucléaire EPR dit « de troisième génération », n’est pas encore entré en service que le CEA (Commissariat à l’énergie atomique) s’active sur la génération suivante. Les raisons sont simples : selon les évaluations de l’OCDE, dans un scénario de forte relance mondiale du nucléaire, les ressources d’uranium seront épuisées autour de 2050, ou vers 2080. Or les réacteurs de génération IV retenus par la France, des réacteurs à neutrons rapides (RNR), présentent l’avantage d’utiliser comme combustible des déchets radioactifs et de produire autant de plutonium qu’ils en consommeront.
La France a donc lancé un nouveau programme appelé Astrid (Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration) pour la construction d’un prototype de dimension industrielle (puissance de 600 mégawatts) qui sera construit au centre du CEA à Marcoule pour être opérationnel en 2020. Le projet a été doté de 650 millions d’euros dans le cadre du grand emprunt.
Mais ici, les enjeux ne sont pas simplement écologiques et économiques. Il s’y ajoute, en effet, une dimension politique importante. Pour la France, il y a un lien entre la promotion du nucléaire civil et la consolidation du traité de non-prolifération (TNP) de 1968.
Si la France défend le principe selon lequel "Le monde ne se divise pas entre pays possesseurs de la technologie nucléaire, arc-boutés sur un privilège et des peuples réclamant un droit que les premiers leur refuseraient", elle entend aussi lutter efficacement contre la prolifération d’une arme qui s’avère dangereuse quand elle est entre les mains d’un Etat voyou.
"Personne n’a intérêt à une nouvelle course aux armements. Personne ne souhaite avoir dans son voisinage un Etat qui triche, observe le président de la République française, Nicolas Sarkozy, ajoutant que si "La France sera intraitable pour la défense du droit de chaque Etat d’accéder au nucléaire à des fins pacifiques. Elle sera tout aussi intraitable à l’encontre de ceux qui violent les normes de notre sécurité collective."
Chambre de Commerce franco-arabe - le 19 avril 2010
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mercredi 14 avril 2010

L’urgence d’une gestion de l’eau en Méditerranée

La ministre espagnole de l'Environnement et du Milieu rural et marin, Elena Espinosa, a ouvert hier à Barcelone, la IVe conférence ministérielle euro-méditerranéenne sur l'eau. L'objectif de cette journée était d'aboutir à un accord sur une stratégie pour la gestion coordonnée des ressources de la région méditerranéenne.
Selon des données de l'ONU, en 2025, environ 290 millions de personnes auront uniquement accès à l'eau dans leur région, une situation pouvant engendrer conflits sociaux et territoriaux et que l'Union pour la Méditerranée souhaite éviter à l'aide d'un plan qui prévoit d'économiser, au cours des 15 prochaines années, 25 % d'eau par rapport au niveau de consommation de 2005. Pour décider de cette stratégie, les ministres des 43 pays composant l'Union pour la Méditerranée se sont donc réunis à Barcelone, avec des représentants de la Commission européenne et de la Ligue arabe, ainsi que de la société civile et d'organismes financiers.
Pour Elena Espinosa, la Méditerranée est un bassin hydrologique déséquilibré, souffrant de phénomènes extrêmes de sécheresse et d'inondations cycliques, qui obligent les pays formant l'Union à se doter d'une "stratégie commune relative à une ressource peu abondante". Elle précise par ailleurs que l'Espagne est un pays pionnier en matière de gestion de ressources quand il s'agit de faire face à un "bilan hydrique déficitaire" et que ses investissements en infrastructures ont permis de satisfaire la demande.
L'urgence des actions
De son côté, le secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée (UpM), Ahmad Masa'deh, a plaidé en faveur d'actions urgentes garantissant l'accès à l'eau pour tous les habitants des pays méditerranéens, ainsi qu'un développement n'affectant pas les écosystèmes. Ahmad Masa'deh a expliqué qu'environ 50 projets sont déjà en cours de réalisation et a affirmé que le débat sur l'eau ne peut avoir un caractère local et que l'ONU, la Ligue arabe et le Conseil des ministres africain doivent également y participer.
Quant au secrétaire d'État français aux affaires européennes, Pierre Lellouche, il a averti que les tensions sociales entraînées par les ressources hydriques dans la région Méditerranée s'aggraveront avec l'augmentation de la demande liée à l'activité touristique internationale, à laquelle seront associées une baisse du régime des pluies et une augmentation des températures.
Stratégie
La stratégie sera donc le premier grand défi de la récente Union pour la Méditerranée. Elle permettra de fixer le cadre politique, méthodologique et financier en vue de l'implantation de politiques régionales en la matière. Elle vise à promouvoir l'utilisation des innovations scientifiques et technologiques et à garantir que l'eau arrive aux populations de l'ensemble du bassin, dans une période d'expansion démographique et au cours de laquelle les effets du changement climatique seront de plus en plus importants.
Une fois approuvée à Barcelone, cette stratégie sera présentée lors dune autre conférence euro-méditerranéenne sur l'environnement qui aura lieu à Dubrovnik (Croatie), les 21 et 22 avril, ainsi que lors de la Conférence ministérielle euro-méditerranéenne sur l'agriculture, qui aura lieu les 15 et 16 juin. Les chefs d'État et de gouvernement de l'UpM traiteront également ce sujet lors du sommet qui les réunira le 7 juin à Barcelone.
Par la Rédaction Enviro2b.com - le 14 avril 2010
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L’Union pour la Méditerranée prend l’eau

L’Union pour la Méditerranée (UPM), créée en 2008 à grands renforts de flonflons et d’invitations de dictateurs à Paris par Nicolas Sarkozy, était déjà bien assoupie depuis l’attaque israélienne de la bande de Gaza. La voilà menacée d’un sommeil de conte de fée à la suite d’un échec sur l’un des rares dossiers cruciaux où elle s’activait : la stratégie pour l’eau en Méditerranée.
La faute en revient à une référence aux «territoires occupés» par Israël, qui a empêché l’adoption de ce document. L’Etat hébreu a rejeté cette appellation tandis que la partie arabe s’opposait à la formulation alternative de «territoires sous occupation» proposée par les Européens. «Je suis en proie à une grande tristesse» car cet échec «fait planer des doutes sur l’avenir de l’UPM», a déploré son propre secrétaire général, le Jordanien Ahmed Massa’deh. Même regret du secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche : «Il y a des fois où à l’impossible nul n’est tenu.» Dire que l’ambition de l’UPM était justement de surmonter les difficultés politiques en favorisant des projets concrets…
Par LIBERATION - liberation.fr - le 14 avril 2010

UPM: désaccord israélo-arabe sur l'eau
L'adoption d'une "stratégie pour l'eau en Méditerranée" par l'Union pour la Méditerranée (UPM) achoppait aujourd'hui sur un désaccord entre Israël et les pays arabes autour d'une référence aux territoires palestiniens.
"On est au milieu du guet, les discussions achoppent toujours", a déclaré une source européenne en marge de la IVe conférence euro-méditerranéenne sur l'eau qui se déroule à Barcelone, siège de l'UPM.

Le projet de texte soumis à l'approbation des ministres participant à cette réunion fait mention de l'"opposition d'Israël" à une référence aux territoires palestiniens.
Le passage controversé indique que la stratégie pour l'eau en Méditerranée vise, outre de nombreux aspects, à "promouvoir le développement durable, l'éradication de la pauvreté, la paix, la sécurité internationale et la justice (...) l'éradication des causes profondes des difficultés (y compris sur les territoires occupés)".
C'est cette dernière référence qui bloquait l'adoption du texte final, illustrant une nouvelle fois les difficultés à faire fonctionner l'UPM, qui regroupe 43 Etats, les pays de l'Union européenne, la Turquie, Israël et les pays arabes riverains de la Méditerranée.
L'UPM, créée en 2008 à Paris par la France et l'Egypte, ambitionne, à travers des projets concrets dans divers domaines, de donner un nouveau souffle à la coopération euro-méditerranéenne lancée en 1995 à Barcelone, et restée lettre morte.
Elle a été mise en veilleuse début 2009 en raison des tensions provoquées par l'offensive israélienne contre le Hamas à Gaza, et doit avoir son IIe sommet le 7 juin à Barcelone.
AFP et le FIGARO - lefigaro.fr - 13 avril 2010
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samedi 10 avril 2010

MEDFEL, Salon EuroMéditerranéen de la filière fruits et légumes - 4 au 6 mai 2010

Le succès de la première édition de Medfel atteste de la volonté de tous les acteurs de la filière de développer les atouts et enjeux considérables des fruits et légumes en Méditerranée.
Considéré comme "le jardin de l’Europe", le bassin méditerranéen représente à lui seul :
- 20 % de la production de fruits et 15 % de la production mondiale de légumes.
- 74 % de la production communautaire de fruits et 66 % de la production de légumes (assurés par les cinq principaux bassins agricoles méditerranéens).
- L’Union Européenne est également le 2ème exportateur mondial de fruits & légumes et le 1er importateur.

Carrefour historique de l'EuroMéditerranée et premier marché international des fruits & légumes, Perpignan qui organise depuis 20 ans le Forum international Europêch' est le lieu stratégique pour accueillir cette plateforme de rencontres.
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Méditerranée - Médias: Les dix projets de la COPEAM

I - La chaîne de la Méditerranée
En janvier 2010, une délégation de la COPEAM a présenté le projet d’une chaîne euro-méditerranéenne aux ambassadeurs de l’Union pour la Méditerranée (UPM), réunis à Bruxelles. Cette proposition a été accueillie favorablement, et les représentants des pays adhèrent à l’UPM ont chargé la COPEAM d'élaborer un cahier des charges concernant le développement du projet. Cette chaîne de télévision multiculturelle et multilingue, que la COPEAM appelle de ses voeux, devra produire, exploiter et valoriser les émissions de divertissements et la diffusion de documentaires culturels, scientifiques et économiques et les reportages à "vocation méditerranéenne et culturelle" dans un esprit de service public.
Ont adhéré à ce projet de nombreux diffuseurs, parmi lesquels France Télévisions, EPTV/Algérie, Télévision Tunisienne, TVE/Espagne, RAINEWS24/RaiMed. En 2010, ARTE France et PBS/Malte les ont rejoint. Skylogic/Eutelsat est partenaire technologique.
II - MeD MeM : au carrefour des mémoires
MeD MeM (Mémoires Audiovisuelles de la Méditerranée), qui sera lancé fin 2011, est un site Internet trilingue (français, anglais, arabe) dédié au patrimoine matériel et immatériel des pays de la Méditerranée proposant un accès aux archives audiovisuelles méditerranéennes à vocation culturelle, éducative, scientifique et professionnelle. Il regroupe 18 partenaires et associés*, dont 10 télévisions de la méditerranée, des institutions scientifiques et des organismes professionnels de l’audiovisuel.
* COPEAM, Ina (France), RAI (télévision italienne), EPTV (Entreprise publique de télévision algérienne), SNRT
(Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision marocaine), JRTV (télévision jordanienne), ERTU (Egypte), LJBC (Libye), IBA (Israël), PBC (Palestine), ERT (Grèce), HRT (Croatie), CMCA, UER (Union Européenne de Radiotélévision), MMSH (Maison méditerranéenne des Sciences de l’Homme), Bibliotheca Alexandrina, UNINETTUNO (Italie), Bibliothèque virtuelle pour la Palestine.
III - L’Université audiovisuelle de la méditerranée (UAM)
L’UAM envisage la création d’un espace de partage des compétences et des pratiques professionnelles, dont la formation initiale aux métiers de l’audiovisuel et du cinéma.
Des écoles et universités dédiées aux métiers de l’image et du son, sont d’ores et déjà intégrées au comité de pilotage du projet :
Algérie : Ministère de la Culture, Institut Supérieur des Métiers des Arts du Spectacle et de l’Audiovisuel, Alger (ISMAS)
Espagne : Universidad Carlos III, Madrid Fundacion para la Investigacion del Audiovisual, relevant de l’Universidad Internacional Menendez Pelayo, Valence
France : Ina Sup et le Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) Paris-Est,
Université de Provence (Aubagne et Aix-en-Provence) Université de Nice, Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, Aix-en-Provence
Liban : Ecole de Cinéma de l’Académie Libanaise des beaux-Arts, Beyrouth
Maroc : Ecole Supérieure des Arts Visuels, Marrakech
Tunisie : Ecole Supérieure de Cinéma et d’Audiovisuel, Gammarth, relevant de l’Université du 7 Novembre de Carthage
Italie : Uninettuno (Università Telematica Internazionale)
IV - Le renforcement des échanges d'information avec le développement des projets EuroMed News et ERN-Med
- EuroMed News (initié en janvier 2009), est une initiative de la Commission européenne tendant à valoriser le partenariat audiovisuel euro-méditerranéen.
Il vise à produire et échanger des flux d'informations, de magazines et de documentaires à caractère régional et à informer les populations du sud de la Méditerranée des actions soutenues par l’Union européenne au bénéfice de la zone de voisinage. Cette initiative contribue au renforcement du dialogue inter-culturel entre les deux rives.
L’objectif est de produire et diffuser 300 news, 40 magazines et 9 documentaires d’ici fin mai 2010.
Aujourd'hui, les deux tiers des objectifs ont été atteints: 210 reportages d'actualité et 23 magazines ont été diffusés, souvent co-produits et échangés entre télévisions publiques.
Un consortium a été créé à cet effet : il réunit autour du chef de file, France Télévisions, trois organisations internationales (ASBU, COPEAM, UER), et six télévisions publiques du sud de la Méditerranée (EPTV en Algérie, SNRT au Maroc, JRTV en Jordanie, ERTU en Egypte, ORTAS en Syrie et Téléliban au Liban) qui se sont engagées à produire des reportages, magazines et documentaires illustrant le partenariat euroméditerranéen sous toutes ses formes, et à diffuser ces produits audiovisuels sur leurs propres antennes.
V - Appui au transfert de compétences et renforcement d’une politique de formation et de dialogue entre les professionnels de la région.
Le transfert de compétences, entre les professionnels de l’audiovisuel du Nord et du Sud de la Méditerranée, ainsi que leur formation, constituent une des bases du succès de la construction d’un espace de dialogue interculturel et interprofessionnel.
Les projets sont :
- établir une cartographie des besoins de formation des journalistes, monteurs, cadreurs... méditerranéens dans plusieurs domaines (ex. archives, production, journalisme, etc.), d’ici 2011,
- pérenniser l’Université de la COPEAM, la formation consacrée aux nouveaux formats télévisuels et l’élargissement des partenariats par l’adhésion de nouveaux acteurs régionaux,
- développer des projets de formation impliquant l’utilisation des nouvelles technologies et des outils web 2.0 (ex : e-journalism, blogs, social networks, etc.).
VI - Favoriser la mise en place d’un cadre juridique partagé
La COPEAM souhaite favoriser la mise en place de règles juridiques partagées dans le domaine de la diffusion, de la production et de la protection des programmes audiovisuels et radiophoniques ; ainsi que le développement d’un cadre harmonisé de régulation par la mise en oeuvre des textes adoptés par le RIRM (Réseau des instances de régulation méditerranéennes), en novembre 2008.
Il s’agit de :
- garantir la liberté de transmission de services audiovisuels sans considération de frontières,
- élargir les garanties de régulation d’ores et déjà apportées par les normes européennes aux pays méditerranéens situés hors de leur champ d’application, tout en ménageant leurs différences culturelles,
- définir la mission de service public,
- élaborer des lignes directrices de régulation des médias relatives aux nouveaux moyens de contrôle du contenu,
- promouvoir la création audiovisuelle méditerranéenne et son patrimoine au moyen de quotas de diffusion et de production.
VII - La création d'un Observatoire méditerranéen des médias
L’objectif de l’Observatoire méditerranéen des médias est d’avoir une bonne connaissance de la réalité du paysage audiovisuel méditerranéen pour en renforcer la cohérence et le dynamisme.
VIII - L'élaboration d'un accord-cadre visant à multiplier les projets de coproduction multilatérale
Les membres de la COPEAM souhaitent développer un outil juridique commun comportant un ensemble de règles de propriété intellectuelle qui offre à l’audiovisuel méditerranéen une stabilité juridique.
Des accords-cadre devront être élaborés, offrant des modèles, des références juridiques et économiques qui permettent d’établir les bases de la production audiovisuelle dans le Bassin méditerranéen.
Ces conventions favoriseront tous les genres : documentaires, fictions, films d’animation, magazines, reportages et nouveaux formats d'écriture. Cet ensemble de règles en matière de propriété intellectuelle doit offrir à l’audiovisuel méditerranéen une stabilité qui constitue une des conditions préalables à son développement.
Des accords bilatéraux existent entre professionnels méditerranéens mais portent, pour l’essentiel, sur la création et la production cinématographique.
Un contrat-type de coproduction entre partenaires euro-méditerranéens a vocation à être adopté. Il tiendra compte des accords bilatéraux existants et des règles communautaires auxquelles sont liés de nombreux membres de la COPEAM.
IX - Soutenir la production en développant les coproductions multilatérales.
Création d’un outil professionnel d’aide à la production. La COPEAM soutient la production audiovisuelle en coordonnant la mise en oeuvre de coproductions multilatérales. Elle s’attache à identifier des projets d’intérêt commun, du documentaire, au magazine et au reportage, jusqu’à la création d’un groupe d’étude de nouveaux formats.
Pour soutenir la production et développer les coproductions bilatérales ou multilatérales, il est nécessaire de créer un fonds de soutien au financement de production méditerranéenne.
X - L'adoption d’une politique tarifaire favorisant l'accès aux archives méditerranéennes
La COPEAM, à partir d'une analyse exhaustive et fine des pratiques tarifaires existantes, proposera une grille homogène et opposable garantissant à tous ses membres, aux acteurs audiovisuels et à ses partenaires un accès facilité aux archives et une juste rémunération des détenteurs de fonds et leurs ayants-droit.
La circulation de ces archives, qui permet la valorisation d’un véritable patrimoine commun aux pays de la Méditerranée, est freinée par l’absence d’un accord-cadre précisant les conditions contractuelles et par des pratiques commerciales disparates.
Par Webmanagercenter.com - le 7 Avril 2010

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vendredi 9 avril 2010

La culture au cœur des relations méditerranéennes - 28 Avril 2010

Du 28-04-2010 au 28-04-2010 - Nice (France)
Leader : Institut d'Etudes des Relations Internationales (IRIS)

Cette journée de réflexion se divisera en trois sessions. La première sur "Le politique et le religieux dans les sociétés est- et sud-Méditerranéennes", la deuxième sur "Les coopérations décentralisées comme vecteurs d’échanges culturels" et enfin la troisième sur "Stratégies d’influence des médias en Méditerranée".
Le colloque est co-organisé avec le Sénat, la ville de Nice et l'Assemblée parlementaire de la Méditerranée.
Pour plus d'informations : www.iris-france.org/manifestations/agenda.php
Contact :
Institut de Relations Internationales et Stratégiques
2 bis, rue Mercoeur
75011 PARIS
Tél. : 33 (0) 1 53 27 60 60
Fax : 33 (0) 1 53 27 60 70
contact@iris-france.org


Le programme : La culture au cœur des relations méditerranéennes
Mercredi 28 avril – Nice
Programme prévisonnel
* Toutes les personnalités figurant sur le programme sont pressenties, elles sont sollicitées et n’ont pour le moment pas confirmé leur accord/ présence
9h00 – Allocutions de bienvenue
- Christian Estrosi, Maire de la Ville de Nice et Ministre en charge de l’Industrie
- Rudy Salles, Député des Alpes Maritimes et Président exécutif de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée
9h30 - Session inaugurale - Choc ou alliances des civilisations ? Quelles initiatives concrètes ?
- Régis Debray, Écrivain et philosophe
- Mustafa Chérif, Philosophe, professeur de relations internationales, ancien ministre algérien de l’Enseignement supérieur
10h15 - 1e Session - Le politique et le religieux dans les sociétés est- et sud-Méditerranéennes
Les opérations électorales convoquées dans certains pays méditerranéens ces dernières années (Egypte, Maroc, Liban) ont démontré intérêt d’une partie des électeurs pour des formations islamistes. Ce phénomène est-il cependant synonyme d’un retour du religieux dans cet espace géographique, ou plutôt d’une appropriation de leur part du religieux pour trouver réponse à des préoccupations politiques ? La question mérite d’être débattue et clarifiée, tant elle engage les Européens dans la nature de leur compréhension des évolutions sud et est-méditerranéennes, et les moyens de les accompagner.
- Thierry Fabre, Coordinateur scientifique du Pôle Euromed / Cellule Europe Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme
- François Burgat, Directeur de l’Institut Français du Proche-Orient
- 2 membres de l’Assemblée Parlementaire de la Méditerranée
12h15 – Pause-déjeuner
13h30- 2e Session – Les coopérations décentralisées comme vecteurs d’échanges culturels
Les projets structurants contenus dans le projet de l’UPM sont nécessaires mais non suffisants. Une des questions essentielles sur laquelle buttent les projets de partenariats méditerranéens résident dans la très faible mobilisation des « sociétés civiles ». C’est d’ailleurs ce qui semble susciter, en partie au moins, la tendance de beaucoup de villes françaises à favoriser les politiques de jumelage avec des villes du Sud et de l’Est de la Méditerranée. Mais en quoi les multiples initiatives ce coopérations décentralisées peuvent-elles remédier, au moins partiellement, au déficit de participation citoyenne ?
- Antoine Joly, Délégué pour l'Action extérieure des collectivités territoriales, Ministère des Affaires étrangères et européennes
- Muriel Marland-Militello Députée des Alpes-Maritimes et Adjointe au Maire de Nice
- 2 membres de l’Assemblée Parlementaire de la Méditerranée
15h30 - Pause
16h00 – 3e Session - Stratégies d’influence des médias en Méditerranée
La chaîne al-Jazeera est réputée avoir bouleversé le paysage médiatique arabe au cours des quinze dernières années. Si elle est effectivement toujours très regardée dans l’espace sud de la Méditerranée, et a même valeur de label, cela ne préjuge pas pour autant du cas de ses concurrentes. L’Arabie Saoudite, l’Iran, le Liban, la Russie, la France, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis, ont tous lancé des initiatives similaires, avec l’objectif d’apporter une/des tonalité(s) alternative(s). Les espaces médiatiques est- et sud-méditerranéens donnent ainsi l’impression d’avoir valeur de caisse de résonance pour les différentes visions étatiques qui s’affrontent et se concurrencent. Il convient de déterminer quel est l’impact et l’ampleur réels de cette concurrence médiatique en Méditerranée.
- Mohammed el-Oifi, Politologue, Maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris
- Nahida Nakad, Directrice adjointe de la rédaction de France 24 en charge des programmes arabophones
- 2 membres de l’Assemblée Parlementaire de la Méditerranée
18h00 - Session conclusive
- Bariza Khiari, Sénatrice de Paris
- Une personnalité du Sud
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jeudi 8 avril 2010

Entretien avec Albert Mallet, Président du Forum de Paris

La sixième édition du Forum de Paris se tient les 9 et 10 avril 2010 sur le thème : "L'Europe, les Etats-Unis et la Méditerranée" avec la participation de Pierre Lellouche, Hubert Védrine, Robert Malley (ancien conseiller de Bill Clinton), ou Marc Otte, envoyé spécial de l'UE au Proche-Orient.
Association loi 1901, subventionnée notamment par TF1 et la Fondation Guerrand-Hermès, le Forum a été créé par des personnalités liées au dialogue israélo-palestinien. La première édition s'est d'ailleurs tenue en 1995, aux lendemains des accords d'Oslo. Le Forum délocalise depuis peu ses évènements : Alger, Tunis, Barcelone, Casablanca.
Le Forum se veut un espace d'échanges ouvert sur les questions économiques et sociales qui touchent les deux rives de la Méditerranée.
Plus d'informations ici. http://www.forumdeparis.org/
Nonfiction.fr - La mise en place de l'Union pour la Méditerranée (UPM) a-t-elle rétabli l'équilibre en faveur des pays du Sud ?
Albert Mallet - A mon avis, nous n'avons pas eu une bonne politique envers les pays de la Méditerranée. L'Allemagne a incité la France et d'autres pays de l'UE à s'intéresser à l'Est. La France en a oublié qu'elle était d'abord un pays méditerranéen. Il a fallu quelque temps pour s'apercevoir que nous nous éloignions de nos relations naturelles. Peu de gens ont une vraie vision méditerranéenne. C'est dommage car il n'y a pas de crise là-bas. Dans des pays comme le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, il y a un vrai pouvoir d'achat. Le potentiel est énorme. J'ai d'ailleurs aidé à l'introduction de la Caisse d'épargne au Maroc où 20 % des gens sont bancarisés seulement.
Nonfiction.fr - Pensez-vous que l'Union pour la Méditerranée (UPM) parviendra à faire émerger une vraie coopération entre l'Europe et les Pays du Sud ?
Albert Mallet - Nous ne sommes pas encore sortis d'une relation dominants-dominés dans nos rapport avec les pays méditerranéens. Nous avons du mal à mettre en place une relation égalitaire. L'UPM permettait justement de mettre sur un pied d'égalité le nord et le sud. Mais, pour l'instant, c'est un échec. L'UPM est paralysée pour des raisons politiques principalement. Ceux qui ne veulent pas avancer utilisent le prétexte du conflit israélo-palestinien. Si on en parle moins, les tensions entre l'Algérie et le Maroc sur la question du Sahara occidental ne doivent pas non plus être négligées. Il faut dépasser cela. Bâtir des projets concrets aidera à créer une dynamique de paix. C'est un bon moyen de créer des liens entre les peuples. L'UPM pourra marcher sur la base de partenariats partiels, ponctuels entre quelques pays seulement.
Nonfiction.fr - Vous avez intitulé cette nouvelle édition "L'Europe, les Etats-Unis et la Méditerranée". Les Etats-Unis sont-ils toujours en mesure de jouer un rôle pour résoudre le conflit israélo-palestinien ?
Albert Malle t- Oui, je pense. Le président américain est l’objet de beaucoup d’espoirs. Il souhaite s'investir dans la région. Barack Obama privilégie une approche multilatérale et souhaite restaurer le leadership américain mis à mal par la diplomatie de son prédécesseur. Le Forum a choisi de s'intéresser aux orientations de la nouvelle administration américaine dans l’espace méditerranéen qui peuvent influencer profondément l'avenir de cette région. Nous nous demanderons également comment la politique américaine pourra se conjuguer avec l'action de l'Union européenne.
Nonfiction.fr - Justement pensez-vous que l'Europe puisse acquérir un statut d'acteur à part entière ?
Albert Mallet - On ne peut rien faire sans l'Europe. Elle n'a pas encore réellement de poids politique. Il faut qu'elle parle d'une seule voix. Mais elle est considérée comme un interlocuteur crédible par les Palestiniens. Et les Israéliens ne peuvent pas se couper de l'Europe qui représente un marché important. Il faut jouer sur cela.
Propos recueillis par Estelle Poidevin - Nonfiction.fr - le 8 avril 2010

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mercredi 7 avril 2010

Industrie méditerranéenne : Quel positionnement dans une perspective d’après crise ?

La Conférence Meda Industry se tient au Caire les 21 et 22 avril prochain.
■ La rencontre mettra l’accent sur l’innovation et la pérennisation des coopérations entre organisations business».
■ L’avantage de proximité du coût de la main d’œuvre doit être accompagné par d’autres nouveaux éléments.


Chaque pays méditerranéen s’est construit sa spécialité, que ce soit en textile, plastique, métallurgie…

Remodeler l’industrie méditerranéenne après la crise. C’est le thème que s’est fixé la Conférence Meda Industryqui se tiendra au Caire les 21 et 22 avril prochains.
Les deux jours de réunion seront l’occasion de soulever plusieurs questions relatives à l’industrie au niveau de la Méditerranée. Quel positionnement pour l’industrie méditerranéenne dans une perspective d’après crise ?
Comment façonner un centre d’arbitrage acceptable pour les entreprises européennes et méditerranéennes et pour les pays associés ? Tels sont quelques-uns des éléments qui seront discutés durant cette rencontre.
L’innovation permettra aux entreprises méditerranéennes de progresser dans la mise à niveau d’une expertise plus affinée tout en développant une meilleure connaissance de l’espace économique.
Le potentiel de la zone méditerranéenne n’est plus à démontrer. Ses principaux atouts sont une main-d’œuvre bon marché et la proximité, à la fois géographique et culturelle, avec le marché européen. Les pays méditerranéens peuvent ainsi répondre en moins de dix jours à une commande.
Autre point essentiel, c’est que chaque pays méditerranéen s’est construit sa spécialité, que ce soit en textile, plastique, métallurgie…
Toutes ces industries recueillent une grande partie des flux d’investissements directs à l’étranger (IDE). D’ailleurs, le Meda Industry abritera également des ateliers thématiques sur les IDE. Le but est de montrer que l’avantage de proximité du coût de la main d’œuvre doit être accompagné par d’autres nouveaux éléments.
En effet, l’intégration économique de la région ne passera que par le biais de la pérennisation des coopérations entre organisations business. Cette pérennisation doit se faire à travers le développement de l’investissement immatériel et l’innovation.
Ces objectifs, avec toutes les réalisations parallèles au niveau régional, tournent autour d’un même concept européen selon lequel «l’innovation est au cœur de la démarche qualité, des efforts prévus en matière de propriété et de l’amélioration de l’environnement financier des PME».
Ainsi engagées sur la voie de l’innovation, les entreprises méditerranéennes peuvent progresser dans la mise à niveau d’une expertise plus affinée tout en développant une meilleure connaissance de l’espace économique. Les gouvernements des pays méditerranéens doivent donc entreprendre des démarches pour moderniser l’industrie en améliorant la compétitivité.
Pour parer aux obstacles que l’économie mondiale impose à l’industrielle méditerranéenne, les gouvernements sont amenés à mettre en place les outils nécessaires d’une compétitivité centrée sur l’innovation et la créativité et favorisant le lien entre recherche scientifique et industrie.
Enfin, la sensibilisation joue, également, un rôle important dans ce secteur. De ce fait, sensibiliser l’industrie sur les questions des standards et de structuration permettra aux PME de s’ouvrir aux sources de financement.
Le Soir Echos - http://www.lesoir-echos.com - le 7 avril 2010
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