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dimanche 29 avril 2012

L’appel à projets "Bassin Maritime Méditerranée" (IEVP CTMED) reçoit de nombreuses réponses

Le second appel à projets standards du programme multilatéral de coopération transfrontalière "Bassin Maritime Méditerranée" (IEVP CTMED) a reçu un nombre considérable de réponses avec 1094 demandes de subvention, soit plus de 24 fois le budget disponible de l’appel.
La valeur des propositions soumises s’élève à près de 1,6 milliards d’euros et un montant total de 1,4 milliards d’euros de contribution IEVP a été requis, tandis que le budget disponible de l’appel est de 56,5 millions d’euros.
Les demandeurs ont plébiscité les Priorités 1 (« Promotion du développement socio-économique et renforcement des territoires ») et 2 (« Promotion de la durabilité environnementale au niveau du Bassin ») malgré les fonds disponibles limités (environ 25% du budget de l’appel tandis que plus de la moitié des propositions porte sur ces deux Priorités). La question de la protection de l’environnement s’est à nouveau révélée être l’enjeu prioritaire à l’échelle de la région méditerranéenne: c’est en effet que le cadre de la Mesure 2.1 de l’appel (« Prévention et réduction des facteurs de risque pour l’environnement et valorisation du patrimoine naturel commun ») que le plus grand nombre de propositions ont été déposées.
Les thèmes relatifs à la Priorité 4 (« Promotion du dialogue culturel et de la gouvernance locale ») se sont également démontrés comme porteurs pour le renforcement de la coopération en Méditerranée: 43% des propositions concernent cette Priorité.
Une autre conclusion de cet appel est la mobilisation constante des sept Pays Partenaires Méditerranéens au sein du Programme., représentant près de 43% du total des acteurs impliqués (demandeurs et partenaires).
A l’issue des trois appels lancés par le Programme, plus de 3,3 milliards d’euros de contribution IEVP ont été requis par près de 2000 propositions, ce qui représente 18 fois le budget total réservé au financement de projets, à savoir 182 millions d’euros.
Selon le communiqué de presse du programme, la vérification de la conformité administrative des Notes Succinctes est en cours. Compte tenu du nombre élevé de propositions soumises, un calendrier mis à jour du processus d’évaluation sera très prochainement publié sur le site internet du Programme.
IEVP CTMED Bassin Maritime Méditerranée 2007/2013 est un programme multilatéral de coopération transfrontalière cofinancé par l’UE dans le cadre de l’Instrument Européen de Voisinage et de Partenariat.
Par ENPI Info Centre
 
Pour en savoir plus
- IEVP CTMED – page internet

Tunisie: Les politiques socioéconomiques méditerranéennes et arabes au centre d'une conférence à Béja

Les travaux de la conférence internationale sur les politiques et expériences économiques et sociales dans la région méditerranéenne et arabe, se se tiennent à l'Institut supérieur d'études technologiques (ISET) de Béja, et ce pendant pendant trois jours (26, 27 et 28 avril).

Cette conférence est initiée par l'Association tuniso-méditerranéenne pour les études historiques, sociales et économiques, en collaboration avec le Centre des études et des recherches économiques et sociales de Tunis.

A cette occasion, Brahim Saadaoui, président de l'Association tuniso-méditerranéenne pour les études historiques, sociales et économiques, a appelé, dans son intervention, les politiciens de l'après révolution, "à ne pas copier les politiques de développement capitalistes ou socialistes occidentales qui ont démontré leur échec et leurs limites, et à tirer profit des expériences asiatiques, tout en veillant à l'instauration de liens solides et à la complémentarité économique arabe".
Plusieurs chercheurs et penseurs dans divers domaines scientifiques, venus de Tunisie, Algérie, Espagne, France, Maroc, Irak, Malte et d'Egypte, participent à cette rencontre au cours de laquelle les volets historiques du processus de développement et ses références idéologiques et politiques, ainsi que ses relations avec la démocratie et ses dimensions économiques, sociales, psychologiques et environnementales, et ses entraves dans l'environnement méditerranéen et arabe seront débattus.
Pour les organisateurs de la conférence, il s'agit de l'élaboration d'une nouvelle approche du développement global, avec le concours d'experts en géographie, en histoire, en économie, en sociologie et en philosophie, tout en plaçant la problématique du développement dans une approche globale, après l'évaluation des expériences de développement dans le monde arabe. Sans oublier l'objectif d'enrichir les recherches autour du développement dans la région arabe.
TAP & Webmanagercenter
Source de l'article Webmanagercenter

Conférence - Perspectives du Printemps Arabe : Quel rôle pour l’Union européenne et la communauté internationale ?

L’Institut Marocain des Relations
Internationales (IMRI), est
présidé par Jawad Kerdoudi
L’Institut Marocain des Relations Internationales (IMRI) organise son FORUM IMRI CASABLANCA les 11 ET 12 Mai 2012 à la Fondation du Roi Abdelaziz à Ain Diab à Casablanca sur le thème «Perspectives du Printemps Arabe : Quel rôle pour l’Union européenne et la communauté internationale ?»

Le but du Forum IMRI est de déterminer en détails les causes du Printemps arabe, qui ont été principalement l’existence de régimes politiques autoritaires, marqués par le manque de démocratie et de respect des libertés individuelles et collectives. La problématique est de déterminer sous quelles formes tous ces acteurs peuvent intervenir pour réaliser les objectifs de démocratie et de développement économique et social de ces pays.
Le Forum fera l’objet de recommandations qui seront largement diffusées par les médias pour sensibiliser les pays concernés, ainsi que les décideurs internationaux.

Pour toutes informations et inscription s’adresser au secrétariat de l’IMRI :
Tel :  05 22 44 64 47
Fax : 05 22 44 64 49
E-mail : imrisecretariat@menara.ma Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Le 7e Pano­rama des Ciné­mas du Magh­reb et du Moyen-​Orient

En 2012, le Pano­rama des Ciné­mas du Magh­reb élar­git ses hori­zons ciné­philes jusqu’au Moyen-​Orient et devient Pano­rama des Ciné­mas du Magh­reb et du Moyen-​Orient.
Si le cinéma est une fenêtre ouverte sur le Monde, les films pré­sen­tés lors de cette sep­tième édition offrent une vue impre­nable sur ces socié­tés en pleine muta­tion : reflets des bou­le­ver­se­ments his­to­riques actuels, éman­ci­pa­tions des peuples, désirs d’ailleurs et de vie meilleure, aspi­ra­tions à la liberté…
Pour décou­vrir ces films d’Algérie, du Maroc, de Tuni­sie, de Mau­ri­ta­nie mais aussi d’Égypte, de Pales­tine ou du Liban, de nou­velles salles de ciné­mas nous rejoignent : en plus de l’Écran de Saint-​Denis, salle his­to­rique et ber­ceau de la mani­fes­ta­tion, 7 autres salles à Paris et en Seine-​Saint-​Denis accueillent la 7e édition du Pano­rama : L’Etoile de La Cour­neuve, Le Stu­dio d’Aubervilliers, le Tri­anon de Romain­ville, l’Espace 1789 de Saint-​Ouen, L’Espace Paul Eluard de Stains et à Paris, le Cinéma des cinéastes (17e) et l’Entrepôt (14e).

Le 7e Pano­rama des Ciné­mas du Magh­reb et du Moyen-​Orient (du 3 au 13 mai 2012), c’est des projec­tions, des ren­contres avec des réa­li­sa­teurs et des pro­fes­sion­nels du cinéma, des cartes blanches, des tables rondes, des concerts et de nom­breuses autres pro­po­si­tions fes­tives qui viennent enri­chir ce rendez-​vous que nous sou­hai­tons, à l’instar des années pré­cé­dentes, cha­leu­reux et passionné !
Plus d'information sur le site Web : http://pcmmo.org/fr/

La BERD et le Fonds monétaire arabe renforcent leur coopération dans le Sud et l'Est de la Méditerranée

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et le Fonds monétaire arabe (FMA) se sont engagés à renforcer leur coopération afin de faire face efficacement aux exigences économiques des nouvelles démocraties arabes.
Les deux organisations sont déjà membres du Partenariat de Deauville mis en place en 2011 pour soutenir les changements économiques et politiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le protocole d'accord signé ce vendredi par les dirigeants de la BERD et du FMA fixe le cadre d'une coopération renforcée dans les pays de la région.
Le FMA soutient le processus de développement économique dans ses 22 pays membres. La BERD étend actuellement ses activités à la région du Sud et de l'Est de la Méditerranée, en concentrant son soutien sur l'Égypte, le Maroc, la Tunisie et la Jordanie.
Un communiqué de presse de la BERD explique que grâce au renforcement de leur coopération, les deux organisations seront en mesure de réaliser des synergies et de développer leurs compétences clés respectives et leurs avantages comparatifs par effet de levier.
La coopération entre le FMA et la BERD se concentrera en particulier sur la promotion des marchés financiers des pays d'intérêt commun de la région. Elle bénéficiera ainsi de la longue expérience du FMA dans ces pays et de l'expérience spécifique de la BERD en ce qui concerne les marchés financiers.
Lors de la cérémonie scellant ce nouvel accord, Thomas Mirow, le président de la BERD, a déclaré : «La BERD possède une expérience de longue date dans l'aide au développement des marchés financiers et du financement en monnaie locale, et elle entend faire profiter cette nouvelle région de son expertise. » C'est précisément car il s'agit pour la BERD d'une nouvelle région que nous estimons particulièrement important de coopérer avec le FMA, et de profiter ainsi de son expérience approfondie de la région.»
La coopération mettra l'accent sur l'échange d'informations, les missions conjointes, la rédaction commune de documents techniques et la coordination du dialogue politique en vue de mettre en place dans les pays d'intérêt commun de la région des marchés financiers en monnaie locale profonds, liquides et transparents.
La BERD a été créée en 1991, en réponse aux changements politiques et économiques majeurs qui se sont produits en Europe centrale et orientale à la suite de la chute du mur de Berlin. L'année dernière, au lendemain des événements du printemps arabe, la Banque a pris la décision d'étendre ses activités à la région du Sud de la Méditerranée. La BERD finance des projets, essentiellement dans le secteur privé, au service de la transition vers des économies de marché et des sociétés démocratiques et pluralistes. Elle est gérée par 61 pays, l'Union européenne et la Banque européenne d'investissement.
Par ENPI Info Centre
Pour en savoir plus
- Fonds monétaire arabe – Site internet

La Méditerranée, un espace en devenir ?

L’université de Béjaïa a abrité jeudi dernier, une rencontre scientifique ayant pour thème “Passé et futur de l’aire méditerranéenne”.

Le rendez-vous a permis à une forte délégation espagnole, composée de personnalités intellectuelles et politiques (le président de la prestigieuse académie royale espagnole pour les sciences économiques et financières,
Gil Aluja, l’ambassadeur d’Espagne en Algérie, Gabriel Busquets, et d’autres académiciens dont l’ancien ministre Mohamed Laïchoubi) d’établir un lien et de débattre avec leurs homologues algériens (le wali de Béjaïa, M. Hammou Ahmed-Touhami, le recteur, le Pr Mérabel Djoudi et autres professeurs et enseignants des huit facultés de Béjaïa) sur cet espace en devenir, qui est la Méditerranée.

Un territoire particulièrement chargé d’histoire, comme l’ont rappelé les différents intervenants, qui se sont relayés à la tribune. À l’issue de la rencontre, une convention a été signée entre les deux institutions, l’académie royale espagnole et l’université de Béjaïa. Le président de l’académie royale espagnole, Gil Aluja, mathématicien et économiste, a plaidé pour l’établissement d’un contact permanent entre les chercheurs des deux pays d’autant plus que quelques siècles auparavant cet échange avait lieu. Béjaïa était alors une ville du savoir ; on venait de partout pour y étudier et confronter les idées, le débat philosophique étant alors possible. 

D’ailleurs, la communication, présentée par le Pr Aïssani Djamil, rendait compte admirablement de cet échange fructueux entre les pays du Maghreb, - le centre de rayonnement en Algérie était alors Béjaïa -, et ceux de la Méditerranée dont l’Espagne, plus précisément l’Andalouise. Il citera l’exemple des célèbres penseurs musulmans (Averroès, Ibn Khaldoune, etc.), célébrés y compris en Europe. L’ambassadeur d’Espagne, Gabriel Busquets, a souhaité un développement accru de la coopération bilatérale entre les deux pays, qui doit selon lui, se distinguer dans d’autres secteurs que celui de l’énergie bien que celui-ci demeure le véhicule principal de cette coopération. Occasion pour le professeur Mérabet, qui venait de participer à une rencontre des recteurs des universités algériennes avec leurs homologues espagnols, de rétorquer avec diplomatie, qu’il est convaincu pour sa part, qu’en matière d’échange scientifique, “il sera durable et surtout fructueux pour les deux parties”.

L’ancien ministre du Travail puis de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Laïchoubi, qui a été élu en juin 2008, à l’académie royale espagnole des sciences économiques et financières, a été l’artisan de ces retrouvailles entre les intellectuels des deux rives de la Méditerranée. L’intervention du politologue, a porté sur les limites et l’inadaptation des systèmes institutionnels actuels et des philosophies qui les inspirent. Il citera l’exemple du Conseil de sécurité de l’ONU dont quatre pays membres ne représentent que 10% de la population mondiale.
Par conséquent, l’Occident ne peut plus dicter la règle du jeu. Idem en matière du budget mondial consacré à l’armement, qui est, selon lui, de quelque 1000 milliards de dollars. Le Pentagone, à lui-seul, y consacre quelque 500 milliards. Le budget onusien pour faire la paix n’est que de15 milliards, a-t-il déploré.
Source de l'article Liberté-Algérie

samedi 28 avril 2012

Un programme européen pour soutenir le développement des régions défavorisées en Tunisie

L'Union européenne et le Bureau international du travail (BIT) ont signé une Convention de contribution pour un montant d'environ 6,5 millions d’euros sur trois ans pour la mise en œuvre de la première composante du Programme d'appui aux zones défavorisées (PAZD) doté d'un budget total de 20 millions d’euros.
Le PAZD appuie la transition démocratique en Tunisie en réduisant les inégalités sociales et les disparités régionales dans les zones défavorisées.
M. Adrianus Koetsenruijter, le Chef de Délégation de l'Union européenne en Tunisie, et M. Jürgen Schwettmann, Directeur du Département des Partenariats et de la Coopération au Développement du Bureau international du travail, ont signé la Convention en présence de M. Jameleddine Gharbi, ministre du développement régional et de la planification (MDRP).
Grâce au financement européen, le BIT, chargé de la mise en œuvre de la première composante du PAZD, appuiera le renforcement des capacités du MDRP au niveau central et régional. Il développera aussi des actions concrètes portant essentiellement sur la création d'emplois et l’accompagnement à la réinsertion. Cette composante démarrera en avril 2012.
Les actions concrètes développées par la première composante viseront la création d'emplois décents à travers :
1) des projets d'infrastructures publiques à haute intensité de main d'œuvre peu qualifiée, identifiés par le MDRP et la population;
2) des activités facilitant l’insertion à long terme sur le marché du travail des jeunes femmes et hommes au chômage, en particulier les jeunes non diplômés, dans cinq Gouvernorats (Gafsa, Kasserine, Le Kef, Sidi Bouzid et Siliana) identifiés comme étant les plus défavorisés.
Les activités de la première composante seront coordonnées avec celles des autres composantes du PAZD et en particulier celle portant sur l’amélioration des conditions de vie des populations dans les quartiers défavorisés des zones urbaines. Elle facilitera également l’accessibilité aux services de micro finance, développés dans la troisième composante du PAZD, des jeunes et des populations défavorisées n'ayant pas accès au financement de leurs projets via le système bancaire classique.
Par ENPI Info Centre
Pour en savoir plus
- Délégation de l’UE en Tunisie

“La Méditerranée de demain : Enjeux et Défis”

“La Méditerranée de demain : Enjeux et Défis” est le thème choisi cette année pour la quinzième édition du Forum International de Réalités.
Ce forum qui se veut un des rendez-vous annuels de décryptage de la situation de la Méditerranée, intervient dans un contexte régional marqué par le printemps arabe et la crise des économies de la zone euro, principaux partenaires des pays de la Méditerranée du Sud. Politiciens.

Economistes, financiers et chefs d'entreprise passeront au crible les tenants et les aboutissants de ce contexte très particulier. Les analystes focaliseront sur l'évolution des rapports Nord-Sud du pourtour méditerranéen, la photographie de la montée des risques dans la région et l'identification de nouveaux modèles de croissance et de sécurité. Durant trois jours la société civile des deux rives de la “mare nostrum” est appelée à débattre, en toute liberté, sur des questions qui seront déterminantes pour notre avenir.
Le but du forum comme l’a précisé Taieb Zahar Président du Forum est d’identifier, avec des personnalités du monde politique et économique ainsi que des représentants d’institutions et d’organismes internationaux et académiques, quels sont les défis politiques et économiques à relever pour l’avenir de la région « Ce forum est une occasion de réfléchir dans sa session de l’année dernière sur le moment révolutionnaire.
Depuis notre dernière rencontre, la scène politique et économique dans le Monde arabe a connu d’importants développements. En effet, la Tunisie, l’Egypte et le Maroc ont organisé des élections qui ont amené au pouvoir de nouvelles majorités politiques dominées par les islamistes. En Libye, le régime de Kadhafi est finalement tombé avec l’appui de l’OTAN après une guerre fratricide. La Syrie connaît un renforcement de la répression du régime contre la population dont la mobilisation n’a pas faibli. Aussi, sur le plan économique la période post-révolutionnaire est-elle marquée par la volonté de relancer la croissance et de sortir de la dépression qui a marqué l’année 2011.
Mais, cette relance paraît difficile et la crise européenne la rend encore plus incertaine. Cette situation est d’autant plus préoccupante par les revendications sociales qui ont été à l’origine des révolutions et qui n’ont toujours pas été satisfaites ont engendré d’importantes mobilisations sociales qui pèsent de tout leur poids sur les économies.
L’objectif du Forum cette année est de faire le point sur la Méditerranée post-révolutionnaire. Il s’agit pour nous de mieux analyser et comprendre les tendances en cours dans les domaines politiques et économiques.
Le Forum cherchera dans une perspective d’avenir à identifier les politiques et les instruments capables de renforcer les démocraties naissantes et de faire en sorte que le choix de la liberté soit irréversible. Il s’agit aussi de prévoir les moyens qui permettent à la Méditerranée de venir en aide aux changements en cours et de contribuer au renforcement des choix démocratiques.
Lors de cette session, on donnera ce matin une attention particulière à la question du commerce illicite et de la corruption qui ont été au cœur par le passé du système de racket et des modèles économiques des dictatures. Ce thème inaugure également un partenariat important avec la Fondation Waito qui s’occupe particulièrement de ces questions et aide les pays à y faire face »

La Méditerranée et les transitions politiques
Ce forum se veut comme l’a précisé Zyed Krichen directeur de la rédaction du journal le Maghreb un des rendez-vous annuels de décryptage de la situation de la Méditerranée et il intervient dans un contexte régional marqué par le printemps arabe et la crise des économies de la zone euro, principaux partenaires des pays de la Méditerranée du Sud.
« La question qui se pose. Ces changements sont –ils porteurs d’espoir ou de crainte pour les pays arabes ? Que pensent les méditerranéens de ce changement ? Le Nord a-t-il peur de ce qui se passe dans le Sud ? Un premier bilan du printemps arabe, de ses conséquences et des défis à relever est d'ailleurs attendu. Pour le ministre plénipotentiaire italien Maurizio Massari, « Ce printemps arabe a surpris l’occident car le monde arabe n’est pas habitué à la démocratie. Il était incapable de s’ouvrir sur les valeurs de liberté et de démocratie qui constituent aujourd’hui la conscience globale ou le temps du monde.
Certains pays s'en sont mieux sortis que d'autres. Si je prends l'exemple du Maroc, les élections se sont bien passées et la réforme de la gouvernance est en marche. Alors que pour des pays comme la Libye et l’Egypte, nous ne voyons pas encore d'issue favorable aux tensions. La structure politique tarde à voir le jour alors que la complexité sociale rend la transition difficile en Egypte. On parle déjà d’un hiver arabe.
Toutefois ceci n’empêche pas de soutenir ces démocraties naissantes. Il ne faut pas oublier que d’autres révolutions ont mis des siècles pour achever leur transition démocratique. Du côté du Vieux continent, la crise de l'euro a changé la donne et certains pays de la rive sud commencent d'ores et déjà à douter du soutien promis aux démocraties naissantes de ce côté. » Il s’agit donc de mieux analyser et comprendre les prochains défis a estimé M Massari « le premier défi est d’ordre économique. Il faudrait relancer la croissance et créer l’emploi. Cette relance paraît difficile.
Un défi moral se pose aujourd’hui c'est-à-dire la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, l’établissement de règles de jeu politique et la réussite de la justice transitionnelle. L’occident et notamment l’Europe doit aider cette transition démocratique. C’est vrai que ce n’est pas facile et là elle est appelée à respecter la souveraineté des pays en transition.
Pas d’ingérence mais d’offrir des moyens qui permettent à l’Europe de venir en aide aux changements en cours et contribuer au renforcement des choix démocratiques. Un troisième défi d’ordre social. C’est trouver une solution à l’échelle européenne à l’émigration. Ceci exige une vraie solidarité Nord-Sud. Et les objectifs doivent être à court terme en vue consolider ces rapports euro-méditerranéens. Il faudrait une nouvelle approche et une charte définissant la relation entre les deux rives ».

L’expérience démocratique est-elle fragile ?
Si ce printemps arabe est un immense espoir, il est également un immense défi : toutes et tous se sont interrogés sur les conditions du succès de la transition démocratique, sur les nécessités économiques et sociales, sur les perspectives pour la démocratie et la paix dans la région et sur les enjeux sur le rôle de l’occident.
Mais cette expérience démocratique en cours se heurte à plusieurs problèmes particulièrement en Egypte et en Libye a précisé Hatem Ben Salem diplomate et homme politique « On ne peut que noter la fragilité du processus démocratique durant cette période cruciale.
Trois constats à relever. Le premier constat est que dans les Etats précurseurs du printemps arabe, la période de transition politique évolue de plus en plus au sein d’un processus que j’appellerais ‘’déconstruction nationale’’ L’ordre social et politique et l’autorité du pouvoir sont remis en cause en, permanence.
Les gouvernements en transition n’ont pas saisi les dangers de cette stratégie de déstabilisation de l’autorité publique. On assiste finalement à désacralisation et à la dépossession de l’Etat, cette puissance supérieure d’action et de commandement.
Le mode de scrutin par exemple a faussé le jeu politique et démocratique. L’avenir du processus démocratique devient l’otage de forces déstructurées. Le deuxième constat concerne le paysage politique avec cet air de liberté et cette éclosion de nouvelles forces politiques signe, de vitalité et de maturité des peuples. Il faut renforcer ce processus de transition qui a contribué au développement d’autres modèles de société.
Cette transition est conjoncturelle et sera appelée à évoluer avec la recomposition du paysage politique. Les sociétés civiles plus présentes auront un rôle à jouer dans l’instauration de la culture démocratique au niveau de toutes les couches sociales. Le rôle des ONG et des médias fait que la politique sera capable d’évoluer dans l’avenir avec plus de transparence.
Le troisième constat c’est l’émergence de certains acteurs internationaux qui veulent imposer leur idéologie. » Bref comme l’ont précisé certains intervenants le printemps arabe a permis de redéfinir les relations des Etats arabes avec l’Occident. Il a rompu le pacte du silence entre les régimes déchus et les capitales occidentales et a initié une nouvelle dynamique des rapports qui devraient être plus sains et plus équilibrés. Les démocraties occidentales ont tout intérêt à s'atteler sans attendre à ce qu'elles auraient dû faire depuis longtemps : partout où cela est possible, et notamment dans les pays les plus stratégiques, soutenir les forces politiques porteuses du combat pour les libertés et promouvoir le développement et la modernisation économique et sociale.
Par Kamel Bouaouina
Source de l’article Journal Le Temps

jeudi 26 avril 2012

Fort besoin d’efficaces réseaux de volontaires pour la Protection Civile méditerranéenne

La réunion sur le Développement et le travail avec les volontaires dans le domaine de la Protection Civile qui aura lieu à Rome du 23 au 25 avril 2012 rassemblera des fonctionnaires de Protection Civile représentant l’Allemagne, l’Italie, la Jordanie, le Maroc, l’Autorité Palestinienne, la Slovénie, la Suède et la Tunisie. L’objectif principal de la réunion, organisée par le Programme PPRD South qui est financé par l’UE, est l’échange d’idées et de propositions pour le développement et le renforcement des réseaux nationaux des volontaires en Protection Civile de la région euro-méditerranéenne.
Les présents discuteront le rôle que peuvent jouer les autorités nationales de gestion des catastrophes et les volontaires en cas de catastrophes nationales ou internationales. En outre, ils examineront les moyens pour améliorer la coopération, la coordination et l’influence mutuelle entre les acteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux. Les experts UE aideront les collègues des Pays Partenaires du PPRD South à identifier des possibles actions pour augmenter leurs capacités de développement et de coordination.

L'organisation de cet événement a été encouragé par la Défense Civile palestinienne et par l’Office National de Protection Civile de la Tunisie qui ont reconnu l’importance d’un réseau de volontaires de protection civile bien formé et bien organisé, notamment en conséquence de la solidarité et du sens civique démontrés par leurs citoyens lors des récentes crises et par les résultats des initiatives PPRD South réalisées en 2011 : le projet de sensibilisation dans les écoles en Cisjordanie, l’échange d’experts avec l’Agence pour les Urgences Civiles de la Suède, l’atelier sur les leçons tirées de la crise des réfugiés provenant de Libye.
Le concept de volontariat est souvent façonné par les contextes historiques, socio-économiques, religieux et culturels des différents pays et il reflète la diversité des approches et des traditions. Le volontariat des pays européens est basé surtout sur des traditions et des cultures bien établies et réglé par des politiques qui ont éliminé les obstacles au volontariat, alors que les pays arabes jouissent d’un haut niveau de solidarité et de volontariat informel, découlant principalement du milieu familial, de l’appartenance clanique et religieuse.
En comparant les expériences et les approches des différents contextes géographiques et culturels, l’atelier souhaite fournir des réponses et suggérer des solutions à quelque question fondamentale liée au développement ou au renforcement des réseaux nationaux des volontaires de la protection civile et leur intégration dans le système national de protection civile
Par Alessandro Candeloro
Source - Euromedcp

"“Patrimoine vivant en Méditerranée" - Exposition de photographie à la galerie Mohamed-Racim (Alger)

Trente participants. Trente propositions iconiques avec un seul objectif : rattacher le présent au passé, la tradition à la modernité, en tenant compte des influences extérieures. Des regards imprégnés de sensibilité mettant en valeur une richesse inestimable.

“Patrimoine vivant en Méditerranée”, tel est l’intitulé de l’exposition de photographie qui se tient depuis le 21 avril 2012 à la galerie Mohamed-Racim (Alger). 
Cette manifestation est organisée en partenariat avec Euromed Héritage (un programme financé par l’Union européenne, qui œuvre depuis 1998 à valoriser le patrimoine culturel en Méditerranée), RehabiMed (Barcelone) et Ecume (Echanges culturels en Méditerranée), avec la collaboration, en Algérie, de l’association culturelle Patrimoine. Cette exposition est le résultat d’un concours de photographie lancé en 2010 autour du thème “Le patrimoine vivant méditerranéen”.
Plus de 300 photographes, amateurs ou professionnels y ont pris part. Après une sélection draconienne, trente travaux ont été choisis pour faire partie de cette exposition qui est, pour rappel, itinérante. Son point de départ a été Barcelone. Après Alger, c’est la ville de Batna qui accueillera cet événement qui sera ensuite visible à Tunis.

Sites archéologiques, monuments, paysages urbains ou ruraux, bâti traditionnel, traditions, us et coutumes, savoir-faire ancestral…, autant de sujets abordés et mis en avant par les participants. L’ont peut admirer la beauté naturel d’un patrimoine qui fait la richesse de chacun des pays du pourtour de la Méditerranée. Un rappel iconique des différents trésors durables autour desquels peuvent s’articuler des actions à caractère touristique, économique ou sociale, pouvant générer une certaine mise en valeur de cet héritage qui tente de résister face à une modernisation et mondialisation accrues, voire féroces. Des photographies remettant, pour certaines, au goût du jour la beauté pure, de certains monuments, de certains quartiers : l’antique route reliant Jéricho à Jérusalem longeant le wadi Qelt ; la médina de la ville d’Oujda fondé en 994 par Ziri Ibn Attia, Jamaâ El Fna à Marrakech, l’Eglise de l’Assomption dont les 48 marches sont illuminées… 
Alors que d’autres sont de véritables tranches de vies. Comme celle montrant des jeunes élèves dans une école coranique dans le Sud algérien, ou cet artisan de Naplouse travaillant le métal, où cette fabrique de savon à Tripoli qui date du siècle dernier. D’autres photographes ont, quant à eux, transposé la vie urbaine : un immeuble à Marseille aux couleurs ocres déteints, mais qui sont ravivées  par le linge étendu ainsi que les paraboles disgracieuses ; place Attahrir (Le Caire), le reflet de la façade d’un immeuble dans un grand miroir tenu par un cycliste…
Autant de photos qui nous réconcilient avec notre passé culturel traditionnel. Des visuels qui nous projettent également dans un futur qui ne pourra se construire sans ce patrimoine qui demeure le vecteur de l’identité. Cette exposition est une interrogation sur la place que tient ce patrimoine “exceptionnel” au sein  nous interroge sur la place que tient ce patrimoine exceptionnel au sein de nos sociétés contemporaines… 
Des regards croisés qui marquent une halte sur une envie, ou une politique qui tend à réhabiliter l’architecture traditionnelle, les centres historiques, les sites archéologiques, les musées…
Par Amine IDJER
Source de l'article Liberté Algérie

mercredi 25 avril 2012

L’Union pour la Méditerranée : le « boulet diplomatique » de Nicolas Sarkozy

L’Union pour la Méditerranée (UPM) devait incarner le volontarisme et le savoir-faire diplomatique de Nicolas Sarkozy. Au-delà de la personne du président de la République, c’est la puissance (d’influence) régionale et le rayonnement international de la France qui étaient en jeu.
Lancée en ouverture de la Présidence française (du Conseil) de l’Union européenne, lors du fameux Sommet de Paris du 13 juillet 2008, quarante trois chefs d’États et de gouvernements (et une organisation internationale : la Ligue Arabe) des deux rives de la Méditerranée avaient été réunis sous le dôme du Grand Palais(1).
Un lancement avec faste et fracas qui contraste avec le silence assourdissant qui règne aujourd’hui autour de l’« œuvre élyséenne ». Et pour cause, en pleine campagne présidentielle, le président sortant n’a aucun intérêt à se targuer d’un échec personnel qui témoigne d’une manière d’être, de penser et de faire. Union mort-née, la créature de Nicolas Sarkozy a échappé à son créateur. De manière topique, la France vient d’abandonner la co-présidence (Nord) de l’UPM au profit de l’Union européenne(2). L’évènement est passé inaperçu. Il est vrai que la décision a permis d’aligner le droit sur une situation de fait. Il n’empêche, le symbole est fort.

L’UPM paie ses pêchés originels. Le manque de préparation et de concertation préalable autour d’un projet franco-français a entraîné une levée de bouclier des Européens en général et des Allemands en particulier. L’initiative française fut perçue comme une sorte de contre offensive face à la « Mitteleuropa » érigée progressivement par l’Allemagne avec le soutien des pays d’Europe centrale et orientale. Suite à un véritable recadrage par Berlin puis Bruxelles, l’Union méditerranéenne version française a laissé place à une Union pour la Méditerranée (UPM) incluant dans le partenariat l’ensemble des États membres de l’Union européenne…

Pis, l’initiative française avait manifestement sous-estimé les différends interétatiques qui continuent d’animer la rive sud de la Méditerranée : le conflit israëlo-arabe a été ravivé par l’opération militaire de Tsahal dans la bande de Gaza, le cas du Sahara place les relations entre le Maroc et l’Algérie sous tension continue, … Ensuite, la création de l’UPM coïncide avec l’entrée du vieux continent dans une grave crise économique et financière. Une crise qui - dans un monde globalisé - n’épargne pas la rive sud de la Méditerranée, loin s’en faut. Enfin, et surtout, la puissance de l’onde de choc des soulèvements populaires qui traversent le monde arabe a donné le coup de grâce. Faut-il le rappeler, Nicolas Sarkozy s’était appuyé sur les chefs d’Etats égyptien et tunisien - connus pour leur autoritarisme - pour légitimer sa propre initiative.
Désormais déchus, les présidents Ben Ali et Moubarak avaient activement soutenu la création de l’UPM. Bachar Al Assad avait lui-même été convié à l’Elysée pour le Sommet de Paris, conformément à la volonté affichée de Nicolas Sarkozy de réhabiliter le régime syrien sur la scène internationale… Face à la nouvelle donne régionale et l’aspiration démocratique des peuples du Sud de la Méditerranée, les chefs d’Etat et de gouvernement européens - dont la plupart étaient déjà peu enthousiastes - sont réticents à l’idée de s’afficher aux côtés des dictateurs encore en place. Le report sine die du second sommet de l’UPM témoigne d’un enlisement institutionnel et politique. Non seulement la créature de l’Elysée n’est plus la chose de la France, mais elle se trouve - plus que jamais - reléguée au second plan par les Européens et par les Arabes eux-mêmes, perplexes face à cette coquille vide. L’activisme diplomatique du président de la République tunisienne en vue de relancer l’Union du Maghreb Arabe atteste du déficit de crédibilité de l’UPM.

Si aucun Etat membre de l’UPM n’a officiellement demandé à s’en retiré, « elle est aujourd’hui en panne de fonctionnement », de l’aveu même d’Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy et inspirateur du projet. La nécessité de repenser la coopération entre le Nord et le Sud du bassin méditerranéen suppose une refonte de l’UPM en faveur d’un projet intégrateur fondé notamment sur une dimension politique assumée. Au départ, l’organisation devait dépasser les partenariats euro-méditerranéens jusque là expérimentés, en insufflant une impulsion nouvelle au « processus de Barcelone ». Il s’agissait de renforcer les liens entre les pays riverains de la Méditerranée et de faire de cette aire géographique et culturelle un espace de coopération et de solidarité. La démarche se voulait « pragmatique », se concentrant sur six projets à vocation purement technique(3). En dépit de cette démarche prudentielle, le bilan demeure famélique. Les peuples de la Méditerranée peuvent en témoigner…

Certes, il convient d’éviter tout discours teinté de néocolonialisme et animé par une quelconque « mission civilisatrice » de l’Europe (ou des Etats-Unis : faut-il rappeler le projet de Grand Moyen-Orient imaginé par les néo-conservateurs ?). Il n’empêche, une démarche d’intégration méditerranéenne doit s’inscrire - aujourd’hui plus que jamais - dans le sens des aspirations démocratiques des peuples arabes. La responsabilité historique de l’Europe consiste ici à accompagner l’aggiornamento politique qui se joue sur la rive sud. Ce rôle suppose des moyens et des financements significatifs, alimentés, pourquoi pas, par une Banque euro-méditerranéenne.

Les insuffisances structurelles et l’ambiguïté des objectifs de l’UPM interrogent sa propre raison d’être. Toutefois, l’acte de décès du projet originel peut être l’acte fondateur d’une Union repensée. Cette perspective suppose de se départir des obsessions sécuritaire et migratoire en faveur d’un authentique projet d’intégration au sein d’un espace euro-méditerranéen - comptant quelques 400 millions d’individus - dont les peuples sont plus qu’ailleurs liés par une communauté de destin.

Par Béligh Nabli, directeur de recherche à l’IRIS
Source - Affaires Stratégiques
(1) Soit les vingt sept États membres de l’Union européenne, les douze États membres du Partenariat Euro-Méditerranéen et quatre autres États hors Union européenne (Bosnie-Herzégovine, Croatie, Monténégro, Monaco) également riverains de la Méditerranée.
(2) La co-présidence Nord de l’UPM est assurée par l’UE depuis le 1er mars dernier.
(3) Dépollution de la Méditerranée, autoroutes de la mer et autoroutes terrestres ; protection civile ; plan solaire méditerranéen ; enseignement supérieur et recherche, université euro-méditerranéenne ; initiative méditerranéenne de développement des entreprises.

La 11ème Conférence de la FEMIP sur le tourisme durable reportée au mois d’Octobre

Conférence de la FEMIP sur le tourisme durable, prévue initialement le 26 Avril en Jordanie, a été reportée au 25 Octobre 2012. 
La conférence s'intéressera à la façon de promouvoir le tourisme durable en Méditerranée et examinera comment répondre aux attentes des habitants de la région en termes de création d’emplois et de développement durable au lendemain du Printemps arabe.
Cette conférence s’adresse aux professionnels du tourisme, décideurs politiques, tours opérateurs, associations hôtelières et touristiques, compagnies aériennes, agences de voyages mais aussi représentants du secteur bancaire. La participation à la conférence est gratuite et se fait sur invitation uniquement. Les personnes/organismes intéressées peuvent utiliser le formulaire d’inscription pour demander une invitation.
Depuis sa création en 2002, la FEMIP associe les pays partenaires méditerranéens aux orientations de sa politique de prêt, par le biais d'échanges constructifs sur des questions économiques, financières et sectorielles. Il s'agit désormais d'un dialogue triangulaire qui s'inscrit dans le cadre des réunions ministérielles de la FEMIP, des réunions du Comité FEMIP et des conférences de la FEMIP, qui se tiennent des deux côtés de la Méditerranée.
La Banque européenne d'investissement (BEI) est l'institution financière de l'Union européenne et le premier investisseur financier en Méditerranée via la FEMIP (Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat), créée en 2002.
Par ENPI Info Centre
Pour en savoir plus
- FEMIP - Site internet

La Méditerranée, nouveau terrain d’observation du changement climatique

Des chercheurs se basent sur l’observation d’îles dans la mer Méditerranée pour étudier l’impact de la hausse du thermomètre mondial sur certains écosystèmes.

La Méditerranée, nouveau terrain d'observation du changement climatique
L'observation se fera sur une trentaine d'îles réparties dans la Méditerranée
L'Agence de Conservation des Côtes françaises, en partenariat avec des scientifiques européens et africains, a lancé un projet d’observation de l’écosystème établi dans les îles méditerranéennes, au nombre de… 15 000 îles. 30 d’entre elles ont été choisies pour être observées afin d’évaluer plus précisément les effets du changement climatique sur la biodiversité locale.
« Ces petites îles sont très pertinentes pour observer les variations des ressources et l’environnement […] Nous les appelons les “îles sentinelles” », a commenté, cité par nos confrères du Guardian, le naturaliste Vincent Rivière, qui dirige le comité de recherche et de conservation et selon lequel « l’idée est de les surveiller pendant cinq, dix ou même vingt ans ».
Ces îles sont pour la plupart d’entre elles des territoires laissés à l’état sauvage par l’Homme, d’où la préservation de leur écosystème et des statistiques parfois déroutantes. Evoquons ainsi ce bout de terre « révélateur » situé au large de la Corse, qui ne représente que 0,025 % de la superficie totale de l’île de Beauté, mais qui abrite aussi près d’un cinquième de sa faune et de sa flore.

Un choix d’îles varié pour mieux étudier les effets du réchauffement climatique
« Pour sélectionner les 30 îles, nous avons pris en compte plusieurs facteurs comme la distance avec le continent, la profondeur de la mer environnante et la présence ou non d’humains sur leur territoire », souligne M. Rivière.
Le comité scientifique devra confirmer la liste avalisée à Bizerte (Tunisie), où s’est tenu le mois dernier le troisième Forum d’Initiatives des Petites Îles Méditerranéennes. Une série de points de repère sera également déterminée afin de surveiller les changements qui affectent la biodiversité des micros-territoires. « Nous estimons qu’il existe des dizaines de points de repère, certains marins, d’autres terrestres », a précisé M. Rivière. Autant d’indicateurs potentiellement précieux dans le cadre d’une meilleure compréhension du « phénomène climatique », qui est encore très loin d’avoir livré tous ses secrets.

Source Zegreenweb

mardi 24 avril 2012

La conférence «Model European Union Tunisia MEUT 2012»

La conférence «Model European Union Tunisia MEUT 2012» s'est tenue, samedi, au Bardo, avec la participation de quelque 170 jeunes Tunisiens âgés de 16 à 40 ans.
 Il s'agit là de deux journées d'études visant à initier les jeunes Tunisiens aux pratiques diplomatiques et parlementaires et à leur permettre de mieux comprendre le processus législatif et décisionnel à l'Union Européenne.
Organisée à l'initiative de l'Association tuniso- euro-méditerranéenne des jeunes (ATEMJ) en partenariat avec la Délégation de l'Union européenne en Tunisie, cette conférence consiste en une simulation des rôles des différents intervenants dans le processus décisionnel Européen, que ce soit en jouant le rôle de Ministres Européens, de Parlementaires Européens ou de journalistes reporters.
Première du genre en Tunisie ainsi que dans les pays arabo-musulmans, cette conférence sera couronnée par l'adoption de la déclaration de Tunis qui prévoit une série de recommandations à titre de contribution des jeunes Tunisiens au règlement des problèmes que connaît l'Europe.
Ces recommandations seront transmises ultérieurement à l'Union européenne. Deux sujets importants sont à l'ordre du jour de ces journées : «l'interdiction du port de la Burqa en Europe» et «la Crise économique en Grèce».
«Cette conférence se veut une occasion pour permettre aux jeunes de la rive sud de la Méditerranée de prendre connaissance des problèmes que connaît l'Europe et qui peuvent concerner ces jeunes de près ou de loin », a précisé Issam Khemakhem, président de l'ATEMJ. «Au cours de cette rencontre, les jeunes Tunisiens vont lancer un appel aux élus de la Constituante en faveur de l'institution du principe d'inscrire les droits des jeunes dans le texte de la nouvelle Constitution », a-t-il ajouté.

Source TAP & Tekiano

2ème colloque méditerranéen sur l'enfance - “les enfants en dehors du système scolaire: défis et enjeux d'intégration"

Serie Al Maarifa Lil Jamil - L'Union nationale des femmes marocaines  - Bureau Régional Tétouan-Al mandri -
La Direction de l'Education non formelle - Ministère de l’Education Nationale, l’Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique
Organisent le deuxième colloque méditerranéen sur “les enfants en dehors du système scolaire: défis et enjeux d'intégration" à Tétouan, Maroc, 26-27-28 avril 2012

Note de présentation .
Personne ne doute aujourd’hui des efforts entrepris pour accélérer le rythme des réformes afin d’améliorer l’enseignement dans les pays méditerranéens et ce grâce notamment à l’ouverture d’un certain nombre de chantiers.
Mais malgré ces efforts, les effets qualitatifs tardent à se matérialiser dans un certain nombre de systèmes éducatifs à cause de leur incapacité à surmonter les dysfonctionnements d’origine structurelle, notamment les taux encore élevés de déperdition scolaire et le manque de qualité des apprentissages.
Ainsi, les taux des enfants qui n’accèdent pas ou quittent précocement l’enseignement, restent très élevés dans les pays de la rive Sud de la méditerranée. Au Maroc, des milliers d’enfants quittent l’école chaque année avant de terminer le cycle dans lequel ils se trouvent. Ceci est du à l’inadéquation de l’offre éducative aux exigences de la société et du marché de l’emploi. Le récent rapport de l’UNICEF exprime les profondes préoccupations de cette organisation internationale quant au problème des abandons scolaires qui touchent chaque année au Maroc, environ 340.000 enfants.
Une des conséquences importantes de ce phénomène réside dans la faiblesse observée au niveau des structures d’accueil et d’intégration de ceux qui abandonnent l’enseignement, sans parler de son impact économique et des problèmes auxquels sont confrontées les sociétés méditerranéennes face à une population vulnérable d’enfants analphabètes et sans abri. Il s’agit d’enfants qui subissent toutes sortes d’exploitation et de violations de leurs droits fondamentaux telles que le travail avant l’âge légal et l’émigration clandestine et qui concernent les pays du Sud comme au Nord de la méditerranée. L’inquiétant est que les taux relatifs à ces phénomènes n’ont pas cessé d’augmenter ces dernières décennies.
C’est dans ce contexte que s’organise le colloque méditerranéen sur l’enfance dans sa deuxième édition grâce aux soutiens des instances gouvernementales, des universités, de la société civile et des organisations internationales et suite aux recommandations d’un certain nombre de rencontres et notamment la première édition, organisée à Tanger sur le thème « les enfants en situation de vulnérabilité et les enfants de l’émigration clandestine » en octobre 2010. Le but est d’approfondir le débat, partager les expériences des uns et des autres autour de cette question entre les pays méditerranéens et dégager les mécanismes appropriés pour en réduire l’intensité et les effets. Le colloque vise également à soutenir et guider les efforts des différents acteurs concernés par l’enfant afin de permettre la réhabilitation et la réinsertion des enfants en dehors du système éducatif ainsi que l’examen des possibilités de coopération et de partenariat telles que recommandé par le précédent colloque de Tanger.

Pour mémoire :
1- Développer la coopération et le partenariat afin de disposer d’établissements de protection sociale avec des standards de qualité et assurer à son personnel une mise à niveau dans le domaine du soutien psychologique et social et dans la prise en charge des enfants en dehors du système éducatif.
2- Créer un forum pour le dialogue autour de la situation des enfants mineurs émigrés et non accompagnés des pays du sud de la méditerranée.
3- Mettre en place un observatoire méditerranéen dont le but est de détecter et assurer le suivi des difficultés que rencontrent les enfants des pays méditerranéens. Il veillera également aux échanges des expériences et à la conclusion de conventions de coopération et de partenariat relatives aux programmes de réhabilitation et de réinsertion.
Objectifs du colloque
L’intérêt du sujet proposé pour ce colloque vient du fait que certains aspects de violation des droits de l’enfant entrainent des phénomènes qui ont des conséquences graves pour l’enfance tels que le vagabondage, la délinquance ,l’émigration clandestine, la violence et l’exploitation, phénomènes qui méritent d’être étudiés et débattus afin d’établir des échanges qui permettent d’élaborer les solutions adéquates.

Ce colloque a pour objectifs :
1- Etablir le contact et échanger les expériences sur la question entre chercheurs de la région méditerranéenne.
2- Attirer l’attention des parties concernées telles que les pouvoirs publics, la société civile, les organisations internationales ainsi que l’opinion publique dans les sociétés méditerranéennes sur la gravité des problèmes générés par les déperditions scolaires et la faible adéquation formation-emploi.
3- Contribuer à la révision de la législation, des programmes, des projets de coopération et de partenariat, les actualiser et promouvoir des mesures pour le traitement et la prévention des phénomènes en question.
4- Proposer des mécanismes de coopération entre les pays de la région afin de réintégrer rapidement ceux qui abandonnent l’école très tôt et de lutter contre l’exploitation des enfants, leur maltraitance et leur exclusion.
5- Disposer d’une plateforme pour élaborer une stratégie méditerranéenne globale de lutte contre la déperdition scolaire (l’échec et l’abandon scolaire…), le travail, l’émigration clandestine, l’exploitation et le commerce des enfants.
6- Promouvoir la recherche théorique et appliquée sur le sujet et mettre en œuvre des plans opérationnels afin de faire face aux problèmes des enfants en dehors du système scolaire ainsi que l’élaboration de programmes de sensibilisation, des bulletins et des guides.
7- Examiner les possibilités pratiques (telles que la conclusion des conventions de partenariat…) afin de mettre en œuvre les recommandations du précédent colloque méditerranéen, notamment celles qui concernent la création d’un observatoire méditerranéen pour détecter et assurer le suivi des difficultés rencontrées par les enfants des pays méditerranéens ainsi qu’un forum autour de la situation des enfants émigrés et non accompagnés des pays du sud de la méditerranée.

Les axes du colloque
1- Les enfants non scolarisés (la question de la généralisation de l’enseignement, l’obligation de la scolarité et son rendement interne).
2- L’abandon précoce de l’école par les enfants (l’échec scolaire, le redoublement et l’abandon précoce de la scolarité), les causes, les effets et les solutions.
3- les risques liés aux enfants en dehors de tout système scolaire ou de formation :
• Les enfants analphabètes ;
• Les enfants en situation de vulnérabilité et les enfants abandonnés ;
• La délinquance juvénile ;
• Les enfants de l’émigration clandestine ;
• La maltraitance, l’exploitation et la violence envers les enfants (telles que la prostitution infantile, le commerce des organes, la mendicité et le trafic des stupéfiants…)
4- Les mesures préventives
• Les plans de généralisation de l’enseignement, l’offre d’un enseignement de qualité, l’amélioration des conditions de travail, le perfectionnement et le rendement du personnel de ce secteur en plus du rôle que peuvent jouer les conventions de coopération et de partenariat entre les pays méditerranéens dans ce domaine.
• Créer un forum pour le dialogue autour de la situation des enfants mineurs émigrés et non accompagnés des pays du sud de la méditerranée.
5- Les mesures pour pallier à ce problème (structures, programmes et expériences) en termes d’accueil de cette catégorie d’enfants et les réinsérer à travers :
• Les programmes d’éducation non formelle et les programmes de la seconde chance ;
• Les établissements de jeunes et la protection de l’enfance ;
• Les établissements de formation professionnelle ;
• Les associations, les organisations internationales et les centres d’accueil ;
• Le projet d’observatoire méditerranéen pour le suivi et l’étude des différentes difficultés que rencontrent les enfants des pays méditerranéens.

Conditions de participation
- Sont acceptées les communications et les études qui correspondent aux objectifs et aux axes du colloque et qui respectent évidemment la méthodologie scientifique requise pour ce genre de manifestation.
- Envoyer un résumé d’environ une page ( +cv. d une page) via l’adresse mail ci-après avant le 15 novembre 2011, délai de rigueur pour participer au colloque.
- Chaque communication doit être saisie sur WORD en arabe, français ou espagnol dans une limite de 25 à 30 pages (Times New Roman, taille de police 14).
- Le texte final de la communication (tel qu’il sera publié à postériori parmi les actes du colloque) doit parvenir au comité d’organisation par courriel au plus tard à la fin du mois de mars 2012.
- L’adresse mail du colloque : mderrij@hotmail.fr - tofola@almoudaris.com
- Tél. Prof. Mohamed Derrij + 212 (0) 674 324351
- Secrétariat du colloque : Centre CEREF pour la Formation et l’Edition, Immeuble 2, N° 2, Rue Dayet Aoua, Agdal, Rabat, Maroc.
Tel. + 212 537 682369

Journée d’étude préparatoire du colloque
Une journée d’étude préparatoire sera organisée le samedi17 décembre 2011 à partir de 9 H au Centre des Formations et des Rencontres Nationales (MEN), Quartier Takaddoum, Rabat.
Cette journée qui réunira les marocains participants au colloque sera consacrée à :
• Identifier clairement les problématiques et les axes du colloque.
• Exposer les premiers résultats des travaux des participants ainsi que leurs conclusions sur le sujet.
• Proposer les différentes conceptions en termes d’organisation du colloque dans sa deuxième édition afin d’en assure la pleine réussite.

Source - Facebook