Translate

lundi 31 décembre 2012

MEDIS, le premier réseau de distributeurs Sud-Méditerranéen, lancé à Dubaï


L'Association MEDIS a tenu sa première assemblée générale hier dans le cadre du DIFF.

MEDIS, le premier réseau de distributeurs Sud-Méditerranéen, lancé à DubaïGrâce au soutien du programme Euromed Audiovisuel de l’Union européenne, une vingtaine de distributeurs du Sud de la Méditerranée se sont réunis hier à Dubaï en assemblée générale pour la création de l’Association MEDIS, premier réseau de distributeurs du Sud de la Méditerranée.
L’Assemblée Générale a élu en son sein le conseil d’administration et confirmé les membres de l’association :
  • Président Honoraire : Nabil Ayouch, réalisateur
  • Président : Mohamed Layadi, Marrakech Spectacles
  • Vice-Président : Khaled Haddad, Jordan Pioneers Multimedia Production Company
  • Trésorière : Imane Masbahi, Canal 4
  • Secrétaire : Eva Badr, MC Distribution
  • Administrateurs : Mohamed Alaoui (Younes sarl/Med Film International sarl), Husam Amouri (Middle East Film Distribution Co.), Valerio Caruso (Euromed Audiovisuel), Gian Luca Chakra (Front Row Filmed Entertainment), Pascal Diot (IDPL), Mounia Layadi (Le Colisée), Marianne Khoury (Misr International Films-Youssef Chahine), Adeline Monzier (Europa Distribution), Rula Nasser (Imaginarium Film), Mohammad Shawaky Hassan (Network of Arab Arthouse Screens), Hachemi Zertal (Cirta Films).
  • Autres membres de l’assemblée générale : Alia Arasoughly (Shashat), Habib Bel Hedi (Arts Distribution), Sahar Mohamed El Sherbini (Rotana), Mario Haddad (Empire), Rania Haddad (Cedars Art Production), Cindy Le Templier (Shashat Multimedia Productions) Hala Lofty (Hassala Productions), Antoine Khalife (ART), Daniel Ziskind (ZAD Communication).
L’Association MEDIS est une Association Internationale Sans But Lucratif, basée en Belgique.

« Nous sommes persuadés de la force du réseau pour soutenir le secteur de la distribution dans les pays du Sud de la Méditerranée », a déclaré Mohamed Layadi suite à cette première Assemblée Générale. « Non seulement nous pourrons agir de manière conjointe pour sensibiliser les pouvoirs publics nationaux et internationaux sur l’importance de la distribution, mais en plus nous allons élaborer des propositions concrètes pour les décideurs pour faire face aux évolution du marché. Plusieurs chantiers sont ouverts, comme par exemple une étude sur l’état de la distribution dans les pays arabes, la mise en place d’un mécanisme d’achat groupé de films pour la région, des propositions pour lutter contre le piratage ou la mise en place d’un service de vidéo-à-la-demande. » a-t-il conclu.
Adeline Monzier, secrétaire générale d’Europa Distribution, qui a aidé à la rédaction des statuts, s’est félicitée pour la création de l’Association. « En Europe, les distributeurs ont compris l’importance de se mettre en réseau. L’expérience développée au sein d’Europa Distribution sera capitale pour faire grandir MEDIS », a-t-elle déclaré.
Le secrétariat de l’association MEDIS sera hébergé à Bruxelles, dans le bureau de l’Unité de Support et Monitoring du Programme Euromed Audiovisuel.
Pour plus d’informations, veuillez contacter
Source de l’article Euromedaudiovisuel

«L'influence de la France en Tunisie n'est pas en déclin», estime l'ambassadeur François Gouyette


Interview exclusive de François Gouyette, ambassadeur de France en Tunisie, réalisée par ''00216'', le magasine des Tunisiens en France. 
Vous êtes en fonction depuis trois mois au cours desquels vous avez beaucoup rencontré les chefs d'entreprise, acteurs de la vie politique et de la société civile. Quel diagnostic faites-vous de cette Tunisie pré-démocratique ?
En effet, depuis ma prise de fonctions, j'ai tenu à aller à la rencontre de la société tunisienne dans toute sa diversité. J'ai rencontré l'ensemble du spectre politique. A tous, j'ai tenu le même langage: la France se tient aux côtés de la Tunisie pour le succès de sa transition démocratique.
J'ai aussi multiplié les déplacements en région: à Sousse, Monastir, Sfax, Gafsa ou encore Bizerte. J'ai été frappé par la qualité de mes interlocuteurs.
La société tunisienne est en pleine effervescence. Partout, les initiatives de la société civile se multiplient. Il y a une libération de la parole et une créativité qui invitent à l'optimisme.
Bien sûr, les périodes de transition politique ne sont jamais exemptes de tensions, d'impatiences, de désillusions aussi. Mais je suis persuadé que la Tunisie est capable de les dépasser et de réussir cette expérience si importante aux yeux des voisins et amis que nous sommes.
Vous qui avez beaucoup vécu dans les pays arabes, quels sont les atouts singuliers de la Tunisie? Dans la perspective d'une Tunisie prospère, moderne et démocratique, identifiez-vous dans la situation actuelle des menaces potentielles sérieuses?
Chaque pays est différent et je ne me risquerais pas à faire des comparaisons. Ce qui me frappe en Tunisie, c'est l'esprit de responsabilité dont chacun a fait preuve jusqu'à présent, malgré les différences politiques et les turbulences que le pays a traversées et traversera sans doute encore.
La levée de la chape de plomb qui pesait sur la société sous l'ancien régime a fait surgir des questions identitaires et mémorielles. Les revendications économiques et sociales sont nombreuses et difficiles à satisfaire immédiatement. Tout ceci est naturel. Mais je crois que le peuple tunisien a les atouts pour inventer un nouveau modèle de société qui donne sa place à chacun. C'est un peuple ouvert et bien intégré dans la mondialisation.
Comment qualifiez-vous les relations actuelles entre la France et la Tunisie? La première visite officielle du président François Hollande et du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius en janvier 2013 est elle actée?
Avec les changements politiques en Tunisie, en 2011, et en France, en 2012, les relations entre nos deux pays sont entrées dans un nouveau cycle.
En novembre, la visite de la ministre déléguée à la Francophonie, Yamina Benguigui, et celle du président du Sénat, Jean-Pierre Bel en ont été les premiers signes de notre côté.
Du côté tunisien, il y a eu l'été dernier les déplacements en France du Président de la république Moncef Marzouki et du Premier ministre Hamadi Jebali. Les visites vont se poursuivre de part et d'autre. Le Président Hollande devrait venir à Tunis au début du printemps prochain. La relation bilatérale est au beau fixe.
La France demeure le premier investisseur économique étranger en Tunisie nettement devant le Qatar. Pourtant son influence culturelle et politique est en net déclin. Comment analysez-vous ce paradoxe et quelle est votre stratégie pour restaurer l'image et le prestige perdus?
Je ne partage pas votre affirmation sur un supposé déclin de l'influence culturelle et politique de la France en Tunisie. Comme vous le rappelez, nous sommes de loin le premier partenaire économique de la Tunisie, qu'il s'agisse des échanges commerciaux ou des investissements directs: 1.300 entreprises françaises sont implantées dans le pays, elles emploient près de 120.000 personnes.
Si l'on regarde les chiffres de la coopération, on s'aperçoit que la dotation de l'ambassade de France en Tunisie, environ 6.000.000 d'euros en 2012, est l'une des toutes premières au monde en valeur absolue et même la première, si on la rapporte au nombre d'habitants.
La Tunisie est, par ailleurs, sur ces vingt dernières années, l'un des principaux bénéficiaires des financements de l'Agence française de développement (Afd), qui a fait un effort considérable dans le cadre du partenariat de Deauville.
Je pourrais également citer les 7.500 élèves tunisiens scolarisés dans le réseau scolaire français, les 1.000 bourses d'études de courte et de longue durée accordées à des étudiants tunisiens, etc.
Je ne nie pas que l'image de la France ait pu souffrir de ses hésitations au moment de la révolution, ni qu'il y ait une volonté de la Tunisie de diversifier ses partenariats. C'est à nous de mériter notre place de premier partenaire et de garder le cap choisi dès janvier 2011, à savoir contribuer, en plein accord avec les autorités tunisiennes, à la réussite de la transition.
François Hollande est le premier chef d'État occidental à reconnaitre la légitimité de la nouvelle coalition de l'opposition syrienne; Laurent Fabius a été le premier chef de gouvernement européen à se rendre en Israël et Palestine pour proposer la médiation de la France dans la crise de Gaza. Avec ces initiatives diplomatiques, la politique de la France traditionnellement prudente dans le monde arabe se veut plus volontariste et proactive. Dans ce nouveau cadre, quel rôle compte jouer la France dans la transition en cours en Tunisie?
Comme je vous l'indiquais précédemment, nous allons garder le cap fixé après la révolution. Nous avons choisi de travailler sur trois axes que nous pensons essentiels pour la réussite de la transition démocratique: le renforcement de l'Etat de droit, le soutien à la société civile et enfin la relance économique, parce que les revendications de la révolution sont d'abord économiques et sociales.
Des aides importantes ont été débloquées, notamment depuis le sommet du G8, à Deauville en 2011, où la France a joué un rôle moteur pour mobiliser les bailleurs internationaux. De nouveaux champs de coopération se sont ouverts: coopération décentralisée, appui aux associations, formation des juges, des avocats, des journalistes, etc. Plus que jamais, ce plan d'action est d'actualité.
La France a beaucoup milité en faveur de l'acquisition par la Tunisie du statut de partenaire privilégié avec l'Europe. Ne pensez-vous pas que cet accord qui est entré en vigueur depuis le 19 novembre arrive trop tôt pour la Tunisie dont la situation économique est exsangue? La Tunisie actuelle a-t-elle les moyens de profiter d'une internationalisation accrue?
Voilà plus d'une décennie que la France et l'Union européenne (UE) travaillent à la convergence de leurs économies avec la rive sud de la Méditerranée, en particulier à travers le Plan d'action UE/Tunisie adopté fin 2004 dans le cadre de la politique de voisinage.
À titre d'exemple, des jumelages entre institutions tunisiennes et européennes ont débouché sur le renforcement des administrations et le rapprochement des règlementations dans le domaine de la qualité des produits et de la protection des consommateurs.
Cette convergence, préparée en amont, constitue un atout pour l'économie tunisienne et pour ses entreprises. La conclusion, lors du Conseil d'association du 19 novembre 2012, d'un accord politique sur le nouveau Plan d'action mettant en œuvre le Partenariat privilégié entre l'UE et la Tunisie, a été une marque de confiance indéniable donnée par les 27 Etats membres à la Tunisie, en faveur de laquelle la France s'est pleinement engagée.
Il faut aussi souligner que le partenariat privilégié est un processus, et non un point d'arrivée. Les Tunisiens pourront donc s'assurer du caractère équilibré et mutuellement profitable de l'accord.
Propos recueillis par Samir Bouzidi - Source : ''00216'' & Kapitalis
* L'interview intégrale paraîtra dans le prochain numéro du magazine ''00216'' (janvier 2013).

Conseil de l'Europe - Le Maroc signe la Convention MEDICRIME contre les produits médicaux contrefaits


Le Maroc a rejoint, jeudi, le groupe des pays signataires de la Convention MEDICRIME du Conseil de l’Europe, premier traité international de droit pénal contre les produits médicaux contrefaits et les infractions similaires menaçant la santé publique.

La Convention, signée au siège du Conseil de l’Europe à Strasbourg (Est de la France) par son secrétaire général Thorbjorn Jagland et l’ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne (UE), Menouar Alem, offre “un cadre juridique de coopération à l’échelon mondial pour combattre la contrefaçon des produits médicaux et les infractions similaires menaçant la santé publique”.
Le Conseil de l’Europe s’est félicité de l’initiative marocaine de signer cette convention qui vient conforter leur partenariat développé dans les différents domaines de son action en faveur de la promotion des valeurs universelles, entamé depuis 2007 avec l’adhésion du Royaume à la Commission européenne pour la démocratie par le droit (plus connue sous le nom de la Commission de Venise) et couronné par l’obtention l’année dernière du statut de “Partenaire pour la démocratie” auprès de son assemblée parlementaire (APCE).
Le Maroc, qui siège notamment à son instance chargée de la coopération en matière de lutte contre l’abus et le trafic illicite des stupéfiants, le Groupe Pompidou, est également membre associé du Réseau des Laboratoires officiels de contrôle des médicaments (OMCL), créé à l’initiative de la Commission de l’Union européenne (UE) et du Conseil de l’Europe, le 26 mai 1994, avant d’adhérer en 1997 à la Pharmacopée européenne qui vise à fournir des normes de qualité communes dans le contrôle de la qualité des médicaments et des substances servant à la fabrication de médicaments (à usage humain ou vétérinaire).
Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe, représentant 47 pays européens, avait adopté la Convention MEDICRIME le 8 décembre 2010 et invité le Secrétaire Général du Conseil à la diffuser largement auprès des Etats non membres qui pourraient souhaiter en devenir partie, notamment ceux qui jouissent du statut d’observateur auprès de la Pharmacopée européenne, dont le Maroc.
La convention a été ouverte à la signature le 28 octobre 2011. Une quinzaine de pays l’ont déjà signée.
La Convention dote les Etats Parties d’”un instrument puissant pour combattre la contrefaçon des produits médicaux et les infractions similaires dans l’optique de la protection sanitaire des patients et des utilisateurs de produits médicaux, fixe des normes minimales communes sur le droit pénal matériel et procédural et prévoit des mesures visant à améliorer la coopération et l’échange d’informations entre les autorités compétentes, tant au niveau national qu’international”.
Ce mécanisme prévoit notamment l’adoption de mesures destinées à prévenir la criminalité en y associant le secteur privé ainsi que la poursuite effective des délinquants en justice et la protection des victimes et des témoins, outre la création d’un comité chargé d’assurer le suivi de l’application de la Convention par les Etats signataires.
Le traité érige en infraction notamment “la fabrication de produits médicaux de contrefaçon”, “la fourniture, l’offre de fourniture et le trafic de produits médicaux contrefaits”, “la falsification de documents”, et “la fabrication ou fourniture non autorisée de médicaments et la commercialisation de dispositifs médicaux ne satisfaisant pas aux exigences de conformité”.
Les produits médicaux “génériques” légaux (copie légale d’un produit faisant l’objet d’un brevet, commercialisé sous une marque ou pour lequel les droits de propriété ont été déposés), dont la mise sur le marché a été autorisée par une autorité compétente, ne sont pas concernés par la criminalisation aux termes de la Convention.
L’adoption de la Convention MEDICRIME intervenait alors que les menaces que font peser sur la santé publique les produits médicaux contrefaits ont atteint “des proportions réellement mondiales”.
La contrefaçon est une industrie “multimilliardaire” qui représente un grand danger pour les individus particulièrement vulnérables que sont les patients et de ce fait elle est “souvent associée au crime organisé et génère des profits substantiels avec un faible risque de détection et des sanctions relativement peu sévères en comparaison du trafic de drogues, par exemple”, relève un rapport du Conseil de l’Europe.
Il considère que la contrefaçon des produits médicaux et les infractions apparentées concernent “tous les pays, qu’ils soient lieux de production, de transit ou de commercialisation de ces produits”.
Comme pour toutes les activités criminelles menées de façon clandestine, il est impossible en revanche d’évaluer de manière précise l’ampleur du problème, précise-t-on de même source.
Les dernières estimations indiquent que les ventes mondiales de médicaments contrefaits, après avoir doublé en seulement cinq ans, entre 2005 et 2010, représenteraient plus de 57 milliards d’euros.
De nombreuses études ont également signalé un grand nombre de sites internet proposant, sans demander d’ordonnance, des médicaments soumis à prescription et de nombreuses personnes achetant des médicaments en ligne tout en étant conscientes des dangers.
Les contrefacteurs et leurs complices se servent souvent d’internet pour promouvoir des produits médicaux contrefaits et dangereux.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a constaté que plus de 50 pc des médicaments achetés sur des sites internet qui dissimulent leur véritable adresse sont contrefaits.
Dans ce contexte, les tribunaux nationaux des Etats Parties à la Convention peuvent ainsi considérer l’usage d’internet comme «une circonstance aggravante et augmenter le niveau des peines en conséquence, le cas échéant», estime le Conseil de l’Europe.
Source de l’article l’Opinion

L’ombre marocaine sur la visite de Hollande en Algérie


Les patrons français comme les politiques auraient peur de « froisser » leurs homologues marocains. C’est ce qui trivialement expliquerait, en bonne partie, la faible représentativité économique de la délégation économique qui accompagne le président François Hollande. Décryptage

M6 HollandeLes temps changent. En 2007, lors de la visite présidentielle de Nicolas Sarkozy en Algérie, ce dernier avait été accompagné par une kyrielle impressionnante de patrons et parmi eux une belle brochette de grands noms du CAC40. C’était l’époque du président-VRP, bien décidé à tout faire pour que le « made in France » se vende aux quatre coins de la planète. Concernant l’Algérie, Nicolas Sarkozy avait même fait siennes des propositions innovantes comme par exemple l’ouverture du capitale du gazier français GDF en échange de la mise en place d’un partenariat énergétique franco-algérien. Si le bilan économique général de l’ancien président français apparaît des plus contrastés, tel n’est pas le cas en ce qui concerne l’Algérie. Tramways, gestion de l’eau, marché automobile, hydrocarbures, il est indéniable que la présidence Sarkozy a conforté la France dans sa position de premier partenaire commercial de l’Algérie. Certes, quelques grands chantiers, notamment ceux du BTP, ont échappé aux groupes hexagonaux au profit de leurs concurrents chinois, mais, l’un dans l’autre, l’Algérie reste une chasse gardée française, du moins sur le plan économique. Et, à ce sujet, une statistique résume à elle seule cette réalité. Chaque année, l’Algérie est l’un des rares pays, sinon le seul, avec lequel la France présente un solde commercial positif et cela alors que cela fait des années que le commerce extérieur français est déficitaire.

Pas de grands noms économiques, des n° 2 et 3 seulement
Dans un monde normal, on pourrait penser que cette singularité algérienne oblige les acteurs économiques, et politiques, français, à être des plus attentifs et des plus empressés à l’égard d’un marché captif. Pourtant, il n’en est rien. A preuve, la visite de François Hollande en Algérie et la maigre représentativité économique dans la délégation qui l’accompagne.
Pas ou peu de grands noms, beaucoup de numéros deux ou de numéros trois et un Medef des plus discrets. Certes, le nouveau président français veut trancher avec l’empressement commercial de son prédécesseur. En veillant à ce que son voyage en Algérie n’ait pas un trop grand parfum économique mais plus politique, il cherche d’une certaine façon à restaurer le prestige de sa fonction.
Il est vrai qu’à force d’avoir fait du rentre-dedans ici et là pour vendre par exemple le Rafale, Sarkozy a réussi à irriter nombre de ses homologues chefs d’Etat. Hollande lui, veut montrer aux Algériens qu’il est possible et nécessaire de parler d’autre chose à commencer par le dossier malien mais aussi la question de la Syrie voire des situations en Tunisie et en Libye. Mais, dans le même temps, cette discrétion met en relief la réalité bien étonnante évoquée précédemment. C’est un peu comme si nombre de patrons français avaient honte ou éprouvaient une gêne à s’afficher en Algérie. Pourquoi une telle retenue ? La réponse aussi simple que triviale. Comme leurs homologues politiques, ces patrons ont en tête l’obsession de ne pas froisser leurs homologues marocains.

Un tropisme marocain !
On le sait, le Maroc fait l’objet de toutes les attentions de la part des milieux économiques français et de nombreux patrons, à l’image de Jean-René Fourtou, président du Conseil de surveillance de Vivendi, sont engagés dans une démarche volontariste pour convaincre des entreprises françaises d’investir dans le Royaume. Et, il est vrai, qu’il existe une passion marocaine chez les acteurs économiques français.
Une passion qui ne relève pas toujours des critères de rentabilité mais qui a aussi trait à la qualité de l’accueil sur place. A cet égard, nombreux sont les économistes français qui estiment que l’engouement envers le Maroc d’hommes d’affaires et politiciens français est quelque peu disproportionné par rapport à son potentiel réel. A l’inverse, l’Algérie, dont le potentiel de marché est évalué à 3 milliards d’euros en termes d’investissement (et dans l’hypothèse de réformes en ce sens) reste quelque peu « snobée ». Poids de l’histoire, incapacité à être aussi attractif que le voisin marocain, insécurité, législation fluctuante : tout cela explique en partie ces réticences.
Mais, force est de constater que l’Algérie ne bénéficie pas, auprès des milieux d’affaires français, de la considération que son statut de marché captif devrait imposer. En tout état de cause, il sera instructif de suivre de près la visite que François Hollande fera tôt ou tard au Maroc (tout le monde a noté celle de son Premier ministre Jean-Marc Ayrault la semaine dernière). Et gageons, qu’à ce moment-là, patrons et hommes d’affaires français seront très nombreux à être de la partie.
Source de l’article Maghrebemergent

Liban : la délégation de l'UE examine les relations bilatérales avec la société civile



Des représentants de la délégation de l’Union européenne au Liban ont rencontré des ONG, des syndicats et des autorités locales pour discuter des relations entre l'UE et le Liban. 

Les discussions ont porté sur l'actuel et le nouveau plan d'action dans le cadre de la politique européenne de voisinage (PEV), ainsi que sur le cadre unique d'appui, qui soutiendra financièrement les priorités du plan d'action.
La chef de la délégation, l'ambassadeur Angelina Eichhorst, a ouvert la réunion en soulignant la nouvelle approche de l'UE dans ses relations avec ses voisins du Sud. Elle a salué le fait que la coopération entre l'UE et le Liban dans le cadre de la politique européenne de voisinage avait progressé avec une intensité sans précédent en 2012, même si la mise en œuvre des objectifs de réforme du Liban n'a avancé que lentement. L'ambassadeur Angelina Eichhorst a aussi informé les participants du plan d'action 2013-2015 pour le Liban, récemment négocié.
Les organisations de la société civile participantes ont contribué à la rencontre en émettant de nombreuses questions et remarques, ce qui a donné lieu à un débat animé sur les questions clés, telles que le dialogue social, la nécessité d'un Conseil social et économique opérationnel, la réforme électorale, les droits des réfugiés et des personnes handicapées, la santé mentale et le patrimoine.  À l'issue de la réunion, l'ambassadeur Angelina Eichhorst a exprimé sa satisfaction par rapport aux discussions et au feedback d'une société civile bien informée et diversifiée. Elle s'est engagée à poursuivre cette coopération étroite dans un avenir proche.
Pour en savoir plus
Délégation de l'UE – Liban
Délégation de l'UE au Liban – page Facebook
Page web EU Neighbourhood Info Centre – Liban

Réseau régional de gestion intégrée des déchets en Tunisie et dans la région MENA


La quantité croissante des déchets et leurs effets néfastes sur l’environnement, la qualité de l’eau potable et la santé, posent de plus en plus de problèmes à la Tunisie et aux pays de la région MENA (Maghreb et Moyen-Orient).

Dechets TunisPlus de la moitié de la population de ces pays vit dans des centres urbains, si bien qu’elle est particulièrement touchée par les impacts négatifs au niveau écologique et en matière de santé publique, induit par l’extrême déficience qui caractérise souvent le système de gestion des déchets.

Une gestion des déchets intégrée, axée sur la préservation des ressources, exige des solutions spécifiques et adaptées à chaque pays. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, il n’existe pas d’échanges d’expériences structurés et formels à ce sujet entre la Tunisie et le reste des pays de la région MENA. La résultante est que différents acteurs du secteur public et privé recherchent des solutions techniques, financières et organisationnelles, souvent indépendamment les uns des autres. En conséquence, force est de constater que la mise en place d’une gestion durable et intégrée des déchets ne progresse que d’un pas hésitant.

Ainsi et sous l’égide de la Coopération allemande (GIZ), a été initiée la mise en place d’une structure de réseau et de coopération fonctionnelle, à partir de contacts informels entre spécialistes et décideurs dans le domaine de la gestion des déchets de la région.

Ce réseau régional, baptisé « SWEEP-Net » a permis la connexion des acteurs du domaine de la gestion des déchets, parmi eux, il y a des spécialistes appartenant aux institutions publiques nationales, aux communes et municipalités, au secteur privé, au monde scientifique et de la recherche, ainsi qu’à la société civile. A travers des coordinateurs nationaux, la Tunisie et les autres pays membres sont représentés au sein de comité de pilotage de réseau.

Signalons par ailleurs que le portail internet SWEEP-Net.org, instrument indispensable du réseau, permet aux membres d’accéder non seulement au système de gestion des connaissances du réseau, mais aussi à une partie communautaire facilitant la mise en relation entre les différents acteurs de la région. Ils peuvent y trouver des données, des informations et des présentations vulgarisées de connaissances relatives à la gestion des déchets dans la région MENA et peuvent échanger de façon interactive au sujet de leurs expériences et des challenges auxquels ils sont confrontés.

Les résultats obtenus par ce réseau

Une structure efficiente a été mise en place pour le réseau régional. Un secrétariat, chargé des fonctions de gestion et de coordination nécessaires et dont le siège se trouve à Tunis, a été implémenté et a commencé à opérer. De plus, la coopération avec les organisations partenaires a pu être développée et formalisée avec succès. La coopération conjointe avec l’Initiative internationale de gestion des déchets des Nations-Unis (IPLA), l’International Solid Waste Association (ISWA) et avec plusieurs programmes de l’Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) a contribué à une meilleure efficience du réseautage.

Ainsi, deux conférences régionales ont été organisées à ce jour, permettant à environ 200 spécialistes d’échanger leurs expériences. En coopération avec différentes organisations partenaires, 30 experts régionaux ont élaboré dans le cadre de groupes de travaux thématiques, actuellement au nombre de trois, des documents d’orientation et des directives au sujet des instruments de financement, de la coopération avec le secteur privé et de la sensibilisation de l’opinion publique sur le thème des déchets solides.

Pour la première fois, des profils pays et des rapports nationaux et régionaux, exhaustifs et comparables entre eux, ont été élaborés pour les pays membres. Le Ministère de l’Environnement libanais et l’Agence nationale de gestion de déchets en Tunisie s’y réfèrent déjà officiellement dans leur planification dans le domaine de la gestion des déchets. Au total, le réseau régional SWEEP-Net met en contact régulier environ 3000 acteurs de la région MENA et au-delà.
Par Maya Lise - Source de l’article l’Economiste Maghrébin

La Fondation Anna Lindh organise un séminaire pour la société civile algérienne



Quarante experts et représentants de la société civile œuvrant dans les domaines du dialogue, de la démocratie, de la diversité et du développement en provenance d'Algérie, de Pologne, d'Allemagne, du Maroc, d'Italie et de Belgique ont participé à un débat organisé pour la première fois par la Fondation Anna Lindh (FAL) dans la capitale algérienne Alger sur la ‘participation de la société civile à la vie publique: bonnes pratiques et regards croisés.
 
La réunion, qui s'est tenue du 14 au 16 Décembre en coordination avec l'Etoile culturelle d'Akbou, a été suivie par des représentants des Ministères des affaires étrangères et de la Culture et des représentants de différentes organisations internationales établies en Algérie. La délégation de l'Union européenne en Algérie était également présente à travers une session consacrée aux donateurs en Algérie.
 
L'événement a allié la contribution d'experts sur la réalité de la société civile en Algérie, les dynamiques régionales, ainsi que le thème du dialogue et de la réconciliation, avec une séance de diplomatie entre jeunesse (Youth-to-Youth) animée par les membres du réseau polonais de la FAL, en plus d'ateliers interactifs. La réunion a été considérée comme un grand succès par les participants et représente un renouvellement du réseau algérien.
 
Deux réunions ont déjà eu lieu entre les organisations de la société civile tunisienne et libyenne à Djerba en Tunisie du 22 au 24 Octobre 2012, et entre la société civile libanaise et jordanienne dans la Mer Morte du 6 au 8 Décembre, dans le cadre de "DAWRAK-citoyens pour le dialogue», le programme lancé par la FAL suite aux transformations et aux processus de réforme dans les pays du Sud de la Méditerranée, soutenu financièrement par l'Union européenne.
 
La Fondation Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures promeut la connaissance, le respect mutuel et le dialogue interculturel entre les populations de la région euro-méditerranéenne, grâce à un réseau de plus de 3 000 organisations de la société civile réparties dans 43 pays. Son budget est co-financé par l'UE (7 millions d'euros) et par les États membres de l'UE (6 millions d'euros). 
 
Pour en savoir plus
Fondation Anna Lindh – fiche et actualités
Fondation Anna Lindh – site internet

Nouveau tour des négociations sur le renouvellement de l'accord de pêche Maroc-UE


Un 3ème round des négociations entre les responsables marocains et l l'Union européenne (UE) sur le renouvellement de l’accord de pêche auront lieu les 15 et 16 janvier prochains à Rabat. Des sources gouvernementales affirment que l'UE commence à céder aux conditions marocaines et elle est prête à accepter de renouveler l'accord en raison des fortes pressions exercées par les pêcheurs espagnols, victimes de la non-reconduction, malgré les indemnités qui leur ont été accordées.

Les deux précédents rounds de négociations entre des experts du ministère marocain de l'Agriculture et de la Pêche maritime et leurs homologues européens se sont tenus respectivement les 19 et 20 décembre à Bruxelles et les 10 et 11 novembre dernier à Rabat.

En octobre dernier, les professionnels marocains et espagnols de la pêche s’étaient tombés d' accord sur le renouvellement de l'accord de pêche Maroc-UE, à l' occasion de la réunion à Rabat de travaux de la commission mixte maroco-espagnole des professionnels de la pêche.

Selon le secrétaire général de la Confédération espagnole de pêche, Javier Garat Pérez, ce renouvellement aura sans conteste "des retombées bénéfiques significatives sur le partenariat et les relations politiques entre le Maroc et l'UE".

L'accord de pêche maritime Maroc-UE, en vigueur depuis mars 2007, qui a expiré en février 2012, devrait être reconduit pour une durée de 4 ans jusqu'en 2015. Le Maroc et l' UE se sont entendues sur la reconduction pour une année du protocole lié à l'accord qui permet de gérer l'accès des navires communautaires aux pêcheries marocaines et la contribution de l'Union Européenne pour le soutien du secteur de la pêche au Maroc.

Depuis mars 2007, l'UE verse 36 millions d'euros par an de droits de pêche au Maroc pour permettre à quelque 119 navires européens, principalement espagnols et portugais, de pêcher dans ses eaux. Parmi les navires concernés figurent aussi une dizaine de thoniers français. Un peu plus de la moitié de la compensation financière versée par l'UE est destinée à mettre en œuvre une politique de pêche durable dans les eaux marocaines.

Pour le Maroc, la reconduction pour un an de ce protocole permettra de continuer les discussions en vue d'améliorer le potentiel de coopération offerte par l'accord, et de l'adapter aux orientations stratégiques et aux projets lancés par le Plan Halieutis.

Ce plan a pour ambition de faire du secteur halieutique un véritable moteur de croissance durable pour l'économie marocaine, de porter à 21,9 milliards de DH le PIB du secteur à l'horizon 2020, de générer quelque 115.000 emplois directs, de participer à l'augmentation de l'exportation des produits de la mer de 3,1 %, et d'atteindre une production halieutique annuelle de 1,660 million de tonnes contre 1,035 million actuellement.

Le plan Halieutis, qui table sur la mise à niveau du secteur de la pêche à l'horizon 2020, englobe le développement et la modernisation de l'ensemble de la filière: la flotte de pêche, les ports, ainsi que les industries de transformation.

Ce programme comporte seize projets, dont un vise la création de trois pôles d'excellence, qui devraient attirer des investissements pour une valeur totale de 9 milliards de dirhams. Ce plan devrait permettre de porter la contribution du secteur de la pêche au PIB de 8,3 milliards de dirhams en 2007 à 21,9 milliards à l'horizon 2020.
Source de l’article Afriquinfos



Lancement d’un Conseil économique consultatif européen pour les investissements en Tunisie


tunisie-ueDans le cadre du suivi de la Task Force EU-Tunisie, le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, le Vice-président de la Commission européenne, Antonio Tajani, l’Envoyé spécial de l’Union européenne pour le Sud de la Méditerranée, Bernardino Leon et l’ambassadeur, Chef de délégation de l’UE en Tunisie, Laura Baeza, lancent un Conseil Economique Consultatif pour les investissements entre l’Union européenne et la Tunisie.
Le Premier ministre Hamadi Jebali a rappelé que l’Union européenne est le principal partenaire économique de la Tunisie: lui même s’est personnellement engagé afin de renforcer les liens politiques et économiques entre les deux partenaires. La création de ce Conseil est un nouveau jalon sur la voie de l’approfondissement de la coopération économique et permettra d’améliorer considérablement le climat des affaires en Tunisie.
Le Vice-président Tajani a déclaré qu’il existe un fort potentiel pour approfondir les échanges mutuels, tant en Tunisie que dans l’Union européenne. Ce Conseil consultatif, ainsi que les accords bilatéraux UE-Tunisie signés ce matin dans différents domaines économiques, permettront de réorienter une part importante des investissements internationaux vers la Tunisie.
L’Envoyé spécial, Bernardino Leon a annoncé que le Conseil consultatif sera constitué de représentants du secteur privé européen et aura trois missions principales, à savoir: formuler des propositions permettant d’améliorer le climat des affaires en Tunisie, explorer de nouvelles opportunités pour les entreprises européennes dans le pays et renforcer les liens économiques, la coopération industrielle et le rôle des PME.
L’ambassadeur, chef de délégation de l’UE en Tunisie, Laura Baeza, a apporté son soutien à la création du Conseil économique consultatif, qui permettra de poursuivre la mise en oeuvre des recommandations de la Task Force UE-Tunisie de septembre 2011.
La première réunion du Conseil se tiendra à Tunis en janvier 2013 et réunira les membres du conseil consultatif suivants:
Alessandro BARBERIS, Président Eurochambres (Italia); Vicenzo BOCCIA, BusinessEurope, Confindustria (Italia); Mario OHOVEN, BVMW, PME (Allemagne); Peter BECKER, Fédération Boulangeries/UEAPME, (Allemagne); Jean-Jacques VAN DER SLIKKE, Safran aéronautique-défense, (France); Luisa TODINI, Salini group construction (Italia); Karel DERVEAUX, Ecopower, énergie, (Belgique); Fernando CHOCARRO, Grupo AN, agroalimentaire (Espagne); Samira LABIDI, Entreprendre au Maghreb, Assurances (France); Bruno ERMOLI, Promos Chambre de Commerce Milano (Italia); Pedro Augusto ALMEIDA FREIRE, CCP pme portugaises (Portugal); Eric HEUTINCK, Philips électronique (Pays Bas); Eneko DE IRALA, Indra, Technologie (Espagne).
Source de l'article l'Economiste Maghrébin