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mercredi 27 février 2013

Un projet de l'UE organise des ateliers de consultation sur la mise en œuvre de stratégies de traitement des eaux usées en Tunisie, au Maroc et en Egypte


Un projet financé par l'UE organise des ateliers de consultation nationale en Tunisie, au Maroc et en Égypte pour examiner et analyser la mise en œuvre des stratégies et/ou des plans concernant les eaux usées  dans ces pays.
 
Les ateliers de consultation d'une journée sont organisés par le projet financé par l'UE ‘Gestion intégrée durable de l'eau - Mécanisme de soutien (SWIM-SM)’. Ils se dérouleront le 5 Mars en Tunisie, le 7 Mars au Maroc et le 11 Mars en Egypte, et seront l'occasion pour le programme de présenter, de discuter et de valider avec les acteurs nationaux, les conclusions des évaluations menées par SWIM-SM pour chacun de ces pays sur l'état du développement et de la mise en œuvre de leurs stratégies et/ou des plans d’action concernant les eaux usées.
 
Les ateliers seront aussi une occasion pour établir un dialogue national entre les représentants officiels de haut niveau des secteurs concernés afin de promouvoir l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies/ politiques/ plans d’action dans les pays.
 
Le programme SWIM (Gestion durable et intégrée de l'eau) est un Programme Régional d'Assistance Technique lancé par la Commission Européenne, avec un budget total d’environ 22 millions d’euros, pour contribuer à la large diffusion et à l'application effective des politiques et des pratiques de gestion durable de l'eau dans la région sud-méditerranéenne.
 
Le programme SWIM fait suite aux résultats obtenus par deux autres programmes régionaux déjà achevés de la CE, le SMAP (I, II et III) et le MEDA Eau. Il est constitué de deux Composantes majeures qui sont étroitement liées et se complètent mutuellement: un Mécanisme de Soutien, dont le budget est de 6,7 millions d’euros et des Projets de Démonstration, dont le budget est de 15 millions d’euros. 
 
Pour en savoir plus
Gestion durable des ressources en eau et dépollution de la Méditerranée – fiche et actualités
Gestion durable des ressources en eau et dépollution de la Méditerranée – page internet
Page internet EU Neighbourhood Info Centre– environnement
 

Conférence annuelle ERF : développement économique et la montée des partis islamistes

Conférence annuelle ERF : développement économique et la montée des partis islamistes – Koweït, 3-5 mars 2013
La conférence intervient à un moment où la région connaît une importante transformation politique et mettra l’accent dans ses séances plénières sur le développement économique et la montée des partis islamistes. Les séances plénières compteront des économistes de renom, des leaders d’opinion et la conférence se tiendra au Koweït, du 3 au 5 Mars 2013.
Les bouleversements politiques qui ont balayé la région ERF au début de l’année 2011 ont marqué l’arrivée de partis politiques islamistes en Egypte, en Tunisie, et peut-être ailleurs dans la région. Les régimes politiques déchus ont été généralement perçu comme ayant échoué à donner un niveau de vie acceptable à la majorité de la population, leur refusant la liberté et la justice sociale. Il a beaucoup été question de savoir pourquoi les mouvements islamistes ont fait un bond en avant, et tout autant de questionnements sur les politiques de développement probables et les résultats de leur ascension au pouvoir. Du fait que le bilan des partis similaires dans d’autres régions soit mixte, il est doublement important de répondre aux questions concernant les conditions qui rendraient cette évolution politique réussie. Le but de la conférence de cette année, est donc de répondre à ces questions en essayant de comprendre les causes de la montée des partis islamistes, les conditions dans lesquelles ils réussissent et l’issue probable dans les pays du printemps arabe.
• Séance plénière 1 : Les causes des soulèvements arabes et la justification de la montée des partis islamistes au pouvoir
• Séance plénière 2 : Comparaison des performances économiques dans les pays gouvernés par les islamistes
• Séance plénière 3 : Perspectives et scénarios possibles
Outre les séances plénières, il y aura six sessions parallèles, impliquant la présentation de plus de 50 papiers sous les thèmes suivants : macroéconomie, la finance, du travail et du développement humain, l’économie internationale, la microéconomie et l’économie institutionnelle. La séance de clôture célèbre les six lauréats de ce qui est devenu une institution régionale : « The Best Paper Award. »
Pour plus d’informations sur la conférence ERF suivez le lien
Source de l'information FEMISE

Tendre la main à la Turquie


La France vient de faire savoir à la Turquie qu’elle était favorable à la relance des négociations d’adhésion de ce pays à l’Union européenne. C’est un tournant. Le dossier avait été gelé par Nicolas Sarkozy.

Il flattait ainsi une opinion publique de plus en plus réticente à l’islam et totalement ignorante d’un pays dont elle sait seulement que l’immense majorité des 75 millions d’habitants est musulmane et que le parti du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, l’AKP, est religieux.
Pendant longtemps, la Turquie était en position de demandeuse. Elle savait qu’elle avait beaucoup à gagner d’une entrée dans l’Europe. Mais, depuis ces dernières années, elle a été piquée au vif par les réticences des Européens et par les signaux négatifs, per- çus comme hostiles, venus de la France, tel le vote de l’Assemblée nationale sur la question du gé- nocide arménien. Portés par leur essor économique qui saute aux yeux, les Turcs en sont aujourd’hui à se dire qu’ils ont moins besoin de l’Europe et qu’ils peuvent, en cultivant leurs liens avec d’autres pays émergents, comme le Bré- sil, tenir une place économique et diplomatique respectable, notamment à l’égard d’un Proche-Orient en pleine recomposition.
On a évoqué le modèle de l’« islamisme modéré » turc pour les révolutions arabes, mais les Frères musulmans en Égypte ou Ennahdha en Tunisie font, pour l’instant, la démonstration qu’ils n’ont ni la compétence ni le pragmatisme dont Erdogan a su faire preuve depuis qu’il est arrivé au pouvoir dans un pays où la tradition laïque reste forte. Son parti, rappelons-le, a remporté trois législatives successives depuis 2002 et lui-même est Premier ministre depuis dix ans.
Depuis lors, le pays n’a pas basculé dans un islam intolérant ; on lui reproche plutôt le contraire dans les pays voisins qui supportent mal, par exemple, la frivolité des séries télévisées de la télévision turque. Les Turcs vivent, pour une large part, dans les grandes villes, au rythme de la mondialisation et des technologies de la communication. La moyenne d’âge est de moins de 30 ans.
L’islam, qui a supplanté le nationalisme kémaliste, n’est pas devenu le creuset de l’identité turque. Ce qui rassemble le pays, c’est le dynamisme économique et la confiance en l’avenir. Les modèles de consommation sont les nôtres. Il suffit de se promener dans Istanbul pour s’en convaincre : toutes nos grandes marques sont là. Plus encore lorsqu’on se rend sur la rive asiatique du Bosphore, qui n’est pas celle que visitent les touristes.
La jeune génération se veut occidentale et mondialisée. Le pays jouit d’une belle palette de créateurs et d’intellectuels qui ré- fléchissent sur les mutations en cours, réinterrogent librement l’histoire turque – y compris la question arménienne sans avoir besoin des injonctions des députés français, très contre-productives. Enfin, Erdogan est en train de faire un chemin considérable sur la voix du règlement pacifique de la question kurde qui ensanglante le pays depuis une trentaine d’années.
La Turquie n’est plus l’homme malade de l’Europe. Au contraire, ce pays vit placidement son intense développement. Erdogan n’est sans doute pas un démocrate dans l’âme, mais la force des choses fait que le pays progresse sur ce chemin. La Turquie mérite qu’on lui tende la main. Elle sera une clé de la Méditerranée de demain et nous avons besoin d’être contaminés par la confiance et le dynamisme de sa population.
Par Jean-François Bouthors, éditeur et écrivain – Source de l’article Jactiv

Prêt de 20 millions de dollars de Sanad à la Bank Audi pour soutenir les PME


Le fonds de microcrédit Sanad pour les petites et moyennes entreprises (PME) a accordé au groupe Audi Saradar (Bank Audi) un prêt de 20 millions de dollars destiné à soutenir l’expansion des PME au Liban.

Sanad The MENA Fund for Micro-, Small and Medium Enterprises"Ce partenariat va permettre au secteur des PME d’accéder plus facilement au financement", a indiqué le communiqué de la banque et de Sanad, ajoutant qu’elle cherchait à établir d’autres partenaires dans la région.
Le président-directeur général de Sanad, Wolfgang Reuss, a souligné de son côté que l’appui aux PME était essentiel au Liban, "étant donné la place du secteur privé dont l’impact sur l’activité économique et l’embauche est importante".
Sanad a été créée en 2011 par KFW, la banque allemande de développement, avec le soutien financier du ministère allemand de la Coopération économique et du Développement, et de l’Union européenne. Le fonds pourvoit des prêts à moyen et long terme aux banques commerciales et aux institutions de microfinance dans la région. Il intervient actuellement en Algérie, en Égypte, en Irak, en Jordanie, au Liban, au Maroc, en Tunisie et dans les territoires palestiniens.
Source de l'article Le Commerce du Levant
Site web Sanad 

"Il est crucial pour l'Europe d'être visible et active au sud de la Méditerranée"


Le Cercle. La Fondation Robert Schuman publie un entretien d'Europe avec Jean-Pierre Filiu, professeur des universités à Sciences Po Paris, spécialiste du monde arabo-musulman. Jean-Pierre Filiu présente la situation et les enjeux de cette région, deux ans après le début des révolutions arabes, et souligne la nécessité "pour l'Europe d'être visible et active au sud de la Méditerranée".

1) Deux ans après le début des révolutions arabes, la Tunisie est secouée par une vague de violences et d'instabilité majeure. Comment analyser la situation présente ? Risque-t-elle de sombrer dans le chaos d'une guerre civile ?

L'assassinat de l'avocat Chokri Belaïd, le 6 février 2013, risque d'apparaître rétrospectivement comme un événement aussi important que l'immolation de Mohammed Bouazizi, le 17 décembre 2010, qui avait marqué le déclenchement du soulèvement démocratique dans le monde arabe. Nous sommes entrés dans la deuxième vague de ce bouleversement historique de longue durée, qui débute assez logiquement en Tunisie, car les islamistes locaux, le parti Ennahda, ont dilapidé en un temps record le capital de popularité qu'ils avaient engrangé à l'automne 2011. La Tunisie a amplement les capacités de sortir de la crise actuelle, à condition que le processus de transition constitutionnelle soit enfin remis sur les rails, ce qui passe par un accord politique le plus large possible.

2) En Egypte, quel est le projet des Frères musulmans ? Visent-ils à instaurer une dictature religieuse, ou bien vont-ils plutôt se diriger vers une normalisation de leur pratique gouvernementale ?

Contrairement à tous les discours sur "l'hiver intégriste", les islamistes en Tunisie comme en Egypte mesurent mieux que quiconque leurs faiblesses internes. Et c'est bien parce qu'ils craignent de perdre les prochaines élections qu'ils ont dans ces deux pays accumulé les faits accomplis, espérant ainsi transformer en avantages structurels ce qui n'était qu'un gain conjoncturel. L'armée égyptienne a accentué cette tendance lourde en retardant d'un an et demi la dévolution effective du pouvoir à une autorité élue. Et les Frères musulmans lui ont bien rendu en consacrant dans la Constitution adoptée aux forceps en décembre 2012 des privilèges exorbitants du droit pour l'institution militaire. Mais cette Constitution, justement parce qu'elle a été imposée (la participation a été très faible pour un vote positif à 64%), n'a rien résolu de la crise égyptienne, comme les violences de Port Saïd et du Caire l'ont rappelé. L'enjeu est moins la normalisation de la pratique gouvernementale que l'acceptation par les islamistes d'un partage durable du pouvoir exécutif avec d'autres forces. Il est frappant de constater que cette maturité est assumée par le Premier ministre tunisien démissionnaire, Hamadi Jebali, désavoué par le parti Ennahda dont il est issu, du fait de sa proposition d'un gouvernement de technocrates.

3) On ne parle plus beaucoup de la Libye dans les médias. Quelle y est la situation ?

La transition libyenne est laborieuse, mais elle respecte globalement le calendrier fixé à la chute du dictateur Kadhafi. Il ne faut jamais oublier deux évolutions essentielles : la direction révolutionnaire du Conseil national de transition (CNT) s'est effectivement effacée dès les premières élections libres ; et celles-ci ont vu les Frères musulmans remporter seulement 17 des 200 sièges de la nouvelle Assemblée, à rebours des scores recueillis par les islamistes dans les pays voisins. Cela dit, les ajustements entre différents groupes en compétition dans le nouvel espace politique, que l'on réduit trop facilement à des antagonismes "tribaux", prennent du temps. Et la présence des milices "révolutionnaires" continue de faire peser une menace sérieuse sur l'ordre public et naturellement sur l'Etat de droit. Au lendemain de l'assassinat de l'ambassadeur américain, en septembre 2012, la population de Benghazi avait non seulement chassé les jihadistes de la ville, mais s'était tournée contre les milices en général, avant que les autorités elles-mêmes n'enrayent ce processus au profit des milices "légales".

4) La guerre civile en Syrie est de loin la plus longue et la plus meurtrière. Qu'est-ce qui rend ce conflit si spécifique ? Qu'est-ce qui a permis à Bachar el-Assad de se maintenir, contrairement à Kadhafi, Ben Ali ou Moubarak ?

En Tunisie, plus encore qu'en Egypte, l'armée se considère comme dépositaire des intérêts suprêmes de la nation, au-delà du sort du dictateur en place. En Libye et en Syrie, le noyau dur des forces armées n'était au fond qu'une garde prétorienne au service exclusif du despote, alors que le reste de l'institution militaire était étroitement contrôlé pour éviter toute forme de subversion organisée. Kadhafi a immédiatement réagi avec une brutalité extrême à une révolution qui encourageait les défections, avant que l'intervention de l'OTAN ne sauve littéralement Benghazi. En Syrie, la révolution s'est imposée durant des mois une discipline civile, voire citoyenne, et elle a payé au prix fort la coïncidence entre l'escalade de la répression en Syrie, d'une part, et la chute du despote en Libye, d'autre part. Les pays occidentaux ont cru, ou feint de croire, que les révolutionnaires syriens leur demandaient une intervention directe du même ordre ; ils se sont dès lors interdits d'accorder au Conseil national syrien (CNS) la reconnaissance qu'ils avaient conférée au CNT libyen. Cette erreur de perception a été tragique, car elle a conforté l'accaparement de la représentation syrienne par la dictature Assad, et donc l'obstruction de Moscou et de Pékin au Conseil de sécurité de l'ONU.

5) Toujours en Syrie, la communauté internationale pourrait-elle bientôt se montrer beaucoup plus ferme à l'égard d'Assad ? Le cas échéant, comment ?

La communauté internationale doit fondamentalement se montrer cohérente avec ses propres principes. Plus d'une centaine d'Etats ont reconnu la Coalition révolutionnaire comme représentative de la Syrie, mais ils n'en ont pas tiré toutes les conséquences, en refusant à la fois de rompre les relations diplomatiques avec le régime Assad, d'une part, et de livrer à l'opposition les armes indispensables pour briser la machine de guerre de la dictature, d'autre part. Nous nous trouvons dorénavant dans la situation scandaleuse où Bachar et sa clique ont créé les conditions d'une véritable catastrophe humanitaire, notamment par la destruction systématique des infrastructures de santé et de transport, alors même que l'ONU négocie encore avec ce régime criminel les voies et moyens d'acheminement de l'aide humanitaire. Soit la révolution est pleinement légitime, et elle est en droit d'attendre des pays étrangers les instruments de la libération du peuple syrien. Soit l'abstention complice actuelle persiste et les révolutionnaires qui contrôleront la Syrie de demain n'oublieront pas de si tôt qui les a aidés et qui les abandonnés durant un combat militairement aussi disproportionné.

6) Concernant le Mali, en dépit de l'intervention française, que dire de l'absence de réaction effective au niveau de l'Union européenne ? Est-elle causée par l'absence de vision commune sur le rôle de l'Europe dans la région et/ou par une appréciation divergente des risques terroristes (AQMI, MNLA) ?

Il s'agit moins de divergences intereuropéennes que de pesanteurs bureaucratiques qui apparaissent crûment en période de crise. La France peut, grâce à la pratique présidentialiste de la Vème République, réagir très rapidement à une menace urgente. Il me paraît clair que la crise malienne plaide en faveur d'une Force européenne de réaction rapide enfin opérationnelle et donc d'un approfondissement de la défense européenne. En tout état de cause, c'est à l'Union européenne qu'il reviendra à court terme de former et d'équiper les unités maliennes qui devront assurer le retour progressif de l'Etat de droit au Nord du pays. Les prochaines élections ne pourront se dérouler au Mali sans un soutien européen déterminé, ne serait-ce que pour en garantir le caractère exemplaire. Plus généralement, c'est l'Europe qui sera en première ligne pour l'assistance multiforme au rétablissement d'un Mali démocratique et pluraliste, pièce essentielle de la stabilité régionale.

7) Y a-t-il une approche globale ou au cas par cas de l'Union européenne sur ces questions ? Parvient-elle à se positionner de manière unie ?

Comment pourrait-elle passer de la réaction à l'anticipation ? Quelles leçons tirer de ces évènements pour la politique que mène l'Union européenne dans la région, notamment à travers la Politique européenne de voisinage et l'Union pour la Méditerranée ? Se dirige-t-on vers une refondation de cette politique ?

On a malheureusement parfois l'impression que l'Union européenne, dans ses différentes institutions et composantes, s'adapte à des événements sur lesquelles elle accepte de n'avoir pas prise. Ce profil bas ne se justifie ni pour des raisons financières, ni pour des considérations stratégiques. Il est en effet crucial pour l'Europe d'être visible et active au sud de la Méditerranée, où l'essentiel des (considérables) fonds versés sert moins à favoriser des évolutions nécessaires (et sans doute inévitables) qu'à entretenir un statu quo de plus en plus coûteux. Il importe de sortir du "consensus mou" sur l'aide humanitaire, souvent présentée comme la seule réponse à des crises majeures, car mieux vaudrait adopter des orientations politiques, plus courageuses, mais sans doute moins onéreuses (le cas de la Syrie est à cet égard éclairant). De manière générale, les décideurs européens doivent élargir le cercle de leurs interlocuteurs dans le monde arabe, au-delà des islamistes, vers les forces nouvelles qui émergent dans les champs les plus divers. La dimension sociale de la nouvelle vague d'agitation, en Tunisie et ailleurs, devrait amener l'Union européenne à travailler de manière beaucoup plus volontariste avec les milieux syndicalistes.
Source de l’article Les Echos

Euromed Justice tient une réunion pour discuter du rapport sur la simplification procédurale dans les pays du Voisinage Sud



Le programme Euromed Justice III, financé par l'UE, a tenu la réunion finale sur le rapport de recherche qu'il prépare actuellement, contenant un inventaire comparatif des expériences nationales en matière de simplification procédurale dans les pays partenaires du Voisinage Sud en mettant l’accent particulièrement sur les systèmes procéduraux de ces pays dans des domaines tels que les titres exécutoires pour les créances incontestées, les injonctions de payer et les procédures de règlement des petits litiges.

La réunion, qui s’est tenue le 11 février à La Haye au Pays-Bas, a rassemblé des participants ayant un profil de haut niveau provenant d'Algérie, d'Egypte, d'Israël, du Liban, de Jordanie, du Maroc et de Tunisie, la plupart d’entre eux étant des magistrats du Ministère de la Justice, vice-président de la Cour de cassation, magistrats et procureurs, présidents de tribunaux, responsable du centre de formation judiciaire, services centraux du ministère de la Justice, conseillers des services juridiques du ministère de la Justice, avocats, etc. Outre à exercer leurs fonctions de magistrats, un certain nombre d’entre eux sont aussi engagés dans certains départements de leurs ministères de la Justice respectifs.
 
Le contexte général et la structure du rapport de recherche ont été présentés par les experts de l’équipe chargée de la mise en œuvre du projet. Plus particulièrement, le rapport mettra l’accent sur l’organisation du judiciaire, la gestion du temps judiciaire, les titres exécutoires pour les créances incontestées, les procédures de règlement des petits litiges, les conflits du travail et autres questions.
 
Cette présentation fut suivie d’un débat animé et intéressant au cours duquel  les participants ont eu l’occasion de faire un certain nombre de commentaires utiles et de fournir de plus amples informations sur les différentes questions faisant l’objet du rapport, ceci afin de pouvoir avancer sur la voie de la production de la version finale du rapport. Le Rapport de recherche sera présenté à l’occasion de la 2eConférence régionale du Projet Euromed Justice III qui est prévue pour le 19 juin 2013.
 
Euromed Justice III est un projet financé par l'UE à hauteur de 5 millions d'euros pour la période 2011-2014. Il vise à soutenir le renforcement de la capacité institutionnelle et administrative ainsi que la bonne gouvernance dans le domaine de la justice, notamment la modernisation des systèmes judiciaires, la simplification des procédures judiciaires et l'amélioration de l'accès à la justice. 
 
Pour en savoir plus
Euromed Justice III – fiche et actualités
Euromed Justice III - site internet

La Méditerranée, ça se danse


En Vaucluse, mais aussi à Aix-en-Provence et Marseille, le festival prend la direction du Sud
"My pogo", de Fabrice Ramalingom, est annoncé mercredi à l'auditorium du Thor : une de ces expressions très juvéniles, de la danse contemporaine.
"My pogo", de Fabrice Ramalingom, est annoncé mercredi à l'auditorium du Thor :
 une de ces expressions très juvéniles de la danse contemporaine
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Quelle sorte d'"hivernalier" êtes-vous ? Au débotté de ce quatrième jour de festival et à l'orée d'une flamboyante ouverture vers la Méditerranée, qu'avez-vous vu et qu'irez-vous voir ces six prochains jours ?

Trop jeunes ou bien amoureux des stars de votre jeunesse, vous avez découvert ou redécouvert, pour cette nouvelle édition des Hivernales, visitée par les jeunes générations,  "l'étoile" Dominique Bagouet, qui pratiquait si bien "le saut de l'ange" mais fut arraché par le sida, il y a vingt ans, à la danse et à la vie.

Pour le faire revivre, de jeunes danseurs, enfants presque, jetés dans un "Marathon Bagouet" auront dévoré le Palais des Papes, pour la première fois ouvert à la danse, et Christian Bourigault, ancien danseur de la compagnie Bagouet, aura repris pour la énième fois, le cultissime "F.et Stein". Autres trésors vivants, bien vivants ceux-là, Andy de Groat présentait le film tiré de son spectacle culte "La folie d'Igitur", inoubliable aventure des Hivernales 2009. Quant à Dominique Dupuy, sans une parole, mais en un Acte deux fois répété, il a démontré la modernité de Beckett et... la sienne, du haut de ses fringants 80 printemps. Et pour ce qui est des plus... jeunes, on se souviendra longtemps, qu'on a vu et revu, découvert d'autres aspects du travail de Pascal Rambert et Michael Allibert.

De tout le pourtour

Reste le bel aujourd'hui et aux jours suivants du festival qui s'achève le 2 mars. Soit, une bordée d'artistes venus de tous les bords de la Méditerranée et qui déboulent à Avignon, Sorgues, Cavaillon, Morières, Le Thor, Aix en Provence et même Marseille, en solo ou en bande.

Et, fait remarquable en ces temps de cavales maigres, jamais on n'aura vu autant de danseurs réunis sur les plateaux : douze athlètes algériens ou burkinabé, hier à l'Opéra-Théâtre entraînés au vol libre par l'Algérien Hervé Koubi. Onze danseurs à Marseille ce soir, chorégraphiés par Sandrine Maisonneuve et Laurence Rondini. Quatorze encore issus du Ballet de l'Opéra-Théâtre, demain lancés dans le chaud hôtel La Mirande dans un show de Robin Decourcy.

Puis au Thor après-demain le très coloré et flamboyant "My Pogo" de Fabrice Ramalingom.

Mais pour danser la Méditerranée, il y a aussi les grands Solitaires : le Franco-américain-tunisien Jonah Bokaer ou le Franco-marocain Samir El Yamni qui ne quitte Angelin Preljocaj que pour les Hivernales. Ou encore l'espiègle Catalan Pere Faura... Et d'autres encore.

Vous n'êtes pas épuisés ? Alors dansez vous-mêmes ! Une quinzaine de stages sont proposés. Et si l'on a vidé son porte-monnaie, rendez-vous aux expositions, aux projections de vidéos proposées par la Maison Jean Vilar, aux Rencontres du Théâtre Golovine, aux Hiverôclites : c'est gratuit et ouvert à tous.

Source de l’article LaProvence

Monet, Renoir... Chagall. Voyages en Méditerranée

Un spectacle inédit autour des grands noms de la peinture, du 8 mars 2013 au 5 janvier 2014 avec la complicité de Marseille Provence 2013.

Dès le 8 mars 2013, les "Carrières de Lumières" illumineront à nouveau les Baux-de-Provence avec un nouveau spectacle multimédia : "Monet, Renoir… Chagall. Voyages en Méditerranée".

Monet, Renoir... Chagall. Voyages en MéditerranéeRéalisé par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gato et Massimiliano Siccardi, il met les images en mouvement au gré de musiques choisies pour rythmer la découverte artistique du visiteur. Avec ce spectacle qui a reçu le label Marseille-Provence 2013, les Carrières de Lumières misent sur l’interactivité et s’affirment comme un lieu d’expérimentation renouvelant la manière d’aborder la culture. 

Source d’inspiration infinie, la Méditerranée et ses couleurs lumineuses et contrastées ont fasciné de nombreux peintres de la deuxième moitié du XIXe au XXe siècle. D’une séquence à l’autre, ce nouveau spectacle multimédia aux Carrières de Lumières nous fait voguer d’un courant à l’autre, à la rencontre des Impressionnistes, des Fauvistes, des Pointillistes, des Cubistes, des Nabis… 

Plongez au coeur des oeuvres de Monet, Renoir, Vlaminck, Derain, Friesz, Denis, Bonnard, Dufy, Chagall… Délaissant Paris et le Nord, tous se sont installés dans le Sud pour peindre de la côte, de la frontière espagnole à la Riviera italienne. Leurs personnalités se sont révélées au contact de ces les paysages maritimes d’Antibes, de Cagnes, Collioure, l’Estaque ou Saint-Tropez, qu’ils ont dépeints avec une palette de couleurs éclatantes et une grande diversité de styles. Le spectacle illustre la richesse de cette période de la peinture en France, le temps d’un parcours sur les rives méditerranéennes qui nous conduit à l’aube de la peinture contemporaine.

Spectacle est réalisé par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi.
Source de l'article Fréquence Sud

mardi 26 février 2013

Le Maghreb à travers les dictionnaires : pratiques linguistiques et imaginaires socio-culturels. Approches comparatistes



Journée d’étude organisée par le LACNAD-CREAM
Le Maghreb à travers les dictionnaires : pratiques linguistiques et imaginaires socio-culturels. Approches comparatistes
INALCO - Jeudi 13 juin 2013


Les dictionnaires sont probablement l’une des créations parmi les plus remarquables de la pensée humaine et probablement aussi l’une des plus anciennes. Si la visée pratique et pédagogique est assurément la plus évidente, la mise au point d’un dictionnaire répond également à d’autres préoccupations. 
 Au souci de synthétiser les connaissances dans un domaine donné, de rendre compte de l’état d’une pratique ou d’une production intellectuelle ou artistique s’ajoute l’ambition de rendre compte d’une logique socio-culturelle, ambition qui peut fréquemment se transformer en volonté (souvent dissimulée derrière les arguments strictement scientifiques) de « normaliser » des usages ou des imaginaires.
La journée d’étude se propose d’explorer les différents aspects relevant de la conception/mise au point et de la diffusion/réception des dictionnaires sur le Maghreb. De fait, s’agissant des dictionnaires linguistiques, la majorité des travaux pour l’arabe maghrébin et le berbère datant de l’époque coloniale, il s’agit la plupart du temps de glossaires qui accompagnent des textes ou de lexiques élaborés à partir de matériaux recueillis lors d’enquêtes linguistiques ou ethnographiques. 
Du coup, les matériaux sont anciens et l’on manque cruellement de dictionnaires actualisés. De même, les dictionnaires de synonymes, dictionnaires historiques, étymologiques, etc. sont extrêmement peu nombreux. En effet, les langues vernaculaires du nord de l’Afrique n’étant pas ou peu codifiées, il n’existe pas de mises à jour régulières...


Plan solaire méditerranéen : Un comité conjoint d'experts nationaux se penche sur le projet de plan directeur



Plus d'une centaine d'experts de vingt pays euro-méditerranéens constituant le comité conjoint d'experts nationaux pour le plan solaire méditerranéen (PSM) se sont réunis au siège de l'Union pour la Méditerranée. Du 13 au 21 février, ils ont ainsi discuté du projet de plan directeur qui prévoit de déployer une capacité de production d'énergie renouvelable supplémentaire de 20 gigawatts (GW) d'ici 2012 et de développer à grande échelle l'efficacité énergétique.   

 
Le Comité conjoint d'experts nationaux pour le plan solaire méditerranéen (PSM), une initiative phare de l’UpM visant à promouvoir les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique dans les pays de l’UpM, s’est tenu à Barcelone ces 19 et 21 février, à l’initiative du Département de l’énergie du Secrétariat de l’UpM.
 
Les participants à cette réunion, organisée en marge du séminaire régional du projet euro-méditerranéen «Paving the Way for the MSP» (PWMSP, création du plan solaire méditerranéen) ont examiné et commenté le projet de plan directeur pour le PSM préparé par le Secrétariat de l'UpM après 18 mois de travail et de débats intensifs avec tous les intervenants (États membres, Commission européenne, Ligue arabe, institutions financières, industrie, plateformes régionales et sous-régionales, etc.).
 
Le plan directeur s'intéresse aux aspects clés suivants : mise en place de cadres stratégiques et réglementaires favorables; renforcement des instruments de soutien financier; modernisation des systèmes et des infrastructures de transmission; soutien au développement industriel et création d'emplois; amélioration du développement des capacités et du transfert de savoir-faire.
 
Les participants ont souligné la valeur ajoutée du PSM qui constitue une initiative régionale majeure, et l'importance de la réunion des ministres de l'énergie de l'UpM qui doit permettre l'adoption à l'échelon politique du plan directeur PSM, en décembre 2013. Cette réunion ministérielle sera préparée dans le cadre d'une réunion officielle de haut niveau qui se tiendra à la fin du mois de mai en Jordanie.
 
Le plan solaire méditerranéen a été lancé en juillet 2008 lors du sommet de Paris par les chefs d'État et de gouvernement des 27 États membres de l'UE et de 16 pays du sud et de l'est de la méditerranée. Il a pour objectif de développer une capacité de production d'énergie renouvelable supplémentaire de 20 GW dans la région d'ici 2020, et de renforcer l'efficacité énergétique 
 
Le processus de PSM inclut les volets suivants:
 
·         Un plan d'action stratégique régional assorti d'une feuille de route : le plan directeur du PSM;
·         Des plateformes de travail communes;
·         De nouveaux instruments de soutien financier;
·         Des projets pilotes;
·         Le développement des capacités et autres mécanismes de coopération.
 
Le plan directeur du PSM est le premier document politique complet exclusivement dédié aux questions d'énergie renouvelable et d'efficacité énergétique spécifiques à la région. Il est aussi le premier à être élaboré conjointement par les principaux intervenants de part et d'autre de la Méditerranée. Par EU Neighbourhood Info
 
Pour en savoir plus
Union pour la Méditerranée – Énergie
 Secrétariat de l'UpM  : site internet
« Paving the way for the Mediterranean Solar Plan » (Création du Plan solaire méditerranéen) –
EU Neighbourhood Info Centre -  Plan solaire méditerranéen :   dossier de presse 
EU Neighbourhood Info  –  Reportage : Tourné vers le soleil
EU Neighbourhood Info – Portail sur l'énergie

Les Femmes au coeur du Monde arabe : droit, économie, société


Compte tenu des évènements récents, qui ont secoué et continuent de secouer certains pays arabes, il leur a paru en effet nécessaire de s’intéresser à l’évolution (passée et future, à court terme, mais aussi long terme) de certains des aspects du statut et de la condition des femmes du Maghreb, du Machrek et de la Péninsule arabique. 

Ce colloque permettra d’entendre des spécialistes et des professionnels d’horizons et d’origines divers, venus des deux « rives » de la Méditerranée, toutes et tous spécialistes dans leurs champs de réflexion ou d’action respectifs (droit, science politique, économie, sociologie, culture,…).
Afin de célébrer la Journée internationale de la femme, les étudiants et les responsables du Diplôme d’Université « Coopération juridique et commerciale avec le monde arabe » (DU CJCAMA) ont souhaité organiser le vendredi 8 mars 2013 un colloque international sur « Les femmes au cœur du monde arabe : droit, économie et société ».


- En savoir plus : « Les femmes au coeur du monde arabe », Colloque , Calenda, Publié le jeudi 21 février 2013, http://calenda.org/239945

Annexes associées à cet article :
Colloque - Les Femmes au coeur du Monde arabe : droit, économie, société - MarseilleAgenda