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vendredi 28 février 2014

Soutien de l’Union pour la Méditerranée pour promouvoir le commerce intermaghrébin



Cette semaine, le Secrétariat de l’Union pour la Méditerranée a participé comme partenaire institutionnel au troisième Forum des entrepreneurs maghrébins, qui s’est tenu à Marrakech les 17 et 18 février 2014. 

L’Initiative maghrébine du commerce et de l’investissement (IMCI) a été officiellement lancée à cette occasion, dans le but de stimuler le commerce intramaghrébin en fournissant une feuille de route et un plan d’action pour le court, moyen et long terme.
 
L’annonce officielle de cette initiative a été faite au cours du premier Forum économique de la Méditerranée occidentale (Dialogue 5+5), qui s’est tenu au siège de l’Union pour la Méditerranée en octobre 2013, dans l’objectif de dynamiser l’intégration économique parmi les États du Dialogue 5+5 : l’Algérie, la France, l’Italie, la Libye, Malte, la Mauritanie, le Maroc, le Portugal, l’Espagne et la Tunisie.
 
Le troisième Forum des entrepreneurs maghrébins a été organisé par la Confédération générale des entrepreneurs du Maroc (CGEM) au nom de l’Union des employés maghrébins (UME). L’objectif du forum était de renforcer l’intégration économique dans l’Union du Maghreb arabe (UMA) et de promouvoir les échanges intramaghrébins. Les sessions du forum ont porté une attention particulière au rôle crucial des entrepreneurs et des petites et moyennes entreprises (PME) pour accomplir cet objectif dans la région.
 
Dans le cadre du forum, le secrétaire général de l’UpM, Fathallah Sijilmassi, a organisé des réunions bilatérales avec le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Ouided Bouchamaoui ; avec le président de la Confédération algérienne du patronat, Boualem M’rakech ; et avec des représentants de la Banque mondiale. Il a également débattu avec une délégation de jeunes entrepreneurs maghrébins basés en Europe. 
 
Pour en savoir plus
Secrétaire général de l’UpM – Discours

Vers la création d'un 'Réseau Méditerranéen Ouvert du Tourisme Durable'

L’Institut des Hautes Etudes Touristiques de Sidi Dhrif a accueilli, le 25 février 2014, les activités du lancement du projet "Réseau Méditerranéen Ouvert du Tourisme Durable" visant à développer un réseau d'opérateurs dans des niches d'offres touristiques locales, patrimoniales et durables.

Vers la création d'un 'Réseau Méditerranéen Ouvert du Tourisme Durable'

En partenariat avec le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et Le Ministère du Tourisme, l’Institut des Hautes Etudes Touristiques de Sidi Dhrifa a accueilli le 25 février 2014, les activités du lancement du projet : Réseau Méditerranéen Ouvert du Tourisme Durable ONMEST 2, soutenu  par  le programme de Coopération Euro Méditerranéenne « Bassin Maritime Méditerranée » ENPI CBCMED et piloté en Tunisie par  l’association DELARPA TUNISIE pour le développement du patrimoine et du tourisme.
L’UNFT et l’association PADIL sont associés à cet événement.
Sept pays euro-méditerranéens participent à ONMEST 2 représentés par des institutions publiques des organisations de la société civile  (Comune di Ispica,ERFC - European Regional Framework for Cooperation,  FUERM - Fundaciòn Universidad Empresa Regiòn de Murcia, JVCCD - Jordan Valley Center for Comprehensive Development, Trekking Italia - Amici del trekking e della natura, PLEF - Planet Life Economy Foudation…).
Vers la création d'un 'Réseau Méditerranéen Ouvert du Tourisme Durable'Le projet vise à développer un réseau d'opérateurs dans des niches d'offres touristiques locales, patrimoniales et durables, hors des circuits  gérés par les TO internationaux et le tourisme de masse.
Les communautés et les petites entreprises identifiées, seront organisées en réseaux permanents (clusters) en connexion avec leurs pairs méditerranéens et supportés par des structures d’appuis pour les rendre compétitives  sur le marché international par la mise en place d’une plateforme d'e-Learning, formations dispensées aux formateurs tunisiens, et la promotion des produits touristiques alternatifs sur des nouveaux marchés (Russe, Chinois, Japonais et Indien).
Après une présentation du projet ses objectifs et ses perspectives, des enseignants et des étudiants de l’IHET, ont enrichi le débat par des échanges et des concertations et ont exprimé leur volonté de soutenir le réseau tunisien de PME,communautés et collectivités locales,  pour offrir aux visiteurs tunisiens et étrangers un tourisme d'immersion en patrimoine culturel local générant une richesse partagée toute en respectant sa pérennité.
Source de l'article Tunisieco

Le grand jeu stratégique et énergétique en Méditerranée

Puisque la vocation d'un porte-aéronefs est de projeter de la puissance, à quelles missions en Méditerranée orientale la Turquie destine-t-elle ce navire de plus de 27 000 tonnes, dont la commande a été officialisée en décembre 2013 ? 

Cette question préoccupe les responsables israéliens, dont la marine ne dispose que d'unités de moyen tonnage. Cela ne signifie pas qu'un porte-avions turc représenterait une réelle menace militaire pour Israël. Son aviation de chasse et ses six sous-marins d'attaque (cinq livrés) de la classe Dolphin lui assurent une forte capacité dissuasive.


Comme la marine turque, la flotte israélienne va monter en puissance au cours des prochaines années, notamment pour protéger ses très importantes réserves de gaz situées au large d'Haïfa. Il n'empêche : lorsqu'il sortira des chantiers espagnols Navantia, le bâtiment turc patrouillera dans des eaux où son pavillon sera observé avec suspicion, tant par Israël, la Grèce et Chypre, que la Syrie et l'Egypte. Parce qu'il donnera au gouvernement du premier ministre Recep Tayyip Erdogan les moyens de ses ambitions régionales, cet onéreux projet (plus de 1 milliard d'euros) pourrait engendrer une course aux armements, et modifier l'équilibre stratégique en Méditerranée orientale.

Ce scénario du pire n'est pas inéluctable : le porte-avions turc constituera un pion important dans le grand jeu stratégique et énergétique qui se met en place, mais il ne sera pas le seul. Si l'atout qu'il représente est joué avec discernement, il peut s'inscrire dans un contexte de détente proche-orientale. Israël et la Turquie ont toutes les raisons de s'entendre, mais il en est une prépondérante : le gaz. Avec ses gisements Tamar et Léviathan, Israël dispose d'un pactole énergétique – dont il a décidé d'exporter 40 % –, et la Turquie, dont les besoins sont exponentiels, est un client potentiel naturel.

Elle n'est pas le seul : le gaz israélien pourrait alimenter une part significative de la consommation énergétique de l'Europe, l'une et l'autre n'étant pas fâchées de réduire ainsi leur dépendance au gaz russe. Or, Israël – comme Chypre avec son gisement gazier Aphrodite – doit faire un choix pour exporter cette ressource stratégique. Le plus pragmatique est de construire un gazoduc vers la Turquie, qui se prolongera vers l'Union européenne. Le coût d'un tel pipeline sous-marin serait bien moindre que l'investissement pour construire une usine de liquéfaction de gaz à Chypre, autre point d'entrée vers les marchés européens. Israël est confronté à un choix d'autant plus difficile que celui-ci se superpose à un double enjeu diplomatique : les négociations en vue d'une normalisation avec Ankara ; et celles qui viennent de reprendre entre la République turque de Chypre du Nord et le gouvernement de Nicosie, en vue d'une réunification de l'île.

Israël et la Turquie sont parvenus à un accord de principe pour apurer le contentieux du Mavi-Marmara, ce paquebot turc pris d'assaut en mai 2010 par les commandos israéliens, alors qu'il faisait route vers Gaza. Israël a présenté des excuses pour la mort des neuf militants turcs, et accepté de verser quelque 16,7 millions d'euros à titre de compensation. Ankara s'est engagé à abandonner les poursuites judiciaires contre des responsables militaires israéliens.

« Diplomatie de la canonnière »

Mais à Jérusalem comme à Ankara, des hésitations de dernière minute sont apparues. Malmené par une grave affaire de corruption, M. Erdogan se prépare à deux échéances importantes et incertaines : le scrutin municipal du 30 mars et l'élection présidentielle, en juin ou en août. Dans ce contexte, annoncer une normalisation avec Israël, dont la stigmatisation a toujours été un fonds de commerce électoral du parti AKP, c'est prendre un risque politique.

Le dossier chypriote est tout aussi prometteur, et aléatoire. Les gouvernements des deux parties de l'île se sont retrouvés le 11 février, après une interruption d'un an et demi. Un accord politique aurait un effet bénéfique sur les questions stratégiques : car le gazoduc acheminant le gaz israélien vers la Turquie devra nécessairement traverser les eaux territoriales chypriotes, afin d'éviter celles du Liban et de la Syrie. Ce qui signifie que l'accord de Nicosie est indispensable. Ankara réplique que l'exploitation du gisement Aphrodite est illusoire sans réconciliation des frères ennemis chypriotes.

Pour appuyer son message, la marine turque a intercepté, le 1er février, un bateau norvégien d'exploration gazière affrété par Nicosie, dont le gouvernement n'a pu que dénoncer la « diplomatie de la canonnière » des Turcs. Dans cette partie d'échecs en Méditerranée orientale, la Turquie et Israël ont tout à gagner à normaliser leurs relations. A la fois pour exploiter les ressources gazières de la région et rompre leur isolement diplomatique : celui d'Israël s'accroît, et les relations de la Turquie avec l'Egypte et la Syrie se sont nettement détériorées.

Le gaz israélien peut tout aussi bien devenir un facteur de paix que de discorde au Proche-Orient. Gageons que le premier scénario n'est pas irréaliste : l'accord conclu, le 19 février, entre des compagnies jordaniennes et l'exploitant du gisement Tamar, qui va permettre au royaume hachémite d'acheter 1,8 milliard de mètres cubes (sur quinze ans) de gaz israélien, est de bon augure.
Par L. Zecchin - Source de l'article Le Monde

Coopération industrielle : les ministres euro-méditerranéens se réunissent à Bruxelles pour renforcer le partenariat


Des représentants de plus de 30 pays et partenaires euro-méditerranéens se sont réunis à l’occasion de la neuvième session ministérielle sur la coopération industrielle euro-méditerranéenne de l’Union pour la Méditerranée (UpM), organisée aujourd’hui à Bruxelles, dans le but de renforcer le soutien aux PME et de progresser encore dans la réalisation de l’ambition ultime de cette Union, à savoir la création d’une zone de libre-échange euro-méditerranéenne. 

Des associations d’entreprises internationales et nationales ainsi que des organisations internationales ont aussi contribué au débat.
 
Antonio Tajani, commissaire en charge de l’industrie et de l’entreprenariat, a représenté l’Union européenne et coprésidé la réunion avec le ministre jordanien de l’industrie et du commerce, M. Hatem Hafez Al-Halawani Al-Tamimi.
 
Les conclusions d’une évaluation du climat des affaires dans les pays méditerranéens voisins ont été présentées, un programme de travail pour 2014-2015 a été examiné et les ministres ont adopté une déclaration exprimant leur volonté de continuer à développer les activités commerciales de la région.
 
Évaluation du climat des affaires en Méditerranée
L’évaluation de 2013 du climat des affaires de la région méditerranéenne a montré que les progrès accomplis dans l’élaboration et la mise en œuvre de la politique en faveur des PME n’ont été que modestes, graduels et disparates dans tous les pays et tous les secteurs.
 
Toutefois, à la suite du processus de transition dans certains pays, des organisations du secteur privé sont devenues plus actives. De nouvelles associations, dont certaines sont les porte-parole de nouveaux entrepreneurs, ont vu le jour, tandis que les relations établies de longue date entre l’élite politique et celle du monde des affaires ont fait l’objet d’un examen approfondi.
 
Dans l’ensemble de la région, le dialogue entre les secteurs public et privé est plus ouvert et plus constructif et, d’une manière générale, a contribué à améliorer la qualité de la politique des pouvoirs publics en faveur des petites entreprises.
 
Le défi à relever par les économies méditerranéennes, en particulier celles qui connaissent une transition politique, consiste à élaborer et à mettre en œuvre des politiques structurelles en ces temps difficiles où des solutions à court terme s’imposent. Les conclusions de l’évaluation seront entérinées lors de la réunion ministérielle et orienteront les réformes futures.
 
L’évaluation de 2013 a porté sur l’évolution de la situation au cours des cinq dernières années. Plusieurs centaines d’acteurs du développement des entreprises des secteurs public et privé y ont contribué dans les pays méditerranéens voisins suivants : l’Algérie, l’Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. L’évaluation a été coordonnée par la Commission européenne, en collaboration avec l’Organisation de coopération et de développement économiques, la Fondation européenne pour la formation et la Banque européenne d’investissement.
 
Éléments du futur programme de travail
La réunion d’aujourd’hui a permis un échange de vues sur les orientations stratégiques de la future coopération industrielle euro-méditerranéenne, après consultation des gouvernements et des associations d’entreprises de la rive sud de la Méditerranée.
 
Les ministres devaient également aborder le programme de travail à mettre en œuvre en 2014‑2015, en ce compris les méthodes destinées à poursuivre l’amélioration du climat des affaires et à promouvoir l’entrepreneuriat, l’innovation et les PME en se fondant sur le « Small Business Act » pour l’Europe.
 
L’objectif était aussi d’encourager les PME à innover, à exporter, à travailler en réseau et à internationaliser, de créer un grand marché pan-euro-méditerranéen pour les produits industriels, d’instaurer des dialogues et d’échanger de bonnes pratiques dans les secteurs d’intérêt commun, tels que l’industrie du textile et de l’habillement et l’industrie de la création.
 
Déclaration conjointe
À l’issue de la réunion d’aujourd’hui, les ministres de l’industrie de l’Union pour la Méditerranée adapteront une déclaration visant à :
 
  • poursuivre la mise en œuvre de la Charte euro-méditerranéenne pour l’entreprise et le rapprochement avec le « Small Business Act » pour l’Europe, en tenant compte des conclusions et des recommandations de l’évaluation de 2013 concernant la mise en œuvre de la Charte et du « Small Business Act » pour l’Europe, ce qui suppose une formation à l’échelon régional et local ainsi que l’optimisation et la mise en synergie de l’appui financier et de l’assistance technique fournis par l’Union et d’autres donateurs ;
  • intensifier la mise en réseau des entreprises et des services de soutien aux entreprises dans les pays méditerranéens, qu’ils soient membres de l’Union ou non ;
  • instaurer des dialogues dans les domaines d’intérêt commun, tels que le dialogue sur l’avenir du secteur du textile et de l’habillement, qui célébrera son 10e anniversaire avec une conférence sur l’innovation, les 24 et 25 mars 2014, et échanger les meilleures pratiques (par exemple la formation de groupements dans les secteurs de l’industrie de la création).
La déclaration peut être considérée comme une étape importante dans le processus d’évolution vers une région euro-méditerranéenne où les PME peuvent être constituées, se développer, créer des emplois, exporter, importer, investir et établir des partenariats commerciaux. 
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre - Économie
DG Entreprises et industrie – UE-Méditerranée

L’UE et l’Algérie : Avançons ensemble



La Délégation de l’Union européenne en Algérie organise une journée dédiée au partenariat euro-algérien le 24 Février à l’Hôtel Hilton d’Alger. Sous le thème « Avançons ensemble », cette journée veut marquer l’excellence des relations entre l’Union européenne et l’Algérie.
 
M. Michael Köhler, Directeur pour le Voisinage à la Direction générale du développement et de la coopération de la Commission européenne, fait partie des intervenants qui prendront la parole ce jour-là. Son discours portera sur le partenariat présent et futur de l’UE avec son Voisinage.
 
Une conférence de presse est également prévue le jour même à 11 heures. Les journalistes intéressés sont priés de le faire savoir auprès de la Délégation avant dimanche 23 Février. Par EU Neighbourhood Info
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre - UE-Algérie : 19 projets de jumelage vont être lancés cette année (17-02-2014)
EU Neighbourhood Info Centre - Algérie
Délégation de l’UE en Algérie – site internet

L'Algérie va de l'avant avec les plans de la pétrochimie

L'emplacement d'une installation de nouveaux pétrochimique et la zone industrielle de Bejaia a été finalisé, la signalisation des progrès dans le plan du gouvernement algérien à investir dans le secteur de l'énergie en aval dans le cadre d'un objectif plus large de diversifier l'économie.

En Janvier, Hamou Ahmed Touhami, le gouverneur de Bejaia, une province sur la côte centrale, à l'est d'Alger, a annoncé la municipalité d'El Kseur a été choisie comme site pour la mise en place de ce qui serait le troisième plus grand complexe pétrochimique et industriel zone dans le pays, s'étale sur 250 ha. Selon le gouverneur, le projet, qui est mené par les hydrocarbures publiques Sonatrach, devrait créer au moins 3000 emplois pour les habitants et sera mise en service en 2018.

Proximité de port important

L'installation utilisera d'abord les gaz de pétrole liquéfié comme matière première. Alors que les autorités n'ont pas encore identifié qui pétrochimie seront produites dans le complexe, selon les médias locaux, 60% de la production sera expédié vers les marchés d'outre-mer via le port de Bejaia, qui sera mis à jour pour gérer le trafic supplémentaire.

La proximité de El Kseur au port a peut-être aidé à obtenir son offre d'accueillir le centre, compte tenu de la vaste infrastructure d'exportation déjà en place. La ville est à moins d'une heure de route du port et de son terminal pétrolier, ainsi que près d'un pipeline de pétrole et de chemin de fer traverse le secteur. L'emplacement était un des deux sites à l'étude, selon la presse locale.

Même si une étiquette de prix n'a pas encore été annoncé, les opportunités d'investissement devraient être importants. Pour la phase de construction spécifiquement, les représentants de Sonatrach ont déclaré qu'ils prévoyaient d'utiliser entrepreneurs pour développer le projet autant que possible.

Partie d'un plan plus large

Le complexe pétrochimique de Bejaia sera le troisième dans le pays, rejoignant Skikda, sur la côte orientale, et Arzew, sur la côte ouest. Bejaia se situe entre ces deux sites, qui accueillent également les raffineries de pétrole liquéfiés et installations d'exportation de gaz naturel.

Le développement d'une industrie pétrochimique est en ligne avec l'objectif de Sonatrach pour soutenir l'expansion plus générale des activités en aval. En 2012, l'entité de l'Etat a dit qu'il allait investir 80 milliards de dollars en 2017 dans le renforcement de la capacité de raffinage et l'expansion des activités d'exploration en amont. Les plans comprennent la construction de cinq nouvelles raffineries qui ajouteraient 30m de tonnes de capacité, plus que doublé la limite existante de 22m.

Le développement d'une chaîne de valeur locale est également important que le gouvernement cherche à maximiser ses gains et hydrocarbures production de brut. Algérie produit 233.3m de tonnes de pétrole et équivalents en 2007 et 205.82m en 2011, une baisse de 11%. Le bien-être de l'économie est fortement tributaire du secteur de l'énergie, des hydrocarbures représentent la quasi-totalité des exportations (97%), 70% des recettes budgétaires et 37% du PIB.

La perspective de la diversification économique et des exportations à valeur ajoutée font la pétrochimie un segment attrayant pour l'expansion. La sortie du secteur s'élève à 320 000 tonnes en 2011, contre 367 000 en 2010. En termes de tonnage, les produits les plus importants sont le méthanol, l'azote liquide et l'hélium - ce dernier le résultat d'une joint-venture entre Sonatrach et de l'Allemagne Linde à Arzew. Résines, PVC et d'éthylène sont également produites.

Engrais a été un centre important au cours des dernières années, offrant des revenus à valeur ajoutée significative en ligne avec l'augmentation de la demande mondiale. En 2012, le gouvernement a annoncé un plan pour la construction de trois nouvelles unités d'engrais en 2020.Un des projets les plus importants de ces dernières années a été Sorfert joint-venture de Sonatrach avec Orascom Construction Industries de l'Egypte, qui dans l'été de 2013 a lancé une usine d'engrais à base de matières premières de gaz naturel à Arzew, avec une production annuelle de 800.000 tonnes d'ammoniac et 1,2 m tonnes d'urée. Il est prévu de servir à la fois à l'exportation et les marchés intérieurs. Une usine similaire est en cours de construction dans une joint-venture avec Suhail Bahwan d'Oman.

La transformation des ressources naturelles du pays à la maison a été une des priorités de la politique en chef pour le gouvernement algérien au cours des dernières années, et le nouveau complexe pétrochimique de Bejaia et offre de zone industrielle associée signes encourageants à cet égard. les délais de livraison du projet ont été problématiques dans le passé, mais une fois le projet terminé, l'Algérie sera en mesure de mieux se servir de tampon contre la volatilité des prix sur les marchés internationaux.

Source del'article Oxford Business Group

Fathallah Sijilmassi, Secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée «Le Maroc a toujours été très actif dans l’espace euro-méditerranéen»

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Le Matin : Dans quelle mesure l’UpM a-t-elle pu atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés au départ ?
Fathallah Sijilmassi : Je voudrais avant tout préciser que l’UpM est un cadre institutionnel de dialogue et de coopération et d'un processus qui a vocation à évoluer et à se consolider dans le temps. L’objectif global que se sont fixé les 43 États membres de l’UpM et tel qu’inscrit dans la déclaration de Paris de juillet 2008 vise à atteindre une zone de prospérité de paix et de stabilité en Méditerranée qui profiterait à tous les pays de la région. Bien entendu, cet objectif était également inscrit dans les accords de Barcelone de 1995.
 L’avancée majeure est que la déclaration de Paris a fait référence pour la première fois aux instruments de coopération régionale, avec un mécanisme de suivi permanent (réunion de hauts fonctionnaires), une structure commune (secrétariat général de Barcelone) et une approche opérationnelle orientée vers la mise en œuvre de projets régionaux dans des domaines prioritaires tels que l’énergie, l’eau, le développement des PME, etc., comme priorités mesurables ayant un impact sur la vie des citoyens. 
Je dirai donc que nous sommes dans une continuité renforcée du Processus de Barcelone. Des pays tels que la France et l’Espagne ont joué, aux côtés des autres pays européens méditerranéens, un rôle clé pour donner une nouvelle impulsion opérationnelle au partenariat régional.

Beaucoup d’observateurs estiment que les ambitions affichées par l’UpM au départ ont été tempérées. Partagez-vous ce point de vue ?
Je ne le partage pas, car je constate que les objectifs politiques et globaux sont plus que jamais confirmés. L’ambition est toujours là. Plus d’actualité que jamais. C’est la méthode de travail qui a changé. Les États membres de l’UpM ont résolument choisi d’adopter une approche plus pragmatique et graduelle. Il s’agit d’être ambitieux dans la vision et opérationnel dans la démarche. 
L’UpM est venu donner un souffle nouveau au partenariat déjà existant avec pour la première fois la création d’une organisation conjointe qui donne la même voix pour les pays du Sud et les pays du Nord. Ce nouveau partenariat d’égal à égal nous permet en même temps de rester en pleine cohérence avec la politique européenne de voisinage, qui, elle-même, connaît une nouvelle impulsion à la faveur du budget européen 2014-2020.

Le contexte qui a accompagné la création de l’UpM a totalement changé, tant sur le plan économique qu’au niveau politique. Est-ce que l’UpM a suivi cette mutation ? Comment ?
L’adaptation de toute organisation ou structure à vocation multilatérale à son environnement régional et international est fondamentale. L’UpM de 2014 ne peut ressembler à celle d’il y a 6 ans. Elle a franchi une nouvelle étape dans son processus de développement et de consolidation institutionnelle et opérationnelle. D’ailleurs, je tiens à rendre hommage au travail remarquable initié par mon prédécesseur Youssef Amrani en 2011. 
L’organisation dispose aujourd’hui d’un secrétariat général opérationnel fort de 65 personnes représentant près de 23 nationalités différentes incluant la présence permanente de hauts responsables détachés de la Commission européenne, de la BEI et de la BERD. Je pense que dans le contexte actuel la meilleure contribution concrète et utile de l’UpM est de soutenir les pays concernés dans l’identification, la mise en œuvre et le financement de projets concrets qui sont prioritaires pour leurs populations. 
C’est la raison pour laquelle nous avons adapté nos priorités aux thématiques de la jeunesse, de l’emploi, du développement local, du soutien à la société civile, et du renforcement du rôle des femmes dans la société. Cela se fait naturellement en complément de notre action dans le domaine de l’enseignement supérieur, des infrastructures, de l’eau, de l’environnement, des énergies renouvelables et du transport.

On dit que les pays nordiques de l’Union semblent montrer moins d’engouement pour les projets de l’UpM ? Dans quelle mesure est-ce vrai ? Et comment les impliquer davantage ?
Je dirais que c’est tout le contraire ! Les pays nordiques sont très impliqués dans les projets socio-économiques, en particulier ceux qui soutiennent l’entrepreneuriat féminin. La Suède est également très active dans l’UpM puisqu’elle soutient un de nos projets lancés en 2013 en matière de promotion de l’investissement privé et de la gouvernance de l’eau à travers l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (SIDA). 
Nous avons également un partenariat très actif avec la Norvège, qui n’est pourtant ni membre de l’UE ni de l’UpM, avec le soutien de laquelle nous développons de nombreux projets pour la jeunesse et les femmes. Je voudrais aussi ajouter, en réponse à votre question, les relations naturelles et actives que nous avons avec les pays du Golfe également et je veux rendre hommage à l’engagement de ces pays en faveur du développement des pays arabes méditerranéens. Le Maroc est, à cet égard, un bon exemple, compte tenu de sa relation stratégique privilégiée avec les pays du CCG.

Axe central de l’autoroute transmaghrébine, le plan solaire méditerranéen, l'initiative méditerranéenne pour l’emploi… beaucoup de projets sont lancés. Mais qu’en est-il du financement ? N’avez-vous pas des difficultés sur ce plan ?
Nous sommes conscients du contexte international particulièrement difficile sur le plan financier et budgétaire. Mais en même temps, nous avons réussi à lancer et à boucler le financement de plusieurs projets socio-économiques importants durant l’année 2013. Nous avons lancé un projet de «jeunes femmes créateurs d’entreprises», visant à permettre à plus de 10 000 jeunes femmes de bénéficier de formations pour créer leurs propres entreprises. 
Je peux citer également le projet «Logimedta» dans le domaine de la logistique en Méditerranée ou encore le projet sur le développement des PPP (partenariats public-privé) dans la gestion et de gouvernance de l’eau ou encore l’Université euro-méditerranéenne de Fès, qui est d’ailleurs l’un des projets les plus emblématiques pour l’UpM et le Maroc. Il faut rappeler que ce projet est né de la volonté de Sa Majesté le Roi Mohammed VI de faire de Fès un centre d’excellence pour l’enseignement supérieur avec un rayonnement euro-méditerranéen et international conforme à la tradition historique de cette ville et du Maroc en général.
S’agissant des projets structurants comme l’autoroute transmaghrébine, nous sommes actuellement dans un stade avancé du projet en étroite concertation avec les pays concernés par la première phase, c’est-à-dire le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Les études de faisabilité sont encourageantes et je reste optimiste sur le lancement du début des travaux prochainement. C’est un projet essentiel. En matière d’Énergie, une conférence ministérielle s’est tenue pour la première fois le 11 décembre dernier à Bruxelles et a permis aux États membres d’échanger et de se concerter sur un secteur stratégique pour l’ensemble des pays. D’ailleurs, à travers le développement du plan solaire marocain, le Maroc se place à l’avant-garde des pays méditerranéens qui investissent dans les énergies renouvelables. Il existe aujourd’hui un vrai champ du possible à développer. De nombreuses institutions financières bilatérales et multilatérales sont prêtes à s’engager financièrement.

Quels sont les projets concrets qui concernent le Maroc et quel rôle joue l’UpM pour appuyer le Royaume dans ce sens ?
Le Royaume a lancé une série de chantiers structurants allant dans le sens du développement économique et de démocratisation. Je voudrais souligner ici que le Maroc est et a toujours été très actif dans l’espace euro-méditerranéen. Ceci est dans la logique naturelle des choses, compte tenu de la forte vocation méditerranéenne du Maroc, qui se trouve actuellement engagé avec l’Union européenne dans deux voies complémentaires, une voie bilatérale : il est le premier pays de la Rive-Sud de la Méditerranée à disposer d’un statut avancé, c’est-à-dire d’un cadre bilatéral renforcé qui prend en considération les avancées considérables réalisées par le Maroc depuis une quinzaine d’années sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et une voie régionale : le Maroc est activement engagé au sein de l’Union pour la Méditerranée, garde une priorité absolue pour la construction du Maghreb, est membre actif du processus sous-régional du 5+5 sans oublier bien entendu sa très dynamique politique arabe et africaine. 
La participation du Maroc dans l’Union pour la Méditerranée s’inscrit dans la continuité de son engagement historique et son ancrage stratégique dans cet espace. Enfin, et au-delà des projets et initiatives dans lesquels le Maroc est fortement impliqué, l’UPM, en réunissant trois continents, l’Europe, l’Afrique et l’Asie, revêt une importance stratégique sur les plans politique, sécuritaire, économique et humain. Elle représente ainsi un carrefour où interagissent plusieurs sous-régions et groupes régionaux tels que la Ligue arabe, l’UMA, les pays de l’Accord d’Agadir, le Dialogue 5+5, les pays du Dialogue méditerranéen de l’OTAN, etc. Elle incarne des groupes d’intérêts communs et des «réalités géopolitiques» diverses qui viennent accompagner la vocation maghrébine prioritaire du Maroc.
Face à l’élargissement de l’espace stratégique méditerranéen vers le Sud, la stabilité politique et économique dont bénéficie le Maroc, additionnée à sa forte implication dans les processus, les initiatives et les projets régionaux, lui permet de jouer un rôle clé au sein de la zone euro-méditerranéenne et de conforter son ancrage atlantique et africain. Cet enchaînement Méditerranée-Afrique-Atlantique montre d’une part le prolongement naturel de la Méditerranée (occidentale et orientale) à l’Afrique (et la zone sahélo-saharienne), créant un espace de partenariat et de coopération qui va au-delà du bassin méditerranéen et dans lequel le Maroc joue un rôle stratégique. La visite qu’effectue actuellement Sa Majesté le Roi en Afrique confirme l’importance de cet axe stratégique majeur.

Le troisième Forum des entrepreneurs maghrébins s’est tenu à Marrakech les 17 et 18 février. Que fait concrètement l’UpM pour soutenir des initiatives et projets d’intégration sous-régionale ?
Le Maghreb est aujourd’hui, plus que jamais, un impératif tant pour des raisons de sécurité et de stabilité, mais également pour des raisons de potentiel économique et de compétitivité. En tant que marocain, maghrébin et méditerranéen, je continuerai à me mobiliser pour que l’UpM continue et contribue au renforcement de la coopération régionale au Maghreb.
 Les actions du secrétariat général de Barcelone auprès des différents gouvernements et autres acteurs de la région ainsi que celles que nous développons dans le cadre du 5+5 en sont une bonne illustration. Ceci, me semble-t-il, est naturellement complémentaire avec les actions engagées partout en Méditerranée en faveur du développement. À cet égard, je suis très heureux que la troisième édition du forum des entrepreneurs maghrébins ait pu se tenir au Maroc et à Marrakech les 17 et 18 février. Dès la première heure, l’UpM s’est montrée active et intéressée à soutenir ce Forum dont on est le partenaire institutionnel.

Les différends entre plusieurs pays membres de l’Union – notamment au sujet du conflit arabo-israélien – empêchent la concrétisation de plusieurs projets et partenariats. Comment comptez-vous surmonter cet obstacle ?
Les obstacles liés au processus de paix au Proche-Orient se posaient déjà par le passé dans le cadre des accords de Barcelone, ce n’est pas une nouveauté. La nouveauté est que nous croyons à l’approche projets à géométrie variable, car elle porte un message clair : travaillons ensemble dans un cadre partenarial d’égal à égal avec les pays qui le souhaitent dans les domaines qu’ils préfèrent. Et nous agissons, avec un feu vert politique, dans le cadre de projets à caractère socio-économique. Nous sommes par définition un espace de dialogue et de coopération régionale pour tous les 43 pays de l’UpM. Dans le respect des priorités politiques des pays membres, l’UpM est une contribution essentielle à la promotion de la paix et la stabilité dans la région.

Par Abdelwahed Rmiche & Brahim Mokhliss - Source de l'article Le Matin

Mare nostrum, un espace de démocratie méditerranéenne

C'est en Tunisie que le chef du gouvernement italien Matteo Renzi viendra déclamer ses convictions en une Méditerranée redevenue centrale, deux rives qui s'ignorent après un temps où les intérêts les confondaient.

C'est un pareil passé, remontant même plus loin, au temps où la mer commune, cette mare nostrum, unifiait et non divisait qu'entend faire revivre le jeune chef du gouvernement italien.

Et c'est une occasion en or pour notre propre gouvernement de plaider la cause d'un espace méditerranéen de démocratie, étant donné que l'Italie accédera à la présidence de l'Union européenne au second semestre de cette année.

Ce sera une"gigantesque opportunité" pour faire en sorte que l'Europe cesse de ne plus donner d'espoir, comme le dit si justement M. Renzi lui-même, déplorant que le débat européen soit désormais "réduit à des virgules et des pourcentages".

Le nouveau chef de gouvernement italien a l'ambition d'apporter une "contribution fondamentale" à l'Europe; et si comme il le dit, l'Europe n'est rien sans l'Italie, la Méditerranée n'est rien sans la Tunisie. Et l'Italie le sait puisqu'elle préfère Tunis à Bruxelles pour la première visite officielle degouvernement.

Aussi nosdirigeants doivent être à la hauteur de leurs responsabilités, saisissant cette occasion pour appuyer les efforts de rénovation italiens en lançant officiellement cette initiative pour la création d'un espace inévitable de démocratie méditerranéenne. Avec une telleaire entre les démocraties du nord et du sud de la Méditerranée, c'est d'une clef de voûte qu'on disposera en cette mer qui nous désunit au lieu de nous unir pour une communion réelle en des émotions démocratiques, sans calculs ni arrière-pensées. 

Les instances européennes observent avec attention les initiatives du nouveau venu, souhaitant voir se poursuivre le processus d'intégration européenne. À nous de leur dire, du piédestal de notre nouvelle modernité démocratique et de notre postmodernité axiologique, que pareil processus ne saurait plus se réduire aux aspects économiques, monétaires et politiques, comme le pense et le dit d'ailleurs notre hôte italien. Il doit s'y ajouter une dimension de civilisation qui ne saurait venir que du Sud afin de renouer avec une démocratie vidée de tout sens en une Méditerranée devenant un socle pour une aire de paix et de civilisation qu'on commencera par faire fleurir en cette mare nostrumn.

Le président du Conseil européen a dit souhaiter la réussite des nouvelles réformes en Italie pour une croissance durable; aidons donc le nouveau chef de gouvernement italien par notre initiative à prouver qu'une telle réforme est inimaginable sans un climat de paix qui ne peut être dissocié d'un pareil climat en Méditerranée. 
Or, cette paix concerne autant les Européens que les Tunisiens, et elle ne se ferait jamais dans la situation actuelle où l'on vit chaque jour en notremercommune les drames d’un "holocauste moderne", selon l'expression terrible d'une maire d'Italie justement, celle de Lampeduza.

Il n’y aura jamais de mare nostrum tant que pareils stigmates balafrent notre horizon méditerranéen. Comme le Christ, il nous faut avoir la foi en la paix en notre Méditerranée; alors, on y arrivera demain à marcher sur ses eaux au lieu de continuer à mourir en ses fonds.

Par Farhat Othman - Source de l'article Leaders

La part du Maghreb dans les investissements interafricains est assurée par le Maroc

Le Maroc est présent en Afrique noire à travers ses banques et ses firmes de télécoms. L’Algérie n’y est présente qu’à travers la compagnie pétrolière publique Sonatrach : les investissements projetés par le groupe privé Cevital sont contrariés par les difficultés de transfert de devises à l’étranger. La Tunisie, quant à elle, a une présence toute symbolique dans cette région mais son patronat privé semble avoir compris l’importance des opportunités qu’elle offre.

Les investissements directs en Afrique ont enregistré une croissance spectaculaire ces dernières années. Les investissements inter-africains aussi. La part des entreprises venant du Maghreb est très faible : le Maroc, la Tunisie et l’Algérie ne figurent pas dans le classement des pays émetteurs mené par l’Afrique du Sud, le Nigéria et le Kenya. Il n’en demeure pas moins vrai que les entreprises du Maghreb se tournent bien de plus en plus vers l’Afrique. Elles tentent une ouverture vers ce marché attractif pour les IDE au moment où les autres groupes régionaux enregistrent un tassement des investissements.

Il y a d’abord l’investissement intermaghrébin, à travers la création de filiales au Maghreb pour ensuite s’ouvrir sur l’Afrique subsaharienne. C’est le cas, par exemple, de la filiale maghrébine de la société Africa Invest, spécialisée dans le financement et l’accompagnement des petites et moyennes entreprises (PME) : cette société, qui a accompagné des entreprises maghrébines, dont l’Algérienne NCA-Rouiba, s’est frayée un chemin vers l’Afrique.

Devant les obstacles à la réalisation d’une union maghrébine, l’investissement intermaghrébin s’est réduit à une coopération entre entreprises dans le secteur des services. Car l’implantation d’entreprises de part et d’autre des territoires respectifs des Etats de l’Union du Maghreb arabe (UMA) reste très limitée au secteur des services et de la petite industrie dont le volume d’investissement est en deçà des potentialités de la région.

C’est dans ce contexte que les entreprises du Maghreb ont tenté une ouverture sur l’Afrique subsaharienne qu’un récent rapport de la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le Commerce et le Développement) évoque comme recelant d’énormes potentialités pour l’investissement : augmentation du pouvoir d’achat, urbanisation rapide des populations et amélioration de l’environnement des affaires.

Le Maroc le premier à miser sur l’Afrique

Le Maroc est, de loin, le pays maghrébin qui a le plus misé sur l’Afrique, surtout avec la nouvelle orientation de sa politique extérieure vers l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest. L’Office chérifien des phosphates, 6,78 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2013, prospecte de nouveaux marchés africains. Mais, le royaume a déjà ses assises en Afrique ; dans l’électricité, le BTP, les TIC et la finances.

Le cabinet Grant Thornton explique, dans le 3ème numéro de sa revue trimestrielle Regards, que la coopération entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne a été marquée « tout d’abord par l’implication d’entreprises publiques marocaines notamment l’ONE et l’ONEP dans la mise en œuvre de différents projets ayant trait au développement » avant de l’ouvrir au secteur privé marocain.

Actuellement, les trois plus grandes banques commerciales du Maroc, Attijariwafa Bank (ATW), BMCE Bank et la Banque centrale populaire (BCP) sont présentes dans une vingtaine de pays africains. Maroc Telecom est présent à travers 4 filiales toutes leaders ou opérateurs de référence sur leurs marchés respectifs avec 30 millions de clients mobiles : Mauritel acquise en 2001 en Mauritanie, Onatel en 2006 au Burkina Faso, Gabon Telecom en 2007, Sotelma en 2009 au Mali. Ce sont là quelques acquisitions faites par des entreprises marocaines en Afrique, ce qui place le Maroc au rang de premier pays nord-africain « agressif » en matière d’IDE dans ce continent avec 1,04 milliard de DH en 2013 (quelque 100 millions d’euros.

Algérie : des initiatives privées bloquées par la rigidité de la loi sur la monnaie

L’Algérie, elle, n’est présente en Afrique qu’à travers Sonatach. La puissante compagnie publique des hydrocarbures, 72 milliards de dollars de chiffre d’affaires et un résultat net de 9 milliards de dollars (2011), opère à l’étranger depuis une dizaine d’années et dispose d’une filiale, Sipex, qui lui permet d’être présente dans quelques pays subsahariens. Elle travaille sur des blocs d’exploration au Mali et au Niger, en Mauritanie et en Libye.

Mais c’est l’initiative privée qui a fait tourner les regards vers l’Afrique ces dernières années en révélant que ce continent renferme d’énormes opportunités d’investissement pour l’Algérie. Le PDG de la première entreprise privée algérienne, Cevital (3 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2013), Issad Rebrab, a annoncé de nombreux projets en Afrique : acquisition de terres fertiles dans la Corne de l’Afrique ainsi qu’en Côte d’Ivoire, reprise d’un complexe sucrier au Mali, des projets d’usines de sucre au Soudan, au Kenya, en Ethiopie et au Mozambique, et un complexe agroindustriel au Djibouti. Les visées « africaines » du groupe privé algérien se heurtent, cependant, au problème du transfert des devises vers l’étranger soumis à l’aval de la Banque d’Algérie.

Tunisie : une nouvelle stratégie tournée vers l’Afrique en 2014

Hormis une présence timide en Côte d’Ivoire, les entreprises tunisiennes brillent par leur absence du continent africain. Selon des observateurs, cet état de fait démontre que les opérateurs tunisiens restent prisonniers de la vision centrée sur les activités de sous-traitance, les localisations et les partenariats avec les firmes européennes.

Cependant, le patronat tunisien semble vouloir s’ « affranchir » de cette vision étroite, au moment où la Tunisie enregistre une baisse de près des IDE (-24 % en 2013). L'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (UTICA) a consacré, dans son plan d’action pour 2014, un large volet à prospection de marchés africains. La centrale patronale tunisienne organisera ainsi en 2014 trois missions d’affaires dans trois pays d’Afrique. Pour entamer l’application de cette nouvelle orientation, une mission économique de prospection des opportunités d’affaires est attendue au Cameroun du 25 au 28 février prochain.

Source de l'article Maghrebemergent

Les ENA africaines prêtes à relever les défis du continent

Les directeurs généraux des écoles nationales d’administration africaines se sont réunis en début de semaine à Rabat. Ils veulent coordonner leurs moyens d'action pour être plus efficaces et répondre aux défis qui attendent les administrations du continent.

“Nous devons formuler une idée proprement africaine de l’administration”, estime Stéphane Monney Mouandjo, expert auprès du Centre africain de formation et de recherche administratives pour le développement (Cafrad). La 2e Conférence panafricaine des directeurs généraux des écoles normales d’administration (ENA) d’Afrique, organisée par le Cafrad, du 24 au 26 février, à Rabat, au Maroc, a été l’occasion de débattre des problèmes spécifiques au continent rencontrés par les administrations.

“Les changements politiques en Afrique, ces dernières années – élections, « printemps arabes », coups d’État, conflits armés – ont un impact sur le contexte politique du service public”, a souligné en Shehu A. Misau, directeur général de l’ENA du Nigéria. Par exemple, dans un “État policier brutal, il est impossible de disposer d’une ENA efficace et constructive”, insiste Nadia Bernoussi, directrice générale de l’ENA de Rabat. Plus largement, en Afrique, il faut apprendre à “appréhender l’État transitionnel [comme le Liberia en 2004-2005 ou la Tunisie de 2011 à 2013, ndlr]. Faut-il le penser de la même façon qu’un État stable ?” s’interroge Stéphane Monney Mouandjo.

Changer la perception

Cette transition vers un État plus démocratique s’exprime pour l’administration par la nécessité de changer la perception qu’en ont les usagers. “Au Cameroun, « administration » se dit autrement : « commandement », c’est très révélateur”, remarque Stéphane Monney Mouandjo. Selon lui, les gouvernements africains doivent cesser de faire de l’administration la “gardienne du pouvoir politique” et en faire le “serviteur du bien public”.Pour Shehu A. Misau, si cette transition n’a pas lieu, le mécontentement de la population peut mener à des révolutions comme au Maghreb.

La corruption a été un vecteur majeur de la colère des Tunisiens, mais lorsqu’elle s’apparente au clientélisme, il est, en Afrique, plus compliqué qu’ailleurs d’y mettre fin. “Ici, un individu appartient d’abord à ses parents, ensuite au village, enfin à l’État. Si vous mettez votre cousin en prison pour corruption, vous serez perçu comme un traître. Dans ce cadre, la vision de l’administration importée de France – où nous allons encore étudier – ne peut pas fonctionner en Afrique”, souligne l’expert du Cafrad.

E-learning

Pour réfléchir à l’administration d’un État en transition, établir l’égalité de traitement, l’administration, et en particulier les ENA, manquent de moyens financiers, estiment les responsables de ces grandes écoles. “À l’ENA du Nigeria, 80 % de mes personnes ressources viennent de l’extérieur. Cela peut avoir du bon : ce sont des anciens ministres, des membres de la haute administration actuelle qui font des interventions, mais ce n’est pas suffisant. Une autre solution est l’e-learning, l’enseignement à distance, à moindre coût”, a imaginé le directeur général de l’ENA nigériane.

Cette méthode d’enseignement a l’avantage d’offrir aux étudiants des ENA des professeurs du monde entier et participe donc à relever un autre enjeu pour l’administration africaine : l’intégration au système international. “Les collaborations intra-africaines ont pour objectif d’harmoniser les formations des ENA pour faciliter les échanges d’étudiants, la reconnaissance des doubles diplômes…” explique Nadia Bernoussi. Pour le bailleur du Cafrad, la fondation Hanns Seidel, l’objectif de cette collaboration est “le développement d’une pensée africaine de l’administration qui vient s’arrimer, en même temps, aux standards internationaux”,explique Juliette Borsenberger, cheffe de projet Maroc-Mauritanie à la fondation.

Source de l'article Acteurs Publics

mercredi 26 février 2014

Le Maroc reçoit de la France une frégate multi-missions, la plus moderne d'Afrique

La première base navale marocaine sur la façade méditerranéenne, située à Ksar Sghir (nord), opérationnelle en juillet 2014, servira de port d'attache à la frégate multi-missions FREMM Mohammed VI, que la Marine royale marocaine a officiellement reçu, à Brest (nord-ouest de la France).

Du constructeur naval français DCNS, ce navire de guerre, qui aurait nécessité un investissement d'environ 500 millions d'euros, assure une série de missions de combats anti-aériens, notamment la lutte sous-marine et de combat de surface avec des capacités d'attaques et de bombardements redoutables, selon des sources locales.

Le Maroc reçoit de la France une frégate multi-missions, la plus moderne d'AfriqueD'une longueur de 142 mètres et une largeur de 20 mètres, ce bâtiment a une capacité d'autonomie de 6.000 nautiques à 15 nœuds, une vitesse maximale de 27 nœuds, et peut déplacer jusqu'à 6.000 tonnes. 
Il peut embarquer jusqu'à seize missiles surface-air Aster 15, huit missiles antinavire Exocet MM40. Il est également équipé d'une tourelle de 76 mm, de diverses pièces d'artillerie légères ainsi que d'un hélicoptère embarqué. La frégate multi-missions Mohammed VI, qui compte parmi les navires les plus avancés technologiquement et les plus compétitifs du marché, se distingue notamment par son équipage réduit (108), sa capacité de logement (145 hommes et femmes) et bénéficie des mêmes innovations technologiques et industrielles que celles destinées à la Marine n française.

Avec ce navire de type FREMM (Frégate Européenne Multi-Missions), commandé en août 2008, le Maroc dispose de l'unité la plus moderne d'Afrique. La Marine royale marocaine est le premier client export du programme naval des Fremm, le plus grand en Europe.

La frégate Mohammed VI compose des mêmes équipements que la frégate "L'Aquitaine" de la marine française, à savoir les systèmes anti sous-marins, un radar multifonctions Herakles, un système de gestion de combat Setis, un système de surveillance Artemis, Sonars UMS 4110 et Captas-4, un système de direction électro-optique, un système de lancement NGDS et un système anti-torpille Contralto-V.

Début novembre dernier, les médias espagnols s'inquiétaient des capacités de ce nouveau navire, qui va permettre au Maroc de récupérer une partie de son poids géostratégique dans le détroit de Gibraltar. Au début du mois également, une trentaine de militaires marocains avaient été formés par des techniciens du chantier naval de la DCNS. Des formations plus poussées, comme l'utilisation des systèmes de guerre des navires, se sont également déroulées durant ce mois.

A noter que la base navale marocaine de Ksar Sghir accueillera aussi les autres bâtiments de la Marine royale chargés de la protection de la côte Nord. Les plus grands bâtiments de surface de la Marine Royale peuvent accoster dans ce port militaire, dont le môle principal s'étale sur 1208 mètres, avec des profondeurs de quai de dix mètres.

Le port militaire à cheval entre l'Atlantque, la Méditerranée et le détroit de Gibraltar, a nécessité 1,7 milliard de dirhams, financé par les Etats-Unis et réalisé avec l'expertise française. L'infrastructure construite sur une superficie de plus de 4 hectares, abritera en plus des quais, des casernements et des logements destinés à "l'hébergement du personnel de la base navale et du Secteur maritime Nord, dans une cité marine intégrée avec les équipements socio-éducatifs nécessaires", rapporte le quotidien marocain francophone "L'Economiste".

Cette base accueille également les trois corvettes de classe Sigma dont le Maroc a pris livraison l'an dernier auprès des chantiers néerlandais Damen.

Source de l'article Afriqinfos

Gros plan sur les relations UE-Jordanie : trois Questions à l’Ambassadeur


Renforcer l'état de droit pour améliorer la responsabilité et l'équité dans le service public, l'emploi et le développement du secteur privé ainsi que la promotion des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique.

Tels sont les trois domaines prioritaires de la coopération entre l’Union européenne et la Jordanie pour la période 2014-2020, affirme lechef de la Délégation de l'UE à Amman, le Dr Joanna Wronecka, dans un entretien avec le Centre d’information pour le voisinage européen.
 
Cet entretien fait partie de la série ’Trois questions à l’Ambassadeur’, produite par le Centre d’information. 
 
Pour en savoir plus
Centre d’information pour le voisinage – Jordanie
Délégation Jordanie