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dimanche 24 août 2014

Tunisie : 500 mille euros pour l’intégration structurelle des récupérateurs informels des déchets

Un projet tuniso-allemand est actuellement en cours d’étude pour l’intégration des récupérateurs informels des déchets, notamment en plastique, dans des circuits organisés.

Meriem Jenayah, coordinatrice nationale du réseau international pour l’échange d’expériences dans le domaine de la gestion des déchets, a précisé, lors de son passage ce jeudi 21 aout 2014 sur Jawhara FM, que ce projet vise à encadrer ces travailleurs sans pour autant les priver de leurs revenus. « Ils seront nos partenaires », a-t-elle dit.

Meriem Jenayah a également souligné qu’un investissement de 500 mille euros sera mis à la disposition des initiateurs de ce projet, composé essentiellement de deux tranches sur une durée de deux années.

Source de l'article Investir en Tunisie

SABIR, Festival des cultures de la Méditerranée

De nombreuses initiatives et évènements culturels seront organisés du 1er au 5 octobre à Lampedusa, dans le cadre du Festival SABIR : Lampedusa, les peuples et les cultures de la Méditerranée.

Cet ’événement sera parrainé par l’Arci, le « Comité 3 Octobre » et la Ville de Lampedusa

Pendant la journée du 4 octobre, une rencontre Internationale "Migrants et Méditerranée" sera notamment organisée. Cette rencontre sera construite autour de cinq ateliers :
  • La problématique des frontières et du premier accueil ;
  • La relation entre migration et développement ;
  • La campagne “L’Europe est moi aussi” sur les droits des migrants en Europe ;
  • Le rôle des syndicats dans la tutelle et promotion des droits sociaux et civils des émigrants dans les pays de passage ;
  • La problématique des migrants disparus et decedés pendant leur voyage vers l’Europe.
Le programme des 5 jours de rencontres est joint ainsi que le descriptif de la journée du 4 octobre.

Pour plus d’infos sur le festival :
Documents joints

Source de l'information Euromed France

Les clusters méditerranéens à l’honneur pour l’édition 2014 de la semaine internationale de Lille

Les clusters méditerranéens à l’honneur pour l’édition 2014 de la semaine internationale de Lille - EuroMed Cluster Day - Lille – 8 octobre 2014
Mercredi 08 Octobre 2014 de 09:00 à 18:00 à Lille

IPEMED et la Région Nord-Pas-de-Calais s’associent pour valoriser le rôle des clusters dans la coopération euro-méditerranéenne et impulser de nouvelles coopérations interclusters entre le Nord et le Sud de la Méditerranée.

Accélérateurs d’intégration régionale et de co-production, les clusters jouent un rôle essentiel dans la coopération entre Nord et Sud de la Méditerranée. Pour en témoigner et présenter les opportunités d’affaires et de partenariat pour les Clusters entreprises françaises et maghrébines, la Région Nord-Pas-de-Calais, avec le concours d’IPEMED, organise pour la première fois «l’Euromed Cluster Day», le 8 octobre, de 14h à 18h à l’espace International de Lille. 

Personnalités politiques de premier plan, dirigeants d’entreprises originaires des deux rives de la Méditerranée, interviendront pour présenter les politiques d’appui aux clusters, repérer les filières et secteurs porteurs, et identifier les freins et les leviers à la mise en place de nouveaux partenariats entre clusters méditerranéens. 
Paulette Pommier, experte IPEMED, présentera à cette occasion, en exclusivité, son étude sur les clusters au Maghreb. Cette rencontre s’inscrit dans la semaine de l’International de Lille, I week, organisée depuis 2009 par la Région Nord Pas de Calais dans le but de mobiliser l’ensemble des acteurs économiques de la région et de créer un espace de rencontre avec les opérateurs internationaux intéressés par la région.

Pour info.:
Le bassin méditerranéen est un formidable vivier pour accroître les opportunités de business et pourtant l’Europe n’y place que 3% de ses investissements (alors que les Etats-Unis investissent 16 % dans leur Sud et le Japon, 20 % dans son voisinage.)
  • Quelles politiques d’appui à l’émergence des Clusters peuvent être envisagées au Maghreb ?
  • Quels sont les secteurs porteurs et comment identifier les bonnes opportunités de coopération ?
  • Quelles sont les conditions à réunir pour que les partenariats gagnant/gagnant réussissent ? 
Venez découvrir, partager et rencontrer les Clusters, entreprises et opérateurs économiques pour construire ensemble la Méditerranée de demain.

Rendez-vous le mercredi 8 octobre !


Tél : 33 (0) 3 59 56 24 50

Tél : +33 (0) 3 59 56 24 43

Source de l'article IPEMED & Signaux forts

Le Mot de Jean-Louis LEVET : L’axe Paris-Alger, levier stratégique de croissance en Méditerranée

La France et l’Algérie ont une trajectoire commune à construire.
Un avenir commun souhaitable
 
France-Algérie, un duo unique sur l’échiquier mondial des Etats nations, car ces deux pays, en plus de liens humains très denses, ont en commun des intérêts essentiels avec une Méditerranée qui constitue un espace vital pour leurs avenirs respectifs ; des défis de grande ampleur à relever autour de la double question de la nécessaire réindustrialisation et de la transition écologique et énergétique ; des atouts complémentaires : une offre, côté français, scientifique et technique, de formation et industrielle qui correspond aux grands besoins actuels et futurs de l’économie algérienne dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie, de la ville durable/environnement, de la santé, du numérique et de l’énergie.
 
Pour autant, la coopération entre les deux pays demeure très insuffisante au regard de ces enjeux communs et les relations commerciales sont encore dominées par des échanges fondés sur un modèle du XXème siècle entre pays développés et pays en voie de développement : la France importe principalement de l’Algérie des hydrocarbures et l’Algérie importe de France des équipements mécaniques, du matériel électrique et électronique, des matériels de transport et des produits agricoles et agro-alimentaires.
 
Réinventer nos relations bilatérales
 
6200 entreprises françaises exportent en Algérie. Pourtant à peine 400 y sont implantées. Une économie administrée et de rente côté algérien, des capacités stratégiques de déploiement hors du marché national d’une large partie des Petites et Moyennes Entreprises insuffisantes (PME) côté français. Chacun des deux pays a une mutation considérable à réaliser et s’y emploie depuis une période récente. Ils doivent réinventer un modèle de relation en passant du commerce à la coopération effective.  Tous les domaines clés de la prospérité des nations sont concernés : recherche, enseignement supérieur, formation, technologie, industrie et services aux entreprises. Tel est le sens de la Déclaration sur l’amitié et la coopération entre la France et l’Algérie signée en décembre 2012 par les deux présidents François HOLLANDE et Abdelaziz BOUTEFLIKA, dans laquelle s’inscrit la Mission qui m’a été confiée par le Gouvernement français il y a bientôt un an.
 
Un nouveau mode d’action, des priorités, des projets de partenariats d’exemplarité
 
Renouveler profondément notre approche à l’égard de l’Algérie signifie la considérer comme un partenaire à part entière, et donc partir de ses attentes, de ses besoins, de ses projets, et non pas la percevoir comme un simple marché d’exportation. Il nous faut aussi, dans le même temps, accélérer la mise en mouvement des acteurs français, tout en nous appuyant  sur l’existant : les grands groupes français implantés en Algérie, les jumelages entre agglomérations, les liens de qualité entre chercheurs et universitaires des deux pays, etc.
 
Après un dialogue approfondi avec les acteurs algériens, tant publics que privés, trois priorités ont été retenues, dans un climat de confiance authentique : monter en qualité la formation professionnelle en lien avec le développement industriel ; développer les infrastructures technologiques et techniques au service des entreprises ; favoriser des partenariats de co-production entre Petites et Moyennes Industries / Entreprises de taille intermédiaire (PMI/ETI) des deux pays.
 
A titre d’exemple, parmi les premiers projets initiés et qui commencent à se mettre en œuvre, citons pour la première priorité la création d’une école nationale des métiers de l’industrie avec Mines Paris Tech et d’un institut national de formation à la logistique avec l’AViTeM installée à Marseille ; dans le cadre de la seconde priorité, une coopération triennale entre l’AFNOR et l’IANOR en matière de normalisation et de certification ; et pour la troisième priorité, un partenariat de co-production de bateaux de pêche mobilisant l’ETI française Piriou et l’entreprise algérienne Ecorep.
 
Tout en menant à bien ces projets et en en initiant d’autres, il s’agit aussi de travailler sur les perspectives considérables qui existent entre la France et l’Algérie : mobiliser les acteurs autour du triptyque Université/Entreprise/Territoire ; mettre à profit la transition énergétique pour créer des partenariats de haut niveau ; investir ensemble dans des projets exemplaires au plan environnemental, social et technologique, en Algérie, en France, en Afrique, dans le monde.
Par Jean-Louis LEVET - Source de l'article Dimed

Rompre le cycle de politiques inadéquates et de croissance médiocre : un impératif pour sept pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord


L’Égypte, l’Iran, la Jordanie, le Liban, la Libye, la Tunisie et le Yémen vont-ils pouvoir accélérer le rythme des réformes structurelles indispensables à la reprise économique ? Oui et non… 

Dans son nouveau rapport, intitulé Predictions, Perceptions and Economic Reality - Challenges of Seven Middle East and North Africa Countries Described in 14 Charts, la Banque mondiale constate que la croissance reste faible et ne produit pas suffisamment d’emplois, même si certains signes récents laissent entrevoir une amélioration de la conjoncture en Égypte et en Tunisie. 
Le niveau toujours élevé des déficits budgétaires et le creusement toujours plus rapide de la dette publique laissent peu de place au financement d’investissements vecteurs de croissance. L’activité du secteur privé est anémique et les rares emplois créés dans le secteur public sont pourvus au gré des relations personnelles, une pratique qui est source d’amertume parmi les jeunes. 
Enfin, le passage de nombreux travailleurs dans le secteur informel a pour effet de créer un vaste groupe de personnes vulnérables, à la merci des chocs extérieurs. N’apparaissant pas dans les statistiques de l’emploi, elles se trouvent dans une situation particulièrement difficile en raison de la précarité de leurs revenus et d’un niveau de vie souvent proche du seuil de pauvreté (graphique 1).

Graphique 1. Personnes vulnérables les plus susceptibles d’avoir un niveau de vie proche du seuil de pauvreté


Les Organisations internationales et les agences nationales de prévision tablent régulièrement sur une reprise de la croissance, en faisant preuve d’un certain optimisme pour la plupart de ces pays pour les 12 mois à venir. 
Le rapport de la Banque mondiale est une mise en garde : les gouvernements de ces pays doivent faire preuve de prudence face à ces prévisions, car les bons résultats ne seront pas au rendez-vous s’ils n’engagent pas les réformes indispensables. Des travaux ont souligné une tendance à l’optimisme dans les prévisions de croissance pour les régions en développement, en particulier le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. 
Or, ces projections n’intègrent pas nécessairement les signes inquiétants de ruptures structurelles ni les cycles d’expansion et de récession qui régissent l’activité économique (graphique 2).

Graphique 2. Une reprise modeste en vue ?


Face au ralentissement de la croissance depuis trois ans, les sept pays MENA considérés doivent accélérer le rythme des réformes structurelles. Leurs perspectives à moyen terme seront fonction de leurs capacités à passer effectivement à la vitesse supérieure sur plusieurs fronts : ciblage des subventions, amélioration du climat de l’investissement, promotion de la bonne gouvernance, élimination des facteurs de rigidité sur les marchés des produits et du travail. Aucun d’entre eux ne peut faire l’économie des réformes et ce, quelles que soient ses perspectives économiques à court terme, prometteuses ou sombres.

Par Lili Mottaghi - Source de l'article Blog Banque Mondiale 

samedi 23 août 2014

Projet Méditerranéen RESCP Post Rio+20 : Promotion de l’adoption des modèles de consommation et production durables (CPD) et d’utilisation rationnelle des ressources (URR) en Méditerranée

Le projet méditerranéen ReSCP Post Rio +20 vise à fournir un accès au financement pour les petites et moyennes entreprises (PME) en suivant les modèles de consommation et production durables (CPD) et d’utilisation rationnelle des ressources (URR) ainsi qu’à stimuler le développement des industries écologiques et de l’entrepreneuriat.



Pendant une période initiale de quatre ans, le projet vise à promouvoir activement l’adoption de modèles de consommation et production durables dans la région méditerranéenne, à travers une approche régionale globale abordant les différentes réalités et défis rencontrés par les pays méditerranéens. 
Plus concrètement, le projet vise à fournir un accès au financement pour les petites et moyennes entreprises (PME) en suivant les modèles de consommation et production durables (CPD) en Egypte, Jordanie, au Maroc et en Tunisie. De plus, il contribuera à stimuler le développement des industries écologiques et l’entrepreneuriat dans les Balkans occidentaux et en Turquie grâce à une assistance technique et des projets pilotes.

Les actions suivantes seront mises en œuvre en Égypte, Jordanie, au Maroc et en Tunisie :
  • Évaluation du marché concernant les possibilités d’utilisation rationnelle des ressources ;
  • Activités de concertation, formations et séminaires de renforcement des capacités afin de sensibiliser sur la CPD et les possibilités d’URR ;
  • Conception et mise en œuvre de nouveaux instruments financiers pour les entreprises adoptant les modèles de CPD/URR, ainsi que des programmes d’assistance technique pour soutenir ces instruments financiers.
En Turquie, Albanie, Bosnie-Herzégovine et au Monténégro, le projet comportera les actions suivantes :
  • Mise en œuvre de projets pilotes assurant l’utilisation rationnelle des ressources, de l’eau et de l’énergie dans les PME industrielles (MEDTEST II) ;
  • Formations et services consultatifs à destination des entrepreneurs verts ;
  • Programmes de renforcement des capacités sur la consommation et la production durables (CPD) et l’utilisation rationnelle des ressources (URR) pour les organisations de la société civile, les associations commerciales et de consommateurs, les universités, etc. ;
  • Information sur les enseignements tirés, les meilleures pratiques et les stratégies visant à reproduire ces pratiques, ainsi que sur les moyens de garantir la durabilité à long terme des initiatives pilotes de CPD/URR ;
  • Échange des meilleures pratiques entre les parties prenantes ainsi que visibilité et communication concernant l’impact de ces pratiques sur le terrain.
Le projet est promu par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), avec le soutien du Centre d’activités régionales pour la production propre du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PAM-CAR/PP/PNUE).

Par ailleurs, le projet de l’UpM vise à construire et appliquer plus largement l’expérience réussie de la méthodologie intégrée TEST et des activités de démonstration de l’ONUDI, de la méthodologie du Plan d’action pour la Méditerranée (PAM) du Centre d’activités régionales pour la consommation et la production durables du Programme des Nations Unies pour l’environnement (CPD/CAR_PNUE), d’un programme de formation et de soutien ad hoc pour les entrepreneurs verts et les parties prenantes locales, et de l’Initiative sur les ressources durables de la BERD.

Source de l'article Ufmsecretariat


S&P prédit des belles perspectives de l’assurance au Maghreb


L’agence de notation estime que l’assurance présente de belles perspectives de croissance, notamment grâce à la forte demande en produits d’assurance de biens et de personnes. Le secteur est encore loin d’avoir atteint son plein potentiel.

L’agence de notation Standard & Poor’s vient de publier une étude sur le marché de l’assurance dans les trois pays du Maghreb: Maroc, Algérie et Tunisie.
Il ressort de cette étude que «le Maroc, en dépit des faibles niveaux de revenu, du fort taux de chômage en ville et de la grande pauvreté en zone rurale, présente le meilleur taux de pénétration de l’assurance des trois pays maghrébins».
D’ailleurs, le Maroc se hisse au 2ème rang du continent dans ce secteur qui est soutenu par le développement économique, les crédits et le secteur touristique.

Croissance à long terme…
Selon l’étude de S&P, les autres pays de la région ne sont pas en reste où «l’assurance a de bonnes perspectives de croissance à long terme». L’agence se fonde sur le marché peu développé de l’assurance de personnes et de biens ainsi que la demande croissante en produits de prévoyance.
«Ces marchés sont susceptibles de se développer suite à la demande croissante de la classe moyenne en produits d’assurance-vie et des projets d’infrastructure qui soutiendraient la demande en couvertures d’assurance».

L’assurance automobile restera dominante
En plus, les récentes évolutions règlementaires dans les trois pays sont à même d’améliorer les pratiques dans le secteur et encourager sa croissance.
L’assurance automobile restera une ligne d’activité prédominante. Ceci devrait être soutenu par le nombre croissant de nouvelles immatriculations.
Selon un communiqué de S&P, la croissance des primes d'assurance sera supérieure à la croissance du PIB en général dans les trois marchés. Un taux de pénétration encore faible, ainsi que les efforts des gouvernements permettront cette croissance.

Les facteurs d’expansion du secteur
Plusieurs facteurs alimenteront l'expansion potentielle au cours des cinq prochaines années:
- le développement des infrastructures et de l'immobilier;
- les besoins croissants en épargne, santé et retraite;
- les efforts des gouvernements pour développer le secteur et généraliser les lignes obligatoires.

Craintes sur les risques automobiles industriels
Le marché de l'assurance au Maghreb devrait rester largement exposé aux risques automobiles industriels à moyen terme.
En revanche, le faible niveau de pénétration de l'assurance et les besoins croissants en produits d’assurance de biens et personnes stimuleront la croissance au cours des cinq prochaines années.
Cette croissance permettra d’améliorer la diversification du secteur dans un marché qui reste relativement concentré aux mains de quelques acteurs clés.
La réforme du secteur des assurances, résultant des changements réglementaires et de politiques de gouvernements, devrait avoir une incidence sur les dynamiques concurrentielles à long terme.
Seul bémol, les incertitudes économiques -à la fois domestique et en Europe- devraient freiner la croissance à court terme.
Source de l'article Media24.com & Webmanagercenter

François HOLLANDE « La Méditerranée doit être un espoir de développement commun et solidaire »

A l’occasion de la commémoration du 70ème anniversaire du débarquement en Provence, le Président de la République française, M. François HOLLANDE, a rendu un vibrant hommage aux personnes venues de la rive Sud de la Méditerranée pour libérer la France et l'Europe de la dictature nazie.

En présence notamment de douze chefs d’Etat africains et des représentants de quinze autres pays, le Président de la République française a prononcé un discours sur le bâtiment Charles-de-Gaulle, le 15 août 2014, à Toulon (France).

Ce discours de commémoration, dont nous vous proposons ici des extraits, a donné l’occasion au Président d’évoquer le destin commun que partagent les Français et les peuples de la rive Sud de la Méditerranée.

« Le deuxième acte de la libération de la France s'est joué ici même, sur ces côtes, il y a 70 ans. C'était le Débarquement de Provence. […] Il y avait surtout les soldats de l'armée d'Afrique, les soldats qui venaient d'Algérie, du Maroc, de la Tunisie, c'étaient les plus nombreux. […] Voilà ce qu'était cette armée, une armée de toute l'Afrique ; une armée mélangée, une armée composite, cosmopolite.
[…]

A la jeunesse d'Afrique, je veux dire que nous n'avons pas oublié le sacrifice des anciens et que la France sait ce qu'elle leur doit, même si elle a mis du temps, trop de temps, pour en tirer toutes les conséquences en termes d'émancipation et de reconnaissance. Merci jeunesse d'Afrique d'être fidèle au message des anciens. […] C'est au sud, oui c'est au sud que l'Europe doit son salut et elle ne doit jamais l'oublier. 
[…]

Cette dette, elle n'est pas seulement morale ou financière ; cette dette, elle est politique. Et elle nous oblige, nous la France, à une solidarité face aux menaces d'aujourd'hui, à toutes les menaces et d'abord en Afrique. »

1944 et 2014 : des destins communs

Alors qu’en 1944, les peuples du Sud de la Méditerranée se sont battus aux côtés des Européens pour libérer l’Europe des dictatures fascistes, c’est, en 2014, au tour des Européens, et des Français en particulier, de s’engager pleinement aux côtés des pays du Sud de la Méditerranée en faveur de la liberté, la paix et le développement.

« Il y a 70 ans, la paix est venue du sud des rives de la Méditerranée. »

« Oui, nous, la France, l'Europe, devons maintenant à notre tour rendre au sud ce qu'il a été capable de nous donner à l'été 1944. Nous devons lui apporter soutien, appui, sécurité, solidarité, développement. »

Plus que jamais, les deux rives de la Méditerranée doivent œuvrer ensemble à la construction d’un espace de prospérité partagée.

« Et aujourd'hui, il nous faut encore lutter pour construire un espace de paix, de solidarité, de développement en Méditerranée. Les défis sont immenses, nous les connaissons et cet été 2014 a été hélas marqué par des conflits, des massacres et des guerres.
[…]

Nous ne pouvons pas accepter de voir la Méditerranée se transformer en cimetière quand mois après mois, des hommes, des femmes, des enfants espèrent trouver de l'autre côté une vie meilleure, ce qui est une illusion. Nous ne pouvons pas accepter que cette mer qui est "notre mer' qui nous rassemble tous depuis l'Antiquité, que cette mer devienne le symbole de nos peurs, de nos insuffisances, de nos incapacités à régler les conflits ou à maîtriser les mouvements de population. 
[…]

La Méditerranée doit être un espoir de développement commun et solidaire. […] Aujourd'hui, c'est la prospérité, c'est la sécurité, c'est le progrès, c'est la paix qui doivent être partagés entre les deux rives de la Méditerranée.
[…]

Alors à nous d'être à la hauteur des héros de Provence, ceux qui ont uni à tout jamais l'Europe et l'Afrique ! ».

Le discours du Président a fait écho à sa déclaration prononcée il y a deux ans, le 27 août 2012, lors de la XXème Conférence des Ambassadeurs. Soulignant alors l’existence de « nombreuses complémentarités entre les deux rives de la Méditerranée », M. HOLLANDE avait déclaré : « Ma priorité, c’est de développer ce que j’appelle une "Méditerranée de projets" ».

Source de l'article Dimed