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mercredi 29 octobre 2014

Encourager l’emploi grâce à l’intermédiation et aux services de placement dans les pays du Sud de la Méditerranée : l’UpM organise un atelier à Barcelone



Avec l’objectif prioritaire de promouvoir les opportunités régionales d’emploi dans le cadre de l’Initiative Méditerranéenne pour l’Emploi (Med4Jobs), le Secrétariat de l’UpM a accueilli un atelier technique sur l’intermédiation dans le domaine du travail et les services de placement en Afrique du Nord et au Proche-Orient, la semaine dernière à son siège à Barcelone.
 
Le Secrétariat de l’UpM a tenu cet atelier technique, dans le but d’encourager l’échange des meilleures pratiques concernant l’intermédiation dans le domaine du travail, de faciliter la coopération entre acteurs locaux et régionaux, d’identifier les pratiques fructueuses méritant d’être éventuellement reproduites et d’améliorer ainsi qu’étudier les domaines pouvant bénéficier de l’intervention et du soutien éventuels de l’UpM dans le cadre de Med4Jobs.
 
Au cours du séminaire, les participants ont salué l’idée de la création d’un réseau euro-méditerranéen visant à échanger des connaissances sur les meilleures pratiques et sur des programmes innovants concernant l’intermédiation dans le domaine du travail et définir les domaines dans lesquels les partenaires publiques, privés et organisations sans but lucratif peuvent livrer des services complémentaires. Ce réseau viserait également à identifier les écarts sur le marché du travail pouvant être réduits grâce au développement de projets concrets et à l’utilisation de bases de données électroniques.
 
Le Secrétariat de l’UpM considère l’intermédiation dans le domaine du travail comme un élément majeur de l’initiative Med4Jobs. Conformément à cette priorité, le Secrétariat de l’UpM a organisé le premier atelier technique rassemblant d’importants participants, principalement d’institutions rattachées aux services publics de l’emploi, d’agences de développement, du secteur privé, d’organisations internationales, d’ONG, et d’autres parties prenantes travaillant dans l’intermédiation dans le domaine du travail. 
 
En savoir plus
Med4Jobs -page internet
UpM – Site internet
 

Media Neighbourhood : Les médias en ligne dans le monde arabe au centre d’un événement majeur au Liban



Les médias en ligne et la liberté dans le monde arabe étaient au centre d’un événement de journalisme qui s’est tenu vendredi dernier au Liban dans le cadre du programme Media Neighbourhood (Média Voisinage) financé par l'UE.
 
"Aujourd'hui, il est impossible d'imaginer la sphère publique actuelle sans Internet et la liberté qu'il offre. C'est certainement vrai pour le Liban où les gens sont connectés en permanence pour discuter de politique et d'actualité, pour partager leurs points de vue, pour communiquer, et pour apprendre des autres," a déclaré dans son discours l'Ambassadeur Angelina Eichhorst, Chef de la Délégation de l'Union européenne au Liban.
 
Elle a ajouté : "Le journalisme en ligne et les médias sociaux nécessitent un cadre juridique. Chaque jeu doit avoir ses règles. Les lignes directrices de l'Union européenne sur "la liberté d'expression" expriment la nécessité de disposer de règles pour le journalisme en ligne… Le Liban doit être un précurseur et non pas un spectateur. Il n'y a aucune raison de ne pas avoir une loi bien élaborée pour gérer l'usage de l'Internet et de ne pas réussir à la mettre en œuvre. Ceci montre que le pays sait s'adapter au changement numérique."
 
Voisinage Médias est un programme de formation de trois ans pour les journalistes, les rédacteurs en chef et les directeurs dans les domaines de la radiodiffusion, la presse écrite et les médias en ligne. Il fait partie du Programme Régional de Communication financé par l'Union européenne.
 
Pour en savoir plus
Media Neighbourhood – site internet et page Facebook 
Programme régional de communication – fiche et actualités 
Délégation de l’UE au Liban – site internet et page Facebook

Lancement du 1er cours massifs gratuits en ligne au monde sur l'écotourisme en Méditerranée

Le 6 novembre 2014, lors de la Semaine Economique en Méditerranée, DEFISMED organisera un atelier pour présenter le premier MOOC (cours massifs gratuits en ligne) au monde sur l’écotourisme.

A partir d’une initiative franco-tunisienne, le projet de cours massifs gratuits en ligne vise à former et à informer l’ensemble des acteurs concernés sur l’écotourisme, enjeu majeur en Méditerranée.
L’atelier présentera en exclusivité le projet dont la mise en ligne sur Internet est programmée pour 6 semaines à partir de mars 2015.
DEFISMED est une plateforme qui œuvre dans la promotion d’une meilleure prise en compte du patrimoine culturel et naturel méditerranéen dans les activités humaines.

Plus d'information -
L'Institut  Sylvo-Pastoral de Tabarka (Université de Jendouba, Tunisie) a déposé avec l'appui de ses partenaires l'ISTHIA (Université de Toulouse II), l'Université Taylor de Kuala Lumpur, l'Association Défismed (France) et l'Association Nationale de Développement Durable et de la Conservation de la Vie Sauvage (Tunisie), le premier Mooc en écotourisme auprès de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).
Le projet vient d'être retenu et salué par la revue "Jeune Afrique"
Ce Mooc qui fédère plus de 30 des meilleurs experts internationaux en écotourisme, vise à introduire à l'écotourisme et à informer autour de ses acteurs, de son articulation avec le développement territorial et des innovations et outils de sa mise en oeuvre.
Le Mix Mooc en Ecotourisme vise à sensibiliser et à approfondir les connaissances mais aussi les compétences pratiques des apprenants à travers des bases théoriques mais aussi des activités d'apprentissage appliquées.
L'animation du Mooc sera assurée par des réseaux sociaux dédiés et des réseaux professionnels spécialisés  tels que ceux associés à DEFISMED.  

Une expertise en e-learning :

Grâce à son expérience réussie en formation professionnelle à distance en écotourisme avec son master MODECO, l'Institut Sylvo-pastoral de Tabarka a pu s'ouvrir sur les différents réseaux d'acteurs de l'écotourisme dans le monde francophone. Une expertise en la matière ne cesse de se développer cherchant à intégrer les enjeux internationaux mais aussi locaux de développement territorial dans l'approche pédagogique des enseignants impliqués dans le projet.

Un réseau international

L'ouverture sur le monde universitaire transdisciplinaire, les associations environnementales te de développement et sur les initiatives innovantes de recours aux TICs dans l'entreprise écotouristique ont permis de faire émerger l'idée de mettre à disposition du grand public mais aussi des étudiants (niveaux licence en développement territorial, en écotourisme, en tourisme durable), des acteurs locaux autour et dans les aires protégées et des cadres des associations et des ONG un Cours en Ligne Ouvert aux Masses (CLOM/MOOC).

Une contribution aux objectifs du millénaire :

 Le Mooc écotourisme tel qui est conçu contribue à avancer dans 4 objectifs du millénaire pour le développement (OMD)tels que définis par la communauté internationale et les nations unies à savoir :
L'objectif 1. Réduire l'extrême pauvreté et la faim en introduisant des idées de valorization des milieux naturels par l'écotourisme et en y créant une multifonctionnalité des territoires
L'objectif 3. Assurer l'égalité et l'autonomisation des femmes  en leur offrant la possibilité de se former à distance et gratuitement
L'objectif 7. Assurer un environnement humain durable en sensibilisant aux enjeux de sauvegarde des écosystèmes
L'objectif 8. Mettre en place un partenariat mondial pour le développement en réseautant les acteurs et en Assurant la veille informationnelle sur les dernières innovations, l'amélioration des connaissances sur les valeurs des services écosystémiques des zones clés pour la biodiversité ; le Renforcement des politiques de valorization des milieu naturels à travers une implication plus efficace des organisations de la société civile dans leur conservation et gestion; la valorisation des services socio-économiques et promotion du  bien-être des communautés locales ; le développement et la promotion des TICs
Les MOOC sont des cours en ligne pouvant mobiliser un très grand nombre d'internautes dans le monde. L'inscription est gratuite. La moyenne de durée d'un MOOC est de 6 semaines. 
 
Les MOOC sont un phénomène qui bouleverse le monde de l'éducation. 
 
C'est la première fois à notre connaissance que l'écotourisme fera l'objet d'un MOOC.

Les migrations temporaires créent de la richesse dans le pays d’origine

Si les migrations nourrissent une littérature abondante, peu de travaux traitent du retour des migrants vers leurs pays d’origine. Pour le Forum euroméditerranéen des instituts de sciences économiques, ceci a un impact à la fois sur l’emploi, l’entrepreneuriat et les investissements.

FEm34-20De retour au pays, les migrants génèrent de la richesse, ils investissent et créent de l’emploi.
Dans son étude FEM34-20, intitulée « Migration de retour dans les pays sud méditerranéens : déterminants, impacts et implications » le Femise analyse le phénomène au Maroc et en Egypte.En 2013, ils étaient 12 millions à vivre hors de leurs frontières. Où partent-ils ? Les Egyptiens s’exilent essentiellement dans les pays du Golfe et les pays de l’OCDE alors que les Marocains préfèrent l’Europe tout comme les Algériens et les Tunisiens.Deuxième pays non européen après la Turquie, la diaspora marocaine représentait à elle seule 4,5 millions de personnes en 2013. Elle pourrait bien dépasser celle des Turcs au cours des dix prochaines années.

Difficultés administratives lors du retour

L’aspiration à une vie meilleure constitue la principale motivation au départ. Et, histoire de tordre le cou aux idées reçues, « 82% des migrants marocains ont déjà un emploi ». Ils désirent simplement un salaire plus élevé.

Le niveau d’éducation des Egyptiens candidats au départ est plus élevé que celui des Marocains. Ces derniers ont tendance à rester tout au long de leur vie dans le pays d’accueil alors que les Egyptiens privilégient une migration temporaire avec un retour soit dans le pays d’origine, soit dans d’autres pays du Golfe.

L’âge des migrants se situe entre 15 et 29 ans. C’est à 44 ans qu’ils décident de revenir dans leur pays d’origine avec dans leurs bagages de nouvelles connaissances et capacités qu’ils sauront mettre à profit une fois rentrés.

Nombre d’entre eux deviendront par la suite chef d’entreprise et joueront un rôle primordial dans la création d’emploi. D’où la nécessité de maximiser les bénéfices potentiels pour le pays d’origine. « Nous montrons l’impact de la migration de retour sur l’accumulation de capital humain et l’entrepreneuriat, et le rôle joué par les politiques migratoires de retour », explique Jackline Wahba, professeure d’économie à l’université de Southampton et coordonnatrice du rapport.

Néanmoins, le retour s’avère compliqué du point de vue administratif en particulier pour le transfert des droits acquis pour leur retraite et la cotisation à la sécurité sociale.

Si, en raison de la crise économique mondiale, les pays européens ont eu tendance à resserrer leur politique d’accueil, le faible taux de natalité et le vieillissement des populations devrait conduire, selon le document, à une augmentation sensible du nombre de migrants temporaires. Ils devraient être 4,9 millions en 2015 et 11,8 millions en 2020.

Consulter l’intégralité du rapport FEM34-20
Par Nathalie Bureau du Colombier - Source de l'article Econostruminfo & FEMISE

Jean-Louis LEVET récompensé pour son action

photo_actu.pngJean-Louis LEVET est le lauréat du Prix de « La Personnalité ayant marqué l’année 2013-2014 par son engagement en faveur du rapprochement entre la France et l’Algérie » remis par Jean-Pierre CHEVENEMENT, Ancien Ministre et Président de l’Association France-Algérie et par Edith CRESSON, Ancien Premier ministre et Présidente du Jury.

Lauréat du prix 

Jean-Louis LEVET, Haut Responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne, s’est vu décerné le prix de « La Personnalité ayant marqué l’année 2013-2014 par son engagement en faveur du rapprochement entre la France et l’Algérie » remis par Jean-Pierre CHEVENEMENT, Ancien Ministre (successivement de la Recherche et de l’Industrie, de l’Education Nationale, de l’Intérieur, de la Défense) et Président de l’Association France-Algérie et par Edith CRESSON, Ancien Premier ministre et Présidente du jury.

Ce prix vient récompenser M.LEVET dont l’engagement a été essentiel dans le rapprochement des deux pays au cours de l’année 2013-2014.

Cette distinction récompense alternativement une personnalité française et une personnalité algérienne qui œuvre à la construction de l’axe Paris–Alger, essentiel au développement harmonieux des deux rives. 

Colloque « France – Algérie : quel avenir commun »

Ce prix a été remis lors du Colloque « France –Algérie : quel avenir commun » qui s’est tenu le 18 octobre 2014 à l’Assemblée nationale au cours duquel Jean-Louis LEVET et son homologue algérien Bachir DEHEMI faisaient une intervention.

Le Jury présidé par Edith CRESSON, Ancien Premier ministre et membre du bureau de l’Association France-Algérie, était composé de Michel DESTOT, Ancien maire de Grenoble et Député, Karl FALCON, Rédacteur en chef d’AlgerParis magazine, Christine GILGUY, Rédactrice en chef du Moniteur du commerce international, Bernard GOURY, Ancien Directeur de l’Office national des Forêts, Tahar MELLITI, Ancien Conseiller à l’innovation et à l’économie industrielle au Cabinet d’Arnaud MONTEBOURG, Akli MELLOULI, Président de l’espace franco-algérien, Mohamed OUSSEDIK, Responsable CGT chargé des questions l’Industrielles, Charles VILLENEUVE, Journaliste, Editorialiste à Europe 1, Raoul WEEXSTEEN, Vice-Président délégué de l’AFA.

Source de l'article Dimed

Renforcement de la réforme démocratique dans les pays du voisinage sud : des processus électoraux à la prévention de la torture



Le programme conjoint de l'UE et du Conseil de l'Europe (CdE) "Renforcement de la réforme démocratique dans les pays du voisinage méridional" a publié la cinquième édition de son bulletin d'information qui présente les derniers ateliers, les visites d'étude et les séminaires de formation organisés dans le cadre du programme, traitant de sujets variés allant de la prévention de la torture au  rôle des Ombudsmans.
 
Le bulletin d'information de cinq pages commence par un éditorial sur le Forum de Lisbonne 2014, qui a été organisé par le Centre Nord-Sud les 15 et 16 Septembre 2014. Le Forum s’est consacré au « Processus électoral et la consolidation démocratique dans les pays du sud de la Méditerranée» et a permis un débat intense sur des questions telles que le financement des partis politiques et des campagnes électorales, la loi électorale, le rôle des candidats et l'observation des élections par les organisations de la société civile.
 
Le bulletin souligne également les activités et les événements organisés dans le cadre du programme, y compris deux séminaires pour la prévention de la torture qui se sont tenus en Tunisie et au Maroc, une session de formation pour les collaborateurs des Médiateurs membres de l'Association des Ombudsmans de la Méditerranée (AOM) qui a également eu lieu au Maroc, et deux autres sessions de formation tenues en Tunisie pour promouvoir la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. Une attention particulière a été proposée concernant les activités et la portée de la Commission européenne pour l'efficacité de la justice (CEPEJ).
 
Le renforcement de la réforme démocratique dans les pays du voisinage sud est un programme conjoint de l'UE et du Conseil de l'Europe destiné à aider les pays partenaires du Sud de la Méditerranée engagés dans la construction démocratie solide et durable. Le programme vise à renforcer l'indépendance et l'efficacité du système judiciaire, la promotion de la bonne gouvernance et à lutter contre la corruption et le blanchiment d'argent, la lutte contre la traite des êtres humains et la promotion des valeurs démocratiques. 
 
En savoir plus
Renforcement de la réforme démocratique dans les pays du voisinage méridional – fiche et actualités 
Renforcement de la réforme démocratique dans les pays du voisinage méridional –Page internet 
Conseil de l’Europe – page internet

Libye : l’UE appelle les parties à œuvrer à une solution politique



Réunis aujourd’hui à Luxembourg en Conseil, les ministres européens des affaires étrangères ont fait part de leurs préoccupations face à la situation en Libye et à son impact sur la population civile. 

Ils ont fermement condamné les violences et les violations des droits de l’homme et appelé toutes les parties à observer de toute urgence un cessez-le-feu inconditionnel. « Seule une solution politique constitue une option durable et peut contribuer à la paix et à la stabilité en Libye, » peut-on lire dans les conclusions du Conseil « Affaires étrangères ». 
 
Le Conseil a exprimé le soutien sans réserve de l’UE aux efforts du Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU visant à parvenir à une solution négociée et à ceux de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL). Ils ont salué le dialogue facilité par les Nations unies entre les membres de la Chambre des représentants, initié à Ghadames le 29 septembre et poursuivi à Tripoli le 11 octobre. Les ministres se sont aussi félicités des accords conclus à ce jour et ont appelé toutes les parties à les respecter et à les mettre en œuvre ainsi qu’à continuer à œuvrer de manière constructive dans le cadre de ce processus politique, alors que l’UE et ses États membres examinent avec la MANUL comment soutenir les mesures de restauration de la confiance.   
 
Le Conseil a indiqué que l’UE insistait sur la légitimité de la Chambre des représentants, seule autorité législative du pays. Il a demandé au gouvernement libyen et à tous les élus de la Chambre des représentants de prendre contact avec toutes les parties et de s’engager de manière constructive dans un dialogue politique sans exclusive. Les ministres des affaires étrangères ont également encouragé l’Assemblée constituante à poursuivre la rédaction d’un texte constitutionnel entérinant et protégeant les droits de tous les Libyens. 
 
Les ministres ont appelé la communauté internationale à agir dans un esprit d’union et ont encouragé les efforts des voisins et des partenaires de la Libye, en soulignant qu’ils devaient alimenter le processus global de médiation conduit par les Nations unies.
 
Le Conseil a appelé toutes les parties en Libye à garantir la protection des civils et l’accès aux populations vulnérables. L’UE a immédiatement mobilisé des fonds pour faire face aux besoins les plus urgents mais la dégradation de la situation exigera des efforts internationaux encore plus soutenus en faveur des déplacés et pour répondre aux besoins des populations victimes du conflit. 
 
Le Conseil a souligné la volonté de l’UE de mettre en œuvre la résolution 2174 des Nations unies, qui vise à remédier aux menaces à la paix et à la stabilité en Libye, notamment aux violations de l’embargo sur les armes. « La Libye ne pourra faire face à cette menace, à la prolifération des armements et au trafic d’armes que si toutes les forces armés sont placées sous le contrôle d’une autorité centrale responsable devant un parlement démocratique et inclusif », indiquent les conclusions.   
 
Les ministres ont réaffirmé l’engagement de l’UE à continuer à apporter un soutien à la Libye dans des secteurs comme la sécurité, l’immigration, la société civile, la protection des groupes vulnérables et la promotion des droits de l’homme. L’UE se tient prête à aider la Libye dans le domaine de la gestion des frontières, notamment dans le cadre de l’EUBAM. Par EU Neighbourhood Info
 
Pour en savoir plus
SEAE – Libye
EU Neighbourhood Info Centre – Page web sur la Libye 
Délégation de l’UE en Libye – site web et page Facebook 

Le Secrétariat de l’UpM veut promouvoir le rôle du secteur privé dans la croissance inclusive des pays euro-méditerranéens

• Le Secrétariat de l’UpM développe actuellement une stratégie pour susciter un engagement actif de la part du secteur privé dans une coopération et un développement socio-économique plus importants dans la région méditerranéenne.

• « Le secteur privé a un rôle essentiel à jouer pour une Méditerranée plus intégrée et plus prospère et est, par conséquent, un partenaire incontournable pour stimuler de plus grandes opportunités d’investissement, le commerce ainsi que la technologie et la transmission des connaissances dans la région », a déclaré le Premier secrétaire général adjoint au Développement des entreprises, M. Claudio Cortese, au cours d’une réunion, aujourd’hui à Barcelone, avec les représentants de haut niveau du secteur privé.



Barcelone, le 24 octobre 2014. En ligne avec sa stratégie de renforcer les relations avec le secteur privé et de promouvoir la croissance inclusive et l’intégration régionale, le Secrétariat de l’UpM a organisé une table ronde aujourd’hui à son siège, à Barcelone. L’événement a réuni une cinquantaine de représentants de haut niveau du secteur privé provenant de la région euro-méditerranéenne. M. Philippe de Fontaine Vive, Vice-président de la Banque européenne d’investissement, et M. Jaloul Ayed, Président de la MED Confederation, y ont participé en tant que conférenciers invités.

Le but de la réunion était de créer une plate-forme permettant le dialogue et le réseautage avec et entre les principaux acteurs du secteur privé, ainsi que de bâtir une vision partagée afin de relever les défis les plus urgents dans la région. Les participants ont engagé une discussion ouverte et active en partageant leurs expériences, des exemples de réussite vécus ainsi que des difficultés et des défis rencontrés. Les principaux sujets abordés ont été, entre autres, le chômage des jeunes, le commerce et la compétitivité dans la région ainsi que la responsabilité sociale. Cette table ronde a été la première d’une série de rencontres visant à susciter l’engagement de la part du secteur privé dans la mise en œuvre d’initiatives et de projets de l’UpM.

M. de Fontaine Vive a déclaré : « Le secteur privé joue un rôle important pour créer de la valeur et des emplois à la fois dans les pays européens et dans les pays méditerranéens. Il est fondamental dans le domaine de l’innovation car il contribue à augmenter la compétitivité. »

M. Ayed a remarqué quant à lui que « si le secteur privé exploitait son plein potentiel, la région méditerranéenne pourrait devenir un tremplin vers la prospérité et ce, non seulement pour les pays méditerranéens, mais aussi pour le continent africain tout entier. »

L’investissement dans les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée doit être une préoccupation essentielle car le chômage des jeunes y a atteint 30 %. Les petites et moyennes entreprises ont un rôle clé à jouer dans la création d’opportunités dans la région ; elles contribuent au PIB à hauteur de presque 35 % tout en générant 80 % des emplois.

En tant que plate-forme encourageant le dialogue, la coordination et le développement de synergies, le Secrétariat de l’UpM a entrepris de nombreux efforts pour inciter les acteurs du secteur privé à relever les défis de la région en organisant des consultations et des discussions régulières avec les institutions financières internationales (IFI), les entreprises privées, les organisations internationales et régionales ainsi qu’avec la société civile. Ces activités de développement du secteur privé sont prises en cohérence et coordination avec la politique et les objectifs du voisinage européen.

Source de l'article Ufmsecretariat

Ateliers de formation sur l'information de données spatiales / Plateforme MedICIP et calcul de la zone de recul stratégique

Du 7 au 9 Octobre 2014, dans le cadre du projet MedPartnership / ClimVar, le Plan Bleu a participé à trois formations à Istanbul regroupant au total une délégation de 30 experts venant du Monténégro, Croatie, Bosnie et Herzégovine, Egypte, Palestine, Libye et Turquie

Le Plan Bleu a présenté le contexte du projet et MedICIP. Les formations techniques étaient dispensées par le PNUE/GRID de Genève.
  • 7 octobre : formation portant sur la façon de servir des données via des services web interopérables GEOSS.
  • 8 octobre : formation concernant le développement de la plateforme MedICIP ; les discussions ont porté sur le format des données dont les pays disposent et sur la façon de partager des données spatialisées (ou non) via MedICIP.
  • 9 octobre : formation sur le calcul de la zone de retrait stratégique en zone côtière.
Source de l'article Le Plan Bleu

3 - 4 November 2014 EuroMED Cooperation, Inland and Marine Water Challenges , Naples, Italy

LogoUnder the Italian Presidency of the Council of the European Union and with the support of the European Commission, the National Research Council of Italy organizes the conference ‘EuroMED Cooperation - Inland and Marine Water Challenges’, aimed at enhancing international cooperation on research and innovation on the Euro-Mediterranean region. The event focus on the identification of urgent challenges related to the proper management of inland and marine waters.

Event Flyer 1.1 MB

More news
Sixth Joint S&T Committee meeting with Morocco in Rabat on 28 September 2011: flash report 155 KB

15th MoCo meeting, 23-24 June 2011, Szeged, Hungary: minutes 146 KB

Réhabilitation des sols de la pollution industrielle : Horizon 2020 répond à une urgence méditerranéenne



Le Programme Méditerranéen de l’Environnement, financé dans le cadre de l’initiative Horizon 2020 de l'UE, a organisé une formation sous-régionale à Alger (24 - 25 Septembre 2014) pour la réhabilitation des sols de la pollution industrielle en mettant l'accent sur les polluants hautement toxiques. 
 
Plus de 40 professionnels d'Algérie, d'Egypte, du Maroc et de Tunisie ont été formés aux diverses stratégies et processus qui sont utilisés pour purifier et revitaliser les sols qui ont été pollués ou contaminés par diverses activités anthropiques polluantes. Ils venaient des ministères de l'Environnement, de l’Industrie, de la Santé et d'autres organismes sous-nationaux chargés des questions de pollution industrielle. De même, quelques industries et ONG ont eu l'occasion de bénéficier de la formation.
 
Cette formation sous-régionale financée par l'UE a été organisée à l'appui des objectifs de l'Initiative Horizon 2020 pour la dépollution de la Méditerranée d'ici à 2020 par l'Université d'Athènes et l'Agence Autrichienne pour l'Environnement avec le soutien du Plan d'action pour la Méditerranée du PNUE.
 
Une variété de stratégies de traitement des sols et de décontamination, des processus et des techniques ont été développées, y compris, mais sans s'y limiter, l'application des fluides, les agents biologiques (utilisant des bactéries ou des plantes), la chaleur, le vide, les gaz sous pression et l’agitation mécanique fréquemment associée à l'oxydation chimique des contaminants organiques.
 
L'Initiative Horizon 2020 vise à améliorer la qualité de vie de plus de 420 millions de citoyens vivant dans 25 pays sur les côtes de la Méditerranée. Il s’agit d’un programme d’ensemble réunissant les politiques, stratégies et plans d’action pour une amélioration de la protection environnementale. 
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre- Dossier de presse environnement : Relever le défi environnemental
Horizon 2020 – Site internet
EU Neighbourhood Info Centre – Environnement
EU Neighbourhood Info Centre – Interview sur H2020 – Priorité contre la pollution en Méditerranée

Coopération transfrontalière en Méditerranée: 209 millions d’euros affectés au nouveau Programme 2014-2020



Plus de 209 millions d’euros ont été affectés par l’Union européenne au Programme IEV CT Bassin Maritime Méditerranée (CTMed) pour la période 2014-2020.
 
Conformément au Document de programmation, un cinquième de l’allocation financière réservée à la coopération transfrontalière (CT) dans le cadre du budget total de l’Instrument Européen de Voisinage (IEV) - 1 milliard d’euros - est réservé au Programme Bassin Maritime Méditerranée. Cela fait du Programme le plus important d’un point de vue financier parmi les 16 autres qui seront mis en œuvre avec les Pays Partenaires à l’est et au sud des frontières externes de l’Union européenne.
 
Adopté le 8 octobre 2014, le Document de programmation a été développé par le Service européen pour l’action extérieure en coopération avec la Commission européenne. Il contient le cadre stratégique pour le soutien de l’UE à la coopération transfrontalière sur les frontières externes de l’Union européenne au titre de l’Instrument Européen de Voisinage pour la période 2014-2020. En outre, le Document de programmation définit les types de programme et énumère les programmes CT individuels qui seront financés par l’UE, y compris leur éligibilité géographique et allocation financière.
 
Le programme IEVP CT « Bassin Maritime Méditerranée 2007-2013 » est un programme de coopération transfrontalière multilatérale cofinancé par l’Union européenne au titre de l’Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP). Il vise à renforcer la coopération entre l'UE et les pays partenaires situés le long des rives de la mer Méditerranée. 
 
Pour en savoir plus 
IEVP CTMED 2007-2013 – site internet 
Coopération transfrontalière 2007-2013 – Fiche 
Interview de l’EU Neighbourhood Info Centre – Partenariat transfrontalier visant à rapprocher les peuples

Six propositions pour lever les freins au développement des PME de la rive Sud

Comment soutenir les petites entreprises de la rive sud ? Des chercheurs du Femise posent la question et proposent des solutions, en comparant les cas de l’Algérie, de l’Égypte, du Maroc et de la Tunisie.

FEM35-10En France, seules les PME créent de l’emploi sur la dernière décennie, selon une étude du cabinet KPMG publiée en juin 2012. D’où l’intérêt, pour les pays de la rive sud, sujets à un chômage endémique, de favoriser le développement de leurs petites et moyenne entreprises.Car, comme en France, les PME du sud de la Méditerranée se caractérisent d’abord par l’importance de leur poids, tant en valeur absolue que relative. Les experts en comptent plus de 600 000 en Algérie, un chiffre qui a doublé en quinze ans. Au Maroc, elles représentent 95 % des entreprises.Conduite par Rym Ayadi, chercheur au Centre d’études politiques européennes de Bruxelles, l’étude FEM35-10 du Femise dévoile leurs difficultés.Elles sont d’ordre structurel en premier lieu. L’état des infrastructures, routières notamment, mais aussi l’existence d’une économie informelle qui favorise la corruption les handicapent fortement.

Elles souffrent également à cause de leur taille qui leur complique l’accès au crédit et aux marchés, et limite leurs possibilités d’acquérir des compétences en interne.

Des disparités évidentes entre les pays

L’étude souligne, témoignages de chefs d’entreprise à l’appui, des situations inégales en fonction des pays. Les petits patrons algériens et tunisiens se révèlent plus nombreux que les marocains et les égyptiens à se plaindre de la lourdeur des formalités administratives.Autre exemple, en Égypte, près de huit chefs d’entreprise sur dix connaissent des problèmes d’accès au haut-débit, contre un sur dix en Tunisie.À l’intérieur d’un même pays existent également des disparités. Au Maroc, les PME des secteurs de l’habillement ou de l’agro-alimentaire rencontrent ainsi plus de difficultés pour se financer que les entreprises des NTIC.

Aux différences catégorielles s’ajoutent des déséquilibres régionaux. En Algérie, les entreprises implantées dans des petites villes rencontrent plus de difficultés que celles des grandes agglomérations pour accéder à des services de conseil ou pour remplir leurs obligations administratives.

Le rapport du Femise dresse six propositions à l’attention des gouvernements, à classer en deux catégories.

D’une part des réformes de fond à mettre en œuvre, comme le renforcement des politiques de formation, la simplification de l’immatriculation des entreprises, l’intégration du secteur informel et la mise en place d’une fiscalité dynamique.

D’autre part des mesures d’accompagnement, comme la mise en relation des grosses et petites entreprises dans le cadre d’accords de sous-traitance, la création de clusters, ou encore le déblocage de moyens financiers, via des structures comme la Fédération des industries égyptiennes, pour le déploiement des PME, en particulier à l’international.

Article basé sur le rapport de recherche FEMISE FEM35-10: « Micro, petites et moyennes entreprises à fort potentiel de croissance dans les pays Méditerranéens : identification des obstacles et des réponses politiques »

Par Christelle Marot - Source de l'article Econostrum & FEMISE

Un cadre euroméditerranéen de compétences pour l’emploi

Créer un cadre euroméditerranéen des compétences, c’est une des ambitions du dialogue « 5+5 Éducation, enseignement supérieur et recherche » qui réunissait à Marseille, mardi 28 octobre 2014, les dix ministres de l’éducation des pays des rives sud et nord de la Méditerranée. 

Les ministres de l'Education des dix pays de l'ouest de la Méditerranée signent les conclusions de leurs travaux. (photo : CG)
Les ministres de l'Education des dix pays de l'ouest de la Méditerranée
signent les conclusions de leurs travaux.
« Dix experts vont se charger de compiler les référentiels de formation dans leur pays, précise la ministre française de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem. Ils nous proposeront, courant 2015, un point sur ce qui existe déjà. Ils sont également chargés d’identifier les besoins des entreprises avec lesquelles nous pouvons travailler sur la question de la formation professionnelle, notamment pour l’accueil de stagiaires ». 
Selon la ministre, les conclusions de cette réunion, qui n’ont pas encore été publiées à l’heure où nous bouclons, abordent également la question délicate des visas : « Lorsqu’un pays a identifié des besoins en main d’œuvre, des discussions doivent pouvoir être engagées entre les ministères des Affaires étrangères pour faciliter les migrations.» 

Aucun engagement pris pour le moment, mais Rachid Benmokhtar BenAbdellah, ministre marocain de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, assure que ces discussions entre Etats peuvent produire des résultats concrets : « En 2009, le 5+5 travaillait sur le développement du numérique. 
C’est un des outils qui ont conduit le Maroc à mettre en œuvre une stratégie nationale dans ce domaine, avance Rachid Benmokhtar BenAbdellah. Et le secteur de l’industrie numérique a pris aujourd’hui plus d’importance que celui de l’exploitation du phosphate. »

Par Caroline Garcia - Source de l'article Econostruminfo


VI Forum des Femmes Entrepreneures

HomeGrèce, Thessalonique,
Du 13/11/14 au 14/11/14

Le Forum des Femmes Entrepreneures est un événement annuel unique pour les femmes entrepreneurs et femmes d'affaires de tous les coins de la Méditerranée pour établir des contacts d'affaires, partager des expériences et du savoir-faire et analyser le rôle des femmes dans le développement des économies de la région.

La 6ème édition du Forum aura lieu les 13 et 14 Novembre 2014 à Thessalonique (Grèce), en collaboration avec lesmembres grecs de AFAEMME, l'Association grecque des femmes entrepreneurs (SEGE), et l'Association des Chambres de Commerce et d'Industrie de la Méditerranée (ASCAME).

Partenaires
- The Greek Association of Women Entrepreneurs (SEGE) ASCAME

Conditions de participation : Sur invitation

Détails pratiques

Source de l'information Invest in Med

mardi 28 octobre 2014

Ensemble, pour la formation professionnelle des jeunes en Méditerranée

Il est des priorités partagées par tous : la jeunesse, parce qu’elle incarne notre avenir, en est une. Dans chacun de nos pays, l’éducation et la formation professionnelles sont au cœur des politiques engagées, avec certes des approches diverses, mais un but commun : l’emploi.

Le dialogue « 5+5″, espace de coopération méditerranéen, réunit cinq pays du nord de l’Afrique (l’Algérie, la Lybie, le Maroc, la Mauritanie, la Tunisie) et cinq pays du sud de l’Europe (l’Espagne, la France, l’Italie, Malte et le Portugal). 
Ce mardi 28 octobre, réunis à Marseille, ministres de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur ou de la Formation professionnelle de ces 10 pays, nous réaffirmons que nous voulons œuvrer ensemble pour améliorer, valoriser la formation professionnelle des jeunes en Méditerranée. 
Nous avons adopté un plan d’action concret de développement de la formation des jeunes du pourtour méditerranéen afin d’accroître leur employabilité en favorisant notamment la mobilité. Si nous avons voulu prendre aujourd’hui la parole ensemble, c’est parce qu’il nous semble primordial de faire connaître quelques unes des mesures concrètes que nous avons adoptées et qui répondent à ces aspirations communes.
  • Pour favoriser la mobilité des jeunes, nous créons un cadre euroméditerranéen des compétences, qui permettra la reconnaissance des acquis dans des secteurs professionnels prioritaires.
  • L’implication du monde de l’entreprise est cruciale dans la réussite de notre projet. C’est pourquoi nous souhaitons la mise en place d’un réseau d’entreprises euroméditerranéennes qui s’impliqueront dans les formations initiale et continue.
  • Parce qu’ils favorisent l’échange et l’innovation entre les établissements de formation et les professionnels des métiers concernés, nous développerons dans chacun de nos pays des campus des métiers et des qualifications.
  • Nous voulons développer les outils numériques en soutenant des initiatives telles qu’Euromed +, projet franco-italien qui recense l’ensemble des offres de formation à l’université ou dans les entreprises, les opportunités de mobilité et les bourses possibles.
  • Enfin, nous créons un « Pass Euromed », un « passeport » qui facilitera la mobilité, incluant le CV de son utilisateur, ses compétences acquises, ses diplômes et son expérience professionnelle sur le modèle de l’Euro pass.
L’échange, le dialogue sur nos pratiques nous permet de relever ensemble le défi de l’insertion professionnelle et de l’emploi des jeunes. Avec ces nouveaux outils, nous voulons ouvrir de nouvelles opportunités, créer des possibles, pour que la Méditerranée soit résolument un espace dans lequel l’avenir s’écrit.

Source de l'article Tunisie Numérique

dimanche 26 octobre 2014

Commerce euro-méditerranéen - les parts de l'UE s'effritent

Au moment où la Commission européenne conduite par Jean-Claude Junker cherche à constituer une équipe qui entrera en action le 1er novembre, il s'avère que le commerce avec les pays du Sud sera l'une de ses priorités.

Les pays du sud de la Méditerranée dont l'Algérie n'ont pas un grand poids dans le commerce international avec 2,4% des exportations de marchandises et 3,3% de celles de services et du tourisme. Selon une étude de Jean-Louis Rastoin, expert à l'Institut de prospective économique en Méditerranée, c'est plutôt l'UE qui pèse d'un poids économique considérable avec 31,0% des exportations mondiales loin derrière ses partenaires comme l'Algérie, l'Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, la Syrie, la Tunisie et la Turquie.
Le commerce mondial a connu une remontée en 2013 à plus de 18 mille milliards de dollars (+23% entre 2010 et 2013), sous la poussée des pays émergents. La croissance du commerce de l'UE avec les pays tiers est de plus de 13%, alors qu'elle est de 11% avec les pays méditerranéens, loin des performances des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Néanmoins, les parts de marché des pays du Sud comme clients de l'UE n'ont que légèrement régressé (entre -0,1% et -0,9%) et l'auteur de l'étude relève une augmentation pour les carburants et lubrifiants (+6,4%). En absorbant 10% des exportations totales de l'UE vers les pays tiers, soit 225 milliards de dollars sur 2 250 milliards en 2012, les pays du Sud représentent un marché important, de proximité et à potentiel de croissance, sous réserve d'une stratégie adaptée de l'UE, est-il constaté.
Il est jugé que les exportations de céréales de l'UE vers les pays du Sud à hauteur de 13 milliards de dollars en 2012 sont un élément essentiel de la sécurité alimentaire dans cette zone. Cela veut dire que les craintes d'une réduction des prix du pétrole sont aussi celles pesant sur les capacités d'importation des produits alimentaires. D'ailleurs, le ministre des Finances Mohamed Djellab s'est inquiété lors de la présentation du projet de loi de finances 2015 de la baisse du prix du pétrole cédé à moins de 90 dollars.
L'étude de Jean-Louis Rastoin ajoute que l'UE s'approvisionne à hauteur de 8,4% de ses importations extra-communautaires dans les pays du Sud à près de 200 milliards de dollars en 2012, en progression de 0,6% depuis 2000, soit un multiplicateur de 2,8, contre 2,6 pour l'ensemble des importations. Le premier poste est évidemment celui des hydrocarbures, à 93 milliards de dollars en 2012, en hausse de près de 7% depuis 2000. Avec 10% de son chiffre d'affaires à l'export extra-communautaire dans les pays du Sud et 8% de ses importations hors pays-membres en provenance de ces pays, l'UE conserve de solides positions commerciales dans la région méditerranéenne, est-il souligné. 250 milliards de dollars d'exportations vers les pays du Sud représentent au bas mot 250.000 emplois.
Au sein de l'Union européenne, la crise économique s'est installée avec un taux de chômage estimé à 10,2% en juin 2014. Dans certains pays arabes méditerranéens, le taux de chômage est de l'ordre de 20 à 25% chez les jeunes, voire plus encore chez les diplômés de l'université et les femmes, ces dernières ayant l'un des taux d'activité les plus faibles au monde.
Face à la stagnation du marché intérieur européen, des relais doivent être trouvés à l'exportation et les pays du Sud constituent une opportunité pour de multiples raisons comme la proximité géographique, économique et culturelle. Cependant, les parts de marché de l'UE s'effritent dans la zone du fait de la concurrence agressive des pays émergents. Une politique de codéveloppement qui doit comporter un volet commercial est indispensable pour sortir du blocage actuel, selon l'étude

Par Ali Trichine - source de l'article L"Expressiondz