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mercredi 24 décembre 2014

Commerce : La Chambre économique européenne lance ses activités en Tunisie

La Chambre Economique Européenne de Commerce, d’Artisanat et d’Industrie (EEIG) a lancé aujourd’hui 4 décembre ses activités en Tunisie. 

chambre-commerce-l-economiste-maghrebinA cette occasion, une journée d’information a été organisée au CEPEX pour présenter cette organisation et les prestations qu’elle va proposer aux opérateurs économiques tunisiens.

L’EEIG est une organisation non-gouvernementale, à but non lucratif, ayant pour but de promouvoir les relations diplomatiques, et économiques en général, entre la Tunisie et l‘Union Européenne, ainsi que d’autres pays et organisations internationales. La Chambre économique européenne de Commerce, d’Artisanat et d’Industrie s’efforce d’être le lien entre les partenaires des Etats membres de l’Union européenne et la Tunisie.

Elle œuvre à réunir différentes capacités, expériences, cultures et perspectives à travers des activités qui visent à soutenir l’économie tunisienne, afin d’améliorer le climat des affaires, et offrir de nouvelles opportunités. Cette chambre de commerce, au-delà de l’objectif de mettre en relation les entreprises tunisiennes et les entreprises internationales, s’applique à soutenir et faciliter le marché d’affaires, notamment par un soutien général des buts et objectifs politiques des gouvernements pour le secteur privé et la promotion de la coopération transfrontalière Europe-Méditerranée (contrats d’affaires, ingénierie de projet, financement et joint-ventures).

Pour la concrétisation de ces objectifs, l’EEIG cherche à coopérer avec les décisionnaires du monde politique, économique, scientifique et du monde de la finance, ainsi qu’avec les personnes, les associations, les organisations et les institutions.

Source de l' article l'Economiste maghrebin

La Région Provence-Alpes Côte d’Azur devient membre du Centre pour l’Intégration en Méditerranée

La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur devient membre du Centre pour l’Intégration en Méditerranée (CMI). Elle a participé le 8 décembre dernier à la Réunion Annuelle du CMI qui a réuni l’ensemble de ses membres et partenaires afin de s’accorder sur les orientations stratégiques pour les trois prochaines années (2015-2018). 

« Nous sommes avec tous les Méditerranéens dans une communauté de destin. Le CMI est un lieu de dialogue où l’on parle aujourd’hui de la Méditerranée en termes de coopération et de projets conjoints, où les pays de la Rive Sud et Nord de la Méditerranée travaillent main dans la main, où l’on considère que les échanges des savoirs sont une priorité majeure, c’est donc tout naturellement que la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur a souhaité devenir membres du Centre pour l’Intégration en Méditerranée (CMI ) », a souligné Michel Vauzelle, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. 

Mourad Ezzine, Manager du Centre pour l’Intégration en Méditerranée affirme qu’« après une coopération fructueuse et de longue date avec la Ville de Marseille, l’entrée de la Région Provence-Alpes Côte d’Azur parmi les membres du CMI -en tant que plateforme multi-partenariale- confirme la ferme volonté du Centre de s’ouvrir de plus en plus aux collectivités territoriales qui constituent des acteurs clés de la société civile. C’est aujourd’hui un honneur pour le CMI d’accueillir un acteur local aussi dynamique et tourné vers l’intégration méditerranéenne qu’est la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. » 

Le Protocole d’Entente signé lundi 8 décembre à la Villa Méditerranée « témoigne d’un souhait de long terme des deux institutions de coopérer afin de contribuer à une meilleure intégration entre les rives sud et nord de la Méditerranée. »
Le Centre pour l’Intégration en Méditerranée (CMI)

Plateforme multi-partenariale pour le dialogue et le partage des connaissances le CMI a pour objectif d’accompagner les processus de réforme et de favoriser une plus large intégration dans la région méditerranéenne. Les membres fondateurs du CMI sont l’Égypte, la France, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Tunisie, la Ville de Marseille, la Banque européenne d’investissement et la Banque mondiale. 
Pour plus d’informations : CMI

Source de l'article Destimed 

Première visite du commissaire Hahn dans le Sud de la Méditerranée au Maroc



M. Johannes Hahn, le nouveau Commissaire en charge de la Politique Européenne de Voisinage et des négociations de l'élargissement, a choisi le Maroc pour sa première visite au Sud de la Méditerranée qui se déroulera les 11 et 12 décembre où il rencontrera plusieurs responsables gouvernementaux, auxquels il exprimera la volonté de l'Union européenne de préserver la dynamique du partenariat entre l'UE et le Maroc.
 
« Cette visite est un signal de la reconnaissance de l’UE du rôle pionnier joué par le Maroc dans la Politique de Voisinage, » a déclaré le Commissaire à la veille de sa visite. 
 
Le Commissaire abordera avec ses interlocuteurs l'état des lieux des réformes au Maroc et réitérera l'engagement de l'UE d'accompagner le Royaume dans ce processus. Les différentes questions régionales telles que l'intégration maghrébine et les défis sécuritaires régionaux seront également au menu des discussions. 
 
Pour en savoir plus
Délégation de l’UE au Maroc - site internet et page Facebook
Commissaire Hahn page internet et Twitter
EU Neighbourhood Info Centre – Maroc
 

Royal Air Maroc aussi présente en Afrique qu'en Europe

Driss Benhima, P-DG de la compagnie chérifienne, dresse le portrait de ce que devrait être un transporteur panafricain rentable.

En deux ans, Royal Air Maroc, qui perdait deux millions d'euros par semaine lors de l'été 2011, a opéré un redressement spectaculaire, affichant un résultat net bénéficiaire en 2013. "La restructuration a été sévère avec le passage de 5 600 à 2 900 agents, l'arrêt de lignes non rentables, la vente de dix avions anciens, avant de bénéficier de la recapitalisation prévue par le contrat-programme", explique Driss Benhima, P-DG de Royal Air Maroc, que nous avons rencontré à l'occasion d'un colloque sur le développement économique marocain à l'Institut du monde arable à Paris. 

2015, l'année de la consolidation

"Nous sommes la quatrième compagnie africaine pour les passagers transportés derrière Ethiopian Airlines, Egyptair et South African Airlines, mais la troisième devant Egyptair en termes de chiffre d'affaires. Celui-ci est supérieur à ceux d'Air Algérie et de Tunisair réunies. Aujourd'hui, nous desservons 32 destinations en Europe et 31 en Afrique. À Casablanca, 52 % des passagers sont en correspondance contre 5 % en 2004, quand nous avons commencé à développer notre hub."

La croissance de la RAM et le retour à l'équilibre ont été possibles grâce au réseau africain, qui connaît une évolution positive à deux chiffres pour atteindre une croissance de 18 % cette année. 2015 sera, selon Driss Benhima, ingénieur X-Mines formé en France, l'année de la consolidation avec quelques ouvertures de ligne comme Abuja, mais surtout des augmentations de fréquences. Un nouvel avion vient d'arriver dans la flotte, l'Embraer 190 de 100 sièges, sur quatre commandés qui, avec une capacité inférieure aux Boeing 737, va permettre de résister sur certaines lignes aux offres des compagnies low cost.

S'adosser à un autre transporteur

Driss Benhima croit à la création d'une compagnie aérienne panafricaine, un successeur d'Air Afrique disparue en 2002. "Cette compagnie doit viser les liaisons interafricaines avant de s'intéresser à l'international, où l'offre est déjà importante. En revanche, aujourd'hui, pour aller d'un pays africain à un autre proche, il faut parfois passer par Casablanca, faute de transversale", constate le P-DG de la RAM. Or, pour être économiquement viable, la flotte de la compagnie doit compter une trentaine d'avions.

Aucun État n'est en mesure de financer un tel parc et le passage de zéro à quinze avions est très délicat. "Il faut s'adosser à la plus grosse compagnie de la région qui produira des heures de vol au bénéfice d'une entité panafricaine. Elle prendra ensuite le relais, chaque État apportant alors sa participation selon ses moyens. On a une certitude : à moins de quinze avions, le prix de vente du billet ne peut pas être concurrentiel et les pertes sont assurées. Chaque pays doit aussi déléguer des droits de trafic, car il n'y a pas aujourd'hui d'open sky africain. À l'issue de la réunion de 44 pays africains à Yamoussoukro en 1999, il y a eu une déclaration sur les droits de trafic et l'ouverture du ciel, mais pas un accord avec des engagements." 

La balle est dans le camp des pays qui tentent de développer une compagnie. Mais, notamment en Afrique de l'Ouest, l'attachement à un pavillon national est très fort. On ignore souvent la dure réalité du transport aérien, où le coût de l'heure de vol d'un avion moyen-courrier tourne autour de 8 000 euros.

Quatre Boeing 787 Dreamliner et peut-être un Airbus A380

Royal Air Maroc, outre les Embraer 190, va recevoir d'autres avions neufs, des Boeing 787 Dreamliner. Ces quatre appareils vont remplacer sur le réseau long-courrier les B767. La livraison était prévue en 2008 mais, en raison des retards du constructeur, le premier n'arrivera qu'à la fin de l'année à Casablanca et le deuxième suivra en mars. Dès janvier, un 787 desservira Orly, permettant d'effectuer l'adaptation en ligne des équipages sur un vol court. Puis ils seront affectés à la desserte de New York et de Montréal et mis en renfort sur les lignes à fort trafic au Proche-Orient, en Afrique et en Europe. La desserte de la Chine est à l'étude pour ce secteur long-courrier qui devrait compter quinze appareils à l'horizon 2020.

Autre nouvel avion pouvant entrer à terme dans la flotte, un remplaçant du Boeing 747-400 devra offrir près de 500 sièges. Celui-ci, datant de 1993, était un appareil commandé par Air France qui, en graves difficultés financières, avait dû renoncer à prendre livraison de l'avion. Un appel d'offres a été lancé à Boeing pour un B747-8 et à Airbus pour un A380. Le super jumbo choisi aura pour mission d'assurer le transport du roi lors de certains voyages officiels, d'assumer les déplacements de masse lors du pèlerinage du hadj à La Mecque (plus de 100 vols spéciaux par an), enfin d'arriver en renfort lors des pointes hebdomadaires de dessertes comme Paris-Marrakech. Il pourra également effectuer des missions humanitaires. En France, un président "normal" ne devrait-il pas mettre son A330 à la disposition de la compagnie nationale quand il ne l'utilise pas ?

Par Thierry Vigoureux - Source de l'article Le Point Afrique

Interview. Michel Vauzelle : “Nous devons prouver qu’une autre Méditerranée est possible” -

VauzelleMichel Vauzelle, Président de la région PACA, est un défenseur infatigable du rapprochement entre les deux rives de la Méditerranée. 

Nous avons profité de sa visite à Alger la semaine dernière pour l’interroger sur l’état de la coopération euro méditerranéenne  sur laquelle il porte un jugement sans ménagement mais aussi sur les perspectives d’une coopération nouvelle, plus ouverte à la société civile, et plus pragmatique qu’il appelle de ses vœux. 

Votre engagement de longue date en faveur d’une politique méditerranéenne ambitieuse est bien connu en Algérie. Quelles sont les raisons de cet engagement ?

Michel Vauzelle: Depuis que je suis entré en politique, je me suis passionné pour la Méditerranée. Je considère depuis toujours que les peuples de la région partagent à la fois une communauté de destin et une philosophie commune de la vie. La Méditerranée est une chance pour l’Europe parce que ses peuples depuis l’Antiquité n’ont jamais renoncé à une volonté identitaire et à un amour de la liberté qui nous seront bien nécessaires dans l’avenir pour résister à la destruction des cultures portée par la mondialisation financière. Quand on parle à Bruxelles de « politique de voisinage », j’estime que nous ne sommes pas les « voisins » du Maghreb ou de l’Est de la Méditerranée. Nous vivons en « cohabitation ». Quand la moitié d’une famille vit à Alger et l’autre à Marseille, ce n’est pas le problème du « regroupement familial » qui se pose, mais bien plus celui du « groupement familial » de part et d’autre de la mer .

Vous portez un jugement souvent sévère sur les politiques mises en œuvre dans ce domaine, à la fois par la France et par l’Union Européenne.

Mon jugement est sévère parce que je suis exigeant. Notre politique méditerranéenne manque aujourd’hui à la fois d’ambition et de lisibilité. Ce que nous appelons la « question méditerranéenne » appelle une vraie prise de responsabilité de l’Europe, de toute l’Europe, non pas « pour la Méditerranée » mais « avec les peuples de la Méditerranée ». Le processus de Barcelone, qui portait une véritable ambition, n’a malheureusement pas donné les fruits qu’on espérait. Une des raisons de son relatif échec est sans doute à rechercher dans la façon dont ont été accueillies les propositions de Bruxelles. La technostructure bruxelloise est pleine de bonnes intentions mais sa démarche est souvent ressentie comme teintée de condescendance voire d’une certaine arrogance. L’Union pour la Méditerranée (UPM) était une idée très intéressante. Elle prévoyait symboliquement des rassemblements au plus haut niveau de Chefs d’Etat et l’instrument installé par Bruxelles était bien doté. Mais la démarche s’est heurtée aux réticences de l’Allemagne et peut-être aussi à celles des américains qui étaient sans doute, les uns comme les autres, inquiets de voir se renforcer le poids de la France en Méditerranée. Il ne reste aujourd’hui de cette belle idée que des rencontres diplomatiques ignorées des peuples et un secrétariat à Barcelone.

Précisément, pourquoi pensez-vous que la France doit jouer un rôle moteur en Méditerranée ?

Je considère que la France est au centre du lien euro-méditerranéen. Au sein de l’Union Européenne, la France doit jouer un rôle beaucoup plus important qu’aujourd’hui. Elle doit être la force de proposition qui donne à la Méditerranée toute sa place. La Méditerranée n’est aujourd’hui clairement pas une priorité pour l’Union Européenne. Pourtant, en même temps, l’Europe continue d’y porter et d’y financer bon nombre de politiques et de dispositifs souvent éparpillés et méconnus. Pour renforcer l’efficacité de ces politiques, la France a une légitimité et une expérience. Elle doit remplir ses responsabilités. La France peut nourrir l’ambition, si elle organise mieux ses propres forces et si elle exploite mieux ses atouts, de jouer pleinement son rôle d’interface entre l’Europe et les pays du Maghreb en particulier. Acquérir cette crédibilité est aujourd’hui un grand projet pour la France. C’est celui que l’Allemagne par exemple a su réaliser avec les pays d’Europe de l’Est en pré-adhésion à l’UE. L’Allemagne a réalisé cet exploit sans heurter les sensibilités de l’Europe des 15 à l’époque. Elle a su tirer parti d’une proximité historique et géographique qu’aucun autre pays européen ne pouvait revendiquer avec la même légitimité.

Les diasporas ont-elles un rôle particulier à jouer dans cette démarche ?

Entre la France et l’ensemble du Maghreb, il existe une réalité humaine qui est une richesse morale et politique unique pour la France et pour l’ensemble de la région. Sur ce point, le rôle de la diaspora et de toute la jeunesse française d’origine maghrébine doit être mieux connues, reconnues et soutenues. Si la communauté franco-maghrébine parvient à rassembler toutes ses forces économiques, culturelles et humaines elle est capable de constituer une véritable puissance politique, démographique et économique qui pourra prétendre peser sur l’avenir de l’espace euro-méditerranéen et du monde .

Pour relancer la coopération entre l’Europe et les pays du sud de la Méditerranée, vous proposez des concepts nouveaux comme une « diplomatie participative » ou une « coopération populaire ». Quelle est leur signification ?

Ce qu’attendent aujourd’hui nos peuples, c’est le respect que leur doivent leurs responsables politiques et économiques quant à leur situation matérielle et sociale. Nos Etats doivent mettre au point non plus de nouvelles institutions désespérantes à force d’être décevantes, mais plus simplement de nouveaux outils. Ce sont eux qui, dans la vie quotidienne et la proximité, répondront aux exigences nouvelles de la société civile et de la jeunesse qui veulent non seulement être entendues mais également participer aux responsabilités de la communauté. C’est une nouvelle façon de concevoir la politique qui est en question. Il n’y a pas une politique « par le haut » avec les Chefs d’Etat et les ministres, d’un côté, et une politique « par le bas » qui serait celle des élus locaux et des associations de la société civile, de l’autre. Dans l’esprit de ce que j’appelle une diplomatie participative, les parlementaires et les élus locaux doivent, en accord et avec le soutien des gouvernements, aider la société civile et d’abord la jeunesse, à se rencontrer pour réfléchir, discuter et mettre en place une véritable « toile » de coopération et de co-développement. Des centaines de milliers d’hommes et de femmes dans les domaines les plus divers ont démontré déjà qu’ils sont prêts à agir pour rendre dignité et espoir à nos peuples. Qu’il s’agisse, entre autres, des défenseurs de l’environnement des rivages et de la mer, des associations humanitaires et culturelles, des chefs d’entreprises ou des universitaires et des chercheurs .

Est-ce dans ce but que vous avez créé la « Villa Méditerrannée » ?

Tout à fait. J’ai pensé qu’il fallait qu’il y ait en France un lieu où, au lieu de parler des blessures du passé, on pourrait parler de l’avenir. Un lieu ouvert à la fois aux institutions et aux acteurs de la société civile. Il s’agit pour nous de montrer qu’une autre Méditerranée est possible. En avril 2013, nous avons réuni à la Villa Méditerranée, à Marseille, des centaines de jeunes venus de tous les pays de la Méditerranée. Ils ont rencontré et ont discuté avec plus de deux cents représentants des régions méditerranéennes et quarante-deux présidents de parlements arabes et méditerranéens. Ceux qui y ont participé m’ont dit garder le souvenir de journées proprement « révolutionnaires » parce que, dans le respect mutuel, la jeunesse de nos pays a pu débattre avec ses représentants au sein même d’assemblées élues. Personne ou presque n’a parlé de cet événement parce qu’il n’y avait pas de Chefs d’Etat. La société civile et de simples élus du peuple ne font pas l’événement. Mais cette époque est terminée.

Votre démarche semble accueillie plutôt favorablement aujourd’hui par le gouvernement français puisque vous avez été chargé , voici un peu plus d’un an par le Président de la République française, de formuler des propositions qui s’inscrivent dans une «Méditerranée des projets ». Quel est le contenu de ces projets ?

Il s’agit pour nous de formuler « des projets dans le cadre d’une démarche à la fois ambitieuse et pragmatique » selon les termes employés par François Hollande lui-même. Ces projets peuvent être évidemment de grands travaux d’intérêt commun et la mise en œuvre de chantiers bénéfiques aux deux rives. De tels chantiers ne manquent pas, comme ceux qui concernent une entente méditerranéenne sur les problèmes de l’eau, de l’environnement ou de la pêche. La réponse de l’énergie solaire ou éolienne au défi énergétique est également, parmi d’autres, dans tous les esprits. Mais il s’agit aussi pour nous d’identifier des domaines de coopération et des propositions d’actions qui pourraient avoir un écho immédiat, politique, économique et populaire et qui concernent en particulier la jeunesse de nos pays. Pour ne citer que les plus urgentes des propositions d’action que nous avons formulées, je mentionnerais celle qui concerne la création d’un espace franco-maghrébin de la formation professionnelle; une initiative dans ce domaine peut être rapidement prise en mettant à profit les ressources au niveau européen qui existent déjà et ne sont que faiblement utilisées. Une autre piste concerne la formation des jeunes chefs de micro-entreprises dans le but de contribuer au développement d’une nouvelle génération d’entrepreneurs qui constitue un enjeu clé pour l’avenir économique et social des pays méditerranéens et ceux du Maghreb en particulier.

Propos recueillis par Hassan Haddouch - Source de l'article Algérie Focus

L’Europe débloque 180 millions d’euros pour les déplacés et réfugiés syriens

La Commission européenne a annoncé, jeudi (4 décembre), avoir débloqué pour180 millions d’euros d’aide pour faire face aux effets de la crise syrienne dans le payslui-même, ainsi que dans les pays proches le Liban et la Jordanie, qui accueillent respectivement 1,1 million et 630 000 réfugiés.
CarteSyrieRéfugiés@E141201



Syrie, Liban et Jordanie

L’aide est divisée en trois parts : 41 millions € pour l’assistance à directement en Syrie, 66 millions € pour aider les réfugiés syriens et les communautés d’accueil en Jordanie,et 73 millions € au Liban. Ce paquet traite surtout les besoins de développement à longterme des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur, avec un focus particuliersur l’éducation des enfants et des jeunes adultes, pour l’initiative « No Lost Generation » de l’UNICEF, annonce la Commission.

Ne pas regarder la souffrance sans agir

« Aujourd’hui, l’UE ne peut pas simplement regarder la souffrance du peuple syriensans agir » a estimé la Haute représentante, Federica Mogherini. « Nous sommes prêts et disposés à apporter un soutien continu aux personnes » Mais a-t-elle ajouté « Il est temps que les choses changent. Nous sommes déterminés à jouer notre rôle à la pleineet apporter une solution politique durable à cette crise régionale. » NB : Elle n’a cependant pas précisé les modalités précisés de cette solution « politique durable ».


La moitié de la population déplacée ou réfugiée

Le conflit syrien qui entre dans sa 4e année a fait des dégâts ravageurs. 10,8 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays ou réfugiées à l’étranger. La moitiéde la population syrienne ! On compte ainsi 7,6 millions de déplacés à l’intérieur du pays (dont 6,5 millions ont besoin d’aide d’urgence) et 3,2 millions de personnes réfugiées dans les pays voisins : 1,1 million au Liban, 1,1 million en Turquie, 618.000 en Jordanie, 225.000 en Irak, 138.000 en Egypte et 23.000 dans les pays d’Afrique du Nord. Le nombre de décès liés au conflit est proche des 200.000 (191 000 personnes) et plus d’1 million de personnes ont été blessées lors de la guerre civile, selon les chiffres donnés par la Commission européenne.

Près de 3 milliards d’euros d’aide européenne

L’aide octroyée par les Européens (budget de l’Union européenne et États membresconfondus) atteint 2,9 milliards d’euros depuis le début du conflit, répartis en taille à peu près égale : environ 1,5 milliards d’euros du budget de l’Union et 1,4 milliards d’eurosdes États membres. De fait, l’Europe est le premier donateur du monde dans cette crise.

Par Nicolas Gros-Verheyde - Source de l'article Bruxelles2

« Que l’Europe garantisse les emprunts  de la Tunisie  ! »


Alors que la Tunisie achève avec succès sa transition politique, l’Europe saura-t-elle l’aider à réussir sa transition économique ? Parmi les gestes attendus par la Tunisie : la garantie des emprunts et la conversion de la dette en investissements.

Entretien exclusif pour la Tribune

Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie
Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie

La Tribune - Monsieur le Gouverneur, la Tunisie a réussi, début décembre, une émission de bons du Trésor sur le marché local qui a été couverte à plus d'une fois et demie, dans la journée. Un signe que la confiance revient ?

Chedly Ayari - L'émission de bons du Trésor du 2 décembre visait 300 millions de dinars, et en fin de journée, nous avions dépassé les 500 millions de dinars. Le Trésor public a décidé d'en accepter 400 millions. C'est bien sûr un signe que la confiance revient, mais ce n'est pas le seul, ni le premier.

Quels autres signes évoquez-vous ?

Cette année, nous avons levé deux emprunts obligataires, l'un à Tokyo de 50 milliards de yens, soit environ 825 millions de dinars, l'autre à New York, de 500 millions de dollars. Il n'y a pas longtemps, nous avons levé un emprunt national. Prévu à 500 millions de dinars, il s'est bouclé à 1 milliard de dinars [environ 437 m € millions d'euros, ndlr]. Et puis, la Bourse tunisienne est repartie en force. Au niveau bancaire, on observe une remontée des dépôts.

Vos partenaires internationaux vous ont-ils soutenu ?

Durant trois années, nous n'avons pas pu mobiliser toute l'aide nécessaire pour financer notre transition politique et économique dans les meilleures conditions. Toutefois, nous devons reconnaître qu'un certain nombre de soutiens financiers nous ont permis de faire face aux exigences de développement. Outre nos partenaires multilatéraux, en premier lieu le FMI et la Banque mondiale, j'ai cité les emprunts levés cette année à New York et à Tokyo, avec les garanties américaine et japonaise. Maintenant, le retour de la Tunisie sur le marché est devenu une réalité. Ainsi, nous envisageons une émission obligataire sur le marché international, avec une finalisation en janvier 2015.

Pensez-vous que le succès de la transition démocratique permettra d'attirer plus d'investisseurs étrangers ?

Je pense que nous aurons un nouveau gouvernement en janvier 2015 ; il sera le premier de notre histoire à être issu d'élections démocratiques. Et la nouvelle législature issue des élections d'octobre est prévue pour durer cinq ans. D'autres éléments contribueront, sans doute, à stimuler l'investissement étranger : l'amélioration de l'aspect sécuritaire, la stabilité du climat social et l'amendement du code des investissements, sur lequel nous progressons et surtout la capacité de rebondissement de l'économie tunisienne, après avoir montré jusqu'ici une forte résilience aux divers chocs internes et externes auxquels elle a dû faire face durant la période de transition démocratique.

Quels sont les atouts de la Tunisie à l'international, selon vous ?

Nous sommes à une heure d'avion de l'Europe, nous disposons d'infrastructures et d'un écosystème de TIC qui est le meilleur de la région. C'est d'autant plus important que l'informatique est appelée à essaimer dans tous les secteurs d'activité.

Nous disposons, là, d'un atout majeur pour coproduire avec l'Europe, en partageant la chaîne de valeur, comme le montre bien, d'ailleurs, le succès rapide de l'Alliance numérique franco-tunisienne [lire page 25, ndlr]. C'est tout autre chose que la sous-traitance - un modèle peu efficient et obsolète - dans laquelle nous avons été trop longtemps confinés. D'autre part, nos voisins immédiats, l'Algérie et la Libye, présentent un potentiel énorme de coopération régionale, avec des perspectives prometteuses pour nos entreprises et pour nos cadres, surtout lorsque viendra la phase de reconstruction en Libye, que nous espérons dans un avenir le plus proche possible. Par ailleurs, la Tunisie pourrait s'ériger en véritable plate-forme entre le nord et le sud de la Méditerranée. De plus, sa position géographique à la porte de l'Afrique lui confère d'énormes atouts en termes de proximité et de diversité. Enfin, la Tunisie a une population jeune, éduquée et imprégnée de trois mille ans d'histoire : c'est un potentiel énorme en termes de ressources humaines.

En attendant, l'afflux massif de réfugiés libyens - plus de 1 million pour une population tunisienne de 11 millions - vous cause de réels soucis...

Le nombre de réfugiés libyens est estimé autour de 1,2 million, c'est important au regard de notre population, compte tenu de la demande supplémentaire sur les biens et services qui en résulte. Cela ne va pas sans poser de sérieux problèmes sur l'équilibre du marché des biens et services et sans avoir des répercussions négatives sur la conduite de la politique monétaire et budgétaire.

Dans l'entretien qu'il nous a accordé, le Premier ministre évoque un calendrier des réformes que le gouvernement sortant a ébauché pour son successeur. Quelles réformes vous semblent les plus importantes ?

Beaucoup de projets de réformes sont déjà à des stades avancés de finalisation, et pourront donc être rapidement examinés par le futur gouvernement et être soumis à l'Assemblée des représentants du peuple, élue le 26 octobre. Ils portent sur l'introduction du partenariat public-privé, la recapitalisation des banques publiques, le traitement des dettes, notamment du secteur touristique, la réforme fiscale, ou encore la loi sur la concurrence, celle sur le régime des faillites, celle du code des investissements... et bien d'autres réformes encore.

Pensez-vous que le prochain gouvernement aura à cœur de mettre en œuvre ce train de réformes ?

Je le crois, car les deux partis majoritaires à l'Assemblée sont réformistes et favorables au renforcement du rôle du secteur privé et d'un partenariat fructueux entre les secteurs privé et public, tout en étant acquis à l'économie de marché et à la coopération internationale. Et pour la première fois, un gouvernement tunisien disposera d'une vision à moyen terme, car l'Institut de la Méditerranée de Tunisie [fondé en avril 2014, initiative commune de la Banque centrale de Tunisie et de l'Institut de la Méditerranée de Marseille, ndlr], que j'ai l'honneur de présider, lui remettra, vers la fin décembre, un rapport prospectif sur la Tunisie à l'horizon 2020. C'est une première !

Que préconisez-vous dans ce rapport ?

Vous voudrez bien m'excuser si je ne puis vous répondre, c'est évidemment à notre gouvernement que nous adresserons la primeur de nos travaux.

Que peut faire l'Europe pour aider la Tunisie nouvelle ?

Comme je vous l'ai dit, nous n'avons pas été suffisamment appuyés durant trois ans, contrairement à ce qui nous a été promis lors du G20 de juin 2011. L'Union européenne a été largement en deçà de ce que nous espérions. Si la Tunisie devait absolument être « sauvée », cela aurait dû se traduire par plus de volontarisme de la part de l'Europe, notre premier partenaire.

Alors... quels messages d'appui l'Europe devrait-elle vous adresser ?

Que l'on fasse preuve de plus d'engagement pour aider la Tunisie à renforcer sa position financière extérieure, à travers, par exemple, la conversion en investissement d'une partie de la dette dont l'encours, à fin 2014, s'élèverait à environ 3 150 Mds DT [environ 1,368 milliard d'euros], soit près de 14 % de l'ensemble de la dette extérieure de l'État. Ce serait un geste fort ! Que l'Europe nous permette de mobiliser nos besoins en ressources extérieures sur le marché financier international en garantissant nos futurs emprunts, comme l'ont déjà fait les Japonais et les Américains. Vous savez, une prime d'assurance de garantie, cela ne coûte pas grand-chose. Et même rien, dans notre cas, car depuis soixante ans, jamais la Tunisie n'a demandé un seul jour de moratoire sur le paiement d'une dette !

Propos recueillis par Alfred Mignot - Source de l'article La Tribune

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Le texte de cet entretien, réalisé le 3 décembre 2014 à Tunis, a été publié pour la première fois in La Tribune hebdo n°113, datée du 19 décembre 2014

Un projet de l’UE soutient les pays du Sud de la Méditerranée dans l'évaluation du coût de la dégradation et de rémediation des ressources hydriques



Aux dernières nouvelles, la rivière Mann et le lac Mar sont pollués par un recours excessif aux engrais et par les déchets issus de l'élevage et de l'industrie. Chaque jour d'inaction aggrave le potentiel de la dégradation écologique et la pollution menace l'approvisionnement en eau potable des habitants des villes et villages de la région et a conduit à interdire la pêche à cause de la contamination, ce qui menace le tourisme local.

Ce qui précède est-il familier à vos oreilles ? Sans doute, puisque cela renvoie à un état de fait et à des problèmes dont on a souvent fait l'expérience dans les bassins du sud de la Méditerranée.
Une étude de cas hypothétique de la rivière Mann et du lac Mar – établie par le projet Mécanisme de Soutien à la Gestion Intégrée Durable de l'Eau (SWIM-SM) financé par l'UE – a pour objectif d'aider les preneurs de décision aux niveaux national et local dans l'évaluation des dommages causés par la dégradation écologique des ressources en eau et la hiérarchisation des mesures visant à améliorer la gestion des bassins.
 
L'étude de cas fournit à la fois des instruments et des méthodes théoriques et des exercices pratiques pour construire la capacité des parties du Sud de la Méditerranée intéressées à ce processus. Le matériel a été testé avec succès pendant deux cours récemment organisés par SWIM-SM pour les pays du Mashrek et du Maghreb.
 
La partie pratique, en particulier, fournit les outils nécessaires pour évaluer les maladies liées à l'eau,  la dégradation de la qualité et de la quantité de l'eau, le réapprovisionnement de l'aquifère fossile, la dégradation due aux déchets solides et les coûts de remédiation sélective.
Les inconvénients du processus, dus aux contraintes méthodologiques et au manque d'accès à des informations pertinentes, sont également mis en lumière par le document.
 
Au cours des deux dernières années, SWIM-SM a mis l'accent sur l'évaluation du coût de la dégradation des ressources en eau et des mesures de remédiation dans quatre bassins du Sud de la Méditerranée (le Litani au Liban, la Medjerda en Tunisie, l'Oum Er-Rbia au Maroc et la Seybouse en Algérie) afin de démontrer l'utilité de quantifier les profits et pertes économiques, à partir de toute une série de décisions en matière de gestion de l'eau, notamment en vue de promouvoir :
  • une meilleure allocation des budgets actuels pour aider à la gestion des secteurs de l'environnement et des ressources en eau;
  • une meilleure orientation du monde des affaires en matière d'investissements plus efficaces;  
  • de meilleures décisions en matière d'investissements dans les infrastructures reflétant tous les profits potentiels de la gestion durable des secteurs de l'environnement ou de l'eau.
La Gestion Intégrée Durable de l’Eau (SWIM) est un programme régional qui a été lancé par la Commission Européenne afin de contribuer à une large diffusion et à la mise en œuvre efficace de politiques et de pratiques durables de gestion de l’eau dans les Régions du Sud de la Méditerranée. Et ce, dans un contexte d’une pénurie en eau en perpétuelle augmentation, combinée à des pressions sur les ressources en eau de la part d’un large éventail d’usagers, à des processus de désertification, et en connexion avec le changement climatique.

Ce programme, doté d’un budget total d’environ 22 millions d’euros, est constitué de deux composantes majeures, connexes et complémentaires :
  • Un Mécanisme de Soutien, financé par un budget de 6,7 millions d’euros, et
  • Des Projets de Démonstration financés par un budget de 15 millions d’euros.
 
Pour en savoir plus
SWIM – page internet
EU Neighbourhood Info Centre– environnement
 

L’UpM tient un atelier de formation sur le Mécanisme de facilitation du commerce et des investissements Euromed



Le Secrétariat de l’Union pour la Méditerranée a accueilli un atelier de formation des coordinateurs techniques sur le Mécanisme de Facilitation du Commerce et des Investissements Euromed (TIFM), financé par l’UE, qui vise à favoriser le développement de liens économiques plus étroits entre l’Union européenne et les pays du sud de la Méditerranée.
 
Cette réunion de deux jours, qui comprenait également une formation technique sur les mesures non tarifaires, s’est déroulée dans le cadre de la stratégie de l’UpM visant à stimuler le commerce et l’investissement dans la région euro-méditerranéenne.
 
Financé par la Commission européenne, le TIFM vise à améliorer l’intégration économique entre l’Union européenne et les pays du sud de la Méditerranée en fournissant un portail d’informations en ligne relatives aux échanges et au marché, et concerne les pays dits « TIFM », à savoir l’Algérie, l’Égypte, la Jordanie, l’Israël, le Liban, le Maroc, la Palestine, la Tunisie et la Turquie. Le projet est mis en œuvre par le Centre du Commerce International (ITC), organisme géré conjointement par l’Organisation des Nations Unies et l’Organisation mondiale du commerce. Il fournira le portail d’informations en ligne EuroMed Trade Helpdesk et coordonnera un réseau d’institutions nationales, qui sera chargé de répondre aux demandes de renseignements postées sur le portail en ligne, afin de faciliter le commerce et l’investissement dans la région. 
 
En savoir plus
Mécanisme de facilitation du commerce et des investissements Euromed – fiche et actualités
EU Neighbourhood Info Centre – Economie et Commerce
 

Algérie: la France échoue à redevenir le premier fournisseur

La France a échoué en 2014 à reconquérir la place de premier fournisseur de l'Algérie, ravie pour la première fois par la Chine l'année précédente, selon les chiffres du commerce extérieur publiés dimanche par les douanes.

La Chine, avec 7,44 milliards de dollars, conserve la première place de fournisseur devant la France (5,89 mds), suivie de l'Espagne (4,60 mds), de l'Italie (4,54 mds) et de l'Allemagne (3,44 mds).
La France tente de reprendre depuis 2013 cette position qu'elle a occupée pendant un demi-siècle. "La France tient à rester le premier partenaire économique de l'Algérie" qui "n'est pas un marché mais bel et bien partenaire", avait ainsi assuré l'été dernier son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.
A l'exportation, les cinq principaux clients de l'Algérie, qui vend essentiellement du pétrole et du gaz, ont été l'Espagne (8,38 mds USD), l'Italie (7,59 mds), la France (5,89 mds), la Grande-Bretagne (5,11 mds) et les Pays-Bas (4,45 mds).
Les recettes provenant des hydrocarbures ont baissé de 1,84% durant les onze premiers mois de 2014 en raison de la chute des prix du pétrole, de 57,23 à 56,2 milliards de dollars.
Au total, les exportations de l'Algérie ont atteint 58,67 milliards de janvier à fin novembre 2014, contre 59,07 mds USD pour la même période de l'année dernière, soit une légère baisse de 0,68%.
En raison nottament du recul des prix du pétrole, l'excédent commercial est tombé à 5,37 milliards de dollars sur les onze premiers mois de 2014, en baisse de 39,4% sur un an.

Source de l'article Les Echos