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samedi 28 février 2015

Euro-Méditerranée : un pont déjà bâti

Où en est l'Union pour la Méditerranée 20 ans après la Déclaration de Barcelone des 27-28/11/1995 et 10 ans après la création de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue des cultures (FAL), fondation chargée du volet culturel de la Déclaration ? La table ronde organisée les 13-14/12/2014 à Essaouira (Maroc) fournit un bilan et des perspectives d'action et de continuité.

Résultat de recherche d'images pour "Euro-Méditerranée : un pont déjà bâti"Il se dégage comme leçons et enseignements de six années de présidence par André Azoulay de la FAL, qui groupe 43 pays euro-méditerranéens et autant de réseaux nationaux qui comptent plus de 4 000 ONG, que la FAL a été créée, comme le souligne André Azoulay, « dans un climat de scepticisme, de fracture et de peur, avec le rêve d'une destinée commune afin que l'Union pour la Méditerranée, proclamée à Paris en juillet 2008 à l'initiative de la France, bouge ».
Sur le thème : « Le futur de la Méditerranée, 20 ans après », les intervenants dressent un état des lieux et des perspectives d'action pour l'avenir. La prochaine étape de la FAL, à partir de 2015, pourrait avoir comme devise cette recommandation de la Déclaration de Barcelone sur la nécessité d'une « valorisation accrue de la dimension sociale, culturelle et humaine ».
La table ronde est clôturée par Serge Telle qui rend hommage à André Azoulay. On y apprend notamment que Leila Chahid, Palestinienne engagée et qui a porté la Palestine dans sa chair et son cœur, a été la première à recommander l'élection d'André Azoulay à la tête de la FAL, « homme de conviction, de la parole vraie et incarnée et dont la pensée et la spiritualité sont contagieuses ».
La FAL, de 2008 à 2014, a été « un vecteur de pédagogie, d'influence, d'action, alors que les plaies sont béantes et là où les politiques se cognent à des problèmes de nature sociale, culturelle et humaine ». Il s'agissait donc, selon André Azoulay, « d'établir des passerelles, sans dialogue cosmétique et à la mode, et en vue d'une meilleure équité des deux côtés de la Méditerranée, mutilée par tout le dossier de la Palestine. Le réseau de la FAL à Gaza de 2008 à 2014 a été fort efficient. L'ensemble du travail, difficile, audacieux, non conventionnel, légitime, fait que la FAL aujourd'hui existe, est visible, lisible et surtout respectée et jouit d'une forte crédibilité. Un chemin est tracé, avec des valeurs, par plus de 4 000 organisations. À l'encontre de la Méditerranée cimetière, il s'agira dans la prochaine étape de résister contre toutes les tentations, d'anticiper au moyen des rapports périodiques de la FAL et de capitaliser, sans craindre les sujets qui fâchent, et en ouvrant des espaces de résistance contre la régression. »
La table ronde, modérée par Andreu Claret, directeur exécutif de la FAL, a groupé huit participants : André Azoulay, président de la FAL ; Antoine Messarra, membre du conseil consultatif de la FAL ; Serge Telle, ambassadeur représentant le gouvernement français au conseil d'administration de la FAL de 2008 à 2015 ; Marjon Goething, de l'Institut européen de recherche sur la coopération méditerranéenne et euro-arabe-Medea ; Mohammad Fahmi, chef du réseau marocain ; Dris Khrouz, directeur de la Bibliothèque nationale du Maroc ; Mohammad Tozy, directeur de l'École de gouvernance et d'économie de Rabat ; et Leila Ghandi, journaliste marocaine et prix journaliste Euromed.
Il a été fort utile de rappeler au cours de la table ronde la position méditerranéenne du Liban, en citant surtout Michel Chiha et ce que rapporte récemment à ce propos Alexandre Najjar dans son Dictionnaire amoureux du Liban (Plon, 2014, pp. 173-174). Michel Chiha « a vu grand » à propos « d'un concept de géohistoire qui n'a rien perdu de son actualité ». Le président Charles Hélou écrivait dans sa préface à Variations sur la Méditerranée : « L'univers méditerranéen qui est le nôtre n'est pas seulement le cœur de l'ancien monde. Il est le lieu de naissance ou de rencontre des valeurs de civilisation qui méritent de se répandre dans l'univers entier. Sur le plan de la géographie et de l'histoire, de la culture, de la politique ou même de la stratégie, il représente une unité. »
Quant à Michel Chiha, il écrit : « Jusqu'au Maghreb et jusqu'à l'Espagne, la Méditerranée appartient à tous ses enfants. Nous la revendiquons comme d'autres la revendiquent, parce qu'elle est le lien harmonieux de toutes les pensées qu'elle baigne. Elle est la mer intérieure des lettres et des arts, de la poésie et de la musique. Plus que toute autre mer, au-dessus des préjugés et des violences, elle est un signe d'équilibre et de fraternité. »
Dans un autre ouvrage, Chiha revient sur cette idée : « Notre vocation à l'universalisme commence par la Méditerranée, du temps que la Méditerranée était l'univers (...). Il n'y a plus de grandeur ni de vie possible pour les pays arabes sans ce lien essentiel. »
Au cours des six années de sa présidence concrète de la FAL, André Azoulay a toujours rappelé et martelé que la réalité de la Méditerranée d'aujourd'hui, c'est la terre meurtrie de la Palestine.

Par Antoine Messarra (Membre du Conseil constitutionnel, membre du Conseil consultatif de la FAL, chaire Unesco des religions comparées, USJ ) - Source de l'article l'Orient le Jour

Tunisie - Mahdia participe au programme méditerranéen de coopération dans le tourisme durable

Une journée d’information a été organisée, jeudi, dans un hôtel à Mahdia, autour du programme de coopération extra-territorial en Méditerranée relatif au tourisme durable, auquel participe le gouvernorat de Mahdia.

Résultat de recherche d'images pour "Mahdia Tunisie"Le président de la délégation spéciale de la municipalité de Mahdia a expliqué, à ce propos, que le projet entre dans le cadre de la coopération internationale, de même qu’il est l’un des principaux projets qui seront réalisés par la municipalité.

Ce projet qui sera réalisé avec un coût d’un million de dinars, est financé par l’Union européenne et sera marqué par la participation d’autres Etats qui sont l’Italie, la Jordanie, en plus de la ville de Sfax représentée par l’Institut national des technologies océanographiques.

Le responsable municipal a ajouté que le projet a trois objectifs principaux dont le premier est culturel, à travers l’aménagement d’un espace dans la médina qui portera le nom de « la maison des mers » où doivent se rencontrer les marins pour parler de leurs problèmes et présenter le matériel et les outils marins.

Le deuxième objectif est économique et concernera l’aménagement du marché central des poissons de Mahdia, pour un coût de 350 mille dinars, avec des standards sanitaires internationaux dans la vente et l’exposition des poissons. Ce projet est à l’étape des études.

Le troisième objectif est scientifique, avec la collecte d’information autour de la mer à Mahdia, notamment la qualité de l’eau et le climat dans la région, avec l’aide d’experts internationaux participant à la réalisation du projet, fin 2015.

Source de l'article Directinfo

L’UpM s’associe pour favoriser l’entrepreneuriat et ‎soutenir les diasporas en Méditerranée



L’Union pour la Méditerranée (UpM) et l’Agence pour la coopération internationale et le développement local en Méditerranée (ACIM) ont conclu un accord de coopération pour favoriser ‎l’entrepreneuriat et soutenir les investissements pour les diasporas en ‎Méditerranée.‎
 
L’accord reconnaît le rôle clé du secteur privé dans la promotion de la création d’emplois et des investissements dans la région, tout comme l’impact considérable que les membres de la diaspora ont sur le développement socio-économique, à la fois dans leurs pays d’origine et à travers la région.
 
L’accord signé s’inscrit dans la stratégie de l’UpM de développement du secteur privé, visant à impliquer le secteur privé dans les initiatives et les projets de l’UpM, en vue de promouvoir la croissance inclusive et l’intégration régionale en Méditerranée.
 
L’ACIM est une association qui soutient la mise en place d'entreprises et l'investissement en Afrique du Nord. 
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre – Économie et commerce

Consommation et production durables: un événement visant à partager et intensifier l'innovation en Méditerranée sera organisé par le projet SWITCH-Med



Le programme financé par l'UE SWITCH-Med SWITCH-Med (Vers des modes de consommation et de production plus durables en Méditerranée) organisera son premier événement sur le thème « Vers des économies productives, circulaires et de collaboration dans la Méditerranée » qui se tiendra à Barcelone du 28 au 30 Octobre 2015.
 
L'événement comprendra des séances parallèles, chacune se concentrant sur le rôle d’acteurs spécifiques, y compris les industries, les entrepreneurs, les organisations de la société civile, les grandes entreprises et les institutions de financement.
 
L'événement accueillera un prix sur l'éco-conception financé par le gouvernement catalan. Le prix comprend une catégorie euro-méditerranéenne à laquelle les entreprises, les professionnels et entrepreneurs de la région pourront soumettre leurs propositions.
 
Le programme SWITCH-MED de consommation et de production durables vise à encourager les économies méditerranéennes à passer à des profils de consommation et de production durables et à l'économie verte, y compris à des stratégies de développement à faible émission, en présentant et en diffusant des méthodes susceptibles d'améliorer l'efficacité énergétique et des ressources. Le programme cherche également à atténuerl'impact environnemental lié au cycle de vie des produits et, s'il le juge opportun, à promouvoir les énergies renouvelables. 
 
Pour en savoir plus
SWITCH-Med – fiche et actualités
SWITCH-Med – Site internetLinkedInTwitterFacebookYou Tube.

Partenariat pour un espace méditerranéen de démocratie

Madame Federica Mogherini, plus haute responsable de la diplomatie européenne, était à Tunisie le week-end dernier pour préparer le terrain à un nouveau round de négociations s’annonçant stratégiques, devant se tenir en mars à Bruxelles après ceux engagés avec le Maroc.

Partenariat-pour-un-espace-mediterraneen-de-democratieL’Union entend faire ainsi le forcing pour transformer l’essai de la conclusion d’un protocole déjà signé par la Tunisie d’un accord de réadmission léonin, n’étant qu’au service des intérêts européens. 
Pourtant, le but des prochaines négociations est de signer un tel accord qui serait bien dramatique pour la Tunisie.
D’ailleurs, aussi bien l’accord non signé encore que le protocole déjà signé sont dénoncés par toutes les associations chargées du dossier migratoire.

Un diktat européen

Au vrai, le terme de négociations est inapproprié pour ce qui se présente comme un véritable diktat européen, l’Union européenne, en la matière, usant de tout son poids pour avoir, ni plus ni moins, le beurre et l’agent du beurre.

Non seulement elle possède une chasse gardée en Tunisie, elle veut y instaurer en plus un libéralisme sauvage, total, mais limité aux marchandises faisant fi des humains et de leurs justes revendications.

Déjà, c’est plus que perceptible en matière agricole avec des projets d’accords qui seraient de nature à nuire gravement aux intérêts vitaux des agriculteurs tunisiens au seul profit de l’agriculture européenne.

De plus, l’Europe ne se satisfait pas de la faveur énorme dont elle bénéficie consistant dans la possibilité qui lui est octroyée sans contrepartie de relever les épreintes digitales des citoyens tunisiens dans le cadre du visa biométrique. En effet, il s’agit ici d’une dérogation gravissime à la souveraineté nationale, car relevant des attributions exclusives d’un État se voulant souverain.

Or, bien que pareille dérogation ne soit déjà pas compensée par une concession similaire de sa part, l’Europe entend pousser la Tunisie à la signature d’un accord de réadmission qui met la Tunisie dans l’obligation de recevoir sur son sol tous ceux que l’Union refoulerait de son territoire extérieur, quelle que soit leur nationalité, pour peu qu’ils aient transité par le sol ou les eaux tunisiens. C’est bien trop grave !

Pour faire passer la pilule, L’UE ne s’embarrasse pas de parler de partenariat et de mobilité, alors qu’il n’y a qu’hostilité et immobilité. Ainsi, elle ne propose en contrepartie que de supposées facilités dans la délivrance de visas tout en prétendant faussement qu’il s’agit d’une évolution vers une future libre circulation.

La réadmission suppose une admission préalable

Or, c’est justement la libre circulation qui peut et doit justifier une libre réadmission sans les formalités actuelles représentées par le fameux laissez-passer dont les autorités européennes ne veulent plus.

Pourtant, le système du laissez-passer a déjà été énormément allégé par des accords bilatéraux, notamment avec la France, et ce déjà au nom d’une fluidité dans la délivrance de visas et de titres de séjour ; mais il n’en fut rien.

Or, un tel système du laissez-passer est capital en terme d’identification de la nationalité du refoulé, outre qu’il permet de parer à des refoulements abusifs qui se sont multipliés faisant fi de la législation même des pays concernés.

De cela, les autorités européennes actuelles n’en ont cure ; elles veulent tout juste se délester de la lourde charge du dossier migratoire sur les pays du sud ; peu leur importe qu’un étranger ne soit pas tunisien, par exemple, ou qu’il relève d’un cas avéré de détresse méritant secours et assistance ; à partir du moment où il transit par le territoire tunisien, les autorités tunisiennes seront obligées de le recevoir si l’accord de réadmission est signé.

Certes, il est légitime que ces autorités se soucient d’obtenir des facilités accrues pour éloigner de leur territoire des étrangers irréguliers; faut-il que ceux-ci aient eu la possibilité d’y entrer aussi facilement ; un parallélisme des formes s’impose par la logique même du dispositif dont on se prévaut. Et cela outre l’éthique qui l’impose et dont on ne peut plus ne pas prendre en compte quand on se réclame des valeurs.

Or, il est un mécanisme qui permet de concilier le souci européen de réadmission automatique et celui impératif désormais de l’admission sans risque. Il consiste en la transformation du visa actuel avec ses différentes variétés (de court séjour et de tourisme, de long séjour et de circulation) en un seul et unique visa biométrique qui sera de circulation délivrable pour un an au moins, trois et cinq ans.

Ce système régularisera ainsi la situation actuelle en vidant l’Europe de ses clandestins qui n’auront plus intérêt à se maintenir en situation de non-droit, sinon ils encourent un éloignement que facilitera l’accord de réadmission devenu alors juste tout autant qu’impératif. Cela apportera surtout la compensation absolument nécessaire à la grave entorse actuellement faite à la souveraineté nationale du fait du relevé des empreintes digitales sans contrepartie.

Il apportera surtout un minimum d’éthique dans les rapports internationaux qui ne pourraient continuer à être aussi déséquilibrés qu’ils le sont actuellement tout autant que dans la gestion par l’Europe d’un dossier migratoire. En effet, cette gestion est devenue notoirement criminogène avec ce qu’une voix juste d’Europe a qualifié comme étant un « holocauste moderne »; un Daech européen, en quelque sorte.

C’est le visa qui crée le clandestin

Aujourd’hui, on construit des tas de théories sur ce qui n’est qu’un mythe qu’est devenue la figure du clandestin. Celui-ci est une fausse réalité ; c’est un artefact créé par le visa. Car il suffit de rouvrir les frontières pour qu’il n’y ait plus de clandestins.

Les peurs insensées du mythe du clandestin ne sont qu’une arme qu’utilisent les démagogues pour des raisons de basse politique intérieure. Elles ont abouti à faire de toutes pièces un méfait de la clandestinité qui n’est que l’exercice d’une constante anthropologique, celle de circuler librement.

Or, l’humanité et toutes ses avancées n’ont été possibles qu’à la faveur de la libre circulation. Imaginons un instant quel sort aurait été le sien si les hommes, leurs figures emblématiques surtout, avaient eu besoin d’un visa pour circuler avec leurs idées novatrices, ou tout juste pour sauver leurs vies !

Il est capital de réaliser que la clandestinité, érigée en délit, par le visa, n’existe que du fait de l’existence du visa ; il suffit de mettre fin à cette pernicieuse pratique qu’il faut abolir pour ne plus avoir de clandestins. N’est-ce pas ce que déclarent vouloir les politiques en Europe ? Qu’attendent-ils donc pour être logiques avec eux-mêmes ? Encore plus de drames ?

Aussi, un véritable partenariat pour la mobilité suppose impérativement la levée du visa et non son renforcement avec une fallacieuse promesse de disparition du visa comme les services européens l’ont honteusement laissé entendre à l’occasion des négociations avec le Maroc.
S’il doit y avoir suppression du visa, c’est aujourd’hui que cela se doit se faire. Et assurément, cela n’aura que des retombées bénéfiques immédiates de part et d’autre de la Méditerranée !

Nécessité de la libre circulation en Méditerranée

La libre circulation en Méditerranée est une nécessité incontournable aujourd’hui pour tout le monde. Elle deviendra d’ailleurs une évidence dès que les gourous de la finance mondiale auront compris qu’ils auront bien plus à gagner qu’à perdre d’une libre circulation entre l’Europe et le Maghreb.

Celle-ci peut d’ores et déjà être envisagée entre les pays démocratiques ou en passe de l’être, comme la Tunisie, la levée du visa venant alors consolider leurs efforts de démocratisation. Car il est avéré qu’aucune nouvelle démocratie ne saurait voir le jour si les frontières alentour ne sont pas ouvertes, assurant un nivellement en quelque sorte par le haut en facilitant l’alignement sur le système des démocraties avancées.

Il nous faut surtout prendre conscience qu’en une Méditerranée devenue de plus en plus un cimetière marin pour les rêves de la jeunesse désespérée des pays du Sud, les graines des terrorismes les plus extrémistes poussent désormais.

Or, aucune politique répressive ne saurait endiguer un tel fléau du fait de l’effet de viralité intrinsèque à notre monde de l’information qui n’est qu’un immeuble planétaire. Sauf à vouloir faire sauter l’immeuble, comme des Twin Towers, pour en construire un autre selon les vues d’investisseurs peu regardants sur les questions d’éthique, obnubilés par l’appât du gain à tout prix.

Pour ces raisons, la Tunisie ne doit pas céder aux exigences européennes et refuser clairement de conclure le prétendu partenariat pour une mobilité mythique ! Nos diplomates doivent être assez avisés pour contrer cet accord scélérat, risquant d’ouvrir une boîte de Pandore dans notre pays qui ne manque déjà pas de soucis. Contrer de tels périls qu’emporte le projet européen peut consister à proposer un contre-accord liant la réadmission à une libre admission préalable. Cela tombe sous le sens pour qui quiconque est animé d’un minimum de conscience.

La diplomatie tunisienne se doit aussi saisir cette occasion pour proposer, à bon escient, la substitution d’un véritable partenariat à la supercherie qui lui est proposée. Elle le fera en appelant, par exemple, à un partenariat pour un espace méditerranéen de démocratie où les frontières seront ouvertes sous le régime du visa biométrique de circulation.

Par Farhat Othman - Source de l'article Nawat

Journée préparatoire au CREDIF du 4ème congrès méditerranéen


La fondation du dialogue sud-nord méditerranée, une association tunisienne créée en 2012 pour œuvrer au dialogue et à la coopération entre les deux rives, a tenu vendredi au CREDIF, une journée d'étude sur le thème "territoires et populations oubliés des transitions démocratiques : les mondes ruraux"

"Il s'agit d'une journée préparatoire du 4ème congrès méditerranéen de la fondation qui aura lieu à Milan du 21 au 23 juillet 2015 sur le thème du développement des communautés rurales du sud et du nord de la méditerranée", a précisé la présidente de la fondation, Fatima Zahra Ben Soltane.

"L'objectif est de formuler des recommandations en faveur de la promotion de la communauté rurale, notamment les femmes et les jeunes afin de les proposer dans le cadre de notre 4ème congrès", a t-elle ajouté. "Il est temps que les politiques des différents pays s'intéressent aux populations défavorisées notamment dans les pays qui vivent des transitions démocratiques, en mettant en place des mécanismes réels permettant leur accès au développement et en transmettant leur voix", a t-elle recommandé.

De son côté, El Jazia Hammami, sous directrice de la prévoyance et de l'encadrement de la femme a évoqué les droits sociaux, économiques et politiques des femmes en milieu rural tunisien.

Evoquant les obstacles entravant la promotion de la femme rurale en Tunisie, elle a souligné le manque de legislations luttant contre sa discrimination et l'absence de données fiables sur sa situation. "La révolution a favorisé la création d'un nouveau contexte favorable à la participation de la femme rurale aux affaires publiques", a t-elle précisé.

Pour sa part, Mme Narjess Hamrouni, directrice du bureau d'appui à la femme rurale au ministère de l'agriculture a présenté un aperçu historique sur l'accès de la femme rurale à la vie publique et économique, soulignant qu'elle n'a pu commencer à y prendre part qu'après les années 90.

Mme Hamrouni a souligné, à cet égard, le besoin de la femme rurale en matière de formation et d'encadrement, outre l'appui des structures chargées de sa promotion. 
Elle a présenté, dans ce contexte, les actions menées par le bureau d'appui à la femme rurale qui a des représentants dans les différents gouvernorats.

Au programme de cette journée d'étude, des ateliers portant notamment sur l'approche de développement local en matière de promotion de la femme rurale, des expériences de soutien aux femmes rurales et d'autonomisation économique de la femme rurale.

Source de l'article Babnet

Lancement de la route des Phéniciens en MéditerranéeTaleb Rifaï et Michel Pharaon ont lancé la première étape d’un programme touristique impliquant dix-huit pays du pourtour méditerranéen.

Le président de l'Organisation mondiale du tourisme Taleb Rifaï a inauguré hier à Beyrouth un programme transnational pour soutenir le secteur en Méditerranée.

Taleb Rifaï et Michel Pharaon ont lancé la première
étape d’un programme touristique impliquant dix-huit pays
du pourtour méditerranéen.
La « route des Phéniciens » a été lancée officiellement ce vendredi à Beyrouth en présence du secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme, Taleb Rifaï. Les itinéraires proposés dans le cadre de ce programme touristique passeront à travers dix-huit pays du pourtour méditerranéen pour mettre en avant 80 sites historiques et culturels.
Le projet initié en octobre au Caire par Michel Pharaon, le ministre libanais du Tourisme, entre maintenant dans sa première étape, celle de la préparation et des négociations. 
L'Organisation mondiale du tourisme (OMT), l'Unesco et la Chambre du commerce de la Méditerranée s'associent et souhaitent rassembler autour d'une même table les partenaires publics et privés potentiels afin d'établir le calendrier prévisionnel et le budget opérationnel. 
« Pour convaincre les pays, mais aussi les tour opérateurs, nous leur disons : ensemble vous êtes plus forts car vous partagez les coûts de promotion, d'organisation, etc. », explique Taleb Rifaï à L'Orient-Le Jour. L'organisation internationale prendra en charge la production du logo, de la marque et des lignes directrices du plan marketing pour une campagne financée par tous les pays membres. 
Pour convaincre de l'efficacité d'un tel programme, l'OMT s'appuie sur des initiatives précédentes « car le concept n'est pas nouveau », précise Taleb Rifaï. La route de la Soie relie depuis 12 ans plus de trente pays, du Japon à l'Italie, à travers l'Asie. Elle a permis de fédérer les initiatives touristiques nationales, mais aussi de régler des questions subsidiaires liées par exemple aux frontières car qui dit route dit facilitation des déplacements entre pays partenaires. 
Ces précédents permettent également de tirer des lignes directrices concernant les cibles potentielles de ces produits. « Les touristes venant de marchés lointains sont souvent intéressés par des programmes plus longs car ils voyagent plus longtemps et veulent explorer plusieurs pays », explique Sandra Carvao en charge de la communication de l'Organisation mondiale du tourisme. La route des Phéniciens, à vocation principalement culturelle, pourrait également se tourner du côté du tourisme nautique « car son tracé a une très forte présence côtière », complète-t-elle.
Cette initiative intervient alors que l'activité touristique dans la région a souffert ces dernières années du contexte sécuritaire et politique. « C'est aussi un moyen d'aller de l'avant », poursuit Taleb Rifaï selon qui les résultats ne sont pas si mauvais pour l'année 2014. Le Liban, par exemple, a réussi à inverser la tendance des trois années précédentes, avec une croissance de 6 % pour près de 1,4 million de visiteurs. Pour le directeur de l'OMT, les pays de la région doivent continuer à soutenir la croissance de ce secteur de l'économie créateur d'emplois, notamment chez les jeunes.

Par Louise Meunier - Source de l'article l'Orient le Jour

Saveurs du pays: la campagne de sensibilisation de l’UE et du PAM "repas de famille" s’arrête au Camp de refugiés de Zaatari




Les bons alimentaires et cartes électroniques financés par l’UE permettent aux réfugiés syriens du camp de Zaatari en Jordanie d’acheter leur propre nourriture, tout en stimulant les économies des communautés d'accueil, dans une initiative offerte en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM)

À ce jour, le PAM a injecté des millions d'euros dans les économies locales des pays voisins par le biais du programme de bons.
 
Le coup de projecteur sur Zaatari s’est fait dans le cadre d'une nouvelle campagne de sensibilisation de l’UE et du PAM sur l'aide alimentaire - « Repas de famille – qu’est ce qui nous rassemble ? », dans laquelle un photographe a parcouru des projets financés par l'UE dans cinq pays dont la Jordanie, et a pris en photo les étapes de la préparation des repas de famille des courses au repas.
 
L'objectif principal de la campagne est de présenter les aboutissements du partenariat UE-PAM et de sensibiliser le public sur le fait que la faim est le problème le plus résoluble du monde. 
 
Pour en savoir plus
Repas de famille – Site internet et medias sociaux
 

L’UE, l’ONU, les Etats-Unis et l'Egypte se réunissent en marge du sommet de Washington pour discuter de la Libye



L'UE, l'ONU, les Etats-Unis et l'Egypte - les pays le plus directement touchés par la violence terroriste et les combats dans la région - se sont réunis hier à l'initiative de l'UE pour discuter de la situation en Libye, en marge du Sommet contre l'extrémisme et la violence à Washington.
 
Un communiqué publié par la Haute Représentante de l'UE Federica Mogherini a dit que tous ceux qui étaient autour de la table appuyaient fermement le rôle de Bernardino León, le Représentant spécial de l'ONU pour la Libye, dans la médiation pour un gouvernement d'unité nationale, que la communauté internationale est prête à soutenir dans la lutte contre « Da’esh ».
 
Mogherini a déclaré dans son discours au sommet que les efforts de León pour guider le dialogue libyen vers une issue menant à la formation d'un gouvernement d'unité nationale étaient une dernière chance: « Non seulement la Libye, mais tous les pays voisins, l'Europe, le monde ne peuvent se permettre d’échouer. »
 
Les parties ont décidé de maintenir une coordination constante entre elles pour définir ensemble les prochaines mesures à prendre.
 
Pour en savoir plus
SEAE – Libye 
EU Neighbourhood Info Centre – page web sur la Libye 
Délégation de l’UE en Libye – Site internet et page Facebook 
 

La ministre néerlandaise du commerce extérieur en opération séduction au Maroc

Les deux pays ont conclu plusieurs accords de coopération. Les discussions avec les autorités marocaines ont porté principalement sur l’agriculture, les TIC, l’énergie et le développement durable.
port casablanca Les Pays-Bas, 3e partenaire européen du Maroc, derrière la France et l’Espagne, avec près de 16,3 milliards de DH d’échanges commerciaux en 2013, sont décidément déterminés à consolider leur rang. La ministre du commerce extérieur et de la coopération, Lilianne Ploumen, l’a une nouvelle fois prouvé en choisissant le Maroc pour sa première escale d’une tournée maghrébine qui se poursuivra en Tunisie et en Algérie. Pendant deux jours, les 2 et 3 février, la ministre, accompagnée de représentants d’entreprises néerlandaises et d’experts, notamment dans les domaines de l’agroalimentaire, du traitement des déchets et des infrastructures maritimes, s’est attelée à vendre l’expertise néerlandaise, tout en tentant de redorer son image légèrement écornée par la décision, en octobre dernier, de dénoncer la convention de sécurité sociale signée entre le Maroc et les Pays-Bas en 1972.

Rapprochement entre le port d’Amsterdam et l’ANP
Concernant l’ensemble des bi-nationaux disposant de la nationalité néerlandaise, cette décision doit permettre d’appliquer les réformes et la modernisation qu’a subies le système hollandais de sécurité sociale ces dernières années. Un projet de loi sera prochainement soumis au vote du Parlement hollandais, pour une éventuelle entrée en vigueur le 1er janvier 2016.  
En attendant, le Royaume des Pays-Bas poursuit sa stratégie de renforcement de ses relations de ce côté de la Méditerranée. Après Tanger, où la ministre a rencontré le wali de Tanger-Tétouan, Mohamed El Yaakoubi, et visité les implantations d’entreprises néerlandaises, notamment dans la zone franche de Tanger Med, elle a eu des discussions avec plusieurs membres du gouvernement marocain, dont le ministre de l’industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, Moulay Hafid Elalamy, et le ministre délégué chargé du transport, Mohamed Najib Boulif, et visité les locaux à Rabat de l’Association des femmes chefs d’entreprises du Maroc (AFEM).


Le Maroc bénéficiera de l’expérience hollandaise
A l’occasion de cette visite, trois accords ont été signés. En marge d’une table-ronde maroco-hollandaise sur la thématique de la gestion des déchets, un premier accord a été conclu entre les deux Royaumes sur la coopération en matière de gestion, de tri et de valorisation des déchets. Il permettra au Maroc de bénéficier de l’expertise hollandaise pour l’élaboration de textes juridiques pour le développement de ces filières et d’un appui aux collectivités territoriales pour la gestion des déchets et la sensibilisation des citoyens. Le deuxième accord concerne la gestion portuaire entre le port d’Amsterdam et l’Agence nationale des ports et le 3e vise l’élargissement du programme PUM Netherlands Senior Experts, qui invite les experts néerlandais en fin de carrière à partager leur connaissance aux entreprises.

Questions à Lilianne Ploumen, ministre du commerce extérieur et de la coopération du Royaume des Pays-Bas


La Vie éco : Comment évaluez-vous les échanges entre votre pays et le Maroc ?

Les volumes de nos échanges peuvent et devraient être intensifiés. En termes de chiffres, nous sommes le 3e partenaire européen du Maroc, après la France et l’Espagne, mais nos volumes restent peu élevés. Cette mission économique est une façon de développer les opportunités d’échanges entre les deux Royaumes. Il est très intéressant de voir ce que nous pouvons offrir au Maroc, par exemple dans les domaines de l’agriculture, des technologies de l’information, de l’énergie et le développement durable. Ce sont les secteurs clés dans lesquels nous pouvons renforcer nos échanges. 

Ces dernières années, votre stratégie de renforcement des relations avec le Maroc s’est caractérisée par une multiplication des contacts, visites et missions économiques. Vos efforts ont-ils payé ?


Comme vous le savez, lorsqu’on parle d’échanges, il faut d’abord renforcer les contacts avant d’en arriver aux contrats. Nos entrepreneurs, qui ont mis à profit ces missions pour dialoguer avec leurs homologues marocains, n’ont pas tous décroché de contrats. Etablir la confiance demande du temps. Depuis 2012, nous intensifions les contacts entre nos deux pays. Je suis persuadée que nous pourrons constater les résultats dans les prochaines années. 

Vous avez conclu un accord relatif à la gestion des déchets. C’est un dossier délicat au Maroc, notamment lorsqu’il s’agit de gestion déléguée, du fait des relations compliquées entre collectivité locale et entreprises. Quelle est votre approche ?

Aux Pays-Bas, la gestion des déchets relève aussi de la responsabilité des collectivités locales. Il est important de prendre en considération le contexte local dans ce domaine. En ce qui concerne les relations avec le secteur privé, il est évident que chacun doit assumer ses responsabilités. Aux Pays-Bas, nous fonctionnons essentiellement par des partenariats public-privé, dont nous avons développé différents modèles. Ils sont préférés car décrivent précisément les rôles et responsabilités de chacun et sont orientés résultats. Bien sûr, chaque situation est différente. Il n’y a pas de solution parfaite mais c’est une des approches que nous adoptons chez nous. 80% des déchets sont recyclés aux Pays-Bas.
Par  Anne-Sophie Martin - Source de l'article La Vie éco