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jeudi 28 mai 2015

Naissance d’une fondation Afrique - Méditerranée - Europe

L'Institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed) a annoncé, le 22 mai dans un communiqué, la création d'une fondation baptisé «La Verticale Afrique - Méditerranée - Europe (AME) ».

Résultat de recherche d'images pour "afrique art"Cette fondation a déjà reçu le soutien politique de l'Union africaine, de la Ligue arabe et de la Commission européenne. Elle a pour principal objectif de réfléchir à toutes les problématiques concernant une population de 3 milliards d'habitants en 2014, soit près du tiers de la planète en s'appuyant sur les expériences menées aux Amériques avec l'accord de libre-échange nord-américain (Alena) et la Commission économique pour l'Amérique Latine (Cepal) ou en Asie avec l’Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean) et l'Institut de recherche économique pour l'Asean (Eria).

«La grande région Afrique - Méditerranée - Europe, doit se doter d'un think tank puissant : La Verticale», souligne l'Ipemed dans son communiqué.

Délégué général de l'Ipemed, Jean-Louis Guigou travaille depuis un an sur ce dossier de fondation qui a obtenu l'aval du Comité d'orientation politique de l'Ipemed réuni les 6 et 7 mai 2015.

Soucre de l'article Agence Ecofin

Déclaration conjointe algéro-italienne : Alger et Rome réaffirment leur attachement à la poursuite du dialogue politique

L’Algérie et l’Italie ont réaffirmé leur profond attachement à la poursuite et à l’approfondissement du dialogue politique de haut niveau et au développement de la coopération bilatérale, hier à Rome.

Résultat de recherche d'images pour "Italie Algérie"«Les deux parties ont(...) réaffirmé solennellement leur profond attachement à la poursuite et approfondissement du dialogue politique de haut niveau et au développement de la coopération, confirmant ainsi le caractère stratégique d’un partenariat politique et économique que les deux pays s’engagent à pro-mouvoir et à concrétiser», est-il noté dans la Déclaration finale conjointe ayant couronné la 3 e réunion de haut niveau algéro-italienne. Cette réunion a été coprésidée par le Premier ministre Abdelmalek Sellal, et le président du Conseil des ministres italien, Matteo Renzi. La Réunion s’est tenue en application du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération signé le27 janvier 2003.
«Dans une conjoncture où l’Italie et l’Algérie se tiennent comme des piliers de stabilité d’une région soumise à de grandes épreuves,les deux délégations ont relevé, avec satisfaction, les progrès remarquables enregistrés, depuis le Sommet d’Alger de 2012, dans le processus de ren-forcement de la coopération bilatérale», souligne le document. Les deux parties se sont «félicitées» du niveau et de la qualité du dialogue politique qui continue à se tenir entre les deux pays d’une «façon régulière» et avec une «cadence soutenue», telle qu’illustrée par les nombreux échanges de délégations ministérielles des deux pays intervenus depuis 2013, et ont ex-primé leur satisfaction devant les avancées en matière du renforcement de leurs relations dans les secteurs de la défense, de la sécurité et de la lutte antiterroriste, note le document. 
Ce dialogue a pour finalité de permettre aux deux pays de coopérer plus activement sur le plan bilatéral et de renforcer leur coordination dans les enceintes internationales et régionales.L’Algérie et l'Italie ont constaté l’intensité et la fréquence des échanges, au plus haut niveau, depuis la deuxième réunion de haut niveau d’Alger, et qui ont permis d’intensifier les consultations dans les secteurs de l’industrie,de l’énergie, de la défense, de l’agriculture, de l’habitat et des transports,selon la même source. En ce sens, les deux parties se sont engagées à sou-tenir cette dynamique, en l’élargissant à d’autres secteurs, en particulier la culture, les échanges universitaires, la coopération scientifique et techno-logique, le tourisme, le sport, la santé et la pêche, par l’adoption de mesures qui consolident les acquis obtenus et apportent les correctifs nécessaires dans l’action, pour plus d’efficacité.

Coopération : priorité à l’énergie, à l’industrie et aux PME-PMI

La Déclaration conjointe note également que compte tenu des opportunités offertes par les économies des deux pays et les possibilités de leurs complémentarités, les deux parties encouragent le développement d’une coopération économique et industrielle durable, équilibrée et mutuellement avantageuse. Elles sont convenues de donner un caractère prioritaire à leur coopération dans trois secteurs identifiés comme porteurs d’importantes potentialités : l’énergie, les infrastructures et les PME-PMI. Les deux par-ties se sont engagées à favoriser le renforcement d’un partenariat «fécond et diversifié», à travers l’encouragement des opérateurs économiques des deux pays à saisir les opportunités qui s’offrent dans le domaine de l’investissement et du partenariat. 
À cet effet, un appel été lancé aux entreprises italiennes pour développer davantage de projets de partenariat industriels et technologiques avec les entreprises algériennes, et à saisir les multiples opportunités offertes par le marché algérien dans les différents domaines,et contribuer, de la sorte, par la création de sociétés mixtes, au développe-ment de l’économie algérienne, à sa diversification et à la modernisation des filières industrielles, en assurant le transfert correspondant de savoir-faire, de technologie et de management. 
Afin de tirer le «meilleur parti» du Traité d’amitié liant les deux pays, le président du Conseil des ministres italien, et le Premier ministre algérien ont souligné, dans ce cadre, la nécessité de mettre en place, conformément aux décisions de la deuxième réunion de haut niveau, un mécanisme institutionnel permanent de coopération qui aura pour tâche d’élaborer une feuille de route contenant les objectifs, les moyens et les mécanismes d’évaluation de l’ensemble des axes de coopération, d’en assurer le suivi et l’évolution sur le terrain et d’en établir régulièrement le bilan, est-il noté dans le document final. 
Les deux parties sont convenues d’ériger le Comité de suivi, mis en place au niveau des ministères des Affaires étrangères des deux pays, en «structure centrale»,dont il est attendu la coordination, la supervision et le suivi, sur la base de rencontres bisannuelles, de l’ensemble des axes de coopération existant sou à développer entre l’Algérie et l’Italie, et de faire des propositions sur la meilleure manière d’articuler cette coopération. Tout en reconnaissant la«nécessité» d’encourager les relations industrielles bilatérales, les deux par-ties ont décidé aussi la création d’un Comité conjoint de coopération industrielle. Le Comité qui se réunira une fois par an, agira sous la direction du ministre italien du Développement économique, et du ministre algérien de l’Industrie et des Mines. Il aura pour but l’identification des opportunités de partenariat pouvant contribuer au renforcement et à la diversification des relations industrielles entre l’Algérie et l’Italie, l’échange d’informa-tions, l’évaluation périodique des relations industrielles bilatérales, le suivi de l’état d’avancement des projets réalisés au titre du partenariat industriel entre les deux pays et les propositions d’actions de coopération et l’encouragement aux opérateurs économiques des deux pays. 


Un Protocole entre les deux pays détaillera la composition, les missions et le fonctionnement du Comité, est-il précisé dans la Déclaration finale conjointe. Se référant aux accords signés, lors de la deuxième rencontre de haut niveau, dans le but de stimuler la coopération dans les divers secteurs, les deux parties ont également décidé de diligenter leurs structures compétentes à l’effet d’accélérer les procédures internes, propres à chaque partie, requises pour l’entrée en vigueur desdits accords, et à installer les mécanismes prévus pour leur application le plutôt possible. La Déclaration a rappelé que la 3 e réunion de haut niveau, qui s’est tenue hier à Rome, a permis aux deux parties de procéder à la signature de 10 accords de coopération dans différents domaines qui viennent étoffer le cadre juridique de la coopération bilatérale en la dotant d’instruments juridiques additionnels susceptibles d’aider à concrétiser les objectifs assignés, et consacrer, par voie de conséquence, le caractère stratégique de cette relation. La Déclaration note que les deux parties se félicitent de l’excellence des relations algéro-italiennes dans le domaine de l’énergie, basées sur une collaboration fiable et durable, et ont exprimé leur volonté de renforcer ces relations, à travers, notamment, le développement de la coopération dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, et la promotion de l’utilisation de cette énergie. 
L’Algérie et l’Italie ont ainsi exprimé leur «satisfaction» pour la tenue des consultations ministérielles qui ont eu lieu à Alger et à Rome, en 2014. Les deux parties reconnaissent également l’importance de renforcer la coopération dans le domaine des infrastructures énergétiques dans les deux pays afin d’assurer la sécurité de l’approvisionnement et des débouchés, ajoute le même document. Tout en se félicitant de la signature des accords de coopération dans le domaine de l’agriculture, les deux parties se sont réjouies des consultations tenues entre les ministres en charge de ce secteur qui ont eu lieu à Rome, et sont convenues d’œuvrer à exécuter le programme d’action conjointement établi pour aboutir à des actions de partenariat et de transfert de savoir et d’expériences au bénéfice des partenaires algériens dans les domaines de l’agriculture, mais aussi de l’agroalimentaire, de la santé animale, de la formation et de la recherche scientifique,ainsi que de l’industrie et du machinisme agricole.
 Alger et Rome ont en outre souligné l’importance de promouvoir la coopération scientifique et technique, entre les deux pays, à travers les échanges des chercheurs, la formation universitaire et professionnelle, le jumelage entre universités, et décidé de mettre à profit les instruments et mécanismes juridiques déjà existants susceptibles de les renforcer. Elles se félicitent, à cet effet, des consultations entamées entre les universités et centres de recherches italiens, et les centres et universités algériens, et ont décidé de soutenir ces initiatives et d’œuvrer en faveur de leur multiplication.

Donner une impulsion à la coopération culturelle

Elles ont ainsi décidé de donner une «impulsion» à la coopération culturelle entre les deux pays sur une base rénovée, à travers la promotion des échanges culturels, et contribuer de la sorte au rapprochement des deux peuples et à la promotion des valeurs communes. La partie algérienne a ex-primé, à ce titre, sa satisfaction suite à la participation de l’Italie à la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe 2015». Dans ce contexte,la partie italienne se félicite de l’introduction de la langue italienne parmi les matières enseignées dans le système scolaire en Algérie. L’Algérie et l’Italie ont salué aussi l’ouverture de l’Exposition universelle de Milan au-tour du thème «Nourrir la planète, Énergie pour la vie», qui représente l’un des principaux défis de l’humanité. Elles se sont félicitées du soutien et de la collaboration apportée par l’Algérie aux réunions et travaux de préparation de l’Exposition, à travers, notamment le «Cluster Bio Méditerranée»et la Déclaration «The Ideas For Expo 2015», et ont souhaité l’adhésion du plus grand nombre de sujets aux principes de la Charte de Milan.

Facilitation des procédures de délivrance des visas

La déclaration finale conjointe a relevé l’importance de la circulation des personnes dans le renforcement des liens d’amitié, de la promotion des investissements et des relations de partenariat, ainsi que pour le développement des liens sociaux, culturels et scientifiques. En ce sens, les deux parties se sont engagées à poursuivre les discussions, initiées en juin 2011,pour un mémorandum d’entente sur la facilitation des procédures de délivrance des visas. Dans l’attente de la conclusion de ce mémorandum, les deux parties ont décidé de continuer à faciliter la circulation des personnes entre les deux pays, dans le cadre des accords en vigueur, en permettant encore plus de flexibilité et de rapidité dans l’octroi des visas par les représentations diplomatiques et consulaires des deux pays, notamment pour les cadres des institutions en mission officielle et les citoyens se déplaçant dans le cadre de voyages d’affaires, de travail, d’études, ou de visites familiales ou touristiques. Les deux parties se sont félicitées aussi de la mise en œuvre de la décision prise lors du premier sommet concernant l’octroi de visas de longue durée aux opérateurs économiques et aux techniciens des deux pays,dans le cadre de la réalisation des partenariats impliquant leurs institutions ou leurs entreprises. Elles se sont engagées à prendre, dans le cadre de la réciprocité, toutes les mesures nécessaires pour assurer la facilitation des conditions de circulation et de séjour, dans le cadre des Accords bilatéraux et des réglementations en vigueur dans les deux pays, note encore le document. Les deux parties ont saisi l’occasion de ce Sommet pour procéder à un échange de vues en relation avec les questions régionales et internationales d’intérêt commun. Le Sommet a été l’occasion pour souligner queles deux parties sont sérieusement préoccupées par les conséquences humanitaires de la migration irrégulière en provenance des côtes libyennes,et qu’elles restaient aussi conscientes de ses répercussions sur la dimension sécuritaire, ajoute la Déclaration. Les deux pays ont également souligné l’objectif d’améliorer les canaux de l’immigration régulière en tant que facteur de développement et d’intégration des peuples des deux côtés de la Méditerranée. L’Algérie et l’Italie ont ainsi exprimé leur satisfaction pour l’excellente collaboration bilatérale sur les questions onusiennes, et notamment en matière de candidatures internationales. À cet égard, l’Italie s’est«félicitée» pour le soutien de l’Algérie à la candidature italienne à un siège non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour le mandat 2017-2018.

Intensifier la coopération dans la lutte contre le terrorisme

L’Italie et l’Algérie ont exprimé leur vive préoccupation face à la détérioration de la situation sécuritaire et la recrudescence des activités terroristes dans la région, et réitéré leur détermination à travailler ensemble,dans le cadre bilatéral et multilatéral, pour répondre aux questions de sécurité d’intérêt commun dans la région méditerranéenne. À cet égard, le sommet bilatéral a donné une nouvelle impulsion aux efforts conjoints dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme dans la région, tout en s’assurant de la promotion des valeurs en partage, dans le cadre d’un dialogue ouvert entre les civilisations, souligne la Déclaration finale conjointe. À cet égard, les deux parties ont noté avec satisfaction la réactivation du groupe de contact à haut niveau sur la lutte contre le terrorisme, dont la dernière réunion a eu lieu à Alger en mars 2015. Elles ont rappelé, à cet effet, leur engagement à organiser à Rome, avant la fin de l’année, une nouvelle rencontre dans ce format dans le but de renforcer leur coopération bilatérale dans un secteur prioritaire pour les deux pays. Elles ont également réaffirmé leur volonté d'intensifier la coopération dans la lutte contre le terrorisme au niveau multilatéral, et notamment au sein du Forum global de lutte contre le terrorisme (GCTF).

Ferme attachement à l’unité et à l’intégrité territoriale de la Libye

L’Italie et l’Algérie ont renouvelé leur ferme attachement à l’unité, à la souveraineté, à l'indépendance et à l'intégrité territoriale de la Libye, est-il souligné dans la Déclaration finale conjointe. Les deux pays ont réitéré aussi leur soutien déterminé au processus de dialogue parrainé par les Nations unies visant à favoriser la formation, dans les plus brefs délais, d'un gouvernement d'union nationale à même de stabiliser et de reconstruire le pays, et de lutter contre le terrorisme. En confirmant que la situation en Libye revêt une importance stratégique pour les deux pays, les deux parties se sont accordées sur l’importance d’une solution politique qu’elles considèrent comme l’unique alternative à même d’aboutir à une issue pacifique et durable à la crise dans ce pays. 
Elles encouragent les parties libyennes concernées à poursuivre inlassablement le dialogue inclusif, «à l’exception des groupes terroristes identifiés en tant que tels par le Conseil de sécurité»,dans le cadre du processus engagé par les Nations unies, note le document.Alger et Rome ont réitéré, à nouveau, leur ferme appui aux efforts que dé-ploie le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Libye, M. Bernardino Léon. 
De même, les deux capitales ont renouvelé leur profond engagement à continuer à œuvrer pour favoriser le dialogue entre Libyens, dans des différents formats de consultation et d’échange.Elles sont se félicitées des efforts consentis par les deux parties pour faciliter et promouvoir une sortie de crise qui préserve l’unité nationale de la Libye et la cohésion de son peuple. Abordant la situation au Mali, M. Renzi a reconnu l’importance du rôle joué par l’Algérie en tant que chef de file de la médiation internationale, pour une solution pacifique et négociée à la crise malienne. Les deux parties se sont ainsi félicitées de la signature, le 15 mai dernier à Bamako, de l’Accord de paix et de réconciliation, entre le gouvernement malien, les représentants des groupes politico-militaires du Nord et l’équipe de la médiation internationale conduite par l’Algérie. 
Rappelant que l’accord de paix et de réconciliation est l’unique moyen pour instaurer une paix durable et juste qui ouvrira la voie à la stabilité et au développe-ment, l’Algérie et l’Italie ont exhorté les différentes parties à demeurer en-gagées de bonne foi, et de manière constructive, dans le processus de mise en œuvre de cet Accord. Elles appellent, à cet effet, la coordination des Mouvements de l’Azawad à s’intégrer dans le cadre de cet accord. MM.Sellal et Renzi ont estimé que le règlement de la crise malienne permettra non seulement de rétablir la stabilité au Mali, mais également de lutter plus efficacement contre le terrorisme et ses connexions, dans toute la zone sa-hélo-saharienne.

Alger et Rome, pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental

Ils ont réaffirmé leur soutien aux efforts du secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, et de son Envoyé personnel pour le Sahara occidental, M. Christopher Ross, visant à trouver une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable, qui pourvoie à l’autodétermina-tion du peuple du Sahara occidental, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies et aux principes énoncés dans la charte des Nations unies. 
Les deux parties ont souligné l’urgence de parvenir à une paix juste, équitable, durable et globale au Moyen-Orient,basée sur la solution de deux États, conformément à la légalité internationale et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies.Elles ont souligné, dans ce cadre, le rôle positif que les pays de la région,ainsi que l’Union européenne, peuvent jouer afin d’encourager les pour-parlers entre les Israéliens et les Palestiniens, y compris dans le cadre d’une revitalisation de l’Initiative Arabe de Paix de 2002. 
L’Italie et l’Algérie ont exprimé leur profonde préoccupation pour la persistance de la crise en Syrie et pour la détérioration de la situation humanitaire dans le pays, avec des répercussions importantes dans les autres pays de la région. Elles ont aussi réaffirmé leur appui aux efforts déployés par l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, visant à identifier une solution politique au conflit, à travers un dialogue inclusif, viable et crédible, afin de préserver l’unité, la stabilité et la souveraineté de ce pays, selon la même source. L’Italie et l’Algérie ont apprécié la politique d’inclusion entamée par le gouvernement irakien. Elles ont, de même, encouragé ce dernier à intensifier ses efforts dans cette direction, avec la conviction que seule la participation de toutes les composantes du peuple irakien dans l'édification d'un système stable et démocratique serait à même d’assurer à l’Irak un avenir de paix et de prospérité partagées. 
Les deux parties ont également fait part de leur préoccupation pour la gravité de la situation humanitaire et sécuritaire au Yémen, et sou-ligné qu’une solution durable à la crise, qui réponde aux aspirations du peuple yéménite pour la liberté, la démocratie et la justice sociale, et préserve la paix, la souveraineté, l’unité territoriale et la stabilité du Yémen, doit être de nature politique et fondée sur des principes d'inclusion et de respect mutuel. La Déclaration finale conjointe note aussi que l’Algérie et l’Italie ont réitéré leur attachement à œuvrer activement au renforcement des relations de coopération euro-méditerranéennes, pour faire de cet espace, une zone de paix, de sécurité et de prospérité partagée. Elles ont procédé, à ce titre,à une évaluation des réalisations du Processus de Barcelone, vingt ans après son lancement, ainsi que de celles de l’Union pour la Méditerranée. 
Ayant convenu que le bilan de la coopération euro-méditerranéenne reste à par-faire, les deux parties ont appelé à redoubler les efforts visant à renforcer la complémentarité entre l’UpM et les autres forums de coopération régionale (5+5, UMA, UA, UE et ligue Arabe). Les deux parties ont réaffirmé pareillement leur attachement au Cadre de Dialogue en Méditerranée occidentale «5+5», et se sont réjouies de la qualité des échanges et des résultats de la précédente Conférence des ministres des Affaires étrangères, tenue à Lisbonne en mai 2014, ainsi que de l’élargissement des segments de coopération du 5+5, qu’il convient de consolider et d’opérationnaliser dans l’intérêt de ses États membres, en particulier, et de la région méditerranéenne, en général. 
Dans le cadre de la politique de voisinage de l’Union européenne, le président du Conseil des ministres d’Italie s’est félicité dela volonté affichée par le gouvernement algérien, à travers l’engagement de discussions en vue de la conclusion du Plan d’action, visant à apporter une plus-value à l’accord d’Association Algérie-Union européenne, en vigueur depuis 2005, et a ainsi exprimé l’espoir que lesdites discussions puis-sent s’achever dans les meilleurs délais possibles. S’agissant du processus de révision de la politique européenne de voisinage, MM. Sella et Renzi se sont félicités du succès de la rencontre ministérielle de Barcelone d’avril dernier, qui a confirmé la volonté commune de l’ UE et des pays partenaires du voisinage sud de relancer et de renforcer cette politique, sur la base d’une application plus efficace des principes de différenciation, d’inclusivité et de co-appropriation. En vertu du Traité d’Amitié, de Bon Voisinage et de Coopération, les deux parties ont décidé de tenir le prochain Sommet bila-téral en Algérie, à une date à convenir par voie diplomatique, conclut la Déclaration finale conjointe.

Source de l'article Elmoujahid

Lancement des plateformes euro-méditerranéennes de l'énergie



L'Association des régulateurs méditerranéens de l'énergie (MEDREG), soutenu par l'UE, et l’association des gestionnaires des réseaux électriques méditerranéens (Med-TSO) ont officiellement lancé les plateformes euro-méditerranéennes de l'énergie à Rabat au Maroc au début du mois.
 
Le Commissaire européen en charge de l'énergie et du climat Miguel Arias Cañete était également présent à l’évènement.
 
A cette occasion, le Président de Med-TSO M. Noureddine Boutarfa a insisté sur la nécessité de considérer, sans distinction, l'électricité et le gaz comme paradigmes créateurs de richesse et éléments de partages. Cette vision globale et « ambitieuse »requiert « une approche véritablement multilatérale », qui permettra « de soutenir les projets industriels à grande échelle » et de créer à terme « des possibilités financières dans les deux rives de la Méditerranée qui stimuleront le développement économique et social de l’ensemble de la région. »
 
MEDREG est une association qui rassemble les régulateurs énergétiques de 21 pays de la région méditerranéenne. Elle promeut un cadre réglementaire clair, stable et harmonisé, à travers une coopération continue entre les rives nord, sud et est du bassin méditerranéen. MEDREG bénéficie du soutien de l'Union européenne et du Conseil des régulateurs européens de l'énergie (CEER). 
 
Pour en savoir plus
MEDREG – Site internet
EU Neighbourhood Info Centre – Énergie

La Fondation Anna Lindh lance un appel à participation pour des « Actions Interculturelles » dans la région euro-méditerranéenne



La Fondation Anna Lindh a lancé un appel à candidatures visant à financer des actions de la société civile qui font face aux défis de la cohésion sociale et à l’augmentation de la xénophobie qui affectent les communautés locales de la région euro-méditerranéenne.
 
L’appel est ouvert aux membres des réseaux nationaux de la Fondation des 42 États membres de l'Union pour la Méditerranée.
 
Le montant global alloué à ce premier appel d’Actions Interculturels de Réseau est de €575.500; avec des subventions allant de €9000 à 21 500 par pays.
 
La date limite de dépôt de candidature est fixée au 17 juin 2015.
 
La Fondation Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures promeut la connaissance, le respect mutuel et le dialogue interculturel entre les populations de la région euro-méditerranéenne, grâce à un réseau de plus de 3 000 organisations de la société civile réparties dans 43 pays. Son budget est co-financé par l'UE (7 millions d'euros) et par les États membres de l'UE (6 millions d'euros). 
 
Pour en savoir plus                                                                                         
Fondation Anna Lindh – fiche et actualités
Fondation Anna Lindh – site internet
Fondation Anna Lindh sur Twitter  , FacebookYouTube ,Flickr 
 

Le Maghreb à la conquête de l'Afrique, une opportunité pour l'Europe et la France

Plusieurs facteurs ont poussé les pays du Maghreb à renforcer leur stratégie économique vers l'Afrique subsaharienne. Le sentiment d'abord d'une relation parfois déséquilibrée entre le Maghreb et les pays du Nord a remis l'idée d'une collaboration Sud-Sud, plus "partenariale", dans l'esprit des dirigeants

Résultat de recherche d'images pour "Carte Afrique Maghreb"D'autres éléments de conjoncture ont été décisifs comme la chute du prix du pétrole et de ses revenus. L'Algérie est particulièrement dans l'urgence d'engager sa diversification et veut développer les voies et moyens d'une croissance durable. Le Maghreb doit rechercher également des nouveaux débouchés pour exporter ses biens, ses services et son capital humain.

De ce constat sont nées, au Maroc et en Algérie, des politiques très volontaristes de développement de relations économiques avec le reste de l'Afrique. Au Maroc, c'est le souverain lui-même, Mohamed VI, qui dirige cette stratégie de conquête de l'Afrique. Soutenu par une nouvelle génération de décideurs, il accompagne toutes les entreprises qui veulent se développer vers le Sud en organisant des tournées de chefs d'entreprise en Afrique, et à l'aide d'un nouveau Comité Afrique qui suit les avancées de ses champions. La diplomatie du Royaume soutient largement ces objectifs économiques: le Maroc a créé de nouvelles représentations diplomatiques en Afrique, et le souverain a décidé d'annuler la dette des pays les plus pauvres. Mohamed VI ne cache pas son désir de faire de Casablanca la porte d'entrée économique de l'Afrique et Casablanca Finance City a pour vocation de véhiculer ce tropisme africain.

L'Algérie poursuit, elle aussi, une stratégie similaire, avec l'effacement de la dette de 14 pays africains pour un milliard de dollars, et la perspective de convertir les dettes existantes en actifs dans les pays africains. Dans un premier temps, le pays souhaite élargir son influence économique dans une demi-douzaine de pays, au Sahel (Niger, Mali, Mauritanie), mais aussi au Burkina, au Cameroun ou au Sénégal. L'Algérie fait partie des 5 pays fondateurs du NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique), le cadre stratégique de l'Union africaine pour le développement socio-économique du continent. Bien, que peu, présente économiquement, elle l'est beaucoup plus au niveau politique et sécuritaire, notamment au sein des instances de l'Union africaine et l'axe Alger-Lagos-Prétroria entend s'imposer au niveau du continent.

Avec 5 à 6% de croissance, l'Afrique constitue une véritable terre d'opportunités. Elle abrite le plus beau potentiel mondial de matières premières, ainsi que 60 % des terres arables non exploitées de la planète. Par ailleurs en 20 ans, la consommation des ménages y a doublé. Pourtant, le niveau des échanges commerciaux avec le Maghreb est encore faible et laisse de belles perspectives.

Progressivement, les politiques volontaristes récemment mises en place ont connu des premiers succès remarqués. Le Maroc a posé les fondations de sa stratégie à travers ses institutions financières.‎ Attijariwafa Bank et BMCE contribuent largement à l'inclusion financière et à l'intégration de l'Afrique. Dans le giron des banques, les sociétés publiques et privées ont suivi cette active présence en Afrique, s'appuyant et capitalisant sur leurs étroites relations avec ces institutions financières. De nombreux acteurs du secteur des télécoms (Maroc Télécom), de l'assurance (Saham), de la promotion immobilière (Addoha), ou encore minier ou agricole (OCP) se sont développés avec succès en Afrique. À titre d'exemple, le Maroc et le Gabon ont conclu un accord sur la production de soufre et produiront 2 millions de tonnes d'engrais dès 2018. Des engrais dont la matière première, les phosphates, proviennent du sol marocain et qui sont opérés par le puissant holding public OCP. Autre secteur, le Maroc développe son industrie des TIC qui représente 4% de son PIB, sachant que les dépenses de l'Afrique en TIC sont estimées à 10 milliards de dollars en 2014. C'est aussi dans ces secteurs d'excellence que la Tunisie entend se positionner où elle possède de solides atouts.

Malgré la création d'un guichet unique de promotion des investissements sur le continent africain, l'Algérie est déterminée à rattraper son retard. Néanmoins, des entreprises publiques déjà actives en Afrique, lorgnent sur les potentialités du marché africain. Sonatrach bénéficie d'une expérience reconnue dans l'assistance des pays africains à structurer leur industrie pétrolière. Une nouvelle route de la soie se dessine de Pékin à Lagos en passant par le Golfe où Dubaï entend s'imposer comme la nouvelle capitale africaine des affaires. Sur la voie des infrastructures, l'Algérie investit massivement pour consolider l'axe Alger-Lagos. Elle est l'un des moteurs politiques et financiers pour la construction de la route transsaharienne pour laquelle elle a déjà investi plus de 3 milliards de dollars. Au niveau des infrastructures pétrolières, le projet du pipeline transsaharien NIGAL‎ qui doit acheminer les hydrocarbures du Nigeria sur les marchés européens en traversant le Niger puis l'Algérie, a de fortes chances d'être réactivé. Au niveau des infrastructures portuaires, le raccordement du port en eaux profondes de Djen Djen devrait permettre de renforcer les échanges économiques vers l'Europe. De grands groupes privés comme Cevital, entreprise pleinement engagée dans la co-production, Benamor ou Condor se déploient également sur le marché africain.

Il est vrai que le développement des pays du Maghreb en Afrique se heurte encore à de nombreux défis. Le manque de structuration des États dans leur démarche d'accompagnement, le caractère embryonnaire des accords commerciaux ou encore le manque d'expérience des entreprises dans l'export freinent considérablement le développement du Maghreb. Or, la concurrence de puissances émergentes telles l'Inde et la Chine s'intensifie et change la donne chaque jour sur le continent africain.Une nouvelle route de la soie se dessine de Pékin à Lagos en passant par le Golfe où Dubaï entend s'imposer comme la nouvelle capitale africaine des affaires.

Dans cette course contre la montre vers l'Afrique, le Maghreb apparaît de plus en plus comme une porte évidente vers le potentiel économique de l'Afrique. Nos concurrents asiatiques ou américains semblent l'avoir bien anticipé. À l'inverse, l'Europe paraît repliée sur elle-même, en panne de croissance et d'ambition. Elle doit aujourd'hui se mobiliser et investir dans le développement d'un nouvel axe qui reliera l'Europe, le Maghreb et l'Afrique sub saharienne, un axe vertical prôné aujourd'hui par de nombreux intellectuels et décideurs du Nord et du Sud.

Dans ce contexte, le rôle de la France peut être décisif. Outre son histoire commune, elle dispose de nombreux atouts. Elle peut apporter à ses partenaires du Maghreb une expertise particulière en termes d'accompagnement. Ses entreprises détiennent une longue expérience de développement à l'international, un savoir-faire technologique et scientifique reconnu ainsi que l'accès à des financements adaptés.

Les entreprises françaises ont tout à gagner à s'inscrire dans un partenariat dynamique avec les entrepreneurs du Maghreb qui se traduit à la fois par de la coproduction et des partenariats ambitieux. Elles pourraient ainsi gagner en compétitivité et améliorer la qualité de leurs réseaux en Afrique. Mais cette stratégie exige à la fois une nouvelle conception plus équilibrée du partenariat avec le Maghreb et un sens plus aigu de l'urgence à agir.

L'ensemble des enjeux européens: nos projets, notre production, la circulation des biens et des personnes pourrait prendre un tour nouveau si l'Europe et l'Afrique étaient considérés comme un continuum économique et diplomatique en rupture avec les logiques déterministes du passé. Ce nouvel axe est une occasion unique pour la France de s'intégrer dans ce processus de "localisation de la mondialisation" et de permettre à l'espace méditerranéen de redevenir cet espace d'intégration et de redéfinition de nouveaux équilibres. Si nous ne sommes pas capables de trouver notre place dans ces nouveaux flux régionaux et mondiaux, d'autres sauront se saisir de ces nouvelles opportunités à notre place.

Par François-Aïssa Touazi (Co-fondateur du think-tank CAPMENA et conseiller pour le fonds d’investissement Ardian pour le monde arabe) - Source de l'article Huffingpost


Etude OCEMO : Formation et emploi des jeunes dans les pays méditerranéen


Dans le cadre du programme Méditerranée Nouvelle Chance (MedNC), l’Office de Coopération Economique pour la Méditerranée et l’Orient (OCEMO) a commandité une étude sur la formation et l’emploi des jeunes dans les pays méditerranéens. 

Cette étude comparative réalisée par Yusuf Kocoglu de l’Université du Sud-Toulon-Var et suivie par Michèle Mansuy (responsable du pôle études et recherche de l’OCEMO), est accompagnée de trois fiches pays soulignant les spécificités de l’Algérie, de la Tunisie et du Maroc. 

L’objectif de ce rapport est de tirer des enseignements sur la situation des jeunes dans six pays méditerranéens (Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Liban, Jordanie) en termes d’éducation et d’emploi mettant ainsi en évidence l’intérêt de la mise en place de dispositifs de formation complémentaires tels que celui des Ecoles de la Deuxième Chance. 

MedNC Network : une nouvelle chance pour la jeunesse en Méditerranée 


L’étude et les trois fiches pays sont téléchargeables ci-dessous


Source de l'article l'OCEMO


Le Groupe Avril soutient l’idée d’un label méditerranéen

À l'occasion de sa rencontre avec l’ambassadeur de France au Maroc, à Rabat, le 21 mai 2015, le PDG du groupe Avril, Xavier Beulin, a soutenu l’idée d’un label méditerranéen au profit, en particulier, de l’huile d’olive.

Au Maroc, Avril possède 630 hectares d'oliviers par le biais
de sa filiale Lesieur Cristal. (photo: Avril)
« Nous l'avons déjà évoqué au SIAM (ndlr : Salon international de l'agriculture au Maroc), mais je crois que c’est important. La création d’un label méditerranéen pourrait constituer un sujet fédérateur », commence Xavier Beulin, PDG du groupe Avril, ex-Sofiprotéol, à l’adresse de l’ambassadeur de France au Maroc, Charles Fries, lors d’une visite de presse organisée au Maroc, les 21 et 22 mai 2015, auprès de leur filiale marocaine Lesieur Cristal

« Estampiller nos produits avec un label, en terme d’image, serait sans doute un bon vecteur pour une stratégie commerciale offensive vers les pays tiers. Dans ce contexte, s’il existe deux pays qui peuvent jouer un rôle moteur, c’est bien le Maroc et la France », estime Xavier Beulin. En ligne de mire, l’huile d’olive, les fraises et les tomates.


L'extension d'Avril au Maghreb

Le groupe Avril dispose de 12 sites industriels à l'étranger, notamment en Italie, en Tunisie
et au Maroc, mais également en Europe de l'Est, en Malaisie et au Sénégal. (photo: Avril)

Si le groupe français soutient cette association devant les plus hautes instances politiques, c’est qu’il est présent non seulement en France mais également en Italie, au Maroc et en Tunisie. En 2005, la société marocaine Lesieur Cristal entre au capital (pour 34%) de la Raffinerie africaine, une entreprise de raffinage des huiles végétales appartenant au groupe YKH Holding. 

Elle est rapidement renommée Cristal Tunisie. En 2007, Lesieur France entre à son tour au capital de Cristal Tunisie. En 2012, la holding royale marocaine SNI décide se retirer du secteur agro-alimentaire et cède ses parts du capital de Lesieur Cristal, soir 41% repris par le groupe Sofiprotéol, maison mère de Lesieur France.

Le Maroc fait 23% du CA international d’Avril

Aujourd’hui, le groupe Avril affiche 6,5 mrds€ de chiffre d’affaires, dont 4,6 mrds dans le pôle végétal en 2014. Un tiers est réalisé à l’international, dont 23% au Maroc par Lesieur Cristal, leader marocain de l’huile de table avec 58% du marché. La société marocaine produit également de l’huile d’olive, pour 20% de parts de marché, grâce à ses 630 hectares plantés en 2009 près de Kalaa Sreghna, dans la région de Marrakech, et à son rôle d’agrégateur. 

L’unité industrielle de trituration traite non seulement la production Lesieur Cristal mais également celle des petits producteurs des environs, soit près de 270 tonnes par jour pendant la campagne. « Au total nous prévoyons de traiter 12 000 tonnes par an, dont 7 000 tonnes issues de notre propre production », explique Abdelali Zaz, directeur adjoint, filière olive, responsable de l’amont agricole pour Lesieur Cristal.

Concurrence californienne

Les Etats Unis devraient exporter, sur la saison 2014/2015, près de 4000 tonnes
d'huile d'olive. (photo: California Oliv Oil)
Présent à la fois au nord, avec les huiles d’olive Puget, et au sud de la Méditerranée, le groupe Avril, a donc tout intérêt à voir ses différents produits renforcés par un même label. « Ce label nous permettrait de nous différencier par rapport aux productions d’huile d’olive concurrentes venues d’Afrique du Sud, d’Australie et de Californie. Nous voyons poindre des contrefaçons d’huiles étrangères qui se prétendent méditerranéennes », explique Xavier Beulin. 

Aujourd’hui ces trois régions n’exportent chacune que quelques milliers de tonnes d’huiles d’olive, mais elles représentent une concurrence réelle dans la mesure où elles sont parvenues à faire progresser très vite leur production en très peu de temps. Pour l’heure, en 2015, l’Espagne, l’Italie et la Tunisie devraient encore réaliser à elles seules près de 77% des exportations mondiales d’huile d’olive, selon le Conseil oléicole international.

La diète méditerranéenne

Une position dominante que le groupe Avril voudrait défendre afin de bénéficier de l’aura associée à l’huile d’olive italienne, la plus réputée. Son projet reste simple, « un certificateur agréé décentralisé par pays, de préférence privé, analyserait les productions. Il faudrait que le cahier des charges soit uniforme et protège nos productions par quelques critères simples. Si nous gérons cela comme une marque, nous nous appuierions sur la diète méditerranéenne reconnue au patrimoine mondial de l’UNESCO », explique Xavier Beulin. 

L’idée d’un label méditerranéen n’est pas tout à fait nouvelle mais gagne avec le groupe Avril un soutien de poids. Le projet européen Terra Olea exploitait déjà en 2005 et 2006 l’image associée à la Méditerranée autour de l’idée « d’une voie touristique au travers des oliviers » pour promouvoir les huiles d’olive du Gard, d’Andalousie et de Mirandela au Portugal. En 2009, Jean-Louis Rastoin, enseignant à SupAgro Montpellier développait l’idée de « Créer un label méditerranéen pour les produits agroalimentaires d’origine". Dans cette optique, le projet de l’Union européenne « The Mediterranean diet and enhancement of traditional foodstuff – MedDiet » a été mis en place entre janvier 2013 et juin 2015, moyennant quelques 4 M€, pour faire prendre conscience aux jeunes et aux restaurants des bénéfices de la diète méditerranéenne.

Par Julie Chaudier - Source de l'article Econostruminfo

L’UE décide de mettre en place une opération navale visant à démanteler les réseaux de trafiquants d'êtres humains en Méditerranée



Le Conseil de l’UE, réuni hier à Bruxelles, a décidé de mettre en place une opération militaire de l'UE - EUNVAVFOR Med - pour mettre fin au modèle économique des trafiquants en Méditerranée. Cette décision, qui fait partie d'un cadre d'intervention global de l'UE en réponse au défi que représentent les migrations, permettra de lancer officiellement la planification opérationnelle de l'opération navale.
 
L'EUNAVFOR Med sera conduite en phases successives, dans le respect des dispositions du droit international. La planification de l'opération et la phase initiale de surveillance et d'évaluation des réseaux de trafic de clandestins dans la partie sud de la Méditerranée centrale seront lancées dès que possible. Les deuxième et troisième phases de l'opération consisteront à fouiller, à saisir et à démanteler les biens des trafiquants, sur la base du droit international et en partenariat avec les autorités libyennes. 
 
Les coûts communs de l'opération sont estimés à 11,82 millions d'euros pour une phase de démarrage de deux mois et un mandat initial de douze mois. 
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre – Mobilité et migrations

Liban: un débat universitaire sur les actions de l'UE pour soutenir le développement socio-économique



Un débat sur le thème de l'UE et le développement socio-économique au Liban sera organisé par la Délégation de l'UE au Liban le 21 mai à la Faculté de droit de l'Université libanaise, Campus Hadath.
 
La discussion portera sur la façon dont les actions de l'UE ont affecté les progrès dans la consolidation de la cohésion sociale et la prestation de services sociaux, tels que les soins de santé et l'éducation. Qu'est-ce que l'UE pourrait avoir mieux fait et quelles suggestions avez-vous afin d’améliorer les actions européennes pour soutenir les besoins des citoyens?
 
Le débat comprendra une session avec un panel d’étudiants sur les forces et les faiblesses de l'appui de l'UE aux droits et au développement socio-économiques au Liban.
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre – Liban 
Délégation de l’UE au Liban – site internet et page Facebook
 

Terrorism: Euromed judiciary thinking about coordination

The idea of a coordination between general prosecutors of the Mediterranean region to fight international terrorism was launched today in Palermo during the two-day conference organised by Coppem (Permanent comittee for Euro-Mediterranean partnership on interreligious and intercultural dialogue.

Résultat de recherche d'images pour "Coppem"European, Arab and Israeli judges put together the first building blocks of their juridical cooperation in the Palermo Norman Palace during a session titled "Fight against terrorism: limits and prospects of juridical cooperation". "Terrorism doesn't strike only one Country - reiterated Adly Hussein president of the court of appeal of the Cairo tribunal and first vice-president of Coppem who also moderated the session - but the whole world. In Egypt, we are debating ideas to put in motion mechanisms to confront the phenomenon of international terrorism".

"In the past few days - went on Hussein - the Egyptian General Prosecutor travelled to Rome and met the Anti-Mafia Prosecutor General to talk about this important problem.

The next step will be to draw the necessary legal regulations once the laws applied in different countries of the Euro-Mediterranean region are assessed and agreement is reached on common measures to confront organises crime, the financing of terrorism, money recycling and drug trafficking".

"Following this, the next phase will entail rules regarding the extradition of criminals to their countries of origin and measures to make the sentences of other countries' judicial authorities applicable. It's an ongoing project the one we are working on. Once the items are agreed upon, we will reach the operative phase". The idea of launching a foundation for interreligious dialogue, led by representatives of the three monotheistic religions, to foster cultural and religious projects strenghtening interreligious dialogue has also been promoted during the two-day conference.