8e conférence de la FEMIP – L'énergie : de nouveaux défis pour la Méditerranée

Le 10 mai 2010, l'Espagne accueillera la 8e conférence de la FEMIP organisée, à l'initiative de la BEI, en vue d'examiner les solutions à mettre en œuvre pour relever les défis auxquels est confrontée la région méditerranéenne en matière d'énergie.
Cet événement sera suivi de la conférence sur le Plan solaire méditerranéen, organisée par l'État espagnol à Valence, les 11 et 12 mai 2010, dans le cadre de la présidence espagnole de l'Union européenne.
À qui s'adresse cet événement ?
Parmi nos invités à cette conférence, dont le format interactif favorisera l'échange de points de vue, figureront des hauts fonctionnaires, des élus locaux, des opérateurs de réseau, des représentants du secteur privé, des gestionnaires de fonds et des dirigeants d'institutions financières internationales, sans oublier tous les acteurs de terrain spécialistes des technologies liées aux énergies renouvelables, à l'efficacité énergétique et à l'amélioration des infrastructures en matière d'énergie.
Quels seront les thèmes abordés ?
Le bouquet énergétique du bassin méditerranéen étant essentiellement composé de combustibles fossiles et vu l'augmentation annoncée de 70 % de la demande d'énergie primaire d'ici 2020, la décision d'intégrer des projets favorisant les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique dans les politiques régionales et nationales y afférentes s'avère essentielle.
Les trois sessions de cette conférence d'une journée se dérouleront selon une approche pragmatique, basée sur des exemples concrets illustrant comment il est possible de soutenir les politiques et les projets qui renforcent l'utilisation des énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et les infrastructures relatives à l'énergie. À cette occasion, la BEI annoncera les résultats de l'étude que le Fonds fiduciaire de la FEMIP a consacrée au Plan solaire méditerranéen, examinera les possibilités d'intégration de l'importante capacité potentielle de production d'énergies renouvelables du bassin méditerranéen dans les réseaux nationaux et internationaux, et présentera de nouveaux instruments mis à disposition pour stimuler l'efficacité énergétique.
Il s'agit de supprimer les obstacles administratifs, de redéfinir les objectifs peu clairs et de mettre en place des mécanismes de soutien rationnels afin qu'à la fois les pays partenaires méditerranéens et les États européens puissent pleinement profiter des avantages liés à l'essor des énergies renouvelables en Méditerranée.
Contexte
Depuis octobre 2002, la FEMIP a consacré plus de 3,6 milliards d'EUR à des projets énergétiques dans les pays partenaires méditerranéens, soit pratiquement 40 % du total de ses financements au cours de cette période.
L'activité de la FEMIP dans ce domaine vise à améliorer l'accès de la population locale à l'énergie, à intégrer les marchés énergétiques euro-méditerranéens et à diversifier les sources d'approvisionnement, notamment grâce à l'utilisation des énergies renouvelables.
Ce troisième objectif revêt une importance croissante pour la BEI. Au cours de la réunion du Comité ministériel de la FEMIP en octobre 2008, il a été demandé à la BEI de jouer un rôle clé dans la mise en œuvre du Plan solaire méditerranéen, une des six initiatives à l'actif de l'Union pour la Méditerranée. Ce mandat a ensuite été confirmé par les ministres de l'industrie de la zone euro-méditerranéenne qui, lors de leur conférence à Nice en novembre 2008, ont confié à la BEI la mission d'élaborer un plan d'investissement pour le développement de la filière solaire dans le bassin méditerranéen.
La FEMIP soutient le secteur de l'énergie à l'aide d'un large éventail d'instruments, notamment des prêts, des opérations d'assistance technique et des études sectorielles. En 2008, elle a financé le premier fonds lancé dans la région au titre du Mécanisme pour un développement propre.
Le parc éolien de Gabal el Zait en Égypte figure parmi les projets les plus récents appuyés par la FEMIP dans le domaine des énergies renouvelables. Le prêt de 50 millions d'EUR accordé par la BEI en 2009 permettra de cofinancer la construction d'un parc éolien terrestre d'une puissance de 200 MW, au bord de la mer Rouge, qui fait partie d'un ambitieux programme national mis en œuvre afin d'accroître encore la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables.
Tout récemment, la part des énergies renouvelables dans la réserve de projets de la BEI s'est accrue. Cette tendance se vérifie également dans le bassin méditerranéen qui bénéficie de conditions climatiques favorables sur le plan des sources d'énergie renouvelable, notamment en ce qui concerne le solaire et l'éolien.
Déroulement
La conférence débutera à 9 heures et se terminera par un cocktail de clôture à 17 heures.
Après une présentation générale des différents thèmes, chacune des trois sessions – « Énergies renouvelables », « Efficacité énergétique » et « Intégration des énergies renouvelables dans les réseaux » – fera l'objet d'une introduction par un spécialiste du domaine traité et sera suivie de brefs exposés de divers orateurs qui cèderont ensuite la parole aux autres participants à la conférence.
Les langues utilisées pendant la conférence seront l'anglais, le français, l'espagnol et l'arabe ; un service d'interprétation simultanée est prévu pour toute la durée de la conférence.
Lieu de la conférence
Centre de congrès de Valence
Av. Cortes Valencianas, nº 60
46015 Valence – Espagne
Inscriptions
La participation à la conférence de la FEMIP a lieu sur invitation ou sur demande. Si vous souhaitez recevoir une invitation, veuillez compléter la demande d'invitation.
L'inscription à la conférence et à la réception sont gratuites. Toutefois, les frais de déplacement et d'hébergement sont à la charge des participants.
Pour plus de renseignements, prière de contacter le service Protocole de la BEI :
Tél. : (+352) 43 79 - 84206
Fax : (+352) 43 79 - 64280
Courriel : prot.events@bei.org

Manifestation parallèle - Conférence sur le plan Solaire Méditerranéen
Les 11 et 12 mai 2010, Valence accueillera également la conférence de haut niveau consacrée au Plan solaire méditerranéen (PSM), qui se déroulera dans le cadre de la présidence espagnole de l'Union européenne, sous les auspices du ministre espagnol de l'industrie, du tourisme et du commerce.
Cette manifestation rassemblera des ministres et des représentants des 43 pays qui composent l'Union pour la Méditerranée.
Le Plan solaire méditerranéen, créé dans le sillage du « processus de Barcelone : une Union pour la Méditerranée » (UpM) et lancé en juillet 2008, constitue un des instruments stratégiques à l'appui du développement durable face à l'augmentation prévisible de la demande en énergie dans le bassin méditerranéen et à la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Pour de plus amples informations, consulter le site Web de la conférence :
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E-FEST - projet- musiques et cultures électroniques.

Dans le cadre du programme -coopération Pays Tiers- de la Commission Européenne, et avec le soutien des Instituts Culturels européens présents en Tunisie, l’association Echos Electriques présente le projet E-FEST.
Forte de son expérience du FEST, l’équipe du festival met en place des évènements récurrents, en rapport avec la création numérique, tout au long de l’année 2010 : c’est le projet E-FEST. Construit autour de la multiplicité des courants de la musique et de la culture électronique, associant programmation musicale et visuelle, E-FEST favorise la diversité artistique en Tunisie et ouvre la voie à de nouveaux moyens d’expression, en conjuguant créativité, rencontres et expérimentations. Point d’orgue de cette saison, la quatrième édition du festival FEST se déroulera du 3 au 6 juin prochain à l’Acropolium de Carthage.
Ce Samedi 13 Mars à 20H30, E-FEST organise la soirée « échos electriks 2 ».
La soirée débutera par Dark Project ensemble, groupe Italien mêlant voix, flute, violon, musique électronique et vidéo, chez qui tout est réalisé en temps réel, ensuite viendra le groupe Molécule, symbiose raffinée de la culture électro berlinoise et de la performance scénique du dub « à la française », et pour finir l’hétéroclite DJ Chloé, l’une des figures les plus courues de la scène électronique, dont les compositions musicales oscillent tantôt dans l’électro minimale ou la pop Song, tantôt dans l’expérimentation.
Contact presse: contact@lefest.org
www.lefest.org
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Secrétariat Général de l'Union pour la Méditerranée

Inauguré hier, le secrétariat général de l'Union pour la Méditerranée prend place dans le palais de Pedralbes. Le somptueux siège condal accueillera le deuxième sommet de l'organisation en juin prochain. En attendant les doutes planent sur les véritables moyens d’action du nouveau processus de Barcelone
Que faire avec l’Union pour la Méditerranée ? Née de l’impulsion de Nicolas Sarkozy, qui jugeait le processus de Barcelone de 1995 à bout de souffle, cette seconde bouture a vu le jour en 2008, sous la présidence française de l’UE. Mais avant même son lancement, le projet a irrité nombre de pays, voisins ou non du pourtour méditerranéen, membre, ou non, de l’Union européenne. Accusée d’utiliser les moyens de l’UE au profit de sa propre influence sur la région, la France ne s’est parallèlement pas fait que des alliés autour du bassin méditerranéen, où même l’Espagne a, dans un premier temps, accueilli l’initiative avec une certaine réserve.
Dépollution de la Méditerranée
Le nouveau partenariat comprend désormais les 27 pays membres de l’Union européenne et 16 pays partenaires à travers le Sud de la Méditerranée et le Moyen Orient. Le jordanien Ahmad Massadeh, qui siègera désormais au palais de Pedralbes, aura pour mission de faire avancer les lignes de travail définies en 2008. Parmi elles : la dépollution de la mer Méditerranée, les autoroutes maritimes et terrestres, le lancement d'initiatives de protection civile destinées à lutter contre les catastrophes d'origine naturelle et humaine, l’inauguration d’une université euro-méditerranéenne, l'élaboration d'un plan solaire méditerranéen...
Scepticisme des uns, enthousiasme de l'Espagne
Mais ce ne sera pas facile. Les querelles internes ont nettement ralenti la dynamique de l’organisation. Le Sahara occidental, Chypre mais surtout le conflit israélo-palestinien, sont autant de points d’accroche entre les différents pays qui prennent part au projet.
Le financement de l’organisation et les moyens mis à sa disposition pour mener à bien ces missions est également au cœur des débats. Entre scepticisme des uns et désintérêt des autres, le nouveau processus de Barcelone fleure la coquille vide.
Après la prudence affichée en 2008, l’Espagne semble cependant décidée à s’investir aux côtés de la France, pour faire avancer le projet. Le partenariat euro-méditerranéen est de fait, l'une des priorités de la présidence espagnole de l'UE.
Par Vincent GARNIER - Lepetitjournal.com – le 5 mars 2010

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Union pour la Méditerranée : Ahmad Massa'deh à pied d'oeuvre jeudi
Le premier secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée (UPM), le Jordanien Ahmad Massa'deh, sera installé jeudi dans ses fonctions à Barcelone, en présence des chefs de la diplomatie espagnole et française, a annoncé mercredi le ministère espagnol des Affaires étrangères.
Outre Miguel Angel Moratinos et Bernard Kouchner, les ministres des Affaires égyptien, Ahmed Aboul-Gheit, jordanien, Nasser Judeh, et le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, participeront en fin d'après-midi à cette cérémonie à Barcelone (nord-est), siège de l'UPM, selon un communiqué.
Le Jordanien Ahmad Massa'deh a été nommé formellement le 26 janvier secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée (UPM), soit le premier patron de ce forum créé en 2008 à Paris par la France et l'Egypte.
L'UPM ambitionne, en développant des projets concrets dans divers domaines (environnement, transports, énergie, culture, éducation...), de donner un nouveau souffle à la coopération euro-méditerranéenne lancée en 1995 à Barcelone et restée lettre morte.
Cette organisation qui compte 43 membres dont, outre les pays de l'Union européenne (UE), la Turquie, Israël et les pays arabes riverains de la Méditerranée, a été mise en veilleuse début 2009 en raison des tensions provoquées par l'offensive israélienne contre le Hamas à Gaza.
Sa relance s'est ensuite heurtée au refus de pays arabes d'accepter la participation du chef de la diplomatie israélienne, l'ultranationaliste Avigdor Lieberman, à ses travaux, et à l'absence d'un secrétaire général.
Ahmad Massa'deh va devoir s'atteler dans l'immédiat à la préparation du deuxième sommet de l'UPM, prévu en juin à Barcelone, dans le cadre de la présidence espagnole semestrielle de l'UE.
Source AFP - LesEchos.fr - le 3 mars 2010
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Création de l'Union maritime pour la Méditerranée (UMM)

Une association baptisée l'Union maritime pour la Méditerranée (UMM) vient de voir le jour à Marseille (Sud de la France), dans le but de promouvoir les échanges dans le domaine des activités portuaires entre les pays de l'UE et l'ensemble des pays du pourtour méditerranéen, a-t-on appris auprès de ses fondateurs.
Créé à l'initiative du député français, Jean Roatta, adjoint au Maire de Marseille en charge du suivi du projet présidentiel de l'Union pour la Méditerranée, en partenariat avec l'Union maritime et Fluviale, présidée par Hervé Balladur, ce projet ambitieux vise a établir des liens entre les pays de l'UE et l'ensemble des pays riverains de la Méditerranée à travers leurs différents ports.
L'objectif est de «faciliter et intensifier les échanges, à travers la formation professionnelle et l'informatisation des échanges d'informations indispensable à la fluidité et à la sécurisation des trafics», précise-t-on.
Cette nouvelle structure vise également à harmoniser la qualité des services dans l'ensemble des ports du pourtour méditerranéen.
L'UMM, dont la présidence d'honneur a été confiée à Jean Roatta, également président du Groupe d'amitié France-Maroc à l'Assemblée nationale, compte outre les membres fondateurs des membres actifs comme l'Institut méditerranéen du Transport maritime, l'Union maritime et Fluviale, l'Ecole nationale de la Marine marchande, Marseille Gyptis International, Euro-méditerranéen et le Grand port m
aritime de Marseille.
Au cours de la première assemblée générale de l'UMM, tenue jeudi, il a été décidé de mettre en oeuvre l'organisation d'une manifestation à Marseille avant la fin de l'année 2010, entre les professionnels du domaine maritime, à laquelle seront conviés les partenaires de l'UE et du bassin méditerranéen, annonce-t-on de même source.
Au cours de cette manifestation seront, entre autres, développés les thèmes des formations professionnelles aux métiers de la mer, et de la promotion d'outils informatiques performants et conformes aux réglementations douanières et sécuritaires.
Les participants devront, également, se pencher sur la question de la création d'un «observatoire des flux en Méditerranée».
Par MAP et LeMatin.ma - le 5 mars 2010
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Impulsion espagnole pour la Méditerranée

L’Espagne a placé l’espace méditerranéen au cœur de sa présidence de l’Union européenne (UE). Elle entend jeter les bases de ce qui sera le nouveau cadre de dialogue et de collaboration entre l’Europe et ses voisins de la Mare nostrum.
Le partenariat euroméditerranéen, relancé en 2008 dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée (UPM), est la preuve tangible d’une volonté commune de l’Europe et de ses voisins du Sud de rehausser le niveau politique et économique de leur dialogue stratégique. Le sommet de Paris en juillet 2008 et la réunion euroméditerranéenne des ministres des Affaires étrangères en novembre 2009 ont posé les grandes lignes de ce partenariat rénové.
Il semble aujourd’hui que le temps se soit accéléré. En moins de deux ans sont en effet apparus de nouveaux besoins qui exigent un approfondissement et une amplification de notre dialogue. C’est la raison d’être du sommet II de l’UPM qui réunira en juin les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE. La présidence espagnole travaille d’ores et déjà à sa préparation. Y seront abordés, sous un angle méditerranéen, les sujets les plus importants de l’agenda mondial.
Dans sa démarche, l’Europe doit garder à l’esprit que sa responsabilité dépasse l’espace délimité de ses frontières et qu’elle ne viendra pas à bout des défis auxquels elle est aujourd’hui confrontée sans collaborer avec ses voisins.
C’est pourquoi, lors du prochain sommet, et durant toute l’année 2010, l’Espagne et le reste de l’UE prêteront une attention particulière au lancement du secrétariat de l’UPM qui devrait permettre de consolider la structure institutionnelle de cet organisme de partenariat et de développement partagé. Ce renforcement institutionnel est un élément essentiel pour faire face aux grandes priorités de l’espace méditerranéen, telles que définies en 2008 à Paris. L’UE y consacrera 90 millions d’euros sur la période 2009-2010.
Au nombre de ces priorités, se distinguent par leur urgence la dépollution de la Méditerranée et la gestion durable des ressources hydriques. Les effets du changement climatique, qui met en évidence et amplifie la menace d’une désertification, rendent également nécessaire un plus grand développement des énergies alternatives. Essentielle, la création du plan solaire méditerranéen est devenue un des principaux étendards de l’UPM et, par extension, d’une Union européenne traditionnellement sensible au développement durable et à la protection de l’environnement.
Nous ne devons pas négliger pour autant le fait que le renforcement de l’espace euroméditerranéen comprend également d’autres aspects d’importance vitale tel que la revitalisation du projet de zone de libre-échange, le développement et l’optimisation de ses voies de communication et de transport ou la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Tous ces aspects n’auraient pas la possibilité de prendre corps sans l’appui d’un réseau de services et sans les investissements nécessaires à leur financement. D’où l’importance d’organismes comme la Facilité euroméditerranéenne d’investissement et de partenariat (Femip) qui, en apportant, sous certaines conditions, des fonds au secteur privé là où ils ne sont pas disponibles au niveau local, contribuent au développement économique des pays méditerranéens.
Le socle de base de notre partenariat est déjà fixé. C’est pour éviter qu’il ne se fissure de lui-même que la présidence espagnole de l’UE a fait preuve, depuis le premier jour de son mandat, de beaucoup de pragmatisme. La communauté internationale attend du contenu, des solutions et des stratégies qui se focalisent sur le long terme. L’Espagne entend assumer pleinement cette responsabilité.
Au cours des mois prochains, l’Union européenne pourra compter sur l’engagement inébranlable de notre pays pour approfondir cette Union pour la Méditerranée appelée à devenir un point de rencontre économique, social et culturel entre l’Europe, l’Afrique du nord et le Moyen-Orient, entre 43 pays et 756 millions de personnes. Il nous incombe de donner l’impulsion définitive qui nous permettra d’affronter ensemble, et dans les meilleures conditions, les défis qui se tiennent devant nous, avec la sincère conviction qu’aujourd’hui les points qui unissent les différentes côtes de cette «mer au milieu des terres» (Mar medi terraneum) sont plus nombreux que ceux qui les séparent.
Par DIEGO LOPEZ GARRIDO Secrétaire d'Etat espagnol pour l'Union européenne
Source Liberation.fr - le 3 mars 2010

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MedVentures: promouvoir les futurs leaders économiques méditerranéens

Aider à l’internationalisation des start-ups MedVentures est une plateforme régionale de services et de mise en relation dédiée à l’internationalisation des startups innovantes à fort potentiel en Méditerranée.
La création d’emplois et de richesses dans les pays du Sud de la Méditerranée sera garantie à long terme par des nouvelles entreprises. Leurs ambitions sont aujourd’hui limitées par la taille de leurs marchés nationaux. MedVentures les
aide se développer à l’international. MedVentures sert aussi de pont entre incubateurs, investisseurs et soutiens à l’entreprenariat en Méditerranée.
Les services MedVentures
 Développement d’affaires : opportunités d’affaires et veille sur appels d’offres internationaux, participation à des salons et mise en relation avec des nouveaux clients;
 Coaching et parrainage : stratégie, positionnement marché, partenariats stratégiques et technologiques, aide juridique et facilitation d’implantation;
 Constitution d’équipes internationales : identification d’associés et cadres dirigeants en s’appuyant sur des réseaux d’expatriés;
 Financement : présentation à des investisseurs internationaux,formation au pitch des projets.
Contact: http://www.medventures.biz/
Pour en savoir plus : http://www.animaweb.org/

Sebastien Dagault: sebastien.dagault@anima.coop
Manal Tabet: manal.tabet@anima.coop

La coopération industrielle euro-méditerranéenne à l’honneur

Le Groupe de travail sur la coopération industrielle euro-méditerranéenne s’est réuni à Bruxelles pour faire le point sur l'état d'avancement de la mise en œuvre de son plan de travail 2009-2010 et pour planifier les prochaines étapes.
«Une ambiance constructive a prévalu durant toute la réunion, beaucoup d’informations ont été échangées et des décisions ont été prises concernant la poursuite des activités dans les six secteurs inclus dans le programme de travail», indique le rapport final de la réunion.
Parmi les décisions relatives à ces six domaines, retenons :
1. Charte euro-méditerranéenne pour l’entreprise : les coordinateurs de la charte consulteront les parties prenantes nationales et décideront conjointement si le moment est venu de modifier la charte. Ils expérimenteront également de nouvelles approches et outils et poursuivront les échanges d’information et de bonnes pratiques entre eux et avec l’UE.
2. Promotion des investissements : les participants ont accueilli favorablement les informations de la Banque européenne d’investissement sur leurs activités. Ils ont également exprimé leur satisfaction concernant le programme régional Invest in Med destiné à promouvoir l'investissement et ont demandé le lancement d'un programme régional « Trade in Med » basé sur ce modèle.
3. Accès au marché : les participants ont regretté que la zone de libre-échange ne soit pas encore réalisée. Ils ont été informés des résultats de la dernière réunion ministérielle sur le commerce et ont insisté sur la nécessité de maximaliser la coordination.
4. Innovation : les participants ont félicité le programme régional Medibtikar pour ses réalisations. Ils ont exprimé leur intérêt pour le projet français visant à développer un répertoire des compétences relatives aux TIC dans les pays MED, basé sur le modèle européen.
5. Textiles et confection : les participants ont échangé points de vue et idées sur les activités futures à organiser dans le cadre du dialogue sur l’avenir du secteur, dans des domaines tels que le dialogue social, l’innovation et l’étiquetage.
6. Développement industriel durable : les participants ont confirmé leur volonté de renforcer la dimension « verte » de la charte. Ils ont demandé à la Commission de préciser sa proposition d’améliorer la capacité du secteur privé dans le domaine de la réduction des émissions.
La réunion a rassemblé des délégués de tous les pays partenaires méditerranéens, des États membres de l’UE ainsi que certains autres membres impliqués dans l’Union pour la Méditerranéen. Le secteur privé et public, ainsi que des associations professionnelles, des organisations internationales et des projets étaient également représentés. La Commission européenne était représentée par la direction générale des entreprises et de l’industrie; la direction générale des relations extérieures; la direction générale du commerce et la direction des affaires économiques et financières, ainsi que par l'Office de coopération EuropeAid
Réunion du Groupe de travail sur la coopération industrielle euro-méditerranéenne – rapport final :
http://ec.europa.eu/enterprise/policies/international/files/2010_02_10_11_final_report_fr.pdf

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Nouveau siège de l'Union pour la Méditerranée


L'Union pour la Méditerranée inaugurera son siège à Barcelone le 4 mars lors d'une cérémonie au cours de laquelle sera également présenté son premier secrétaire général, le Jordanien Ahmad Masa'deh, et qui comptera sur la présence des ministres des Affaires étrangères de l'Espagne, de la France, de l'Égypte et de la Jordanie, ainsi que des hauts représentants de la Ligue arabe, de la Commission européenne et du gouvernement autonome de Catalogne.
Le président de la Generalitat, José Montilla, présidera l'acte d'inauguration du siège, l'emblématique palais de Pedralbes, célèbre pour ses jardins conçus par Antoni Gaudí et pour avoir servi de résidence à la famille royale espagnole à Barcelone. Le maire de Barcelone, Jordi Hereu, participera également à la cérémonie.
Parmi les participants figureront également les ministres des Affaires étrangères de l'Espagne, Miguel Ángel Moratinos, de l'Égypte, Ahmed Aboul-Gheit, de la France, Bernard Kouchner, et de la Jordanie, Nasser Judeh, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, et le commissaire européen chargé de l'élargissement et de la politique de voisinage, Stefan Füle.
M. Masa’deh, récemment élu par les 43 pays membres de l'UpM, occupait jusqu'alors le poste d'ambassadeur de son pays à Bruxelles, notamment auprès de l'Union européenne et de l'OTAN, et avait été auparavant ministre chargé de la réforme du secteur public. Cet avocat âgé de 40 ans a suivi ses études dans son pays d'origine, aux États-Unis et en Grande Bretagne, où il a débuté sa carrière, à Londres.
Il y a peu, le secrétaire d'État espagnol aux Affaires étrangères, Ángel Lossada, a affirmé qu'il était nécessaire que la Commission européenne s'implique au maximum vis-à-vis de l'Union pour la Méditerranée (UpM) et contribue au financement des projets prévus entre les pays des deux rives. La responsabilité de coordonner ces projets incombera au secrétariat général.
Communiqué de Presse de la Présidence Espagnole de l'Union européenne - le 4 mars 2010
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EUROMED - Conférence euro-méditerranéenne sur les Textiles Techniques et l'Innovation - 11 Mars 2010

Conférence euro-méditerranéenne sur les textiles techniques et l'innovation dans la région euro-méditerranéenne
Bruxelles, Belgique – le 11 mars 2010

Thon Hotel Brussels City Centre, Avenue du Boulevard 17, 1210 Bruxelles
L'objectif principal de la conférence est de renforcer la coopération euro-méditerranéenne en recherche et innovation dans les textiles techniques. Nous avons identifié les groupes suivants comme objectif principal de la conférence: les acteurs du secteur textile-habillement dans les pays Euromed, les centres de recherche, les incubateurs innovants, les pouvoirs publics engagés dans la R&D&I dans le textile / habillement.
Plus d'info :
http://ec.europa.eu/enterprise/newsroom/cf/document.cfm?action=display&doc_id=5651&userservice_id=1&request.id=0

EUROMED - Stratégie de développement du climat des affaires en Egypte - Phase II - 08 Mars 2010

La conférence va se diviser en plusieurs ateliers. Le but de ces ateliers sera de discuter des recommendations identifiées lors de la Phase I du programme, d'analyser les moyens de renforcer les politiques gouvernementales, d'établir des objectifs à court, moyen et long-terme, ainsi que d'identifier les projets qui peuvent avoir un impact mesurable sur le climat des affaires local.
Pour plus d'informations : http://www.oecd.org/

Contact :
Salema Gulbahar
Assistante de Projet
MENA-OECD Investment Programme
Division de Développement du Secteur Privé
Tel.: (33) 1 45 24 96 85
E-mail: salema.gulbahar@oecd.org
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MedDiaspora



Comment améliorer la contribution des entrepreneurs expatriés originaires de la Méditerranée dans le développement économique de leurs pays d'origine? Que ce soit au plan économique, social, culturel, scientifique ou financier, les expatriés de haut niveau (entrepreneurs, chercheurs, cadres,etc.) jouent un rôle de plus en plus évident dans le développement économique de leurs pays d'accueil et d'origine. C'est particulièrement vrai dans les pays Med qui envisagent des politiques d'accompagnement publiques ou privées ciblant ces catégories de population.
Les diasporas économiques peuvent être autant d’entrepreneurs ou d’investisseurs potentiels pour leurs pays d’origine. Fort de cette idée, le réseau Anima espère lancer un nouveau programme dans le cadre Invest in Med afin d’identifier puis d’accompagner ces expatriés économiques dans leurs projets d’installation.
Une première étape, baptisée MedDiaspora, aboutira d’ici l’été 2010 à l'édition d'un annuaire des réseaux à vocation économique et scientifique des expatriés du Maghreb et du Proche-Orient. Parallèlement, une enquête sur leur analyse, leur perception du marché, leurs attentes…. permettra de déterminer les principales actions à mettre en place pour impliquer ces expatriés dans le développement économique de leur pays d’origine.
« Après une période test, ces mesures auront vocation à être intégrées dans les politiques publiques au nord comme au sud », explique Samir Abdelkrim, chargé de ce dossier au sein d’Anima. Cette phase expérimentale s'inscrira dans un nouveau programme, MedGeneration, en cours d'élaboration.
L’idée s’inspire directement de l'opération Home Sweet Home, initiée par l’agence de développement économique Provence Promotion, qui a permis entre 2003 et 2008 d’accompagner l’implantation de 46 entreprises en Provence, dont 70% créées par des Français qui s’étaient expatriés aux Etats-Unis
Par Econostrum.info
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C'est dans ce contexte qu'ANIMA Investment Network, dans le cadre du programme Invest in Med, prépare le premier annuaire des diasporas économiques en Méditerranée, « MedDiaspora ».
MedDiaspora vise à recenser les réseaux d'expatriés de haut niveau, à comprendre leurs attentes et leurs besoins et à identifier leurs contributions potentielles au développement économique de la Méditerranée. En recensant également les offres d'accompagnement existantes, MedDiaspora permettra aux entrepreneurs de mieux connaître les ressources et les réseaux sur lesquels ils peuvent s'appuyer dans les pays Med. A terme, MedDiaspora vise à créer les bases d'actions communes pour la mise en œuvre de projets de développement économique et d'investissements par les expatriés en Méditerranée.
Par Animaweb - mars 2010
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Deuxième Forum économique de la méditérranée

Durement touchée par la crise économique mondiale, l’Italie est en passe d’investir fortement les marchés de la rive sud de la Méditerranée. C’est du moins le message qu’ont voulu transmettre les autorités et chefs d’entreprise italiennes lors du 2e Forum économique de la Méditerranée tenu les 25 et 26 février dernier à Rome.
Une rencontre marquée par la présence de quelque 260 entreprises dont 200 venues de 13 pays de la rive sud de la Méditerranée, comme l’Algérie, le Liban, la Libye, la Tunisie, le Maroc, Chypre, l’Egypte, la Jordanie, la Turquie et les territoires palestiniens.
Du côté algérien, la forte délégation, composée de 25 entreprises dont Cosider, Cevital, Distribat et des présidents des deux organisations patronales FCE et CGEA, a marqué la rencontre par des interventions de qualité compensant ainsi une défaillance institutionnelle criante pour vendre la destination Algérie.
Pour Samuel Porsia, directeur de l’ICE à Alger, quelque 162 rencontres bilatérales ont été organisées entre les entreprises algériennes et italiennes pour nouer des relations d’affaires. « L’Italie, dit-il, veut se tourner résolument vers la Méditerranée après avoir privilégié durant les années passées l’axe Chine, Inde, Brésil et Russie. Nous avons compris que notre développement naturel, qu’il soit commercial ou industriel, est en Méditerranée. »
Un avis que partage le président du FCE, Réda Hamiani, pour qui l’avenir économique de l’Algérie se joue aussi en Méditerranée. Evoquant le nouveau contexte économique du pays, suite aux récentes mesures prises par le gouvernement pour réduire la facture salée des importations, le président du FCE a estimé que l’Algérie, qui veut diversifier son économie et qui privilégie des coopérations bilatérales devant des processus d’intégration boiteux, à l’image de l’Union pour la Méditerranée, trouve en l’Italie un partenaire fiable et constant.
En dépit de quelques appréhensions des entrepreneurs italiens qui évoquent des problèmes de financement et la loi des 51/49% imposée du côté algérien pour s’installer sur le marché algérien, pour le président du FCE, l’embellie financière du pays est faite de réserves importantes en devises et les nouveaux instruments financiers tels que le leasing, la surliquidité au niveau des banques et la création de fonds d’investissements sont à même de pallier à ces difficultés.
M. Hamiani dit ne pas comprendre d’ailleurs pourquoi aucune banque italienne n’est venue s’installer en Algérie, répliquant ainsi au président de l’Association bancaire italienne (ABI), Corrado Faissola, pour qui « les banques italiennes veulent travailler avec les pays méditerranéens ».
Cette 2e édition du forum tenue après celle de 2006 à Palerme a été marquée par « environ 1200 réunions bilatérales entre les entreprises italiennes et leurs homologues de la Méditerranée », selon Umberto Vattani, président de l’Institut italien pour le commerce extérieur (ICE). « A terme, notre objectif est de créer une zone de libre-échange dans la région. Un espace d’économie réelle, de logistique, d’échanges commerciaux et de connaissances. Un espace de production capable de faire évoluer nos économies respectives », a déclaré de son côté Gianni Alemano, le maire de Rome.
Pour des raisons historiques, l’Italie reste un pays résolument tourné vers la Méditerranée. « Notre pays représente 20% des échanges commerciaux de l’UE avec la Méditerranée. En 2008, nous avons exporté 27 milliards d’euros dans cette région.
Quant à nos importations, elles dépassent les 39 milliards d’euros », a indiqué Claudio Scaiola, ministre italien du Développement économique.
Par M. Mamart - E
lwatan.com - le 2 mars 2010
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Vers la création d'une banque de développement pour la Méditerranée

Le vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), Philippe de Fontaine Vive, a annoncé à Bruxelles que cette institution financière prépare actuellement un rapport préliminaire sur la création d'une "Banque de développement pour la Méditerranée".
Soulignant que ce projet devrait faciliter le partenariat et l'investissement dans la région, il a indiqué que sur demande de la présidence de l'Union pour la Méditerranée (Upm), un comité spécialisé devrait examiner cette question au sein de la BEI le 8 mars.
Il a exprimé sa conviction que la création de cette banque exigera la mise à disposition de nouvelles ressources financières et de moyens de contributions provenant de fonds tant publics que privés, soulignant les difficultés qui peuvent être rencontrées pour réunir de nouvelles ressources en raison de la crise économique mondiale. M. de Fontaine Vive, qui est également directeur de la FEMIP (Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et du partenariat) de la BEI, a, néanmoins, souligné que le volume d'activité entre neuf pays partenaires dans le Processus de Barcelone a dépassé les 6,1 milliard d'euros en 2009, précisant que 80% des projets financés s'inscrivent dans les priorités de l'Upm. Parmi les projets financés figurent ceux liés à la prévention de la pollution dans la mer méditerranée, à l'énergie solaire, à la création de routes et au développement des PME.
Notons que de son côté la Tunisie a récemment recommandé la conversion de la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP) en une banque euro-méditerranéenne de développement. Ce projet présenté le 22 janvier de la même année, a été adopté à l'unanimité par l'assemblée générale du conseil parlementaire euro-méditerranéen.
Il s'agit d'une nouvelle institution conçue pour renforcer les institutions déjà présentes, notamment la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque européenne d'investissement (BEI), à travers la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP) et la Banque de développement du conseil de l'Europe (CEB).
Toujours dans le même contexte, Le groupe technique euroméditerranéen constitué de la Jordanie (Rive sud de la Méditerranée), l'Italie et le parlement européen (Rive nord), et ayant pour mission d'identifier les étapes techniques et de coordonner les efforts des deux parties pour la création de cette institution, a tenu vendredi, une réunion à la chambre des députés, à Tunis portant sur le même sujet.
S'agissant du rôle de cette banque dans la promotion de l'investissement et du partenariat entre les deux rives de la méditerranée, les participants ont indiqué qu'elle aura à faciliter les procédures de financement des projets de développement des PME dans les pays sud-méditerranéens.
De ce fait, Un plan d'actions a été établi à cette occasion et sera soumis à la commission économique et à l'assemblée générale du conseil parlementaire euro-méditerranéen qui se tiendront en mars 2010 en Jordanie.
Par Isma B.- Lemaghrebdz.com - le 1 mars 2010
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Le plan solaire tunisien

Une cinquantaine de participants étaient présents au débat que la chambre Tuniso-Française de Commerce et de l’industrie (CTFCI) a organisé, mercredi, sur le thème « Le Plan Solaire Tunisien » .
Animé par Abdelaziz Rassâa, secrétaire d'Etat chargé de l'Energie Renouvelable et de l'Industrie Agro-alimentaire, cette table ronde a été axée sur plusieurs problématiques dégagées à partir des différentes préoccupations des professionnels, les opportunités de PST, l’utilité de la formation et la recherche et enfin les postes d’emplois créés par ce projet pilote. Les problèmes inhérents à ces différentes étapes ont été abordés dans trois panels.
Au nombre de ces problèmes, les orateurs ont évoqué aussi l’avenir de raffinage en Tunisie notamment avec la mise en place du PST, l’importance de promouvoir l’audit énergétique en tant que métier important et enfin l’encouragement de l’investissement privé.
Le secrétaire d’Etat a rappelé l’importance de ce plan qui porte sur le développement de la production de l’électricité au moyen de l’énergie solaire, en vue de faire de la Tunisie une plateforme internationale de production et d’exportation industrielle et énergétique conformément à la volonté du gouvernement tunisien de promouvoir des actions concrètes d’efficacité énergétique ainsi que les problèmes et opportunités actuels.
Ce plan en tant que partie intégrante de deux programmes régionaux (le plan solaire méditerranéen et Desertec), constitue une opportunité avantageuse pour les pays de Sud de faire part de la recherche et le transfert technologique. A cet effet, le choix sera en fonction de transfert technologique.
Dans ce cadre, la formation occupe une place considérable dans la promotion des énergies renouvelables. D’ailleurs, et dans le but de développer le chauffe-eau solaire, 700 centres de formation ont été mis en place de manière à assurer des cadres qualifiés. S’agissant de photovoltaïque, 950 installateurs vont subir des formations dans le centre technique.
Sur un autre plan, le Plan Solaire Tunisien contribue d’une manière directe dans la création des nombreux postes d’emplois puisqu’il intègre l'ensemble des domaines de l'efficacité énergétique.
Pour le métier de l’audit énergétique, l’accent a été mis sur l’importance de l’auditeur dans ce domaine. Rappelons que centaine d’auditeurs travaillent dans les secteurs industriel et tertiaire.
Evoquant le problème de l’avenir de raffinage, le secrétaire d’Etat a souligné qu’un intérêt accru est accordé à ce secteur. A noter qu’une raffinerie va être créée dans la délégation de Skhira qui peut jouer un rôle majeur dans le développement de ce secteur notamment avec l’existence de la raffinerie de Bizerte en tant que pôle stratégique.
Pour la promotion de l’investissement, Ayadi Ben Aissa, PDG de l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie) a affirmé que l’ANME adhère de manière inconditionnelle à tout projet permettant de réduire sa dépendance aux énergies fossiles et de recourir aux énergies propres et renouvelables. D’autant plus que, tout au long de ces dernières années, l’on a assisté, dans notre pays, à un accroissement de la demande énergétique au vu du développement industriel dans une instabilité notable du marché pétrolier.

Par Africanmanager.com - le 1 mars 2010
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Maroc - Le solaire crée le débat

Le Maroc a lancé en novembre dernier un grand chantier solaire baptisé «Projet marocain de l'énergie solaire» avec un investissement de 9 milliards de dollars. Ce programme de valorisation des énergies renouvelables (ER) devrait porter, à l'horizon 2020, la puissance électrique installée d'origine solaire à 2.000 méga watt (MW). Pour réaliser ces objectifs, le choix de technologies adéquates s'impose.
Pour l'heure, comment les Marocains perçoivent-ils ce grand projet ? «Nous avons constaté que nombreux sont ceux qui associent la production d'électricité à partir de l'énergie solaire au seul photovoltaïque», répond Driss Zejli, responsable de l'Unité des technologies et économie des énergies renouvelables (TEER), au Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST).
Ce dernier opte plutôt pour la technologie thermo solaire à concentration étant donné l'immensité de ce projet (2.000 MW) qui ne peut être associé au seul photovoltaïque.
Selon les experts, le kilowatt (kW) installé photovoltaïque peut coûter aujourd'hui jusqu'à deux fois le prix du thermo solaire. De plus, le photovoltaïque a souvent concerné les petites installations et donc l'électrification décentralisée où il est plus rentable. «Le photovoltaïque ne pourrait donc constituer qu'une petite composante de ce grand projet. L'acquisition de cette technologie pourrait s'inscrire dans le cadre d'une feuille de route de programme orienté vers le long terme. Contrairement au photovoltaïque, les technologies thermo solaires à concentration, et spécialement les centrales à tours et les centrales à miroirs cylindroparaboliques, ont été conçues exclusivement pour les grandes installations depuis leur première utilisation commerciale dans les années 80 aux Etats-Unis d'Amérique», souligne M. Zejli. Et d'ajouter: «Il convient par ailleurs de signaler que ces centrales thermo solaires peuvent fonctionner tout comme les centrales thermiques conventionnelles en faisant appel au stockage de l'énergie. Et c'est à ce niveau que réside la grande différence avec le photovoltaïque et aussi l'éolien. En effet, l'investissement dans le stockage réduit le coût du kWh produit par les centrales thermo solaires à concentration alors qu'il l'augmente de façon très significative dans le cas du photovoltaïque et de l'éolien».
D'après les observateurs, avec cette composante thermo solaire, les objectifs de ce projet peuvent s'inscrire parfaitement dans la stratégie des grands programmes solaires internationaux tels que Desertec et le Plan solaire méditerranéen. Le transfert de cette technologie simple au Maroc peut engendrer l'émergence d'un tissu industriel à fort potentiel de création d'emplois et de richesse.
Convaincu de l'avènement certain de ce type de technologie au Maroc et conscient de l'énorme besoin en formation pour mettre en phase le développement de ces technologies dans le Royaume, le CNRST a organisé il y a déjà trois ans une école d'été sur les ER consacrée en grande partie à ce type de technologie et ce, en collaboration avec un centre de recherche espagnol (CIEMAT) qui abrite la plus grande plateforme solaire européenne.
Pour Abdelfattah Barhdadi, professeur à l'Ecole normale supérieure (ENS) de Rabat, «la technologie photovoltaïque ne peut être vite écartée. En effet, les sites choisis pour implanter les futures centrales solaires marocaines se caractérisent par des terrains vastes et un taux d'ensoleillement qui peut dépasser les 10 kWh/m²/j. Ces deux conditions sont très favorables pour installer certes des centrales thermo solaires mais aussi des centrales photovoltaïques basées sur l'utilisation de photopiles conventionnelles en silicium massif à rendement standard ou des photopiles en couches minces pas chères». Toujours selon M. Barhdadi, «notre pays n'a pas besoin d'investir dans une technologie photovoltaïque onéreuse. Bien au contraire, avec le savoir-faire et l'expertise nationale dans ce domaine (d'après l'étude récente effectuée par l'Académie Hassan II des sciences et techniques, 56% des chercheurs marocains actifs sur la thématique de l'énergie solaire sont des spécialistes de la technologie photovoltaïque), le Maroc est même en mesure de monter sa propre unité de production de photopiles compétitives pour réaliser, s'il le veut, ses futures installations photovoltaïques et concrétiser son projet solaire. La conversion photovoltaïque conventionnelle de l'énergie solaire peut donc aussi constituer une composante majeure dans la réalisation du projet solaire marocain».
Choix technologique
«Concernant le projet solaire marocain, il est prématuré aujourd'hui de parler de choix technologique sur le long terme. En revanche, il existe une dynamique internationale dans les filières photovoltaïque et thermo-solaire et chacune d'elle connaît un taux de croissance important. Par ailleurs, la mise en œuvre du projet solaire marocain mobilisera des mécanismes financiers innovants qui doivent prendre en considération les enjeux énergétiques régionaux et internationaux », souligne Mohamed Berdaï, spécialiste en énergies renouvelables. Et d'ajouter : « C'est vrai qu'il y a dans le monde un vent favorable au solaire, mais le plus important pour le Maroc, c'est de se positionner à l'international pour ne pas être seulement un consommateur d'énergies renouvelables, mais aussi en tant qu'acteur dans ce secteur. L'idée d'être présent dans cette dynamique va nous permettre d'intégrer telle ou telle technologie». Toujours, selon cet expert « le plan solaire marocain n'est pas seulement un programme d'équipement, mais il intègre également la composante industrielle et recherche-développement. »
Par Lematin.ma - le 1 mars 2010

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