La Méditerranée se met à l’heure des révolutions arabes

«Le projet fonctionne dans un environnement radicalement nouveau, et nous devons nous repositionner» en fonction de ce changement, estime Philippe de Fontaine Vive Curtaz, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), lors de la troisième assemblée annuelle du Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée (C.M.I.), organisée le 29 novembre 2011 dans la ville phocéenne, et qui, probablement, était la plus importante.

Car outre de se livrer à l’exercice habituel consistant à «mesurer ce que le CMI a bien fait et ce qu’il peut faire, y compris dans le domaine de l’avancement de l’intégration régionale», selon le mot d’Inger Andersen, vice-présidente de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, ce troisième rendez-vous devait servir à tirer, pour cet organisme qui fonctionne comme le «cerveau» de l’Euromed, les leçons du chambardement politico-stratégique que connaissent les pays de la rive Sud de la Méditerranée, déclenché par la révolution tunisienne.

Et l’une de ces leçons était que l’Europe se doit, peut-être, comme l’a laissé entendre Ahmed Benghazi, directeur général d’Axis Capital (et co-président, avec Philippe de Fontaine Vive Curtaz, du conseil stratégique du CMI) de faire son mea culpa.

Car, rappelle le directeur général d’Axis Capital, «la politique de coopération avec la Tunisie a certes contribué au développement du pays, mais s’est accommodée d’un mode de gestion politique catastrophique et autoritaire». Un constat que partage le vice-président de la Banque européenne d’investissement qui explique que «l’Europe a coopéré au nom de la stabilité» et a, d’une certaine façon, «fermé les yeux» sur ce qui se passait de l’autre côté de la Méditerranée.

Mats Karlsson, directeur du CMI, va plus loin et considère quant à lui que «le processus de Barcelone a permis l’instauration d’un capitalisme autoritaire et prédateur, appelle à réfléchir sur la question de la gouvernance. Ceci pour le passé.

Pour l’avenir, le CMI est interpellé, à l’instar des autres organisations, par le fait que, note Ahmed Benghazi, de nouvelles élites s’apprêtant à prendre les commandes –en Tunisie, mais également en Egypte et au Maroc- «la gestion des politiques de développement sera différente», car ces élites ont «des perceptions différentes des relations avec le Nord».

Que faire alors face à ce nouveau contexte? Pour la BEI, comme le recommande Philippe de Fontaine Vive Curtaz, «à évènements exceptionnels une action exceptionnelle, qui implique de réinventer la Méditerranée».

Inger Anderson, vice-présidente de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, voit quant à elle le CMI «continuer à faire face au Printemps arabe en tant qu’intermédiaire honnête, prenant en considération différentes approches et capable d’avoir un effet de levier sur les ressources de différents partenaires».

Enfin, pour le directeur du CMI celui-ci se doit de «répondre à de nouvelles demandes». Et il a d’ailleurs commencé à le faire, puisqu’en juin 2011 ce centre a facilité, à la demande du gouvernement tunisien, l’organisation d’un dialogue sur la protection sociale et l’inclusion.

Par Moncef MAHROUG - Webmanagercenter.com
http://www.webmanagercenter.com/management/article-113575-la-mediterranee-se-met-a-l-heure-des-revolutions-arabes

S.A.R. la Princesse Lalla Meryem reçoit le prix «Méditerranée pour l'Enfance»

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, Présidente de l'Observatoire national des droits de l'enfant, a reçu, jeudi à Rabat, le prix «Méditerranée pour l'Enfance» attribué par la Fondation Méditerranée pour la Paix, en signe de reconnaissance pour l'ensemble de l'œuvre de Son Altesse Royale et de ses actions en faveur de la protection des droits des enfants.

Ce prix a été remis à Son Altesse Royale par le Pr Michele Capasso, président-fondateur de la Fondation Méditerranée pour la Paix, accompagné de Mme Pia Molinari, membre du Comité directeur de la Fondation, responsable des jeunes, de la femme et de la créativité. «Par cette prestigieuse distinction, la Fondation entend également rendre un vibrant hommage à S.M. le Roi Mohammed VI pour son choix résolu pour conduire son peuple vers une société de droit et de justice, où les enfants pourront jouir de toutes les formes de protection», a souligné M. Capasso.

L'attribution du prix «Méditerranée pour l'Enfance», remis pour la première fois à S.A.R. la Princesse Lalla Meryem par la Fondation Méditerranée pour la Paix et qui, de par sa valeur, vient juste après le prix Nobel, traduit la haute estime dont jouit Son Altesse Royale au niveau international pour ses grandes œuvres en faveur des droits des enfants. Présidente de l'Observatoire national des droits de l'enfant (ONDE) depuis sa
création en 1995 par Feu S.M. Hassan II, du Parlement de l'Enfant et de l'Association marocaine de soutien à l'Unicef, S.A.R. la Princesse Lalla Meryem a toujours fait preuve d'un grand dynamisme pour la promotion des droits des enfants.

Ses actions multisectorielles et son engagement inconditionnel en faveur des enfants et des femmes lui ont valu la reconnaissance de la communauté internationale. A cet égard, S.A.R. la Princesse Lalla Meryem a été nommée Ambassadrice de bonne volonté de l'UNESCO en juillet 2001. Il est à rappeler, en outre, qu'en sa qualité de Présidente de l'Union nationale des femmes marocaines, S.A.R. la Princesse Lalla Meryem avait reçu à Paris le Trophée international décerné par l'association «Femmes Leaders Mondiales» en présence de personnalités éminentes de France et d'Europe. Ayant toujours assumé avec grand mérite les hautes responsabilités qui lui ont été confiées, Son Altesse Royale est aussi Présidente des œuvres sociales des Forces Armées Royales et de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l'étranger. «Le prix Méditerranée» a été créé en 1996 par la Fondation Méditerranée pour la Paix. Il est attribué annuellement à des personnalités de haut rang du monde politique, culturel et artistique ayant contribué, à travers leurs actions, au rayonnement des valeurs de solidarité et de tolérance dans le pourtour méditerranéen. Ce prestigieux prix a été déjà décerné en 1999 à la mémoire de Feu S.M. Hassan II en hommage à son rôle précurseur pour le triomphe des idéaux de dialogue et de tolérance.

A noter que la Fondation Méditerranée pour la Paix a été créée en 1991 par Michele Capasso. Elle comprend en son sein des sommités, hommes et femmes, du monde de la diplomatie, de la politique et de la culture de l'espace méditerranéen.
La fondation vise à promouvoir le dialogue et la paix dans les deux rives de la Méditerranée.
Ont assisté à cette cérémonie, le général Mohamed Brouk, chef de la Direction générale des œuvres sociales des Forces Armées Royales, Jean-Benoît Manhes, représentant adjoint de l'UNICEF au bureau de Rabat, Said Raji, directeur exécutif de l'ONDE, et le colonel Alia Settaf, responsable du cabinet de S.A.R. la Princesse Lalla Meryem.

Par MAP & Lematin.ma
http://www.lematin.ma/journal/Activite-Princiere_S-A-R--la-Princesse-Lalla-Meryem-recoit-le-prix--Mediterranee-pour-l-Enfance-/159843.html

Stop à l’obsession allemande, la France ne doit pas oublier son destin méditerranéen

L'avenir européen de la France passe-t-il forcément par le couple franco-allemand ? C'est ce que semble croire la France, qui commet ainsi l'erreur stratégique de négliger sa façade géopolitique méditerranéenne.
La France commet une double erreur stratégique en s’agrippant au couple franco-allemand comme une moule à son bouchot. Cette erreur a des conséquences dévastatrices dès lors qu’elle devient le substrat de la construction européenne à l’exclusion de tout autre modèle ou de tout autre ambition.

L’axe franco-allemand affaiblit la France
Beaucoup de Français sont aujourd’hui convaincus que le dynamisme du couple franco-allemand est la seule façon pour la France de peser efficacement en Europe et dans le monde. Ceux-là se sont laissés berner par l’idée, qui sonne maintenant comme l’un des habituels lieux communs de la pensée unique, selon laquelle la France est au mieux une puissance régionale moyenne dont la visibilité dans le monde passe forcément par une Europe germanocentrée.
Au nom de cette illusion, la France a accepté sans broncher depuis vingt ans une série de couleuvres dont nous mesurons aujourd’hui les conséquences pour le rayonnement de notre République : réunification de l’Allemagne sans contrepartie diplomatique, désignation de Berlin comme capitale, élargissement bâclé de l’Union à l’ensemble des pays traditionnellement germanophiles, Pologne exceptée (si l’on considère que la France y reste une référence). L’Europe des 27 est une Europe délibérément favorable à l’Allemagne, et constitue un débouché naturel pour ses produits.
Pire, nous avons accepté de mener une politique économique étrangère à notre tradition pour satisfaire les exigences allemandes: désinflation, monnaie forte, banque centrale indépendante des peuples et obligée, par les traités, à la seule stabilité financière, sans prise en compte des conséquences sociales de ses choix. Le résultat est criant : l’euro, né à peu près à parité avec le dollar, s’est apprécié de près de 50% en 10 ans.
Cette politique a systématiquement avantagé l’industrie allemande, et dévasté la nôtre. En effet, l’euro fort permet à l’Allemagne un approvisionnement énergétique à prix cassé (elle peut d’ailleurs se permettre de sortir du nucléaire...), sans pénaliser ses exportations, puisque la compétitivité de l’industrie allemande n’est qu’assez peu dépendante de ses prix. Notre industrie, qui exporte historiquement grâce à la faiblesse de ses prix, et qui a par ailleurs atteint un pic de productivité reconnu par les statistiques de l’OCDE, s’est en revanche pris, par le seul fait de l’euro fort, un déficit de compétitivité de 50% en 10 ans.
Croire que ce marasme se résoudra par un approfondissement de la collaboration avec l’Allemagne est évidemment la répétition d’une erreur bien connue, commise au siècle dernier. En réalité, le couple franco-allemand dans l’Europe des 9 ou des 10 constituait un noyau central utile à la consolidation d’un projet continental cohérent. Dans l’Europe des 27, il sert juste à domestiquer ou neutraliser la France, devenue simple banlieue d’un projet germanocentrique.

La France n’est grande que par la Méditerranée
L’illusion fut sans doute d’imaginer que le Traité de Rome permettait de faire table rase de l’histoire européenne et de construire sur une rationalité pure, vierge de tout passif et de tout héritage culturel et diplomatique. La crise de l’euro que nous traversons permet de démythifier cette illusion. Elle nous rappelle que les faits sont têtus : les rivalités européennes sont encore à l’oeuvre dans la construction communautaire.
C’est pourquoi, en tournant le dos à la Méditerranée pour entrer dans un huis clos stratégique avec l’Allemagne, la France s’est dangereusement affaiblie et découverte.
Historiquement, la Méditerranée constitue notre sphère naturelle de prospérité, qu’elle soit économique ou culturelle. Sans cette façade maritime méridionale, la France n’aurait pu se construire, comme elle l’a fait pendant 2 500 ans, et elle n’aurait jamais connu le rayonnement mondial qu’on lui connaît.
Les liens de toujours entre la France et l’Italie, entre la France et l’Afrique, notre compagnonnage spontané avec l’Espagne, sont au fondement de notre civilisation et de notre grandeur. Imagine-t-on le patrimoine français sans référence à la culture gréco-latine? Imagine-t-on un droit de veto de la France à l’ONU si elle n’avait tenu la place qu’elle devrait précieusement préserver en Afrique et dans le bassin méditerranéen ?
De ce point de vue, la France enchaîne depuis plusieurs mois les contre-sens historiques. Les humiliations que nous infligeons injustement aux Grecs et aux Italiens à l’occasion de la crise de l’euro, les stratégies de rupture que nous développons en Libye ou en Syrie, sont des choix malheureux.
Ils sont en cohérence avec une politique funeste menée depuis plusieurs années: refus de l’entrée de la Turquie dans l’Union, désintérêt patent pour les coopérations renforcées avec le Maghreb dans le cadre communautaire, méfiance institutionnelle vis-à-vis de l’Islam, avec qui nous avons coexisté pacifiquement pendant des siècles. Et regardons simplement l’état de décrépitude dans lequel nous laissons le port de Marseille. Il est une preuve évidente que nous fuyons notre destin méditerranéen, source de notre grandeur, pour nous enfermer dans un délétère couple franco-allemand.
En vérité, la France ne retrouvera sa place et sa prospérité qu’en jouant le rôle que son histoire lui confie : celui de constituer un grand bloc de prospérité de l’embouchure de l’Escaut jusqu’au Sahara, de la mer du Nord jusqu’au canal de Suez.

Par Éric Verhaeghe est l'ancien Président de l'APEC (l'Association pour l'emploi des cadres) et auteur de Au coeur du MEDEF : Chronique d'une fin annoncée, Jacob-Duvernet (septembre 2011).
Source - http://www.atlantico.fr/decryptage/stop-obsession-allemande-france-mediterranee-couple-franco-allemand-mediterranee-eric-verhaeghe-239058.html

Il faut redonner l'espoir à la jeunesse

Aucune génération n'a bénéficié d'autant de libertés et de si peu d'opportunités. » Ce commentaire d'un de mes étudiants au Collège d'Europe résume parfaitement le dilemme auquel la jeunesse se trouve confrontée, non seulement de Madrid à Lisbonne..., mais aussi de Tunis au Caire.
Comment avoir foi en l'avenir si les libertés conquises ou pour lesquelles on se bat toujours ne débouchent sur aucun espoir d'intégration dans le monde du travail ? Hier, les marxistes mettaient l'accent sur la distinction entre libertés formelles, celles de la démocratie capitaliste, et libertés réelles, celles du monde socialiste.
La situation de la jeunesse est certes fort différente des deux côtés de la Méditerranée. La liberté est une conquête de près de quarante ans qui semble avoir toujours été présente à Madrid et à Lisbonne.
A Tunis et plus encore au Caire, la liberté est encore bien fragile. L'Histoire ne s'est pas encore prononcée en Egypte entre le scénario de la révolution et celui de la révolution de palais permettant à l'armée de conserver son pouvoir et ses privilèges.
Pourtant, avec un taux de chômage des jeunes de près de 50 %, l'Espagne n'est pas loin d'atteindre des taux correspondant à ce qui existe de l'autre côté de la Méditerranée. Les jeunes Espagnols qui apprennent l'allemand ou le portugais (pour partir au Brésil) sont-ils à ce point différents de ces jeunes Tunisiens qui sont prêts à prendre tous les risques pour trouver un travail en dehors de leur pays ? Le chômage massif des jeunes est un encouragement aux islamistes de l'autre côté de la Méditerranée et aux populismes de ce côté-ci, un obstacle aux espoirs de démocratisation chez eux et une attaque aux fondements mêmes de la démocratie chez nous.
Une civilisation se juge par sa capacité à inspirer de l'espoir à sa jeunesse. Si ceux qui incarnent le futur ne croient plus en un avenir possible dans les pays qui sont les leurs, c'est l'ensemble de l'équilibre social qui est profondément en crise. Aujourd'hui, tous les pays européens sont à des degrés divers concernés par une problématique qui, à travers inquiétude et désenchantement, favorise la montée du cynisme et de l'irrationalité.
Le sort de la révolution arabe dépend très largement de l'évolution économique. Les manifestants qui occupent à nouveau la place de la Liberté au Caire sont d'autant plus amers que rien n'a changé depuis le départ de la famille Moubarak, que la situation économique du pays et donc le taux de chômage des jeunes continuent à se dégrader. La révolution a été au moins aussi éthique que politique et, sur le plan de la lutte contre la corruption, les progrès semblent largement inexistants.
Là encore la comparaison avec l'Europe peut paraître excessive, mais s'agit-il, dans certains pays européens, d'une vraie différence de nature ou d'une simple différence de degré ?
Le dilemme européen est que, de manière ultime, ce qui est nécessaire économiquement ne sera acceptable politiquement que si les efforts indispensables semblent répartis équitablement. Des deux côtés de la Méditerranée la question de la justice sociale, c'est-à-dire celle de l'éthique, est devenue prioritaire.
Face aux appels des Cassandre qui annoncent tout à la fois la fin de l'euro et la démondialisation, les défenseurs de la construction européenne et du capitalisme libéral doivent avoir présents à l'esprit les avertissements du comte Cavour, l'un des pères de l'unité italienne, selon qui « les réformes faites à temps affaiblissent l'esprit révolutionnaire ».
La rigueur est une chose, mais elle peut conduire à l'explosion sociale sinon à des processus révolutionnaires si elle ne s'accompagne pas de fenêtres d'espoir pour la jeunesse. Comment concilier Pinay, le « père la rigueur », et Keynes, l'homme de la relance par les grands travaux et les grands projets, c'est là toute la question. On ne peut tuer l'Europe pour sauver l'euro, et on ne peut laisser couler l'euro sans entraîner dans sa chute toute la construction européenne.
L'arrivée au pouvoir des conservateurs en Espagne et même le remplacement de Berlusconi par Monti en Italie ne laissent présager rien de bon si leurs messages de rigueur ne s'accompagnent pas d'un souffle d'espoir. La société ne peut tout à la fois, échouer à donner ses chances aux jeunes, et les juger paresseux, intolérants et égoïstes.
Par Dominique Moïsi  conseiller spécial à l'Ifri - LesEchos.fr


Méditerranée - « Médias sociaux riment avec changement »

La liberté de la presse et son rôle traditionnel sont actuellement au cœur des craintes et des espoirs des journalistes après les révolutions arabes.
Les médias – et particulièrement les réseaux sociaux – ont joué un rôle déterminant dans les révolutions arabes. La liberté d’expression qui s’est propagée grâce à l’utilisation des médias sociaux, comme Facebook et Twitter, a permis une accélération sans précédent du processus de changement politique dans cette région.
Le parlementaire européen Patrick Le Hyaric revient d’abord sur le fondement de la liberté de la presse. Il affirme que la liberté d’informer et d’être informé est dans le corpus de toutes les chartes des droits de l’homme. Il est essentiel de disposer d’une variété d’informations. Selon lui, « il se construit actuellement un espace médiatique arabe qui se connecte à l’espace médiatique mondial ». Il estime d’ailleurs que « c’est le réel qui fait bouger les moyens de communication », alors que certains observateurs pensent, au contraire, que les médias sociaux sont à la base du sursaut de liberté dans les pays arabes.

Pour Simon Busuttil, élu européen et membre de la délégation de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée, « la liberté de la presse est un combat permanent. En Europe, beaucoup de plaintes affluent régulièrement » concernant des abus de la part de certains gouvernements ou de certains hommes politiques.
Il considère d’autre part que les « médias sociaux ont été un substitut aux médias traditionnels », quand ces derniers étaient absents ou biaisés. C’est ce qui s’est passé avec les régimes autoritaires avant de tomber. C’est le cas actuellement de la Syrie où, en l’absence de correspondants pour couvrir les événements, les citoyens sont devenus eux-mêmes des journalistes témoins.
Selon le parlementaire européen Damien Abad, dans un autre contexte, on trouve souvent des blogueurs éduqués qui veulent s’émanciper dans les pays où le pouvoir est hermétique. « Ils ont la volonté de mettre sur la place publique des sujets interdits en société », affirme-t-il, qualifiant ces blogueurs de « cyberrévolutionnaires ». Les réseaux sociaux sont devenus un moyen pour ouvrir une société fermée sur elle-même, explique M. Abad, affirmant que les médias sociaux peuvent également être complémentaires à la démocratie représentative dans les pays démocratiques.
Le cas de l’Algérie est un exemple atypique mixant les deux systèmes. Pour le blogueur algérien Kamel Daoud, « l’Algérie n’est pas une dictature, mais elle n’est pas une démocratie. Les médias ne sont pas censurés, mais ils ne sont pas libres ».
Il explique en outre les raisons du manque d’influence des blogueurs dans son pays par le taux peu élevé de pénétration de l’Internet en Algérie où il y a déjà un minimum d’espace de liberté. Ainsi, les appels à manifester, bien que nombreux, ont été peu suivis par la population.
Kamel Daoud estime toutefois que le Web est un espace alternatif qui a permis l’émergence d’une presse qui a une plus grande liberté que les médias traditionnels.
Le journaliste et blogueur libyen Ahmad Alfaitouri est lui aussi prudent sur l’influence des médias sociaux sur la révolution dans son pays. Au tout début des manifestations, les autorités ont coupé tous les moyens de communications, Internet, réseaux téléphoniques, etc., affirme-t-il. Selon lui, « c’est le printemps arabe qui a mis en valeur les médias sociaux et non le contraire ».
Ana Gomes, Portugaise et membre de la sous-commission des droits de l’homme au Parlement européen, est blogueuse depuis 2003. « Je blogue toute la journée quand je suis en mission d’observation, lors de mes divers déplacements à l’étranger », affirme-t-elle. Son souci principal est la défense des droits humains, à travers l’initiation des experts en la matière aux questions de la sécurité et de la défense. Pour elle, les médias sociaux ont joué un rôle important dans les révoltes du monde arabe, mais aussi chez les « indignés » dans les pays occidentaux. Toutefois, les blogueurs sont dans une situation délicate. « Leurs efforts ne sont pas suffisants. Il faut s’organiser », ajoute-t-elle. Mme Gomes estime en effet que « les blogueurs doivent passer un palier dans la vie politique. Les partis politiques ne peuvent être dépassés. Ils sont un pilier essentiel de la démocratie ».
Slim Ayedi est tunisien. Il se considère comme un journaliste qui s’est converti en blogueur. Pour lui, « médias sociaux riment avec changement ».
Il raconte qu’en 2010, il a acheté une caméra et commencé à publier ses films sur Internet. Il posait des questions aux jeunes, leur demandant ce qu’ils veulent. Et il a rapidement été « suivi » par 3 000 internautes. Depuis, sa vie a changé. Son slogan : « Si vous n’avez pas de média, soyez vous-même un média ». Selon Slim Ayedi, les raisons de son succès est le manque de crédibilité des médias publics en Tunisie. Il regrette par ailleurs que les blogueurs indépendants tunisiens aient été écartés des élections. N’ayant aucune structure officielle, ils n’ont pas reçu des subventions, contrairement aux partis politiques. Il s’inquiète ainsi pour leur avenir.
Modeste, il affirme que « les vrais révolutionnaires sont les Tunisiens qui ont participé aux manifestations à Casbah I et II, ce sont les milliers de Syriens qui sont tués, blessés et torturés par le régime ». Le rôle des blogueurs a été de traduire et de transmettre la révolution, ajoute-t-il.
Le succès des blogueurs et des médias sociaux a néanmoins son revers. « C’est un instrument avec ses avantages et ses défauts. Il faut profiter de son potentiel et se méfier des manipulateurs », affirme pour sa part l’élue européenne Marietje Schaake. Elle donne l’exemple des pressions en Iran et en Chine sur les blogueurs qui sont harcelés, emprisonnés et torturés. C’est le cas aussi en Syrie, où les autorités ont autorisé dernièrement les médias sociaux pour mieux surveiller et arrêter les opposants. Elle plaide ainsi pour un Internet sans censure et sans surveillance.
Le « printemps arabe » a vu également naître l’usage de plus en plus fréquent des informations postées sur les médias sociaux, dont Facebook, Twitter et YouTube.
« Les révoltes ont fait évoluer le travail des médias traditionnels », affirme ainsi la journaliste libanaise Tania Mehanna. Ce changement fait relever un défi important selon elle, celui de toujours s’assurer des éventuelles manipulations et des fausses informations. « C’est l’une des responsabilités du journaliste », ajoute-t-elle.
De son côté, le reporter d’al-Arabiya dans les territoires palestiniens, Khaled Bachir, estime que « la révolution doit se poursuivre, notamment dans les médias et parmi les journalistes, qui doivent se diriger vers un journalisme d’investigation ».
En effet, avec la fin des dictatures, certains journalistes doivent réapprendre leur métier, et appliquer la déontologie et l’éthique journalistique, tellement bafouée durant des décennies.
Malgré un optimisme évidement, les gens de presse restent craintifs concernant la période postrévolutionnaire, notamment avec l’arrivée des islamistes au pouvoir.
En effet, les médias publics ont été soumis au contrôle strict des anciens régimes issus d’un parti unique ou de l’armée, alors que les médias privés suivent les agendas et les intérêts personnels de leur propriétaire, qu’ils soient des hommes d’affaires locaux ou des gouvernements étrangers comme les pays du Golfe.
Aujourd’hui, les journalistes risquent d’être confrontés à de nouvelles limites, religieuses cette fois, et qu’il sera encore plus difficile à dépasser.

Source Lorientlejour.com
http://www.lorientlejour.com/category/Dossier+Proche-Orient/article/734751/%3C%3C+Medias_sociaux_riment_avec_changement+%3E%3E.html

Pour un nouveau départ du partenariat euro-méditerranéen après le " printemps arabe "

Séminaire Les révoltes en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ont mis en évidence les défaillances des relations entre les deux rives de la Méditerranée, incitant les Européens à changer de priorités pour répondre aux nouveaux besoins des pays touchés par la chute des régimes autoritaires.

Les révoltes arabes ont été une surprise pour grand nombre d’acteurs locaux et internationaux. Mais tout le monde est désormais d’accord pour affirmer que le chemin est encore long pour aboutir aux buts définis, à savoir, la construction de régimes fondés sur les droits de l’homme et les valeurs démocratiques.
Afin d’explorer comment les institutions européennes et les médias peuvent contribuer à soutenir la transition démocratique dans les pays du « printemps arabe », et afin de renforcer le partenariat euro-méditerranéen à l’aube de cette nouvelle ère, le Parlement européen (PE) a accueilli un séminaire à Bruxelles, intitulé « Les relations euro-méditerranéennes après le printemps arabe : assister la transition démocratique en Méditerranée et dans le Moyen-Orient ; explorer de nouvelles pistes pour des opportunités de partenariat ». L’objectif du séminaire a été de créer une plate-forme commune pour les représentants des médias des deux rives de la Méditerranée, en vue d’améliorer la communication et l’information sur les approches que l’UE pourrait prendre envers les questions euro-méditerranéennes.
Ce séminaire, organisé par la Direction générale (DG) de la communication du Parlement européen, en coopération avec la Commission européenne (CE), avait pour but de donner aux journalistes l’opportunité de se familiariser avec les outils et les projets de communication des institutions européennes – en particulier ceux qui se focalisent sur les relations euro-méditerranéennes – et d’en discuter ouvertement avec des députés européens, des fonctionnaires européens ainsi que d’autres professionnels des médias.
« À ce moment crucial dans l’histoire de la région méditerranéenne, le Parlement européen a la conviction qu’une coopération plus étroite entre tous les types de médias – de part et d’autre de la Méditerranée – ne pourra que faciliter le processus démocratique et mieux servir le projet politique de l’Union pour la Méditerranée », commente d’emblée un communiqué.
Lors de l’ouverture du séminaire, le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, a affirmé pour sa part que « le printemps arabe est loin d’être terminé, il vient à peine de commencer. Dans ce contexte, le Parlement européen désire servir les aspirations des peuples arabes qui se sont levés pour obtenir leurs droits ». M. Buzek a appelé les médias à dénoncer les injustices et les abus du pouvoir, et à donner leur voix à ceux qu’on n’entend pas. « Le Parlement européen est aux côtés des médias libres pour les soutenir quand ils en ont besoin », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que « la liberté de la presse est au cœur de la démocratie ».
De son côté, Juana Lahousse-Juarez, directrice générale de la DG de communication au PE, a affirmé que ce dernier défend la liberté de la presse même au-delà des frontières de l’Europe, donnant comme preuve l’attribution du prix Sakharov en 2011 à un groupe de cinq militants du printemps arabe.
Pour sa part, Rodi Kratsa-Tsagarapoulo, vice-présidente du PE responsable pour la politique d’information et de communication, et pour les relations euro-méditerranéennes, a d’abord justifié l’organisation du séminaire par la nécessité de promouvoir une meilleure compréhension et coopération dans la région EuroMed. Selon elle, à l’aube d’un nouvel avenir, la diffusion de l’information est essentielle en vue d’une transition démocratique, mais aussi d’une meilleure relation entre l’Europe et le monde arabe. L’UE veut contribuer à la construction d’une société démocratique. Ainsi, le PE est « déterminé à bâtir l’avenir sur la base d’une communauté de valeurs, comme les droits de l’homme et la démocratie, d’où l’importance du rôle des médias », ajoute Rodi Kratsa-Tsagarapoulo.
Même son de cloche de la part de la Commission européenne. Pour Jean-Pierre Vandersteen, directeur général pour la communication à la CE, « personne n’a vu venir les révoltes arabes. Les régimes autoritaires semblaient régner à jamais sur leur pays. Puis, un à un, les dictateurs sont tombés et les appels à la démocratie se sont amplifiés comme une traînée de poudre, laissant aujourd’hui le régime syrien de Bachar el-Assad isolé ». L’une des raisons de cette surprise est évidemment le manque d’information. D’où le besoin de médias libres et indépendants, qui est le fondement de la vie démocratique. Il reprend en outre les propos du président de la CE, Jose Manuel Barroso, qui disait que la mer Méditerranée doit être une mer qui nous unit et non pas qui nous sépare. « L’élimination des régimes autocratiques a ouvert la voie à un saut qualitatif des relations EuroMed. Il s’agit d’une opportunité qu’aucun de nous ne doit laisser passer », ajoute donc M. Vandersteen.
Gianni Pitella, vice-président du PE responsable pour les relations euro-méditerranéennes, revient sur les erreurs d’ordre politique de l’UE concernant le passé et fait une autocritique de la Politique européenne de voisinage (PEV).
D’abord il critique le dialogue imposé au Sud suivant le rapport économie vs sécurité, fermant les yeux contre la tyrannie lorsqu’il y avait une prétendue stabilité. Les Européens avaient par ailleurs beaucoup de mal à comprendre ce qui se passait dans les pays arabes au début des révoltes. « La seule idée qui les préoccupait était le nombre d’immigrants arrivant à Lampedusa. C’était d’une bassesse immorale », s’indigne-t-il. Selon M. Pitella, « si l’Europe a un rôle à jouer, c’est de se tourner vers la Méditerranée, et non plus vers l’Est. En dépassant nos peurs, nous pouvons bâtir ensemble une communauté politique euro-méditerranéenne fondée sur les valeurs démocratiques ».
De son côté, Pier Antonio Panzeri, président (PE) de la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et de l’Union du Maghreb arabe, estime que l’Europe ne pouvait plus poursuivre sur la même voie en fermant les yeux sur les exactions des dictateurs. Il soutient également la mise en place d’une intégration régionale. Selon lui, « les pays ex-communistes de l’Europe de l’Est avaient une perspective devant eux, celle d’adhérer à l’UE. Cette dernière doit donc impérativement modifier sa position en ce qui concerne les pays touchés par le printemps arabe ».
L’UE a été plutôt rapide en réagissant aux révolutions arabes, estime toutefois Alar Alljum, conseiller du directeur responsable pour le Moyen-Orient au service européen d’action extérieure. « La PEV a été révisée pour s’adapter à la nouvelle situation », ajoute-t-il, ajoutant que les Européens seront plus exigeants pour aboutir à une démocratie profonde, et non pas de façade.
Pour ce faire, tout le monde est d’accord qu’une presse libre et indépendante est le fondement de la société démocratique. Et il y a un besoin urgent dans ce contexte au Moyen-Orient. « Il s’agit de former une opinion publique à travers une communication transparente », ajoute M. Panzeri.
Enfin, les différents intervenants ont tous insisté sur le fait que tout soutien doit se faire à la demande des personnes intéressées.
« Le moment est opportun pour mieux se connaître, pour communiquer et partager la communauté de valeurs qui lient les deux rives de la Méditerranée. Il faut ainsi poser les piliers d’une nouvelle base pour le partenariat euro-méditerranéen », conclut Rodi Kratsa-Tsagarapoulo.
Par BRUXELLES, Antoine AJOURY - Lorientlejour.com
http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/734811/Pour_un_nouveau_depart_du_partenariat__euro-mediterraneen_apres_le_%3C%3C+printemps_arabe+%3E%3E_.html

Méditerranée - Tanger accueille la 2è conférence méditerranéenne côtière et maritime

La ville de Tanger accueille jusqu'à aujourd'hui la 2è conférence méditerranéenne côtière et maritime, réunissant des chercheurs et organismes spécialisés de plusieurs pays méditerranéens.
Organisée par la Société marocaine des sciences maritime et portuaire (SMSMP), en collaboration avec le Pôle Mer de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) et le Centre français du littoral, cette rencontre a pour objectifs d'actualiser les connaissances dans le domaine du génie côtier et maritime en Méditerranée.

Dans une déclaration à la MAP, Mohamed Chagdali, président de la SMSMP, a indiqué que cette rencontre a pour but de présenter des travaux de recherche sur le milieu marin, le transport maritime, le génie côtier, la pollution et les énergies marines, afin de diffuser le savoir sur les récents développements dans le domaine de la recherche maritime et côtière.

Ce colloque scientifique devrait aussi aboutir à des projets et partenariats entre les deux rives de la Méditerranée en matière de formation universitaire et de la réalisation de projets de recherche ainsi que des projets de développement, a souligné M. Chagdali.

Il a aussi noté que cette rencontre offre l'occasion pour discuter de l'avenir des énergies marines au Maroc et mettre en avant les grands projets portuaires du Royaume, notamment le complexe Tanger Med, ainsi que des réalisations relatives à la gestion du littoral.

De son côté, Mme Eve Raymond Garry, du Pôle Mer PACA, a relevé l'importance de thèmes tels l'aménagement portuaire, la gestion des zones côtières et le dessalement de l'eau de mer pour les pays du pourtour méditerranéen, qui sont par ailleurs confrontés aux même problèmes liés au changement climatique ou encore à la raréfaction de l'eau.

C'est pour cela qu'après la Tunisie en 2009, cette conférence est organisée cette année au Maroc et sillonnera d'autres pays méditerranéens dans l'avenir, a-t-elle fait savoir.
Source - MAP & Aufaitmaroc.com
http://www.aufaitmaroc.com/science--environnement/eau/2011/11/23/tanger-accueille-la-2e-conference-mediterraneenne-cotiere-et-maritime

Méditerranée - L’Europe fait le pari du solaire au Maghreb

Les lignes à très haute tension de Medgrid entre l’Afrique et l’Europe transporteraient l’énergie fournie par les fermes solaires du Maghreb.
Peu à peu, le plan solaire méditerranéen prend corps. Ce jeudi matin à Bruxelles, les deux projets phares Medgrid et Desertec, conçus séparément au départ, signeront un accord de coopération. D’origine française, le premier consortium vise à construire des lignes à très haute tension reliant l’Afrique à l’Europe. D’inspiration allemande, le second prévoit la construction de gigantesques fermes solaires au Maghreb.

Le document sera ratifié par André Merlin, président de Medgrid, et Paul Van Son, son alter ego chez Desertec. Éric Besson, le ministre français de l’Industrie, et Jochen Homann, son homologue allemand, seront également présents. À Bruxelles, où se tient également un Conseil des ministres européens de l’Énergie, la Commission se prévaut aussi d’avoir œuvré au rapprochement des deux initiatives. «D’un côté, la production d’énergie, de l’autre, son transport : nous avions naturellement vocation à converger, commente André Merlin, notre projet commun s’inscrit pleinement dans le cadre des échanges Nord-Sud, avec une parfaite récipro­cité.» La construction des infrastructures bénéficiera en effet aux deux rives de la Méditerranée.

Pourquoi les pays d’Afrique du Nord devraient-ils exporter de l’électricité alors que leurs besoins énergétiques progressent plus vite encore que leur croissance économique ? «Vendre leurs kilowattheures à un bon prix aux Européens permet par la suite de faire baisser le prix du courant sur le marché intérieur», explique Cédric Philibert, chargé de l’énergie solaire à l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Certains observateurs doutent de la viabilité de transporter de l’électricité sur des milliers de kilomètres. Mais les progrès techniques ont réduit les pertes en lignes, qui s’élèvent désormais à 3 % pour mille kilomètres, plus 2 % à l’entrée et à la sortie du réseau très haute tension, poursuit l’expert de l’AIE.

Du courant nuit et jour

Les futures centrales solaires du Maghreb ne seront pas photovoltaïques. Il s’agira de centrales à concentration thermique (sur le principe de Gemasolar, en Espagne) qui ont le gros avantage de stocker l’énergie et donc de fournir du courant même la nuit ou par temps couvert, et surtout à la demande.

Le premier projet dans le cadre de Desertec devrait étendre ses miroirs paraboliques sur 12 kilomètres carrés, près de Ouarzazat (Maroc) et afficher une puissance de 500 mégawatts (plus de la moitié d’un réacteur nucléaire de la génération de Fessenheim par exemple). La Commission européenne a financé ce projet pharaonique de 2 milliards d’euros à hauteur de 30 millions d’euros.

«Les études montrent que si l’Europe veut réduire de 85 % ses émissions de carbone à l’horizon 2050, elle devra importer de l’énergie propre, remarque-t-on à la Commission. La consommation énergétique de l’Afrique va doubler d’ici à 2030. Si nous l’aidons à produire de l’énergie propre, les deux rives de la ­Méditerranée seront gagnantes.»

Reste maintenant aux différents acteurs à s’entendre sur le financement de l’initiative globale. Ce ne sera pas une mince affaire, même si les participants sont de plus en plus nombreux : ce matin, Medgrid ­officialisera l’arrivée de son 22e partenaire, le gestionnaire du réseau portugais Ren.
Source LeFigaro.fr
http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=213090143

Transition au sud de la Méditerranée : «L’économie sera le juge de paix»

Les révoltes dans les pays de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient semblent avoir pris tout le monde de court, y compris ceux qui les vivent ou les subissent. Du côté européen, l’heure est à la prudence et la compréhension de ces changements.
Dans cette optique, la délégation aux affaires stratégiques du ministère français de la Défense, en association avec l’Académie diplomatique de Malte, le Polish Institute of International Affairs et l’Institut d’études européennes des facultés universitaires Saint-Louis de Bruxelles, a réuni dans le cadre du 3e forum EuroMaghreb tout un panel d’experts, les 24,25 et 26 novembre dernier à La Valette (Malte).

Les deux rives, nord et sud, de la Méditerranée sont condamnées à l’entente et à la coopération. C’est du moins ce qui est ressorti des débats marathon du Forum de Malte. Devant la précipitation des événements dans les pays de la rive sud et la crise financière qui guette bon nombre de pays de la rive nord, les interactions en termes de débouchées pour les entreprises européennes, la sécurité énergétique et les craintes sécuritaires liées au terrorisme et à l’immigration clandestine semblent ne laisser aucun pays indifférent.
Pour Cristiano Zagari, juriste et politologue à l’université de Viterbe(Italie), «le projet méditerranéen peut donner une nouvelle vie au projet européen». «Je ne vais pas parler d’Italie, dit-il, nous sommes en perpétuelle transition. On parle déjà de 3e République», ironisera-t-il.

Les cadres de coopération déjà existants sont largement décriés. «Il faut un nouveau mode de coopération avec les pays du Sud», estime René Leray, professeur à l’université Saint-Louis de Bruxelles (Belgique). Pour cet universitaire, «il ne faut pas créer de faux espoirs et les faux semblants en créant des accords d’association, de 1re et 2e générations, des statuts avancés, spécialisés, etc., et se retrouver dans l’impasse quelques années après».
«Il faut parler le langage de la vérité avec nos amis du Sud», s’exclame-t-il. Et d’ironiser : «Le successeur de Moubarak, prévu pour l’Union pour la Méditerranée (UPM), est l’ex-président tunisien Ben Ali !» Et il a été beaucoup question lors des débats de cette hypocrisie des dirigeants occidentaux qui soutiennent les dictateurs et qui font semblant de militer pour la démocratie dans ces pays. Abondant dans le même sens, Sara Ghenima, militante féministe tunisienne et chef d’entreprise en TIC, accable la Banque mondiale qui, dit-elle, «travaille avec les dictateurs et catalogue la corruption de négative et positive. On finance des projets et on fait semblant de ne rien voir, surtout pour les fonds qui repartent à l’étranger».
De son côté, le politologue algérien, Rachid Tlemçani, dira : «L’Europe et le Maghreb naviguent à vue devant un mouvement révolutionnaire porteur d’espoirs.» Il a été plus pragmatique quant à la coopération Nord-Sud : «L’Europe peut nous aider à dévoiler les comptes des dirigeants arabes».


Un plan Marshall sans argent !
Etant considéré comme le nerf de la guerre, il a été aussi question d’argent dans ce forum. Les différents intervenants n’ont pas manqué de relever l’importance d’un franc soutien financier pour la réussite des transitions en cours. «L’économie sera le juge de paix de la transition», dira un expert, pour qui «la transition doit être politique et économique, car si la transition économique ne marche pas, ça va faire retarder ou échouer la transition politique».
Un avis que ne peut que partager Abdussalam Ammara, professeur de droit libyen, et dont le pays est en attente de soutien financier, dit-il, après avoir été largement détruit par les coalisés en chassant la famille El Gueddafi du pouvoir. Pour lui, si ce soutien tarde encore à venir et face aux difficultés de la vie devenue impossible en Libye, des pans entiers de la population regretteront l’ex-tyran ! Et comment dans des conditions de vie aussi difficiles s’étonner après que des islamistes accèdent au pouvoir, dit-il.
Un avis que partage Mohamed Ould Abba, directeur du centre mauritanien d’analyse des politiques CMAP de Nouakchott : «Lorsque l’Occident appuie les régimes dictatoriaux et les élites corrompus, et que le peuple sombre dans la misère et ne voit aucun avenir, alors il se tourne vers le passé».Pour cet expert mauritanien : «Il faut repenser cette mondialisation qui génère exclusion et misère, terreau de tous les extrémismes et aventuriers.»


Saut vers l’inconnu
«Sommes-nous réellement dans des transitions vers des systèmes démocratiques, ou est-ce seulement une contestation de l’ordre établi et un saut vers l’inconnu», s’interroge Baudouin Dupret, directeur du centre de recherche Jacques Berque de Rabat. Pour ce juriste et politologue, «ces révolutions sont porteuses de grands espoirs, comme elles sont porteuses de grands périls».
Et de plaider le rôle très important de la mise ne place des institutions dans toute transition politique et économique, sous la conduite de gouvernements élus et dans le respect des règles constitutionnelles. Le parallèle des transitions en cours avec celles des pays de l’ex-bloc soviétique a été largement débattu lors du forum. Les expériences de la Pologne, de Lettonie, de Hongrie, et autres ont été étalées, mettant en exergue les similitudes et les différences.
Adam Kulach, ambassadeur de Pologne en charge du voisinage européen, a indiqué que son pays, en 1999, «était pire» que certains pays de la Méditerranée. «Quand nous avions engagé la transition, nous étions motivés pour passer d’une économie centralisée à une économie de marché.

Il ne suffit pas d’avoir une vision, mais il faut surtout la partager avec les gens, car ce sont eux qui paieront l’addition des ajustements à opérer. Les privatisations contestées, les protestations de rue se multiplient, mais à un moment donné la situation change et les gens comprennent. Il faut avoir la confiance de la population», indique-t-il.
Et de poursuivre : «Il ne faut pas lancer toutes les réformes en même temps, il faut donner le temps à la population de les assimiler et de les accepter. 8 ans après, l’une des réformes importantes engagées est la réforme de la gouvernance locale.» Même si pour M. Kulach, «la Pologne n’a pas eu de soutien financier extérieur», Fethi Touzri, politologue tunisien, fera remarquer que «les pays de l’ex-bloc socialiste ont été encouragés par le fait qu’ils devaient régler leurs problèmes et conditionnalités pour entrer à l’UE».


L’intégration maghrébine comme rempart
Ayant fait de l’Union maghrébine son dada, l’économiste et financier Camille Sari a estimé qu’une intégration poussée du Grand Maghreb, avec notamment une lutte sans merci contre la corruption et une baisse des dépenses militaires pour l’Algérie et le Maroc feront gagner 8 points sur le PIB de la région et créer ainsi des emplois pour lutter contre le chômage.
L’expert Abderrahmane Mebtoul abonde dans le même sens, en montrant que le Maghreb a un poids économique insignifiant au sein du commerce mondial.
Pour cet expert : «La région méditerranéenne est frappée actuellement par une récession économique avec un écart croissant, entre les pays de l’UMA et l’Europe.» En plaidant pour une coopération Nord-Sud et Sud-Sud, M. Mebtoul considère que «l’intégration économique de l’Afrique via l’intégration maghrébine est vitale, passant par le fonctionnement efficace des institutions selon une nouvelle conception véritablement démocratique en favorisant des contre-pouvoirs dans une optique de la décentralisation de la décision économique».
Mais avant d’en arriver là, les regards sont braqués sur cette déferlante verte, avec la prise de pouvoir des islamistes dans bon nombre de pays de la rive sud de la Méditerranée.
Ce qui n’a pas manqué de soulever bon nombre d’interrogations et craintes quant à un avenir incertain dans cette région. Pour l’ancien cadre du FMI, Camille Sari, «l’alternance joue contre les islamistes. Lorsqu’ils goûteront au miel, ils seront à leur tour corrompus. Leur leitmotiv aujourd’hui c’est la lutte contre la corruption». De même avis le politologue Hasni Abidi estime que l’audience des islamistes reculera lorsqu’ils se frotteront à l’exercice
du pouvoir.
Source - Elwatan
http://www.elwatan.com/economie/l-economie-sera-le-juge-de-paix-05-12-2011-149807_111.php

Méditerranée - YATF, programmes de production et de tournées

Le YATF - Young Arab Theater Fund - encourage les jeunes artistes qui travaillent dans le domaine de la création contemporaine à présenter leurs candidatures aux programmes de production et de tournées.
En 2010, le YATF a reçu 120 demandes pour les programmes de production et de tournées et a soutenu 13 projets.

À partir de maintenant et jusqu'au 15 janvier 2012
Le YATF souhaite notamment rappeler la prochaine session de son programme de financement, dédié au soutien des Espaces culturels indépendants du monde arabe, dont la date limite a été fixée au 15 janvier 2012.

Depuis sa création, le YATF soutient les espaces culturels indépendants du monde arabe à travers un programme de financement pionnier. Il promeut également des activités d'échange et de mise en réseau, en particulier grâce à Informal Meeting qui contribue à la visibilité des lieux de création et de diffusion indépendant de la région.

Les formulaires des différents programmes sont disponibles sur le site web du YATF. Il est possible d’obtenir plus d’information à l’adresse suivante: grants@yatfund.org

Le YATF est une Association internationale sans but lucratif qui encourage les jeunes créateurs explorant différentes disciplines artistiques, et qui produisent des performances pluridisciplinaires dans les domainse du théâtre, danse, vidéo, installation musique.

3 appels à projets ont lieu chaque année dans le cadre du programme de soutien à la production et aux tournées: 1er janvier, 1er mai et le 1er septembre. Le YATF soutient aussi les espaces culturels indépendants grâce à un programme de financement ad hoc le 15 janvier et le 15 septembre de chaque année.

Meeting Points 6 (MP6), une biennale qui présente la création contemporaine, des films, du théâtre, de la danse et des performances a eu lieu le 27 avril dernier au Beirut Art Center, au Liban. Mais l’aventure continue : organisé par le YATF, sous la direction artistique d'Okwi Enwezor, MP6 fait escale dans huit villes historiques du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord et d'Europe, et cela depuis le mois d'avril 2011 et jusqu'au mois de mars 2012.
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Pour plus d'information:
www.meetingpoints.org

L'équipe du Young Arab Theater Fund
Source - Babelmed.net magazine on-line des cultures méditerranéennes
http://www.babelmed.net/Pais/Méditerranée/yatf_programmes.php?c=7122&m=34&l=fr

La jeunesse, clé de la Méditerranée

Yusuf Kocoglu, Maître de Conférences au Laboratoire d’économie appliquée au développement (LEAD), à l’Université du Sud Toulon-Var a contribué à la rédaction du rapport annuel 2011 sur le partenariat Euro-Méditerranéen du Femise. Dans le document intitulé « Une nouvelle région méditerranéenne : vers la réalisation d’une transition fondamentale », il analyse les difficultés de l’emploi des jeunes dans les pays du bassin Méditerranéen.

Quelle place occupent les jeunes dans la société dans les pays de la région MENA ?
Pas très importante comparée à leur poids démographique. Les pays MENA ont une structure sociale très patriarcale qui laisse peu de place aux nouvelles générations. La progression sociale y est lente (hormis quelques passes droits). Les dirigeants ont néanmoins compris à la suite des mouvements du printemps arabe qu’il était nécessaire de donner plus de place, sur le plan économique, mais aussi politique à la jeunesse.

La révolution provenant de la jeunesse, pensez-vous qu’ils aient une place dans les gouvernances qui sont en train de se mettre en place peu à peu dans les différents pays du bassin Méditerranéen ?
Il semble très difficile de dire quelle place va occuper la jeunesse qui a été le moteur de ces révoltes. Les élections en Tunisie n’ont pas débouché sur un bouleversement radical pour la jeunesse hormis quelques postes pour les meneurs. Les mouvements actuels en Égypte montrent que le changement a du mal à se faire. Un premier pas a néanmoins été effectué au Maroc avec une participation importante des jeunes aux élections du 25 novembre (un quart des candidats a moins de 35 ans) et l’entrée prévue par quotas au parlement des moins de 40 ans.

Repenser le système de formation à l’université

Quelles sont les pistes pour réduire le chômage chez les 20-25 ans et en particulier l’exclusion sociale des diplômés ?
Comme indiqué dans le rapport annuel du Femise, cette question nécessite des mesures systémiques et de longs termes. Il faut revoir à la fois le système productif pour monter en gamme dans la chaine de production et ainsi susciter une demande de travailleur plus qualifiés. Car l’un des problèmes majeurs de ces pays reste la faible demande d’emplois qualifiés par le secteur privé. Il faut également repenser le système de formation à l’université pour l’orienter plus vers les besoins des entreprises, valoriser les formations courtes et professionnelles, revoir le système de financement des micro-entreprises, etc.

S’agissant des non qualifiés vous évoquez dans le rapport annuel l’école de la deuxième chance. Quel en serait le principe ?
Les jeunes qui quittent le système de formation sans diplôme connaissent d’importantes difficultés d’insertion. Les écoles de la deuxième chance dont le concept a été proposé dans le Livre blanc européen « Enseigner et apprendre, vers la société cognitive » ciblent ces jeunes adultes sortis du système scolaire sans diplôme.
Il s’agit, à travers un espace commun regroupant un pôle de formation, un pôle d’entreprises et pôle social, de permettre à ces jeunes de se remettre à niveau sur les connaissances de base de la scolarité obligatoire et de les aider à développer un projet professionnel correspondant à leurs capacités. Les entreprises partenaires leur offrent des expériences via des stages ou des formations en alternance et le pôle social gère leurs problèmes sociaux. En France 30 écoles fonctionnent sur 100 sites avec 60% de succès en recherches d’emplois et reprises de formations qualifiantes.

Quelle est votre analyse des systèmes éducatifs et universitaires ? Vous semblent-t-ils inadaptés aux besoins des entreprises ?
Le système universitaire en particulier est resté trop figé et n’a pas suivi l’évolution rapide de l’environnement économique des pays MENA. La massification des formations universitaires ne pouvait plus cadrer avec le modèle qui formait des fonctionnaires d’État, en particulier depuis la décennie 1990 et l’instauration de politiques publiques visant à réduire ou du moins contrôler le poids du secteur public dans l’économie. La qualité de la formation universitaire est également un enjeu important dans la mesure où les chefs d’entreprises n’accordent que peu de crédit à la valeur des diplômes universitaires.

La jeunesse n’a-t-elle pas un rôle central dans le cadre de l’économie de la connaissance ?
Nous voulions justement souligner avec ce rapport Femise le rôle primordial de la jeunesse pour accéder à l’économie de la connaissance et faire monter en gamme la production nationale. Cependant, il faut que cette jeunesse soit convaincue que faire des études débouchera bien sur un emploi de qualité avec des perspectives d’évolution positives. La politique doit rendre crédible cette perspective en favorisant l’insertion des jeunes diplômés et nous retombons sur les questions relatives aux développements des secteurs à forte valeur ajoutée.

Pourriez-vous nous dire quelques mots du cas de la Turquie ?
Il s’agit d’un cas un peu à part dans la mesure où la production économique est plus diversifiée que dans les pays du sud de la méditerranée avec des secteurs dynamiques qui emploient des cadres moyens.
De plus, le système éducatif est jalonné de sélections. Dès la sortie du collège, les élèves passent des tests dont les résultats vont leur donner ou non l’accès aux lycées les plus prestigieux. Il en va de même pour l’entrée à l’université.
La sélection ainsi opérée limite le problème d’orientation massive dans quelques filières comme dans les pays du Maghreb par exemple. En revanche, le système turc produit d’importantes inégalités dans l’accès à l’éducation, les jeunes qui réussissent le mieux sont issus des familles les plus riches qui ont notamment pu financer des cours complémentaires privés.

Télécharger le rapport annuel du FEMISE
http://www.femise.org/PDF/Femise_A2011gb.pdf

Photo Econostrum-MPV
Article de Nathalie Bureau du Colombier, Econostrum. L’article fait partie d’une série d’articles conjoints réalisés dans le cadre d’un partenariat entre Femise et Econostrum pour l’année 2011, qui alimentent également la rubrique « Grand Angle» du site d’information Econostrum.
Vous pouvez retrouver cette rubrique et toutes les informations à l’adresse suivante: www.econostrum.info.
L’inscription à la newsletter d’econostrum est accessible par: http://www.econostrum.info/subscription/

Méditerranée - Suivez en temps réel Ecrimed

Vibrez avec nous pour la 3ème édition à Marseille d'un salon littéraire qui s'écrit sur les deux rives .
Marseille, la grecque, c'est toujours rêvée un destin méditerranéen. Cette ville minérale, tragique souvent, pagnolesque parfois depuis trois ans maintenant a trouvé les mots pour exprimer son essence.
Ecris moi la Méditerranée: c'est Ecrimed. Pendant deux jours, nous vous proposons d'écrire, de décrire ensemble notre lien avec le sud, avec les révolutions au parfum de jasmin, avec la lumière vive et la noirceur de nos âmesde nos rêves communs.
Ces écrivains avec ce théâtre partagé nous racontent notre histoire et notre objectif est de vous la faire partager.
Pour ce faire, la rédaction internet de France3 Provence-Alpes sort ses plumes et vous livre en temps réel un château de sable, nos impressions totalement passionnées sur le sujet. Bonne lecture et n'hésitez pas à trouver vous aussi les mots, il suffit de s'inscrire sur notre blog :http://ecrimed2011.tumblr.com/

Ecrimed le programme
Le 3eme salon des Ecritures Méditerranéennes se déroule du 2 au 3 décembre 2011 à l’espace Bargemon à Marseille, « Pour que la littérature face le lien entre les pays de l’espace méditerranéen », explique Elsa Charbit, commissaire du salon.
15 écrivains seront présents. « Pas plus ! Pour avoir le temps de se parler », souhaite Pierre Assouline, directeur littéraire.

2011 sera tournée autour de 2 axes :
- le Printemps arabe : évoqué grâce à la présence de la tunisienne Azza Filali, de l’égyptien Khaled Al Khamissi et du libyen Kamal Ben Hameda.
- l’eau puisqu’Ecrimed a un nouveau partenaire, le 6eme Forum de l’eau qui se tiendra en 2012 dans la citée phocéenne.
Le poète arabe Adonis, souvent censuré dans le monde arabe, est le parrain de cette édition 2011.
Par Xavier COLLOMBIER Muriel GENSSE
Source - http://provence-alpes.france3.fr/info/ecrimed--ecris-moi-notre-imaginaire-commun-71512695.html

Ouverture de la 2ème Assemblée annuelle du conseil des citoyens et citoyennes de la Méditerranée .

Les travaux de la 2ème Assemblée annuelle du conseil des citoyens et citoyennes de la Méditerranée (ACM) ont démarré, vendredi, à Tunis, sur le thème «Crises et changements en Méditerranée: la citoyenneté en mouvement».
A l’ouverture des travaux, M. Vincent Garces, député Européen, membre du Conseil consultatif de l’ACM, a mis en relief l’importance de cette rencontre qui offre, a-t-il dit, l’occasion d’échanger les vues et les expériences concernant les changements en Méditerranée et examiner les perspectives politiques et économiques pour une citoyenneté démocratique.
Les travaux de l’ACM traiteront également du dialogue interculturel et inter- religieux dans l’espace méditerranéen et son rôle dans la consécration des valeurs de citoyenneté.
Intervenant à cette occasion, M. Denis Huber, Directeur exécutif du centre Nord-Sud et représentant du secrétaire général du conseil de l’Europe, a estimé que le « Printemps arabe » est intervenu dans un cadre de crise générale et s’est fondé sur des revendications appelant à la dignité et à l’éradication de la corruption.
Pour sa part, Mme Yolanda Parrado, Directrice générale de l’institution «Casa Mediterraneo» (Espagne) a estimé que «la Tunisie a donné une leçon aux Citoyens de la Méditerranée», affirmant que «les peuples détermineront désormais les nouvelles politiques et les gouvernements opteront dorénavant pour la voie de la démocratie, la formation des partis et la création des syndicats ».
Elle a formé le vœu de voir les pays de la Méditerranée «aider la Tunisie à réussir son processus démocratique», rappelant qu’en Espagne «il a fallu 30 ans pour instaurer une démocratie après la chute de la dictature».
L’Assemblée des citoyens et citoyennes de la Méditerranée s’engage, en particulier, à «agir pour une gouvernance concertée, partagée et adaptée à l’espace méditerranéen».
La 2ème Assemblée annuelle de l’ACM est organisée à Tunis en collaboration avec le Centre des études méditerranéennes et internationales (CEMI).
Plus de 150 chercheurs et universitaires des pays des deux rives de la Méditerranée et des représentants d’institutions et d’instances publiques participent à cette rencontre qui se poursuivra durant trois jours.
TUNIS (TAP) - Les travaux de la 2ème Assemblée annuelle du conseil des citoyens et citoyennes de la Méditerranée (ACM) ont démarré, vendredi, à Tunis, sur le thème «Crises et changements en Méditerranée: la citoyenneté en mouvement ».
A l’ouverture des travaux, M. Vincent Garces, député Européen, membre du Conseil consultatif de l’ACM, a mis en relief l’importance de cette rencontre qui offre, a-t-il dit, l’occasion d’échanger les vues et les expériences concernant les changements en Méditerranée et examiner les perspectives politiques et économiques pour une citoyenneté démocratique.
Les travaux de l’ACM traiteront également du dialogue interculturel et inter- religieux dans l’espace méditerranéen et son rôle dans la consécration des valeurs de citoyenneté.
Intervenant à cette occasion, M. Denis Huber, Directeur exécutif du centre Nord-Sud et représentant du secrétaire général du conseil de l’Europe, a estimé que le « Printemps arabe » est intervenu dans un cadre de crise générale et s’est fondé sur des revendications appelant à la dignité et à l’éradication de la corruption.
Pour sa part, Mme Yolanda Parrado, Directrice générale de l’institution «Casa Mediterraneo» (Espagne) a estimé que «la Tunisie a donné une leçon aux Citoyens de la Méditerranée», affirmant que «les peuples détermineront désormais les nouvelles politiques et les gouvernements opteront dorénavant pour la voie de la démocratie, la formation des partis et la création des syndicats».
Elle a formé le vœu de voir les pays de la Méditerranée «aider la Tunisie à réussir son processus démocratique», rappelant qu’en Espagne «il a fallu 30 ans pour instaurer une démocratie après la chute de la dictature».
L’Assemblée des citoyens et citoyennes de la Méditerranée s’engage, en particulier, à «agir pour une gouvernance concertée, partagée et adaptée à l’espace méditerranéen».
La 2ème Assemblée annuelle de l’ACM est organisée à Tunis en collaboration avec le Centre des études méditerranéennes et internationales (CEMI).
Plus de 150 chercheurs et universitaires des pays des deux rives de la Méditerranée et des représentants d’institutions et d’instances publiques participent à cette rencontre qui se poursuivra durant trois jours.



Source Agence Tunis Afrique Presse

Méditerranée - Atelier du Réseau régional des opérateurs urbains à Sfax,

Les 8 et 9 Décembre 2011 : Atelier du Réseau régional des opérateurs urbains, Sfax, Tunisie
Le programme de Développement Stratégique Urbain couvre des domaines liés à la planification régionale et urbaine, à la gestion des territoires urbains, ainsi qu’à l’expansion et la réhabilitation des villes.
La planification régionale et urbaine consiste à examiner des politiques publiques traitant des déséquilibres régionaux et fournit un travail consultatif concernant les instruments de planification dans certains centres urbains principaux sélectionnés.
La gestion des territoires urbains aborderait les questions institutionnelles liées à la gestion des territoires, notamment en ce qui concerne les droits de propriété. La réhabilitation et l’expansion des villes permet d’explorer les aspects multidimensionnels des projets de réhabilitation ou d’expansion urbaines à grande échelle, y compris le développement de nouvelles villes.
Dans son ensemble, le programme inclue des congrès et des ateliers d’orientation de politiques, des études analytiques et des services de conseils techniques, ainsi que diverses activités d’échange et de diffusion d’informations.
Ce programme sera réalisé en étroite collaboration avec d’autres instituts travaillant dans le domaine (tels que l’Institut arabe de développement urbain) et des réseaux de villes et de gouvernements locaux (tels que la commission méditerranéenne CGLU). En 2010, le Centre prévoit d’organiser une conférence internationale sur les stratégies de développement des villes, conjointement avec le réseau Medcités et Cities Alliances.
Plus d'information :
Présentation du programme (Anglais uniquement) City Development Strategy - Information Platform: Financing tools - (Anglais uniquement)
Source - Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée
http://www.cmimarseille.org/FR/Strategic-Urban-Development.php

La Syrie suspend son adhésion à l'Union pour la Méditerranée

La Syrie a annoncé jeudi la suspension de son adhésion à l'Union pour la Méditerranée, créée en juillet 2008 à l'initiative de la France, a indiqué l'agence officielle syrienne Sana.


"La Syrie suspend son adhésion à l'Union pour la Méditerranée en réponse aux mesures européennes injustifiées prises à l'encontre du peuple syrien", lit-on dans le communiqué publié par l'agence.
La télévision syrienne a affirmé que "l'Union Européenne a pris une série de mesures qui constituent une violation flagrante de la souveraineté et une ingérence patente dans les affaires intérieures syriennes".

L'UpM, créée en juillet 2008, compte 43 membres dont les pays de l'Union européenne, la Turquie, Israël et les pays arabes riverains de la Méditerranée. L'institution a pour ambition de donner un nouveau souffle à la coopération euro-méditerranéenne lancée en 1995 à Barcelone.

Les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé jeudi de durcir leurs sanctions économiques contre la Syrie, en ciblant les secteurs de la finance, du pétrole, du gaz notamment.

Dans le cadre de ce dixième train de sanctions, l'UE a notamment décidé d'ajouter onze nouvelles sociétés et douze personnes à ses listes de gels d'avoirs et d'interdictions de visa.

Source Belga & RTBF