Séminaire - Les printemps arabes favorisent-ils l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne ?


Séminaire, une organisation de La Commission "Europe : cultures et élargissement" de Pax Christi Wallonie-Bruxelles.
Les printemps arabes favorisent-ils l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne ?

La Turquie a voulu jouer un rôle lors des bouleversements qui ont touché récemment le monde arabe : elle s'est proposée comme exemple à suivre pour ces pays en transformation. 
Dans quelles mesures ces "printemps" favorisent-ils, ou pas, l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne ? Et qu'en pensent les Communautés belgo-turques ?

Date : 13 octobre 2012
Horaire : de 10 h à 13 h (Accueil dès 9h30)
Personne de contact : Olivier Duhayon
Numéro de téléphone : 02.738.08.04
Adresse : Rue Maurice Liétart 31 à 1150 Bruxelles

Après une introduction de Nicolas BARDOS-FELTORONYI, Professeur émérite de l'UCL, Président de la Commission "Europe : cultures et élargissement" de Pax Christi Wallonie-Bruxelles, nous aurons le privilège d'écouter et de débattre avec le Professeur Robert ANCIAUX, Professeur émérite de l'ULB, Politologue, Islamologue, spécialiste de la Turquie et de l'histoire des religions au Proche-Orient, Directeur de recherches au Centre Européen de Recherches Internationales et Stratégiques (CERIS) et à l'Institut d'Etude des Religions et de la Laïcité (CIERL).

Des sandwichs seront disponibles.
La participation aux frais sur place est de l'ordre de 3 €.
Inscriptionssouhaitées (nombre de places limité).
Source de l'article Paxchristiwb



Appel à contribution - Le Maghreb avec ou sans l'Europe ? Échanges, réseaux, nouvelles dynamiques infra et supra nationales

Le Maghreb avec ou sans l'Europe ? Échanges, réseaux, nouvelles dynamiques infra et supra nationales.
Ahmed Mahiou, Rafaa Ben Achour, Khadidja Elmadma
Coordinateurs scientifiques

Le Maghreb avec ou sans l’Europe ? Les soulèvements maghrébins de 2011 ont souligné, s’il en était besoin, les différentes facettes de cette question, qui relève à la fois du vrai et du faux dilemme. 
D’une part, ils semblent consacrer l’échec des politiques euro-méditerranéennes depuis le processus de Barcelone jusqu’à l’Union pour la Méditerranée : leur déroulement a souligné les atermoiements de pouvoirs publics européens face aux mobilisations tous azimuts des sociétés maghrébines, de ces « sociétés civiles » qui furent les parents pauvres des politiques euro-méditerranéennes. 
Mais d’autre part, la persistance de dynamiques d’échanges, de projets migratoires, de circulations d’idées, etc. attestent de la profondeur des liens tissés entre le Maghreb et l’Europe. Bien que les relations euromaghrébines aient déjà fait l’objet de nombreuses publications (voir la brève bibliographie indicative jointe à la fin de cette note) il nous est apparu opportun de formuler cette interrogation et de poser ce dilemme...
La réponse à cet appel à contribution s’effectuera en deux temps :

- Une proposition d’article, à envoyer avant le 15 octobre 2012, appuyé sur un corpus original de sources, sous la forme d’un titre et d’un résumé. 
Le formulaire est à renseigner en ligne en cliquant sur le lien. Une réponse sera donnée sur l’acceptation ou non du projet d’article avant le 15 novembre 2012.
- Un article, à renvoyer à l’adresse : 
lannee.dumaghreb@gmail.com avant le 31 janvier 2013.

Union européenne-pays arabes : sauver l’économie ensemble

Parce que l’Union européenne connaît une de ses plus graves crises économiques et financières, et parce que le monde arabe n’a jamais autant aspiré au changement politique, mais aussi économique... l’occasion de réunir ces deux « voisins » s’est imposée comme une évidence des deux côtés de la Méditerranée. Retour sur les points forts et déclarations du forum économique euro-arabe lancé hier à Beyrouth.
De gauche à droite, Mme Eichhorst, MM. Salamé, Nahas, Kassar, Fontaine Vive et Itani
C’était une image forte, hier, que celle offerte au public venu assister au forum économique euro-arabe dans la grande salle du bâtiment Adnane Kassar pour l’économie. Réunis sur une même scène, le président de l’Union générale des Chambres de commerce arabes, Adnane Kassar, la chef de la Délégation de l’Union européenne (UE), Angelina Eichhorst, le vice-président de la Banque européenne d’investissement, Philippe de Fontaine Vive, le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, et le président de l’Autorité publique pour la promotion des investissements au Liban (IDAL), Nabil Itani, se sont, tour à tour, prononcés en faveur du « partenariat euro-arabe pour une meilleure complémentarité économique ».
« Nous sommes aujourd’hui réunis à un moment où des changements radicaux porteurs d’espoir, mais aussi empreints de nombreux dangers, marquent nos pays arabes », a ainsi déclaré, d’entrée de jeu, M. Kassar dans son discours. « Parallèlement, l’UE traverse une étape cruciale en pleine crise de la dette souveraine et œuvre pour un processus de reconstruction économique, basé sur davantage de croissance et d’équilibre », a souligné M. Kassar. Pour lui, le moment est venu pour les deux zones géographiques d’unir leurs forces pour mieux faire face à leurs faiblesses. « Ce forum est donc un tremplin pour accomplir ces objectifs et reconstruire le partenariat euro-arabe sur de nouvelles bases, plus équitables et équilibrées pour les deux parties concernées », a-t-il ajouté. L’infrastructure, le partenariat public-privé, les petites et moyennes entreprises, l’éducation, les industries vertes, le développement agricole durable ou encore les technologies de l’information sont autant de thèmes et d’axes que le président des Chambres de commerce arabes a dit vouloir développer avec les voisins européens.
Pour Mme Eichhorst, « l’UE a certes beaucoup à apporter au monde arabe en termes de connaissances ou de savoir-faire, mais les investisseurs européens y trouvent également leur compte dans la région ». M. Nahas partage également ce point de vue. « L’UE est le premier partenaire commercial des pays arabes, les produits européens sont très demandés dans la région et, parallèlement, les exportations agricoles arabes trouvent de plus en plus preneurs sur le marché européen », a-t-il indiqué. Mais ce que la majorité des intervenants a mis en avant, ce sont les ressources humaines dont jouissent les pays arabes. « Nos pays possèdent une population jeune, dynamique, très souvent hautement qualifiée, mais qui est malheureusement confrontée à un taux de chômage de plus de 25 % en moyenne, a déploré M. Nahas. Il faut donc savoir tirer profit de cette ressource pour éviter qu’elle n’émigre ou ne se radicalise. »

Le Liban, un acteur majeur dans cette coopération euro-arabe
« La situation géographique du Liban le place au cœur de deux régions qui ont aujourd’hui un intérêt mutuel à coopérer : le monde arabe et l’UE, qui représentent une cinquantaine de pays et un marché de plus de 700 millions de personnes », a indiqué le président de l’IDAL, Nabil Itani. « Il a donc un rôle très important à jouer, comme lieu de passage, mais aussi comme plate-forme pour les investissements de la région », a-t-il ajouté. M. Itani a indiqué que le Liban avait accueilli en 2011 plus de 4 milliards de dollars d’investissements directs étrangers (IDE), « et cela malgré la situation sécuritaire précaire, la crise économique et la crise syrienne ». Selon lui, le Liban a beaucoup de potentiel et les investissements peuvent y être très rentables, surtout dans les secteurs des infrastructures, des technologies de l’information et du tourisme médical et conférencier.
Le vice-président de la Banque européenne d’investissement partage le même avis. « Le Liban est le terreau le plus efficace pour faire pousser un dattier dans la région », a-t-il affirmé, soulignant par ailleurs qu’un important travail pour améliorer les infrastructures du pays était nécessaire pour attirer plus d’investissements et créer par là même des opportunités de travail.
Un autre pilier sur lequel le Liban peut compter pour faire valoir son rôle d’acteur majeur dans la coopération économique euro-arabe, c’est indéniablement son secteur bancaire. Le gouverneur de la BDL a, à cette occasion, rappelé que malgré la période économique très difficile que traverse le Liban, le pays avait réussi à conserver sa stabilité monétaire et sa résilience. « Sur un an, les dépôts ont augmenté de 8 % et les prêts de plus de 10 % », a indiqué M. Salamé.
Beaucoup d’espérances donc que promet ce forum, autant pour les pays arabes que pour l’UE. Mais comme l’a très bien dit Mme Eichhorst, « l’économie a besoin de politique et surtout de décisions courageuses pour lutter contre la corruption, pour assurer une stabilité politique et répondre aux nouveaux besoins des populations ». Elle confie à L’Orient-Le Jour que les investisseurs européens sont très intéressés par les opportunités qu’offrent les pays arabes, mais cherchent avant tout des pays qui possèdent un cadre juridique solide. « J’appelle donc très fortement le Parlement libanais à adopter tous les projets de loi qui vont dans ce sens et qui sont prêts depuis longtemps. » Espérons que son appel sera entendu...
Par Marisol RIFAI
Source de l'article l'Orient le Jour

Dans son discours à l'assemblée générale de l'ONU, Herman Van Rompuy insiste sur le soutien de l'UE à la transition amorcée par le Printemps arabe


Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, a affirmé à l'assemblée générale de l'ONU que l'UE s'était engagée à soutenir la transition démocratique qui fait suite au Printemps arabe et à rester aux côtés de ses partenaires à chaque étape du processus.
Hier soir, à New York, le président Van Rompuy s'est adressé à l'assemblée générale des Nations unies au nom de l'Union européenne.
 
Son intervention était axée sur les événements dans le monde arabe et il a réaffirmé le soutien de l'UE aux transitions démocratiques amorcées par le Printemps arabe : « Tous les pays ont la responsabilité de tracer leur propre voie et de répondre aux aspirations de leur population. L'Union européenne s'engage à rester à leurs côtés à chaque étape du processus. Nous serons présents sur le long terme. Je tiens à le réaffirmer : nous croyons toujours dans le message du Printemps arabe. »
 
Il a admis qu'il faudrait du temps pour arriver à des changements profonds. « Le long chemin de la transition attend ces pays. Il y aura certainement des déceptions en cours de route, des mauvais tournants, des obstacles, des revers. Mais je suis convaincu que, malgré les difficultés, ce voyage va dans la bonne direction. »
 
« Il est impossible de revenir en arrière », a-t-il ajouté. « Peu importe ce qu'il adviendra à l'avenir, le Printemps arabe marque un tournant. Ce mouvement est irréversible. Une fois que la voix du peuple a été libérée – une expérience inoubliable pour tous ceux qui n'ont jamais pu se faire entendre –, il ne sera plus jamais possible de lui imposer le silence. »
 
Le président Van Rompuy a souligné la proximité géographique de l'Europe et le fait que les changements dans le monde arabe auraient des répercussions directes sur l'UE. Il a également insisté sur l'importance de la coopération : « Entre voisins, on peut aller plus loin en travaillant ensemble – c'est pourquoi nous partageons l'expérience de notre Union européenne dans des domaines tels que la connexion des réseaux énergétiques ou la suppression des barrières commerciales. »
 
S'adressant aux dirigeants de la planète à propos des récentes protestations violentes dans le monde musulman, Herman Van Rompuy a déclaré : « Chacun de nous dans cette salle a la responsabilité de défendre et de promouvoir la tolérance et le respect. »
 
En ce qui concerne la guerre civile qui fait rage en Syrie, le président du Conseil européen a appelé à une transition politique dirigée par les Syriens et a indiqué : « Les responsables de la répression n'ont aucune place dans l'avenir de la Syrie et doivent se retirer. »
 
« Plus le conflit durera longtemps, plus la population se radicalisera, plus le sang sera inutilement versé et plus le temps sera long pour guérir les blessures », a-t-il averti. 
 
Pour en savoir plus

Dialogue créatif des cultures : « Come to my Home » à Casablanca


La première édition au Maroc se déroulera sur une durée de plus d'une semaine, du 4 au 14 octobre 2012, dans différents lieux dont l'Oliveraie de Casablanca, à Bouskoura. La deuxième édition se déroulera sur la Côte d'Azur du 8 au 10 Mars 2013.

"Come To My Home"  est un événement culturel et artistique privé initié par Driss Alaoui Mdaghri, ancien ministre, poète et figure connue du paysage intellectuel marocain, destiné à mélanger les arts, les cultures et les nationalités.

Il est basé sur les principes de liberté, de partage, de métissage et de dialogue créatif des cultures, valeurs cardinales de la "Fondation des Cultures du Monde", association marocaine à but non lucratif regroupant artistes et intellectuels autour de la même ambition : promouvoir l'art et la culture à travers des initiatives individuelles et collectives.
C'est aussi un nouveau concept appelé à trouver des échos dans d'autres pays, le réseau international d'amis sollicité étant invité à y participer, et, éventuellement, pour ceux qui le désirent, à organiser des rencontres similaires chez eux avec l'appui du réseau. Le projet d'autres rencontres, notamment en France et en Italie, est en bonne voie.

La première édition au Maroc se déroulera sur une durée de plus d'une semaine, du 4 au 14 octobre , dans différents lieux dont l'Oliveraie de Casablanca, à Bouskoura.
Le concept « Come To My Home » repose également sur le séjour en famille dans le pays d'accueil pour les artistes étrangers invités, afin qu'ils vivent, de l'intérieur et pleinement, en phase avec la culture locale.
Le programme de la première édition comprend une exposition de peinture sur toute la période, ainsi qu'une grande variété de manifestations originales initiées, coordonnées et gérées par de nombreuses personnes, en fonction de leurs centres d'intérêt et expertises.
Plus d'information : http://www.cometomyhome.ma/

Concours pour des subventions de recherche - Inégalité, Mobilité et Développement dans la Région Arabe.


Le Conseil Arabe pour les Sciences Sociales (CASS) a le plaisir d’annoncer un concours pour des subventions de recherche sur le thème d’Inégalité, Mobilité et Développement dans la Région Arabe. Les boursiers recevront jusqu'à USD $50 000 pour des équipes de chercheurs et jusqu'à USD $20 000 pour des chercheurs individuels.

Il est important que les révoltes en cours à travers le monde arabe exigent la justice sociale autant que la liberté politique. Cette subvention souhaite supporter de la recherche interdisciplinaire et à travers plusieurs traditions méthodologiques pour investiguer l’inégalité, la mobilité et/ou le développement et les liens entre eux. 
Les propositions peuvent se concentrer sur les inégalités régionales, interrégionales ou sociétales ; la mobilité sociale et physique et leurs relations réciproques ; ainsi que les connections entre les divers acteurs et agents engagés dans la production de discours et de pratiques dominants de développement (tels ceux qui sont encapsulés par le terme « néolibéralisme ») qui ont un impact immense sur la vie des gens.

Ce concours est ouverte à des érudits de la région arabe, résidant à présent dans ou hors la région.
Pour plus d'informations en français, cliquez ICI.

L'Europe ne parvient pas à peser sur les suites du printemps arabe

Le film L'Innocence des musulmans et les violentes réactions qu'il a engendrées ne changent officiellement rien : la diplomatie de l'Union européenne (UE) "se soucie" de la sécurité de ses diverses délégations dans le monde mais elle ne remet pas en question le soutien qu'elle apporte aux pays du "printemps arabe".
Elle n'envisage pas, par exemple, de rediscuter l'aide de 500 millions d'euros de dons et de prêts promis le 13 septembre à la "nouvelle Egypte" du président Mohamed Morsi, qui s'ajoutent aux 449 millions pour les programmes en cours jusqu'en 2013. Lors de sa visite à Bruxelles, en fin de semaine dernière, M. Morsi avait appelé les musulmans à la retenue, condamné les violences et s'était engagé à protéger les étrangers dans son pays.
L'UE s'est satisfaite de ces propos. Washington décidait, en revanche, de suspendre ses discussions sur l'allégement de 765 millions d'euros de dette égyptienne envers les Etats-Unis, en raison de la lenteur de la réaction du régime face aux manifestations devant l'ambassade américaine au Caire.
Si l'UE a réagi avec prudence aux incidents des derniers jours, c'est en réalité pour ne pas compliquer ses relations avec différents pays à un moment jugé"crucial" pour elle. Après avoir beaucoup promis, les Européens semblent incapables de répondre aux demandes d'aide financière venues des différents pays qui ont chassé les dictateurs. Ils ne paraissent pas en avoir les moyens, ni la volonté politique, ce qui inquiète plus d'un responsable du Service d'action extérieure de Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l'UE.

"L'Europe doit dès lors s'impliquer davantage"
"Les attentes sont énormes et l'Union ne peut les décevoir, malgré ses difficultés actuelles. Si la démocratie n'avance pas maintenant, nous perdrons quinze ans et nous nous exposerons à des problèmes gigantesques, explique l'un d'eux. 
Les douze ou vingt-quatre mois à venir détermineront si la démocratie continue ou non à progresser en Afrique du Nord, soulignent également Nick Witney et Anthony Dworkin, du centre d'études European Council on Foreign Relations. L'Europe doit dès lors s'impliquer davantage, pas seulement parce que c'est la bonne chose à faire mais parce que c'est son intérêt sur le long terme, au plan économique et stratégique."
En regagnant de la crédibilité auprès de dirigeants qui, souvent, l'ignoraient totalement ou reprochaient à ses membres d'avoir soutenu les régimes dictatoriaux des Moubarak, Ben Ali ou Kadhafi, la diplomatie européenne a réussi la première étape.
Libérée, pour une fois, de la tutelle des différentes capitales qui lui ont laissé carte blanche, elle a pu fixer le cadre de son action et en déterminer les règles : l'ampleur des plans d'aide serait conditionnée à la rapidité des progrès démocratiques et ils seraient fondés sur une promesse dite des "3 M" ("money, market, mobility") : de l'argent, un accès privilégié au marché européen et une mobilité des populations qui apparaît pour l'heure lointaine.

L'Europe, "Grande ONG"
Un moment évoqué, le "Plan Marshall" pour l'Afrique du Nord s'est fracassé sur la crise de l'euro mais eut au moins le mérite de confirmer le diagnostic du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy : les suites du "printemps arabe" sont, juste après la crise financière, le principal défi de l'Union.
Il faut, par exemple, répondre aux demandes que Mohamed Morsi a détaillées lors de sa visite à Bruxelles. Il a besoin de soutien pour un gigantesque plan macro-économique et sollicite un prêt de 3,7 milliards d'euros au FMI.
Avec franchise, il a détaillé sa situation à José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy : l'aide américaine civile dont bénéficie l'Egypte est de 800 millions de dollars (615 millions d'euros) par an. C'est trop peu. La Chine lui offre 3 milliards d'euros d'investissements. M. Morsi prévient : il ne compte pas développer de relations étroites avec Téhéran, qui propose de l'aider, sauf s'il ne trouve pas ailleurs - et surtout à Bruxelles - de partenaires suffisamment forts...

Scepticisme face aux risques de dérives religieuses
"Si elle ne veut pas être une fois encore cantonnée à un rôle de grande ONG, et jouer un rôle vraiment déterminant dans cette région proche, l'Union européenne devra désormais rebondir", avance un expert. Trouver des moyens, coordonner son action avec les capitales les plus concernées (Paris en tête, mais aussi Rome, Madrid et Berlin) et vaincre un scepticisme évident face aux risques de dérives religieuses.
"Certains responsables européens ne se rendent pas compte du chemin accompli par la plupart des dirigeants du printemps arabe, et c'est un autre handicap", confie un diplomate bruxellois de haut rang. Il compare la situation des pays du printemps arabe à celle de... la Pologne de naguère : "La dictature communiste avait écarté la religion. Donc, la liberté politique, une fois conquise, a eu à cœur de démontrer que la religion aussi en faisait partie. C'est ce qui se produit dans les pays arabes." Un diagnostic optimiste, qui ne fait pas l'unanimité, d'où la paralysie qui guette.

Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)
Source de l'article LeMonde

La jeunesse, la formation et le dialogue social au centre de la lettre d’information de TRESMED 4


Le projet financé par l'UE TRESMED 4, qui vise à renforcer le rôle consultatif des partenaires économiques et sociaux dans le partenariat euro-méditerranéen, a publié son premier bulletin d'information mettant l'accent sur ​​les jeunes, la formation et le dialogue social.
La publication, disponible en anglais, français, espagnol et arabe, donne une présentation détaillée du projet et de ses activités, en expliquant que le projet est basé sur les travaux réalisés lors d'ateliers transnationaux sur des sujets d'intérêt commun identifiés lors de l'étape précédente et en se concentrant sur des thèmes annuels : 
2011 - la jeunesse, la formation et le dialogue social, 
2012 - la femme et le dialogue social et 
2013 - les bonnes pratiques dans les pays de la région et la coopération régionale.
 
La lettre d'information présente également un entretien avec Driss Guerraou, Secrétaire Général du Conseil économique et social marocain.
 
TRESMED 4 prend le témoin des conclusions des phases précédentes du projet : jeunesse, emploi, enseignement, femmes, coopération régionale et bonnes pratiques. Financé par l’UE et géré par le Conseil Economique et Social d’Espagne, TRESMED 4 travaille en étroite collaboration avec les autres Conseils Economiques et Sociaux de la région ainsi qu’avec le Comité Economique et Social Européen. 
 
Pour en savoir plus
Lettre d’information en ENG  FR - AR
TRESMED 4 Page internet
TRESMED 4 – fiche

Méditerranée : les diasporas s'investissent et investissent...


Marseille est le lieu d’actions et de réflexions nouvelles sur le rôle des diasporas dans le développement des entreprises des pays de la rive Sud. Ce débat fera le point sur les actions de terrain de l’agence Acim et de Marseille Innovation et sur les analyses portées par la BEI et Anima.

Jeudi 18 octobre de 8 h 30 à 11 heures - Méditerranée : les diasporas s'investissent et investissent...

- Henry Marty-Gauquié, directeur et représentant du Groupe BEI à Paris : enjeux et potentiel des diasporas pour le développement des pays méditerranéens.
- Tahar Rahmani, délégué général de l’agence ACIM : Acedim, un programme d'accompagnement à la création d'entreprise à destination des porteurs de projet de la diaspora marocaine, programme d'accompagnement coordonné par l'agence ACIM, en partenariat avec la Fondation création d'entreprises (FCE) du groupe Banque populaire (Maroc) porté par le Fonds Migration & développement de la Banque africaine de développement,
- Christian Rey, directeur de Marseille Innovation : le Programme PACEIM, programme d'aide à la création d'entreprises innovantes en Méditerranée destiné aux diplômés des diasporas scientifiques et techniques
- Mohamed Laqhila, commissaire aux comptes, expert-comptable, vice président de Finances & conseil Méditerranée : les Experts confiance de FCM au service des diasporas entreprenantes.
- Emmanuel Noutary, délégué général d’Anima : les diasporas, passerelles pour l’investissement, l’entrepreneuriat et l’innovation en Méditerranée
- Débat animé par Christian Apothéloz, délégué général de Finances & conseil Méditerranée

Contact : Sameh Ben Dhia, 04 91 39 33 54
Source de l'information Finances Méditerranée 

Maroc - conférence régionale du Conseil de l’Europe


Le Conseil de l’Europe a réunit à Rabat une conférence régionale de deux jours sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes dans le pourtour méditerranéen. Cette initiative traduit le rôle dynamique du Maroc au sein de cette instance, dont il bénéficie depuis 2011 du statut de « Partenaire pour la démocratie » auprès de son Assemblée parlementaire.
Ce rôle actif a été souligné, le 21 septembre à Strasbourg, par le président de la première Chambre du Parlement marocain. C’était à l’occasion de sa participation à la Conférence européenne des présidents des parlements, organisée par l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE). Le responsable parlementaire marocain a insisté sur l’importance  de cette relation avec l’Europe, dont le Maroc partage les valeurs de liberté, de démocratie, de pluralité et d’ouverture. 
Aussi, la conférence de Rabat sur la prévention de la violence contre les femmes, qui est organisée par le Conseil de l’Europe en partenariat avec le gouvernement marocain et le soutien de la Norvège, s’inscrit-elle dans le sillage de cette confiance réciproque. L’objectif de la rencontre internationale, selon le Conseil de l’Europe, est de parvenir à une approche conjointe pour prévenir le fléau de la violence faite aux femmes qui perdure malgré les multiples efforts pour son éradication. Quelque 400 participants des deux rives de la Méditerranée et d’autres pays partenaires du Conseil de l’Europe, participent à la conférence de Rabat.
C’est l’occasion de procéder à « un partage des données existantes et des expériences acquises sur les deux rives de la Méditerranée en vue de développer une approche commune pour lutter contre ce fléau », explique l’instance de Strasbourg. La finalité ultime est de parvenir à une meilleure protection des femmes contre toutes les formes de violence et de discrimination.
Source de l'article Statut avancé

Accès aux marchés à l’ère numérique: l'édition 2012 se conclut par une réunion à Amman

Les 24 participants et l’équipe de formateurs d’Access to Markets in the Digital Era (Access), financé par l’UE dans le cadre du programme Euromed Audiovisuel III, seront réunis pour une dernière fois à Amman en Jordanie, du 27 novembre au 2 décembre prochains. 
Access est une initiative de formation qui a pour but de lancer les producteurs de la région sud-méditerranéenne (Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Tunisie, Syrie, Territoires palestiniens occupés) et leurs projets, films de fiction ou documentaires, dans l’ère numérique. Pendant neuf mois, le programme aborde des questions telles que les stratégies de développement, le financement, la coproduction, le marketing et la distribution par le biais des nouveaux supports numériques.
« Participer au programme Access est une occasion de s'ouvrir sur d'autres possibilités de financement et de distribution. Participer à Access me pousse à penser la production et la vie de mon projet autrement » a dit Mohamed Chrif Tribak, l’un des 24 participants d’Access 2012.
Après avoir suivi un premier module de formation résidentielle en début d’année et un module en ligne intermédiaire en juillet, les participants sont maintenant prêts pour franchir l’étape finale d’Access.
 « J'ai un scénario dont je suis content, et j'ai appris à mieux le présenter et à mieux en parler avec les potentiels coproducteurs ou investisseurs, grâce au programme Access » a déclaré Hicham Hajji.
 Le programme de l’atelier de cinq jours à venir se concentrera sur le marketing, la distribution, les  médias numériques et la capacité de communication.
« Ce que j'aimerais lors de la 3ème session est de rencontrer des invités aussi intéressants que ceux qu'on a eu lors de la 1ère session et aussi avoir les avis des tuteurs par rapport à mon dossier final et aussi plus de conseils pour la distribution » a ajouté Hicham.
Pour sa part, Mohamed, qui participe à Access avec un long métrage, a des expectatives bien précises pour la suite du programme : « j'espère que le troisième module en Jordanie sera au niveau de nos attentes : une ouverture et une petite place sur et dans le marché international du cinéma ».
Le projet financé par l'UE «Accès aux marchés à l'ère numérique» s'inscrit dans le cadre du programme Euromed Audiovisuel III, et met l'accent sur ​​la formation et le coaching à travers des ateliers et de la formation en ligne concernant les stratégies de développement, le financement de production, la coproduction, les provisions contractuelles, les aspects légaux, le marketing, la distribution et les médias numériques.
 Access est géré par l'École espagnole Media Business en collaboration avec l'Institut d’art cinématographique de la mer Rouge, Sud Ecriture et l’association Méditerranéenne des producteurs indépendants APIMED. Il est financé par l'Union Européenne dans le cadre du programme Euromed Audiovisuel III.
 Le programme Euromed Audiovisuel III vise à contribuer au développement et au renforcement de la capacité du secteur cinématographique dans la région Sud de l’IEVP (Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Syrie, Territoire palestinien occupé, Tunisie) et à promouvoir la compréhension mutuelle, le dialogue interculturel et la diversité culturelle, conformément à la « Stratégie pour le développement de la coopération audiovisuelle euro-méditerranéenne», qui a été approuvée par les ministres de la culture de la région euro-méditerranéenne à Athènes en mai 2008. 
Pour en savoir plus
Projet Access – Page internet
Euromed Audiovisuel III – Fiche et actualités

La France pour une nouvelle étape dans les relations commerciales avec l’Algérie


La ministre française du commerce extérieur, Nicole Bricq, a plaidé mercredi à Paris pour l’instauration d’un "dialogue permanent" entre la France et l’Algérie afin d’initier une "nouvelle étape" pour les relations commerciales bilatérales.
"Je veux que la destination Algérie devienne une évidence pour les entreprises françaises et que la France attire des investissements algériens. Il nous faut mettre en place un cadre de confiance partagée", a-t-elle dit au lendemain d’une visite de travail de deux jours en Algérie.
Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de la préparation du volet économique de la prochaine visite du président François Hollande à Alger, prévue d’ici la fin de l’année.
Tout en rappelant, dans un communiqué rendu public par son département, que les entreprises françaises sont le premier fournisseur et investisseur (hors hydrocarbures) en Algérie, elle a affirmé que ces dernières "doivent être à l’écoute des besoins et attentes de leurs clients et partenaires algériens, et rester mobilisées pour préserver et conquérir de nouveaux marchés".
Pour la ministre française, l’Algérie est une "terre d’investissements, d’échanges, de croissance et de partenariats durables et solides". "La + Méditerranée de projets+ que le président de la République (François Hollande) appelle de ses voeux doit notamment prendre forme à partir des échanges commerciaux entre nos deux pays", a-t-elle recommandé.
Mme Bricq s’est rendue les 24 et 25 septembre en Algérie où elle s’est entretenue avec Mustapha Benbada, ministre du Commerce ainsi qu’avec Cherif Rahmani, ministre de l’Industrie, de la PME et de la promotion de l’Investissement.
Accompagnée d’une délégation de dirigeants de PME mettant en oeuvre des projets sur place, elle a également rencontré les communautés d’affaires des deux pays ainsi que des étudiants algériens dans le domaine du commerce.
La ministre et ses interlocuteurs algériens avaient défini plusieurs objectifs qui permettront, escompte-t-on, de développer et renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays.
Ces objectifs consistent notamment à instaurer un dialogue permanent entre Paris et Alger sur les sujets commerciaux, par l’intermédiaire d’un groupe de liaison intergouvernemental qui identifiera notamment les secteurs stratégiques de collaboration - à l’image de l’agroalimentaire, déjà bien identifié -, les coopérations techniques à initier pour y parvenir et les projets concrets à mettre en oeuvre.
Il est prévu dans ce cadre l’organisation d’un forum d’entreprises franco-algérien en 2013 principalement ciblé sur les PME afin d’encourager les courants d’affaires et les relations directes entre secteurs privés.
Les deux parties ont également convenu de favoriser la co-localisation des activités économiques entre la France et l’Algérie afin que les projets d’investissements soient profitables aux deux économies en termes d’emplois.
La France est le quatrième partenaire commercial de l’Algérie et son premier fournisseur.
Source : APS & FranceMoyenOrient

Rencontre Forum des Chefs d’Entreprises et IPEMED à Alger

IPEMED était invité par le Forum des Chefs d’Entreprises à Alger les 22 et 23 septembre. Deux tables rondes ont été consacrées au bilan du partenariat euro méditerranéen et aux opportunités de développement pour les entrepreneurs de la rive sud.
Constat du partenariat euro-méditerranéen
La convergence prônée par le processus de Barcelone ne s’est pas faite, le Sud continue à se débattre dans des problèmes de développement et l’écart entre les deux rives est lourd de conséquences. Mais le fait nouveau est que le Nord connaît une crise et le Sud des bouleversements importants. Cela devrait permettre un rééquilibrage des relations entre les deux rives avec néanmoins une inquiétude exprimée par nos interlocuteurs algériens que les pays du Sud soient marginalisés à cause de la crise.
L’arrimage réel du Nord au Sud est vital pour les entreprises mais il faut pour cela sortir de la relation du seul libre échange et envisager des grands projets structurants, autour de la Méditerranée.
Les derniers verrous ont sauté avec les bouleversements intervenus dans les pays du Sud de la Méditerranée permettant enfin une convergence car une nouvelle gouvernance se met en place. Il faut donc s'inscrire dans la durée.
Cette convergence devient une nécessité car l'Europe est en difficulté, confrontée à une grave crise non seulement économique mais aussi financière et sociale.
Le Nord et le Sud auraient intérêt, chacun, à faire une mutation gagnant/gagnant. Une autocritique doit être menée par les pays du Sud car ils n’ont jamais fait de propositions à l’Europe, aucune initiative n’est venue d’eux pour le moment.
Les entreprises algériennes pourraient faire, à travers le FCE, des propositions, provoquer un débat positif et IPEMED  pourrait accompagner cette démarche.
Un bilan sans concession des relations entre l'Europe et l'Algérie a été fait mais le souhait a également été exprimé de réfléchir à de nouvelles formes de coopération.
Les entreprises du Nord ont besoin de nouvelles opportunités, à la recherche de relais de croissance quand les pays du Sud ont besoin de coopération dans des grands projets structurants.
L'Algérie, par exemple, ne recherche pas de financement - elle est en sur liquidités -  mais a besoin de mettre à niveau ses administrations, de parvenir à une bonne gouvernance, de mettre en place un programme de formation car il y a inadéquation entre les filières de formation et les besoins des entreprises.
Peut-on envisager qu’un fonds d’investissement algérien entre au capital de Peugeot pour sauver cette filière, filière dont l’Algérie a grandement besoin ?

Vers un rapprochement entre IPEMED et le FCE 
Le FCE accueille très favorablement la démarche d'IPEMED. IPEMED, de son côté, propose son expertise dans les domaines de l’agriculture, de l’eau, de l’énergie, de la santé, de la finance, des NTIC et de la Logistique et Transports.  
La partie algérienne ajoute à ces thèmes celui des secteurs industriels : la compétitivité doit se chercher du côté de la proximité car de nombreux produits viennent de Turquie et de Chine avec des coûts de transport élevés et les produits algériens peuvent être concurrentiels. Or l’Algérie a une ambition industrielle. 
L’Algérie demande que l'Europe ouvre ses marchés sans mettre de barrières tarifaires.
Le problème est de convaincre les pouvoirs publics algériens comme les Européens car ni les uns ni les autres n'ont de vision sur le devenir de cette région. 
Il existe le paradoxe suivant : il est évident que de nombreux chantiers peuvent être réalisés entre l’Europe et l’Algérie mais le risque d’une forte déception si on n’y parvient  pas existe et comment faire pour éviter cela.
La nécessité d’une coopération et d’une intégration Sud/Sud a été soulignée. Les entreprises algériennes souhaitent convaincre les autorités de raisonner de façon régionale et internationale. Il faut pour cela proposer des idées aux autorités, travail de lobbying à faire.
Compte rendu par Agnès Levallois IPEMED
Source de l'information IPEMED

SafirLab : la France soutient les acteurs clés des sociétés arabes de demain


Lancé en juillet dernier à la demande du ministère des Affaires étrangères, SafirLab vise à renforcer les compétences de jeunes acteurs clés des nouvelles dynamiques politiques et sociales du monde arabe. Par l’émergence d’une nouvelle communauté professionnelle fédérée autour de pratiques et de valeurs partagées, SafirLab entend ainsi participer à la construction d’un espace d’échanges de part et d’autre de la Méditerranée.
Sous l’impulsion du ministère des Affaires étrangères, l’Institut français, et Canal France International ont signé en juillet 2012 la convention de partenariat permettant de co-organiser et de co-financer SafirLab.
Le projet, conçu en collaboration avec l’Université Paris-Dauphine, consiste en un séminaire de deux semaines - du 24 septembre au 5 octobre 2012 – à destination de 50 jeunes professionnels de cinq pays de la rive sud de la méditerranée : Egypte, Jordanie, Libye, Maroc, Tunisie. Des ateliers sur-mesure et des rencontres de haut niveau leur permettront de compléter leur parcours et d’enrichir leur projet professionnel. Le programme est également ouvert aux jeunes ayant un engagement fort dans le domaine associatif ou en faveur de la construction de l’Etat de droit.
SafirLab met aussi un accent particulier sur les nouveaux médias numériques, qui ont joué un rôle de premier plan lors des Printemps arabes.
L’Université Paris-Dauphine accueillera le séminaire tout au long des deux semaines. La première semaine aura une dimension collective et s’articulera autour de trois axes de compétences : acteurs des médias, acteurs sociaux et acteurs économiques. La deuxième semaine sera entièrement consacrée à des rencontres avec des professionnels et des experts pour un travail plus individualisé et adapté aux projets des participants. Des visites (lieux emblématiques de la République, entreprises, médias, associations) et des rencontres de haut niveau complèteront ce programme.
Pendant deux semaines, alterneront présentations des projets, ateliers thématiques, débats et échanges de bonnes pratiques. Le séminaire accueillera un grand nombre de personnalités qui enrichiront ces rendez-vous de leur expérience et de leur vision : Amin Maalouf, Martin Hirsch, les responsables de La Cantine ou encore Pascal Canfin, ministre délégué auprès du ministère des Affaires étrangères, chargé du développement.
Pendant toute la durée du séminaire, des rendez-vous avec les participants et les intervenants seront possibles.
De retour dans leur pays, les participants seront accompagnés par l’Institut français, CFI et les services de l’ambassade, qui entretiendront un dialogue avec eux notamment via les réseaux sociaux et par des invitations régulières à des événements..
- Le détail complet du programme : consulter cfi.fr et institutfrancais.com
A propos de CFI - Canal France International
CFI, filiale du groupe France Télévisions et subventionné par le ministère des Affaires étrangères, est depuis 20 ans l’opérateur français de l’aide au développement dans le secteur des médias pour 150 partenaires des pays du Sud : Afrique, monde arabe, Balkans, Caucase, Asie. Sa méthode : mobiliser le meilleur de l’expertise et du savoir-faire des professionnels des médias français au service de la modernisation des médias de ces pays, à travers des actions de conseil et de formation, des audits et des études. www.cfi.fr
A propos de l’Institut français
L’Institut français est l’opérateur du ministère des Affaires étrangères pour l’action culturelle extérieure de la France. Il travaille en étroite relation avec le réseau culturel français à l’étranger constitué de plus de 100 Instituts français et près de 400 Alliances françaises dans le monde.
L’Institut français intervient dans les domaines des échanges artistiques, du cinéma et des échanges intellectuels, en favorisant la circulation du livre, des savoirs et des idées. Il assure la promotion de la langue française et de la francophonie et le développement de l’enseignement de la langue et de la culture françaises, tant au niveau universitaire que secondaire.www.institutfrancais.com.
A propos de l’Université Paris-Dauphine
L’Université Paris-Dauphine est un établissement d’enseignement supérieur exerçant des activités de formation (initiale et continue) et de recherche dans le champ des sciences des organisations et de la décision (gestion, économie, mathématiques, informatique, droit, sociologie et science politique). Avec 386 professeurs permanents, 9500 étudiants dont 4566 en Master, et plus de 159 formations de niveau Licence, Master et Doctorat. Accréditée Equis en 2009, l’Université Paris-Dauphine est l’une des universités leaders en Europe dans son domaine et est membre fondateur de PSL (Paris Sciences et Lettres), qui fait partie des initiatives d’excellence retenues par un jury international dans le cadre du Grand Emprunt.www.dauphine.fr.
Contacts presse :
INSTITUT FRANÇAIS - Marie-Ange Munoz – 01 53 69 83 86 - 
CFI - Tatiana Graffeuil / Sandrine Mahoux - 01 41 11 37 89 - tgraffeuil@oxygen-rp.com
Université Paris Dauphine - 
Cécile Fondeur - 01 44 05 41 03 – cecile.fondeur@dauphine.fr

Source de l''information Diplomatiegouv

Manuel sur la résolution des conflits transfrontaliers en matière familiale : le groupe de travail d’Euromed Justice tient sa 2ème réunion à Rome


La seconde réunion du groupe de travail sur la résolution des conflits transfrontaliers en matière familiale relatif au projet EuroMed Justice III financé par l’Union européenne s’est tenue la semaine dernière à Rome, dans le but de poursuivre les discussions vers l'élaboration d'un manuel de bonnes pratiques au regard de la résolution des conflits familiaux transfrontaliers, en particulier les droits de garde et de visite.
La réunion a rassemblé des représentants des autorités compétentes d'Algérie, d’Israël, de Jordanie, du Liban, du Maroc, de l’Autorité palestinienne et de Tunisie, ainsi que des experts du pays d’accueil, l’Italie, de l’Allemagne et de Tunisie.

Trois exposés furent présentés pendant la réunion. Le premier exposé sur « L’autorité centrale : une approche pratique. L’expérience italienne », le deuxième sur « Comment contribuer à résoudre les conflits transfrontaliers en matière familiale : le rôle des commissions mixtes consultatives », et le troisième sur « Comment contribuer à résoudre les conflits transfrontaliers en matière familiale : le rôle des magistrats de liaison ». 
La réunion a donné aux participants l'occasion de poursuivre le débat autour de l'approche globale du manuel et de finaliser la discussion et les accords sur les bonnes pratiques dans le domaine du droit de garde et de visite commencée lors de la première réunion.

Les participants ont également pu discuter des bonnes pratiques au regard des questions inscrites à l’ordre du jour de cette réunion, à savoir, comment améliorer la coopération entre les Etats à différents niveaux – coopération gouvernementale, administrative et judiciaire ; les autorités centrales et autres organes centraux qui fournissent informations et assistance en cas de conflits transfrontaliers en matière familiale, y compris les commissions mixtes consultatives et les autres structures mises en place par voie d’accords bilatéraux ; les accords consulaires et diplomatiques ; et comment améliorer la coopération judiciaire par le biais du Réseau international de juges, des Magistrats de liaison et les communications judiciaires directes. 

La prochaine réunion de ce groupe de travail aura lieu à Madrid, en Espagne, du 11 au 13 Décembre 2012.

Euromed Justice III est un projet financé par l'UE à hauteur de 5 millions d'euros pour la période 2011-2014. Il vise à soutenir le renforcement de la capacité institutionnelle et administrative ainsi que la bonne gouvernance dans le domaine de la justice, notamment la modernisation des systèmes judiciaires, la simplification des procédures judiciaires et l'amélioration de l'accès à la justice. 
Pour en savoir plus
Conclusions de la réunion
Euromed Justice III – fiche et actualités
Euromed Justice III - site internet