Desertec n'exportera pas vers l'Europe

Desertec Industrial Initiative (Dii) renonce à exporter l’énergie électrique renouvelable produite au Maghreb vers l’Europe. « Honnêtement, il y a quatre ans, l’acheminement de l'énergie depuis l'Afrique du Nord constituait la raison d’être de Desertec. 

Le Plan solaire méditerranéen prévoit d'investir  6 mrds€ au titre du raccordement des unités de production au Maghreb et des interconnexions avec l’Europe. (photo Medgrid)
Le Plan solaire méditerranéen prévoit d'investir 6 mrds€ au titre du raccordement
des unités de production au Maghreb et des interconnexions avec l’Europe. (photo Medgrid)

Nous avons abandonné cette vision unidimensionnelle. Il s'agit à présent de créer des marchés intégrés dans lesquels l'énergie renouvelable apportera ses avantages », a expliqué Paul van Son, PDG de Dii , à Euractiv.com, mardi 4 juin 2013. 

Projet similaire, le Plan Solaire Méditerranéen (PSM), lancé en 2008 par l’Union pour la Méditerranée, devra-t-il lui aussi renoncer ? Le PDG de Dii explique le changement d'objectif de Desertec par la capacité du marché européen à fournir lui même jusqu'à 90 % de sa propre consommation électrique dans les années à venir. Un argument qui peut tout aussi bien s’appliquer au PSM et au projet Medgrid d’interconnexion des réseaux électriques maghrébin et européen. 

Medgrid continue pourtant de mobiliser autour de l’idée d’exportation de l’électricité. Le 11 avril 2013, s’est tenu, à son initiative, le premier rendez-vous euro-méditerranéen de l’énergie « Un avenir énergétique durable commun », au Parlement européen à Bruxelles. 

Par Julie Chaudier - Source de l'article Econostruminfo

Maroc: El Otmani s'entretient avec des présidents de groupes au Parlement européen


Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Saad Dine El Otmani s est entretenu, jeudi à Bruxelles, avec des présidents de Groupes et de Délégations au Parlement européen des relations entre le Maroc et l'Union européenne (UE) et des accords en cours de négociation. 

M. El Otmani a ainsi eu des entretiens avec le président du Groupe du Parti Populaire Européen (PPE), Joseph Daul, le président du Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S&D), Hannes Swoboda et avec le président de la Délégation Maghreb, Pier Antonio Panzeri. 

Cette visite vise essentiellement à discuter avec les responsables au Parlement européen des relations entre le Maroc et l'Union européenne en général et avec le Parlement européen en particulier, a indiqué M. El Otmani dans une déclaration à la presse à l'issue de ces entretiens. 

Elle intervient à un moment où le Maroc et l'UE sont en train de négocier d'importants accords qui contribueront assurément à consolider davantage les relations "très privilégiées" entre les deux partenaires, a affirmé le ministre, citant notamment l'accord de libre-échange approfondi et global, l'accord de pêche et le Partenariat pour la mobilité. 

M. El Otmani a ajouté qu'il est très important d'avoir des discussions franches et constructives avec les eurodéputés sur ces différents accords car le Parlement européen joue un rôle primordial dans le processus de leur adoption.

Source de l'article Atlasinfo

CIUDAD sensibilise à la gestion de l'eau dans les écoles



Dans le cadre des activités du projet WADI financé par l'UE, des visites ont été faites récemment dans plusieurs écoles à Jéricho (Al Doyok, Alkhidawi, Al Noeama et Jéricho), dans le but de sensibiliser sur les problèmes liés à la gestion de l'eau dans la région

La région est particulièrement sujette à la pénurie d'eau en été et aux inondations en hiver. Le projet WADI - mis en œuvre dans le cadre du programme régional CIUDAD financé par l'UE - veut soutenir la municipalité palestinienne de Jéricho pour développer la gestion des eaux de surface et la mise en place de plans de lutte contre les inondations.
 
La discussion dans les écoles a porté sur la construction de barrages. Les effets de ces structures ont été expliqués aux élèves, en particulier sur la façon dont les barrages vont réduire la vitesse de l'eau pendant les mois d'hiver, en gardant les zones de sécurité contre les inondations et la prévention de l'érosion des sols de montagne . Des t-shirts et des brochures d'information ont été distribués aux élèves.
 
Le projet WADI vise à développer des programmes de gestion des eaux de surface et de contrôle des inondations (à Jéricho) ainsi que des solutions de traitement décentralisé des eaux usées (dans les municipalités du Chouf au Liban).  Il contribuera aussi à mettre en œuvre les projets pilotes sélectionnés et collaborera avec des ONG pour sensibiliser les communautés locales aux pratiques sûres.
 
CIUDAD est un programme mis en œuvre pour la période 2009-2012. Il cofinance 21 projets locaux de l’IEVP-Sud et de l’IEVP-Est. Les projets reflètent l’objectif global de CIUDAD et en particulier les thèmes suivants :
• Environnement durable et efficacité énergétique
• Développement économique durable et réduction des disparités sociales
• Bonne gouvernance et aménagement durable du territoire urbain. 
 
Pour en savoir plus
Projet WADI – Fiche d'informations
CIUDAD - site Internet
 

L’Algérie souhaite accueillir des investissements touristiques turcs

L’Algérie souhaite accueillir des investissements turcs notamment dans l’hôtellerie et le management des infrastructures touristiques, a indiqué le ministre du Tourisme Mohamed Benmeradi.
"On souhaite accueillir des investissements physiques. Il semblerait que la partie turque est intéressée (par ce créneau), étant donné que des opérateurs turcs activant dans le secteur du tourisme sont présents à Alger", a-t-il déclaré à des journalistes en marge d’un forum d’affaires algéro-turc tenu mardi dans la soirée.
BenmeradiLe ministre a ajouté que ce forum, auquel ont pris part plus de 700 opérateurs économiques des deux pays activant dans plusieurs secteurs, était une occasion idoine pour examiner la possibilité de concrétiser des projets touristiques communs.
Les perspectives d’échanges commerciaux et d’affaires dans le BTPH, l’énergie, le textile, l’agroalimentaire, l’agriculture, l’automobile et la chimie étaient au centre des rencontres bilatérales (B to B) tenues lors de ce forum.
L’artisanat constitue, souligne M. Benmeradi, l’une des pistes de coopération future entre l’Algérie et la Turquie précisant que la commission mixte algéro-turque se penche sur le développement du partenariat dans les produits artisanaux.

715 projets hôteliers en cours de réalisation en Algérie
Interrogé, par ailleurs, sur les nouveaux projets d’infrastructures hôtelières actuellement en cours de réalisation en Algérie, le ministre a fait part de 715 projets actuellement en chantier pour un coût global de 2 milliards de dollars.
Sur les 715 projets d’établissements hôteliers, 3 sont réalisés en partenariat avec des opérateurs étrangers.
M. Benmeradi a fait savoir que son département examine actuellement avec la Banque d’Algérie la possibilité d’assouplir les règles d’octroi des concessions dans le cadre du management avec les chaînes internationales.
Il a ajouté que dans le cadre des plans de développement destinés à réhabiliter 65 infrastructures hôtelières publiques quelques 70 milliards de DA ont été mobilisés, soulignant en ce sens que "la plupart des hôtels publics sont actuellement en chantier".
Parallèlement, "l’Etat fait beaucoup de choses pour la bonification des taux d’intérêt pour les investissements privés nationaux et dans le cadre du plan qualité tourisme", a encore affirmé M. Benmeradi.
S’agissant des prix appliqués par les établissements hôteliers en Algérie jugés souvent "inabordables", M. Benmeradi a affirmé que cette situation est due à la faiblesse de l’offre par rapport à une demande "très forte".
Source de l'information Maghrebemergent

Les relations euro-mediterraneennes à l'epreuve de la politique europeenne de voisinage


Les relations de l’Union Européenne avec les pays du bassin méditerranéen reposent sur une politique de proximité qui reflète l’importance politique et stratégique de cette région et qui va bien au-delà de simples programmes d’aides et d’échanges. 

Les relations de l’Union Européenne avec les pays du bassin méditerranéen reposent sur une politique de proximité qui reflète l’importance politique et stratégique de cette région et qui va bien au-delà de simples programmes d’aides et d’échanges. 
Institutionnalisée depuis près de 25 ans, la politique méditerranéenne de l’Europe, comme on vient de le montrer dans le premier chapitre de cette deuxième partie, n’a toujours pas fait ses preuves. L’intérêt accordé aux changements à l’Est, le manque de vision commune, l’instabilité et le morcellement de la région, la sensibilité du sujet parmi les opinions 
publiques, le manque de perspectives économiques, la complexité du dossier où le politique, le culturel, le religieux et l’économique entrent en interaction, sont autant de raisons qui expliquent la fluctuation de la politique méditerranéenne de l’UE. 

Cependant les différences de situation entre l’Europe centrale et la zone Méditerranéenne ne devaient pas faire oublier à l’Union qu’elles procèdent toutes deux d’une philosophie et d’une démarche commune : favoriser la stabilité et le développement de l’Europe et de sa périphérie. Et au moment où les pays d’Europe centrale et orientale (PECO) se sont stabilisés et se sont fermement engagés dans le processus d’élargissement, le bassin méditerranéen est réapparu, pour l’Occident, comme une nouvelle ligne de crises potentielles. 

C’est pourquoi, la Conférence de Barcelone (28 novembre 1995) s’est donnée pour but de rénover les relations euro-méditerranéennes, de poser les fondements d’un partenariat pour la paix, la stabilité, la prospérité économique partagée et la compréhension entre les souverainetés et les cultures de la région, en prévoyant à côté d’un partenariat économique, 
financier et socioculturel, un volet consacré notamment aux questions de sécurité Bien qu’elle repose sur les différentes politiques méditerranéennes mises en place depuis les années soixante, le partenariat euro-méditerranéen marque un nouveau départ dans la mesure où, pour la première fois, était institué un cadre pour les relations stratégiques qui dépassait les domaines traditionnels des échanges et de la coopération en matière d’aide. 

Ce processus multilatéral est étayé par un réseau de relations bilatérales entre chaque États partenaires et l’UE, sous la forme d’accords d’association Euro-Med, précisant au cas par cas, les relations politiques, commerciales, sociales et culturelles. 
Ce partenariat n’atteindra cependant jamais le niveau de celui organisé en faveur des États d’Europe centrale et orientale. Car si les PECO ont tous vocation à entrer dans l’UE, parmi les pays tiers méditerranéens (PTM), rares sont ceux qui ont un droit à l’adhésion. Ce qui explique que le facteur lié aux critères d’européanité distinguera ceux qui rentreront, et ceux 
qui, bien que proches, resterons en dehors. 
C’est pourquoi, l’élargissement de l’Union Européenne à l’Est a été et demeure encore, synonyme de méfiance voire même de crainte pour les pays de la rive sud et orientale de la Méditerranée. 

Lors du sommet de Copenhague en décembre 2002, il a été décidé d’élargir l’Union Européenne à dix pays d’Europe Centrale et Orientale (PECO) : République tchèque, Pologne, Estonie, Lettonie, Lituanie, Slovénie, Hongrie, Chypre et Malte en mai 2004, Roumanie et Bulgarie en 2007 alors que les négociations avec la Turquie commenceront fin 2004. 
Cette nouvelle attention portée par l’Union à ses voisins est en effet motivée par un sentiment d’urgence, lié à deux facteurs. 
Tout d’abord, les attentats du 11 septembre 2001, qui inscrivent les enjeux sécuritaires au premier rang des priorités et déplacent l’attention communautaire vers l’agenda extérieur. Or, beaucoup de ces enjeux sécuritaires sont concentrés à la périphérie de l’Union – que ce soient des conflits, ouverts ou gelés (Transnistrie, Tchétchénie, Caucase du Sud, Sahara occidental) ou des menaces ou de facteurs de risques non militaires : immigration clandestine, crime organisé mais aussi menaces environnementales. 

Deuxièmement : l’approche de l’élargissement de 2004 conduit certains acteurs du système politique européen à prendre conscience d’une interdépendance (ou d’une "destinée commune") avec les nouveaux voisins, et à porter cette question sur l’agenda européen." En d’autres termes L’élargissement a produit une dérive vers l'Est". Une dérive qui a posé d’une 
manière aiguë la question de la place et de l’intérêt du PSEM pour l’Europe. 

Par Solimani Mohammed - Source de l'article Atlasinfo

Des jeunes sélectionnés pour participer au Programme d'Echange Citoyens

Un total de 26 jeunes de la région euro-méditerranéenne ont été sélectionnés pour participer au programme d’échanges citoyens entre les sociétés civiles Euro-Med, lancé par la Fondation Anna Lindh (FAL) dans le cadre du programme “DAWRAK-Citoyens pour le Dialogue”.
 
Le Programme d’Echanges Citoyens permet d’organiser des stages visant à promouvoir l’échange entre les Organisations de la Société Civile (OSC) des pays arabes, et entre les OSC Euro-Med et arabes, pour une période allant de 1 à 3 mois. La Fondation entend soutenir en particulier les jeunes membres d’OSC possédant une vision de changement pour le long terme et actifs au sein de leurs communautés.
 
Les stagiaires seront envoyés dans une organisation partenaire de la société civile pour acquérir de nouvelles expériences et observer les nouvelles procédures de travail sur le terrain qui les aideront à développer leurs organisations pour qu'elles soient plus influentes dans leurs sociétés.
 
Le programme DAWRAK-Citoyens pour le Dialogue vise à renforcer les capacités des OSC et des acteurs les plus dynamiques du changement dans le sud de la Méditerranée et de leur fournir les outils et les compétences pour le dialogue, le plaidoyer et la mise en réseau, leur permettant de contribuer au développement d'une culture de la citoyenneté et de participation démocratique.
 
La Fondation Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures promeut la connaissance, le respect mutuel et le dialogue interculturel entre les populations de la région euro-méditerranéenne, grâce à un réseau de plus de 3 000 organisations de la société civile réparties dans 43 pays. Son budget est co-financé par l'UE (7 millions d'euros) et par les États membres de l'UE (6 millions d'euros). 
 
Pour en savoir plus
DAWRAK-Citoyens pour le Dialogue– page internet
Fondation Anna Lindh – fiche et actualités
Fondation Anna Lindh – site internet

Algérie-L'employabilité des jeunes en débat aux rencontres Euro-méditerranéennes Averroès à Setif

Les participants aux 13èmes rencontres interuniversitaires Euro-méditerranéennes Averroès, organisée à l'université Ferhat Abbas de Setif, ont mis en exergue l’importance d’améliorer l’employabilité des jeunes diplômés des universités adhérentes au réseau Averroès, faisant part de l’importance de valoriser les résultats des travaux de recherches des universitaires de réseau.

Attestant de l’apport de la communication entre les membres du réseau dans le développement et la promotion des échanges entre les universités membres du réseau, les participants ont également insisté sur l’importance "d’identifier" les besoins des partenaires et ont appelé à œuvrer à "faciliter" l’accueil, au sein des universités membres du réseau, des étudiants, des chercheurs et des cadres administratifs.

La coordinatrice du programme du réseau Averroès Mme Maggy Pézeril a déclaré à l’APS qu’une plateforme informatique de propositions de stages en Europe et au Maghreb, impliquant des industriels des deux rives a été déposée par le réseau Averroès, dans le cadre du projet Tempus, dans l’objectif, a-t-elle souligné, est de "faciliter" aux étudiants des stages pratiques, "décisifs" pour leur carrière.

La même interlocutrice a indiqué que le réseau qu’elle représente œuvre à "identifier des thématiques" à travers les pôles d’excellence des universités membres, pour orienter les étudiants vers ces thématiques et leur assurer des stages.

Mme Pézeril a souligné, dans ce contexte, que dans les pays du Maghreb, des "thèmes spécifiques" surgissent tels que les problématiques de la gestion des ressource humaines, la nutrition, l’épidémiologie. Des sujets, a-t-elle souligné qui constituent des thèmes de stages des étudiants maghrébins dans les universités européennes.

Le réseau Averroès (Erasmus Mundus), créait en 2008 et piloté par l’université Montpellier 2 sciences et Technologies (France) rassembles 65 universités, une dizaine de pays des deux rives de la méditerranée et des dizaines d’entreprises de diverses créneaux.

Depuis sa création le programme Averroès a offert plus de 1 100 bourses d’excellence pour des mobilités entre l’Europe et le Maghreb à des étudiants en licence, master, doctorat, des post-doctorants, des chercheurs et des personnels d’encadrement totalisant 18,8 millions d’euros.

Avant le lancement des travaux de la deuxième journée aux 13èmes rencontres interuniversitaires Euro-méditerranéennes Averroès, les participants ont été invités chacun à planter un arbuste, sur une aire à l’entrée de l’université Ferhat Abbas, à l’occasion de la journée mondiale de l’environnement mais aussi comme "symbole" d’échange et de coopération fructueux entre les partenaires du réseau, comme l’a souligné le professeur Chekib-Arslane Baki, recteur de l’université de Sétif.

Par APS et Maghrebemergent
Voir Programme Averroès

Feu vert de l'UE pour la mission civile de soutien à la sécurité des frontières en Libye


L'UE a établi ce jour une mission d'assistance de l'UE pour une gestion intégrée des frontières en Libye (EUBAM Libye). Cette mission, qui devrait progressivement commencer à se déployer en juin, contribuera au renforcement des capacités en vue d'améliorer la sécurité des frontières terrestres, aériennes et maritimes de la Libye.
 
Catherine Ashton, Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères, a déclaré : « EUBAM Libye est une mission importante pour la Libye et toute la région, mais également pour la sécurité des frontières de l'UE. Elle répond à une demande directe de nos partenaires libyens, et j'ai le plaisir d'annoncer qu'elle pourra être déployée en juin. »
 
La décision de ce jour est le résultat de discussions approfondies entre l'UE et les autorités libyennes concernant les besoins et les priorités du pays en vue d'améliorer la gestion et la sécurité des 4 348 km de frontières terrestres et des 1 770 km de littoral de la Libye. L'évaluation des besoins en matière de gestion intégrée des frontières que l'UE a entreprise en 2012 a contribué à définir la portée et les activités de la mission.
 
EUBAM aidera les autorités libyennes à développer leurs capacités en vue d'améliorer à court terme la sécurité des frontières. Les experts européens aideront également les autorités libyennes à mettre en place une stratégie durable pour la gestion intégrée des frontières à plus long terme, y compris les structures nécessaires, conformément aux priorités arrêtées conjointement avec les autorités libyennes.
 
La mission civile, qui s'inscrit dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune de l'UE, aura une durée initiale de deux ans et disposera d'un budget de 30,3 millions d'euros pour les douze premiers mois. M. Antti Hartikainen (directeur général, Finlande) devrait être nommé chef de la mission dans les prochains jours ; il dirigera un effectif pouvant aller jusqu'à 110 personnes. (
 
Pour en savoir plus
Mission d'assistance de l'UE pour la gestion des frontières (EUBAM) en Libye – Fiche d'informationPage web EU Neighbourhood Info Centre – Libye
Délégation de l'UE en Libye – Page Facebook

Les femmes veulent mener jusqu’au bout leur combat pour obtenir un quota parlementaire

De retour de Bruxelles, les femmes candidates aux prochaines législatives sont déterminées encore plus à mener leur combat jusqu’au bout pour intégrer l’hémicycle. Même si elle s’oppose à la prorogation du mandat du Parlement, Women in Front – l’ONG qui soutient les femmes candidates aux législatives – est convaincue que cette période est en leur faveur dans le sens où elle augmente leurs chances de réussite.

Quinze femmes libanaises ont assisté à l’assemblée annuelle plénière de l’Union pour la Méditerranée, tenue récemment à Bruxelles.
Quinze femmes libanaises ont assisté à l’assemblée annuelle
plénière de l’Union pour la Méditerranée, tenue récemment à Bruxelles.
« Une expérience enrichissante. » C’est par ces mots que quinze femmes libanaises, dont onze sont candidates aux prochaines législatives, résument leur récente visite au Parlement européen, à Bruxelles. Une visite « fructueuse » au cours de laquelle elles ont assisté à l’assemblée annuelle plénière de l’Union pour la Méditerranée, et rencontré des représentants des pays du Nord et du Sud de la Méditerranée, des membres de diverses commissions au sein du Parlement européen, des parlementaires, des fonctionnaires spécialistes de la parité hommes-femmes, et la délégation pour les relations avec les pays du Machrek.

Cette visite leur a d’ailleurs « redonné confiance » en leurs « capacités », renforçant encore plus leur détermination à mener jusqu’au bout leur bataille pour faire leur entrée à l’hémicycle.

La visite à Bruxelles a été « une belle expérience qui a enrichi celle dont nous jouissions », déclare Dalal Rahbany. « Le Liban est un pays démocratique, et nous sommes familiers des règles parlementaires et de la liberté d’expression, à une seule différence qu’à Bruxelles, on les applique, souligne-t-elle. Nous avons pu en outre constater le nombre important de femmes au sein du Parlement. Certaines commissions sont même présidées par des femmes. J’ai remarqué que la présence féminine donnait une valeur ajoutée aux débats. Même en cas de sérieux conflits, les discussions se déroulent calmement. Là-bas, les femmes prennent aussi les décisions. Une chose que nous n’avons jamais observée au Liban. »

Dalal Rahbany déplore ainsi « les efforts visant à écarter la femme des prises de décision ». « Au Liban, la femme peut étudier et travailler, mais malheureusement, elle ne peut jamais accéder à un poste de responsabilité, affirme-t-elle. Or la femme qualifiée peut exceller dans son domaine. »

Général de brigade à la Sûreté générale, Dalal Rahbany est candidate au siège évangélique de Beyrouth. « Je suis dans la fonction publique depuis plus de trente-cinq ans, indique-t-elle. Durant mon enfance et mon adolescence, je faisais aussi partie des scouts. C’est dès son jeune âge qu’on apprend à servir les autres. »

Pourquoi a-t-elle décidé de se présenter aux élections législatives ? « Au cours de mes années de service à la Sûreté générale, j’ai constaté que la majorité des lois sont bonnes, répond-elle. Ce qui est encore plus surprenant, c’est que les anciennes lois sont plus précises et plus claires dans la façon d’aborder un thème déterminé que les lois actuelles, même si elles ne sont plus adaptées à notre situation présente. Elles doivent être réactualisées. Par exemple, c’est en 1953 qu’on a octroyé à la femme le droit de vote et le droit de présenter sa candidature. Tout au long des soixante années qui se sont écoulées, nous n’avons rien fait dans ce sens. Aujourd’hui, nous nous retrouvons en train de réclamer le quota parlementaire ! »

Pour Dalal Rahbany, « il ne faut pas changer l’État, mais l’améliorer ». Pour cela, il suffit simplement « d’appliquer d’une manière efficace les lois dont nous disposons ». « C’est à ce moment-là que nous réussirons à édifier un État de droit et à accorder au citoyen son droit d’une manière respectueuse et civilisée, insiste-t-elle. D’ailleurs, l’État se doit de respecter le citoyen. Les députés sont des employés chez le citoyen et non le contraire. »

Œuvrer pour le développement de ma région
« J’ai été impressionnée par la modestie des parlementaires, par l’efficacité des discussions, le civisme des débats, la rapidité avec laquelle les décisions sont prises, renchérit pour sa part Roula el-Mourad. Rien à voir avec le snobisme libanais. Ce qui m’a également frappée, c’est l’absence d’une délégation parlementaire libanaise aux sessions, et pourtant celles-ci portaient sur des questions qui concernent directement le Liban, comme la question des réfugiés syriens, l’économie, les droits de la femme... », poursuit-elle.

Candidate au siège sunnite du Akkar, Roula el-Mourad refuse de se présenter en tant que telle. « Je suis pour l’abolition du confessionnalisme et pour la séparation de l’Église et de l’État, affirme-t-elle. Il n’est plus permis de continuer à élire les représentants sur base de leur confession. Les élections doivent avoir lieu sur base des qualifications. »
Pour Roula el-Mourad, « la politique n’a jamais été un but en soi ». Active au niveau social depuis plus de vingt-trois ans, elle a décidé de se présenter aux législatives, estimant que « la politique complétait son travail, notamment en ce qui concerne la promulgation de nouvelles lois ». « Mon but principal est de contribuer au développement de ma région, explique-t-elle. Akkar est une région défavorisée à tous les niveaux. C’est l’une des régions les plus pauvres du Liban et la majorité de la population locale est analphabète, sachant qu’elle compte le plus grand nombre d’écoles publiques du pays. »

Gagner aux législatives constitue ainsi pour Roula el-Mourad un moyen pour améliorer l’éducation au Akkar, « en commençant par améliorer le niveau des professeurs, parce qu’il n’est plus permis de désigner dans cette région des professeurs incompétents ». C’est aussi pour elle un moyen d’améliorer l’infrastructure, encourager l’écotourisme, « d’autant que la région regorge de sites touristiques ». Il s’agit également de sensibiliser les futures générations au travail social, de créer de nouvelles opportunités pour les populations locales...
Roula el-Mourad est optimiste. « Les gens me connaissent et connaissent mon travail, assure-t-elle. Au Akkar, la gent féminine est opprimée. Elle a besoin qu’une femme la représente et parle en son nom. Chez nous, les gens respectent leurs engagements. Jusqu’à présent, j’ai de bons échos. »

(Pour mémoire : Participation des femmes à la vie politique : le Liban à la traîne)

Le soutien de WIF
Ces femmes sont soutenues par l’ONG « Women in Front (WIF) – Femmes pionnières » qui, depuis sa fondation en 2012, œuvre pour « changer l’image de la femme libanaise, en mettant en avant celles qui sont expertes dans différents domaines ». Les législatives constituant une échéance importante, les cofondatrices de l’ONG, Joëlle Abou Farhat Rizkallah et Nada Saleh Anid, ont ainsi décidé de canaliser leurs efforts dans ce sens. La stratégie « Women Towards Parliament – Femmes vers le Parlement » a ainsi vu le jour. Elle consiste à soutenir la candidature de soixante-quatre femmes aux prochaines législatives à travers une large campagne médiatique insistant sur le rôle de la femme dans la vie publique. Le but est, en outre, de leur assurer les outils nécessaires pour bien mener leur bataille.
C’est ainsi que WIF, représentée à Paris par Pascale Abdallah et Sylvie Mouradian, a obtenu le soutien du Parlement européen par le biais du groupe PPE (Parti populaire européen, qui regroupe les partis de droite des 27 États membres) et grâce à l’appui inconditionnel de la députée européenne Marie-Thérèse Sanchez-Schmid. Ce soutien s’est traduit par l’invitation de quinze femmes libanaises à Bruxelles.


« Bruxelles a été une opportunité de faire connaître WIF et de faire parvenir les revendications de la femme libanaise, notamment en ce qui concerne le quota parlementaire, explique Nada Saleh Anid. Les candidates ont pu, quant à elles, connaître les rouages et les mécanismes de la démocratie et d’une assemblée plénière. Elles ont pu exposer leurs programmes, comme elles ont rencontré d’autres parlementaires avec qui d’ailleurs elles maintiennent le contact. »

« La visite à Bruxelles a permis à la femme libanaise de montrer qu’elle est sérieuse dans sa revendication de jouer un rôle dans la vie publique, affirme pour sa part Joëlle Abou Farhat Rizkallah. Ceux qui s’opposent au quota sont priés de nous donner l’alternative. La femme forme plus de 50 % de la population au Liban. Par conséquent, nous avons droit à la moitié des sièges parlementaires. Nous sommes réalistes et savons que cela ne se produira pas de sitôt. Mais notre ONG a vu le jour pour prouver que les femmes savent s’imposer et elles sont nombreuses à vouloir jouer un rôle dans la vie publique. Nous ne pouvons plus rester les bras croisés devant cette mascarade. Quelle que soit la loi électorale adoptée, le système de quota peut être appliqué. Et la femme libanaise compte bien faire ses preuves. »
Et Joëlle Abou Farhat de poursuivre : « À WIF, nous sommes contre la prorogation du mandat du Parlement. Nous comptons toutefois profiter de cette période pour augmenter le nombre des femmes candidates et trouver les moyens susceptibles d’assurer leur réussite. »

En ce qui concerne l’après-Bruxelles, Nada Saleh Anid et Joëlle Abou Farhat Rizkallah confient que WIF prépare « un grand projet, avec le soutien du Parlement européen en faveur de la femme libanaise ». Les deux femmes n’en diront pas plus. Elles affirment attendre le moment opportun pour en dévoiler les grandes lignes. À suivre...
Source de l’article l’Orient le Jour

Égypte : séances d'information pour les candidats à l'appel à propositions pour renforcer la coopération culturelle en Égypte


La délégation de l'Union européenne en Égypte va organiser une séance d'informations sur l'appel à propositions lancé pour renforcer les capacités et la coopération culturelle en Égypte. La séance d’information aura lieu le 27 mai à 11 h dans les locaux de la délégation au Caire. La référence de l'appel est EuropeAid/134269/L/ACT/EG.
 
Pour s'inscrire à cette séance d'information, les organisations intéressées doivent envoyer le nom du participant à l'adresse e-mail suivante (un seul participant par institution) : delegation-egypt-cfp-culture@eeas.europa.eu
  
La date limite de soumission des notes succinctes de présentation a été fixée au 30 juin 2013 à midi.
 
Pour en savoir plus
Délégation de l'UE en Égypte – Site internet
Délégation de l'UE en Égypte – Page Facebook