Le Festival du cinéma européen célèbre ses 21 printemps

La chef de la Délégation de l'Union européenne, Angelina Eichhorst a tenu une conférence de presse au cinéma Metropolis Empire Sofil (Achrafieh) pour annoncer la 21e édition du Festival du cinéma européen qui se tiendra du 26 novembre au 8 décembre.



Devenu un rendez-vous incontournable et attendu par tous les cinéphiles libanais, ce festival est organisé par la Délégation de l'Union européenne, en collaboration avec les ambassades et instituts culturels des États membres de l'Union européenne, sous le parrainage du ministre de la Culture Rony Araiji. 
Il sera inauguré le mercredi 26 novembre par la projection du film italien Il capitale umano (Human Capital) du réalisateur Paolo Virzì, qui a obtenu 7 prix David di Donatello en 2014 .

Pour cette 21e édition du Festival du cinéma européen, la programmation est riche en films et événements et l'ambassadrice s'est dit ravie par ces progrès fournis par tous les pays de l'Union européenne pour présenter le meilleur de leurs productions.

Au programme, 41 longs-métrages et 2 courts-métrages récents provenant des États membres de l'Union européenne.
Six films européens de science-fiction, datant de 1916 à 1980, dans leur version restaurée. Également au programme un long-métrage de la Suisse et un autre de la Serbie, pays invités du festival cette année.

Les vingt courts-métrages réalisés par des étudiants de dix écoles libanaises d'audiovisuel sont devenus aussi une station inratable dans le paysage du festival.
Parmi les longs-métrages, le festival proposera aussi trois films pour jeune public et organisera des séances ciné-goûter pour des enfants issus de milieux défavorisés et des réfugiés.

Afin d'encourager les jeunes talents, le festival décernera, pour la 14e année consécutive, deux prix récompensant des courts-métrages par des étudiants d'écoles libanaises d'audiovisuel. Les gagnants auront la possibilité d'assister à un des grands festivals internationaux de courts-métrages en Europe, grâce à la contribution du Goethe-Institut et de l'Institut français du Liban. Le jury est composé de responsables culturels des ambassades et instituts culturels des États membres de l'UE au Liban, ainsi que de critiques de cinéma libanais. La chef de la Délégation de l'Union européenne, l'ambassadrice Angelina Eichhorst, remettra les prix le lundi 8 décembre.

Dans un effort continu de promotion et de diffusion de la culture européenne à travers le pays, le festival prévoit également des projections à Saïda (3-5 décembre), Nabatiyé (4 décembre), Tyr (11 décembre), Tripoli (5-7 décembre), Jounieh (5-12 décembre), Zahlé (8-10 décembre) et Deir el-Qamar (11-15 décembre). Un nombre de films seront montrés dans les sept villes, en collaboration avec l'Institut français du Liban sur place.

Deux événements spéciaux seront organisés par le festival en collaboration avec l'Association Metropolis et l'Institut culturel italien respectivement: la projection du film égyptien al-Momia (La momie) du réalisateur Shadi Abdel Salam, sorti en 1969, dans sa version restaurée et considéré comme étant l'un des plus importants films arabes. Il sera accompagné d'une musique composée et interprétée par Raëd Yassine et Sharif Sehnaoui. D'autre part, le film italien muet Cenere du réalisateur Febo Mari, sorti en 1917, aussi dans sa version restaurée. La musique est composée et interprétée par les musiciens italiens renommés Giovanni Ceccarelli et Marcello Allulli.

Certains invités sont prévus au programme du festival: Francesco Bruni, scénariste du film d'ouverture Il capitale umano ; Lionel Baier, réalisateur du film suisse Les grandes ondes ; China Åhlander, productrice du long-métrage suédois Eat Sleep Die et du court-métrage suédois On Suffocation, ainsi que les musiciens italiens Giovanni Ceccarelli et Marcello Allulli. D'autres invités confirmeront leur présence plus tard.

«Entrons dans l'obscurité rayonnante du cinéma », c'est ce que dit la chef de la Délégation européenne dans le prospectus du programme du festival. «Des expériences. Des rêves. Du blanc, du noir, du gris, et beaucoup de couleurs: on retrouve toutes les nuances de la vie dans cette 21e édition du Festival du cinéma européen. Des films porteurs d'histoire, de diversité, de créativité, mais aussi d'échange et de partage. Seul l'art est capable de rassembler les antagonismes et d'atténuer les conflits, et seul le cinéma peut nous transporter au-delà des inquiétudes et des angoisses. »

Les billets sont en vente à 5000 LL (2000 LL pour les courts-métrages d'étudiants et 10000 LL pour le ciné-concert) à partir de demain samedi 22 novembre au cinéma Metropolis Empire Sofil (Achrafieh).

Le programme détaillé est disponible sur le site Internet et la page Facebook de la Délégation de l'Union européenne :

Source de l'article l'Orient le Jour

Algérie: la CACI souhaite la diversification du partenariat avec la Grande-bretagne

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CACI), Mohamed Laid Benamor, a fait part lundi à l'ambassadeur britannique à Alger, Andrew Noble, de l'importance de la diversification des domaines de partenariat entre l'Algérie et la Grande-Bretagne.

Les entretiens entre les deux parties ont eu lieu à l'occasion d'une visite d'affaires effectuée à Alger par les représentants de onze (11) entreprises du 1er au 3 décembre pour examiner les opportunités de partenariat commercial et d'investissement.
Lors de l'audience accordée à M. Noble, le président de la CACI a exprimé sa disponibilité à contribuer avec la partie britannique à redynamiser et à renforcer le partenariat et la coopération notamment dans les secteurs permettant le transfert de technologie et du savoir-faire, indique la CACI dans un communiqué.
Il a aussi souligné l'importance de diversifier les domaines de coopération et de les étendre au-delà du secteur énergétique "afin de permettre au secteur privé d'être partie prenante dans le partenariat" entre les deux pays.
En soulignant l'importance du marché algérien et les grandes opportunités économiques qui y sont offertes, M. Benamor a assuré au diplomate britannique de la disponibilité de la CACI à contribuer à la consolidation des perspectives de coopération à travers l'échange de délégations et de missions économiques ainsi que l'organisation de séminaires pour faire connaître le potentiel d'investissement et de partenariat.
A ce propos, M. Noble a relevé la volonté de son pays à développer davantage les rapports d'amitié et les relations économiques bilatérales et à explorer toutes les opportunités d'affaires existantes dans un cadre de coopération plus large.
Dans cette perspective, rappelle la CACI, un mémorandum d'entente entre l'Algérie et la Grande-Bretagne sera signé lors de la tenue de la Conférence sur les opportunités d'investissement en Algérie qui se tiendra le 10 décembre en cours à Londres.
A rappeler que la délégation britannique en visite actuellement en Algérie représente les secteurs de l'industrie, de l'énergie, de la communication, de la logistique, de la sécurité et de la défense ainsi que de l'éducation et de la formation.

Source de l'article APS & Maghrebemergent

MEDays : Tanger et ses pèlerins… Sept ans déjà

L’ambition de la septième Edition de MEDays, tenue à Tanger la semaine écoulée, était grande. La multidimensionnalité des problèmes de la planète a façonné le programme et les différentes conférences et ateliers. 

L’Afrique a été au centre des débats à travers les volets sécuritaires, sanitaires et éducationnels. 
L’Europe a été analysée par ses connaisseurs dans la diversité et parfois dans la contradiction. 
Les enjeux de l’énergie, conflits ukrainiens et syriens, la cyberguerre ou la cybercriminalité et ses impacts économiques et politiques sont analysés par des spécialistes et discutés par un public jeune et intéressé. 

Fidéliser des faiseurs d’opinions et des décideurs pour faire un pèlerinage annuel à Tanger, n’était pas une chose qu’on pouvait considérer comme réaliste il y a sept ans. Echanger sur les problèmes du monde et espérer avoir l’écoute de certains milieux qui façonnent la décision, lui font prendre forme et légitimité et donnent lieu à des situations difficiles et rarement sans effets sur l’avenir des peuples et des régions, n’étaient pas une ambition raisonnable pour la jeune équipe dirigée par Brahim Fassi El Fihri. Medays a pu traverser la phase de consolidation et son porteur, l’institut Amadeus est désormais parmi les meilleurs acteurs de la réflexion sur les problèmes économiques et politiques. Les personnalités qui tiennent à faire passer leurs messages, à cette occasion, sont de plus en plus nombreux. Les idées se confrontent dans un climat empreint de respect, de liberté et de diversité. En ouvrant la porte qui donne accès à ce lieu où l’éphémère construction du chapiteau donne aux idées une possibilité de se prolonger au-delà des espaces et du temps, on se retrouve plongés dans les problèmes du monde et dans les idéaux que certains rêveurs osent proposer à la réflexion et la contradiction.
L’ambition est toujours grande chez l’équipe de l’Institut Amadeus. Jeunes acteurs dans une scène ou les «vieux» racontent leurs expériences et livrent à un public très attentif les fruits d’une sagesse retrouvée après un passage par les voies, souvent tumultueuses, de l’exercice de la responsabilité politique. D’anciens chefs de gouvernement européens, africains ou américains, des penseurs, des ambassadeurs et de jeunes penseurs se livrent à un exercice libre et loin de la pesanteur du pouvoir.

L’Europe, un continent qui se cherche

Selon l’ancien Chef du gouvernement espagnol Zapatero. L’euro vit sous le poids d’une erreur de naissance. La monnaie unique s’est faite sans préalables et notamment, en matière de coordination des politiques européennes. La coordination dans les domaines économiques, fiscaux et monétaires n’a pas servi de plateforme de la mise au monde de l’Euro. Les pays qui avaient déployé beaucoup d’efforts pour atteindre les critères de convergence sont ceux qui peinent à sortir de la crise économique en Europe. L’Irlande, l’Espagne, la Grèce et le Portugal. Les signes de reprise qui apparaissent ne peuvent entrainer qu’un espoir léger. La politique monétaire a permis à des pays comme les USA, la Grande Bretagne et le Japon de sortir de la crise, alors que l’Europe se trouve limitée par l’absence d’une politique monétaire expansive. M. Zapatero a considéré que l’union politique et économique est un facteur de force, car sans une politique énergétique et fiscale on ne peut pas conserver une place importante dans l’économie mondiale. L’ancien Chef du gouvernement espagnol a tenu à souligner que l’ancrage de l’Europe ne peut pas se faire par le seul instrument commercial. Les meilleurs moments de l’histoire de ce continent ont été ceux où la méditerranée était un lieu d’unité et de rencontre. Consolider la construction européenne nécessite l’unicité de la voix européenne. La dispersion des choix et des options ne produit que les replis identitaires et induit des dangers de recul des valeurs.

Ukraine, une nouvelle manifestation de la guerre froide ?

C’est une matinée mémorable, celle qui rassemble anciens militaires anciens diplomates, anciens responsables européens et certains actuels chercheurs autour de la question syrienne et ukrainienne. Les participants ont tenu le public par la qualité de leurs analyses et par une maitrise de l’art de la polémique à certains moments de la conférence. Non, il ne s’agit pas d’un réveil de la guerre froide mais d’une confrontation d’intérêts à l’intérieur de l’Europe. La situation en Ukraine a été considérée par le général américain Bruce Lawlor, ancien Chef d’Etat-major du homeland Security aux USA, comme un héritage de la guerre froide. La gestion de cette crise par les européens et par les américains est mauvaise. L’Europe a fermé les yeux sur la démocratie en raison du gaz russe. La compétition en Europe est une réalité et les USA et ses partenaires doivent trouver un terrain d’entente avec la Russie.
Le président de l’Institut russe des études stratégiques et l’ancien Ambassadeur des USA ont livré au public une confrontation qui a suscité certains applaudissements. Pour le russe, il n’y a pas de guerre froide, mais une confrontation entre la démocratie et le marché et qu’une grande partie du monde vit dans la désillusion globale à l’égard de la politique américaine. Les tensions ne sont plus du domaine de la bipolarité, mais ont un caractère multidimensionnel. Le conflit en Ukraine est le produit de la corruption et de l’insolvabilité d’un Etat. La solution se trouve, selon lui, dans une solution qui reflète la multipolarité du monde et non le monopole que les USA veulent imposer au monde. L’ex-ambassadeur américain a, quant à lui, considéré que Poutine n’est pas le meilleur représentant des intérêts russes. Les intérêts de la Russie sont réels en Syrie et en Ukraine et les signes envoyés par Obama ont été considérés comme une expression de faiblesse. La vraie question en Russie est celle liée à la démocratie et à la liberté.
Au-delà de voix emportées par la tristesse du moment et des analyses «trop engagées», des voix sages se sont exprimées pour remettre les choses de la conjoncture politique dans un cadre plus calme et plus profond. L’analyse objective a toujours des voix qui peuvent la porter loin des rigueurs liées à la responsabilité politique immédiate. L’Europe est dubitative à l’égard des Balkans et de la Méditerranée, a affirmé l’ancien Premier ministre belge. D’autres, ont vu que s’asseoir autour d’une table et entamer une réelle discussion pourrait s’avèrer plus utile que d’arriver au degré zéro qui a été atteint en Libye. Le cas syrien doit inciter à plus de coordination car la guerre contre le «Daech coûte plus chère » qu’une guerre conventionnelle.

La « cyber war » génère un chiffre d’affaires de 180 milliards de dollars.

Les débats qui ont eu lieu dans le cadre du panel réservé au «cyber war» ont été très intéressants. Les intérêts économiques et politiques ne sont pas des choses à livrer à la chaleur de l’amitié, fut- elle, stratégique. L’affaire Snowdon a révélé au monde entier que les USA n’ont pas de frontières quand il s’agit de veiller sur leurs intérêts stratégiques et commerciaux. La devise dans ce domaine est claire. «On fait confiance à Dieu, les autres on les contrôle». Même le téléphone portable de la fidèle amie et chancelière allemande «Angela Merkel» est suivi. Sa vie intime et son calendrier politique sont des centres d’intérêt pour les l’Agence Américaine de Sécurité. Les spécialistes qui ont contribué aux débats sur le « cyber war» ont tous affirmé que les systèmes informatiques ne sont nullement hermétiques ou imperméables. Ils ont tous des portes qui permettent la surveillance. Les USA sont, selon ces experts les détenteurs des outils d’affaiblissement des systèmes de sécurité des édifices informatiques. Surveiller les communications est à la fois légal et secret. Les câbles sous-marins sont de précieux outils d’infiltration des systèmes d’information et bien que les fonds marins donnent l’apparence d’une garantie de sécurité, les ondes arrivent à suivre les intérêts commerciaux loin des regards et des systèmes de sauvegarde.
S’il est vrai que l’après septembre 2001 a constitué un virage dans la surveillance de l’information, elle a aussi officialisé une doctrine selon laquelle «pour surveiller les méchants, il faut contrôler tout le monde». Les services de renseignements veulent contrôler le temps et pouvoir ralentir certains processus ou les accélérer. Entre temps, ils ont oublié que le terrorisme utilise les mêmes moyens et le même raisonnement. La NSA, cette institution américaine dédiée à la sécurité n’a réussi à stopper, selon les experts de ce secteur, qu’une seule affaire sur 150. On finit par écouter les amis pour s’assurer qu’ils sont toujours des amis ou pour se rendre compte qu’on n’a pas d’amis. Les grandes entreprises multinationales ont beaucoup perdu en crédibilité et en clients, en raison de leurs engagements dans des circuits de pouvoir. La méfiance s’est établie à cause de la perméabilité des entreprises. Citant le cas de Google, les panélistes ont affirmé qu’une réponse peut être proposée à l’utilisateur avant qu’il ne pose sa question.

La lumière selon Jean Louis Borloo

La lumière est un facteur de stabilité et de développement et peut générer des facteurs d’instabilité dans le monde. L’Afrique apparait, dans la carte prise par satellite, comme un continent plongé dans le noir en comparaison avec l’Europe. Ce continent doit être aidé pour développer ses énergies renouvelables et bâtir un développement durable. Sinon, la méditerranée ne peut contrer à elle seule les effets de cette situation sur la sécurité de l’Europe. Les écarts de richesses entre les deux continents sont une source d’inquiétude et une voie pour la responsabilité. Seul un grand plan d’investissement pouvant dépasser les 300 milliards d’euros peut relever le niveau d’intégration de l’Afrique dans le développement. Pour J-L Borloo, le Maroc a fait de grands pas dans le domaine de l’électrification rurale et dans le développement des énergies renouvelables. Il réussit à faire de grands pas dans la couverture des besoins de sa population dans ce domaine.

Par Driss Al Andaloussi - Source de l'article Challenge Maroc

Des experts égyptiens, jordaniens et palestiniens vont visiter des centres européens de gestion de crise



Des experts égyptiens, jordaniens et palestiniens vont effectuer une visite d’étude dans des centres opérationnels européens de gestion de crise du 1er au 5 décembre 2014. 
Cette visite est la troisième d’une série de 10 échanges d’experts organisée par le programme financé par l'UE pour la prévention, la préparation et la réponse aux catastrophes naturelles et d'origine humaine (PPRD Sud II). 
 
Les officiers palestiniens se rendront au centre de gestion des incidents de Bruxelles (Belgique), puis au centre gouvernemental de coordination de crise. Les officiers égyptiens et jordaniens se rendront au Centre Opérationnel de Gestion Interministérielle des crises (COGIC) à Asnières-sur-Seine (France) et les deux groupes se retrouveront pour la visite de l’ERCC (Emergency Response Coordination Centre) à Bruxelles.
 
L’échange d’experts permettra, au total, à 45 participants des pays partenaires de partager leurs expériences, renforcer les réseaux d’experts et de structures entre l’Europe et les pays partenaires, et  améliorer les connaissances des structures et procédures des centres européens de gestion de crise.
 
PPRD Sud II est un programme qui s’étend sur une durée de trois ans. Avec un budget de 5 millions d'euros, il vise à réduire la vulnérabilité aux catastrophes naturelles et d'origine humaine, ainsi que leurs coûts sociaux, économiques et environnementaux, augmentant ainsi le développement durable régional et national et l'adaptation au climat. 
 
Pour en savoir plus 
PPRD Sud – fiche et actualités 
PPRD Sud – Site internet et page Facebook
 

Le Maghreb face aux enjeux géostratégiques mondiaux à l'étude

Le Centre culturel algérien à Paris organisera, le 22 janvier, un débat sur les enjeux géostratégiques et la crise des civilisations.

Le docteur Camille Sari, enseignant à la Sorbonne, sera l'un des animateurs, en compagnie du professeur Abderrahmane Mebtoul, d'une conférence prévue le 22 janvier 2015 sur le thème du Maghreb et de l'Afrique face aux enjeux géostratégiques mondiaux. 
Selon ces deux enseignants qui ont coordonné l'ouvrage intitulé L'Intégration économique maghrébine, le Maghreb est la seule région du monde qui n'est pas intégrée, bien qu'elle soit la plus homogène du point de vue sociologique, linguistique et culturel et que les peuples de cette région aient témoigné de leur attachement à l'Union.

Les auteurs de cet ouvrage, par la diversité de leurs origines, la richesse de leurs formations et leurs parcours, ont tenté d'aborder tous les aspects qui entourent la construction maghrébine: l'histoire, la sociologie, le droit, les institutions, les problèmes sociétaux, l'immigration, les aspirations de la jeunesse, la relation avec l'Union européenne, les réglementations commerciales et douanières et, bien entendu, l'économie et la monnaie. Il est ajouté que les défis sont nombreux et les obstacles ne sont pas à négliger, comme la défense des privilèges de certains clans au pouvoir et les lobbys anti-union qui sont les ingrédients d'un immobilisme anachronique à contre-courant de l'Histoire.

«La mondialisation nous réserve de mauvaises surprises et les ressources minières ont une fin. Il est dans l'intérêt de cette région de relancer son développement économique et social par la création d'une Communauté économique maghrébine», est-il indiqué dans la présentation de l'ouvrage. «Notre ouvrage collectif se veut être à caractère scientifique et plein d'audace sur le plan intellectuel car émanant de la volonté de ses auteurs de s'exprimer librement, sans répondre à la commande d'une instance gouvernementale ou d'une quelconque institution nationale ou internationale», selon Camille Sari.

L'ouvrage l'Intégration économique maghrébine procède à un bilan des économies maghrébines et à la description des économies de la Tunisie et de la Mauritanie, avec leurs opportunités, leurs défis et leurs perspectives, ainsi que des propositions pour la construction d'une Libye moderne. Le professeur Boualem Aliouat y aborde le développement algérien et les réseaux d'innovation au Maghreb avec ses enjeux et ses difficultés. Quant à Cherif Bouabdesselam, il aborde son aventure de manager à Sonatrach et parle aussi du management d'entreprise dans les pays du tiers-monde.

Nacer Ben Zina consacre sa contribution au problème du chômage dans les pays maghrébins, alors que d'autres contributeurs s'intéressent au tourisme après le Printemps arabe pour situer son avenir au Maghreb. Même le thème de la grande distribution en Algérie est décrit en tenant compte des leçons du passé à travers l'initiative de Inès Bonafi.
Des experts et économistes comme Abdelkader Djeflat, Mourad Goumiri et Farid Yaïci se prononcent sur «le Maghreb de la symbolique marchande aux frontières», l'économie de la connaissance dans les pays du Maghreb et l'étude sur le projet de création d'une communauté économique maghrébine. Cette rencontre à Paris intervient dans un contexte de mutations mondiales sur les marchés mondiaux du gaz naturel et du pétrole.
Source de l'article Expressiondz

La Tunisie participe au forum des ministres arabes des pays arabo-méditerranéens sur « l’employabilité des jeunes »

Hafedh Laâmouri, ministre de la Formation professionnelle et de l’emploi, a représenté la Tunisie aux travaux du forum des ministres des pays arabo-méditerranéens sur « l’employabilité des jeunes: politiques et résultats », qui a eu lieu la semaine dernière à Turin (Italie).
Lors de son intervention, Laâmouri a, selon un communiqué de presse du ministère, insisté sur l’importance de l’évaluation et du suivi pendant l’exécution des stratégies dans les domaines de la formation professionnelle et de l’emploi, afin de réaliser les objectifs escomptés. A cet effet, il a mentionné que « la Tunisie est en train de mettre en place un programme de réforme du système de la formation professionnelle, qui s’étale de 2014 à 2018″.
Ce forum, dont l’objectif principal est la compréhension des priorités des pays arabes dans les domaines de la mise en place des politiques de formation professionnelle et de l’emploi, a été l’occasion de présenter les différentes expériences des pays arabo-méditerranéens dans l’amélioration de l’employabilité des jeunes.
Laâmouri s’est entretenu, en marge de la troisième édition de ce Forum, avec des responsables de la Fondation européenne pour la formation et la commission européenne à l’emploi, aux affaires sociales et au développement durable afin de mettre en place un plan d’action pour la prochaine étape.
Pour rappel, la première session a eu lieu en 2012 en Jordanie, alors que la deuxième a été organisée en France en 2013.
Source de l'article Directinfo

Sommet méditerranéen sur l'eau de Murcie La coopération pour contrer la raréfaction de la ressource hydrique -

Évoquer la problématique de l’eau dans les pays du pourtour méditerranéen revient à faire ce triple constat : raréfaction de la ressource, accroissement de la demande et le déséquilibre entre les deux rives nord et sud

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Les demandes en eau dans les pays de la région méditerranéenne avoisinent aujourd’hui autour 300 milliards de m3 et sont en constante progression et pourraient augmenter de 20% d’ici 2025, essentiellement sur la rive sud selon le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement.

Selon cette dernière source, les ressources en eau sont inégalement réparties, les pays de la rive sud ne sont dotés que de 13% du total. En dépit de ce déséquilibre, la ministre déléguée chargée de l'eau, Charafat Afailal, qui a présidé la délégation marocaine au somment de l’eau de Murcie, estime que les similitudes entre les pays méditerranée ne peuvent être que motif de coopération.

«Ces similitudes concernent essentiellement la gestion de la rareté de la ressource. Les pays de la rive sud peuvent bénéficier des techniques de leurs voisins du Nord comme le recours aux eaux non conventionnelles, la réutilisation des eaux usées et sur ce chapitre la région de Murcie dispose d’une importante expertise», a déclaré au «Matin» la ministre déléguée chargée de l’Eau, suite à ce sommet qui constitue une étape cruciale du processus préparatoire intercontinental pour le 7e Forum mondial de l’Eau qui aura lieu en avril 2015.

Un communiqué du département de l'Eau fait savoir que Mme Afailal s’est entretenue avec plusieurs hauts responsables espagnols, notamment ceux de la région de Murcie. 
Autre phénomène climatique, autre similitude entre les pays des deux rives méditerranéennes : «La régression est générale en raison de la faiblesse des précipitations. Nous souffrons des mêmes fléaux. L'effort doit porter sur la mise en place qu'une gouvernance équitable et une gestion durable», a-t-elle indiqué.

«Le Maroc perd 70 millions de m3»

«Des apports notables ont été générés, avec près de 920 millions de m3 durant la période allant du 20 au 25 novembre 2014. Ainsi, le taux de remplissage global des grands barrages est passé de 53.8% au 20 novembre 2014 à 58% le 25 novembre 2014, soit une réserve d’eau stockée d’environ 9 milliards de m3». Même s'il peut-être qualifié d'important cet apport ne doit pas cacher le phénomène de l'envasement que connaissent les barrages. À ce sujet, la ministre chargée de l'Eau nous a déclaré que le Maroc perdait 70 millions de m3 «Ce n'est pas un phénomène propre au Maroc. Tout le monde en souffre. La solution serait de résoudre ce problème, mais cela nécessite de lourds investissements qui se chiffrent en milliards de DH, ce sont des techniques très couteuses.

Des études ont montré que le traitement d'un mètre cube d'eau revient à 5 DH ce qui est plus cher que le dessalement d'eau de mer. Nous procédons cependant à des vidanges de l'eau chargée de boue et de vase comme nous le faisons actuellement suite aux dernières précipitations dans différents barrages du pays», a-t-elle précisé au «Matin». En amont, a poursuivi Mme Afailal, en collaboration avec les services des eaux et forêts, l'aménagement des bassins versants se réalise grâce aux opérations de reboisement. 

Amélioration des stocks souterrains

Durant la période allant du 20 au 25 novembre 2014, le Maroc a connu un épisode pluvieux exceptionnel qui a intéressé essentiellement les bassins du Tensift, Souss-Massa-Draâ, Ziz-Guir-Rheris et Sakia Al Hamra et Oued Eddahab. Cette situation a donné lieu à des précipitations importantes avec des hauteurs pluviométriques maximales dépassant 380 mm au niveau de certaines stations. 
Il y a lieu de signaler que la situation de remplissage des barrages continuera de s’améliorer dans les jours à venir suite à la situation pluvieuse enregistrée. Cette situation hydro-pluviométrique a, en effet, permis de reconstituer les stocks des eaux superficielles et souterraines.

Source de l'article Le Matin