Centrale, INSA... les deux nouvelles écoles franco-marocaines d'ingénieurs s'activent pour leur première rentrée

Centrale Casablanca et l'INSA de Fès vont débuter leurs formations cette année. Soutenus par deux grandes écoles françaises d'ingénieurs, ces établissements accueilleront chacune une centaine d'élèves en septembre.

Centrale Casablanca sera dotée de son propre campus dès la rentrée du 14 septembre.C'est une nouvelle opportunité au développement du métier d'ingénieur pour les pays du bassin méditerranéen. Centrale Casablanca accueillera le 14 septembre sa première promotion. 

La rentrée se déroulera le même jour que celle de l'Institut national des sciences appliquées (INSA) au sein de l'Université Euro-Méditerranée de Fès (UEMF).

Délivrer des diplômes reconnus en France

L'un des objectifs de ces écoles est la reconnaissance de leurs diplômes à la fois au Maroc et en France. Les deux établissements attendent les résultats des études de la Commission des titres d'ingénieurs (CTI).

Alors que Centrale devra attendre mi-2016 pour avoir une réponse, l'INSA aura la sienne dès le mois de septembre, l'audit ayant déjà eu lieu en juin. Côté marocain, la Commission nationale de coordination de l'enseignement supérieur (CNACES) a déjà validé les diplômes de l'INSA Fès.

Centrale Casablanca débutera ses cours avec une centaine d'élèves. La formation de trois ans débouche sur un diplôme marocain d'ingénieur. Cette école se situera dans le campus universitaire de Bouskoura, situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Casablanca. L'État marocain a investi 15 millions de dirhams (1 000 dirhams = 92 euros) pour sa construction.

Cette dernière devrait s'achever en février 2016. Pour assurer le parcours pédagogique et professionnel de ses élèves, Centrale Casablanca va signer des accords avec de grandes entreprises multinationales et marocaines.

Du côté de l'INSA, basé au sein de l'Université Euro-Méditerranée de Fès, à 200 km à l'est de Rabat, le cycle de formation durera 5 ans. L'institut va choisir jusqu'à 200 étudiants parmi au moins 1 200 candidats (17%). Ces étudiants auront la possibilité de choisir une spécialité entre mécanique et énergétique, génie électrique ou systèmes d'information et de communication. Cette école espère former à terme 400 ingénieurs par an.

L'INSA espère 70% d'étudiants marocains

Au sein des deux écoles, deux tiers des étudiants seront marocains. L'autre tiers sera composé d'étudiants originaires du sud de l'Europe et d'autres pays nord-africains. L'INSA espère avoir "70% d'étudiants marocains et 30% venant de la zone euro-méditerranéenne", explique l'un des responsables de l'Institut. De son côté, Centrale Casablanca espère faire venir des étudiants du Sénégal, du Cameron et du Gabon.

Par ailleurs, six étudiants ivoiriens sont d'ores et déjà assurés d'étudier à Centrale. Un responsable de l'établissement explique qu'ils ont bénéficié d'une aide de la fondation Moulay Youssef qui prend en charge de 50% à 90% des frais de scolarité et d'hébergement. L'inscription à Centrale est de 50 000 dirhams (environ 4 640 euros).

Au niveau des effectifs pédagogiques, l'INSA est bien étoffé. "Les enseignants chercheurs viennent en grande majorité des six INSA de France. D'autres viennent des facultés de sciences humaines et sociales de l'UEMF, l'université de rattachement", explique à L'Usine Nouvelle un responsable del'INSA. Il ajoute que "des collègues enseignants-chercheurs membres du consortium européen feront aussi partie des effectifs."

Centrale Casablanca disposera d'une dizaine de professeurs pour la première promotion et aura des intervenants extérieurs internationaux, comme le physicien français Étienne Klein.

Rendez-vous en septembre.

Par Romain Lambic - Source de l'article Usine Nouvelle

Le cimentier CMG va lancer son premier projet en Tunisie

La société Ciment de la méditerranée S.A. (CMG) vient d'obtenir l’autorisation du ministère de l’Industrie, de l’Energie et des Mines pour la réalisation d’un projet Greenfield pour une unité intégrée de capacité de 1 million de tonne de Clinker (1,2 million de tonnes de ciment gris) par an avec un investissement total autour de 220 Million de Dollars Américains (434 millions de DT).


CMG autorisé par le ministère de l’Industrie, de l’Energie et des Mines  à lancer son premier  projet en TunisieL’usine sera basée dans la délégation d’EL Guettar au gouvernorat de Gafsa. La construction démarrera le premier Janvier 2016 après les travaux de terrassement, de nivellement et d’ouvertures de pistes, tandis que l’entrée en exploitation de l’usine est prévue pour Juin 2018.

CMG est le fruit d'une collaboration fructueuse entre Ahmed Bouchamaoui International Group et Antonio Lopez Banos et Ricardo Mella International Group ( un groupe Espano-Portugais ). M.Ahmed Bouchamaoui étant le Président du Conseil de CMG et Antonio Lopez son Directeur Général . La société compte renforcer sa collaboration avec d’autres institutions économiques qui feront partie du tour de table et a déjà identifié des sources de financement locales et étrangères.

CMG est équipée des technologies de production les plus modernes et travaille avec les deux constructeurs les plus puissants sur le niveau international. CMG est bien partie pour être leader dans le secteur de la production de ciment en Tunisie tout en limitant sa consommation d’énergie et de ressources naturelles grâce à de nouvelles technologies de production permettant d’assurer la durabilité et la protection de l’environnement. Cet engagement écologique est palpable sur tous les plans et constitue l’un des piliers des valeurs de la société. 
En plus des retombées économiques directes, ce projet aura des conséquences positives sur différents aspects locaux.

Des actions seront menées afin de contribuer à une grande amélioration sur le plan social de la région d’El Guettar où seront créés 300 emplois directs et 1000 emplois indirects, réduisant ainsi le chômage dont souffre énormément cette région de Tunisie. CMG lancera également de nombreux programmes de soutien social dédiés à plusieurs secteurs comme le loisir, l’éducation, la santé et le logement. 

Source de l'article Leaders


Pillage des sites culturels - quel rôle pour l'Europe ?



Un « génocide culturel » et la classification comme crimes de guerre des destructions délibérées, du pillage des sites archéologiques et du trafic illicite d'objets d'art dans les zones en guerre ont été invoqués lundi après-midi lors d'une audition publique de la Commission de la culture et de l'éducation du Parlement européen. 

Les députés et les experts participants ont rappelé l'urgence d'une législation internationale harmonisée dans ce domaine.
 
Ce type de menaces nécessite une réaction et une coopération renforcée de toutes les organisations internationales, ont souligné les députés. « Grâce à cette réunion, nous avons finalement posé les fondations pour la planification d'une stratégie européenne visant à lutter contre la destruction de l'héritage culturel par l'EIIL/Daesh et à limiter le commerce illégal », a déclaré Silvia Costa, députée et présidente de la Commission.
 
Les récents cas de pillage culturel des zones historiques du Moyen-Orient, notamment en Syrie et en Irak, et l'ampleur de la contrebande d'objets d'art de ces zones, utilisée pour financer des actions terroristes, nécessitent une réaction urgente, selon les députés. 
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre – L’UE émet un avertissement sur l'occupation de Palmyre par Da'esh (21-05-2015)

Nouvelle politique européenne de voisinage : contribution du Parlement et de la société civile tunisienne

Les membres du Parlement tunisien (l'Assemblée des représentants du peuple) et de la société civile ont exprimé leurs points de vue sur la révision de la politique européenne de voisinage (PEV), lors d'une séance de débat organisée à Tunis le mois dernier, en présence de représentants de l'UE.

Le Parlement tunisien et la société civile ont indiqué la nécessité d’une politique plus souple, pouvant s'adapter aux nouveaux défis, avec une plus grande dimension régionale qui met l’accent sur la mobilité.

En ce qui concerne les relations UE-Tunisie, les participants ont souligné que celles-ci devaient être fondées sur des valeurs partagées et se concentrer sur la coopération et l'assistance technique. Les priorités sont de réussir la transition démocratique puis économique et sociale. 

Pour en savoir plus 
EU Neighbourhood Info Centre – page web sur la Tunisie
Délégation de l’UE en Tunisie – site internet et page Facebook

Mme Saïda Neghza, vice-présidenteBusinessmed - Privilégier la coopération sud-sud

Vice-présidente de l’Organisation du Patronat de la rive Sud de la Méditerranée (Businessmed) et vice-présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), 

Saïda Neghza revient dans cette interview expresse sur sa rencontre avec Emma Marcegaglia, présidente de l’Union regroupant toutes les structures patronales européennes (Business Europe) et sur la coopération entre le patronat des deux rives de la Méditerranée.

L’Éconews : Vous êtes vice-présidente de la CGEA, quelle place occupe l’investissement dans votre organisation et combien d’investisseurs comptez-vous parmi vos affiliés ?

Saïda Neghza : Nous considérons que l’investissement en Algérie est un fait important pour la croissance du pays et, naturellement, il occupe une place prioritaire au niveau de la vision des pouvoirs publics.

Cependant, quant à votre question relative au nombre d’investisseurs dont notre organisation dispose en son sein, nous croyons qu’il est utile de rappeler que notre organisation est représentée au niveau de plusieurs wilayas.

Vous avez rencontré l’ex-présidente de l’organisation patronale, la Confindustria, Mme Marcegaglia il y a quelques semaines à Rome, de quoi avez-vous parlé ?

Il est exact que nous avons rencontré Mme Emma Marcegaglia à Rome dans le cadre des rapports des structures patronales de la rive Sud-méditerranéenne et ceux de la rive Nord, en l’occurrence Businesseurope que préside Mme Emma Marcegaglia.

Comment la PDG de l’ENI peut-elle coopérer avec la partie algérienne dans la lutte contre la corruption ?

Mme Emma Marcegaglia assume aussi la présidence de l’ENI. Cette fonction n’avait aucun rapport avec les objectifs que Businessmed a retenu. La coopération qui a fait l’objet de nos discussions n’a aucun rapport avec les fonctions de Mme Emma Marcegaglia en tant que présidente de l’ENI et nous n’avons aucune qualité de parler au nom de l’Algérie et d’aborder les problèmes touchant le secteur de l’énergie.

Croyez-vous qu’il y a une réelle volonté des opérateurs de la rive Nord de la Méditerranée à s’investir dans le marché national ?

Businessmed développe une politique de coopération entre le Nord et le Sud et privilégie aussi la coopération Sud-Sud.

Le Ministre d’État des Affaires Étrangères avait mis des conditions pour l’adhésion de l’Algérie au programme de bon voisinage avec l’Europe afin que cette coopération ne soit pas à sens unique, croyez-vous que les Européens seront réceptifs ?

Notre démarche s’inscrit dans le cadre de la vision de la politique européenne de voisinage et aussi dans le cadre d’une coopération qui doit s’inscrire dans le cadre des accords multilatéraux que chaque pays pourra conclure.

Source de l'article Leconews

Gilbert Sinoué : « La Méditerranée, centre du monde virtuel »

Né en Egypte en 1947, le romancier Gilbert Sinoué signe, avec Le Souffle du Jasmin, le premier volet d’un diptyque consacré aux guerres ayant enténébré l’orient au XXe siècle. 

Une saga croisant des méditerranéens de tous les bords de ses rives méridionales, souvent unis par les désirs de vivre ensemble, souvent séparés par des clivages religieux. 

Afin de compléter notre enquête sur les écrivains de la Méditerranée Le Magazine littéraire n° 498, nous lui avons demandé son idée sur ce continent liquide qui a modelé son imaginaire. 

Edgar Morin définit la Méditerranée «comme une réalité géographique et stratégique» à laquelle correspond «une réalité poétique et mythologique». Cette Méditerranée immatérielle, dépassant les frontières nationales, existe-t-elle à vos yeux? 

Cette définition me parait correspondre assez bien à la vision que je me fais de cette région. Souvenons-nous que le terme original «Méditerranée» signifie «milieu des terres», medius terra. Ce qui sous-entend que cet espace marin et ses rives seraient un centre du monde virtuel d'où irradierait, non seulement la lumière, mais aussi les mythes, les légendes nés alentour. Egyptienne, grecque ou romaine, pas une seule parcelle du monde n’a échappée à l'influence de l'une ou l'autre de ces civilisations. 
Par conséquent, comment eut-il été possible que l'écrivain que je suis en sorte indemne, lui qui a grandi, qui fut bercé par les bruits, les chants et les parfums de cette «mer blanche»? Cela me définit-il pour autant comme un «auteur méditerranéen»? Sans doute. Même s'il m'est arrivé d'écrire des romans dont l'action se situait à mille lieux de ces contrées solaires, l'Ecosse, la Flandres, l'Argentine ou encore l'Angleterre, l'écriture demeurait tout de même très marquée par mes racines.

En quoi cette identité méditerranéenne se reflète-t-elle dans votre écriture ? 

Généralement, lorsqu'un occidental évoque le monde méditerranéen, il l'imagine ou le visualise comme une seule et même entité; comme si n'existait pas de différence religieuse ou culturelle entre un Grec, un Espagnol, un Italien, un Marocain ou un Lybien. Or, il n'existe pas un monde méditerranéen, mais des mondes qui ont indiscutablement imprégné mon identité culturelle ; une imprégnation que l'on retrouve dans le choix même des thèmes traités: Avicenne, le Souffle du jasmin, le Dernier Pharaon, ou même, aussi étonnant que cela puisse paraître, L’Ambassadrice, biographie de Lady Hamilton dont une grande partie de son existence s’est déroulée à Naples. etc... D’ailleurs on a souvent dit que j'étais plus un «conteur», qu'un écrivain. Qualificatif qui confirme bien l'influence de cette méditerranée sur ma manière même de m’exprimer à travers mes écrits.

«L’erreur la plus répandue chez les occidentaux est de penser qu’il existe un Orient. L’Orient est un visage aux mille facettes», déclare votre héroïne Dounia. Cette erreur ne concerne-elle pas aussi le monde méditerranéen, et particulièrement sa rive sud ? La littérature pourrait-elle permettre, incidemment, de faire entendre cette diversité ?

Certes, la littérature est le moyen par excellence qui permettrait de mieux faire connaître la diversité qui fait l’univers méditerranéen. Lire Naguib Mahfouz, Amin Maalouf, Buzzati, ou Perez Reverte, ouvrira les yeux du lecteur occidental sur un univers aussi riche que divers et qu'il n'eut jamais soupçonné.

Vos héroïnes Dounia, mais aussi Mona ou Amina, apparaissent très loin de l’image que peut nourrir l’occident de la situation des femmes musulmanes. Ecrivez-vous aussi pour sortir de ces clichés ?

Je crois sincèrement qu'il existe un cliché de la femme musulmane. Vrai sous certains aspects, mais caricatural sous d'autres. Il est certain que dans cette région du monde, tout ce qui touche à la sensualité et au désir en général, est bâillonné par l'éducation, la religion, les traditions séculaires. Néanmoins, gardons en mémoire que l'un des premiers mouvements féministes de l'Histoire est né en Egypte sous l'impulsion d'une femme - Hoda Cha'araoui - dans les années 20. J'ai donc voulu à travers les personnages de Mona ou d'Amina, briser l'image que l'on se fait habituellement de la femme orientale. Il n'en demeure pas moins, je le reconnais, que ces deux femmes font partie des exceptions lorsque l'on constate aujourd'hui l'effrayant recul de la condition féminine dans le monde arabe.

Le Souffle du Jasmin raconte aussi comment les enjeux de la deuxième guerre mondiale sont venus se greffer sur les contextes égyptiens, palestiniens, syriens, aggravant encore le chaos. D’une certaine façon, le monde méditerranéen n’ajoute-t-il pas, à ses propres clivages, ceux que l’occident projette sur lui ? 

C’est une évidence. Au chaos né de la première, puis de la seconde Guerre Mondiale dans lequel l’Occident a joué un rôle majeur, on doit ajouter ces clivages qui dominent et empoisonnent les pays d’Orient. Je pense au Liban en particulier, où maronites, druzes, chiites, sunnites entretiennent une sorte de « haine vigilante », ou à l’Irak ou encore à l’Egypte. Tant que les pays méditerranéens ne parviendront pas à mettre bas ces barrières communautaires et religieuses, ils auront les pires difficultés à résoudre les écarts de plus en plus importants qui se sont instaurés entre riches et pauvres au sein de leur société avec toutes les tensions que cet état implique.

Lorsque l’on évoque la méditerranée, on parle souvent d’une culture de la mesure, épicurienne, faite d’art de vivre et de converser – qui se retrouve d’ailleurs dans votre roman. Et, on oublie souvent la démesure violente qui peut caractériser ce monde… Comment expliquez-vous cette contradiction ?

Par la démesure. A l’instar de Kipling, un ami psychiatre me disait un jour, sur un ton plutôt pessimiste: «L’Orient et l’Occident ne se comprendront jamais.» L’Oriental est hystérique; l’Occidental est paranoïaque. C’est cette hystérie «orientale», qui explique ce mélange dans lequel s’entrecroisent la «douceur de vivre» et «violence». Tout dans cette région du monde est dans l’excès et la démesure : le plaisir, le sens de l’hospitalité, la chaleur humaine, peuvent dans l’heure basculer dans la plus extrême violence et dans le sang.

Alors que l’occident commence à réfléchir aux conséquences de son développement, et à discuter l’opportunité de le poursuivre à ce rythme, plusieurs intellectuels estiment que la pensée méditerranéenne, dans son incarnation camusienne, pourrait représenter une alternative aux systèmes de pensées unificateurs venus du nord. Qu’en pensez-vous ? 

En effet, je crois sincèrement que la post-modernité pourrait être méditerranéenne, mais à la condition et elle est de taille que les pays concernés acceptent de se remettre en question, en se dirigeant progressivement vers des régimes démocratiques, et en brisant certains tabous, parmi lesquels l’effroyable dictature religieuse imposée par certains régimes. Hors de ces changements, on ne voit pas très bien comment la pensée camusienne qui implique de sortir de l'absurde et de tracer des limites face à la démesure de notre temps, aurait une chance de s’exprimer et encore moins d’étendre son influence.

Plus simplement, croyez-vous en l'influence des climats sur la littérature ? 

Je ne crois pas qu’à lui seul un climat soit capable d’influer sur le ton ou le syntaxe si l’on n’y greffe pas l’environnement. Camus aurait-il écrit comme il a écrit s’il était né en Suède, à Londres, plutôt qu’à Mondovi? La question se pose. Mais je crains qu’elle ne soit sans réponse.

Source de l'article Le Magazine Littéraire

Jeux Méditerranéens 2021 : gala de soutien à la candidature d'Oran, avec un grand succès auprès du public

Un gala de soutien à la candidature de la ville d'Oran pour abriter la 19ème édition des Jeux Méditerranéens (JM 2021), animé jeudi au Théâtre de Verdure Chekroun Hasni, a remporté un grand succès auprès du public.

Une assistance nombreuse a suivi ce concert réunissant une brochette de choix parmi les chantres de la chanson algérienne, à l'instar du roi du raï Cheb Khaled, de Cheba Zahouania et d'autres grands noms de la scène artistique nationale, accompagnés sur scène par l'orchestre d'Amine Dahane.

La manifestation culturelle s'est tenue en présence du wali d'Oran, Abdelghani Zaalane et du président du Comité olympique algérien (COA), Mustapha Berraf, initiateurs de cet événement dans le cadre de la promotion des atouts de la ville d'Oran au titre de sa candidature pour les JM 2021.

Tous les artistes ayant pris part à cette soirée ont fondé le vœu de voir la capitale de l'Ouest algérien accueillir, en 2021, les Jeux Méditerranéens.

Introduit par une reprise de la chanson "Mazel Kayen l'Espoir" en hommage au regretté chantre du raï sentimental Cheb Hasni (1968-1994), le gala a démarré avec Yasmine Ammari qui a séduit le public avec "Bent Wahran" et -- en exclusivité -- son tout nouveau titre "Venez danser le raï".

L'assistance a également pris plaisir à se laisser bercer au rythme des sonorités musicales et vocales d'autres artistes de renom tels Maati El-Hadj avec "Bladi hiya el Djazair" et "Fet li fet" en hommage à Ahmed Wahby (1921-1993).

L'angélique Wided Salhi a, quant à elle joué, de la guitare en chantant "Tmenit ana koun aniich maak" et un autre tube en anglais intitulé "Rolling in the deep".

L'ambiance a été également agrémentée par la prestation sur scène de Hocine Lesnami avec "Chouf Dak Ezzine" et Houari Benchenet avec "Arssam Wahran".

Le gala a aussi vu la participation de l'humoriste Abdelkader Secteur et des groupes "TOX" et "Democratoz" investis respectivement dans les genres rap et rock-reggae.

Le "king" Khaled a quant à lui emballé le public en lui offrant "H'mama" et "Aïcha" avant de se produire en duo avec Cheba Zahouania, enflammant davantage l'assistance avec "Lila oua nhar".

C'est sur le rythme endiablé de cette ultime prestation que tous les artistes sont remontés sur scène pour exprimer leur optimisme quant à la sélection d'Oran pour abriter les JM 2021, suscitant un long standing ovation des foules présentes.

Le nom de la ville officiellement retenue pour abriter les 19èmes JM 2021 (Oran ou la concurrente tunisienne Sfax) sera connu le 27 août prochain à l’occasion de l’Assemblée générale du Comité international des jeux méditerranéens (CIJM), prévue à Pescara (Italie).

Source de l'article APS

L’UE libère près de 14 millions d’euros pour soutenir les familles vivant dans l'extrême pauvreté en Cisjordanie et à Gaza

L'Union européenne a apporté sa deuxième contribution cette année au paiement trimestriel par l'Autorité palestinienne des allocations sociales en faveur des familles palestiniennes pauvres vivant en Cisjordanie et à Gaza.

Cette contribution s’élève à 13,6 millions d’euros et est financée par l'UE à hauteur de 12,6 millions d’euros et par l'Espagne à hauteur de 1 million d’euros.
 
Les bénéficiaires éligibles sont les ménages vivant dans l'extrême pauvreté qui sont inscrits dans le programme de transfert de fonds du ministère des affaires sociales. 

Ce programme constitue un filet de sécurité de base pour les Palestiniens les plus démunis et les plus vulnérables en Cisjordanie et à Gaza, grâce à des aides en espèces et en nature. 
 
La contribution couvre 40 % du coût total de l'assistance en espèces fournie à plus de 122 000 ménages palestiniens vivant dans la pauvreté. Plus de 64 % d’entre eux vivent dans la bande de Gaza. 
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre - Page web sur la Palestine
Action extérieure de l’UE – Palestine
L’Union européenne et les Palestiniens – Page Facebook

Financement du passage aux « PME vertes » à travers l'Asie, l'Afrique et la Méditerranée : l'occasion de partager des expériences



Dans le cadre des Journées européennes du développement 2015, une séance sur « Le financement du passage aux “PME vertes” à travers l'Asie, l'Afrique et la Méditerranée » a réuni récemment à Bruxelles les projets régionaux SWITCH et leur a permis de partager leurs expériences, idées et suggestions au sujet de l'accès au financement pour les « PME vertes ».
La séance comprenait des présentations des différents Programmes SWITCH financés par l'UE - SWITCH-Asia, Switch-Med et SWITCH-Afrique. Tous ces projets favorisent le passage à des modes de consommation et de production durables grâce à des solutions de marché, et considèrent le financement comme un levier clé dans beaucoup de leurs activités régionales.
Les panélistes ont échangé leurs idées sur ce qu’est une « PME verte », sur les principaux défis et les besoins de financement, ainsi que sur ce qui doit être fait afin de permettre l'accès au financement pour les PME vertes.
Le programme SWITCH-MED de consommation et de production durables vise à encourager les économies méditerranéennes à passer à des profils de consommation et de production durables et à l'économie verte, y compris à des stratégies de développement à faible émission, en présentant et en diffusant des méthodes susceptibles d'améliorer l'efficacité énergétique et des ressources. Le programme cherche également à atténuer l'impact environnemental lié au cycle de vie des produits et, s'il le juge opportun, à promouvoir les énergies renouvelables. 
Pour en savoir plus
SWITCH-Med – fiche et actualités
SWITCH-Med – Site internetLinkedInTwitterFacebookYou Tube.

Coopération économique décentralisée et nouveau partenariat Nord-Sud

Il n’y a que deux réponses valables à apporter à la crise des migrants en Méditerranée. En aval, la fermeté. Et en amont, une nouvelle coopération Nord-Sud.

Résultat de recherche d'images pour "Coopération économique décentralisée et nouveau partenariat Nord-Sud"Car, en ce qui concerne le problème de l’immigration, il faut choisir : encourager l’émigration des pays du Sud, c’est-à-dire les dépouiller de leurs ressources humaines et les condamner à une pauvreté durable (tout en semant les germes de graves problèmes de cohésion nationale dans les pays d’accueil), ou contribuer activement à leur développement en incitant leurs élites à se mettre au service de leur peuple et en leur apportant une coopération, certes généreuse, mais surtout lucide, concrète et surtout, efficace.

La «diplomatie des collectivités locales» 

La France est sans aucun doute un des pays le plus généreux qui soit. Elle est l’un de ceux qui s’impliquent le plus dans les affaires du monde. Par exemple, c’est celui qui s’investit le plus dans l’aide au développement, toujours trop peu peut-être, mais davantage encore que les autres.

Mais, si affirmer que la lutte en amont contre l’immigration passe par l’aide au développement socio-économique des Etats du Sud est un truisme, les populations du Sud attendent désormais autre chose que des incantations, de grandes déclarations et de belles promesses. Certes, les Etats et les grands opérateurs internationaux (Banque mondiale, FMI, BEI, ONU, groupes industriels…) sont présents sur les grands chantiers de la coopération, mais l’expérience prouve que l’inventivité et surtout les meilleurs résultats sont atteints par la coopération décentralisée.

Née en France, il y a plusieurs décennies, cette «diplomatie des collectivités locales» a pris aujourd’hui une ampleur mondiale, se déployant aussi bien dans le bilatéral que dans le multilatéral.

Prenant à contre-pied la tradition jacobine qui voit dans les relations extérieures un attribut régalien particulièrement fort et une expression de la souveraineté nationale, cette politique de conventionnement direct entre collectivités françaises et étrangères a démontré, au fil des ans, une complémentarité avec la diplomatie de l’Etat.

Aujourd’hui, on peut dire que la coopération décentralisée française est un succès puisque toutes les régions, 73 départements, toutes les grandes villes et 80% des communes de plus de 5.000 habitants entretiennent plus de 6.000 coopérations dans 115 pays(1) . La Commission nationale de la coopération décentralisée estime que 230 millions d’euros sont dépensés chaque année dans les actions extérieures des collectivités locales, dont la moitié en direction des pays en voie de développement(2).

Pour une nouvelle coopération décentralisée

Pour autant, la coopération décentralisée souffre de nombreuses critiques légitimes : missions d’identification peu productive, dispersion des actions, délais fort longs pour toute réalisation, paradiplomatie brouillonne, recherche d’effets d’affichage, mauvaise définition des objectifs, absence d’évaluations sérieuses, culture du résultat insuffisante, caractère aléatoire et parfois superficiel des échanges, manque de moyens…

Encore une fois, il est vrai que les populations du Sud et leurs gouvernants espèrent autre chose que «des jumelages classiques, des relations passagères non suivies d’effet ou ne donnant lieu qu’à des formes de tourisme pour les élus locaux»(3).

C’est la raison pour laquelle, il faut rapidement faire évoluer et redynamiser la coopération décentralisée française.

Pour cela, il est nécessaire d’éviter la dispersion des efforts, les canaliser et les recentrer. Il faut surtout établir de nouvelles priorités et mettre la coopération décentralisée aussi au service de grandes ambitions stratégiques.

Sur le plan financier d’abord. Sur les quelques 230 millions d’euros annuels de la coopération décentralisée française – dont 115 millions d’Aide publique au développement – au profit des pays les plus démunis, seuls 20 millions sont destinés aux Pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée (Psem). C’est insuffisant au regard par exemple des 40 millions d’euros que la Catalogne et la ville de Barcelone allouaient aux Psem chaque année avant bien sûr l’intensification de la crise de la dette espagnole(4)…

Car comme je l’ai souvent évoqué, la Méditerranée est la frontière la plus importante de la France. Son avenir (comme celui de l’Europe) se joue au Sud. Son action doit être un modèle pour toute l’Europe. Son voisinage méditerranéen doit alors être la priorité. D’autant plus que pour une réelle stratégie d’intégration régionale euro-méditerranéenne et la création d’un grand ensemble régional en Méditerranée, un effort financier plus accru est nécessaire pour les pays sud-méditerranéens et d’Afrique subsaharienne. Il faudra pour cela réduire sûrement les montants attribués aux pays asiatiques ou d’Amérique du Sud.

Cette nouvelle coopération décentralisée doit être aussi notablement recentrée moins sur des questions politiques (exigence de démocratie) ou culturelles (sauf pour la défense du patrimoine et le développement du tourisme durable) que sur des questions strictement économiques comme la création d’emplois et le lancement de grands projets euro-méditerranéens dans lesquels les entreprises françaises peuvent jouer un rôle moteur: eau et assainissement, énergies renouvelables (Plan solaire méditerranéen), coopération agricole et alimentaire, industrie du médicament et de la santé, tourisme…

Comme le suggère le rapport de l’Ipemed, déjà cité, l’Agence française de développement (AFD) pourrait coordonner de l’autre côté de la Méditerranée les actions françaises locales, diffuser l’information nécessaire, donner s’il le faut une assistance technique dans le but de professionnaliser ces missions, et pourquoi pas, apporter un complément financier pour appuyer leur impact.

Au niveau national, la coordination de cette nouvelle stratégie gagnant-gagnant, pourrait être le fait du Sénat. Mais au niveau local, les conseils régionaux seraient les mieux placés pour constituer des plateformes mutualisant les moyens des régions, des départements, des agglomérations et des villes, en partenariat avec les chambres de commerce, la société civile et les PME-PMI.

La région Paca, fer de lance de la coopération décentralisée

Aussi, les régions françaises seraient les plus à même de mobiliser l’important potentiel de coopération que constituent par exemple les diasporas et les populations françaises issues de l’émigration sud-méditerranéenne. Les régions pourraient coordonner une forte expérience de l’ensemble des collectivités locales dans les domaines de la délivrance des services essentiels (eau, énergie, formation, santé…), de coordination du développement économique (relations public-privé, aménagement…), de formation professionnelle (première urgence pour les acteurs locaux des Psem) et de protection de l’environnement. Comme l’on fait les länder allemands, ces régions devraient en retour tirer avantage de cette nouvelle coopération économique décentralisée qui saurait mieux les associer aux entreprises françaises et notamment les PME.

Ainsi, par exemple, la région Paca devrait devenir le fer de lance de cet ambitieux projet.

En 2009, quatre conseils régionaux – ceux des plus grandes villes françaises : Paris, Lille, Lyon et Marseille – ont déclaré une Aide publique au développement (APD) supérieure à 4,5 millions d’euros.

Marseille recèle sans aucun doute du potentiel le plus important pour une coopération avec la Méditerranée (diaspora maghrébine, importance des PME-PMI, poids des universités et des hôpitaux publics à l’intérieur desquels les Sud-méditerranéens de première ou deuxième génération sont nombreux).

Il faut souligner les efforts importants de la région Paca, puisqu’elle a signé depuis 1996, 16 accords de coopération avec des collectivités territoriales du monde entier(5).

Mais il faut, là aussi, que la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur ne limite plus sa politique de coopération à un vulgaire assistanat et à des dons et des subventions aveugles mais plutôt concentrer ses efforts futurs dans des partenariats réalistes et solides. Sa stratégie internationale doit se baser sur un développement partagé et une coopération économique décentralisée redynamisée, efficace et pragmatique avec la mise en œuvre concrète d’engagements et de résultats.

Plus qu’une autre, la région Paca doit, de par son histoire, sa situation géographique au carrefour des civilisations et son ouverture sur la Méditerranée, intensifier en priorité ses actions en direction du Maghreb mais aussi d’autres parties de la Méditerranée comme par exemple l’Egypte et le Liban.

Concrètement, en sélectionnant soigneusement les acteurs locaux, la région Paca pourrait fédérer et aider les initiatives en fonction du sérieux de leurs projets. Elle s’appuiera alors sur des relais motivés et intègres. Cette nouvelle coopération sera pragmatique et non planificatrice. Elle sera une coopération de proximité, de visage à visage et donc perpétuellement sous contrôle.
Parallèlement et en totale complémentarité à une relance des réunions du «5+5» et à une coopération interétatique et croissante dans les domaines militaires et du renseignement pour faire face au terrorisme et résoudre les crises (Sahel, Libye et Syrie), cette nouvelle coopération économique décentralisée possède plus que jamais sa raison d’être.

En outre, en attendant une grande initiative nationale lancée au plus haut niveau politique pour mobiliser les collectivités locales françaises et européennes à coopérer davantage avec les collectivités sud-méditerranéennes, les régions françaises et la région PACA en particulier, devront prendre l’initiative en se dotant notamment de plateformes régionales de mutualisation, évoquées plus haut, et de tous les outils nécessaires pour le lancement de projets productifs et durables.

En ces temps d’élections régionales en France, espérons que les futurs élus locaux prennent toute la mesure de l’importance et des enjeux stratégiques d’une nouvelle coopération économique décentralisée réaliste et ambitieuse.

Par Roland Lombardi (Consultant indépendant, associé au groupe d’analyse de JFC Conseil)
Source de l'article Kapitalis

Notes :
1- Bertrand Gallet, «Les enjeux de la coopération décentralisée», Revue internationale et stratégique 2005/1 (N°57), p. 61-70.
2- Jean-Louis Guigou et Michel David, «La coopération décentralisée en Méditerranée», Institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed), octobre 2012, 35 p.
3- Ibid, p.8.
4- Ibid, p.3.
5- Ces territoires sont la Région de Tanger-Tétouan au Maroc; la Wilaya d’Alger; le Gouvernorat de Tunis et le Gouvernorat de Kasserine en Tunisie; le Gouvernorat d’Alexandrie en Egypte; l’Union des municipalités de Tyr et l’Union des municipalités de Jezzine au Liban; le Gouvernorat d’Hébron en Palestine; la Ville d’Haïfa en Israël; la Région de Lori en Arménie; la Ville et l’Etat de Sao-Paulo au Brésil; l’Etat de Nuevo Léon au Mexique; l’Etat de Queirétaro en Equateur; la Province du Guangdong en Chine; la Région de la Grande Comore (archipel des Comores); la Région de Zinguinchor au Sénégal.

Des troupes de la rive nord de la Méditerranée au 7eme festival maghrébin de musique andalouse à Koléa

Des troupes de la rive nord de la Méditerranée venues notamment de Turquie, d'Italie et du Portugal, prendront part aux côtés de leurs pairs de Tunisie et du Maroc, à la 7ème édition du festival de musique andalouse, prévue du 1 au 6 août prochain, indique mardi les organisateurs.

Le coup d'envoi du festival qu'abritera la maison de culture Ahmed Aroua, sera donné par une soirée en hommage à Hadj Mahfoud, l'un des pionniers de la musique andalouse de la ville de Blida. 

Cette soirée sera marquée par des galas animés par Imene Sahir (sanaa) et une troupe mixte composée d'artistes issus de plusieurs associations de la wilaya de Tipasa.

Les amateurs de musique andalouse seront au rendez-vous avec la troupe Signi du malouf constantinois, une troupe du fado (Portugal), la troupe Meriem Beldi de France outre une troupe de Turquie, selon le commissaire du festival, Djilali Zebda.

Le festival verra également la participation de la troupe Chafik Hadjadj dans le mode gharnati, d'un duo espagnol du flamenco, Mebarek Dekhla et Toufik Aoun. La troupe maghrébin de musique andalouse et la troupe féminine de Tipasa, animeront la soirée de clôture.

Le festival de musique andalouse de Koléa a pour objectif notamment la préservation et la promotion de l'art andalou en donnant l'occasion à des troupes de la région du Maghreb et du bassin méditerranéen ayant "des liens avec la musique andalouse".

Source de l'article APS

D'où vient vraiment votre huile d'olive ?

Origine incertaine - Cuisson, assaisonnement, marinades... L'huile d'olive est une des stars de votre cuisine, sans qu'on connaisse avec certitude sa provenance. Pour mieux vous situer, Metronews fait le point sur les différentes offres du marché.


"Provenance U.E.". Vous ne vous êtes peut-être pas posé la question mais si vous regardez sur l'étiquette de votre huile d'olive, vous n'aurez, la plupart du temps, que cette réponse énigmatique.

Mais alors, d'où vient votre huile d'olive ? Rassurez-vous, si la liste des ingrédients peut légalement se satisfaire de stipuler seulement une origine "européenne" sans plus de précisions, les chiffres parlent mieux.

72% de l'huile d'olive mondiale vient d'Europe
La première info, c'est que ce mystérieux "provenance U.E." n'est pas vraiment un scoop. L'huile d'olive, à la base du régime méditerranéen, est essentiellement produite autour de la Méditerranée. Selon l'Association française internationale de l'olive, 72% de l'huile d'olive provient de l'Union européenne. Etats-Unis, Syrie, Turquie, Maroc et Tunisie complètent le palmarès, mais elles sont peu distribuées en France.


Mais alors, mon huile d'olive vient-elle de Roumanie ou des Pays-Bas ?

Vous êtes loin. S'il est vrai que vos herbes de Provence viennent majoritairement de... Pologne, l'huile d'olive reste la plupart du temps méditerranéenne. Mais contrairement aux clichés véhiculés par la publicité, la Provence ou même l'Italie sont loin de produire le plus gros de l'huile d'olive que vous trouverez chez Carrefour ou Leader Price. Même Carapelli, la célèbre marque toscane qui promettait que "tout en elle parle d'Italie", fait plus généreusement appel aux olives espagnoles depuis son rachat par une grande firme ibérique. 

L'Espagne conserve d'ailleurs sa suprématie (voir graphique ci-dessous), malgré une forte chute de production, liée notamment à la mouche de l'olive, un insecte qui fait bien plus de ravages que la "bactérie tueuse", xylella fastidiosa, qui défraie la chronique, depuis qu'on l'a découverte en Corse. 

Principaux pays producteurs d'huile d'olive en Europe (milliers de tonnes)


Alors, quelle est la meilleure huile d'olive ? 

Croyez-vous sincèrement que nous pourrions donner une réponse définitive à cette question ? Cela dépend évidement de vos goûts. Il y a tout de même quelques règles. 
⇒ Privilégiez l'origine contrôlée, ou toute autre origine clairement libellée (Italie, Provence, etc.), qui vous garantit à peu près qu'on n'a pas mélangé n'importe quoi en provenance de 15 cuves et de 3 pays. 
⇒ Si vous voulez un tuyau facile, le magazine de consommateur Que Choisir a fait son étude comparative (accessible ici mais en totalité seulement si vous êtes abonné). A retenir parmi les meilleures notes : les huiles d'olive vierges extra Monini, Pujet Bio ou Naturalia Bio (entre 7,50 et 9,50 le litre). Le bon plan : l'huile d'olive vierge extra Bouton d'Or d'Intermarché à 5 euros le litre. 
⇒ Quand à l'auteur de ces lignes, il vous recommandera l'huile d'olive de la Vallée des Baux-de-Provence, mais c'est sans doute par chauvinisme. Et c'est à vous d'exercer votre goût !

Par Mathieu Sicard - Source de l'article Metronews

Festival d'Aix : quand la scène s'ouvre à la méditerranée plurielle

La passerelle musicale prend forme. Au menu : rencontres Medinéa, scènes de créations par l'OJM, formations et résidences.

De gauche à droite : Emilie Delorme, Bernard Foccroulle, Aicha Sif, Jean-Claude Tourret .
De gauche à droite : Emilie Delorme, Bernard Foccroulle,
Aicha Sif, Jean-Claude Tourret . 
Photo hb
« Pas forcément au monde de l'opéra »... Mais depuis quelques années, le festival d'Aix ouvre des portes artistiques inexplorées avec de nombreux partenariats dans le bassin méditerranéen de l'Albanie au Maroc, Tunisie, Egypte, Grèce, Liban et bien d'autres.

Présenté hier à la Villa Méditerranée où avait lieu une heure plus tard l'hommage à Baalbeck, ce volet désormais incontournable, initié par le réseau Médinea et ses 22 membres en 2008, entend constituer une plate-forme pour l'échange et le développement de la création. Depuis 2014, l'Orchestre des Jeunes de la méditerranée (OJM), qui en est devenu une des chevilles ouvrières, y développe l'insertion professionnelle et le dialogue interculturel en Méditerranée.
Interculturelles

Dans ce programme soutenu par la Région PACA (400 000 euros à l'OJM et 841 000 euros au festival d'Aix), qui s'étoffe au fil des ans, une nouveauté cette année avec la journée des rencontres Médinea ouverte au public le 19 juillet de 14 à 17h à la Villa Méditerranée. Emilie Delorme à la tête de l'Académie du festival d'Aix, explique lors de la conférence de presse: « Le réseau Médinea est fait pour apprendre à se connaître et travailler ensemble. L'idée importante est arriver à border les talents de demain. La journée du 19 juillet sera clôturée par le concert de session interculturelle de l'OJM. La veille, l'OJM donne le même concert à Aix ».

Création interculturelle, menée avec une douzaine de musiciens de l'OJM, sous la direction de Fabrizio Cassol (auteur de Alefba en 2013) ces scènes sont, évoque de son côté, Bernard Foccroulle, directeur général du festival d'Aix: « le fruit d'un travail interdisciplinaire qui n'est ni de la musique traditionnelle ni de la world-musique mais réellement une création collective qui met en avant l'héritage de chacun. Cette manière de travailler ouvre un champ formidable à explorer ».

L'OJM sera également présent ce matin à 11h au GTP (Aix) entouré de 300 choristes amateurs et jeunes solistes professionnels avec le London Symphony Orchestra , sous la direction de Sir Simon Rattle. Les 18 (Aix) et 19 juillet (Marseille), c'est à nouveau sous la direction de Fabrizio Cassol, que l'OJM offrira dans un cadre plus intime, sa session de création. Le 21 juillet, son traditionnel concert sera donné au GTP en présence de 80 musiciens issus de la Méditerranée sous la houlette de Carlo Rizi (Vêpres de verdi et Symphonie 4 de Mahler au programme). Un concert destiné à voyager en Grèce et en Tunisie, même si la situation des pays sème encore le doute: «On fait tout pour aller à Athènes et à El Jem, malgré les nouvelles alarmantes», annonce B. Foccroulle. Enfin, les formations « musiciens-relais », par des intervenants là encore pluriels (De R. Imbert à G. Sorin), auront lieu d'octobre à février.

Mais ce qui anime probablement le festival d'Aix, qui fait de la diversité son leitmotiv, c'est son soutien inconditionnel à la campagne de solidarité lancée par la région Paca «  Nous sommes tous Méditerranéens  », dans un contexte social parfois hostile.

Par Houda Benallal - Source de l'article La Marseillaise

Algérie : un projet européen organise une conférence sur les villes et l’énergie durable




Plus d’une centaine de représentants municipaux et d’opérateurs économiques et institutionnels ont participé récemment à une conférence intitulée « Villes et énergies durables », organisée à Alger par l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (APRUE) et le projet européen CES-MED.
Des ateliers thématiques sur les questions relatives aux déchets, au transport et à l’éclairage public se sont tenus lors de cette conférence. L’évènement a également permis de partager les résultats préliminaires des trois expériences pilotes CES-MED menées dans les communes de Batna, Sidi Bel Abbès et Boumerdès.
Des municipalités marocaines et tunisiennes engagées dans le projet CES-MED (Benslimane et Oujda pour le Maroc, Kairouan et Sfax pour la Tunisie) ont également pris part à la conférence.
Le projet « Promouvoir le développement des énergies durables dans les villes méditerranéennes » (CES-MED) est une initiative financée par l'UE dont le but est d'assurer la formation et l'assistance technique aux autorités locales et nationales de la région Sud de la Méditerranée, afin de les aider à répondre plus activement aux défis des politiques durables.
Le projet CES-MED apporte son soutien pour s'assurer que les actions proposées concordent avec les objectifs de la Convention des maires : atteindre, voire dépasser, l’objectif européen de réduire de 20 % les émissions de CO2 grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’augmentation de l’utilisation des sources d’énergie renouvelable. Par EU Neighbourhood Info
Pour en savoir plus
CES-MED – site internet
CES-MED – fiche et actualités

Le CdR réuni des maires libyens pour préparer le pays à la stabilité et au développement



Le Comité européen des régions (CdR) a reçu hier une délégation de maires et représentants locaux libyens. Les dirigeants locaux, représentant différentes municipalités libyennes, ont exprimé leur souhait de renforcer la coopération avec les maires européens et les représentants régionaux de l'UE.
Les dirigeants libyens travaillent à préparer le terrain en vue d’instaurer un dialogue et une coopération interne solide pour lutter contre le terrorisme et promouvoir un processus de paix interne, notamment à travers la mise en place d'un mécanisme de coordination technique entre les municipalités, avec le soutien de la Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Federica Mogherini.
Dans un message adressé aux participants libyens, Mogherini a promis une aide supplémentaire de l'UE : « Bientôt, nous allons lancer un programme ambitieux visant à soutenir un certain nombre de municipalités à travers le pays sur un large éventail de questions, telles que la gouvernance locale, la planification de crise et post-crise, le développement économique et la fourniture de services »
En savoir plus
ARLEM – Page internet
EU Neighbourhood Info Centre – Société civile et autorités locales