Perpétuer le génie créateur de la Méditerranée

Il est communément admis que tout projet de partenariat régional ne saurait connaître l'efficience et la pérennité souhaitées que si ses concepteurs intégraient à son architecture institutionnelle et à ses programmes d'action un solide soubassement culturel.

Résultat de recherche d'images pour "mediterranean"Pour assurer la relance du processus de construction de l'espace euro-méditerranéen, aujourd'hui en perte de vitesse, il est impératif d'accorder aux domaines de la culture et de la création la place qu'ils méritent dans la réalisation de cet ambitieux projet, de façon à répondre à une exigence propre à la vocation originelle de la Méditerranée, en tant que lieu de rencontres, de métissages et d'échanges féconds entre les peuples.

L'Histoire nous enseigne que cette région, berceau du monothéisme et creuset de civilisations florissantes, devenait un pôle de rayonnement culturel chaque fois que la sagesse, l'entente et le commerce des hommes l'emportaient sur les antagonismes et les velléités de domination et d'hégémonie.

Jusqu'à nos jours, la Méditerranée semble ne pas échapper à cette règle historique qui nous en rappelle l'implacable destin, celui d'une région qui porte en elle les germes de son union et de sa désunion, de son harmonie et de son chaos, de sa construction et de sa destruction, de sa rationalité et de sa déraison.

Le paysage actuel nous amène à y croire. Force est de constater qu'en dépit d'un grand potentiel économique et humain et d'un riche héritage culturel partagé, le projet de partenariat euro-Méditerranéen bat de l'aile. L'Union pour la Méditerranée, venue se greffer sur le processus de Barcelone, tarde à mettre en exécution certains projets dont elle est l'organe fédérateur, manquant de surcroît de visibilité, au niveau tant de ses activités que de ses objectifs.

Il va sans dire que la situation politique au sud de la Méditerranée freine considérablement toute avancée significative dans la voie du partenariat régional. Outre les échecs successifs dans la recherche d'un règlement juste et durable du conflit du Proche Orient, l'instabilité dans les pays du "printemps arabe", en dépit d'une relative réussite de la transition démocratique en Tunisie, la prise du pouvoir en Égypte par Abdelfattah Sissi qui a mis fin au règne controversé et de courte durée des islamistes , la guerre en Syrie avec son cortège d'horreurs, la crise politique libanaise qui perdure encore, n'ont fait qu'accroître les tensions dans cette région du monde, théâtre d'énormes enjeux stratégiques et géo-politiques.

Si la chute du régime en Tunisie, en Égypte et en Libye a suscité d'immenses espoirs quant à l'accession de ces pays à une nouvelle ère de liberté, de démocratie et de justice sociale, il n'en demeure pas moins vrai qu'elle y a généré une situation fragile, voire chaotique, comme c'est précisément le cas en Libye, avec comme toile de fond l'aggravation des problèmes socio- économiques et la montée de l'extrémisme, de la violence et du terrorisme.

Ce constat étant,faut-il pour autant se résigner à n'entrevoir que les éléments de rupture et de blocage qui continuent à entraver lourdement la mise sur pied de l'édifice commun, ou faut-il, plutôt, chercher dans la grisaille méditerranéenne des foyers de lumière qui donnent aux différents acteurs les raisons d'espérer et d'entreprendre ?

Il faut, tout d'abord, se rendre à l'évidence que la paysage méditerranéen actuel n'incite guère à l'optimisme, tant il paraît peu reluisant à maints égards:
politiquement : avec ce dialogue interrompu sur des questions récurrentes, tels que la paix, la sécurité, le flux migratoire, la pollution en Méditerranée,
économiquement : avec ce déséquilibre sans cesse aggravé des relations commerciales et ces énormes écart en matière de développement entre les pays des deux rives,
humainement: avec ces fortes restrictions imposées à la libre circulation des personnes originaires du sud dans l'espace européen.

Nonobstant ce sombre tableau,nous sommes enclins à penser que les domaines de la création artistique et des échanges culturels peuvent être des leviers de relance de la coopération euro-méditerranéenne.
Il est à souligner que bien avant l'organisation,en novembre 1995, de la Conférence Ministérielle de Barcelone, date marquante dans l'histoire du partenariat euro-méditerranéen, une profonde réflexion avait été engagée sur le rôle de la culture et des médias dans la concrétisation de l'idéal Méditerranéen. A l'initiative de la Rai, la première conférence de l'audiovisuel en Méditerranée, tenue à Palerme en 1990, réunissait un groupe de professionnels des médias, d'intellectuels, de créateurs des deux rives de la Méditerranée. Cette initiative avait permis d'enclencher une nouvelle dynamique qui devait déboucher, à terme ,sur de notables synergies entre nombre d'opérateurs de l'audiovisuel et diverses structures agissant dans les secteurs de la culture et des arts. L'éveil de la conscience méditerranéenne était dû, à mon sens, à l'engagement résolu d'hommes et de femmes, de divers horizons, totalement acquis à une noble cause, celle d'une Méditerranée réconciliée avec elle-même, substituant "au choc des ignorances" un véritable dialogue des cultures,et privilégiant toute forme de coopération de nature à servir la paix, la sécurité et le développement dans cette région du monde.

En tant que Directeur Général de l'Etablissement de la Radiodiffusion Télévision Tunisienne, et dès le début des années 90, j'ai eu le privilège de m'associer, au sein de la Conférence Permanente de l'Audiovisuel Méditerranéen (CoPeAm) aux premières actions devant conduire à la mise en place de l'architecture institutionnelle de cette association opérant dans les secteurs médiatique et culturel. Réseau des réseaux de l'audiovisuel Méditerranéen, elle offrait le cadre propice à une coopération horizontale entre ses différentes composantes. Cette coopération tournait autour d'axes aussi divers que la valorisation du patrimoine culturel méditerranéen, la sauvegarde des archives audiovisuelles, la réalisation de documentaires traitant de la mémoire de la Méditerranée, la formation professionnelle, les synergies à développer entre universités des deux rives...La CoPeAm continue aujourd'hui, dois-je le noter, à mener, avec succès, nombre d'actions dans ces domaines, comme bien d'autres structures, à l'instar du Centre Méditerranéen de la Communication Audiovisuelle, dont il y a lieu de louer l'appréciable apport au développement des productions à base d'archives ainsi qu'à la promotion du documentaire à travers le festival auquel il est dédié.

J'aurai l'occasion, en occupant quelques années plus tard le poste de Directeur Général de l'Union de Radiodiffusion Des États Arabes (ASBU), d'oeuvrer de concert avec les secrétaires généraux de l'Union Européenne de Radiodiffusion, et de la CoPeAm en vue d'établir une étroite coopération tripartite, portant notamment sur les échanges de news relatifs aux actualités méditerranéennes, les coproductions et la formation professionnelle.

Ce fut une exaltante expérience menée par des hommes et des femmes appartenant à des cultures différentes mais partageant le même attachement à la cause de la Méditerranée. Il est particulièrement réjouissant de voir encore des figures du monde de la culture et des médias continuer à s'investir, avec la même foi et la même détermination, au service de l'idéal méditerranéen, dans le cadre d'associations et d'ONG, dont le Centre International de Coopération Culturelle. A travers l'organisation de colloques et d'expositions artistiques, le CICC a pu, au cours des dix dernières années, se tailler une place de choix dans le tissu associatif méditerranéen. Cette organisation mesure assurément l'ampleur du travail à accomplir pour impulser le courant des échanges culturels entre les deux rives de la Méditerranée, favoriser davantage le dialogue des cultures et des religions ,de manière à combattre le fanatisme et le repli identitaire,stimuler la production culturelle et artistique sous toutes ses formes.
Cette dernière tâche s'avère d'autant plus fondamentale que le projet de partenariat euro-méditerranéen s'abreuve de l'imaginaire des créateurs et des artistes ainsi que de l'apport des intellectuels,tant du Nord que du Sud.

Il serait,à mon avis, présomptueux de s'essayer à faire l'inventaire de tous les travaux accumulés au cours des années écoulées et dont la Méditerranée était la source d'inspiration et la matière à réflexion:fictions,documentaires,œuvres plastiques,romans, essais,recherches sur l'Histoire ...; autant de réalisations qui auront permis , un tant soit peu,de mettre en valeur cette harmonie , cette unicité qui naît dans la diversité et dont se nourrit l'âme méditerranéenne.Aussi,auront-elles contribué à atténuer le clivage qui semble irréductible entre Orient et Occident ,auxquels le concept de Méditerranée est largement lié.

Dans le contexte actuel, on ne saurait perdre de vue les rapports historiques ambivalents entre ces deux blocs qui, à travers leurs regards croisés,transparaît toute la problématique de la perception de l'Autre. Pour George Corm, il ne s'agit en fait que d'une "fracture imaginaire" qui s'explique par "les clichés qui se sont imposés au 19ème siècle ,d'un Orient mystique, archaïque et irrationnel et d'un Occident matérialiste,rationaliste et individualiste."

Comment soigner par l'imaginaire une fracture imaginaire? Telle est la mission dévolue aux différents acteurs sur la scène culturelle, artistique et médiatique méditerranéenne.
Ils doivent y être soutenus , en premier lieu ,par les instances du partenariat euro-méditerranéen, ainsi que par le réseau d'associations et d'organisations qui agissent dans ce cadre, notamment par l'accroissement des fonds d'aide à la production culturelle et audiovisuelle,outre la mise en place de programmes favorisant une meilleure coopération dans trois volets importants: le Patrimoine,la Mémoire et l'Histoire de la Méditerranée.

Par ailleurs, la réalisation d'un ambitieux projet, resté jusqu'ici un vœu pieux, faute de volonté politique et de financements conséquents, à savoir une chaîne multi-culturelle et multilingue (Euromed Tv), sera, à n'en point douter, un précieux vecteur culturel et un efficace instrument du dialogue des civilisations.

Il faut croire que le devenir de l'espace euro-méditerranéen est largement tributaire d'un projet culturel multi-dimensionnel dans lequel matériel et immatériel, réel et imaginaire rivalisent d'importance.Sa finalité est de "démythifier et remythifier la Méditerranée", pour emprunter une expression d'Edgar Morin,de manière à perpétuer son génie créateur d'où ont surgi l'universalité des idées et la diversité des cultures.C'est ce nécessaire travail de reconstruction et d'innovation d'un héritage commun qui donnera une forme au nouveau destin de la Méditerranée.

Par Abdelhafidh Harguem (Ancien Directeur Général de l'ERTT et de l'ASBU - Ancien ambassadeur et secrétaire d'Etat aux affaires étrangères) Source de l'article Leaders


Le chômage des jeunes au cœur des discussions entre les ministres européens et maghrébins



Identifié comme un défi politique, économique et social majeur, le chômage des jeunes au sein de la région euro-méditerranéenne a été au cœur des discussions de la réunion informelle d’hier rassemblant les ministres de l’emploi et les partenaires sociaux de l’UE, ainsi que leurs homologues maghrébins (d’Algérie, du Maroc et de Tunisie).
 
Aux côtés des 20 ministres présents, le Secrétariat de l’UpM, la Commission européenne, la Banque européenne d’investissement, le Groupe de la Banque mondiale et l’Organisation internationale du travail ont également participé à la réunion.
 
Les discussions ont porté sur la dimension sociale dans le cadre de la gouvernance de l’UE, sur les politiques et les programmes visant à répondre au problème du chômage des jeunes et de la création d’emploi dans la région, ainsi que sur une initiative proposée par la présidence luxembourgeoise et portant sur l’emploi des jeunes grâce à la formation professionnelle dans les pays du Maghreb.
 
L’UpM a développé une initiative phare, Med4Jobs, en vue d’améliorer l’employabilité des jeunes et des femmes, de combler l’écart entre la demande et l’offre en termes d’emplois, et de favoriser une culture de l’entrepreneuriat et le développement du secteur privé dans la région. 
 
En savoir plus
Med4Jobs -page internet
UpM – Site internet

Création d'un environnement sain pour les investissements énergétiques en Méditerranée : MEDREG publie un rapport



L'Association des régulateurs méditerranéens de l'énergie (MEDREG), financée par l’UE, a publié un rapport présentant la vision des régulateurs de l'énergie sur la situation actuelle en matière d’investissement dans l’infrastructure énergétique dans la région méditerranéenne.
 
L'étude cartographie les infrastructures d'interconnexion actuelles et prévues pour l'électricité et le gaz et expose les défis de financement, en l'absence d'un cadre réglementaire harmonisé au niveau régional.
 
Avec ce rapport, MEDREG espère encourager un débat actif entre les gouvernements, les institutions financières internationales, les opérateurs des systèmes de transmission, les organisations multilatérales et le monde académique. L'Association a soumis ses résultats préliminaires à un processus de consultation publique, qui a permis de réunir 37 réponses des intervenants qui ont contribué à améliorer l'étude.
 
MEDREG est une association qui rassemble les régulateurs énergétiques de 21 pays de la région méditerranéenne. Elle promeut un cadre réglementaire clair, stable et harmonisé, à travers une coopération continue entre les rives nord, sud et est du bassin méditerranéen. MEDREG bénéficie du soutien de l'Union européenne et du Conseil des régulateurs européens de l'énergie (CEER). 
 
Pour en savoir plus
MEDREG – Site internet
 
 
EU Neighbourhood Info Centre – Énergie
 

Batna : bientôt un nouveau projet d’énergie renouvelable

Dans la matinée de mercredi, une réunion de travail avec un bureau d'études français a été organisée au siège de l'APC de Batna, en présence du secrétaire général, Belaribi Djamel, ainsi El-Hani Mohamed, premier adjoint maire, dans le cadre du projet européen CES-MED (Promouvoir le développement des énergies durable dans les villes méditerranéennes).

La réunion des membres de l'APC et des représentants du bureau d'études français.Un bureau d’études français entame une coopération de plusieurs mois avec des villes algériennes notamment la ville de Batna pour contribuer à la réalisation de leur plan d'action en faveur d’une énergie durable. 

Selon Nicolas Beaupied, directeur du bureau d’études, ces équipes auront donc la tâche de contribuer aux politiques énergie-climat de Batna, Boumerdès et Sidi Bel Abbès en Algérie. Sachant que ces trois wilayas sont membres de convention des maires, elles choisies par le gouvernement algérien. 
Interrogé à ce sujet, Mohamed El-Hani a indiqué au quotidien Lematindz que le programme CES-MED (programme de l'union européen pour l'efficacité énergétique des villes de la Méditerranée) a pour but d'assurer la formation et l'assistance technique aux autorités locales et nationales du Sud de la Méditerranée, afin de les aider à mettre en place des politiques durables. Répondant au désir d'établir des liens bilatéraux étroits avec les partenaires du Sud, CES-MED est un programme financé par l'Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP), principal mécanisme financier fournissant une aide aux pays partenaires de la politique de voisinage.

La démarche consiste à obtenir le soutien des autorités nationales tout en démontrant le besoin et les avantages d’une implication forte des autorités locales dans des politiques et mesures de développement durable. 
Celles-ci doivent avoir un impact direct au niveau territorial, dans des domaines comme l’énergie, le traitement des déchets, le transport public, etc. Cet effort implique une plus grande sensibilisation des populations locales à l'égard des politiques durables locales, un partage des connaissances et l'établissement de partenariats solides entre les collectivités territoriales de l'Union européenne et de la région sud méditerranéenne. 

Il est à signaler que l’objectif du projet CES-MED est également de promouvoir l’adhésion des municipalités de ces pays à la «Convention des maires» (CdM), principal mouvement européen associant les autorités locales dans un engagement volontaire pour favoriser l’efficacité énergétique et l’usage des énergies renouvelables sur leurs territoires. 
Le projet propose ainsi un soutien direct aux municipalités en matière d’expertise technique et de formation pour la préparation de plans d’action en faveur de l’énergie durable (PAED), lesquels sont obligatoires pour pouvoir adhérer à la CdM. Pour démontrer son intérêt, le plan d’action doit devenir un véritable programme opérationnel. Il doit permettre aux autorités locales de mettre en œuvre des actions concrètes, dont les résultats seront une plus grande maîtrise énergétique et une baisse des émissions de CO2 (gaz carbonique).

Le projet CES-MED, dans le cadre d’une étroite collaboration avec les municipalités du Sud et leurs points focaux nationaux, a finalisé l’adhésion de nombreuses villes à la Convention des maires. Les municipalités algériennes - appuyées par Transitions - sont donc en voie de les rejoindre. Cette étude du projet a été proposée durant l’année passée, c’est-à-dire 2014 et sera réalisée dans les mois à venir, apprend-on.

Par Abdelmadjid Benyahia - Source de l'article LeMatindz

L'Orchestre des Jeunes de la Méditerranée (OJM) - Communiqué

Créé par la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et le Ministère de la culture, l'Orchestre des Jeunes de la Méditerranée (OJM) est présent depuis 1984 dans l'espace culturel méditerranéen.

L'OJM organise une ou plusieurs sessions à l'année afin de proposer aux jeunes musiciens de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et du bassin méditerranéen se destinant à une carrière musicale une expérience «professionnelle» de la vie d'un orchestre en répétition et en concert.

Résultat de recherche d'images pour "http://www.villa-mediterranee.org/fr/medinea"En partenariat et en complémentarité avec les orchestres nationaux de jeunes et les conservatoires, les étudiants sont recrutés sur auditions. En 2010, le Festival d'Aix-en-Provence s'est associé avec l'Orchestre des Jeunes de la Méditerranée pour créer une Académie d'orchestre, en collaboration avec le London Symphony Orchestra alors en résidence au Festival. L'initiation de ce partenariat a marqué un tournant décisif pour chacune des institutions et le début d'un nouveau projet.

Après 4 années de collaboration, à la demande des pouvoirs publics, le Festival d'Aix-en-Provence intègre en 2014 l'OJM afin de développer au sein de son Académie les missions initiales de l'orchestre en matière de formation, d'insertion professionnelle, d'échange et de coopération dans l'espace euro-méditerranéen.

Plus qu'une simple session d'orchestre, l'Académie se caractérise par la volonté de soutenir les jeunes musiciens du bassin méditerranéen dans leur formation et dans le développement de leurs carrières en favorisant leur insertion professionnelle.

Cette Académie cherche aussi à promouvoir la création musicale dans l'espace méditerranéen, en coopération avec les institutions et conservatoires partenaires.

La session d'été de l'Orchestre des Jeunes de la Méditerranée, consacrée à la musique symphonique, s'épanouit donc désormais dans le cadre de l'Académie européenne de musique du Festival d'Aix-en-Provence

avec une action renforcée en matière de formation d'excellence et d'insertion professionnelle, sous la baguette des plus grands chefs.

Avec les musiciens de l'OJM, le Festival d'Aix-en-Provence cherche aussi à donner un nouvel élan à la création musicale et interculturelle dans l'espace méditerranéen, en coopération avec les institutions et conservatoires partenaires, en créant de nouvelles sessions et projets musicaux.

Enfin, avec l'OJM, c'est un réseau musical et culturel d'échanges euro-méditerranéens qui se construit et se densifie avec des tournées dans les pays du pourtour méditerranéen et un renforcement de la tournée des concerts en région.

La Région, par son soutien à l'Orchestre des Jeunes de la Méditerranée et au Festival d'Aix-en-Provence, entend favoriser le dialogue interculturel en Méditerranée, faire de la musique un espace privilégié du vivre-ensemble et développer la formation et l'insertion professionnelle des jeunes.

Rencontres Medinea et Concert de L'Orchestre des Jeunes de la Méditerranée - juillet 2015

Medinea est une un réseau composé d'acteurs du secteur musical opérant sur le bassin méditerranéen, coordonné par le Festival d'Aix ; la manifestation s'articulera autour, l'après-midi, d'une rencontre-débat avec le réseau et artistes méditerranéens, ouvert au public, et en soirée, d'un concert de musiciens de l'Orchestre des Jeunes de la Méditerranée (12 musiciens), ouvert au public, gratuit.

Rencontres Medinea à  Villa Méditerranée
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles, sur inscription 

Source de l'article Newspress

La Fondation Moawad lance un projet sur l’énergie durable à Zghorta, financé par l’UE

À l'initiative de la Fondation René Moawad et du conseil municipal de la localité de Erdeh (caza de Zghorta), une cérémonie a eu lieu dans la salle de réception de l'église Sainte-Rita de Erdeh pour donner le coup d'envoi du projet de développement ayant pour thème « Vers l'utilisation de l'énergie durable dans des collectivités locales au Liban-Nord ». 

M. Moawad prononçant son allocution.
Ce projet profitera aux populations des localités de Harf Erdeh, Erdeh, Beit Awkar et Beit Obeid, dans le caza de Zghorta.

L'initiative prise par la Fondation René Moawad sur ce plan s'inscrit dans le cadre du programme SUDeP financé par l'Union européenne (« Projets de démonstration urbain durable »). 

Le programme SUDeP – qui s'inscrit dans le cadre de la politique européenne de voisinage – vise à permettre aux autorités locales dans les pays partenaires du sud de la Méditerranée de « mettre en œuvre des actions intégrées dans leurs plans d'action pour l'énergie durable ou dans les plans d'action locaux similaires ciblant le développement urbain durable », comme le précise un site d'Euromed.

Le projet lancé par la Fondation René Moawad, qui a pour leitmotiv « Erdeh verte », a pour objectif la protection de l'environnement et l'organisation de campagnes de sensibilisation pour la consommation rationnelle de l'énergie. Le projet définit un modèle d'action municipale en renforçant et en mettant à exécution des mesures de développement durable pour réduire la consommation d'énergie au niveau de la collectivité locale, de manière à diminuer les dépenses relatives à l'énergie.

La cérémonie marquant le coup d'envoi de ce projet a eu lieu en présence de nombreuses personnalités, dont notamment M. Michel Moawad, président exécutif de la Fondation René Moawad, ainsi que M. Marcello Muri, représentant l'Union européenne, l'ancien député Jawad Boulos, le caïmacam de Zghorta, Ymane Rafeï, le directeur général du ministère de l'Éducation, Fady Yarak, le président de la Fédération des municipalités de Zghorta, Zeeni Kheir, et plusieurs élus et notables de la région.

M. Michel Moawad a prononcé à cette occasion une allocution dans laquelle il a souligné que « la liberté de l'homme, la dignité humaine et le droit de la personne à l'éducation ne sont pas seulement des principes, mais des valeurs et des objectifs que nous cherchons quotidiennement à réaliser à la Fondation René Moawad » (...). « Nous estimons que le partenariat avec l'Union européenne ne se réduit pas uniquement au soutien à des projets, a déclaré Michel Moawad. Notre partenariat avec l'Union européenne est un partenariat qui se situe au niveau de ces valeurs qui nous unissent, tant en ce qui concerne notre vision de l'homme que le développement humain durable ou aussi le droit de l'individu à une vie digne ».

En conclusion, M. Moawad a souligné que « l'importance de ce projet réside dans le fait qu'il permet aux collectivités locales de développer leurs propres moyens pour gérer leurs affaires internes, sans compter qu'il stimule le système de décentralisation administrative et de décentralisation sur le plan du développement ».
Notons que 168 projets, présentés par les pays du sud de la Méditerranée, portant sur l'énergie renouvelable, étaient en compétition pour obtenir l'aide de l'Union européenne dans le cadre du programme SUDeP. Sur les 168 projets, seuls 11 ont été sélectionnés, dont celui de la Fondation René Moawad

Source de l'article l'Orient le Jour

Egypte : un projet de l'UE organise une série d'ateliers sur l'intégration des questions relatives à la situation des femmes aux programmes syndicaux



Une série d'ateliers de sensibilisation sur les droits des femmes au travail sera organisée sur une période de cinq mois par l’agence ONU Femmes au Caire, à Alexandrie, à Suez et dans le Delta, dans le cadre du projet « Un bond en avant pour les femmes », financé par l'UE.
 
Ces ateliers visent principalement à :
  • Donner plus de visibilité aux questions relatives aux droits des femmes et à la justice pour les femmes dans les programmes syndicaux ;
  • fournir une plateforme aux membres féminins des syndicats pour leur permettre d’élaborer des stratégies, se soutenir mutuellement, renforcer leur sentiment d’identité commune et partager leurs intérêts conjoints, afin qu’elles aient les moyens d’exprimer leurs demandes auprès des décideurs dans le cadre professionnel et au sein de leurs syndicats respectifs ;
  • soutenir les membres féminins des syndicats dans l’organisation de campagnes sur les droits des femmes et l’égalité des sexes sur le lieu de travail.
Vingt délégués ont assisté au premier atelier qui s’est tenu les 28-29 juin et le 4 juillet 2015 au Caire. L'atelier a permis la tenue de discussions sur les aspects théoriques et pratiques des questions relatives aux femmes dans les conventions internationales par rapport à la législation nationale.
 
Le projet ‘un bond en avant pour les femmes’ est une initiative conjointe d'ONU Femmes et de la Commission européenne. Le programme soutient l'autonomisation économique des femmes dans la région sud de la Méditerranée et améliore leur participation dans les sphères politiques et la prise de décision. Le programme est financé par une contribution de 7 millions d'euros de l'Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) et de 1,2 million d'euros du budget de base d'ONU Femmes. 
 
En savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre - Genre vidéo  
Projet ‘un bond en avant pour les femmes’ – fiche et actualités
ONU Femmes site internet
 

MedMedia publie un rapport d’évaluation sur le développement des médias dans le sud de la Méditerranée



Le projet MedMedia, financé par l’UE, a publié un rapport évaluant le développement des médias dans la région du sud de la Méditerranée. Couvrant neuf pays – Algérie, Egypte, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Tunisie et Israël –, le rapport met l’accent sur les progrès réalisés dans le sillage du « Printemps arabe ».

Il évalue l’impact de l’aide internationale à travers de nombreuses études de cas dans des domaines tels que la formation des journalistes, la réforme légale et réglementaire, la co-production, ou encore la mise à niveau technique et des infrastructures.
 
Des tendances et résultats positifs ont été enregistrés dans les pays où les soulèvements populaires ont conduit à des réformes et stimulé le dialogue autour de la liberté des médias. Malgré les défis posés par les bouleversements sociaux et politiques, la Tunisie, la Palestine, la Jordanie et le Liban ont fait des progrès significatifs dans ce domaine.
 
Le rapport souligne toutefois quatre défis majeurs affectant la plupart des pays de la région :
• Le manque de coordination entre les bailleurs internationaux et les agences de mise en œuvre des projets (la Tunisie et la Palestine étant des exceptions à cet égard) ;
• Le manque de systèmes efficaces pour réagir aux conclusions des rapports d’évaluation ;
• Le manque de suivi, en particulier dans le cadre des initiatives de renforcement des capacités ;
• Le manque d’implication des principaux acteurs aux niveaux gouvernemental et institutionnel.
 
Financé par l’UE, le projet MedMedia vise à créer un environnement favorable à la réforme des médias dans la région sud de la Méditerranée. Il fait partie du programme « Média et culture pour le développement en Méditerranée du Sud », un programme à hauteur de 17 millions d’euros qui vise à soutenir le processus de réforme des médias et de la culture dans la région.
 
MedMedia met l’accent sur la législation, la réglementation, la programmation, la stratégie et le leadership en vue d’aider les médias étatiques à remplir leur mission de service public, en concurrence avec le secteur commercial. Il permettra également de renforcer la confiance du public en consolidant le rôle des médias en tant gardiens indépendants et vecteurs du débat démocratique. 
 
Pour en savoir plus
Projet MedMedia – Site internet
MedMedia – Page Facebook
EU Neighbourhood Info Centre - Culture et média

Comment l'Égypte veut renouer avec la modernité et... l'Europe

Avec l'inauguration du nouveau canal de Suez, le 6 août dernier, l'Égypte, affiche sa volonté de rattraper le peloton des pays émergents, et veut le faire savoir. Il était donc essentiel que le monde entier ait les yeux rivés sur cet événement, dont François Hollande fut l'invité d'honneur, en hommage au rôle de la France dans la percée du premier canal de Suez (1869). 

Ce qui est ainsi affirmé, c'est la volonté de renouer le fil avec un moment de l'Histoire où l'Égypte était totalement orientée par sa volonté de développement, vers l'Europe et la modernité. 

Alfi Malek, président de l'association Demeter, vice-président de l'association AEMDDE
Alfi Malek, président de l'association Demeter, vice-président de l'association AEMDDE (Crédits : Alfred Mignot)
Avec une population de 90 millions d'habitants, très jeune dans sa grande majorité, et une cohésion nationale désormais prouvée - les bons spéciaux destinés au financent du nouveau canal et réservés uniquement aux Égyptiens ont été massivement souscrits -, et confortée désormais par la fierté d'un succès national à tous points de vue*, l'Égypte représente un potentiel de croissance très significatif.

C'est dans cette perspective qu'il faut décrypter la symbolique de la cérémonie, rappelant un moment de l'Histoire - celui du mouvement intellectuel réformiste Nahda (renaissance) de la seconde moitié du XIXe siècle - où l'Égypte était totalement orientée dans sa volonté de développement, vers l'Europe et la modernité. Un "moment" interrompu par l'avidité du capitalisme de l'époque, mettant à mal la finance égyptienne, ensuite par la période colonialiste britannique, qui dura 82 ans et se termina par l'arrivée des Officiers libres, et par Nasser.

Cette volonté de retisser symboliquement les fils brisés de l'Histoire s'est aussi exprimée par le choix de l'Opéra du Caire d'interpréter l'Aïda de Giuseppe Verdi lors la cérémonie d'ouverture, sous la conduite du célèbre musicien Omar Khairat, dirigeant environ 1000 artistes et musiciens. Un clin d'œil évident, l'Aïda - dont l'histore se déroule dans l'Égypte des Pharaons - ayant été interprété pour la première fois au Caire en 1871, deux ans après la cérémonie d'inauguration du Canal de Suez.

Mais, la cérémonie du 6 août aura aussi été l'occasion d'annoncer des projets tout aussi importants que la percée du nouveau Canal.

De nouveaux projets pour une nouvelle Égypte

« L'Egypte a besoin de reconstituer son tissu industriel et de régénérer son agriculture après ces nombreuse décennies d'une économie libérale dévastatrice. Comme la Chine, l'Égypte doit éviter le piège du libéralisme à outrance » a déclaré sur RFI Samir Amin, économiste franco-égyptien, président du Forum mondial des alternatives.

Ainsi, le développement de la zone du Canal de Suez conduira à la création de six nouveaux tunnels pour relier la presqu'île du Sinaï et ses différents gouvernorats. Trois tunnels seront percés à Ismaïlia (deux pour les véhicules et un pour le chemin de fer), et trois autres tunnels à Port Saïd, afin de créer une importante zone économique, industrielle et commerciale longeant le Canal. Dans l'ensemble, on espère créer ici plus d'un million de nouveaux emplois.

Parmi les autres projets annoncés le 6 août : un vaste réseau de routes nationales, la création de nouveaux aéroports et villes - dont celle, déjà annoncée, de nouvelle capitale administrative entre Le Caire et Suez, pour un investissement cumulé de 43 milliards d'euros sur sept ans - le traitement des eaux usées, la mise en œuvre d'un projet national pour l'élevage de poissons dans la zone du canal.

Éradiquer le terrorisme, la grande priorité

Mais avant tout, l'Égypte mène un combat sans merci contre les forces islamistes installées dans la zone Nord du Sinaï. Le 1er août, "Les forces armées égyptiennes ont éliminé Selimane Selim El Haram, l'un des dirigeants les plus importants de l'organisation terroriste Ansar al Beit Maqdis, à Sheikh Zoweid"dans le nord du Sinaï, selon le porte-parole militaire égyptien Mohamed Samir.

Les succès remportés par l'armée égyptienne dans ce domaine contribuent à affaiblir fortement les groupes installés dans le Sinaï durant la période du gouvernement de Morsi, protégeant les citoyens, dans leur vie quotidienne, rassurant aussi les investisseurs et le tourisme, qui revient progressivement.

L'avenir de l'Égypte se fera avec l'Europe... et la France

Infrastructures, agriculture, Industrie, tourisme, santé, éducation... Le chantier qui s'ouvre est particulièrement vaste. Lors de la conférence économique de Sharm El Sheikh d'avril dernier, un ensemble de projets évalué au bas mot à 300 milliards de dollars avait été annoncé, comportant notamment la réalisation de la nouvelle capitale administrative.

L'Europe prépare sa contribution dans le cadre de la révision en cours de sa politique de voisinage (PEV, qui devrait être finalisée à l'autome), par une approche globale embrassant un ensemble de secteurs comprenant l'éducation, la santé, les Droits de l'Homme, l'énergie et l'environnement.

L'Égypte a besoin pour sa part d'accélérer le pas de ses réformes et de ses projets.

Une priorité : l'énergie, dont la pénurie se fait sentir tous les étés, amenant le gouvernement à appliquer un tarif de rachat avantageux pour une puissance de 4300 MW en énergies renouvelables, solaire et éolien.

Encourager les PME françaises à s'investir dans ce marché revient à tisser des liens entre les entreprises et les compétences des deux pays. C'est ce qu'a pu réussir, par exemple, le Pôle de compétences régionales Derbi (« Développement des énergies renouvelables en industrie et dans le bâtiment ») avec l'association Ieder (« Institut méditerranéen des énergies renouvelables », en développant des relations étroites avec la Tunisie, le Maroc et la Jordanie. Il convient donc de mener des actions similaires avec l'Égypte, et d'encourager la création d'un pôle équivalent de développement local. Les compétences égyptiennes ne manquant pas ; un tel projet est en cours de préparation.

Quelles pistes pour financer les projets ?

Cela étant, la problématique se pose essentiellement au niveau des financements. Hormis quelques centrales en solaire photo-voltaïque, financées par les Émirats Arabes Unis, ou par l'Arabie saoudite, les projets semblent manquer de crédits, et surtout de mécanismes financiers adaptés : les financements disponibles localement sont chers, inadaptés à des projets par ailleurs viables.

Dans la mesure où l'Égypte peut représenter un vaste marché pour les entreprises européennes et françaises en particulier, l'Europe aura tout intérêt à contribuer à la solution de ces problèmes, et aussi à venir en appui aux entreprises souhaitant investir le marché égyptien, fortement demandeur.

On ne peut ainsi que déplorer que les mécanismes d'accompagnement du projet de fondation AREAS, destinés au financement de projets allant entre 5 et 50 millions d'euros, n'aient toujours pas vu le jour. Cela dit, on pourrait imaginer des mesures d'incitation, notamment fiscales, pour encourager l'investissement dans des projets économiquement rentables, et dans lesquels des entreprises européennes sont engagées. Le modèle de financement du Canal de Suez par des apports locaux* est aussi une bonne source d'inspiration, et peut être répliqué, tant que l'État apportera sa garantie.

Rattraper les rendez -vous manqués

L'Égypte semble enfin déterminée à relever l'ensemble des défis qui se présentent à elle simultanément. Le temps presse ! Face à une crise économique qui n'aura que trop duré, et une frange importante de la population vivant sous le seuil de la pauvreté, fragilisant l'ensemble de la société, l'Égypte choisit d'accélérer son développement et d'éradiquer la pauvreté. Sans cela, l'Égypte risque de basculer dans le chaos entraînant l'Europe dans une zone d'instabilité, menacée par un flux d'émigrés égyptiens démunis, et désespérés. Mais engagée dans la voie du développement durable, l'Égypte peut contribuer rapidement au développement économique pour l'ensemble de la région méditerranéenne.

Il serait grand temps de rattraper les rendez vous manqués, et de compter avec un pays dans la force de l'âge, affichant une volonté de réussite sans précédent, dans un nouvel esprit gagnant-gagnant, et auquel la diaspora égyptienne en Europe peut apporter une contribution significative, durant cette période cruciale de transition économique et sociale.

*Le nouveau Canal percé en une seule année, une réussite 100 % égyptienne

Annoncé le 5 Août 2014, le défi de la percée d'un nouveau canal en une seule année aura donc été gagné : avant l'inauguration de ce 6 août 2015, la nouvelle voie d'eau fut testée par avec succès par trois navires géants, le 25 juillet.

Sa réalisation était justifiée par l'augmentation croissante du fret mondial. Entre 2000 et 2010, la quantité de fret transportée par mer dans le monde est passée d'environ 6 milliards de tonnes à 8,5 milliards de tonnes. Une évolution qui se poursuit depuis, poussée par le développement économique global et les phénomènes de délocalisation mondiale de la production. Selon les prévisionnistes, le volume de fret transporté doublerait entre 2005 et 2025.

Cela se traduirait par un accroissement des revenus du Canal de Suez, actuellement de l'ordre de 5 Milliards de dollars, à 13 milliards en 2025.

Ces travaux permettent de réduire de moitié le temps de traversée du canal de Suez, qui passe de 22 heures à onze heures seulement. Ils auront coûté environ sept milliards et demi d'euros, obtenus grâce à la vente, par la Banque centrale de bons spéciaux réservés uniquement aux Égyptiens.

Ces bons rapportent du 12 % par an et ont été couverts à 110 % en moins d'une dizaine de jours. « C'est un très grand projet et le fait qu'il soit réalisé par les Égyptiens - entre autres par l'armée égyptienne et par des compagnies principalement égyptiennes, associées mais sous-traitantes du projet d'État - est une très grande chose », a relevé sur RFI Samir Amin, économiste franco-égyptien, président du Forum mondial des alternatives.

Par Alfi Malek (Président de l'association Demeter, vice-président de l'association AEMDDE.) - Source de l'article La Tribune