La chef de la diplomatie européenne exprime son soutien au Premier ministre désigné en Libye



La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a parlé aujourd'hui avec le Premier ministre libyen désigné, Fayez Al Sarraj, qu’elle a félicité pour sa nomination et à qui elle a assuré « le plein soutien de l'UE à son travail des prochains jours, semaines et mois pour sortir la Libye de son impasse actuelle et la mener vers la paix et la stabilité ».
 
Elle a réitéré le soutien de l'UE au processus de dialogue de l'ONU et souligné qu’il était très important que les parties libyennes se mettent d'accord rapidement sur l'accord proposé.
 
Mogherini a déclaré que l'UE était prête à « accorder une aide substantielle et immédiate » une fois que le gouvernement d'entente nationale serait formé. « Cet appui sera bien sûr discuté et convenu avec les Libyens afin qu'il réponde à leurs besoins et priorités », a ajouté un communiqué de presse. 
 
Pour en savoir plus
SEAE – Libye
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La Tribune libre de Didier Parakian : Marseille au cœur de leviers de développement économique en Méditerranée

Didier Parakian (LR), adjoint au maire de Marseille, délégué à l’Économie, aux Relations avec le monde de l’entreprise et à la Prospective propose un focus sur la dynamique économique de Marseille, à l’occasion de la Semaine économique en Méditerranée qui aura lieu du 4 au 7 novembre 2015

Résultat de recherche d'images pour "Didier Parakian"Cette année, les villes et territoires de la Méditerranée sont mis à l’honneur. Cette manifestation rassemblera près de 3 000 participants, une trentaine d’événements. Elle permettra aux acteurs du développement économique en Méditerranée de s’informer, de se rencontrer, d’échanger et de participer autour des défis économiques auxquels les territoires méditerranéens font face.

Je me réjouis de participer à la neuvième édition de la Semaine Économique de la Méditerranée et de pouvoir à nouveau témoigner des multiples leviers de développement dont dispose Marseille, pour favoriser l’éclosion d’une Méditerranée rayonnante. La session d’introduction portera sur l’évolution des villes en Méditerranée : "villes vécues, villes rêvées, villes de demain".

La diversité de nos leviers constitue un atout indéniable pour convaincre les porteurs de projets, les startups, les chefs d’entreprises et les grands comptes. Je l’ai constaté lors du Salon des Entrepreneurs, à l’occasion de l’accueil des nouveaux entrepreneurs qui, installés à Marseille depuis 2014, on fait le pari de notre ville ! De la start up comme Alert Gazoil qui a grandi au Pôle média de la Belle de Mai et qui signe aujourd’hui un contrat avec les USA, à Interxion, le géant européen du Data, qui choisit Marseille pour s’ étendre sur la Méditerranée, les « success stories » existent et se multiplient à Marseille. Je le répéterai à chaque occasion : nos filières d’excellence sont les vecteurs de notre réussite collective et de notre avenir !

Pour que le processus de la réussite fonctionne, il faut appréhender les projets avec le respect de la vision des autres acteurs de la vie locale, tout en puisant plus loin, plus grand, avec l’international comme ligne d’horizon. C’est à mon sens la seule manière de créer des emplois et des richesses pour notre territoire. 
Un exemple : la connexion à travers Aix-Marseille Métropole, que ce soit pour le label French Tech ou la fusion de nos universités, prouve que la conduite commune d’un projet de grande envergure, avec intelligence, garantit un futur pour des pôles industriels de classe internationale, pour le Tourisme, la Culture et pour l’Innovation sous toutes ses formes. 
L’innovation a d’ailleurs fait récemment l’objet d’échanges fort intéressants à l’occasion du premier Forum Smart City Marseille Méditerranée, avec comme focus, la mutation urbaine et la révolution numérique. Celui-ci a constitué un autre marqueur pour la future métropole et pour nos relations internationales. 
Il nous a permis de proposer un atelier sur les smart cities dans le cadre de la Semaine Économique de la Méditerranée (le 4 novembre, de 16h30 à 18h30). Cette rencontre permettra de présenter des services numériques qui facilitent la vie quotidienne des citadins, puis d’échanger sur les facteurs de succès pour développer un écosystème favorable à l’innovation et au numérique, enfin il sera question des gains pour la collectivité en matière d’efficacité et de qualité de service, d’attractivité et de proximité avec les citoyens.
Cet atelier est co-organisé par la ville de Marseille et ANIMA, association que je soutiens depuis sa création et qui participe incontestablement au développement économique en Méditerranée par la mise en œuvre d’actions très concrètes (mise en place d’un observatoire des investissements et des partenariats, formations ciblées, publication de "guides investisseurs"…), avec le soutien de la Commission Européenne.

Je travaille également en étroite collaboration avec Jean Roatta, adjoint au maire de Marseille chargé des Relations Internationales, en vue de faire savoir auprès de nos interlocuteurs internationaux nos avancées, nos projets. Nous avons par exemple associé l’ensemble des Consuls présents à Marseille, au Club M Ambassadeurs pour justement unir nos réseaux et faire rayonner Marseille à Marseille, dans les autres villes de France, dans l’arc méditerranéen et partout ailleurs ! Nos accords de coopération évoluent, s’adaptent à la ville de demain, à la demande de nos concitoyens, notre crédibilité est capitale pour garantir la confiance des investisseurs.

Autre exemple : nous nous sommes accordés avec le Grand Port Maritime Marseille-Fos avec la charte Ville-Port, un document qui lance les grandes lignes stratégiques de l’avenir de notre façade maritime et qui entérine cette prise de conscience collective sur l’intérêt (et la nécessité) de s’imposer à l’échelle internationale. C’est très encourageant, nous avançons, je ne peux que m’en réjouir !
J’approuve également l’orientation d’Aix-Marseille Université (AMU), qui a l’ambition de mener une politique internationale volontariste et dynamique, avec pour mission de promouvoir la dimension européenne et internationale des activités de formation et de recherche. Dotée d’une Direction des Relations Internationales (DRI), elle possède un formidable booster pour promouvoir son expertise avec un réseau pluridisciplinaire de partenaires solides. Nos exemples du « savoir travailler ensemble » sont multiples et touchent à de nombreux domaines. Ils sont le signe de cette envie commune de réussir. La Semaine Économique de la Méditerranée est d’ailleurs emblématique de ce jeu collectif au service du rayonnement de notre territoire.

Marseille en figure de proue de la Méditerranée, a un enjeu de taille ; celui de lancer des « projets fédérateurs » qui lui permettront de s’affirmer en tant qu’acteur, tout en mobilisant des citoyens, des institutions et des partenaires privés et publics.
Nous mettons tout en œuvre pour faire surgir ces projets structurants d’envergure, pour attirer les investisseurs et favoriser la croissance.

 Marseille façonne un autre visage, celui de l’engagement à s’inscrire dans la modernité. Rien ne nous empêchera d’aller plus loin. Nous avons trop souffert d’un désamour récurrent pour nous arrêter là. Nous sommes forts et nous le prouvons quotidiennement.

Source de l'article Destimed

La Tunisie signe l'annonce euro-méditerranéenne pour la préservation de la diète méditerranéenne

La Tunisie a signé, jeudi 29 octobre, l'annonce euro-méditerranéenne pour la préservation de la diète méditerranéenne, dont les objectifs correspondent à ceux du projet «diète méditerranéenne et valorisation des produits alimentaires traditionnels». 

Résultat de recherche d'images pour "«diète méditerranéenne et valorisation des produits alimentaires traditionnels»."Une conférence organisée à Tunis pour présenter les résultats de ce projet mis en place, il y a plus de trois ans, a permis de revenir sur les finalités de cette initiative.

Il s'agit, notamment, d'améliorer les compétences des petits et moyens projets, et particulièrement les restaurants, à offrir des produits cohérents avec la diète méditerranéenne (DM), et d'impulser la capacité des décideurs à mettre en oeuvre des stratégies et des instruments pour la sauvegarde de la DM et la préservation des traditions alimentaires, basée, dans le bassin méditerranéen, sur une alimentation variée et riche en fibres. 

S'inscrivant dans le cadre du programme de la coopération transfrontalière «Bassin Maritime Méditerranée», faisant partie de la nouvelle Politique européenne de voisinage et de son instrument financier (IEVP), pour la période 2007-2013, ce projet vise, également, à augmenter les capacités des autorités locales et des écoles à instaurer des initiatives efficaces et durables à même de sensibiliser les consommateurs des bienfaits de la DM.

La coordinatrice du projet en Tunisie, Khawla Hamdi, estime que «les réalisations accomplies jusque-là sont positives», ajoutant que «la préservation du patrimoine alimentaire nécessite la sensibilisation quant à l?importance des plats traditionnels chez les différentes sociétés, et ce, en vue de sauvegarder le modèle alimentaire régional qui se distingue par sa capacité préventive de plusieurs maladies.

Le ministre de l'Agriculture, Saâd Seddik, a rappelé, de son côté, que l'UNESCO avait officiellement déclaré, le 17 novembre 2010, la diète méditerranéenne «patrimoine immatériel de l'humanité», et que cette déclaration contribue à la construction de l'identité des peuples du bassin méditerranéen.

Se référant au rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), publié en juin 2015, Seddik note que ce projet permettra de lutter contre «la transition nutritionnelle» qui a «éloigné la région de son régime alimentaire, longtemps considéré comme le modèle d'une vie saine au sein de systèmes alimentaires durables respectueux de l'environnement».

Les deux partenaires du projet en Tunisie, à savoir l'Institut national de la recherche agronomique de Tunisie (INRAT) et la Chambre de commerce et d'industrie de Tunis (CCIT), ont oeuvré à mettre en place un système commun des connaissances sur la diète méditerranéenne, et ce en se basant sur les groupes de produits de la pyramide alimentaire adaptée au contexte de chaque pays.

Parallèlement, les deux partenaires ont veillé à la formation de 30 formateurs dans plusieurs gouvernorats du pays, ainsi que des instituteurs et des directeurs des écoles.

Dans le même cadre, des manifestations de sensibilisation du consommateur ont été organisées, outre la conception d'un cadre juridique pour la préservation de la diète méditerranéenne et la création d'un «label qualité MedDiet» pour les restaurants et la formation des restaurateurs.


Quatorze partenaires de 6 pays méditerranéens sont ciblés par ce projet: Espagne, Italie, Grèce, Liban, Egypte et la Tunisie.

Source de l'article Webmanagercenter

Un millier de chercheurs au chevet de la Méditerranée

Les premiers résultats du programme Mistrals anticipent des changements radicaux sur le bassin de la Grande Bleue. Un modèle réduit de l'impact climatique planétaire. 

Des milliers mesures prises profondeurs marines, eaux surface, rivages l'atmosphère nourrir programme décennal Mistrals.Plus d'hommes, plus de pollution, moins d'eau, des sols épuisés, une biodiversité chahutée, une météo en déliquescence… Pour le millier de chercheurs engagés depuis 2010 dans le métaprogramme décennal Mistrals, dont les premiers résultats à mi-parcours ont été présentés à la veille de l'ouverture de la Cop21, les données presque caricaturales de l'évolution du bassin méditerranéen fournissent un regard inespéré sur les impacts de l'évolution climatique. « C'est un modèle réduit de ce qui attend la planète », souligne son coordinateur, Etienne Ruellan, directeur scientifique adjoint à l'Institut national des sciences de l'univers du CNRS. 

Un raz-de-marée se profile : en 2030, les rives de la Méditerranée compteront 550 millions d'habitants, soit 90 millions de plus qu'aujourd'hui. Cette démographie galopante concernera surtout les pays du sud et de l'est du bassin, dont les populations se concentreront essentiellement dans les villes. « Dans dix ans, prédit le Plan bleu, dispositif de coopération environnemental des Nations unies en Méditerranée, le littoral d'Afrique du Nord accueillera 25 mégapoles de plus de 1 million d'habitants. » L'ensemble du bassin comptera alors 380 millions d'urbains, quatre fois plus qu'en 1950. 

Les touristes seront également plus nombreux : sur moins de 6 % des terres émergées, les côtes méditerranéennes concentrent déjà le tiers des voyageurs du monde. « Leur nombre pourrait plus que doubler d'ici à 2025 et accroître les pressions exercées par l'artificialisation du littoral sur les espaces agricoles et les écosystèmes utiles à l'homme, s'inquiète Etienne Ruellan. La Méditerranée telle que nous la connaissons va disparaître. »

Une collecte sans précédent

Comment anticiper les tensions qui se profilent ? Pour résoudre ce casse-tête, Mistrals (acronyme pour Mediterranean Integrated Studies at Regional and Local Scales) mobilise une centaine d'organismes de recherche dans 26 pays du pourtour de la Grande Bleue. Depuis cinq ans, un bataillon d'instruments d'observation est à la manoeuvre et des milliers de mesures ont été prises dans les profondeurs sous-marines, les eaux de surface, les terres et l'atmosphère pour satisfaire la gourmandise des six modules d'étude du programme. Ressources en eau, pollutions de la mer, de l'air et des sols, perte de la biodiversité, sécurité alimentaire et énergétique, risques naturels… Au moins 20 millions d'euros ont été engagés dans cette collecte de données sans précédent. « Les changements s'accélèrent et le temps presse. Dix ans ne seront pas de trop pour comprendre et anticiper l'habitabilité de la Méditerranée au-delà de la fin du siècle », poursuit Etienne Ruellan. 

Les résultats à cinq ans de ce vaste chantier prouvent la vulnérabilité extrême de la région. Au cours des cinquante dernières années, la demande en eau a, par exemple, déjà doublé, mettant 180 millions de Méditerranéens sous le seuil officiel de carence (1.000 mètres cubes par an), et l'avenir climatique du bassin ne présage rien de bon pour rassasier les gorges sèches. Au cours du XXe siècle, le sud-ouest de l'Europe, comprenant la péninsule Ibérique et le sud de la France, s'est déjà réchauffé de 2 °C et les précipitations ont diminué de 20 % dans certaines régions. Ce mouvement s'accélère. « Le nombre de jours de pluie va encore diminuer, l'évaporation va s'intensifier, le débit des fleuves va baisser et des précipitations de plus en plus violentes vont ruisseler en surface sans pénétrer les sols », pronostique Véronique Ducrocq, codirectrice du module HyMex. D'ici peu, le dépouillement des données viendra appuyer sans doute ces sombres prédictions. Plus question alors pour les aménageurs d'esquiver le sujet.

Par  Paul Molga - Source de l'article Les Echos

Promotion de l'égalité professionnelle femmes-hommes en Tunisie : l'UE appuie les jeunes femmes tunisiennes dans leur insertion professionnelle



Lundi dernier, la chef de coopération à l'Union européenne, Madame Armelle Lidou et la ministre de la femme, la famille et l'enfance, Madame Samira Meraîi Friâa, ont ouvert ensemble à Bizerte la journée d'accompagnement des jeunes femmes tunisiennes dans leur insertion professionnelle.
 
Cette rencontre ayant pour thème « Entreprise : Mode d'emploi » était organisée dans le cadre du projet de promotion de l'égalité professionnelle femmes-hommes en Tunisie, qui a pour objectif de réduire les discriminations liées au genre dans le milieu professionnel. Impliquant les associations tunisiennes de promotion des droits des femmes, les entreprises et les pouvoirs publics, il vise essentiellement à sensibiliser 100 entreprises tunisiennes sur l'égalité professionnelle, ainsi qu’à accompagner plus de 150 jeunes femmes tunisiennes dans leur recherche d'emploi et à favoriser leur insertion professionnelle.
 
Ce projet s'inscrit dans un soutien plus vaste en faveur des femmes, avec plus de dix initiatives financées par l’UE sur cette thématique actuellement en Tunisie. 
 
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L'UE soutient les jeunes entrepreneurs en Egypte, au Liban et en Palestine



Le Youth Entrepreneurship Project (YEP), financé par l'UE, présente ses résultats lors de sa dernière conférence, organisée aujourd'hui en Egypte, dans le cadre de la conférence SANABEL, un évènement régional annuel qui réunit un grand nombre d’acteurs publics et privés majeurs travaillant dans le secteur de la microfinance dans la région MENA.
 
L'initiative YEP est un projet régional mis en œuvre dans trois pays (Egypte, Liban et Palestine) pour soutenir l'accès des jeunes entrepreneurs aux services financiers et non-financiers et leur permettre de développer leurs compétences entrepreneuriales et de gestion, et ainsi de développer et/ou de créer de nouvelles entreprises. Le projet YEP vise aussi à renforcer les capacités des institutions non gouvernementales de microfinance pour leur permettre de mieux aider les jeunes en leur fournissant des services adaptés, durables et de qualité.
 
La conférence se penchera sur les résultats du projet et permettra aux participants de discuter des défis rencontrés et de se préparer aux prochaines étapes. 
 
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Les Nuits MED – U filmu cortu s’associe au festival Cinébanlieue

Le festival Les Nuits MED – U filmu cortu – en Corse s’associe au festival Cinébanlieue à Paris pour créer le dispositif « DU COURT AU LONG »

Profil FACEBOOK Nuits MED 2016L’objectif est de permettre à des auteurs de réaliser leur 1er long métrage grâce à des producteurs, distributeurs… Investis.

Le processus de ce dispositif débutera lors d’une première rencontre au théâtre Le Feux de la Rampe le 25 mars 2016 dans le cadre du festival Les Nuits MED. 15 projets seront proposés par le festival Cinébanlieue parmi lesquels six auteurs seront sélectionnés. Cette rencontre commencera le matin durant lequel les réalisateurs projetteront leur court-métrage et auront l’opportunité de présenter un « pitch » de leur projet à venir. Un moment d’échange convivial sera ensuite proposé autour d’un déjeuner. Enfin, les candidats seront reçus individuellement par le jury. La remise des prix sera organisée lors du festival Cinébanlieue au mois de novembre de l’année 2016.

Cette remise des prix donnera accès à une Résidence d’écriture en Corse au début du mois de mars 2017.

Source de l'article les Nuits Med

Les partis sociaux-démocrates européens et arabes appellent à une solution globale

La secrétaire nationale du PS français pour les droits de l'homme et les affaires humanitaires, Rita Maalouf, souligne, dans une interview à « L'Orient-Le Jour », que tout renflouement de Bachar el-Assad aggraverait le conflit syrien.

La dernière journée du 5e forum social-démocrate arabe, qui s'est tenu ce week-end à l'hôtel Le Bristol et qui a achevé ses travaux samedi, a été marquée par la participation de représentants du Parti socialiste européen (PSE), et de partis socialistes, et sociaux-démocrates de France, d'Allemagne (SPD), d'Italie, de Grande-Bretagne, de Belgique et des Pays-Bas. La séance de samedi a été axée sur le dossier des réfugiés en général, notamment syriens. Dans l'après-midi, les délégués européens et arabes, accompagnés du leader du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt (qui a organisé ce 5e forum), ont visité un camp de réfugiés syriens ainsi qu'un centre d'enseignement scolaire mis sur pied par une fondation créée par Mme Nora Joumblatt.

Le forum social-démocrate arabe a été créé en 2013, dans le sillage du printemps arabe. Il regroupe les partis progressistes du Liban (le PSP), du Maroc, d'Algérie, de Tunisie, d'Égypte, de Jordanie, ainsi que le Fateh, l'opposition syrienne et des délégués des partis kurdes. Il se tient chaque six mois et, une fois par an, il accueille des représentants du PSE et de partis socialistes et sociaux-démocrates européens. Ces assises élargies euro-arabes ont été organisées l'an dernier à Tunis et ont été axées sur le thème du terrorisme. L'année précédente, elles ont eu lieu au Caire et ont porté sur le printemps arabe. Cette année, à Beyrouth, la question des réfugiés a été au centre des débats.

La séance de samedi matin a été ouverte par une allocution du secrétaire général du groupe socialiste au Parlement européen (PSE), Guacomo Philibeck, et par des interventions de Walid Joumblatt et du ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas.
Les travaux du premier débat ont porté sur les principales causes de la crise des réfugiés. Le commissaire européen pour l'aide humanitaire et la Gestion des crises, Christos Stylianides, a exposé la position de l'Union européenne sur ce plan. La deuxième table ronde a tenté de définir comment l'UE pourrait aider les pays de premier accueil. Mme Nora Joumblatt a exposé dans ce cadre son projet de centre de formation scolaire lancé par sa fondation Kayany et qui prend en charge dans les camps de réfugiés près de 2 000 élèves syriens.
Le forum a clôturé ses travaux par une allocution du président du PSE et ancien Premier ministre hongrois, Sergei Stanishev. Le communiqué final publié au terme des débats met l'accent sur l'importance d'une « solution globale » au problème des flux migratoires clandestins.

Rita Maalouf : Pour une approche globale

Les grandes lignes d'une telle solution globale ont été évoquées dans une interview accordée à L'Orient-Le Jour par la secrétaire nationale du Parti socialiste français pour les droits de l'homme et les affaires humanitaires, Mme Rita Maalouf.
D'emblée, Mme Maalouf relève que « les causes du problème des réfugiés sont multiples ». « Ce problème, perçu dans son ensemble, souligne-t-elle, est dû à trois facteurs principaux : la guerre, la pauvreté et les effets du changement climatique. Il est donc illusoire de régler un aspect sans s'attaquer aux deux autres, d'où la nécessité d'avoir une approche globale de la question. C'est sur cette base que le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean Christophe Cambadelis, a préconisé dès 2014 la tenue d'une conférence mondiale sur les réfugiés et il a réitéré cette proposition cette année car il a vu venir le fait qu'un nouveau " front " allait s'ouvrir, en l'occurrence celui des réfugiés. »
« L'idée de cette conférence internationale est que tous les aspects du problème devraient être pris en compte dans le cadre d'un effort global à l'échelle mondiale, indique Rita Maalouf. Cette proposition a été avalisée par le président François Hollande lors de son dernier point de presse, en septembre dernier. La conférence internationale devrait être organisée en 2016 et le président Hollande a suggéré qu'elle se tienne à Paris, suite à la démarche du PS. Dans cette optique, notre participation au forum euro-arabe de Beyrouth avait pour but, entre autres, d'initier une réflexion commune sur ce plan, d'être à l'écoute de toutes les parties concernées, de tâter le pouls, en quelque sorte, d'un pays de premier accueil comme le Liban. »

S'attaquer aux racines du problème

Dans ce contexte, Rita Maalouf souligne la nécessité d'agir aussi bien « sur le court terme que sur le long terme afin de régler les causes des flux migratoires ». « À court terme, précise-t-elle, il faudrait avoir une politique migratoire commune au plan européen. Cela pose évidemment la question du droit d'asile. Au niveau du contour européen, il faut en outre s'attaquer au problème des passeurs. Il nous est apparu à ce sujet que des passeurs ont été récemment actifs à Tripoli, au Liban-Nord. Cette approche du court terme implique également la nécessité d'apporter une aide aux pays de premier accueil comme le Liban, la Turquie et la Jordanie. »
« À long terme, ajoute Mme Maalouf, il est impératif de trouver une solution politique en initiant un Genève 3. D'une manière plus générale et plus globale, cela doit s'accompagner d'une politique visant à contenir la pauvreté et favoriser des investissements dans les pays d'accueil, notamment au niveau des écoles et de l'infrastructure de base afin d'éviter que les réfugiés ou les migrants soient amenés à traverser la Méditerranée pour regagner l'Europe. Ainsi, si les causes des flux migratoires ne sont pas réglées à la base, cela risque de provoquer une radicalisation du national-populisme, de l'extrême droite, et de susciter une montée de l'islamophobie. »

Afin de favoriser une telle approche globale, Mme Maalouf indique que le PS français préconise de mettre tous les acteurs concernés à contribution, que ce soit les États, les gouvernements, ou les ONG humanitaires et de défense des droits de l'homme. « Il faut établir un équilibre entre la solidarité et la charité, entre l'accueil et la gestion des flux », précise la responsable PS aux droits de l'homme et aux affaires humanitaires.
Une telle aide ne devrait pas se limiter aux seuls pays d'accueil, mais elle doit aussi englober les déplacés qui sont restés en Syrie. Rita Maalouf souligne à ce sujet la nécessité d'aider les communes libérées en Syrie. « Les élus français, précise-t-elle, ont ainsi été appelés à apporter une aide à Alep dans le cadre d'une sorte de projet de partenariat. Jean-Christophe Cambadelis et le président du groupe parlementaire socialiste, Pierre Cohen, ont lancé un appel en ce sens pour que les élus français aident Alep. Ils ont notamment adressé des messages à ce propos aux maires, ce qui a permis de former un réseau de plusieurs centaines de villes solidaires. À la lumière de ce que j'ai vu et entendu ces deux jours à Beyrouth, poursuit Rita Maalouf, je vais proposer au premier secrétaire du PS d'initier un projet semblable de partenariat avec les localités libanaises d'accueil ou de soutenir des projets ponctuels comme celui qui a été lancé par Nora Joumblatt. »

Le problème de Bachar el-Assad

Pour Rita Maalouf, la ligne de conduite du PS concernant l'affaire des migrants doit être perçue sous l'angle du « débat sur les valeurs ». « Telle est l'approche de la gauche, qui, sur ce plan, axe le débat sur les valeurs, souligne-t-elle. Nous avons à cet égard rendez-vous avec l'histoire, et nous devons affiner notre approche et l'expliquer à l'opinion publique, de manière à clarifier le fait que notre action n'est pas seulement de la générosité, mais qu'elle s'inscrit dans le cadre de l'intérêt même de l'Europe et de la défense de ses valeurs qui sont connues pour être l'essence même de la construction européenne. »

Dans l'optique d'une solution en profondeur du problème des réfugiés, Rita Maalouf souligne que « nous nous employons à attirer l'attention des Français sur le fait que tout dialogue avec Bachar el-Assad ou tout accord visant à le renflouer aurait pour effet d'exacerber davantage et d'aggraver la guerre civile, et donc de provoquer un nouveau afflux de réfugiés ». Mais il s'agit aussi à cet égard d'un problème d'ordre fondamentalement moral. « On ne discute pas avec un dictateur, relève sans détour Mme Maalouf. Telle est la position du président Hollande. Il est inconcevable d'envisager le maintien au pouvoir de Bachar el-Assad alors qu'il est responsable de la mort de plus 250 000 civils, sans compter les dizaines de milliers de prisonniers et de disparus, et les millions de déplacés. La paix civile en Syrie passe par un Genève 3. Cela implique, certes, une action concertée avec les Russes, mais pas aux conditions des Russes », affirme Rita Maalouf qui indique à ce propos qu'il existe en France « une sorte de parti russe, perceptible dans les milieux de la droite, de l'extrême droite et d'une partie des médias, qui apprécie les positions du président Vladimir Poutine ».

Sur le plan de la solution politique qui devrait être mise en place pour non seulement mettre un terme à la crise syrienne mais aussi pour faire face au problème des migrants, Rita Maalouf met en évidence l'importance du pluralisme libanais comme projet pilote. « Le pluralisme constitue pour nous l'essence même de l'existence du Liban et il représente également une sorte de laboratoire pour contrer la montée du populisme et de la xénophobie, affirme-t-elle. Le pluralisme est plus que jamais d'actualité pour lutter contre les extrêmes, dans un sens ou dans l'autre. La crise des réfugiés alimente la montée aux extrêmes alors que ces réfugiés fuient Daech et le régime dictatorial. Comme l'a souligné le Premier ministre Manuel Valls, il n'y a pas de guerre de civilisation entre l'Occident et l'Orient, mais plutôt entre ceux qui, croyants ou non, sont humanistes, et ceux qui sont dogmatiques et qui rejettent l'autre. »

Par Michel TOUMA - Source de l'article l'Orient le Jour

La Tunisie déploie son ambitieux programme de réforme

Résultat de recherche d'images pour "tunisie"Les réformes économiques visant à revitaliser l'économie tunisienne prennent forme ; le gouvernement tente aujourd’hui d’atténuer les résistances tout en travaillant à concilier les exigences des acteurs nationaux et des prêteurs internationaux.

Ces réformes, qui comprennent entre autres un nouveau code d'investissement et l’augmentation des dépenses d'infrastructure, offrent une chance de stimuler une reprise économique plus importante et d’augmenter le niveau d'emploi, en particulier chez les jeunes tunisiens.

Un ciblage des investissements

Le gouvernement a déployé mi-septembre son Plan Stratégique du Développement 2016-2020 (PSD), incluant des réformes économiques et budgétaires radicales, et visant une croissance annuelle du PIB de 5 % au cours de cette période, alors qu’elle était en moyenne de 1,9 % lors du plan quinquennal précédent.

Le nouveau PSD prévoit une reprise progressive au cours des deux prochaines années et s’attend, sur la base d’estimations ambitieuses, à ce que la croissance du PIB connaisse une accélération à partir de 2018.

Le PSD prévoit une augmentation des investissements publics de 50 % d'ici à 2020, pour atteindre 45 milliards de dinars tunisiens (20,5 milliards d’euros). L'investissement privé local augmenterait de 65 % pour atteindre 62 milliards de dinars tunisiens (28,3 milliards d’euros) et l'investissement direct étranger de 80 % et s’élèverait alors à 18 milliards de dinars tunisiens (8,2 milliards d’euros).

Un nouveau code des investissements, qui sera présenté avant la fin de l'année selon le Premier ministre Habib Essid, pourrait aider à susciter l'intérêt des investisseurs. La modernisation de l'administration du gouvernement et l’accent mis sur les partenariats public-privé devraient également lever les obstacles en matière d’activités commerciales.

Une approche à court terme

Générer de tels niveaux d'investissement prendra probablement du temps, mais d'autres sources de financement devraient pouvoir combler l'écart à court et moyen terme.

Début octobre, la Banque mondiale a annoncé un prêt de 500 millions de dollars destiné à financer les réformes économiques proposées, et dont l’accent portera sur la restructuration de ses prêteurs publics. Ce prêt fait suite aux 867 millions de dinars tunisiens (395,3 millions d’euros) de capital injecté plus tôt cette année dans la Société Tunisienne de Banque et dans la Banque de l'Habitat.

La Banque mondiale a également accordé à la Tunisie début octobre des conditions de crédit favorables sur 178 millions d’euros destinés à financer des projets de construction de routes dans plusieurs gouvernorats, ainsi que près d’1 million de dollars pour du conseil technique sur le projet, selon le ministère du développement, de l’investissement et de la coopération internationale.

Les investissements pourraient également être renforcés par la signature d'un nouvel accord de libre-échange avec l'UE. Celle-ci a lancé mi-octobre avec la Tunisie des négociations qui pourraient aboutir à une expansion de l’Accord Euro-méditerranéen d'Association (AEMA), signé il y a près de deux décennies.

Contrairement à l'AEMA, qui concerne plutôt le commerce de marchandises, un nouvel accord de libre-échange pourrait apporter à la Tunisie des conditions préférentielles pour les échanges de services, ainsi que des réglementations plus souples pour les produits agricoles.

Modérer les demandes

Le gouvernement tunisien pourrait faire face à un difficile exercice d'équilibre des intérêts internes et externes au fur et à mesure de la mise en place de son programme de réforme. 

Le FMI a demandé à plusieurs reprises à la Tunisie de réduire les dépenses de l'Etat, attirant l’attention sur les 13,5 % du PIB consacrés aux salaires du secteur public (l'une des parts les plus élevées dans le monde). 

Selon Philippe Trape, économiste principal chargé de la Tunisie auprès de la Banque africaine de développement, le recrutement dans le secteur public depuis le soulèvement de 2011 a augmenté les coûts salariaux d’environ 75 %, ce qui équivaut à 38 % du budget du gouvernement. Alors que l'emploi public a été perçu comme un moyen de répondre à la demande sociale, P. Trape soutient que l’administration pourrait fonctionner plus efficacement avec la moitié du personnel actuel.

Cependant, le gouvernement est également confronté à des pressions des acteurs nationaux tels que l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), le plus grand syndicat du travail du pays, pour augmenter les salaires. 

Après un nouveau cycle de négociations ces derniers mois avec le syndicat, le gouvernement a décidé d'augmenter les salaires de 800 000 employés du secteur public en septembre, la deuxième augmentation de ce type cette année. Selon les rapports des médias, cela devrait coûter environ 1,2 milliard de dollars.

Dans une déclaration faite aux médias en octobre, H. Essid a précisé : « Nous sommes conscients que les réformes ont un prix, mais nous avons besoin de paix sociale dans la période à venir afin de pouvoir instaurer les changements urgents requis par une situation économique critique. »

Le FMI continuera à jouer un rôle clé dans le débat sur la réforme, la Tunisie souhaitant obtenir un nouveau programme de crédit de la part du prêteur à hauteur d’au moins 1,7 milliard de dollars, et qui pourrait être subordonné à de nouvelles réformes fiscales.

Lors d'une visite en Tunisie en septembre, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a exhorté le pays à réduire son déficit budgétaire, qui a atteint un montant estimé à 5,8 % du PIB l'an dernier, et de diminuer la masse salariale du secteur public. 

Témoignant d’un pas dans cette direction, H. Essid a déclaré aux médias en septembre que le gouvernement envisage d'augmenter l'âge de la retraite en le faisant passer de 60 à 65 ans, ce qui pourrait aider à résoudre le déficit croissant du système de retraite.

Source de l'article Oxford Business Group