La Banque européenne va accorder un prêt à l'Algérie

Lors des annonces de financement de la Banque européenne d'investissement au Maghreb, il est relevé un absent de taille: l'Algérie. Ce ne sera plus le cas.

Résultat de recherche d'images pour "BEI"Dans une interview accordée à un média étranger, Román Escolano, vice-président de la Banque européenne d'investissement et en charge des activités de la banque au Maghreb, annonce l'arrivée imminente du premier prêt depuis des années. Au cours des 18 derniers mois, l'institution a ainsi accordé 500 millions d'euros de prêts aux PME en Méditerranée. 
Selon Román Escolano, l'Algérie a mis en place une politique restrictive par rapport à son endettement extérieur et la BEI maintient des relations tout à fait cordiales avec les autorités algériennes. «Nous continuons à discuter avec eux. Nous suivons avec beaucoup d'intérêt les discussions en cours entre l'UE et l'Algérie pour accroître la coopération dans plusieurs secteurs, y compris le secteur de l'énergie», a-t-il dit.

Román Escolano a voulu assurer que la BEI va continuer à financer des projets importants comme c'est le cas en Tunisie où il a signé en septembre dernier une ligne de crédit de 50 millions d'euros avec Amen Bank pour aider les entreprises tunisiennes à vocation industrielle et commerciale. Pour l'instant, l'Egypte et la Tunisie demeurent les grands pays partenaires de la Banque en région méditerranéenne mais cela va changer avec le prêt accordé à l'Algérie. 
«Notre secteur d'intervention est très large: les infrastructures classiques, les infrastructures sociales (éducation, santé...) et les nouveaux financements au secteur privé», dit ce responsable. «Dans ces trois domaines, nous travaillons actuellement sur plusieurs projets intéressants au Maghreb. Ils aboutiront dans les prochains mois. Il s'agit notamment de financements du réseau routier tunisien, pour désenclaver l'intérieur du pays.

La BEI peut aussi soutenir l'industrie automobile et les infrastructures ferroviaires avec des partenaires institutionnels et financiers.» Malgré les défis politiques et sécuritaires, les responsables de la BEI pensent néanmoins qu'il existe une possibilité d'élargir la coopération avec l'Union européenne grâce à un accord de libre-échange approfondi en préparation. La BEI croit à la croissance de la région et veut y contribuer notamment en finançant de grands projets, est-il ajouté. De son côté, Marion Hoenicke, chef de division opérations de prêts dans les pays voisins à la Banque européenne d'investissement, cette dernière veut soutenir de la façon la plus large possible et sous tous ses aspects le secteur privé en Méditerranée. Marion Hoenicke dit qu'elle travaille à renforcer les aides avec une large palette d'options de financement: prêts, garanties, capital-investissement, mais également services de conseil. Dans ses déclarations à la presse, elle souligne que le soutien aux entreprises et au financement des infrastructures vont ensemble.
Le secteur privé a besoin d'infrastructures pour fonctionner, souligne-t-elle encore. Pour créer un environnement favorable à l'investissement et permettre au secteur privé de se développer, la BEI investit donc également dans l'énergie, les transports et les télécommunications, le capital humain et social, (hôpitaux, centres de recherche, logements sociaux...) et l'environnement. «Dans chaque ligne de crédit, nous abordons l'efficacité énergétique et le changement climatique», précise Marion Hoenicke.

Source de l'article l'Expressiondz

Tunisie : lutte contre la traite des êtres humains, avec l’Europe


Une conférence internationale intitulée « lutte contre la traite des êtres humains: Partage d'expériences entre la Tunisie et l'Europe », organisée par le Conseil de l'Europe en collaboration avec le ministère tunisien de la Justice et de l'Organisation internationale pour les migrations a eu lieu les 20 et 21 Janvier 2016 Tunis, indique le Conseil de l'Europe.

Il précise dans ses pages : « la conférence a regroupé des experts tunisiens et européens de différents milieux et secteurs (acteurs gouvernementaux, non-Etatiques et des organisations internationales). Ils  ont échangé leurs meilleures pratiques notamment en matière d'identification et d'assistance aux victimes de la traite, ainsi que sur la poursuite et le démantèlement de réseaux de trafiquants et de traite des enfants, à la lumière des normes internationales en vigueur ».


Méditerranée : libérer le potentiel d’innovation


La question posée était : « comment mieux comprendre les multiples facettes de l'innovation, d'identifier les facteurs qui favorisent et mettent en valeur les potentialités et les défis des pays sud de la Méditerranée. » 

Ce thème a été au centre de discussions à l’initiative du Forum Euroméditerranéen des Instituts de Sciences Économiques (FEMISE) et Economic Research Forum  (ERF). Une réunion d'experts a été ainsi organisée le 18 Janvier 2016, au Caire (Égypte). 

Le thème en était : « Innovation: vers un programme de recherche pour libérer les potentiels en Sud de la Méditerranée », rapporte un communiqué daté du 28 janvier. Il présente les conclusions de ces débats lancés par une série de questions dont celle-ci, essentielle, sur la façon dont un pays peut devenir meilleur innovateur :  « Quels sont les moteurs de l'innovation? Théories nous aident à prédire l'avenir; mais avons-nous les théories qui guident dans l'innovation? ». Réponses à rechercher dans les minutes de la réunion du groupe d’experts FEMISE-ERF.

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Projet-pilote pour le développement de l’écotourisme en Tunisie

Une trentaine d’accords de projets ont été signés dans le cadre projet-pilote «Ecotourisme et conservation de la biodiversité désertique en Tunisie».

EcotourismeLancé depuis 2013, ce projet-pilote a permis, en effet, la signature d’une trentaine de contrats de projets avec des promoteurs et des associations locales. 
Ces contrats concernent des domaines aussi divers que l’apiculture, les petits jardins familiaux, l’exploitation forestière, la distillation des fleurs, l’engraissement intensif et l’artisanat. Ils portent sur 3 aires protégées : Dghoumes (gouvernorat de Tozeur), Jbil (Kébili) et Bouhedma (Sidi Bouzid et Gafsa).

Le projet pilote, dont la durée d’exécution s’étendra jusqu’au juillet 2018, est financé par un don du Fonds pour l’environnement mondial d’un montant de 4,27 millions de dollars (environ 8,62 millions de dinars). Il devrait permettre la création de 900 micro-projets, amis de l’environnement dans les 3 sites précités, a précisé le directeur général de l’environnement et de la qualité, Nabil Hamada, à l’agence TAP, en marge d’un atelier consacré aux aspects juridiques de l’écotourisme.

Il s’agit d’offrir des conditions favorables à la gestion des aires protégées, de développer l’écotourisme et d’appuyer la gestion des ressources naturelles, ainsi que l’élévation du niveau de vie de la population et l’établissement d’une relation positive entre l’homme et la nature.

En Tunisie, le potentiel de l’écotourisme demeure peu valorisé, sur un total de 44 aires protégées, seulement une dizaine sont dotées des infrastructures nécessaires et minimales, notamment El-Feyja, Chaambi, Bouhedma, Boukornine et Jbil.

Des problèmes d’ordre juridique entravent le développement de l’écotourisme, a affirmé M. Hamada, citant à titre d’exemple le code forestier régissant l’exploitation des aires protégées et qui limite l’implication du secteur privé dans ce domaine.

Il a également, cité le manque d’infrastructure : centres d’accueil, pistes, logements, services sanitaires et absence des guides bien formés et d’une politique de marketing.

De son côté, Habib Abid, directeur de la conservation des forêts et de la faune, a mis l’accent sur l’importance des aires protégées en tant que locomotive de développement d’autant qu’elles se trouvent dans les régions les plus pauvres du pays, où le taux de chômage est parmi les plus élevés.

Pour ce responsable, la Tunisie dispose de 30 ans d’expérience dans le tourisme de chasse qui constitue un tourisme d’élite et attire près de 2000 chasseurs par an, avec près de 10.000 dinars dépensés par touriste, à chaque séjour (20 rabatteurs, location voiture, guide…).

Source de l'article Kapitalis

Architecture & Urbanisme - Création prochaine d'une école euro-méditerranéen à Fès

Une convention a été signée mardi à Rome entre l'Italie et le Maroc portant création de «L'Ecole euro-méditerranéen d'architecture et d'urbanisme» au sein de l'Université euro-méditerranéenne de Fès (UEMF).

UEMF.jpgCette convention a été signée, ainsi qu'un accord sur la coopération culturelle et scientifique entre l'Université de Florence et l'Université euro-méditerranéenne de Fès, par les présidents de ces deux institutions, respectivement Luigi Dei et Mostapha Bousmina, lors d'une cérémonie co-présidée par le ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, M Lahcen Daoudi, et Stefania Giannini, ministre italienne de l'Education, de l'Université et de la Recherche.

Cette Ecole sera «une institution régionale de formation, de recherche et transfert des connaissances, créée sur un modèle expérimental entre l'Université euro-méditerranéenne de Fès (UEMF) et l'université de Florence (par le biais de son département d'Architecture, dans le cadre de la coopération entre le Maroc, l'Italie, et les autres pays du Groupe 5+5».

L'Ecole sera, notamment, dédiée à la formation, la recherche, la valorisation et l'innovation dans les domaines de l'architecture, le patrimoine, le design, le paysage, l'urbanisme et territoires.

«Ce nouvel établissement n'est pas une transplantation, ni une délocalisation, mais un projet de co-développement avec des acteurs marocains, italiens et euro-méditerranéens», lit-on dans cette convention.

Il sera doté de statuts et règlements intérieurs avec une autonomie pédagogique et financière respectant les grands principes de fonctionnement et de gestion de l'UEMF et favorisant la mise en commun (avec les autres composantes de l'UEMF) des moyens d'enseignement et de recherche et le travail conjoint pour la communication et les partenariats.

«L'Ecole sera créée à Fès, qui est en soi un laboratoire dans le domaine de préservation du patrimoine architectural», a déclaré à la MAP, Mostapha Bousmina, selon lequel cet établissement sera «unique en son genre» et sera ouvert aux étudiants marocains, africains et des pays de la région Méditerranéenne.

Selon Mostapha Bousmina, l'UEMF a toujours ambitionné de créer, en collaboration avec l'Université de Florence et avec l'implication de l'Ecole polytechnique de Madrid et de l'Ecole des arts décoratifs de Paris 'une grande école d'architecture» de nature à favoriser la coopération et le dialogue interculturel entre les deux rives de la Méditerranée.

«Nous avons déjà finalisé tous les contours académiques scientifiques et pédagogiques. Les équipes sont prêtes pour travailler et on attend seulement l'ouverture de cette Ecole unique en son genre dans la région au mois de septembre prochain et au sein de laquelle enseigneront des professeurs de l'Université de Fès, de l'Université de Florence , de l'Ecole polytechnique de Madrid et de l'Ecole des arts décoratifs de Paris», a-t-il précisé.

Pour sa part, Luigi Dei a qualifié de 'grand projet» cet accord de créer une Ecole d'architecture à l'UEMF. «C'est un résultat excellent et positif parce qu'il s'agit du meilleur moyen pour mettre en valeur le patrimoine architectural et traduit, en même temps, une façon de partage des expériences et un but de construire un avenir stable notamment pour les jeunes marocains». 

Il s'agit, selon lui, d'un 'signal fort et important» de la part de l'Italie qui œuvre sans cesse pour faire de la région de la Méditerranée un havre de paix. «La culture, la science et la formation sont des outils pour bâtir l'avenir et pour cela il faut prendre en considération l'intérêt des futures générations et leur droit à l'étude, à la formation et à la paix». 

Source de l'article Le Matin

Goethe-Institut : « Kulturlabor », un laboratoire culturel pour encourager les artistes tunisiens

Le Goethe-Institut poursuit son soutien à la scène culturelle en Tunisie en 2016. Cette fois, c’est au tour du KULTURLABOR (laboratoire culturel) d’encourager les artistes tunisiens.

KulturlaborCe « laboratoire culturel » propose aux six résidents retenus de bénéficier des espaces du Goethe-Institut, d’une aide logistique, de l’expertise tunisienne ou allemande ainsi que de la communication autour des projets.

Inauguré le 5 janvier 2016, le KULTURLABOR a accueilli sa première résidence du projet « TRITON » mené par le jeune réalisateur Zeid Khemiri et le compositeur musicien Heny Maatar.

Les autres artistes retenus sont Rahma Megarech et Lylia Ben Romdhane (Laboratoire des sensations) ; Héla Lamine (Still Life, corps vivant) ; Selim Ben Cheikh (Héritage en Chantier) ; Alia Sellami (Conte musical) et Haythem Zakaria (Samā).

Le Goethe-Institut invite en outre les journalistes (et blogueurs) intéressés dans ses locaux pour en savoir plus sur le Kulturlabor et les projets des résidents, et ce, le vendredi 5 février à 15h en présence de tous les résidents ainsi que les responsables de projet.

A noter qu’une journée portes ouvertes est prévue pour le vendredi 12 février pour échanger avec Haythem Zakaria autour de son projet et de la rencontre entre art et technoscience.

Source de l'article Webdo

I&P et InfraMed lancent un fonds de financement des infrastructures en Afrique

L'impact-investisseur français et le véhicule d'investissement ont démarré la levée de fonds pour I&P Africa Infrastructure, qui devrait financer des projets d'une valeur allant entre 10 et 50 millions d'euros.

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Résultat de recherche d'images pour "InfraMed"Investisseurs & Partenaires et InfraMed se lancent sur le terrain de la « petite infrastructure » en Afrique.

« IPAI va combler le chaînon manquant entre les très petits projets subventionnés et les projets nationaux de grande envergure, dans une multitude de secteurs : l’énergie (centrales au fil de l’eau, éolien, biomasse), l’eau (traitement, distribution), la logistique, les cliniques, l’éducation et même les télécoms », détaille Frédéric Ottavy, directeur général de I&P Africa Infrastructure.

Plus concrètement, IPAI va adresser le gap entre les projets d’infrastructures de petite échelle au coût inférieur à 10 millions d’euros et les mégaprojets d’une valeur supérieure à 50-100 millions d’euros.

Renforcement

Dirigé par Jean-Michel Severino, ancien directeur général de l’Agence française de développement, I&P s’est spécialisé dans « l’impact-investissement » en Afrique, une approche qui privilégie un résultat économique, social ou environnemental immédiat plutôt que d’importants rendements.

InfraMed Infrastructure est un véhicule d’investissements dédié à la zone Méditerranée, lancé en 2010 par la banque EFG Hermes, les Caisses de dépôts et de gestion de l’Italie, du Maroc et de la France, et la Banque européenne d’investissement.

« Avec IPAI, InfraMed et Investisseurs & Partenaires se renforcent mutuellement. Nous pouvons désormais mener des projets en Afrique subsaharienne, tandis que I&P, qui était plutôt centré sur le Sud du Sahara, fait son entrée en Afrique du Nord », relève Frédéric Ottavy.

Closing

I&P Africa Infrastructure, présidé par Jean-Michel Severino, cherche à lever 150 millions d’euros. Son premier closing est prévu pour mi-2016.

Selon nos informations, une demi-douzaine de projets d’infrastructures seraient déjà à l’étude, notamment dans la production électrique, la santé, l’éducation et le traitement des eaux usées.

Par Joël Té-Léssia - Source de l'article Jeune Afrique

Tunisie : appui européen à la formation professionnelle

La Tunisie et l’UE ont lancé le 26 janvier un ‘Programme d’Appui à la Formation et à l’Insertion Professionnelle’ (PAFIP) doté de 3 millions d’euros. Il « vise à améliorer la qualité des formations », indique la Délégation de l’UE à Tunis.
 
Une « montée en gamme globale » est ainsi envisagée pour « renforcer le lien entre la formation et le monde du travail, en encourageant l’ouverture du dispositif sur son environnement économique », ajoute la Délégation. 
 
PAFIP est conçu « en parfaite synergie et complémentarité avec une initiative plus vaste de l’UE, qui se concentre sur le soutien aux régions les plus défavorisées : ‘l’Initiative régionale d'appui au développement économique durable’ (IRADA) », souligne-t-elle.
 
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Jordanie-Liban : visite de M. Hahn centré sur les réfugiés



Johannes Hahn, Commissaire européen responsable de la Politique européenne de voisinage et de l’Élargissement sera en visite le 28 janvier en Jordanie et le 29 au Liban.
 
Le but de cette mission est de réitérer le soutien de l’UE à la Jordanie et au Liban qui entreprennent des efforts remarquables en accueillant des réfugiés depuis le début de la crise de la Syrie.
 
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Bourses francophones : Pour une stratégie boursière euro-africaine

Le 1er Forum des bourses francophones s’est tenu, mercredi 27 janvier 2016, à Gammarth, banlieue nord de Tunis, sous le thème «Bourse et PME : entre exigences et réalités», en marge de l’assemblée annuelle de l’Association des bourses francophones africaines (Abfa) qui, a procédé, à cette occasion, à l’amendement de ses statuts pour s’ouvrir à toutes les bourses francophones et adapter sa nouvelle dénomination, pour devenir Association des bourses francophones (ABF).

Forum-des-bourses-francophones
La problématique du financement des PME par le marché financier
a été au centre des débats du 1er Forum des bourses francophones.
Une problématique partagée

«La francophonie constitue un lien linguistique et un vecteur d’ouverture et d’échange culturel, social et économique», a déclaré Bilel Sahnoun, DG de la Bourse des valeurs mobilières de Tunis (BVMT) dans l’allocution d’ouverture des travaux. Qualifiant de grande importance et d’extrême actualité, le thème choisi pour ce forum, à savoir l’accès de la petite et moyenne entreprise (PME) au marché financier, il a indiqué que ce forum offre une plateforme d’examen, de réflexion, de débat et d’échange d’expériences entre les experts financiers tunisiens et leurs homologues venus des africains et européens, en vue de trouver des solutions appropriées à cette problématique partagée par les places boursières du monde entier.

Financement et risque PME

En effet, le financement de la PME par le marché bute sur l’ampleur du risque que présente ce type d’entreprises, tel que perçu par les investisseurs, notamment en relation avec la liquidité du marché, sa transparence et la protection de l’investisseur.

Parlant de la situation qui prévaut en Tunisie, le DG de la BVMT a rappelé que le tissu économique tunisien est composé à hauteur de 97% de structures comptant moins de 10 salariés, faisant savoir que le prêt bancaire demeure la principale source de financement pour les PMEs, bien que les banques demeurent dans l’incapacité de répondre à tous leurs besoins de financement.

Après avoir évoqué les nouveaux moyens de financement que peut offrir le marché de capitaux aux PMEs, Bilel Sahnoun a précisé que l’accès au marché met celles-ci devant l’obligation de respecter les dispositions réglementaires, le plus souvent contraignantes, et de se soumettre aux règles de transparence envers l’associé, le client et l’investisseur.

Elargir l’espace boursier francophone

Pierre Ekoulé Mouangué, DG de la Bourse du Cameroun et vice-président de l’Abfa, a rappelé que l’association compte actuellement 5 membres : les bourses d’Alger, de Casablanca, de Douala, de Tunis et la Bourse régionale des valeurs mobilières qui opère depuis Abidjan pour les 8 pays de l’Union économique et monétaire de l’ouest africain (Uemoa).

Convaincu de la nécessité de conjuguer les efforts avec d’autres partenaires, M. Mouangué a souligné qu’après l’assemblée générale de Tunis, l’ABF enregistrera l’adhésion des bourses belge, française et luxembourgeoise, ainsi que la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale qui opère depuis Libreville pour les 6 pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).

«Cette évolution, a-t-il indiqué, permettra à l’ABF, au-delà du partage de la même langue française, de promouvoir la mobilité des personnes et des compétences au sein de l’espace francophone, favorisant ainsi la mise en place des outils de marché adéquats réservés au financement des projets entrepris par les PMEs». Il a ajouté que l’échange d’information, l’assistance technique ainsi que l’harmonisation des procédures demeurent des facteurs indispensables pour mieux explorer les potentialités dont disposent les places boursières francophones et développer les mécanismes de financement nécessaires aux économies des pays concernés, faisant remarquer que, dans ces pays, la part de financement des PMEs issue des marchés de capitaux reste faible voire insignifiante.

Création de fonds d’investissements

Les travaux du forum ont été répartis en deux panels : le premier, modéré par Youssef Kortobi, président du CA d’Arab Financial Consultants, a passé en revue des initiatives et expériences en matière de financement des PMEs.

Dans ce contexte, les exemples des bourses du Luxembourg et de Casablanca ont été mis en exergue. Dans son exposé, Eric Forest, président et CEO Enternext, a estimé que l’enjeu réside dans le fait d’accompagner les PME et de les convaincre d’accéder au marché financier en optant pour une stratégie de proximité et une pédagogie fiable et efficace.

Pour Badr Benyoussef, directeur du développement à la bourse de Casablanca, il faut développer l’ADN financier chez l’entrepreneur conformément au programme d’élite initié par l’Italie et adopté par le Maroc.

Jalloul Ayed, ancien ministre des Finances, qui a fait partie de ce panel, a souligné, de son côté, la nécessité d’encourager la création de fonds d’investissement, de mettre en place un code institutionnel et un environnement adéquat susceptibles de mieux encadrer les PME. Se réjouissant de «la collaboration interafricaine avec l’appui d’amis européens», M. Ayed a aussi appelé à la diffusion de la culture de la bourse en s’inspirant de l’expérience du Maroc, avec ses caravanes de la bourse, tout en déplorant la quasi-absence des investisseurs institutionnels dans les bourses africaines.

Le 2e panel, modéré par Adel Grar, président de l’Association des intermédiaires en bourse (AIB), a débattu des attentes des investisseurs vis-à-vis de la communication de la PME. Faiçal Derbel, expert comptable, a évoqué, dans ce contexte, l’obligation faite aux entreprises de communiquer en présentant des états financiers clairs, fiables et certifiés.

Zied Oueslati, vice-président de l’Association tunisienne des investisseurs en capital (Atic), a souligné, de son côté, la nécessité de traiter l’information disponible pour limiter les erreurs. «Il faut parler de bonne gouvernance et de grande compétence de management», a-t-il ajouté.

Khaled Zribi, président de la BVMT, a mis en relief la différence entre l’information financière et la communication financière. Si la première se rapporte à tout ce qui est légal, la 2e relève du cadre stratégique de l’entreprise au même titre que la stratégie commerciale. Appelant à une pédagogie spéciale pour chaque cible, M. Zribi a estimé que la mission de communication consiste à rassurer les investisseurs déjà engagés et de drainer de nouveaux partenaires.

Intégrer la RSE dans la culture boursière

Claire Coletti, auditrice chez Vigeo (agence de notation extra-financière), a présenté un exposé sur la responsabilité sociétale et environnementale de l’entreprise (RSE) qui consiste à minimiser les risques qui guettent sa bonne marche.«La RSE, a-t-elle dit, est un facteur de performance, qui se traduit par un coût financier», ajoutant qu’il faut intégrer la RSE dans la culture boursière en tant que facteur d’attractivité.

L’affaire de la société Syphax Airlines a été, on l’imagine, au cœur du débat, car elle est, selon un intervenant, l’illustration même de ce qu’il convient d’éviter : le copinage, l’absence de rigueur et la confusion affaires et politique.«La compétence doit s’adosser à l’éthique», a-t-on conclu.

En réponse, Bilel Sahnoun a indiqué que sur l’ensemble de sociétés cotées à la bourse de Tunis, il n’y a eu que 2 ou 3 ratages, ajoutant de mauvaises appréciations pourraient se produire. Et c’est dans l’esprit même du financement boursier, le risque zéro ne pouvant exister à la bourse, pas plus qu’ailleurs.

Par Wajdi Msaed - Source de l'article Kapitalis

11 février 2016 à Tunis : Le PPP, levier pour l’investissement : apports et limites

Partenariat public privé, PPP : comment construire le juste équilibre ?

FINANCES & CONSEIL MEDITTERRANÉELa Tunisie vient de se doter (le 13 novembre 2015) d’une réglementation nouvelle sur les partenariats publics privés. Une ouverture et une chance. Dans un contexte de ressources publiques rares, confier des équipements, des projets, des investissements à des partenaires privés est un espoir.

D’abord parce que la gestion privée est souvent plus rigoureuses et plus performante qu’une gestion administrée, mais aussi parce que le PPP permet d’investir sur le long terme et oblige les parties à penser long terme. Si les PPP font débat, c’est justement parce que ce temps long comporte des risques. Des risques pour la puissance publique qui abandonne sa maîtrise, qui paie parfois des redevances, des loyers ou autres redevances trop élevés, qui renonce à son pouvoir régalien. Des risques pour l’entreprise qui doit planifier dans le temps un investissement lourd, être sûre de ses rentabilités dans un monde de plus en plus risqué.

Pour qu’un PPP soit réussi, il faut trouver, discuter, construire, contracter, un juste équilibre et il faut donc que les parties soient fortes.

Que la puissance publique, l’administration, l’élu connaissent ses exigences et les limites de ses exigences,

que l’entreprise soit forte pour être sûr de son business model sans être excessive ni dans ses bénéfices attendus ni dans ses pertes possibles.

Le droit est là pour poser cet équilibre pour garantir les intérêts des parties et trouver de justes voies pour le développement des services et l’investissement.

La Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie, Finances et Conseil Méditerranée réunissent les meilleurs experts des deux rives pour aborder cette question stratégique et vitale.


Partenaire :

Source de l'article Finances Méditerranées

12ème réunion du Comité des zones humides méditerranéennes (MedWet/Com 12)


Palais de la Porte Dorée, Paris (France), 7 – 11 Février 2016

Résultat de recherche d'images pour "medwet.org"Le Ministère français de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie (MEDDE) accueillera la 12ème réunion du Comité des zones humides méditerranéennes (MedWet/Com) à Paris du 7 à 11 Février 2016 (voir l’ordre du jour et le programme provisoires).

Le MedWet/Com est le principal organe de décision de MedWet et rassemble les 26 pays de MedWet et l’Autorité palestinienne ainsi que les organisations qui sont membres du Comité.

Comme indiqué dans le projet d’ordre du jour, le MedWet/Com doit prendre des décisions sur des sujets importantes liées à l’avenir de MedWet, en particulier le projet du Cadre d’action de 2016 à 2030 MedWet (lire l’article spécifique ici).

Compte tenu de l’importance de la réunion, le Directeur de l’eau et de la biodiversité au MEDDE, M. François Mitteault, invite ses homologues dans les ministères qui hébergent les Points focaux de MedWet (Secrétaires permanents, Directeurs généraux, Hauts commissaires, en fonction de chaque pays) à participer à la dernière journée de la réunion du MedWet/Com, lorsque les décisions clés seront prises.

La cérémonie de clôture du MedWet/Com devrait être l’occasion de lancer officiellement le Cadre d’action de MedWet. Les Ambassadeurs à Paris de tous les pays de MedWet et les autres dignitaires seront invités à la cérémonie. On espère que la Ministre Mme Ségolène Royal présidera l’événement.

Plus d’informations

Vous pouvez trouver tous les documents du travail pour le MedWet/Com ici dès qu’ils deviennent disponibles:

Les membres du MedWet/Com et les partenaires de MedWet sont invités à s’enregistrer DES QUE POSSIBLE sur le formulaire d’inscription:

Contact
Pour plus d’informations, contactez Mr Blasco blasco@medwet.org

Source de l'article Medwet