Vinisud, vitrine mondiale des vignobles méditerranéens à Montpellier

Le salon international Vinisud, dont la 12ème édition démarre ce lundi à Montpellier, est devenue au fil des ans le rendez-vous incontournable des acheteurs professionnels et une vitrine pour le vignoble méditerranéen. La preuve en chiffres et en images.

Résultat de recherche d'images pour "Vinisud, vitrine mondiale des vignobles méditerranéens à Montpellier"32 000 visiteurs/acheteurs attendus (dont 9 600 internationaux), 1750 exposants : Vinisud, qui s'ouvre ce lundi à Montpellier, est le plus grand salon des vins méditerranéens. 

Créé en 1994, la manifestation est devenue la vitrine du premier vignoble mondial qui représente, à lui seul et en Méditerranée, 53% de la production mondiale et 63% des échanges commerciaux de vin de la planète.


Objectif 2016 : drainer davantage d'acheteurs internationaux

Chaque édition rassemble la majorité des producteurs de vins méditerranéens et acheteurs professionnels de tous les continents, contribuant ainsi à ouvrir la Méditerranée aux nouveaux marchés du vin. Dans l'agenda des acheteurs, il est noté comme étant dans le Top 5 des rendez-vous mondiaux. Pour cette édition 2016, les producteurs de Vinisud montrent qu'ils n'ont pas peur de la concurrence, puisqu'ils ont invité 2 grandes régions viticoles incontournables : Bordeaux et la Californie. Le but de cette ouverture : drainer davantage d'acheteurs professionnels internationaux.

La vitrine du vignoble languedocien

Vinisud, c'est jusqu'à mercredi au Parc des Expositions de Montpellier, un rendez-vous incontournable pour des centaines de vignerons du vignoble languedocien, le plus grand d'Europe, qui achève sa sortie de crise. Exemple chez un jeune producteur d'Armissan (Aude), où se sont rendus nos journalistes Philippe Bard et François Jobard.




Vinisud, vitrine des vins languedociens

A la veille de l'ouverture à Montpellier du salon international Vinisud, visite chez un vigneron d'Armissan (Aude), qui a réorganisé et modernisé son domaine pour une montée en gamme de sa production. - France 3 Languedoc-Roussillon - 

Source de l'article France3régions

Tunisie : les ministres de l’UE soutiennent le renforcement de l’aide européenne



Les ministres européens des Affaires étrangères, réunis à Luxembourg lundi 17 octobre, ont tenu un débat sur la Tunisie et adopté des conclusions sur la communication conjointe de la Haute représentante et de la Commission européenne intitulée « Renforcer le soutien de l’UE à la Tunisie ». 
 
Les ministres se sont penchés sur la manière de renforcer le soutien apporté par l’UE aux efforts déployés par la Tunisie pour relever les défis majeurs auxquels le pays fait face et de promouvoir la stabilité à long terme, la résilience, la bonne gouvernance, le développement socio-économique et la sécurité Le Conseil a pris acte des progrès importants réalisés jusqu’à présent mais aussi des défis auxquels le pays fait face. 
 
Le Conseil a renouvelé au peuple et au gouvernement tunisiens son engagement résolu à soutenir la transition engagée en 2011 pour la liberté, la démocratie, la dignité et la justice sociale. Le Conseil a soutenu en particulier un renforcement de l’aide financière de l’UE jusqu’à un montant de 300 millions d’euros pour 2017, et le maintien d’un niveau de financement élevé jusqu’en 2020 sur la base de l’avancement des réformes annoncées dans le plan de développement stratégique du gouvernement tunisien. 
 
Pour en savoir plus
Relations entre l’UE et la Tunisie - Fiche d'information
Délégation de l’UE en Tunisie – site internet and page Facebook

SIAL Paris - Le Maroc lorgne de nouveaux marchés européens

L'industrie agroalimentaire marocaine est fortement représentée au Salon international de l'alimentation (SIAL), qui se tient du 16 au 20 octobre à Paris.

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Ainsi, un total de 80 entreprises opérant aussi bien dans le domaine agricole que celui de la pêche sont représentées dans le Pavillon Maroc, aménagé sur une superficie de 1.750 m², par l'Établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE), sous la tutelle du ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime.

La participation des entreprises marocaines à ce Salon, un des plus grands rendez-vous de l'industrie agroalimentaire en Europe et dans le monde, vise à promouvoir l’origine Maroc et le potentiel productif local ainsi que communiquer sur les produits et leurs avantages concurrentiels afin de renforcer leur positionnement sur le marché international et particulièrement européen.

Elle a, aussi pour objectifs, de saisir l’opportunité de la présence des principaux acteurs du secteur pour nouer de nouveaux partenariats et conquérir de nouveaux marchés, de mettre en avant les potentialités, les réalisations et les projections de développement de ce secteur dans le cadre des «Plan Maroc vert» et «Plan Halieutis» et de permettre aux professionnels marocains du secteur de l’agroalimentaire et de la pêche, de s’informer sur les nouvelles tendances du marché et les technologies des chaînes de traitement de ces produits. 

Dans une déclaration à la MAP, le directeur général de l'EACCE, Abdellah Janati s'est félicité de la dynamique que connaît le secteur de l'agroalimentaire au Maroc, notant que ce secteur occupe une place importante en termes d'exportation avec 44 milliards de DH à l'export en 2015.

Il a aussi mis l'accent sur la dynamique en termes d'investissement, avec 370 unités créées entre 2010 et 2015 pour un investissement privé dépassant les 4 milliards de dirhams.

Abdellah Janati a aussi affirmé que grâce à la diversification des produits exposés, le pavillon marocain a connu une grande affluence dès le premier jour du Salon, soulignant que l'innovation et la qualité constitue les fondamentaux de la compétitivité du secteur à l'export.

Il a, en outre, souligné que l'Union européenne demeure le premier débouché des produits du secteur agroalimentaire marocain avec 28 milliards de DH en 2015, faisant savoir que d'autres pays commencent à s'intéresser aux produits marocains notamment la Russie (les primeurs et les agrumes), ainsi que certains pays africains.

Les visiteurs du pavillon marocain ont pu déguster la gastronomie marocaine lors des cooking show organisés par les exposants et découvrir la qualité et la diversité de l’offre marocaine dans le secteur des fruits et légumes, du secteur halieutique mais aussi des produits du terroir.

Source de l'article Le Matin Maroc

Œuvrer ensemble pour éradiquer la pauvreté : l’UE fournit 1,5 million d’euros pour améliorer le système de protection sociale en Palestine


L’Union européenne et le ministère palestinien du développement social (MDS) ont lancé un nouveau programme de 1,5 million d’euros pour l’amélioration des systèmes de protection sociale en Palestine le lundi 17 octobre, marquant la Journée internationale de l’élimination de la pauvreté.
 
Le nouveau programme financé par l’UE a été conçu à l’appui de la prochaine Stratégie du secteur palestinien de la protection sociale et du programme politique national 2017-2022. Il met l’accent, en particulier, sur l’efficacité et la cohérence du système de protection sociale de la Palestine. Ce faisant, il contribuera à l’objectif consistant à mettre fin à la pauvreté sous toutes ses formes en Palestine d’ici 2030, conformément aux objectifs de développement durable.
 
Il vise à soutenir le MDS dans l’amélioration et le développement de sa capacité stratégique et de gestion afin de mieux servir les familles et les groupes vulnérables en Palestine. Il est destiné à soutenir les directions régionales du MDS dans la prestation de services en faveur des groupes vulnérables. Il vise également à améliorer la coordination des partenariats multipartites pour la planification de la protection sociale locale et la prestation des services. Le programme sera mis en œuvre parallèlement au programme de transfert de fonds.
 
« L’UE aide le ministère du Développement social à opérer de la manière la plus efficace pour servir au mieux les familles vulnérables grâce à un système de protection sociale inclusif et équitable. L’élimination de la pauvreté signifie : une meilleure éducation, une meilleure santé, des taux d’emploi plus élevés et une économie en croissance. Tous ces composants sont les pierres angulaires d’un futur État palestinien, » a déclaré le représentant de l’UE en Palestine, Ralph Tarraf, à cette occasion.
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre - Page web sur la Palestine
L’Union européenne et les Palestiniens – Page Facebook

Investissement : "Il faut sauver le soldat Tunisie"

Les 29 et 30 novembre, selon les chiffres fournis par les organisateurs, 70 pays et un millier d'investisseurs convergeront à Tunis afin d'écouter la Tunisie démocratique. 

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Quatre objectifs y seront déroulés : présenter le plan quinquennal 2016-2020, expliquer les projets de réformes, comprendre les besoins des investisseurs et favoriser le B to B. Sur le papier, c'est limpide mais au regard du contexte général, la tâche ne s'avère pas des plus faciles.

Des menaces multiples : économiques, politiques et sociales

C'est conscients que la jeune démocratie tunisienne est menacée par une profonde crise économique et sociale, la même qui a amené la révolution en 2011 et qu'elle a affaire face au terrorisme qui se nourrit des problèmes dus à cette même crise que nombre de partenaires vont affluer à cette conférence Tunisia 2020. Le lien entre problèmes sociaux et recours au djihadisme est avéré dans un pays à l'ancrage géographique si stratégique pour l'Afrique et l'Europe. De quoi justifier cette Conférence préparée depuis près d'un an. Pour sensibiliser les investisseurs, une banque d'affaires, Arjil, a été mandatée. Elle a choisi Dominique Strauss-Kahn comme VRP de luxe. L'ex-directeur général du Fonds monétaire international s'active en coulisses. D'ailleurs, dès juin 2014, l'ancien homme politique avait publiquement rendu visite à Béji Caïd Essebsi, un BCE alors le leader de Nidaa Tounes et en précampagne législative et présidentielle.

Redorer « la marque Tunisie »

Si les retombées financières ne sont pas garanties à l'issue de ces 48 heures de conférence, l'image du pays en bénéficiera de toute façon. Un signal fort aura été donné, car elles ne sont pas si fréquentes que ça, ces conférences capables de réunir autant de pays, de privés et d'organisations au profit d'un État et de ses acteurs économiques.

On s'active donc depuis quinze jours pour nettoyer le Grand Tunis, les déchets n'ayant épargné aucune parcelle du pays depuis plusieurs années. Objectif : ripoliner les artères et offrir un visage avenant aux visiteurs. Cet aspect cosmétique suffira-t-il à rassurer ? Le climat des affaires souffre d'une administration « social-bureaucratique », selon l'expression de Yassine Brahim, ancien ministre du Développement, d'une justice transitionnelle qui fonctionne avec difficulté, ce qui ne rassure guère les entrepreneurs en cas de litiges, enfin de l'impact des attentats du Bardo et de Sousse en 2015.

Sur le plan sécuritaire, les progrès sont patents même si économiquement, l'État peine à boucler ses fins de mois. La loi de finances 2017 actuellement en discussion au Parlement en est une illustration forte. 

Tunis, the place to be

La photo sera belle. Ample, riche en chefs d'État, Premiers ministres, ministres, dirigeants de toutes sortes, qui seront sur le cliché. Fadhel Abdelkefi, le ministre du Développement, ne cesse de répéter lors des roadshows qui se sont tenus aux États-Unis et en Europe que la Tunisie « ne veut pas des aides mais des investissements ». John Kerry ferait le déplacement. Manuel Valls sera présent pour l'ouverture de l'événement. Le chef du gouvernement Youssef Chahed sera à Paris les 9 et 10 novembre afin d'y rencontrer François Hollande notamment. Béji Caïd Essebsi prononcera un discours devant le Parlement européen le 1er décembre. L'Union européenne a d'ores et déjà annoncé un important plan de dons (300 millions par an jusqu'en 2020). Deux équipes de technocrates se sont rendues en Tunisie en octobre afin d'écouter puis de hiérarchiser les dossiers.

Les 29 et 30 novembre ne seront qu'une séquence d'un agenda économico-diplomatique en perpétuel mouvement. « Les résultats, s'il y en a, ne se constateront pas avant deux ans, ce qui est normal », indique un des acteurs du dossier. Un travail en interne sera nécessaire afin de vendre aux Tunisiens – excédés par le chômage et l'inflation – cette opération qui vise à réhabiliter la marque Tunisie aux yeux du monde.

Par Benoît Delmas - Source de l'article LePoint Afrique

Alerte: l’OCP bientôt interdit en Europe?

C’est une information à prendre avec des pincettes mais qui pourrait néanmoins bouleverser l’économie marocaine. La Commission Européenne prépare une proposition visant à réglementer l’importation de phosphates en provenance du Maroc. La raison? Le cadmium.

Alerte: le phosphate de l'OCP bientôt interdit en Europe?

La Commission Européenne souhaite réglementer l’importation de phosphates et d’engrais sur son territoire. Pour ce faire, elle s’attaque au Maroc et à l’OCP en l’occurrence a qui est reproché de fournir un phosphate riche en Cadmium, un métal considéré comme cancérigène.

Pour la Commission Européenne il s’agit là de baisser les limites autorisées de cadmium dans les engrais à 60mg/kg puis à 40 mg/kg en 2021, et enfin à 20 mg/kg en 2030! Une annonce qui fait mal alors que le phosphate marocain, d’après nos confrères de Telquel, dispose d’une teneur qui varie de 29,5 à 72,7 mg/kg.

Pour l’OCP il s’agit là d’une terrible nouvelle. Le Groupe réalise 32% de son chiffre d’affaires en Europe et doit donc s’attendre à un avenir moins radieux.

Par ailleurs " l’UE importe environ 6 millions de tonnes de phosphates par an, mais, selon les estimations, il serait possible de remplacer jusqu’à 30% des engrais inorganiques par des boues d’épuration, des déchets biodégradables, des farines de viande et d’os ou du fumier " selon la même source, la division stratégique du groupe doit donc être sur le pont.

Source de l'article AgriMaroc

M. Charles-Ferdinand Nothomb à El Moudjahid : « La coopération Sud-Nord, clé des solutions »

Un rôle central à l’éducation, à la formation, l’agriculture, au problème de l’eau et de l’environnement, et à la responsabilisation des pouvoirs locaux et régionaux.

«Notre rôle est de poser les questions à long terme, qui passent souvent au second plan pour les gouvernements qui doivent faire face à des situations urgentes et qui ont un horizon politique plus court.» C’est entre autres ce que pense M. Charles Ferdinand Nothomb, président de la Fondation du dialogue Sud-Nord de la Méditerranée et ancien président de la Chambre des représentants, ancien ministre des Affaires étrangères et de l’Intérieur, et Vice-Premier ministre en Belgique.

El Moudjahid : Les questions migratoires sont au cœur de l’actualité. Elles sont un sujet sensible et récurrent à la fois. Mais elles ne sont pas perçues de la même manière que l’on soit d’un côté ou de l’autre de la Méditerranée. Dans le Sud, on pense que les solutions préconisées tiennent compte, avant tout, des intérêts des pays européens. Quel est votre sentiment ?

Charles-Ferdinand Nothomb : Oui, les questions migratoires sont non seulement perçues différemment au Sud et au Nord : elles suscitent au Nord un fort courant d’hostilité dans une partie de la population, mais aussi un grand sentiment de solidarité pour accueillir les migrants, qu’ils soient réfugiés de guerre ou émigrés économiques.
Notre sentiment est que si ces migrations étaient prévues et organisées, elles susciteraient moins de peur au Nord, et moins d’exploitation par des trafiquants de détresse, et d’accidents mortels dans des embarcations de fortune.
Aujourd’hui, les pays du sud de la Méditerranée doivent aussi faire face à l’arrivée d’émigrés de pauvreté venant du Sud-Sahara. Nous devons nous épauler à la fois pour permettre de les recevoir dignement, mais surtout de diminuer la pauvreté dans les régions rurales du nord de l’Afrique et du Sahel.

L’Europe donne l’impression de vouloir se bunkiriser devant les flux de plus en plus importants de migrants. Après l’accord signé avec la Turquie, la chancelière allemande a déclaré qu’il fallait un accord similaire avec l’Afrique du Nord. Pensez-vous que cela empêchera les migrants de tenter la traversée, d’autant que le chaos en Libye favorise ces départs massifs ?

En ce qui concerne nos pays d’Afrique du Nord, je suis persuadé qu’une coopération entre les administrations pourrait empêcher les trafiquants de misère, à condition de pouvoir canaliser et préparer une partie des migrants, et consacrer des moyens importants pour donner des perspectives économiques à la jeunesse des régions rurales trop souvent abandonnées. On pourrait même envisager une coopération triangulaire entre des pays comme l’Algérie, l’Europe et les pays limitrophes de l’Algérie, au Sud, pour développer une coopération frontalière des deux côtés de cette frontière saharienne… Il est important d’avoir des moyens financiers autrement plus importants que ce qui est déboursé ces jours-ci. Par ailleurs, in fine, il sera moins cher pour l’Union européenne de financer des méga-actions dans les pays d’en face que de les soutenir dans l’UE. Évidemment, s’il y a un pays sans gouvernement comme la Libye, il y aura toujours une zone de non-droit.

La crise migratoire est devenue aujourd’hui un fonds de commerce politique. Cela ne risque-t-il pas d’élaguer la perception du drame humain qu’elle véhicule ? Comment une fondation comme la vôtre peut-elle intervenir dans une question que les politiques se sont appropriée ?

Notre fondation ne peut influencer que sur les idées de nos sociétés et de nos gouvernements. De toute façon, la coopération Sud-Nord méditerranéenne restera la clé des solutions concrètes. À notre congrès de Milan, le commissaire européen a répondu :
Que le développement régional lui tient à cœur ;
Que les régions rurales doivent davantage être prises en compte dans les politiques nationales ;
Que les populations rurales du Sud Méditerranée comptent 87 millions de personnes et continuent d’augmenter malgré l’exode rural. Cet exode résultant de la pauvreté et de l’insuffisance des services publics et des infrastructures ;
Que le programme européen de voisinage pour l’agriculture et le développement rural (ENPARD) (qui travaille dans chaque pays — en Algérie, Égypte, Maroc et Tunisie — avec les gouvernements, la société civile et la recherche) verra son budget augmenté ;
Que ce programme reconnaît un rôle central à l’éducation et à la formation à l’agriculture et au problème de l’eau et de l’environnement, et à la responsabilisation des pouvoirs locaux et régionaux ;
Que la nouvelle politique de voisinage veillera à agir dans les régions rurales comme dans les zones urbaines et encouragera les régions rurales du Sud en lieu d’innovation, de savoir-faire et de tradition comme certaines régions du Nord ont pu le réussir.
Mais chaque région a son propre potentiel et doit identifier ses propres forces pour créer des endroits où les gens veulent vivre.
Mais les priorités de la politique européenne ont évolué, pas toujours dans le bon sens, devant le flux de réfugiés de la guerre de Syrie.

Les différents congrès de la Fondation du dialogue Sud-Nord Méditerranée, depuis Alger, Alicante, jusqu’à Milan en 2015, ont eu à évoquer la question migratoire. En Italie, la thématique était «La nouvelle politique européenne de voisinage et le développement rural et régional au sud et au nord de la Méditerranée». Les solutions et propositions de la Fondation sont-elles prises en compte par les décideurs politiques européens ? 

Oui, nous tenons à Rome un séminaire d’évaluation des résolutions que nous avons formulées en 2015, et nous invitons aussi des gouvernements et l’Union européenne pour leur demander ce qu’ils ont fait et ce qu’ils envisagent. Je pense qu’une évaluation sincère de ce qui est possible peut faire bouger les choses. Notre rôle est de poser les questions à long terme, qui passent souvent au second plan pour les gouvernements qui doivent faire face à des situations urgentes et qui ont un horizon politique plus court. Et ces questions à long terme que sont la pénurie de l’eau : le monde arabe qui représente 5% de la population globale n’a accès qu’à 1% des ressources en eau, l’explosion démographique d’ici 2025 avec le chômage des jeunes qui est supérieur à 30%, l’insécurité alimentaire : aucun pays de la rive Sud n’est autonome en matière alimentaire et le changement climatique… sont autant de défis cruciaux auxquels le monde devra faire face d’ici 2025.
Le rôle de la Fondation, dans cette relation triangulaire : experts et responsables politiques, les gens sur le terrain et nous, est de
continuer de porter l’information depuis les experts vers le public, d’orienter les politiques futures et de sensibiliser les acteurs à tous niveaux sur ces problèmes prioritaires d’ici 2025

Monsieur Nothomb, la Fondation, à travers ses différentes activités, œuvre à instaurer le dialogue entre les acteurs de la société civile des deux rives. Avez-vous le sentiment d’avoir réussi dans cette démarche ?

Oui, le but de la Fondation du dialogue Sud-Nord Méditerranée est d’instaurer un dialogue durable et décomplexé, basé sur l’égalité et l’inspiration réciproque, entre les acteurs de la société civile des deux rives, dans une perspective à long terme.
Cette ambition, nous l’avons formulée depuis 2004, quand on pouvait pressentir que les dialogues instaurés sur l’ensemble de la Méditerranée allaient se heurter ou être freinés en permanence par les conflits du Moyen-Orient, donc de l’est de la Méditerranée. Le premier congrès, celui d’Alger, en 2006, fut bien une réussite, car la discussion fut décomplexée, bien structurée et que nous avons abouti à une résolution commune intitulée «Une vision commune de l’avenir». Nous savons bien qu’il existera toujours des difficultés et des circonstances, et des intérêts divergents, mais l’important est que ce développe, chez tous ceux qui pensent à l’avenir, cette vision commune et équilibrée, qui doit inspirer les solutions que trouveront les responsables. Oui, notre dialogue a réussi et continue à réussir dans cette perspective à long terme, mais en dehors de cela, beaucoup d’idées toutes faites ou d’intérêts très concrets restent très différentes. Nous avons, dans le Benelux, une phrase qui nous sert souvent : «Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer.» Mais nous espérons, et nous commençons à constater que c’est possible. 

Une prochaine réunion d’évaluation et de suivi de la mise en œuvre des recommandations arrêtées en 2015 se tiendra à Rome. Avez-vous le sentiment que les choses ont bougé depuis ? Concrètement, que comptez-vous faire ?

Quand nous aurons raisonné ensemble (et sur un pied d’égalité), nous pourrions venir dans les différents pays d’Afrique du Nord, discuter dans des assemblées plus larges de la société civile, et en dialogue avec les gouvernements, pour voir ce qui peut entraîner l’adhésion et l’action concertée. 

Par Nadia Kerraz - Source de l'article Elmoudjahid

Le premier partenariat de recherche en Méditerranée pour améliorer la durabilité dans les domaines de l'eau et de l'alimentation



La Commission européenne a présenté aujourd'hui une proposition de partenariat en matière de recherche et d'innovation dans la zone méditerranéenne -PRIMA, qui vise à élaborer des solutions innovantes indispensables pour la durabilité de la gestion de l'approvisionnement en eau et de la production alimentaire.
 
« La recherche et l'innovation européennes sont ouvertes sur le monde pour que nous puissions relever tous ensemble les défis de la planète. Ce partenariat euro-méditerranéen est un excellent exemple de domaine dans lequel la mise en commun des ressources intellectuelles et financières peut apporter une immense plus-value. En plus de mieux approvisionner les populations locales en eau potable et en denrées alimentaires, il stimulera l'économie de la région et créera des emplois. A travers PRIMA, la recherche et l'innovation vont jouer un rôle crucial dans la lutte contre les causes de l'immigration », a déclaré Carlos Moedas, Commissaire pour la recherche, la science et l'innovation.
 
La proposition de la Commission inclut d'ores et déjà Chypre, l'Égypte, l'Espagne, la France, la Grèce, l'Italie, Israël, le Liban, le Luxembourg, Malte, le Maroc, le Portugal, la République tchèque et la Tunisie. La participation de l'Allemagne est actuellement en cours de négociations. Le nombre de pays participants européens et non-européens devrait croître à mesure que grandira l'intérêt pour cette initiative.
 
Les États participants contribueront au partenariat par un apport d'environ 200 millions d'euros, équivalent à celui de l'Union européenne à travers son programme-cadre de recherche Horizon 2020. Le partenariat débutera en 2018, pour une durée de dix ans. 
 
Pour en savoir plus

La réalité multidimensionnelle de la migration dans les villes : des projets financés par l’UE tiennent un événement parallèle à la Conférence Habitat III de l’ONU



L’initiative MIEUX (MIgration EU eXpertise) et le projet MC2CM (Mediterranean City-to-City Migration), financés par l’UE, ont tenu hier un événement parallèle à la Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III) qui se déroule à Quito, en Équateur, du 17 au 20 octobre. 

L’objectif de l’événement est d’explorer le rôle des villes dans la stratégie en matière de migration, illustrant la réalité urbaine de la migration, ainsi que ses ramifications et opportunités complexes au niveau local.
 
Le projet MC2CM « ville à ville » coopère avec neuf grandes villes des deux côtés de la Méditerranée pour aborder ces questions. L’idée est de rassembler diverses expériences de différentes villes, d’augmenter la base de connaissances sur la migration urbaine, de favoriser un dialogue entre pairs parmi les villes participantes pour soutenir l’apprentissage mutuel et, enfin, de prendre part à des actions fondées sur les résultats et les expériences.
 
Avec leur partenaire ONU-Habitat, MC2CM et MIEUX ont défini cinq objectifs pour l’événement tenu en parallèle à Habitat III, qui a récemment annoncé la participation de plus de 35 000 personnes :
 
  1. illustrer la façon dont les villes abordent la réalité multidimensionnelle de la migration en élaborant des stratégies et des politiques locales efficaces ;
  2. discuter du rôle de la gouvernance à multiniveaux et au niveau supranational dans la lutte contre cette dimension urbaine de la migration ;
  3. s’appuyer sur les résultats préliminaires du projet MC2CM, qui regroupe actuellement neuf villes : Amman, Beyrouth, Lisbonne, Lyon, Madrid, Tanger, Tunis, Turin et Vienne ;
  4. présenter l’initiative MIEUX qui soutient les autorités locales afin de mieux gérer la migration ;
  5. recevoir des contributions et des idées sur la façon d’améliorer la gouvernance de la migration au niveau des villes à travers le dialogue, la connaissance et l’action.
 
Pour en savoir plus
De plus amples informations sur MC2CM
De plus amples informations sur MIEUX 
Réponse de l’UE à la migration – Fiches d’information 
EU Neighbourhood Info Centre – Mobilité et migrations

Semaine économique de la Méditerranée 2016

Semaine économique de la Méditerranée 2016, 2 novembre 2016 09:00, Villa Méditerranée

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La 10ème édition de la Semaine économique de la Méditerranée mobilise le tissu économique local, national et international, notamment Aix-Marseille French Tech et son écosystème.

Son thème : “Le numérique, pour une Méditerranée connectée“

Du 2 au 4 novembre 2016, à la Villa Méditerranée, venez gratuitement assister à des conférences et des ateliers.

Retrouvez le programme complet ici : 


Au total, plus de 3 000 participants et 300 intervenants sont attendus, 20 pays seront représentés pour cette nouvelle édition qui s’ouvrira pour la première fois vers l’Afrique subsaharienne.

Durant 3 jours, des sujets variés seront abordés :

Qui sont les acteurs du numérique en Méditerranée ?

Les enjeux du numérique : un outil indispensable au développement des entreprises et territoires méditerranéens.

Les opportunités offertes par la révolution numérique et les nouvelles frontières de la coopération entre l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique.

La Méditerranée : un “hub connecté“ vers l’Afrique.

Les opportunités du marché des technologies digitales et les bonnes pratiques à partager…
Une dimension business affirmée

A ne pas manquer, les temps forts de la manifestation :

La session d’introduction “Transition numérique et mutation des sociétés en Méditerranée“, organisée par l’Office de Coopération Economique pour la Méditerranée et l’Orient (OCEMO), le 2 novembre à 9h00 ;

La conférence “L’information numérique en Méditerranée“, organisée par le Club de la presse de Marseille, le 2 novembre à 14h00 ;

Le premier Europe Middle East & Africa Business Forum “Ouvrir les frontières de la coopération économique en Méditerranée à l’ère du numérique“, organisé par ANIMA Investment Network, les 2 et 3 novembre ;

La rencontre du Réseau des Aménageurs de la Ville Durable en Méditerranée “Villes méditerranéennes en négociation(s). Projets urbains intelligents, villes low-tech et territoires urbains en transition“, organisée par la Caisse des Dépôts, l’EPA Euromediterranée et le Centre pour l’Intégration en Méditerranée (CMI), les 2 et 3 novembre ;

La conférence “L’Algérie : terre d’innovation dans le numérique“, organisée par la Chambre Algérienne de Commerce et de l’Industrie en France (CACI France), le 3 novembre à 17h00 ;

Les 3èmes rencontres euro-méditerranéennes du Crowdfunding, organisées par Pop Finance, le 4 novembre toute la journée ;

La conférence “Le numérique au service du développement économique en Méditerranée“ organisée par le CMI, l’Agence Française de Développement et la Banque mondiale, le 4 novembre toute la journée ;

Et bien d’autres événements à découvrir sur le site internet de la manifestation…

En 2016, un nouveau cap est franchi à travers une affirmation de la dimension business avec l’organisation d’ateliers sur les opportunités business offertes par le numérique dans les pays méditerranéens et un concours de pitch d’entreprises dans le cadre du premier Europe Middle East & Africa Business Forum. Des espaces de rencontres B to B seront aménagés au sein de la manifestation

La Semaine économique de la Méditerranée, c’est quoi ?

C’est une initiative partenariale dont l’objectif est de mettre en évidence l’expertise économique du territoire et de favoriser les rencontres entre les acteurs du développement économique de la zone afin d’échanger et de débattre sur les grands enjeux économiques dans les pays de la Méditerranée, de l’Orient et de l’Afrique subsaharienne. C’est également l’occasion pour les acteurs économiques locaux et internationaux de développer leurs réseaux d’affaires, de se tenir au courant des dernières évolutions et de s’inspirer d’initiatives ayant déjà fait leurs preuves sur d’autres territoires.

Depuis sa création en 2007, la notoriété de la Semaine Economique de la Méditerranée n’a cessé de croître, elle est devenue un événement annuel majeur inscrit dans l’agenda international des partenaires économiques de la Méditerranée.

Organisée par le Département des Bouches-du-Rhône, la Ville de Marseille, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditerranée, la Métropole Aix-Marseille Provence, le Ministère des Affaires étrangères et du Développement international et la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille Provence, la manifestation est coordonnée par l’Office de Coopération Economique pour la Méditerranée et l’Orient (OCEMO) qui participe également à son financement.

Villa Méditerranée @Semaine Eco Med Marseille

Source de l'article Unidivers

COP 22: Pour la création d'une Communauté euro-méditerranéenne pour la transition énergétique

Pour penser la Méditerranée comme un espace commun, il faut de l'audace, une révolution copernicienne politique et la capacité d'avancer par petits pas. 

ENERGY TANGIER

A l'heure où elle devient une source d'inquiétudes et de peurs, il faut avoir le courage de regarder ce défi comme une source d'opportunités pour le Nord comme pour le Sud et non comme une menace. La Méditerranée constitue un prolongement naturel pour la France comme l'Europe de l'Est pour l'Allemagne.

L'Union pour la Méditerranée (UpM) doit rester le cadre institutionnel général, l'aire de référence. D'ailleurs, l'UpM elle-même préconise une approche à géométrie variable pour être plus opérationnelle et pragmatique dans sa démarche plutôt que d'avoir une vision trop étendue au risque de s'étioler. Ainsi, concentrons-nous à très court terme sur la partie occidentale de la Méditerranée dans le cadre d'une coopération régionale renforcée.

La COP22, qui se tiendra cette année à Marrakech, pourrait être le moment opportun pour le lancement de la Communauté euro-méditerranéenne pour la transition énergétique (CEMTER). Cette structure pourrait être composée, dans un premier temps, de l'Espagne, de la France et de l'Italie pour le Nord, de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie pour le Sud sans exclure tous les pays qui voudraient intégrer ce noyau dur. Une organisation Nord-Sud en format restreint dans un ensemble géopolitique et géographique cohérent.

L'Europe ne s'est jamais pensée avec un élargissement vers le Sud. La politique européenne de voisinage Sud ne peut se satisfaire d'être uniquement cette zone tampon entre l'Afrique et nous.

On constate un foisonnement d'initiatives, d'organisations et de structures (forums et associations en tous genres, rencontres, clubs etc.), les collectivités locales se mobilisent, mais un projet structurant multiplierait les synergies.

En s'appuyant sur ces structures existantes dans une logique de mutualisation des expériences acquises, le grand chantier auquel pourrait s'atteler la CEMTER serait avant tout la réalisation d'un partenariat économique et scientifique puissant autour d'un projet commun comme a pu l'être la CECA pour l'Union européenne: une union énergétique, celle du 21ème siècle. Pour que les Etats du Sud acceptent de travailler ensemble, il faut un intérêt important, tangible et mobilisateur.

Le parallèle avec la CECA est parlant. Un projet commun sur l'énergie avait été la première étape vers un projet européen plus global et plus politique. L'énergie est en effet le domaine par excellence pour concilier stratégie économique et vision d'avenir. En se concentrant sur les énergies renouvelables, ce projet illustrerait le chemin parcouru en quelques années dans le sens de la transition énergétique et le fait que les pays des deux rives de la Méditerranée ont la même légitimité et la même détermination à la mener. Il donnerait aux conclusions de la COP22 une visibilité concrète.

Cet espace pourrait devenir le premier espace de recherche et de production d'énergie renouvelable dans le monde avec une exploitation et une distribution coréalisée entre les pays du Nord et ceux du Sud. Pour les débouchés de distribution, nous pourrons compter autant sur l'Europe que sur l'Afrique. La CEMTER s'inscrirait ainsi dans la construction positive du monde de demain en mutualisant les moyens et les investissements massifs sur les énergies solaires dans un premier temps, puis évidemment éolienne (terre et mer), mais encore hydraulique avec les énergies marines, la biomasse et la géothermie...

Selon le dernier rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), la baisse des coûts de l’énergie solaire photovoltaïque (PV) ouvre de vastes horizons énergétiques en Afrique. Aujourd’hui 700 millions d’Africains n’ont pas d’accès à l’énergie. L’Afrique passera de 1,2 à 2,2 milliards d’habitants d’ici 30 ans. Chaque année, c’est plus de 10 millions d’Africains en plus qui n’ont pas d’accès à l’énergie. Récemment, 54 Chefs d’Etat et de Gouvernement africains ont décidé unanimement la création d’un Fonds spécial doté de 3 milliards d’euros par an dans le cadre d’un nouveau partenariat avec l’Europe.

De multiples exemples d'axes de travail concrets pourront être imaginés par ailleurs. L'idée dans un premier temps, est de capitaliser sur l'immensité saharienne pour exploiter cette ressource inépuisable qu'est le soleil. En imaginant une exploitation de seulement 10% de la surface de ce territoire, combien de millions d'individus pourront être éclairés de manière propre demain?

Aujourd'hui, le bilan de 50 années de non-Méditerranée est sous nos yeux: immigration clandestine dramatique (plusieurs milliers de jeunes morts engloutis par la mer), conflits larvés depuis 40 ans, terrorisme qui frappe partout et, aujourd'hui, un État au bord de la sécession qu'est devenue la Libye. Si nous ne faisons rien, demain, nous vivrons dans une zone qui n'aurait d'autres choix que de se militariser à outrance pour se "protéger". Une zone d'où les pires menaces sont à craindre. Alors qu'elle peut encore devenir une zone d'opportunités et de culture commune avec une porte ouverte sur l'Afrique.

Le processus peut être lancé rapidement si la volonté politique rejoint la nécessité que ressentent aujourd'hui nos concitoyens de former une communauté unie autour de projets positifs partagés. Des millions de femmes et d'hommes, des liens historiques, des attaches familiales, professionnelles et culturelles, une jeunesse pleine d'énergie, représentent des atouts essentiels pour réussir ce beau défi.

Ce grand dessein, au-delà de l'espoir qu'il suscitera, est aussi et surtout un enjeu de réalisme géopolitique, d'intérêt économique, social et écologique, de stabilité, en un mot: c'est un véritable projet de civilisation.

Voir les premiers signataires ici.

Par M'Jid El Guerrab (Président du think tank Med Spring) - Source de l'article Huffpostmaghreb

Réchauffement climatique : les écosystèmes méditerranéens menacés

Un réchauffement du climat au-delà de 1,5 degré, limite souhaitable établie dans l'accord de la COP21 à Paris, entraînerait un bouleversement sans précédent des écosystèmes du bassin méditerranéen depuis 10 000 ans, selon des climatologues européens. 

Réchauffement climatique : les écosystèmes méditerranéens menacés

Les températures du pourtour méditerranéen sont 1,3 degré Celsius environ au-dessus de leur niveau 1880-1920, contre +0,85 degré en moyenne dans le monde par rapport à la même période, selon une étude publiée jeudi dans la revue américaine Science. Etant donné que les écosystèmes du bassin méditerranéen sont un point chaud de la biodiversité mondiale (au moins 1 500 espèces endémiques et au moins 70 % de l'habitat perdu) et qu'ils fournissent à une population nombreuse alimentation, eau potable, protection contre les inondations ou encore stockage du dioxyde de carbone (CO2), une montée supplémentaire du mercure aurait des effets drastiques, préviennent-ils. Les pays signataires de l'accord de Paris en décembre se sont entendus sur la nécessité de limiter l'augmentation de la température du globe à deux degrés Celsius par rapport à l'ère pré-industrielle.

Les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre pris à Paris pointés

"La différence entre 1,5 degré et deux degrés (...) nous ferait passer d'une situation à peu près normale à l'échelle des 10 000 dernières années à une situation extrême", explique Joël Guiot, directeur de recherche au Centre national français de la recherche scientifique (CNRS) à l'Université Aix-Marseille. "Ici on parle de changements climatiques importants en moins de cent ans, ce qui est sans précédent", souligne-t-il par téléphone. Ces climatologues ont simulé différentes hausses futures des températures, analysé l'impact sur la végétation et comparé avec l'évolution du climat des 100 derniers siècles.

"On a pris les modèles climatiques les moins chauds dans la palette des scénarios du GIEC, Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, pour voir ce que donnait une hausse de 1,5 degré comparé à deux degrés" et "cela fait une nette différence pour le système méditerranéen", a précisé M. Guiot. Il pointe aussi les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre pris à Paris qui limiteraient l'élévation du mercure à environ 3°C par rapport à la fin de l'ère pré-industrielle. 

Désert au milieu de l'Espagne

A ce niveau, la pointe sud de l'Espagne serait transformée en désert et le sud-est de la France aurait le même climat que celui des Pouilles, dans le sud de l'Italie, ajoute le climatologue. Et si la température grimpait de cinq à six degrés faute de réduction des émissions de CO2, le désert monterait alors jusqu'au milieu de la Péninsule ibérique. Selon les chercheurs, ce réchauffement se manifeste surtout par des sécheresses de plus en plus fréquentes qui affectent l'agriculture et les forêts, dont l'impact est déjà visible dans la région méditerranéenne.

Des hivers relativement doux favorisent notamment le développement de parasites qui contribuent à une mortalité grandissante des arbres. Une étude publiée en 2015, citée par ces chercheurs, a attribué une très forte réduction des récoltes en Syrie à deux sécheresses : les précipitations avaient diminué de 30 % et la température était de 0,5 à un degré au-dessus de la moyenne du 20e siècle dans l'est de la Méditerranée entre 1998 et 2010.

L'impact sur la végétation de la montée des températures et de la réduction des précipitations évident

Cette période de douze ans a marqué la plus longue sécheresse dans la région en 500 ans. Pour M. Guiot, le réchauffement en Méditerranée ne produira pas de changement notable jusqu'en 2030 ou 2040, quel que soit le scénario climatique qui se concrétisera. Mais au-delà, l'impact sur la végétation de la montée des températures et de la réduction des précipitations sera évident, avec une régression de la forêt qui sera remplacée par une végétation d'arbustes et un accroissement de l'érosion des sols. Cette étude n'a pas pris en compte l'impact des activités humaines sur les écosystèmes (utilisation des sols, urbanisation) qui vont augmenter avec la croissance démographique et de l'activité économique.

Source de l'article Midilibre

L’UE aide la Fondation égyptienne pour les droits des réfugiés à aborder les questions de migration en Égypte



L’UE et la Fondation égyptienne pour les droits des réfugiés (Egyptian Foundation for Refugee Rights – EFRR) ont collaboré pour organiser la conférence annuelle de l’EFRR sous le thème des mécanismes nationaux pour la protection des réfugiés et des migrants, le dimanche 16 octobre au Caire. 

Cette conférence clôture et fait le point sur le projet « Étendre la représentation juridique des réfugiés en Égypte » (Expanding Legal Advocacy for Refugees in Egypt) mis en œuvre par l’EFRR et financé par l’UE au cours des trois dernières années.
 
La conférence visait à faire avancer le débat sur le développement de processus permettant aux gouvernements et aux organisations d’adopter des mécanismes nationaux pour répondre aux besoins nécessaires des réfugiés et des migrants à la lumière du renforcement de la crise migratoire.
 
L’EFRR prévoit de former un comité pour assurer le suivi de la mise en œuvre des recommandations et des résultats de la conférence, qui seront transmis aux autorités concernées, y compris aux organisations internationales et aux institutions gouvernementales, ainsi qu’aux ambassades et aux organisations locales.
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre – Egypte
Délégation de l’UE en Egypte – site internet et page Facebook