Nouvel accord de pêche : Le Maroc et l’UE initieront « prochainement » des négociations

L’Espagne souhaite le lancement, le « plus tôt possible », de négociations pour la conclusion d’un nouvel accord de pêche. Le secrétaire général au ministère de la Pêche, Andres Ermida, a révélé que le Maroc et l’Union européenne initieront « prochainement » des discussions à cet effet. 


Des déclarations qui rejoignent ceux exprimés, en septembre, par Pedro Maza, le président de la Fédération des armateurs andalous. 

Le gouvernement espagnol est pressé de mettre sur la table les négociations pour le renouvellement de l’accord de pêche Maroc-UE. L’exécutif de Mariano Rajoy espère que les deux parties initieront « le plus tôt possible » des discussions en vue de la conclusion d’un autre traité. Cette fois, les propos émanent d’Andres Ermida, qui n’est autre que le secrétaire général du ministère de la Pêche. Des déclarations faites à la presse ibérique en marge de la 3e édition du congrès du thon, tenu la semaine dernière à Madrid.

Andres Ermida a révélé que Rabat et Bruxelles entameront « prochainement » des négociations, et ce, sans attendre l’expiration de l’actuel accord prévue en 2018. Cela permettra d’éviter à la flotte de subir les conséquences des ruptures de la durée des autorisations de pêcher dans les eaux atlantiques marocaines, octroyées à 120 chalutiers européens, a-t-il expliqué.

Eviter le coût des aides aux pêcheurs

Des arrêts qui contraignent l’Espagne et la Commission européenne à consentir des subventions financières mensuelles aux pêcheurs. En 2012 et suite à la fin du traité de 2007, Madrid et Bruxelles avaient dû consacrer, à parts égales, 5 357 160 euros à titre d’aides à 350 pêcheurs environ pendant une période de 183 jours. Une somme appelée à être revue à la hausse en 2018. Un fardeau pour les deux parties en ces temps de crise.

Les propos d’Andres Ermida rejoignent ceux prononcés il y a un mois par Pedro Maza, le président de la Fédération des armateurs andalous. Celui-ci affirmait dans des déclarations à la radio Cadena Ser que le renouvellement de l’accord de pêche de 2014 figurait sur l’agenda d’une réunion tenue mi-septembre à Barbate entre des représentants de l’Union européenne et leurs homologues espagnols. 

Pour rappel, l’accord conclu en 2014 autorise 120 navires de 11 États membres de l'UE (Espagne, Portugal, Italie, France, Allemagne, Lituanie, Lettonie, Pays-Bas, Irlande, Pologne et Royaume-Uni) à pêcher uniquement dans les eaux atlantiques du royaume y compris le Sahara. 

Par Mohammed Jaabouk - Source de l'article Yabiladi

COP 22 en novembre au Maroc : changement climatique, explosion démographique et pauvreté

Les réfugiés climatiques vont devenir plus importants que les réfugiés de guerre


A la COP21 les conséquences du réchauffement climatique sur la démographie n’ont pas été évoquées. On a insisté uniquement sur les effets du #réchauffement climatique sur les activités humaines. La COP21 n’a pas pris la mesure des effets du changement climatique sur la démographie et la pauvreté. On attend de la COP22 qu’elle analyse et prenne des décisions concernant les conséquences du réchauffement climatique sur la démographie et la pauvreté.

Les populations concernées sont en Afrique sub-saharienne, dans le sud-est asiatique et en Amérique latine. Il faut que la COP 22 établisse des relations claires entre changement climatique, démographie et pauvreté. La fondation de Nicolas Hulot nous avertit que les #réfugiés climatiques risquent d’être plus importants que les réfugiés de guerre. Le rapport 2016 de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) nous alerte sur le départ contraint et forcé d’habitants de l’Afrique sub-saharienne et des pays du sud-est asiatique qui sont obligés de quitter leurs lieux de vie pour fuir la pauvreté à cause du changement climatique.

Le réchauffement climatique va créer des nouveaux réfugiés, appelés réfugiés climatiques, qui vont s’ajouter aux réfugiés de guerre auxquels l’Europe est actuellement confrontée. L’explosion démographique, l’urbanisation accélérée, l’absence de logistique dans les villes modernes en Afrique, la surpopulation dans les villes comme Lagos, Le Caire vont accentuer le départ des populations vers l’Europe. La montée des eaux marines, qui était une hypothèse de pur esprit, va devenir une réalité et favoriser la salinisation des terres agricoles dans le Tiers-Monde.

La communauté internationale devra gérer ce nouveau contexte lié au changement climatique qui va entraîner des modifications spatiales et humaines dans la plupart des pays africains et du sud-est asiatique. Comment gérer l’explosion démographique sans adopter des conceptions malthusiennes dont on sait que les recommandations (mariage tardif, célibat, etc.) ne cadrent pas avec la réalité des comportements matrimoniaux et sexuels en Afrique et en Asie. L’explosion démographique liée à une mauvaise organisation urbanistique des villes du Tiers-Monde va se traduire par des inégalités et des désordres spatiaux et humains. Ces désordres vont se traduire nécessairement par des tensions et des conflits civils voire militaires entre les différentes populations et accélérer le départ vers l’Europe des plus fragiles.

En Europe l’afflux des migrants pose problème et favorise le développement des mouvements populistes et nationalistes comme on peut le voir dans certains pays en Europe de l’Est -Hongrie, Pologne- qui souhaitent construire des murs pour empêcher l’afflux des migrants vers les territoires européens. Au-delà de la problématique climatique, la COP 22 au Maroc doit lier changement climatique et situation mondiale actuelle de l’alimentation, de l’agriculture et du développement démographique. Il ne faut pas mettre un voile noir sur la relation trilatérale entre changement climatique, explosion démographique et pauvreté. Le faire, c’est exposer une grande partie de la planète à la pauvreté et à la misère. Au-delà des discours et des accommodations diplomatiques qui auront lieu forcément lors de la COP22, l’explosion démographique et la pauvreté vont continuer si les acteurs de ce sommet au royaume chérifien ne prennent pas la mesure des enjeux et des défis de la relation trilatérale changement climatique/explosion démographique/pauvreté.

Par Lucien Pambou - Source de l'article Blastingnews

L’Union européenne célèbre la Journée d’action pour le climat en Égypte



La délégation de l’UE en Égypte a célébré hier la Journée d’action de l’UE pour le climat au Caire en coopération avec les ambassades des États membres de l’UE, donnant la possibilité aux ambassadeurs de l’UE d’offrir des arbres qui seront plantés dans la région d’Ezbet El Nasr (Caire), où le programme de développement urbain, financé conjointement par l’UE et l’Allemagne, œuvre en faveur du rajeunissement du quartier en reconstruisant les rues et en plantant des arbres à des fins d’adaptation au climat.
 
L’action pour le climat constitue également une priorité importante pour l’Union européenne en Égypte. La valeur totale des projets actuellement en cours et en préparation dépasse 700 millions d’euros de subventions au profit de l’Égypte. Cela a également permis de tirer parti des prêts concessionnels supplémentaires de la Banque européenne d’investissement et d’autres banques de développement de l’UE d’un montant de près de 4,65 milliards d’euros. Ces projets concernent des domaines tels que l’énergie propre et renouvelable, l’efficacité énergétique, les transports, l’assainissement, l’eau et la gestion des déchets, la réduction de la pollution, le logement et l’agriculture. 
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre – Egypte  
Délégation de l’UE en Egypte – site internet et page Facebook 
 

ENROL, 2nd partnership meeting in Evora 9th and 10th November 2016

The next 9th and 10th November 2016 the University of Evora will host the 2nd partnership meeting of the ENROL project, Empowering and Networking the International Relationships Offices of the Libyan University System. 

Résultat de recherche d'images pour "ENROL,Empowering and Networking the International Relationships Offices of the Libyan University System"The meeting will be the occasion for the discussion of project implementation and evaluate next steps. Representatives from UNIMED, University of Calabria, University of Évora, University of Granada, University of Misurata, University of Sirte, University of Tripoli and University of Zawia will attend the meeting.

Particular attention will be dedicated to the follow up of the training activities already performed in Sousse during the month of October and to be performed in Tunisia during December 2016. The first training session was held by the University of Evora and UNIMED. The goal of the first training session is to provide the attendants with the knowledge allowing them to better understand relevant funding programmes open to non-EU countries. Not only. Thanks to the University of Evora contribution, Libyan partners were able to obtain more information about European administrative rules and good practices in this specific fiels.

During the next Evora meeting all the partners will also set up the future training activities in EU institutions and countries and will set the date for the project final meeting to be held in Granada.

Source of article Unimed

Rencontres d’Averroès 2016 : une nouvelle équipe, un retour, une nécessité

Une nouvelle équipe, un retour et une nécessité toujours plus impérative, telles sont les trois caractéristiques de l’édition 2016 des Rencontres d’Averroès qui interrogent sur le thème « surmonter les failles ». 

Nadia Champesme, Fabienne Pavia, Thierry Fabre, Anne-Marie d’Estienne d’Orves, Macha Makeïeff
 (Photo Robert Poulain
La nouvelle équipe c’est celle "Des livres comme des idées" qui succède au défunt Espace Culture pour produire la manifestation. C’est aussi RFI qui succède à France Culture et, un retour celui du père fondateur des Rencontres Thierry Fabre qui, après deux ans d’absence, en reprend la conception. 

Thierry Fabre fondateur des Rencontres
 d’Averroès (Photo Robert Poulain)
Et, s’il était besoin de mots pour comprendre la nécessité de cette manifestation, il importe de savoir qu’elle se déroule du 10 au 13 novembre, date des attentats de Saint-Denis et de Paris. Attentats qui avait mis fin, après une seule table ronde, à l’édition 2015 des Rencontres.

« Soudain le silence. il y a un an la parole a été empêchée par la violence des attaques terroristes à Paris et à Saint-Denis », rappelle d’une vois grave, sourde,Thierry Fabre. « La violence, poursuit-il, c’est le contraire du projet Averroès qui vise à faire partager la parole et les idées ». Manifeste son plaisir de se retrouver à la Criée, « l’un des lieux de paroles dans la cité, installé sur les rives mêmes de la Méditerranée ». Tient à saluer l’équipe de l’Espace Culture pour tout ce qu’elle a réalisé en faveur des Rencontres. Dévoile : « Les Rencontres auraient pu disparaître. Dans un contexte de tensions, de monter des extrêmes, il importait que la manifestation se poursuive. Ce n’est certes qu’un lieu de parole mais, tant que l’on se parle on ne se tue pas ». La faille est là, peut-on la combler ? « En tout cas, indique-t-il il faut éviter qu’elle devienne gouffre, et, pour cela, il importe de la définir ». Et Thierry Fabre de décliner les quatre tables rondes pour autant de failles : « La première est généalogique, une faille se dessine dans la relation entre l’Europe et l’Islam. De qui sommes le "Nous" ? Quelles lignes de partage ou/et de fractures entre un "Eux" et un "Nous" ? Peut-on parler de failles, entre des blocs de civilisations, considérés comme irréductibles ou, au contraire, d’un système relationnel qui tisse des relations à la fois très anciennes et actuelles ». Cette faille peut-elle être surmontée et comment ? Pour en débattre, le 11 novembre à 15h, le philosophe Ali Benmakhlouf, le psychanalyste Fethi Benslama et le politologue François Burgat.

« Comment sortir de ce désastre ? »

La deuxième table ronde, le 12 novembre à 10 heures, abordera la faille historique : « Elle se prolonge, elle est liée notamment à l’Histoire de la colonisation qui est loin d’être soldée. Quels nœuds de mémoire et quelles failles historiques peut-on identifier, première étape nécessaire afin de pouvoir les dépasser ? ». Interviendront sur cette question Mohamed Kenbib, Luigi Mascilli Migliorini, Abdelmajid Merdaci et Benjamin Stora seront de la partie. A 15 heures, le débat, explique Thierry Fabre, portera sur la faille géopolitique qui s’approfondit, liée notamment à la propagation de la haine depuis le Proche-Orient. Fragmentation de la Syrie, dislocation de l’Irak et de la Libye, montée en puissance de Daech et de ses exactions, perpétuation du conflit entre Israël et la Palestine, affirmation de régimes autoritaires en Égypte et en Turquie. Comment sortir de ce désastre ? », elle réunira Bertrand Badie, Myriam Benraad, Bassma Kodmani et Marc Pierini. La quatrième table ronde, le 13 novembre, à 10 heures, évoquera « une faille dans la cité ». Thierry Fabre note : « La faille se creuse dans nos cités fragilisées, à partir du déni, de la relégation, voire de l’exclusion, d’un côté et du sentiment d’abandon, de mépris voire de déclassement, de l’autre, qui multiplient les incompréhensions et favorisent les antagonismes ». Un débat qui réunira Marc Crépon, Smaïn Laacher, Thierry Paquot et Andrea Rea.
Mais, avant cela, le 10 novembre, à 18 heures, en ouverture, sera présenté "Le dictionnaire de la Méditerranée", publié aux éditions Actes Sud et dont les directeurs d’ouvrage sont Dionigi Albera, Maryline Crivello, Mohamde Tozy et Gisèle Seimandi. Puis, à 20 heures le collège de la Méditerranée proposera « Qu’est-ce que l’Islam a changé en Méditerranée ? » avec des interventions de Julien Loiseau et Sabhi Bouderbala ».

« Marseille s’invente en permanence avec des habitants d’une grande tolérance »

Macha Makeïeff, la directrice du Théâtre de la Criée qui accueille une nouvelle fois les Rencontres exprime toute l’importance qu’elle accorde à cette manifestation : « tant il est important de rencontrer les penseurs, ceux qui travaillent sur le passé, éclairent le présent, ceux qui construisent l’avenir. C’est important dans cette ville de Marseille qui s’invente en permanence avec des habitants d’une grande tolérance ». Elle évoque alors un contexte de « menaces totalitaires » pour insister sur l’importance de « ce regard sur la Méditerranée, sur ce qui nous relie et qu’il faut faire entendre ».
Fabienne Pavia co-dirige avec Nadia Champesme l’association "Des livres comme des idées" présidée par la journaliste et écrivain Valérie Toranian. « Notre association a vu le jour, il y a un an, elle produit les Rencontres et porte Oh les beaux jours, en hommage à Samuel Beckett, un festival littéraire qui se déroulera en mai prochain dans de nombreux lieux culturels ». Une association qui, comme l’indique Nadia Champesme, tient tout particulièrement à poursuivre le dispositif Averroès Junior.
Anne-Marie d’Estienne d’Orves, adjointe au maire de Marseille, en charge de la culture, affirme pour sa part : « Cette aventure des Rencontres, nouvelle édition, est plus que jamais nécessaire ». Elle se remémore l’édition 2015 qu’« il a fallu interrompre, la tristesse, le désespoir, qui nous ont alors envahis ainsi que l’idée qu’il ne fallait pas abandonner. Alors, en décembre dernier, quelques jours après les terribles attentats, nous avons voté un plan de développement de la lecture publique. Au-delà des mètres carrés de livres supplémentaires, il s’agissait de promouvoir des actions fédératrices essentielles dans notre pays et notre ville carrefour ». Et d’inscrire dans cette logique les Rencontres -tant il importe de débattre sur ce monde en perpétuel changement- « de réunir les pensées les plus vives ; de poser le débat, d’apprendre à écouter nos différences. Ces nouvelles Rencontres, imaginées par Thierry Fabre, permettent de concrétiser notre engagement municipal. Et la thématique de cette édition "Surmonter la faille ?" semble plus que jamais essentielle dans notre société fragilisée ». Elle ne manque pas de rendre hommage à tous ceux qui contribuent à cette nouvelle aventure, dont le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône et la Région Provence -Alpes-Côte d’Azur qui financent les Rencontres sans omettre l’Espace Culture « qui a si longtemps accompagné cette manifestation ».


Averroès Junior
Le dispositif Averroès Junior s’adresse aux écoles, collèges et lycées à l’échelle de la région Paca, ainsi qu’aux étudiants d’Aix-Marseille Université (AMU). 
Toute l’année, des ateliers et des rencontres abordent des questions en lien avec les thématiques des Rencontres d’Averroès, et plus largement en lien avec le monde méditerranéen et ses enjeux. En partenariat avec le Centre méditerranéen de la communication audiovisuelle (CMCA), est décerné le Prix Averroès Junior dans le cadre du PriMed (Prix international du documentaire et du reportage méditerranéen) -  primed.tv

Les élèves de lycées de la Région Paca et de lycées français à l’étranger visionnent avec leurs enseignants une sélection de 3 films retenus pour la sélection officielle du PriMed. Les trois films sont départagés par plus de 700 lycéens réunis lors d’une journée spéciale qui aura lieu les 22 et 24 novembre 2016 à la Villa Méditerranée (Marseille). Leur choix est dévoilé lors de la cérémonie publique de remise des prix le 25 novembre 2016.

Plus d’info : rencontresaverroes.com

Par Michel CAIRE - Source de l'article Destimed

L’AVITEM, un pôle d’expertise et de référence sur l’urbain et le territoire en Méditerranée

En à peine quatre ans, l'Avitem est devenue une référence dans le domaine de l'urbain, en matière de formation de fonctionnaires territoriaux et de coopération en Méditerranée. 


Fort de nouveaux appels d'offres européens gagnés et d'un palier qui sera franchi en 2017 en matière de formation, le GIP (groupement d'intérêt public) basé à Marseille ajoute une troisième corde à son arc en proposant des services aux entreprises travaillant dans le secteur urbain. 

Créée en 2012 et basée à Marseille, l’Agence des villes et territoires méditerranéens durables (Avitem) a pour objet de mettre en place un dispositif d’échange d’expériences, d’expertises et de formation, permettant de promouvoir des démarches de développement urbain et territorial en Méditerranée. « Nous sommes un trait d'union entre les territoires et l'Etat Français » souligne son directeur général, l'ambassadeur Bernard Valéro. 

La structure est en effet financée par plusieurs ministères, la région Provence Alpes Côte d'Azur, Euroméditerranée et la métropole Nice Côte d'Azur. « Notre ADN, c'est l'urbain, le territoire, et de plus en plus l'environnement » poursuit Bernard Valéro. 

L'Avitem se développe sur trois axes. 

Tout d'abord, la coopération en Méditerranée, à partir de financements européens. L'Avitem a remporté plusieurs appels d'offres lancés par Bruxelles sur la protection des zones côtières, l'innovation dans les PME, l'efficacité énergétique des bâtiments ou encore le coworking. 


Second volet, la formation, avec comme objectif la création à Marseille d'un « institut méditerranéen des hautes études urbaines et territoriales ». Déjà, depuis trois ans, l'Avitem forme chaque année une trentaine de fonctionnaires territoriaux des rives sud de la Méditerranée. En 2016, les cessions se sont déroulées à Fèz, Marseille et Barcelone. Ce volet formation franchira un nouveau palier en 2017 avec l'arrivée comme partenaires de l'AFD (Agence Française de Développement) et de son homologue allemande, la GIZ. 

Le troisième axe concerne la création d'une plateforme de services aux entreprises dans le domaine de l'urbain et de la conduite de projets européens. Il s'agit ici de valoriser une expertise. 

80% de la population méditerranéenne vivra en zones urbaines avant 2025. Il s'agit d'un défi colossal à relever car la ville méditerranéenne possède des spécificités qui rendent complexe une évolution aussi brutale. 
Beaucoup de cités plongent leurs racines dans l'Antiquité et donc possèdent un patrimoine exceptionnel à préserver. 

Presque toutes sont soumises à de fortes contraintes géographiques et climatiques. Géographiques car installées en bord de mer sur des bandes côtières étroites. Climatiques car soumises à des pluies parfois dévastatrices. « L'Avitem se mobilise pour faire reconnaître ces spécificités, notamment par l'Europe. Les règles qui s'appliquent à Hambourg ne peuvent concerner Tunis » affirme Bernard Valéro.

Source de l'article Econostruminfo

Les jeunes, avenir de la Méditerranée

La jeunesse – si nous lui en laissons la possibilité nous autres adultes, et tout particulièrement la classe politique- devra s’atteler à relever ce principal enjeu qui sera de faire de notre espace méditerranéen un îlot de paix capable de servir d’exemple au reste du monde.

Résultat de recherche d'images pour "Ahmed GHAYET"Dans un monde où tout se déchire et où l’actualité morbide fait la Une, notre petit pourtour méditerranéen tente de faire survivre le vivre-ensemble. Si indéniablement les générations précédentes et actuelles sont confrontées à tous les défis, pour n’en citer qu’un ô combien urgent et cruel, il s’agit bien de celui qui fait que la Méditerranée est devenue un cimetière. Il faut cependant placer tous nos espoirs dans les générations montantes.

La jeunesse – si nous lui en laissons la possibilité nous autres adultes, et tout particulièrement la classe politique- devra s’atteler à relever ce principal enjeu qui sera de faire de notre espace méditerranéen un îlot de paix capable de servir d’exemple au reste du monde. C’est dans cet esprit que ce week-end s’est tenue la seconde édition du Forum méditerranéen des jeunes leaders à Essaouira, fruit d’un partenariat entre l’ambassade de France, la Fondation Anna Lindh et les associations Marocains Pluriels et Essaouira Mogador. L’objectif de ce rassemblement est de débattre librement des grands sujets de l’heure dans un format euro-méditerranéen, en mêlant les approches et les sensibilités des intellectuels, des responsables politiques, des chefs d’entreprises, des journalistes, des leaders associatifs, des artistes. 
Pendant deux jours, 300 jeunes ont eu l’opportunité de discuter des grands défis auxquels nos pays sont confrontés, au Nord comme au Sud de la Méditerranée, et pour lesquels des réponses communes sont bien souvent nécessaires : vaincre les nouvelles formes de radicalisation et de terrorisme, lutter contre le changement climatique, réaliser l’égalité entre les femmes et les hommes, tirer parti de la révolution numérique en cours, mettre la culture au cœur de nos sociétés. L’ambition des organisateurs est de contribuer, en mettant en réseau ses futurs décideurs, à l’intégration de l’espace euro-méditerranéen.

Les 300 jeunes, marocains, mais aussi français venus d’autres pays, qui ont participé à ces 2 jours non seulement de débats mais aussi de formation sont issus de différents milieux : jeunes militants associatifs invités par Marocains Pluriels (Jeunes Passagers d’Oujda, Marock’Jeunes de Marrakech, SOS Douars de la région du Souss, et le mouvement associatif jeune, actif sur l’axe Casa- El Jadida- Rabat : Divers’Cité, HappyNass, Lueur d’Espoir, MPj, Jeunes Tribuns, AJB…) élèves des lycées français du Maroc, étudiants de diverses universités du pays… La présidente de la fondation, Elisabeth Guigou, André Azoulay, conseiller de Sa Majesté le Roi, l’ambassadeur de France au Maroc et plus de 40 intervenants étaient au rendez-vous de cette jeunesse qui demain sera aux commandes de notre pays.

Un dîner-débat a permis d’aborder un thème qui, pour moi, est sans doute la clé principale pour déverrouiller les cadenas que les obscurantistes tentent de poser sur nos esprits : la culture.

C’est ce thème qui aura d’ailleurs le plus enthousiasmé la jeunesse, notamment lorsque Hindi Zahra, Néta El Kayam et le Groupe Input en ont fait la démonstration par leur art. L’espace Méditerranée peut être fier de sa jeunesse qui s’avère prête à relever le gant !

Par Ahmed GHAYET - Source de l'article Aujourd'hui Maroc

Semaine Economique de la Méditerranée : les nécessaires connexions entre les rives de la Méditerranée

« Marseille, c’est 26 siècles d’Histoire au cœur de la Méditerranée et c’est une ville au centre d’un territoire connecté », indique, en ouverture de la dixième semaine économique de la Méditerranée, Bernard Valero, le directeur de l’Agence des villes et territoires méditerranéens durables (Avitem) et de la Villa Méditerranée. 

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(Crédit photo : Bernard Royo)
« Le développement économique est un enjeu, poursuit-il, nous sommes bien outillés à Marseille pour relever ce défi. Mais, nous ne réussirons que si nous sommes connectés avec nos voisins de la Méditerranée et au-delà car, il faut éviter toute amorce de fracture numérique entre les rives de la Méditerranée ».
Assia Bensalah Alaoui, co-présidente de l’Office de coopération pour la Méditerranée et l’Orient (Ocemo), ambassadeur itinérant du Roi du Maroc, souhaite « des débats fructueux » avant de déplorer : « trop de personnes jugent la Méditerranée à l’aune des zones d’ombre. Mais, nous n’allons pas céder aux sirènes des Cassandre et nous allons offrir l’avenir auxquels des milliers de jeunes aspirent ». « C’est notre solidarité qui doit prévaloir pour conforter notre vivre ensemble si malmené mais si nécessaire », lance-t-elle, avant de rappeler que pendant trois jours chercheurs, entrepreneurs et politiques « vont se pencher sur les pistes à creuser, les politiques à confectionner afin de montrer les chemins vers la lumière ». Pour Assia Bensalah Alaoui : « Une nouvelle aire s’est ouverte avec le numérique. Il transforme des systèmes de production, des modes de vie, jusqu’à nos chaînes de pensée. Il offre des opportunités formidables, un potentiel infini. Mais lourdes de risques sont les périodes de transition. Comment allons nous garantir la formation de tous, y compris des moins jeunes ? Il faut éviter la déconnexion entre l’Occident connecté et un Islam déconnecté si prôné par les forces rétrogrades. Et, il faut aussi éviter la déconnexion au sein de nos sociétés. Car, il ne faut pas d’un système où le savoir maintien l’ignorance et la pauvreté. Une coopération renforcée, une solidarité agissante doivent prendre tout leur sens pour notre Méditerranée ».

« 13 câbles sous-marins sur 260 débouchent à Marseille »

Pierre-Jean Benghozi, membre du collège de l’Autorité de Régulation des communications Électronique et des Postes et Adel Ben Youssef, maître de conférences, Université de la Côte d’Azur plantent le décor de cette semaine. Le premier indique : « Marseille est très connectée, 13 câbles sous-marins sur 260 débouchent à Marseille  », puis d’en venir aux trois piliers du numérique : « La technologie, l’infrastructure qui permet de faire circuler et traiter l’information de la connaissance ; les chaînes de valeur qui évoluent. On le voit, entre autres, avec l’uberisation de la société. On repense l’offre de services, l’économie de ces services. Cette arrivée de nouveaux intervenants complexifie la situation et rend essentiel le rôle de la gouvernance et de la régulation. Enfin dernier pilier, l’économie numérique revisite la question de la localisation. Le numérique globalise l’offre et, dans le même temps, redonne toute son importance au territoire. C’est bien parce qu’il y a des fournisseurs locaux et des clients locaux que la plateforme globale fonctionne ». « L’économie numérique, poursuit-il, c’est un nouveau monde, une industrie de coût fixe. Il faut investir beaucoup dans un premier temps. C’est une économie de réseau qui va favoriser des effets de monopole, c’est donc une vraie épreuve pour le régulateur ».
« Je vois arriver un tsunami numérique », proclame Adel Ben Youssef selon lequel « confrontés à cela les pays méditerranéens doivent construire des pilotis pour installer une plateforme sur laquelle ils pourront se poser les bonnes questions pour y répondre ». Il développe sa pensée : « Nous allons connaître dans les cinq prochaines années une révolution équivalente à celle des ... cinquante dernières années ». Il rappelle que les réseaux sociaux voient le jour en 2004, l’internet mobile en 2008. « Nous sommes devenu l’Homme Terminal, nous sommes connectés » « Plus de 90% des données générées par l’Humanité l’ont été lors de ces deux dernières années », avance-t-il. Avant de considérer : « Nous assistons à une course folle pour être la ville connectée mais pourquoi ? Ce doit être pour organiser une mobilité pertinente et développer les solidarités  ». Il évoque les robots « qui sont entrés dans nos mœurs ». Parle de deux rapports sur l’intelligence artificielle qui ont été remis à Obama. « Ce dernier a immédiatement tenu à les rendre public indiquant que son successeur devrait gérer un pays transformé par l’intelligence artificielle ». Il reprend : « Que dire de l’impression 3D, de la révolution qu’elle va produire ? Sans oublier les routes et les autoroutes qu’il va falloir modifier pour les voitures et les camions autonomes ». Pour Adel Ben Youssef c’est dans l’arrivée en même temps de toutes ces technologies que réside le tsunami numérique. « Face à cela, il faut assurer la connectivité de tous les citoyens car autrement il existera un monde connecté et un sous-monde. Il faut modifier la politique de subvention. En Tunisie, par exemple, on subventionne fortement les transports, ne vaudrait-il pas mieux subventionner la connectivité ? Il faut changer également le modèle éducatif, promouvoir l’administration numérique. Il faut, enfin, préserver les libertés fondamentales sur Internet »

Par Michel CAIRE - Source de l'article Destimed

NET-MED Jeunesse aide les organisations de jeunesse algériennes à améliorer leur communication



Une douzaine de représentants d’organisations de jeunesse du groupe NET-MED Jeunesse Algérie ont été dotés de nouveaux outils et compétences qui leur permettraient de mieux développer des actions de communication internes et externes au sein de leur organisation, lors d’un atelier de deux jours organisé à Alger au début du mois par le projet NET-MED jeunesse, financé par l’UE.
 
L’atelier intitulé « Communication interne et externe : les outils multiples pour la communication des ONG » (Internal and External Communication: The Multiple Tools for NGO Communication) répond à une nécessité exprimée par les organisations de jeunesse elles-mêmes. D’une part, l’objectif consiste à assurer une meilleure gestion des flux d’informations au sein de l’organisation, en vue d’améliorer l’efficacité du travail. D’autre part, l’idée est d’améliorer la visibilité de l’organisation et sa présence dans le domaine des médias locaux et régionaux.
 
Cette initiative était la première d’une série de trois ateliers de renforcement des capacités ciblant les organisations de jeunesse algériennes dans le domaine de l’information, des communications et des médias. Il s’agit, avant tout, d’une occasion de partager des compétences.
 
NET-MED Jeunesse vise à améliorer la participation effective des jeunes pour l’inclusion de leurs priorités dans la législation et la planification nationale dans les pays partenaires du sud de la Méditerranée.
 
L'objectif spécifique du programme est de renforcer les capacités des organisations de jeunesse dans les pays de la PEV du Sud et de soutenir leur mise en réseau afin de réduire la fragmentation des efforts et d'exploiter le potentiel collectif des jeunes dans la réalisation de la transition démocratique vers la citoyenneté active, la participation politique et l'inclusion sociale. 
 
Pour en savoir plus
NET-MED jeunesse – Fiche 
EU Neighbourhood Info Centre - Jeunesse 

Un projet de développement durable financé par l’UE lance le premier programme de formation pour les municipalités dans le nord du Liban



Le projet SUDEP-South (Projets de démonstration urbains durables), financés par l’UE, a lancé cette semaine son premier programme de formation pour les municipalités bénéficiaires et leurs partenaires locaux. 
Quatre experts internationaux ont dirigé deux activités de formation distinctes : l’une dédiée à la passation des marchés, au suivi et à l’évaluation, et une seconde axée sur les systèmes de mesure, de vérification et de gestion de l’énergie.
 
Au total, 25 participants provenant des quatre municipalités bénéficiaires associées au projet SUDEP-South (Ardeh, Baakline, Koura et Halba) ont assisté à la formation de deux jours.  La formation se termine aujourd’hui avec l’inauguration de 5 activités dans la municipalité de Ardeh.
 
Le projet SUDEP-South a commencé ses activités au début de 2015, dans 12 villes de 6 pays du sud de la Méditerranée. Le Liban constitue plus de 30 % des 12 projets dans la région, répartis dans quatre municipalités : Ardeh, Baakline, Koura et Halba.
 
L’objectif global du programme SUDEP est d’aider les autorités locales à répondre aux défis énergétiques durables. L’objectif spécifique est de permettre aux autorités locales de mettre en œuvre des actions énergétiques durables conduisant à des économies d’énergie, l’efficacité énergétique et l’utilisation accrue de sources d’énergie renouvelables comme l’énergie solaire. 
 
Pour en savoir plus
Projets de Démonstration Urbains Durables – fiche et actualités
Projets de Démonstration Urbains Durables – Site web

Rencontres Films Femmes Méditerranée : des artistes qui résistent, persistent, produisent

Les Rencontres Film Femmes Méditerranée FFM 2016 viennent d’être présentés à l’Institut Culturel italien de Marseille. 

Au programme de cette édition, quarante films longs et courts-métrages, fictions et documentaires, dont de nombreux inédits, tournés dans 16 pays de la Méditerranée avec 8 lieux de projection à Marseille du 6 au 18 octobre et 5 en Région, à la Ciotat, Cucuron, Hyéres, Martigues et Port de Bouc, du 14 au 23 octobre.

Lundi 10 octobre à 20h30 aux Variétés avant-première de "Corniche Kennedy" de Dominique Cabrera

L’équipe de Films Femmes Méditerranée (Photo FFM)

Michèle Trégan, la nouvelle Présidente de FFM a mis en exergue ce choix d’un cinéma de témoignage et d’ouverture « dont on a besoin ici et surtout en Méditerranée où on se déchire et où il est important de porter des paroles de paix. » Avec toute son équipe -de femmes - elle a présenté ces Rencontres « comme un lieu d’échanges avec la trentaine de réalisatrices invitées ». 

Des réalisatrices, uniquement de longs métrages car le budget des FFM ne permet pas de recevoir également les réalisatrices des courts-métrages. L’édition 2016 des Rencontres Films Femmes Méditerranée s’annonce une nouvelle fois riche d’un cinéma où les réalisatrices d’une Méditerranée élargie à « d’autres rives » s’expriment avec courage et passion. « Dans un contexte général marqué trop souvent par la désespérance, le deuil et le rejet, ces artistes résistent, persistent, produisent »

Inedit "Traces de Santal" de María Ripoll Espagne, 2014 ce jeudi 6 octobre à 20h30 aux Variétés

Le fil conducteur de cette 11e édition est « d’arracher à l’oubli les histoires individuelles, tissées dans les histoires collectives » : une jeune femme qui recherche jusqu’en Allemagne L’Olivier millénaire arraché à la terre d’Espagne, une jeune Portugaise qui fait revivre la figure de son grand-père, opposant à la dictature de Salazar dans A Toca do Lobo, une voyageuse en Bosnie qui oppose au silence criminel de la ville la mémoire des Femmes de Višegrad, les familles des juges Falcone et Borsellino en résidence forcée dans une île loin de Palerme : Era d’estate. 
Des lieux solaires, vivants, malgré une histoire douloureuse : c’est Bota, le bar albanais au milieu de nulle part, et c’est aussi l’étonnante Beyrouth de Birds of September et And The Living Is Easy. De l’amour, de l’amitié toujours ! L’amour des femmes pour les marins rencontrés et perdus de Exotica, Erotica, etc., celui qui surgit comme l’eau fébrilement attendue de Thirst, celui pour une vieille dame déclinante dans Vivere ou le trouble réprimé du jeune garçon de Pourquoi m’as-tu abandonné ? 
Et l’amitié des jeunes réfugiés de The Longest Runen Grèce, des deux exilées à Zurich de Das Fräulein, des explosives Divines, des plongeurs mythiques de Corniche Kennedy. De la musique Bollywood de Traces de Santal au cinéma italien de Latin Lover, aucun registre n’est interdit pour les réalisatrices méditerranéennes, un peu sorcières aussi avec Le Miracle de Tékir ou l’Histoire d’une mère. Aucun support ne leur est fermé et surtout, pas la création sur le web. Enfin un hommage sera rendu à Chantal Akerman, cinéaste du temps, et à Juliet Berto, La Fille aux talons d’argile. « Elles sont la preuve toujours vivace du lien de l’intime et de l’universel. »

Ces rencontres FFM se veulent aussi pédagogiques avec une leçon de cinéma, conversation croisée entre deux réalisatrices des Balkans, Andrea Štaka et Jasmila qui présenteront au public, samedi 8 octobre de 11heures à 15 heures
au Vidéodrome 2, leur parcours personnel : leurs formations, leurs influences cinématographiques, leurs sources d’inspiration. Dans un échange interactif à partir
d’extraits de films, elles vous entraîneront à la découverte de leur travail de réalisatrice,
monteuse, scénariste et productrice. Elles évoqueront, par ailleurs, leur approche des enjeux géopolitiques et la mémoire de l’histoire des Balkans.
Et toujours le samedi 8 octobre de 15h30 à 17h30 au MarsMediaLab : Web création.

Les Rencontres Films Femmes Méditerranée proposent un tour d’horizon des nouvelles formes de création sur la toile. Le champ de découvertes est large : en témoignent quelques pépites dans un parcours orchestré par Christilla Huillard-Kann et Nicolas Bole. Sophie Goupil propose quant à elle de visionner un film en réalité virtuelle. En conclusion, Jean-Michel Albert présentera les dernières tendances du marché international de la webcréation. Elisabeth Hulten, membre de l’équipe des Rencontres et spécialiste du Web cinéma, nous en dit plus.

Enfin FFM soutient le cinéma Les Variétés. Cette salle de la Canebière est confronté à de graves problèmes financiers. Elle devrait être placée en redressement judiciaire, le 5 octobre prochain. Les rencontres font à dessein leur ouverture, le 6 octobre à 18heures et la recette des 4 projections du 10 octobre sera entièrement versée aux salariés du cinéma.
Mireille BIANCIOTTO

Plus d’info et programme : films-femmes-med.org

Source de l'article Destimed

L’université algérienne tire peu de bénéfice du programme Erasmus+ (Dr. Malika Kebri)

L’université algérienne tire peu de bénéfice du programme Erasmus+ par lequel l’Union européenne finance des bourses de formation dans des universités européennes dans le but de moderniser le système d’enseignement supérieur de pays tiers, a estimé l’adjointe du coordinateur du bureau national du programme Erasmus+, Dr. Malika Kebri.


L’Algérie qui compte 107 établissements universitaires bénéficie de 7 % soit 1,6 millions euros du budget réservé au bassin méditerranéen, a indiqué l’intervenante en marge de la journée d’information sur ce programme organisée à l’université Batna1.

En 2015, l’Algérie a connu l’enregistrement de 357 mobilités dans ce domaine vers l’étranger et devra en connaitre 422 durant l’année en cours, a-t-elle ajouté soulignant que ce programme concerne 33 pays dont l’Algérie et s’intéresse à l’enseignement, le training, la jeunesse et le sport avec l’objectif de moderniser l’enseignement universitaire et l’amener à participer davantage au développement socio-économique.

Selon Kebri, ces journées visent à présenter à la communauté universitaire ce programme et les opportunités et avantages qu’il offre à la fois aux étudiants, aux enseignants et aux staffs administratifs.

Pr. Samah Djeddi de l’université d’Annaba a présenté durant la rencontre son expérience du programme Erasmus+ qui lui a permis d’accéder à des bourses et des stages dans plusieurs universités européennes et a assuré aux étudiants et aux jeunes chercheurs que la crainte de l’obstacle linguistique ne doit pas les décourager car le programme prend en charge cet aspect.

Elle a également noté que l’université de Batna qui a été classé 13ème dans le continent africain peut tirer profit de ce programme qui propose aux étudiants et enseignants de développer leurs connaissances et compétences à travers de bourses dans les universités d’Europe.

L’animatrice de la rencontre à l’université de Batna, Dr. Lamia Bouamra Benyahia, chargée de la coopération étrangère avec les universités a relevé que l’initiative a pour but de présenter aux étudiants, enseignants et travailleurs de l’université les opportunités offertes par ce programme de coopération.

Source de l'article Maghrebemergent

Partenariat stratégique Italo-Tunisien : BUILT IN PUGLIA pour le développement du marché de la construction Méditerranéenne

Une réunion de l’entente de libre accès à tous les entrepreneurs tunisiens et artisans travaillant dans le domaine du bâtiment et de la construction aura eu lieu le lundi 31 Octobre 2016 à l’Hôtel Sheraton. 

A l’occasion BUILT IN PUGLIA, un réseau d’entreprises italiennes opérant dans le «System House», présentera aux participants sa propre structure d’exploitation capable de développer des projets structurés de production et de fournitures pour les commandes de travail de toute urgence, dans tout pays.

L’occasion sera utile pour connaître un système de production d’excellence et des produits innovants de la conception MADE IN ITALY, mais aussi de proposer la capacité du marché local et du bassin Méditerranéen, à travers des formes de coopération recherchées par BUILT IN PUGLIA (le réseau est intéressé par la création et la gestion des centres des services pour la promotion, la logistique et le service client, création et développement des réseaux de vente, la recherche de sous-traitants, la création de coentreprises ou des accords de coopération commerciale ou industrielle, y compris la recherche de l’innovation et le transfert de technologie).

L’événement, qui est l’une des activités stratégiques de l’internationalisation de BUILT IN PUGLIA, autorisé et financé par la Communauté Européenne et la Région des PUGLIA, sera rehaussé par la présence du Président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie Tuniso-Italienne et des représentants autorisés de l’Ambassade d’Italie et de l’UTICA. La conférence sera suivie par des réunions «Business to Business» entre les associés entrepreneurs de BUILT IN PUGLIA et tous les entrepreneurs et artisans locaux qui veulent connaître plus profondément les possibilités et les développements d’un partenariat stratégique. La Tunisie entretient avec l’Italie des liens pour promouvoir un progrès économique et social partagé.

Source de l'article Africanmanager

Le cinéma tunisien débridé depuis la "révolution du jasmin"

Invité du festival international du cinéma méditerranéen (Cinemed) de Montpellier, le cinéma tunisien, bridé pendant les deux décennies Ben Ali, connaît un véritable renouveau depuis la "révolution du jasmin", abordant les réalités sociales et l'intime, des sujets prohibés sous Ben Ali.
Des drapeaux tunisiens brandis lors du 26e festival du film  de Carthage, le 28 novembre 2015 à Tunis.

C'est le constat dressé lors du 38e Cinemed qui célèbre cette semaine ce "Printemps tunisien" avec une vingtaine de films et une forte présence de réalisateurs et producteurs tunisiens, qui mènent de front long-métrages, courts-métrages et documentaires.

"Il y a à l'heure actuelle un vivier de cinéastes tunisiens qui ont du talent et envie de s'exprimer", souligne Christophe Leparc, directeur de Cinemed et secrétaire général de la Quinzaine des réalisateurs de Cannes.

Anissa Daoud, actrice et productrice franco-tunisienne se réjouit du "foisonnement d'un cinéma ayant les pieds ancrés dans le sol tunisien et la tête dans les problématiques du monde actuel". Elle fait état d'un "grand désir de voir des images du réel" dans la Tunisie post-révolution.

"Le cinéma antérieur pouvait être politique mais pas de manière frontale", explique la productrice Dora Bouchoucha. "Il n'y avait pas de documentaire ou alors sur la danse ou le patrimoine..."

"Le documentaire, c'est le thermomètre d'une démocratie", renchérit la réalisatrice Kaouther Ben Hania. Or, sous Zine El Abidine Ben Ali, "seul le pouvoir avait le droit de transmettre le réel à travers sa propagande".

-"On est avec vous"-

Au-delà de la censure pratiquée auparavant, "avec la libération de la parole" qu'a engendrée la révolution, "c'est surtout l'autocensure qui a disparu", relève Mme Bouchoucha.

Lors du soulèvement populaire de 2010-2011, "beaucoup de jeunes ont pris des caméras et sont allés au front", raconte la réalisatrice Raja Amari.

"Souvent la révolution est en toile de fond" des films tunisiens de ces cinq dernières années, mais "on s'intéresse davantage aux thématiques sociales et à l'intime qui est universel", analyse Kaouther Ben Hania. "On a assisté à l'Histoire en mouvement et ce qui s'est passé pendant la révolution mérite réflexion, temps et distance".

"Cette révolution a peut-être donné une force qui libère la tête, qui nous dit que c'est possible", avance Leyla Bouzid, réalisatrice de "A peine j'ouvre les yeux" (2015).

Dans ce film bourré d'énergie sur la soif de liberté et l'esprit contestataire de la jeune génération lors des années de dictature, la trentenaire a eu envie "d'aborder de manière directe les 20 années d'Etat policier, l'ambiance de peur dans laquelle on a vécu". La jeune femme a le sentiment d'avoir fait un "travail de mémoire" dans une Tunisie très largement amnésique.

Pendant la longue ère Ben Ali, rappelle Nejib Belkadhi, acteur, producteur et réalisateur, "si on n'était pas dans la culture d'Etat, on était considéré comme étant contre l'Etat".

Selon lui, la "movida" tunisienne actuelle s'inscrit "dans la continuité d'une génération de cinéastes de gauche, de soixante-huitards souvent formés en France, qui ont été cassés sous Ben Ali".

Ces films du renouveau "s'exportent très bien, ont raflé des prix dans les festivals internationaux à Berlin, Venise ou Toronto et ont remporté un succès indéniable auprès du public aussi bien en Tunisie qu'à l'étranger", se félicite le producteur Imed Marzouk.

"Il y a dix ans, on produisait deux ou trois films par an en Tunisie, aujourd'hui on en est à 15 ou 20", ajoute Mohamed Ben Attia, dont le long-métrage "Hedi" a notamment remporté le prix de la meilleure première oeuvre à la Berlinade 2016.

Pour sa part, Lotfi Achour, venu du théâtre, est en compétition pour l'Antigone d'Or de Cinemed avec son long-métrage, "Demain dès l'aube", portraits croisés de trois jeunes dans une Tunisie post-révolution qui oscille entre espoirs et déceptions.

Et "si le constat politique est à la désillusion aujourd'hui en Tunisie", souligne Christophe Leparc, "c'est à nous, sur l'autre rive de la Méditerranée, de dire +on est avec vous+".

Par Isabelle Ligner - Source de l'article Sudradio