Inauguration d’un projet de l’UE à Ardé

La Fondation René Moawad et l'Union européenne, conjointement avec la municipalité d'Ardé au Liban-Nord, ont inauguré un projet visant à éclairer le village et les bourgs voisins grâce à l'énergie photovoltaïque. 

Résultat de recherche d'images pour "Inauguration d’un projet de l’UE à Ardé"L'inauguration a eu lieu sous le patronage du ministre de l'Énergie et de l'Eau, Arthur Nazarian. Le projet est financé par l'Union européenne et mis en pratique par la Fondation René Moawad.

Le projet fait partie d'un programme de l'Union européenne encourageant les pays du voisinage à utiliser de l'énergie propre. Le Liban a bénéficié de 30 % du volume total de cette aide européenne. D'autres villages libanais utilisent désormais dans le cadre de ce projet de l'énergie propre pour éclairer leurs rues : il s'agit notamment de Baakline et de Halba.

Prenant la parole, le président exécutif de la Fondation René Moawad, Michel Moawad, a souligné que « le village d'Ardé ainsi que les bourgs voisins de Beit Awkar et Beit Obeid seront désormais des exemples à suivre concernant l'éclairage avec l'énergie propre dans les lieux publics. Les plans d'un nouveau siège écologique du conseil municipal d'Ardé ont été également adoptés »

Source de l'article l'Orient le Jour

Ne laissons pas tomber la Tunisie

Le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, est actuellement en visite officielle en France. Au-delà des discours qui vont, une fois de plus, saluer l'« indéfectible amitié » qui lie nos deux pays, M. Chahed va essayer de sauver son pays au bord de l'implosion économique et sociale. 

Résultat de recherche d'images pour "Tunisie Investissement"La Tunisie, qui compte 11 millions d'habitants, a accueilli et accueille plus de 1 million de réfugiés en provenance de Libye, dont tous n'ont peut-être pas les meilleures intentions. Le tourisme, un des poumons de l'économie tunisienne, pays qui ne dispose, hors phosphate, d'aucune matière première, s'est effondré : de 900.000, le flux annuel de touristes est tombé à 200.000... La croissance est trop faible, loin de son potentiel. 

L'objectif prioritaire de la nouvelle équipe doit être de sortir d'un tel piège en combinant les conditions d'une reprise durable. La croissance ne pourra pas redémarrer sans reprise de l'investissement, aussi bien étranger que domestique, donc sans retour préalable de la confiance. Le taux de chômage des jeunes atteint le seuil insupportable de 35 %, avec des chiffres encore plus désastreux dans certaines régions de l'intérieur.

Face à cette situation, que fait la communauté internationale ? Presque rien. Alors que l'Europe a déversé 74 milliards d'euros en Grèce, sa contribution financière à l'économie tunisienne a été plafonnée à... 300 millions d'euros. Quant à la Banque mondiale, elle n'a libéré que 12 % des fonds promis à la Tunisie. On croit rêver !

La Tunisie est pourtant le seul pays du monde arabe à avoir connu un vrai « printemps ». Malgré les menaces qui pèsent sur lui, c'est le seul pays encore complètement démocratique. Mais les institutions européennes, de plus en plus obsédées par la crise des migrants et influencées par l'Allemagne obnubilée par ses frontières à l'est, se désintéressent de plus en plus de l'aide économique apportée aux pays du sud de la Méditerranée. 
De ce fait, la France a une place historique à assumer vis-à-vis de la Tunisie, ne serait-ce qu'au titre de l'importance de la communauté tunisienne dans notre pays.

La Tunisie a besoin de capitaux extérieurs : 20 milliards d'euros étalés sur quatre ans, ce qui, à l'échelle internationale, est une somme ridicule au regard des enjeux économiques et sécuritaires. Une somme susceptible d'enclencher, grâce à un effet de levier, d'autres entrées de capitaux et - enfin ! - un cercle vertueux. Dans le même temps, la communauté internationale attend du nouveau gouvernement tunisien des actes forts dans au moins deux domaines :

1- le renforcement de la sécurité des personnes et des biens ;

2- la définition d'une stratégie économique pour les cinq ans à venir, avec des objectifs volontaristes pour la croissance et l'emploi.

La Tunisie attend de la France bien d'autres choses, à un coût budgétaire quasi nul pour notre pays. Plusieurs priorités : le financement des PME, en particulier en fonds propres ; l'accueil des étudiants tunisiens au sein de formations professionnalisantes ; le développement de l'arrière-pays, longtemps délaissé, au travers de partenariats avec les régions françaises ; la restructuration de l'industrie du tourisme, qui nécessite au moins autant de formation que d'investissement. Dans tous ces domaines, le gouvernement français s'honorerait en donnant une véritable impulsion au partenariat franco-tunisien, au-delà des incantations tant de fois entendues et restées sans suite. Il contribuerait aussi à donner de l'espoir à la jeunesse tunisienne, principal ferment de la croissance à venir mais aussi, si rien n'est fait, vecteur des pires frustrations et donc des pires colères. Ne rien faire, c'est se rendre complice de ceux qui, à l'intérieur ou à l'extérieur de ce pays, voient un intérêt à sa déstabilisation.

Par  Christian de Boissieu (professeur à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne - co-président du conseil franco-britannique) Jean-Hervé Lorenzi (Chroniqueur - président du Cercle des économistes) Olivier Pastré (Chroniqueur - professeur à l'Université de Paris-VIII) - Source de l'article Les Echos

L’UE aide l’Égypte à élargir l’accès à l’éducation et à appliquer les systèmes de protection de l’enfance



L’Union européenne et le gouvernement égyptien, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), ont lancé le lundi 24 octobre le programme quinquennal « Élargir l’accès à l’éducation et à la protection des enfants à risque en Égypte ». 
 
L’UE fournit la plus grande partie du budget du programme (30 millions d’euros sur un total de 36 millions d’euros), dans le but d’accroître l’accès à l’éducation des enfants les plus vulnérables et socialement exclus et de renforcer la protection des enfants dans un maximum de 15 gouvernorats égyptiens sélectionnés.
 
Les objectifs du programme sont l’établissement de 1 200 écoles communautaires, l’inscription de 30 000 nouveaux élèves, la mise à niveau de 200 écoles primaires publiques pour répondre aux besoins d’environ 6 000 enfants handicapés. En outre, 100 000 enfants bénéficieront d’un meilleur enseignement et d’un environnement plus adapté dans les écoles ciblées. Enfin, 20 000 enfants seront pris en charge par des mécanismes de protection des enfants plus efficaces à travers 15 comités de protection de l’enfance (CPE) dans 15 Gouvernorats, opérant conformément à la Constitution et la loi égyptienne sur l’enfance pour protéger les enfants égyptiens contre les mauvais traitements. 
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre – Egypte
Délégation de l’UE en Egypte – site internet et page Facebook 

Le 3e Forum euro-méditerranéen sur le dialogue interculturel aidera les jeunes à devenir les moteurs du changement



La 3e édition du Forum euro-méditerranéen sur le dialogue interculturel organisé par la Fondation Anna Lindh se déroule à La Valette, à Malte, du 23 au 25 octobre. 

Avec les organisations de la société civile de près de 50 pays aux côtés de grandes organisations internationales, le Forum représente – avec ses 800 participants – le plus grand rassemblement d’acteurs travaillant sur le dialogue interculturel. L’UE, l’un des principaux donateurs de la Fondation, a pour but de relever les défis sans précédent dans la région méditerranéenne, en particulier ceux qui touchent la jeunesse – le chômage, la radicalisation, la migration – en favorisant le dialogue entre les jeunes générations et en améliorant les relations interculturelles.
 
Cet objectif est conforme à l’engagement de l’UE en faveur de la promotion de relations culturelles internationales et de la diplomatie culturelle, tel que confirmé par la stratégie européenne en matière de relations culturelles internationales lancée en juin. Soutenir la Fondation Anna Lindh et son réseau est l’une des actions prévues par la stratégie afin de promouvoir la culture et le dialogue interculturel en faveur de relations pacifiques entre les communautés.
 
Le Forum de Malte discutera du thème « Au-delà du discours extrémiste : les jeunes en première ligne » (Moving beyond the Extremist Narrative: Youth on the Frontline) et accueillera également le lancement de l’initiative « Young Mediterranean Voices » (Les jeunes voix de la Méditerranée) financée par l’UE, après le succès de son prédécesseur « Young Arab Voices » (Les jeunes voix arabes).
 
Dans la perspective de l’événement, la Haute représentante/Vice-présidente Federica Mogherini a déclaré : « Nous avons la responsabilité de créer de nouvelles voies pour permettre aux jeunes de notre région d’être les moteurs du changement. Et nous devons commencer aujourd’hui, pas demain. Telle était l’idée originale derrière le programme Young Arab Voices, lancé par la Fondation Anna Lindh il y a cinq ans. Aujourd’hui, nous savons que nos jeunes en Europe partagent un grand nombre des mêmes passions, peurs et aspirations que leurs pairs arabes. Nous faisons les mêmes rêves. Pour moi, la transition de " Young Arab Voices “ à " Young Mediterranean Voices “ est donc naturelle. »
 
La culture, ajoute-t-elle « est un outil puissant pour jeter des ponts entre les personnes, notamment les jeunes, et renforcer la compréhension mutuelle ».
 
Le Forum tombe à la veille de la présidence maltaise du Conseil européen qui débutera en janvier 2017. L’un des principaux objectifs de la réunion est d’élaborer des recommandations politiques pour la coopération régionale et d’apporter des contributions pour la présidence maltaise. La région du voisinage méridional et les jeunes constituent les priorités de l’agenda politique de l’UE, comme confirmé dans la stratégie globale de l’UE pour la politique étrangère et de sécurité récemment lancée.
 
La Fondation Anna Lindh pour le dialogue interculturel favorise la connaissance, le respect mutuel et le dialogue interculturel entre les populations de la région euro-méditerranéenne, au travers d'un réseau de plus de 3.000 organisations de la société civile dans 43 pays. Son budget est co-financé par l'UE (10 millions d’euros) et les États membres de l'UE (6 millions d’euros) 
 
Pour en savoir plus
MED Forum – page internet
MED Forum - programme
Fondation Anna Lindh – fiche et actualités
Fondation Anna Lindh – site internet
Fondation Anna Lindh sur  Twitter, Facebook, YouTube ,Flickr 
 

Sommet Tunisie/Union Européenne le 1er décembre à Bruxelles

Sommet Tunisie/Union Européenne le 1er décembre à BruxellesL’Italienne Federica Mogherini, Haut représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la sécurité est attendue mardi à Tunis pour préparer le Sommet Tunisie/Union Européenne prévue le 1er décembre 2016 à Bruxelles, a annoncé Khemaies Jhinaoui, ministre des affaires étrangères dans une interview sur le chaîne française France 24 à partir de Marseille où il assiste à la réunion 5+5 réunissant les pays de l’UMA et les pays de l’Europe de la Méditerranée occidentale.

Le président Béji Caïd Essebsi assistera au Sommet Tunisie/Union Européenne ainsi que les présidents du Conseil Européen le polonais Donald Tusk et le président de la Commission Européenne, le Luxembourgeois Jean-Pierre Juncker. Le Chef de l’Etat visitera aussi le Parlement Européen et prononcera un discours du haut de sa tribune.

Source de l'article Espacemanager

Roadshow d'Affaires Green Batimed

Green buildings 2 Lieu : Casablanca, Morocco 
Date : Du 24/11/2016 au 25/11/2016
Type d'événement : Rencontre d'affaires / Salon / Foire, Roadshows en Méditerranée 

Description : 

La Chambre Polonaise de Commerce organise le roadshow EUROMED Invest Green Batimed du 24 au 25 octobre 2016 à Casablanca, dans le cadre de la Foire Internationale SIB (Salon international du bâtiment). . L’objectif est de contribuer au développement durable, en ayant recours aux énergies « vertes » et solutions innovantes dans le secteur du BTP. L’organisation de rencontres B2B entre des entreprises polonaises, lettonnes, marocaines et algériennes est l’occasion d’aboutir sur des liens de coopération bilatérale.

Accéder à la plateforme en ligne de l'événement :

Inscription : 
Contact (Leader): 
Agnieszka SALAMOŃCZYK
CHAMBRE POLONAISE DE COMMERCE KIG

Source de l'article Euromedeinvest

Rencontre avec François Hollande, président de la République française, pour présenter le projet de la Verticale

Le Président de la République a reçu une délégation de chefs d’entreprises français et africains . 


Tous les invités du chef de l’Etat ont plaidé pour le resserrement des liens économiques entre l’Afrique, la France et l’Europe. La proximité géographique et culturelle, la complémentarité des économies, l’avancée technologique de l’Europe couplée au dynamisme africain sont des atouts pour relever, ensemble, les défis communs : le chômage des jeunes, la construction d’un modèle de croissance durable, la maîtrise ordonnée et humaine des migrations par le développement industriel, la sécurité collective.

Ce constat partagé conduit à trois objectifs principaux : compléter les échanges commerciaux par la co-production en Afrique et en Europe, promouvoir les investissements croisés, assurer le partage des savoir-faire, des technologies d’avenir et de la chaine de valeur.

L’idée d’une fondation internationale Afrique-Méditerranée-Europe comparable aux initiatives intercontinentales entre les Amériques d’une part, et entre les pays asiatiques d’autre part a été évoquée. Cette proposition de fondation Afrique-Méditerranée-Europe répond à la déclaration de Malte du 11 et 12 novembre 2015 : « Poursuivre la réflexion stratégique en vue de continuer à promouvoir une intégration économique régionale entre les pays européens, les pays du Sud de la Méditerranée et les pays subsahariens ».

Le Président de la République a remercié Xavier Beulin de l’initiative prise avec cette rencontre et lui a demandé de rassembler les propositions opérationnelles pour le Sommet de Afrique-France de Bamako.

Par Xavier Beulin (Président du Conseil de Surveillance d’IPEMED) & Jean-Louis Guigou (Président d’IPEMED) - Source de l'article IPEMED

Tunisie: Dominique Strauss-Kahn drague les investisseurs

La conférence Tunisia 2020 sera organisée à Tunis les 29 et 30 novembre prochains. En préambule, les responsables économiques du pays sont actuellement en tournée européenne pour attirer les financeurs.

Dominique Strauss-KahnDominique Strauss-Kahn a été appelé au chevet d’une Tunisie encore convalescente, plus de cinq ans après la révolution. L’ancien directeur général du FMI fait partie, via son cabinet Parnasse et la banque Arjil, du consortium qui accompagne Tunisie 2020, la conférence des investisseurs organisée à Tunis les 29 et 30 novembre prochains et pour laquelle Havas assure la communication.

Après être passés par les Etats-Unis, les responsables tunisiens réalisent actuellement un roadshow en Europe pour « vendre » l’image du pays. Les autorités ont établi un plan national de développement 2016-2020, qui portera sur 60 milliards de dollars de projets publics et privés. Et souhaitent définitivement sortir de la période de transition qui a vu se succéder sept chefs de gouvernement en cinq ans, et de la sinistrose liée aux derniers attentats du Bardo et de Sousse en 2015. « On devrait enfin avoir de la stabilité, indique un analyste du pays. Les islamistes sont définitivement entrés dans le jeu politique et jouent le pragmatisme plus que l'idéologie, ils ont intérêt à travailler à la relance pour conserver leurs postes dans l’administration et poursuivre l’émergence d’hommes d’affaires qui les soutiennent. »

Le nouveau gouvernement avec à sa tête Youssef Chahed, un Premier ministre libéral de 41 ans, a pris ses fonctions à la fin du mois d’août et met en œuvre une feuille de route économique. Elle vise à relancer une croissance molle (0,8 % en 2015 et 1,5 % attendu cette année). « Nous avons vécu cinq années difficiles et avons été au bord de la rupture, confie Mohamed Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale. Mais nous n’avons pas sombré comme d’autres pays du Printemps arabe. Le Parlement est multicolore, l’islam et la démocratie font bon ménage et un gouvernement d’union nationale a été mis en place. » Pour cet ancien président du Conseil d’administration de la Bourse de Tunis, il est plus que temps de récolter les dividendes économiques de la transition politique.

Le budget de l’Etat est passé de 9 à 13,4 milliards euros en cinq ans à la suite des embauches massives dans l’administration et les entreprises publiques. La dette publique est passée de 12 à plus de 20 milliards d’euros. Pour relancer la machine, « nous allons inverser la spirale expansionniste car nous n’avons plus de marge de manœuvre, et attirer les investissements », poursuit Mohamed Fadhel Abdelkefi.

Objectif : relancer l’activité économique. Le tourisme a souffert de la crise sécuritaire, l’agriculture se porte mal et la production de phosphates est en déclin. En cinq ans, près de 2 000 entreprises, dont 600 étrangères, ont plié bagage ou fermé leurs portes. Les tensions sociales sont importantes avec près de 650 000 chômeurs, dont la moitié de jeunes diplômés du 3e cycle.

Pour accroître l’attractivité du pays, les autorités ont récemment adopté un nouveau Code d’investissement, une loi d’urgence, et mis en place un guichet unique afin de simplifier les procédures. Elles comptent aussi élargir l’assiette fiscale pour retrouver des marges de financements. « Il y a 8 000 médecins dans le pays mais leur impôt correspond à une activité égale à 1,5 patient par jour et par praticien », souligne le ministre qui vise aussi les avocats soupçonnés d’évasion fiscale. Les autorités ont aussi levé le secret bancaire et souhaitent s’attaquer à l’économie informelle.

Le FMI a récemment débloqué un prêt de 2,55 milliards d’euros. Lors de la conférence Tunisie 2020, les pays du Golfe ont prévu de soutenir la relance des activités. Reste à concrétiser les promesses d’aide des Européens, accusés de ne pas assez se préoccuper de la relance de leur frère du sud méditerranéen.

Par Pascal ayrault - Source de l'article l'Opinion

Égypte : l’UE et ses partenaires inaugurent un centre pour la pose de membres artificiels sur la côte nord-ouest



La délégation de l’UE en Égypte, en collaboration avec le ministère égyptien de la Coopération internationale et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a inauguré le samedi 22 octobre le centre pour la pose de membres artificiels de Marsa Matrouh, sur la côte nord-ouest, le premier de son genre dans la région. Le centre devrait desservir les habitants du gouvernorat et ses régions voisines.
 
L’ouverture du centre est l’une des principales réalisations du projet « Support to the North West Coast Development Plan and Relevant Mine Action: Phase II » (Appui au plan de développement de la côte nord-ouest et action antimines pertinente : phase II), financé par l’UE à hauteur de 4,7 millions d’euros. Le projet, lancé en 2014, soutient le développement de la côte nord-ouest et de la zone désertique intérieure, et aborde le problème des victimes de mines.
 
Le projet a permis d’améliorer les opérations de déminage sur la côte nord-ouest en fournissant un équipement de déminage d’une valeur de plus de 2,5 millions d’euros. Cet équipement a permis d’élargir l’espace dégagé à plus de 480 kilomètres carrés, libérant des zones de terres en friche d’une contamination par les mines.
 
Le projet a également soutenu les victimes de mines terrestres et leurs familles par le biais de la réadaptation physique et l’autonomisation économique en vue d’améliorer leurs moyens de subsistance. Plus de 160 000 personnes ont été concernées par les campagnes de sensibilisation. 
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre – Egypte
Délégation de l’UE en Egypte – site internet et page Facebook 

Gestion énergétique durable : la ville marocaine de Chefchaouen présente ses réalisations dans le cadre du projet SUDEP-Sud



L’ambassadeur de l'Union européenne, Mr. Rupert Joy, se déplace aujourd’hui à Chefchaouen pour constater les aboutissements sur le terrain du projet « Chefchaouen, commune modèle et initiatrice d’un changement citoyen en matière de gestion énergétique durable » financé par l’UE.
 
Le projet s’inscrit dans le cadre du programme « Projets de Démonstration Urbains Durables » (SUDEP–Sud) de l’Union européenne permettant à 12 villes réparties dans 6 pays du sud de la méditerranée de mettre en œuvre des actions démonstratives en faveur de l’énergie durable. Démarré en 2015 et clôturant en 2018, le projet de Chefchaouen bénéficie d’un soutien financier de l’Union Européenne d’environ 10 millions de Dirhams.
 
A la suite des présentations des avancements du projet, M. Joy visitera le Centre Info-Energie, première structure de ce type au Maroc ainsi que « l’Eco Centre de la Commune » construit de manière écologique à partir de conteneurs recyclés.
 
Le projet SUDEP-South a commencé ses activités au début de 2015, dans 12 villes de 6 pays du sud de la Méditerranée. L’objectif global du programme SUDEP est d’aider les autorités locales à répondre aux défis énergétiques durables. L’objectif spécifique est de permettre aux autorités locales de mettre en œuvre des actions énergétiques durables conduisant à des économies d’énergie, l’efficacité énergétique et l’utilisation accrue de sources d’énergie renouvelables comme l’énergie solaire. 
 
Pour en savoir plus
Projets de Démonstration Urbains Durables – fiche et actualités
Projets de Démonstration Urbains Durables – Site web

Au Liban, l’accord de libre-échange avec l’UE fait de plus en plus grincer des dents

La visite d'une délégation européenne cette semaine intervient dans un contexte de scepticisme croissant autour des retombées de cet accord, signé en 2003, sur les exportations libanaises.


Le Liban accueille cette semaine une délégation de la direction générale du commerce de la Commission européenne à l'occasion de sa visite annuelle consacrée aux échanges commerciaux entre l'Union européenne (UE) et le Liban. C'est dans ce cadre qu'a notamment été tenu, hier à l'hôtel Radisson Blu, un atelier de travail à destination des entreprises libanaises intitulé « Comment exporter votre produit vers l'UE », afin de les informer des « procédures et des règles à suivre pour exporter leurs biens vers l'Europe », d'après un communiqué.

Une thématique centrale dans un contexte de scepticisme local croissant sur les retombées pour le commerce libanais de l'accord de libre-échange ratifié en 2003. Cet accord s'est traduit par la suppression progressive des droits de douane et autres taxes aux effets similaires sur les importations européennes à destination du Liban et vice-versa.


Selon le site de l'UE, « l'accord permet au Liban de bénéficier d'un accès spécial au large marché unique européen. L'ouverture du marché libanais facilitera également la modernisation économique du pays. En outre, ce partenariat offre des opportunités commerciales et d'emploi pour les jeunes, et permet de renforcer la position du Liban en tant que centre financier de premier plan au Moyen-Orient ». La délégation de l'UE au Liban n'était pas en mesure de répondre aux questions de L'Orient-Le Jour cette semaine.

Creusement du déficit

Mais côté libanais, l'enthousiasme semble s'estomper. La chef de la délégation de l'UE au Liban, l'ambassadrice Christina Lassen, a rencontré hier le ministre démissionnaire de l'Économie, Alain Hakim, et mardi le ministre de l'Industrie Hussein Hajj Hassan, avec d'autres professionnels. À cette occasion, M. Hajj Hassan a remis un rapport d'évaluation de l'accord à Mme Lassen, accompagnée par la délégation de Bruxelles, proposant notamment des pistes pour corriger le creusement du déficit commercial entre le Liban et son principal partenaire. « Nous espérions que l'accord permettrait de renforcer nos exportations vers l'UE. Mais ça ne s'est pas passé comme prévu », a déclaré M. Hajj Hassan.

De fait, si les échanges commerciaux cumulés entre le Liban et les pays membres de l'UE ont plus que doublé depuis l'accord, pour atteindre 7,9 milliards de dollars en 2015 – en incluant ceux avec la Croatie, qui a intégré l'UE en 2013, et hors commerce de lingots d'or – selon les douanes libanaises, leur part dans les échanges commerciaux globaux du pays du Cèdre est restée stable. Surtout, les exportations libanaises ont augmenté sensiblement moins vite sur la période que les importations de produits européens. Résultat : le déficit commercial avec l'UE a augmenté de 133 %, à 7,2 milliards de dollars en 2015.

Lors d'un entretien avec L'Orient-Le Jour début octobre, M. Hajj Hassan avait expliqué que l'industrie libanaise n'a pas les moyens pour concurrencer des poids lourds économiques comme l'Europe. « Notre industrie souffre de coûts élevés, tant au niveau du prix du terrain qu'au niveau de l'énergie, de l'électricité, des produits pétroliers et de la main-d'œuvre. » Selon lui, l'accord de libre-échange a signé l'arrêt de mort de nombreux secteurs, comme celui de l'ameublement. « En 1996, il y avait 10 000 usines, et aujourd'hui, moins de 2 000. »
« Il faudrait davantage aider l'exportation des PME, qui sont les plus aptes à créer des emplois », plaide le président de l'Association des industriels libanais, Fadi Gemayel. Pour faciliter leur accès au marché européen, l'UE a présenté hier lors de son atelier de travail un service d'assistance Internet aux entreprises, le « export helpdesk ».Ce dernier inclut « les réglementations tarifaires, les obligations, les régimes préférentiels, les quotas et les statistiques concernant les importations des partenaires de l'UE ».

Si L'Orient-Le Jour n'a pu consulter le rapport remis par M. Hajj Hassan, une source présente lors de la réunion de mardi indique qu'il détaille certains produits libanais dont l'importation devrait être facilitée, dont « les médicaments, les produits laitiers, les vêtements, les noix, les épices... » Des produits qui, dans certains cas, se heurtent à des barrières administratives ou réglementaires. « La question du certificat d'origine est problématique : l'UE nous dit par exemple qu'il ne peut pas être appliqué aux noix exportées par le Liban car elles ne sont pas originaires d'ici. Mais dans ce cas, comment est-ce que l'UE peut justifier d'exporter des
tee-shirts en coton qui ne sont pas produits là-bas avec un label "Made in the EU ?" », s'interroge la source précitée. Autre exemple, selon un industriel, les producteurs laitiers libanais qui travaillent en conformité avec les normes européennes ne peuvent pas toujours y exporter leurs produits. « Il nous faudrait des dérogations ou des privilèges que certains pays méditerranéens ont obtenus, comme par exemple la Tunisie », souligne-t-il.

« Il existe des obstacles au commerce avec le Liban », avait concédé mardi Mme Lassen, citée par l'Ani. Pour aider à les lever, la chargée des affaires commerciales et économiques de la délégation de l'UE au Liban Virginie Cossoul a annoncé hier lors de l'atelier de travail un nouveau programme d'aide au secteur privé de 15 millions d'euros pour améliorer la qualité des produits libanais.

Réintroduire des droits de douane ?

Pour Alain Hakim, les barrières réglementaires ne sont toutefois pas toujours justifiées. « Affirmer que l'emballage ou la qualité de nos produits ne seraient pas conformes aux standards internationaux est une manière de ne pas ouvrir complètement le marché européen à la concurrence », affirme-t-il à L'Orient-Le Jour. Selon lui, le Liban devrait se concentrer sur l'exportation de produits transformés qui pourraient intéresser les Européens. « Par exemple, la labné n'existe pas en Europe. Un plan économique clair et précis au niveau industriel et agricole doit être mis en place afin d'encourager la production locale de produits transformés, comme le vinaigre ou la compote de pommes. »

Mais certains veulent aller bien plus loin, quitte à briser certains tabous... « La meilleure solution serait de réintroduire certaines barrières douanières, une procédure que le Liban peut justifier en temps de crise. D'autant que le marché libanais est petit et ne rapporte pas grand-chose à l'Europe », plaide un économiste. Une mesure que le texte de l'accord permet sous certaines conditions : « Des mesures exceptionnelles peuvent être prises par le Liban sous la forme d'une augmentation ou de la réintroduction des taxes douanières. Ces mesures peuvent seulement concerner des industries naissantes ou des secteurs faisant face à des difficultés particulières, surtout lorsque ces difficultés entraînent des problèmes sociaux majeurs. »

Par Sunniva Rose - Source de l'article l'Orient le Jour