L’UE, l’UpM et des acteurs clés discutent du rôle de l’action pour le climat dans le développement durable et la stabilité de la région méditerranéenne

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Des personnalités de premier plan parmi lesquelles le commissaire européen à l’Action pour le Climat et l’Énergie, Miguel Arias Cañete, le ministre jordanien de l’Environnement, Yaseen Al-Khayyat, et le Secrétaire Général de l’Union pour la Méditerranée, Fathallah Sijilmassi, ont discuté hier, dans le cadre de la COP22 à Marrakech, des avantages que le développement à faible émission de carbone peut apporter quant à la stabilité de la région.
 
À cette occasion a été présentée la publication de l’UpM « Regards croisés sur la transition vers un développement sobre en carbone de la Méditerranée », un recueil exceptionnel des points de vue des principaux acteurs méditerranéens actuellement impliqués dans le domaine de l’action pour le climat, tels que Ségolène Royal, présidente de la 21e Conférence des Parties de la CCNUCC, Hakima El Haite, ministre marocaine de l’Environnement, Miguel Arias Cañete, commissaire européen à l’Action pour le Climat et l’Énergie, et Fathallah Sijilmassi, Secrétaire général de l’UpM.
 
Le Secrétaire général de l’UpM  Fathallah Sijilmassi a déclaré: « L’action pour le climat représente une chance extraordinaire d’arriver à des modèles de développement durable et inclusif dans la région méditerranéenne. Il est essentiel de saisir cette opportunité afin de rentabiliser les investissements, de stimuler le transfert de technologie, de créer des opportunités d’emploi pour nos jeunes, de promouvoir le rôle des femmes et de développer des modèles de production et de consommation à faibles émissions de carbone qui contribuent à favoriser l’intégration, le développement durable et la stabilité dans notre région. »
 
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Alain Pilloux : La BERD investira 650 M€ en Tunisie durant les 5 prochaines années

« La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) va investir, durant les cinq prochaines années, quelque 650 millions d’euros en Tunisie, tout en continuant à appuyer le secteur privé tunisien ainsi que les projets d’infrastructures et énergétiques », a annoncé Alain Pilloux, vice-président chargé des Opérations bancaires à la BERD.

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Lors de la Conférence internationale sur l’investissement, il a indiqué que la BERD va octroyer un prêt de 46 millions d’euros à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pour renforcer le réseau de transport d’électricité dans le nord-est du pays. Cette mesure est indispensable pour assurer un approvisionnement plus sûr et résilient d’électricité dans le pays, a-t-il précisé.

Programme d’appui au commerce…

« Nous planifions par conséquent pour la région et pour la Tunisie un Programme d’inclusion financière de 28 millions d’euros, financé par l’UE, qui contribuera à donner aux micro-petites et moyennes entreprises un accès à l’innovation et à un soutien financier », a-t-il ajouté.

Il a déclaré que la BERD lancera également pour la Tunisie, mais aussi pour le Maroc, un Programme d’appui au commerce et à la compétitivité représentant 25 millions d’euros, qui est financé par l’UE. Ce programme permettra de redynamiser des secteurs qui en ont grandement besoin, en l’occurrence l’agriculture, les activités manufacturières et les services, ainsi que les technologies de l’information et des communications. « Cela aidera à mettre en place un marché compétitif et inclusif et favorisera l’accès des PME au marché de l’UE ».

Pilloux a aussi indiqué que la BERD continuera de soutenir le Plan de développement 2016-2020 en Tunisie et est prête à appuyer les autorités pour la mise en œuvre des réformes indispensables afin de stimuler la croissance et d’engendrer des opportunités d’emploi, surtout pour les jeunes et les personnes en marge de l’économie et de la société.

Redressement de l’économie tunisienne

Les économistes de la BERD prévoient à présent un redressement prudent de l’économie tunisienne, avec une croissance presque deux fois supérieure atteignant 1,5% et une poursuite de l’accélération la portant à 2,5% en 2017. L’économie a le potentiel de croître plus vigoureusement dans un contexte de réformes continues et rapides, a-t-il fait savoir.

« A l’avenir, nous renforcerons également notre soutien aux réformes menées dans ce pays pour permettre plus facilement aux tiers d’investir et à la BERD d’accorder un financement », a-t-il encore déclaré, ajoutant que l’approche de la banque consistera à se concentrer sur le secteur financier, l’industrie énergétique, les infrastructures ainsi que la promotion de partenariats privé-public. « Nous comptons établir des coopérations dans des domaines où nous pouvons contribuer à améliorer le climat des affaires pour les investisseurs privés » a-t-il précisé.

La BERD se tiendra aux côtés de la Tunisie tandis qu’elle s’efforce de consolider son économie afin de préparer l’avenir, a encore déclaré le responsable, rappelant que la BERD a déjà investi quelque 350 millions d’euros dans le pays, essentiellement dans les secteurs privé et financier et apporté un appui à la fois direct et indirect à près de 3.000 petites et moyennes entreprises.

Source de l'article Webmanagercenter

Les ministres méditerranéens de l'Energie vont accroître leur coopération régionale

Les ministres de l'Energie des quarante-trois membres de l'Union pour la Méditerranée (UpM) vont "accroître la coopération régionale pour l'énergie afin d'obtenir une offre de services énergétiques sécurisés, abordables et durables, un facteur essentiel pour la stabilité et la prospérité dans la région méditerranéenne" précise le communiqué publié à l'issue de la réunion.

Les ministres de l'Energie de l'UpM réunis à Rome (photo UpM) 

A Rome jeudi 1er décembre 2016, sous les auspices de Miguel Aria Canete, commissaire européen en charge de l'action pour le climat et l'énergie, et Ibrahim Saif, ministre jordanien de l'Energie et des Ressources minérales, les ministres méditerranéens ont validé leur implication dans les trois plates-formes énergétiques lancées par l'UpM. 

La plate-forme sur le marché régional de l'électricité (MRE), la plate-forme sur l'énergie renouvelable et l'efficacité énergétique (EREE) et la plate-forme sur le gaz vont permettre d'instaurer un dialogue systématique entre les Etats membres de l'UpM, les institutions financières, les organisations régionales, les entreprises industrielles et les experts. 

La plate-forme MRE vise à intégrer progressivement les systèmes énergétiques et les marchés de l'énergie dans la région. Ceci passera par des interconnexions en matière d'électricité. 

La plate-forme EREE veut promouvoir le déploiement de mesures portant sur l'énergie renouvelable et l'efficacité énergétique pour "contribuer à garantir que tous les citoyens et les entreprises de la région aient accès à des services énergétiques modernes, sûrs, abordables et fiables, ainsi que la lutte contre le changement climatique, et l’adaptation à celui-ci, dans la région euro-méditerranéenne." 

La plate-forme Gaz entend favoriser le développement d'un marché euro-méditerranéen du gaz pour "promouvoir la sécurité, la transparence et la prévisibilité de l'offre et de la demande." 

Par Fréderic Debussy - Source de l'article Econostruminfo

Julien Loiseau. Historien médiéviste - «Le conflit en Méditerranée n’empêche pas les échanges»

Julien Loiseau. Historien médiéviste
L’islam a décentré la Méditerranée. La mer intérieure est devenue, comme vous le présentez dans votre conférence, une frontière…

L’islam a déplacé le centre du monde vers l’Irak. A partir du moment où le monde se trouve centré durablement à Baghdad, la Méditerranée, aussi importante soit-elle par ses héritages, devient périphérique et frontière. Et puis il y a aussi un fait militaire très important : les conquêtes islamiques, arabes puis arabo-berbères n’ont pas entièrement atteint le pourtour méditerranéen, environ les deux tiers du pourtour passent sous domination islamique et un tiers lui échappe. Il y a donc une frontière au sens militaire parce qu’il y a en face des puissances chrétiennes avec lesquelles une situation de guerre plus au moins permanente et intense s’établit durant plusieurs siècles.

- Cette situation n’exclut pas les échanges avec l’Europe chrétienne qui s’est pas retrouvée du fait de la conquête islamique dans la situation d’autarcie, comme le suggère l’historien médiéviste belge Henri Pirenne, que vous citez...

Henri Pirenne a raison, puisque l’Europe était beaucoup moins connectée au reste du monde qu’elle ne l’a été du temps des romains, ou qu’elle ne le redeviendra qu' aux XIIe et XIIIe siècles, en particulier l’Italie, qui va se reconnecter à la Méditerranée. Mais effectivement, la situation de frontière n’empêche pas les échanges. Précisément, d’un point de vue commercial, qu’est-ce qui renchérit un produit ? C’est parce qu’on doit lui faire traverser une frontière et lui changer d’univers.

Le commerce est d’autant plus important et valorisant qu’il y a une frontière à traverser. Je pense qu’on a toujours un imaginaire de la frontière comme une sorte de clôture. Pour les sociétés prémodernes, la frontière est un espace qu’on traverse. Et parce qu’elle n’est pas facile à traverser pour des raisons géographiques, culturelles ou militaires, les produits échangés sont renchéris. Donc, la frontière est un effet d’accélérateur.

- Y a-t-il eu une conscience de cette séparation chez les habitants de Dar Al Islam (Demeure de l’islam)?

Du côté islamique, il y a une claire conscience que l’islam occupe le centre du monde aussi bien du point de vue économique que de la représentation de l’espace qui se déploie à travers de grands géographes, comme El Muqqadassi, Ibn Hawqal et puis plus tard El Idrissi. En Occident, c’est plus compliqué, parce que d’abord, on n’a pas beaucoup d’éléments qui nous permettent de parler de cette histoire-là, mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a un rapport à la fois de crainte et de fascination qui se met en place.

On craint l’adversaire et on est fasciné par la haute civilisation de l’Orient avec ses objets d’art, etc. La relation s’inverse un peu plus tard à partir du moment où l’Europe occidentale et surtout les cités italiennes au XIIe siècle, comme Gênes et Venise, deviennent beaucoup plus actives. Ce sont des marchands européens qu’on retrouve dans les ports du pays d’islam, à Tunis, Bougie, etc. Et là, le rapport s’inverse dans la mesure où les Européens prennent une part beaucoup plus active dans le commerce méditerranéen.

- Parmi les «marchandises» échangées figurent les esclaves soldats. C’est une figure à laquelle vous vous intéressez dans vos recherches. Les mamelouks (possédés en arabe) sont importés des régions, qui ne sont pas à l’origine musulmanes. Le destin de ces esclaves affranchis sera exceptionnel…

Effectivement, on les importe parce qu’on en a besoin comme main-d’œuvre militaire. En gros, on considère que les habitants de Dar Al Islam ne sont plus capables de se défendre eux-mêmes et que pour défendre la civilisation, on doit importer ces «hommes sauvages» qu’on éduque à l’art de la guerre et aux préceptes de l’islam pour en faire les meilleurs défenseurs de la civilisation islamique.

Il y a également cette idée que les étrangers, les autres peuples, ont des compétences que les autochtones n’ont pas. Les autochtones, de ce point de vue, ont une valeur ajoutée. Simplement, il y a eu un changement historique au XIIIe siècle avec leur prise du pouvoir. Quand ils parviennent au pouvoir après la chute des Ayyoubides, les sultans mamelouks veulent le transmettre à leurs enfants. En même temps ils achètent eux aussi des esclaves soldats. Et alors on se retrouve dans une situation très intéressante qui dura deux siècles et demi, jusqu’à la conquête ottomane, au XVIe siècle.

Pendant cette période, l’Egypte, la Syrie et puis le Hedjaz aussi sont sous la souveraineté du régime mamelouk qui est partagé entre deux dynamiques : à la fois la volonté du sultan de créer une dynastie, et comme ils s’appuient sur la force des mamelouks qu’ils ont achetés, ces derniers se considèrent comme ses vrais héritiers et généralement écartent ses enfants du trône. Cela crée à la fois une forte instabilité -en 270 ans de règne il y a 50 sultans-et un régime solide.

- Vous vous êtes aussi intéressé à la foi de ces gens et leur rapport aux autochtones…

Ils étaient non-musulmans à l’origine, mais ils avaient été éduqués à l’islam sunnite et formés intellectuellement pour défendre cette religion. Ils se sont véritablement engagés dans cette idée de défense de l’islam. Cela leur donne une légitimité remarquable, puisque ce sont eux qui ont défendu l’islam face aux Mongols et aux Francs du Levant, et ce sont eux aussi qui continuent à le défendre justement en construisant des mosquées. Mais je ne crois pas que les mamelouks manquaient de légitimité.

- Leur départ du pouvoir est causé par non pas l’élément arabe, mais ottoman…

Paradoxalement, ce régime mamelouk, qui dégageait une impression de solidité vraiment remarquable, s’effondre en deux batailles, une en août 1516, à Marj Dabiq, au nord d’Alep (Syrie), devenu malheureusement célèbre à cause de Daech qui en a fait son symbole eschatologique, et l’autre bataille au Caire. Le sultan ottoman, Selim Yavuz (le Cruel), avait en face de lui Al-Ashraf Qanush Al-Ghuri. Le sultan mamelouk est trahi par une partie de son armée qui s’est ralliée aux Turcs.

La première bataille a permis aux Ottomans d’entrer en Syrie et de prendre le contrôle des villes syriennes, les Ottomans décident de pousser leur avantage et d’attaquer l’Egypte. Et en janvier 1517, ils arrivent aux portes du Caire, et là il y a eu la bataille de Raydaniyya. Le dernier sultan mamelouk, Tumanbay, fuit en Haute Egypte pour continuer le combat. Il sera finalement capturé et pendu. L’aristocratie mamelouke a connu le même sort effroyable.

- Y a-t-il eu des survivants ? Les soldats furent-ils intégrés dans le corps des janissaires ?

Les jeunes mamelouks furent intégrés dans l’armée, mais pas dans le corps des janissaires, qui obéit à un recrutement différent. Mais l’aristocratie mamelouke est décapitée au sens propre du terme. Elle est éliminée en même temps que le dernier sultan qui est pendu à une porte du Caire.

- L’héritage mamelouk s’est pourtant perpétué jusqu’au XIXe siècle, Napoléon avait son mamelouk, Rustam, et un escadron, qui sera rattaché aux chasseurs à cheval…

Tout à fait, au XVIIIe siècle sous domination ottomane, le principe de l’achat de mamelouks continue, sauf que les émirs mamelouks qui gouvernent l’Egypte au nom du sultan ottoman décident de devenir à nouveau autonome à l’égard de la Sublime Porte. C’est dans ce contexte-là que Napoléon Bonaparte occupe l’Egypte en 1798, bat les mamelouks et ensuite les intègre à son armée. Dans l’armée impériale française, il y avait un régiment de cavaliers mamelouks qui va être sur toutes les batailles impériales et qu’on va retrouver lors de la grande répression de la rébellion espagnole à Madrid (mai 1808).

Il y a d’ailleurs un tableau de Goya (Dos de Mayo, ndlr) qui représente la répression de l’insurrection madrilène. Au XIXe siècle pour «construire égyptien», on choisit le style mamelouk. Cette architecture néomamelouk au Caire (fin XIXe, début du XXe siècles) est pensée comme une architecture nationale. Le paradoxe c’est que cette architecture, vue comme égyptienne, a eu comme promoteurs les mamelouksqui étaient à l’origine des étrangers, des Turcs, ou des Circassiens.
Collège de la Méditerranée : Rencontres des historiens des deux rives
Le Collège de Méditerranée est une initiative collective portée par une nouvelle génération de chercheurs – historiens, principalement, mais aussi philosophes et anthropologues – venus des deux rives de la Méditerranée.
La première conférence du Collège de Méditerranée a eu le jeudi 10 novembre 2016 en ouverture des Rencontres d'Averroès. «Le collège part d’un constat, en France il y a un public curieux d’histoire méditerranéenne, qui connaît peu de choses de cette période et qui voudrait en connaître davantage.
Le Collège regroupe un certain nombre d’historiens de ma génération (cinq), âgés d’une quarantaine d’années. On se connaît depuis longtemps, on a travaillé ensemble. On est aussi bien en France, en Italie, en Tunisie. Je l’espère à l’avenir en Algérie aussi», signale Julien Loiseau à El Watan (voir entretien).
Selon l’historien, l’idée «c’est de créer des rendez-vous réguliers, des conférences publiques où l’on parlera de l’histoire de la Méditerranée et en particulier en relation avec l’histoire de l’islam». Un programme est d’ores et déjà en place pour janvier à Marseille : dans des bibliothèques et des théâtres. N. Iddir
Par Nadir Iddir - Source de l'article ElWatan

EUROMED Invest soutient le projet MedTrucks pour lutter contre les déserts médicaux en Afrique

Anass El Hilal, fondateur du projet MedTrucks, a bénéficié de l’accompagnement et du coaching proposé au DiasporaLab Maghreb qui s’est tenu à Marseille les 25 et 26 janvier 2016. L'évènement a été organisé par l'ACIM dans le cadre du projet EUROMED Invest et a profité de deux sessions : janvier et juillet 2016. 


MedTrucks est une initiative innovante menée par ce jeune franco-marocain qui entend lutter contre les déserts médicaux en Afrique et favoriser l’accès aux soins en proposant des unités médicales mobiles. Un projet piloted’unités mobiles de dialyse va bientôt être lancé au Maroc.

La participation d’Anass El Hilal à la masterclass DiasporaLab Maghreb lui a permis de faire connaître son projet auprès d’experts et acteurs clefs de l’investissement marocains et de bénéficier d’un coaching pour valoriser son projet.

Voir l'image sur TwitterLe projet MedTrucks est également accompagné par ACIM et ses partenaires dans le cadre du dispositif Maghrib Entrepreneurs financé par le ministère des Marocains Résidants à l’Etranger.

Depuis le DiasporaLab, Anass El Hilal a participé au Hub Africa, le Salon des investisseurs et des entrepreneurs en Afrique, en avril 2016 à Casablanca, qui lui a ouvert des opportunités vers l’Afrique de l’Oust. Le 16 novembre 2016 MedTrucks s’est vu attribué le 1er Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient lors de la cérémonie des AfricaCom Awards au Cap (Afrique du Sud)

Pour plus d'information, visitez le site www.medtrucks.com

Source de l'article Animaweb

L’UE aide le Maroc à améliorer l’assainissement et l’accès à l’eau



L’UE et d’autres bailleurs internationaux ont renouvelé leur engagement à aider le gouvernement marocain à mettre en œuvre un programme national d’assainissement (PNA), en apportant un nouveau financement d’un montant de 88 millions d’euros qui permettra de développer les réseaux d’assainissement et de construire des stations d’épuration dans une quarantaine de villes de petite et moyenne tailles, à travers tout le pays.
 
D’importants progrès ont déjà été obtenus depuis le lancement de ce programme : le taux de raccordement des citadins atteint désormais 73 % et le taux d’épuration 36 %, alors qu’il n’était que 8 % il y a 10 ans. Mais les efforts doivent encore être accrus pour atteindre les objectifs fixés pour 2020 : un taux de raccordement de 80 % et un taux d’épuration de 60 %.
 
Dans son intervention, l'Ambassadeur de l'Union européenne, M. Rupert Joy, a rappelé l'importance du partenariat entre l'Union européenne et le Maroc dans le secteur de l'assainissement pour lequel le support de l'UE au PNA a atteint les 100 millions d'euros sous forme de dons au cours des 10 dernières années.
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre - Maroc 
Délégation de l’UE au Maroc – site internet et page Facebook

La région euro-méditerranéenne à l’honneur à la COP22 de Marrakech : la commission de l’ARLEM discute de l’énergie et du changement climatique ainsi que de la coopération transfrontalière

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Dans le cadre de la Conférence de l’ONU sur le climat (COP22), la deuxième réunion de la commission du développement territorial durable de l’Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM) a eu lieu cette semaine pour aborder deux rapports thématiques, à savoir les rapports sur l’énergie et le changement climatique en région méditerranéenne et sur la coopération transfrontalière dans la région méditerranéenne.
 
L’ARLEM adoptera les deux rapports à Malte en février 2017. L’assemblée euro-méditerranéenne sera présente à la réunion ministérielle de l’Union pour la Méditerranée sur l’énergie, qui se tiendra le 1er décembre 2016 à Rome. Les ministres discuteront de la coopération énergétique en Méditerranée et des façons d’accroître les investissements énergétiques dans la région.
 
Le Comité des régions (CdR) de l’Union européenne a présenté la Convention mondiale des Maires pour le climat et l’énergie au cours de la COP22, comme un modèle reproductible pour stimuler les investissements énergétiques durables et faciliter la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. L’objectif est de mettre en évidence la valeur ajoutée de la Convention dans le sud de la Méditerranée, ainsi que dans les pays d’Afrique sub-saharienne et de l’Ouest. Au cours de l’événement, l’Union économique et monétaire ouest-africaine a fait une déclaration révolutionnaire en s’engageant à encourager ses 3 300 municipalités à rejoindre la Convention. Le CdR assurera un suivi de cet engagement exceptionnel avec ses partenaires et la Commission européenne.
 
L’ARLEM a été lancé en 2010 pour apporter une dimension territoriale à l'UpM en impliquant les autorités locales et régionales de plus près dans les projets de l'UpM. Elle est composée de 80 représentants locaux et régionaux de l'UE et de leurs partenaires méditerranéens et co-présidée par un représentant des partenaires méditerranéens et l'UE. 

En savoir plus 
ARLEM – Page internet

La déclaration de Tanger : une impulsion pour les Aires Marines Protégées de Méditerranée

Hier, les 300 participants du Forum 2016 des Aires Marines Protégées (AMP) en Méditerranée, tenu à Tanger (Maroc), ont publié la Déclaration de Tanger, fruit d'un vaste processus participatif impliquant un grand nombre de parties prenantes engagées dans les AMP en Méditerranée.


Pour la seconde fois en Méditerranée, 300 acteurs clé concernés par le milieu marin se sont réunis du 28 novembre au 1er décembre 2016 à Tanger, Maroc, pour partager leur expérience, dialoguer et élaborer un programme commun de travail afin d’améliorer, d’ici à 2020, la protection de la mer Méditerranée.

Issus de toute la Méditerranée, des représentants des institutions nationales chargées de l'environnement, de la pêche et du tourisme, des gestionnaires de terrain, des scientifiques, des organisations de la société civile, des acteurs économiques locaux, des bailleurs ainsi que des institutions européennes, méditerranéennes et internationales ont échangé pour trouver ensemble des solutions aux enjeux de préservation de la biodiversité marine en Méditerranée tout en soutenant les économies locales.

Ils ont publié la déclaration de Tanger qui servira à mettre à jour la Feuille de Route 2020 des AMP élaborée lors du Forum 2012 des AMP de Méditerranée d’Antalya. Cette Feuille de Route vise à appuyer la réalisation de l'objectif international fixé par la Convention sur la Diversité Biologique qui est de protéger 10% de la mer Méditerranée grâce à un réseau efficace d'AMP d'ici 2020.

Les participants ont publié la Déclaration de Tanger après avoir passé en revue les progrès accomplis par les AMP au cours des quatre dernières années, discuté des défis restants à l'horizon 2020, examiné l'évolution récente des politiques maritimes mondiales, régionales et sous-régionales en lien avec l'approche écosystémique, le développement durable et le changement climatique, et considéré les recommandations émanant des différentes sessions du Forum.
La Feuille de Route sera mise à jour avec la prise en compte du cadre institutionnel actuel ainsi que l’ajout d’un nouvel objectif stratégique relatif au rôle des AMP en tant qu'outil de gestion de l'espace marin pour appuyer l'adaptation et l'atténuation des changements climatiques basées sur les écosystèmes. Des mesures opérationnelles clé seront également envisagées afin de renforcer et de contribuer à atteindre les objectifs de la Feuille de Route d'ici à 2020.

Exemple de mesures à prendre en considération pour la mise à jour de la feuille de route
  • Les efforts visant à conserver de façon effective au moins 10% de la mer Méditerranée d'ici à 2020 doivent être renforcés pour les zones côtières et marines, puis être étendus en mer ouverte.
  • La couverture et la mise en oeuvre de zones d’accès interdit, de non-prélèvement et de non-pêche, au sein d’AMP actuelles ou futures, doivent être élargies des 0,04% actuels pour couvrir au moins 2% de zones de non-prélèvement, en particulier dans les zones fonctionnelles clé.
  • Tous les sites d'AMP actuellement établis doivent bénéficier du soutien nécessaire pour que leur gestion soit efficace, équitable et efficace d'ici à 2020.
  • Les échanges d'expérience, de bonnes pratiques et de connaissances entre les gestionnaires d’AMP doivent être renforcés.
  • Des relations gagnant-gagnant entre les AMP et les décideurs, les bailleurs de fonds et le secteur privé doivent être créées afin de répondre aux pressions exercées au-delà des frontières des AMP tout en considérant les AMP comme un capital naturel et un instrument de gestion pour atteindre les objectifs de durabilité.
  • Le Fonds fiduciaire pour les AMP de Méditerranée, un mécanisme financier innovant, est soutenu.
  • Le rôle crucial de la coopération régionale et interrégionale entre les réseaux humains travaillant sur les AMP, les conventions sur les mers régionales et les organisations régionales concernées est reconnu.
La déclaration de Tanger inclut un total de 33 mesures.

Source de l'article Mediaterre

Comment les pays Sud-Med peuvent-ils relever les défis environnementaux ?

Si à ce jour les pays du sud méditerranéen ont su accomplir quelques progrès face aux défis environnementaux, notamment par le développement des énergies renouvelables, bien des opportunités restent à saisir... 

Le Dr. Constantin Tsakas, Délégué général de l'Institut de la Méditerranée et secrétaire général du FEMISE.

Délégué général de l'Institut de la Méditerranée et secrétaire général du FEMISE, le Dr. Constantin Tsakas esquisse ici des pistes de réflexions pour l'avenir.

La rive sud a fait quelques efforts en termes d'efficacité énergétique (EE) et de développement d'énergies renouvelables (ER), bien qu'il reste encore de nombreuses opportunités pour rattraper le reste du monde. Au milieu des années 2000, la part des ER (hydraulique, éolien, solaire, géothermie) dans la consommation d'énergie primaire restait déjà très en dessous de celle nécessaire pour atteindre l'objectif de la Stratégie méditerranéenne pour le développement durable (SMDD) - l'espoir était d'attendre 7% en 2015.

Hélas, entre 2000 et 2014, on note une croissance annuelle positive de l'intensité énergétique primaire pour des PM comme l'Égypte (+ 0,8%), l'Algérie (+ 0,9%) et la Libye (+ 2,6%) ce qui suggère que ces pays restent des économies de plus en plus gourmandes en énergie par rapport à leur niveau de PIB. Cependant, des pays comme la Jordanie (- 1,4%) et le Liban (- 1,5%), semblent mieux tirer leur épingle du jeu, s'approchant des résultats qu'enregistre l'UE en termes de décroissance de l'intensité énergétique.

Recul des priorités environnementales et stabilité des IDE

À la suite des printemps arabes, la région se trouve avec de nouveaux défis à relever, ce qui suggère que la promotion de l'environnement et des énergies renouvelables a perdu quelques places dans la liste de priorités des pays. Cependant, les énergies renouvelables restent un secteur plutôt stable pour les investissements dans la région, et n'ont pas trop faibli après les révolutions. Entre 2006 et 2015, on estime que la région accueille 7,3 Md € d'IDE et 144 projets (tels qu'enregistrés par l'observatoire ANIMA-MIPO) pour une taille moyenne de 50,7 M €. Malgré la stabilité, cela reste faible, surtout si l'on considère que le PIB de la Tunisie représentait à lui seul 47 milliards de US $ en 2013.

On notera tout de même que l'année 2015 a été une de plus importantes, depuis longtemps, en termes de projets d'IDE annoncés. Cela s'explique notamment par de grandes initiatives d'entreprises des Émirats Arabes Unis et européennes qui relancent des projets de plusieurs centaines de millions d'euros, notamment dans le photovoltaïque et l'éolien, plus particulièrement en Égypte.

L'économie verte dans le sud méditerranéen

L'économie verte peut produire des impacts économiques significatifs en termes de production (directe et induite) et de création d'emplois. À titre d'exemple, une étude FEMISE (2013) a estimé qu'une industrie du CSP (Plants solaires concentrés) au Maroc pourrait avoir un effet global sur le PIB marocain de l'ordre de 1,27 % à 1,77 % jusqu'à 2050, créant plus de 200 000 emplois.

Mais de nombreuses barrières persistent, notamment le manque de ressources financières internationales ou locales, associé à une prime de risque élevée. En outre, les barrières politiques sont importantes et l'absence et/ou l'instabilité du cadre fiscal et législatif pour le développement de CSP se font toujours sentir.

Pistes de réflexion et recommandations

Les gouvernements des pays du Sud de la Méditerranée devraient songer à devenir des véritables partenaires qui co-construisent l'intérêt écologique en se basant sur les acteurs locaux et en ouvrant la voie vers une économie verte. L'impulsion donnée par la multiplication d'accords territoriaux entre l'État et les territoires sur des actions qui favorisent un développement durable permettrait de consolider un cadre de gouvernance multi-niveaux.

En outre, on peut imaginer que l'État appuie davantage des projets écologiquement durables qui répondent aux besoins réels des territoires à risque environnemental. Des diagnostics territoriaux seraient nécessaires pour faire des territoires un « axe d'une réorientation de l'économie vers un développement local durable ». Ces diagnostics pourraient ensuite ouvrir sur des pactes territoriaux de relance réunissant tous les acteurs participant au développement durable des territoires et régions.

Outres ces recommandations sur le plan politique, il s'agirait plus généralement d'avoir une orientation qui permette d'exploiter des opportunités dans le secteur privé. Ces possibilités ne se limitent pas à un secteur en particulier, mais les secteurs manufacturiers, la finance et l'assurance, la construction et les activités professionnelles, scientifiques et techniques, se distinguent.

Enfin, il faudrait que les PM exploitent leurs points forts en termes d'EE et ER. Ils représentent un potentiel solaire élevé (irradiation), des faibles coûts de main-d'oeuvre d'employés non qualifiés, une industrie locale émergente, et le fait que pour l'Europe le développement de l'économie verte en Méditerranée - par exemple de l'industrie solaire - serait une véritable valeur ajoutée.

Par le Dr. Constantin Tsakas -  Source de l'article La Tribune

[1] Le Dr. Constantin Tsakas est l'auteur principal du chapitre La région Sud-Med post-Printemps arabes et les potentiels pour l'environnement du rapport ÉNERGIES 2050 [2] Les défis du changement climatique en Méditerranée, publié le 15 Novembre 2016 à l'occasion de la conférence internationale COP22 de Marrakech.

[2] ÉNERGIES 2050 est une association française basée à Nice. ÉNERGIES 2050 entend notamment promouvoir et encourager la maîtrise de la demande en énergie : la sobriété énergétique, l'efficacité énergétique et le développement des d'énergies renouvelables.

La Méditerranée dans tous ses États

J’ai 20 ans. Je suis gratuit. Je propose réflexions et analyses pour comprendre le monde méditerranéen du Maghreb au Proche Orient, de la Vieille Europe à l’Anatolie en passant par les Balkans. Je m’installe à la Villa Méditerranée, au MuCEM et à l’Alcazar du 20 au 26 novembre. Qui suis-je ?


Afficher l'image d'origineTout le monde l’aura deviné ! Le PriMed (Prix International du Documentaire et du Reportage Méditerranéen) dont cette 20e édition s’enrichit d’un partenariat avec CineHorizontes et amplifie son action en direction des jeunes lycéens de la Région.

On retrouvera à travers les 24 films en compétition pour 7 prix et une Mention spéciale, de nombreux thèmes d’actualité. L’occasion, grâce aux réalisateurs invités, d’approfondir et de multiplier les points de vue sur des sujets trop souvent survolés.

Au premier plan la Syrie bien sûr, avec entre autres une projection-débat destinée à 300 lycéens : Daesh, Paroles de déserteurs réalisé par Thomas Dandois et François-Xavier Tregan qui ont approché le réseau clandestin d’exfiltration des combattants de l’EI. Passé et présent s’éclairant mutuellement, on reviendra sur la guerre du Liban (Wheels of warde Rami Kodeih), sur le massacre de Sabra et Chatilla (Blind Justice de Baheyyah Al-Nammour), sur les tensions israélo-égyptiennes (Arabic Movies d’Eyal Sagui Bezawie et Sara Tsifroni), et sur le combat, en 1936, 40 ans avant Simone Weil, d’une Ministre de la jeune République espagnole pour imposer le droit à l’avortement (Federica Montseny, l’Indomptable de J.M Rodrigo). Angélique Kourounis dans son Aube dorée, une affaire personnelle nous éclairera sur la montée des fascismes en Europe et Olivier Toscer nous dira tout sur les liens entre Berlusconi et la mafia. On parlera des mutations urbaines du quartier de la Belle de mai à Marseille dans Murat le géographe de Samuele Pellecchia, de la métamorphose de Casablanca sous influence espagnole (La fabulosa Casablanca de Manuel Horrillo) et de bouleversement religieux à Naples (Napolislam d’Ernesto Pagano). Sans oublier dans la section art, Patrimoine et Cultures, le voyage à faire avec Aram et Virginia, deux arméniens de la diaspora pour recouvrer la richesse oubliée des chants ancestraux (Chœurs en exil de Nathalie Rossetti et Turi Finocchio). Bref, un itinéraire passionnant pour appréhender la complexité de cette Méditerranée fondatrice et tragique. Le jury présidé par Antoine Sfeir aura fort à faire !

Ouverture de la manifestation par une journée spéciale Prix du jury, le 20 au MuCEM. Cérémonie de clôture et de remise des Prix animée par le parrain de l’édition, Moussa Maaskri, le 25, dans l’auditorium de la Villa Méditerranée où les films primés seront projetés le lendemain.

Par Elise Padovanie - Source de l'article Journal Zibeline

Lancement par l'UpM de deux grandes initiatives régionales méditerranéennes

L’Union pour la Méditerranée (UpM) a procédé, lundi dans le cadre de la COP22 à Marrakech, au lancement de deux grandes initiatives régionales méditerranéennes.


Résultat de recherche d'images pour "UPM Méditerranée"Il s’agit d’un grand projet structurant et fédérateur intitulé SPREF, "Cadre des énergies renouvelables privées dans la région SEMed". Labellisé par l’UpM, SPERF vise à stimuler l’investissement privé en matière d’énergies renouvelables au Maroc, en Tunisie, en Égypte et en Jordanie. 

Pour ce projet, la Banque européenne pour la reconstruction et le Développement (BERD) apportera un financement pouvant aller jusqu’à 227,5 millions d’euros et mobilisera un complément d’investissements de la part d’autres institutions financières portant ainsi le coût total du projet à 834 millions d’euros. 

Ce projet fournira également un soutien de coopération technique ciblé pour la mise en œuvre de projets d’énergies renouvelables dans la région afin d’empêcher l’émission de 780 000 tonnes de CO2 par an. 

La deuxième initiative concerne le lancement de la plateforme UpM pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique qui vise, en particulier, à travailler sur le cadre réglementaire, identifier des projets structurants et intégrateurs et contribuer à l’intégration des marchés et des réseaux énergétiques. 

Cela vient compléter le dispositif de mise en place de trois plateformes énergétiques dans le cadre de l’UpM. Deux autres, celles de l’électricité et celle sur le Gaz, ont été lancées un peu plus tôt cette année. 

Cette initiative couvre les principaux axes visant une approche globale pour une intégration des marchés énergétiques de la région euro-méditerranéenne. 

A travers le lancement de ces deux grandes initiatives régionales méditerranéennes, ce lundi en présence de son Secrétaire général, Fathallah Sijilmassi, l’UpM s’inscrit résolument dans le cadre de la logique d’action promue par la COP22 et s’engage dans une démarche volontaire pour faire en sorte que la vision stratégique qui vise à travailler en faveur d’une intégration des marchés énergétiques Europe-Méditerranée-Afrique puisse trouver dans l’action d’organisations telles que l’UpM et de ses partenaires une traduction dans les faits. 

L’UpM est une organisation intergouvernementale rassemblant 43 pays: 28 États membres de l'Union européenne et 15 pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée. Elle vise à renforcer la coopération régionale, le dialogue et la mise en œuvre de projets et d’initiatives concrets ayant un impact tangible sur nos citoyens, notamment sur nos jeunes, afin d'aborder les trois priorités interdépendantes de la région : le développement humain, la stabilité et l'intégration. 

Source de l'article Atlasinfo

WEMED, la conférence de lancement du Programme de coopération transfrontalière en Méditerranée se tiendra à Athènes



Le programme de coopération transfrontalière dans le Bassin Méditerranée (IEV CTF Med) tiendra sa conférence de lancement « WE MED » à Athènes le 16 décembre 2016. 

L’évènement rassemblera plus de 300 participants provenant des 13 pays méditerranéens qui sont impliqués dans le Programme.
 
La conférence sera une occasion pour découvrir des expériences de coopération réussies et de débats entre experts ; apprendre comment accéder aux opportunités de financement ; et entrer en contact avec un large éventail d’acteurs de la coopération en Méditerranée.
 
Le programme IEV CT « Bassin Maritime Méditerranée 2014-2020 » est un programme de coopération transfrontalière multilatérale cofinancé par l’Union européenne au titre de l’Instrument européen de voisinage (IEV). Il vise à renforcer la coopération entre l'UE et les pays partenaires situés le long des rives de la mer Méditerranée. 
 
Pour en savoir plus 
CTMED – site internet

Tunisie : lancement d’un jumelage pour le renforcement des capacités d’élaboration et de mise en œuvre des politiques agricoles



La délégation de l’Union européenne et le gouvernement tunisien ont lancés hier le jumelage « Appui institutionnel pour renforcer les capacités d’élaboration et de mise en œuvre de politiques agricoles et rurales inclusives, participatives et de long terme ».
Cette action de trois ans, dotée d’un budget de 1 500 000 d’euros est mise en œuvre par le « Programme d’Appui à l’Accord d’Association et à la Transition » (P3AT), financé par l’Union européenne, avec l’objectif de renforcer les capacités tunisiennes dans la conception, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques et programmes de développement agricole du Ministère de l’Agriculture.
Les activités seront organisées autour de deux axes :
  • Accompagner la mise en œuvre de l’initiative européenne pour le développement agricole et rural (ENPARD) en Tunisie.
  • Apporter un appui institutionnel pour mieux intégrer les approches inclusives, participatives et de long terme dans l’ensemble des politiques nationales et programmes de développement agricole et rural.
Pour en savoir plus
Relations entre l’UE et la Tunisie - Fiche d'information 
Délégation de l’UE en Tunisie – site internet and page Facebook