Un "déficit écologique" des pays de la Méditerranée

Les pays de la Méditerranée ne cessent de creuser leur "déficit écologique". Ils utilisent désormais deux fois et demi plus de ressources que fournies par leurs écosystèmes, a calculé le think tank Global Footprint Network qui juge la situation "dangereuse".
"Ce déficit écologique est dangereux", écrit l'organisation basée à Oakland, en Californie. Il "risque de nuire à la sécurité économique des pays du bassin méditerranéen, ainsi qu'à leur capacité à garantir le bien-être de leurs citoyens", estime Global Footprint Network, qui s'est fait une spécialité de calculer "l'empreinte écologique" de l'humanité et la comparer à la capacité à la planète à se régénérer.
Globalement, le monde vit à découvert, c'est-à-dire qu'il puise dans des réserves chaque année plus maigres, en pratiquant par exemple une pêche qui entretient la baisse des stocks de poissons.
Quasi triplement
Entre 1971 et 2008, année la plus récente pour les données disponibles, la région méditerranéenne a presque triplé ses demandes en ressources et services écologiques, indique le rapport réalisé avec le soutien de l'Unesco et qui doit être présenté le 1er octobre à Venise.
Et, aujourd'hui, "la région utilise environ deux fois et demi plus de ressources naturelles et services écologiques que ne peuvent fournir ses écosystèmes".
Italie, Espagne et France, grands débiteurs
Les plus grands "débiteurs" de la région étaient en 2008 les plus riches soit l'Italie, l'Espagne et la France, qui à eux seuls contribuent pour plus de 50% de l'empreinte écologique. Ils étaient suivis par la Turquie et l'Egypte.
C'est l'Algérie qui a été le plus mauvais élève, en passant d'une grande réserve en 1961 à un large déficit en 2008. Le seul "créditeur" de la région est le Monténégro.
Le problème, relève le think tank, est que les pays méditerranéens se retrouvent de plus en plus dépendants des actifs écologiques d'autres régions, dans un contexte global de raréfaction des ressources où la compétition est donc de plus en plus tendue.
Source de l'article Romandie

Le projet de gestion des déchets prend fin avec le lancement d'un réseau méditerranéen

Un nouveau réseau méditerranéen des collectivités locales et régionales travaillant pour la gestion intégrée et durable des déchets et ressources doit être lancé lors de la conférence de clôture du projet de Gestion optimisée des déchets en Méditerranée (GODEM), mis en œuvre dans le cadre du programme CIUDAD financé par l’UE, qui se tiendra à Mahdia en Tunisie les 13 et 14 Novembre 2012.
Le réseau ACR+MED des autorités locales et régionales pour la Gestion Intégrée et Durable des Ressources et des Déchets dans la région Méditerranéenne (ISWRM) est l'un des principaux objectifs et résultats du projet GODEM. Il sera ouvert aux autorités locales et régionales (ALR) ainsi qu'aux autres parties prenantes telles que les entreprises, les universités, les ONG et les organisations communautaires, les institutions financières, les fournisseurs de services et technologies liées à la gestion des déchets et les agences internationales dans la zone géographique déterminée par l'Union pour la Méditerranée.
Le réseau ACR+MED cherche à devenir un catalyseur pour encourager le réseau multiparties dans le domaine des services de gestion des déchets aux niveaux local et régional. L'ACR+MED vise à prendre en compte les spécificités de la région et à accroître l'expertise par l'échange d'expériences entre les villes et les régions des pays de la zone "MED" et l'Europe.
L'adhésion à l'ACR+MED sera ouverte à tous ceux qui s'alignent avec la vision, la mission et les objectifs du réseau et contribuent à étendre les services liés à la gestion des déchets dans l'intérêt des ALR. Il y aura deux types d'adhésion - ALR et non ALR.
La conférence de clôture sera l'occasion de réfléchir sur le travail effectué par les différents partenaires du projet au cours des deux dernières années et demie pour concevoir et établir un parc à conteneurs à Sousse (Tunisie), mettre en place un centre de réclamations et concevoir une usine de compostage à Al Fayhaa (Liban), organiser le secteur informel à Rabat (Maroc) et contribuer à l'écologisation du secteur hôtelier à Djerba et Mahdia (Tunisie).
Mais avant tout, la conférence vise à rassembler le plus grand nombre possible d'autorités locales et régionales et autres acteurs afin de lancer l'ACR+MED et de discuter les orientations et les activités du réseau pour les deux prochaines années.
Toute personne intéressée à rejoindre le réseau ACR+MED, est invitée à consulter la brochure et la lettre d'invitation et de renvoyer le formulaire d'inscription dûment rempli, au secrétariat de l'ACR+ (jjd@acrplus.org - fax: +32 (0) 2 234 65 01).
Le projet GODEM de gestion optimisée des déchets, doté d’un budget de 692 979 euros au titre du programme CIUDAD, a pour objectif de résoudre la question de la gestion des déchets dans la région méditerranéenne. Pour ce faire, un réseau permanent d’échange d’information et d’expérience sur la gestion durable des déchets entre les autorités régionales et locales européennes et sud-méditerranéennes a été mis en œuvre. Le projet vise également à renforcer les capacités des partenaires locaux à développer des projets concrets de gestion des déchets. GODEM est mis en œuvre au Liban, au Maroc et en Tunisie.
CIUDAD est un programme mis en œuvre pour la période 2009 à 2012. Il cofinance 21 projets locaux de l’IEVP-Sud et de l’IEVP-Est. Les projets reflètent l’objectif global de CIUDAD et en particulier les thèmes suivants :
• Environnement durable et efficacité énergétique ;
• Développement économique durable et réduction des disparités sociales ;
• Bonne gouvernance et aménagement durable du territoire urbain.
Pour en savoir plu
Réseau ACR+MED page internet
Fiche sur le projet GODEM

“L’Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens (ACAM) fête ses quinze ans

L’Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens (ACAM) fête ses quinze ans d’existence, cette année. En effet l’idée se concrétisa un jour de septembre 1996, dans le Café de La Cage à Monastir où un noyau d’universitaires et intellectuels répondit à l’appel de l’initiateur du projet, Mansour M’henni et où se tint l’assemblée générale constituante. Le 9 juin 1997, le récépissé de dépôt est délivré par le gouverneur de Monastir et au moins d’octobre 1997, la naissance de l’association est publiée au JORT.
 
Depuis, l’association a fait du chemin et a multiplié les actions 15 ans durant, organisant conférences, séminaires, rencontres culturelles et surtout un Symposium des Expressions Culturelles et Artistiques de la Méditerranéité (SECAM) qui se prépare à organiser sa huitième édition au mois de novembre 2012, sur « Architecture et méditerranéité ». L’association a publié les actes de son premier symposium « Perceptions de la Méditerranée » et publie sa revue semestrielle Thétis, la revue des cultures et des arts méditerranéens, (se contenant d’un numéro double par an pour des raisons budgétaires, en attendant des jours meilleurs).
Après avoir fait l’expérience des bureaux régionaux et en avoir évalué le rendement (à Tunis, Tozeur, Monastir, Sousse et Kélibia) ; la dernière assemblée générale (mars 2012) a préféré le retour à une gestion centralisée  des actions pour mieux programmer et pour consolider les structures internes de l’ACAM, en l’occurrence l’Institut Thétis de la Méditerranéité (IThéMed) dont dépend désormais la revue Thétis et qui est dirigé par Pr. Mohamed Zinelabidine et le Club de la Jeunesse Méditerranéenne (ACAM-Jeunesse) qui a eu l’opportunité, cette année, de réaliser un film documentaire produit par l’ACAM sur la pollution marine, Bhar Hazzou Eloued (Une mer inconsciente de sa dérive).
 
L’équipe des jeunes méditerranéens a vu ses efforts et sa créativité récompensés par le Festival International du Film Amateur à Kélibia (FIFAK) qui a décerné le 3° prix de la compétition nationale à cette première production de l’équipe de l’ACAM. La rencontre des 29 et 30 septembre est le premier volet de la célébration du 15° anniversaire de l’ACAM (le deuxième volet sera le 8° symposium et le troisième un numéro spécial de la revue Thétis). Elle est organisée en partenariat avec les universités de Monastir (Institut Supérieur des Langues Appliquées de Moknine), de Tunis (Laboratoire Etudes en Culture-TIC et Développement) et de Tunis-Manar (Institut Supérieur des Sciences Humaines de Tunis) et ce à Monastir (Hôtel Monastir-Center) à partir de 10 heures.
 
Au programme : Atelier pour les jeunes (Jeunesse et société civile), animé par Dr. Moussaddak Besbès.  Séance d’évaluation et de prospection (ACAM : réalisations et perspectives), dirigée par M. Mahjoub Aouni, vice-Recteur de Monastir. Présentation des projets en vue (notamment celui d’Une Encyclopédie de la Méditerranéité), dirigée par Mohamed Zinelabidine. Soirée poétique et musicale. Mini-colloque : Figure en Méditerranée (hommage au président fondateur de l’ACAM) où deux séances scientifiques dirigées respectivement par Pr. Abderrahman Tenkoul, président de l’Université de Kénitra (Maroc) et Pr. Samir Marzouki de l’Université de La Manouba, verront se succéder les communications de messieurs : Samir Marzouki, Mustapha Trabelsi, Abderrahman Tenkoul, Kamel Ben Ouanès, Mohamed Saad Borghel, de mesdames Farida Bouhassoune et Héla Ouardi et des témoignages de Madame Afifa Marzouki, M. Abdelhamid Ladhari et M. Maher Guesmir (traducteur en espagnol de la poésie de l’auteur).”
Source de l'article Tunivisions

Appel à candidature 2012 - Programme d’Aide à la Création d’Entreprises Innovantes en Méditerranée

Le Programme d’Aide à la Création d’Entreprises Innovantes en Méditerranée lance sa troisième édition. L’appel à candidatures 2012 sera clos le 5 octobre prochain.
 
Le Programme d’Aide à la Création d’Entreprises Innovantes en Méditerranée (Paceim) s'adresse aux étudiant en master, doctorant ou post-doc, chercheur, ingénieur, technicien, en accueil universitaire et ressortissant du Sud de la Méditerranée, souhaitant monter leurs projets de création d'entreprise et contribuer au développement des pays du Sud.
Les lauréats bénéficieront :
  • de rencontres d'affaires en France avec des opérateurs économiques pour préparer leur projet et identifier des partenaires lors des ateliers d'échanges
  • d’une mission d’affaires dans le pays d’implantation souhaité pour consolider leur projet et engager des partenariats
  • d’un accompagnement individualisé pendant la phase d’essaimage de leur projet
Pays : Algérie, Liban, Maroc, Tunisie 

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Document de soumission 2012

Programme destiné aux ressortissants du Sud de la Méditerranée, résidant en Europe, en accueil universitaire, titulaires d’un diplôme d’enseignement supérieur de niveau master à post-doctorat ou techniciens, ingénieurs et chercheurs ayant effectué des études scientifiques dans ou en lien avec des établissements publiques de recherche au Nord (universités, grandes écoles).
 
Le concept
Ce programme propose de mobiliser l’expertise des diasporas scientifiques et techniques en France au bénéfice des pays du bassin sud-méditerranéen.
Il a pour objectif de :
  • Permettre aux diasporas scientifiques et techniques de valoriser leur cursus scientifique,
  • Apporter une valeur-ajoutée à l’environnement économique local ; contribuer à la création de richesses sur le territoire (emplois, investissements) et au dynamisme du tissu entrepreneurial par l’émergence de PME/PMI technologiques.
  • Offrir un tremplin aux jeunes diplômés et promouvoir l’activité entrepreneuriale auprès des diasporas,
  • Accompagner les projets de création d'entreprises innovantes ante-création et les doter des moyens nécessaires pour l’amorçage.
Source IRD-PAICEM

De l'émancipation des femmes à l'environnement, de la protection civile au commerce : l'UE approuve une enveloppe de 84 millions d'euros en soutien à des projets régionaux chez les partenaires méditerranéens

L'Union européenne a approuvé une nouvelle enveloppe de 84 millions d'euros en soutien à des projets régionaux dans le Sud de la Méditerranée, dans des domaines clés allant de l'émancipation des femmes à l'environnement, en passant par la protection civile et l'aide au commerce.
D'après un communiqué de presse, les événements du Printemps arabe ont été d'une importance capitale dans le travail de l'UE avec la région. « Les défis économiques sont redoutables, avec un taux de chômage élevé et des revenus qui stagnent, tandis que la région est confrontée à des problèmes environnementaux majeurs, comme l'augmentation de l'impact du changement climatique. La situation est aggravée par le manque d'emploi des femmes et le mauvais accès aux connaissances et à l'enseignement. »
Les projets visant à répondre à ces défis et financés par cette nouvelle enveloppe sont les suivants :
Émancipation politique et économique des femmes dans le Sud de la région méditerranéenne (7 millions d'euros) : ce projet permettra la participation de femmes marginalisées à la vie économique et publique, en levant les obstacles qui empêchent leur accès à ces domaines et leur engagement. Il fera progresser les droits des femmes dans les cadres constitutionnel et légal et améliorera l'accès aux opportunités économiques à travers le soutien au travail en tant qu'indépendant.
GREEN MED : Pour une économie plus verte et un environnement plus sain (7 millions d'euros en 2012, 17 millions d'euros en 2013). Ce projet s'articule autour de deux grands axes. Il aidera les entreprises méditerranéennes à intégrer la protection environnementale dans leurs opérations professionnelles et renforcera les capacités de protection de la mer Méditerranée à travers des actions liées aux aires protégées, à l'utilisation des ressources maritimes et la prévention de la pollution.
Prévention, préparation et réponse aux désastres naturels et humains – (PPRD) South II (5 millions d'euros): ce projet aidera les pays partenaires à améliorer la qualité de leurs services de protection civile. Il augmentera les capacités et la coopération régionale en vue de diminuer la vulnérabilité et les coûts des désastres naturels et humains dans la région méditerranéenne. Il fait suite à l'actuel projet PPRD, qui s'achève en décembre 2012.
Le projet Assistance à la Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP) (2012) (32 millions d'euros) entend fournir des capitaux au secteur privé, par le biais de la Banque européenne d’investissement. Il soutiendra les initiatives du secteur privé et renforcera le rôle du secteur financier local grâce à l'assistance technique.
Allocation globale du partenariat euro-méditerranéen pour 2012-2013 (16 millions d'euros) : cet instrument financier permet une approche plus flexible de la préparation des actions et des projets en réponse à l'évolution des circonstances et aux développements politiques et économiques imprévus dans la région.
Ce financement sera accordé aux dix pays partenaires du voisinage du Sud, à savoir l'Algérie, l'Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, les Territoires palestiniens occupés, la Syrie (la coopération est temporairement suspendue) et la Tunisie.
Pour en savoir plus
PPRD – site internet
FEMIP – site internet
 

Trois C pour définir les changements politiques en Méditerranée

Les changements politiques en Méditerranée se produisent aujourd’hui selon trois axes différents que Pol Morillas, coordinateur du département Politiques Euromed de l’IEMed, désigne comme les trois C : Consolidation, Collision et Continuité.
On a en effet d’une part la consolidation de la démocratie en Tunisie, au Maroc et, comme semblent l’annoncer les récentes élections, en Lybie. Il y a, d’autre part, collision en Égypte et en Syrie entre les forces de démocratisation et les acteurs des anciens régimes. Et, enfin, une continuité des systèmes existants avant le printemps arabe, dans le cas de l’Algérie et des pays du Golfe persique.
Pol Morillas analyse cas par cas ces situations dans un article intitulé «The Mediterranean's 3 Cs and Implications for the West», publié dans la collection Op-Med, une initiative conjointe du German Marshall Fund et de l’Istituto Affari Internazionali. Son article aborde également les implications de ce contexte méditerranéen pour l’Union européenne et pour les États-Unis. Il estime que l’UE doit se décider à conserver une approche bilatérale vis-à-vis des pays méditerranéens ou bien envisager une ambitieuse nouvelle approche régionale tout en tenant compte que l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux dans la région lui font perdre de son influence. Pour ce qui est des États-Unis, il pense qu’ils privilégieront les liens bilatéraux.
Source de l'article Iemed

Les Rencontres de l'IreMMO : F. Hollande et la Méditerranée : le changement ?

L’iReMMO organise plusieurs fois par mois des Conférences-Débats, de 18h à 20h.
Principe : autour d’un animateur, deux ou trois spécialistes exposent leurs analyses avant de débattre entre eux et d’échanger avec le public.

Régulièrement, les Controverses de l’iReMMO sont organisées avec l’émission Géopolitique, le débat animée par Marie France Chatin* et diffusée sur RFI ainsi qu’avec la revue Moyen-Orient et son rédacteur en chef Guillaume Fourmont.
 
Participation : 8 € (5€ pour les étudiants et les demandeurs d’emploi) Pour vous inscrire à une controverse à venir : infos@iremmo.org
* Emission diffusée le dimanche à 13h40 et 20h10
Mardi 9 octobre 2012 (18h-20h) - F. Hollande et la Méditerranée : le changement ?
Intervenants :
- Monique Cerisier Ben-Guiga, sénatrice honoraire, membre de l’iReMMO
- Jean-Yves Moisseron, chercheur à l’IRD ;
Animation : Sébastien Abis, administrateur du Ciheam, membre de l’iReMMO.
 
Source de l'information l'iReMMO

La 11e conférence de la FEMIP concernant le tourisme durable DANS LA région méditerranéenne aura lieu à Marseille en novembre

La 11 e conférence de la FEMIP, qui devait avoir lieu le 26 avril en Jordanie et qui avait été reportée ensuite 25 au octobre 2012, se tiendra finalement le 27 novembre 2012 à Marseille, en France. 
La conférence, organisee en collaboration with the Association des Chambres de commerce et d'industrie de la Méditerranée (ASCAME), s'intéressera à la Façon de promouvoir le tourisme durable en Méditerranée et examinera commentaire repondre aux attentes des habitants de la région en Termes de création d'Emplois et de Développement Durable activités après le Printemps arabe.
  
DEPUIS sa création en 2002, la FEMIP Associe les paie Partenaires Méditerranéens un des Orientations stratégiques fr material de Pret, Par Le Biais discussions constructives sur les questions de Economiques, Financières des et sectorielles. Un dialogue trilatéral S'est Développé AINSI, associant la Réunion Ministerial de la FEMIP, la Commission de la FEMIP et les conférences de la FEMIP, organisées sur les deux rives de la Méditerranée.
 
La Banque Européenne d'investissement (BEI) l'intérêt de l'institution financière et le European Union premier investor financier en Méditerranée via la FEMIP (Facilité euro-méditerranéenne d'Investissement et de Partenariat), fiche créée en 2002. 
 
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Cinemed - 34e Festival international du cinéma méditerranéen de Montpellier

Montpellier 2012 : le grand rendez-vous annuel du meilleur des productions récentes en provenance de toutes les rives de la Méditerranée, du Portugal à la mer Noire, avec au total plus de 250 films, dont plus d’une centaine d’inédits pour la sélection officielle comprenant les avant-premières, les compétitions et les panoramas. »
Plus de 250 films seront projetés dont une centaine d'inédits. Costa-Gavras lancera les festivités avec Le Capital, sa nouvelle oeuvre en avant-première exceptionnelle.
Autre temps fort : Comme des frères, une comédie de Hugo Gélinavec Mélanie Thierry sera projeté le 27 octobre en présence du réalisateur.
Aussi au programme: une rétrospective Roberto Rossellini, un hommage à Jalil Lespert, une Journée du scénario avec Bruno Podalydès ou encore un Festival de films lycéens.

Source de l'information Evene

Les Maghrébins, meilleurs amis du monde sur Facebook

Les relations entre internautes maghrébins sont au beau fixe. C’est en tout cas ce que révèle une carte interactive développée par Mia Newman, chercheuse diplômée de l’Université américaine de Stanford, qui met en exergue les cinq nations "meilleures amies" de chaque pays sur Facebook.

Qui a dit que le Maroc et l’Algérie ne s’entendaient pas ? Bien loin des tensions diplomatiques qui opposent les autorités, Facebook rapproche les frèresterribles du Maghreb. La nationalité algérienne est ainsi en première position dans les listes d’amis des Marocains inscrits sur le réseau social. Chez les Algériens, les Marocains se trouvent en deuxième position, derrière la Tunisie et devant la France. Quant aux Tunisiens, leurs amis sont essentiellement originaires d’Algérie, d’Égypte et du Maroc.

Outre la proximité culturelle, l’immigration est souvent un facteur explicatif de certains liens constatés sur Facebook entre les pays. « Des milliers de personnes traversent les frontières et les mers fuyant des violences, ou à la recherche d’emplois. Ils font de nouvelles rencontres mais conservent les anciennes amitiés », explique Mia Newman. Pour le croire, il n’y a qu’à voir la place de la France dans les différents classements : troisième dans le cas du Maroc et de l’Algérie, quatrième dans le cas de la Tunisie.

Une théorie vérifiable également avec l’exemple de la Libye, dont les principaux amis sont en Égypte et en Tunisie. Sous Kaddafi, de nombreux Libyens se sont exilés au pays des Pharaons. D’autres ont trouvé refuge dans les deux pays voisins pendant la révolution. Inversement, la Libye accueille une importante communauté de travailleurs immigrés, souvent égyptiens ou tunisiens.
Un aperçu de la carte interactive, disponible ici
Source de l'article sur Jeuneafrique - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Partenariat euroméditerranéen - Le FCE pour la construction d’alliances stratégiques


Réda Hamiani a plaidé pour un rééquilibrage des relations de l’Europe avec les pays du Sud.
Le Forum des chefs d’entreprise (FCE) et l'Institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed) ont organisé, hier au siège de l’organisation patronale à Chéraga (Alger), une rencontre autour du thème : “Quel rôle pour les entreprises du Sud dans le développement économique euroméditerranéen ?” La rencontre était l’occasion pour des chefs d'entreprise et experts des deux rives de la Méditerranée de débattre des enjeux et des opportunités économiques dans l’espace euro-méditerranéen, en présence, notamment de M. Jean-Louis Guigou, délégué général d’Ipemed et de M. Abderrahmane Hadj-Nacer, co-président du comité scientifique d’Ipemed. 
Le président du FCE, M. Réda Hamiani, s’est montré déçu des réalisations du processus de Barcelone. “Nous avions de grands espoirs sur le processus de Barcelone ; nous en attendions en particulier qu’il fasse souffler un vent de liberté et de dynamisme dont nous, au Sud, avons profondément besoin, et qu’il favorise une dynamique réelle d’intégration des pays de la région entre eux d’abord et aussi entre l’Europe.
Cela, malheureusement, ne s’est pas réalisé comme nous l’espérions”, regrette M. Réda Hamiani. Le Nord et le Sud demeurent comme deux mondes bien distincts avec tous les écarts de développement et de revenus par habitant qui les caractérisent. L’écart de développement est tel qu’il impacte lourdement les relations entre les pays du Nord et ceux du Sud, au détriment de l’établissement de partenariats réels et équilibrés.
Le président du FCE a même exprimé sa crainte concernant la crise mondiale qui risque de conduire à la marginalisation de la région dans l’agenda européen. L’interprétation du délégué général d’Ipemed est que les relations euro-méditerranéennes ont été trop dominées par les politiques et pas assez par les chefs d’entreprise. C’est l’une des raisons de l’échec du processus de Barcelone.
Jean-Louis Guigou affirme avoir été fasciné par la façon dont les Allemands ont intégré les pays de l’Est et d’Europe centrale et orientale. “Ils ont fait de l'outsourcing, des délocalisations énormes, jusqu’à 46% des produits exportés par l’Allemagne sont produits dans les pays d’Europe de l’Est”, a-t-il affirmé, suggérant à ce que ce modèle allemand soit appliqué aux pays du Maghreb. Le délégué général d’Ipemed évoque la création de l’Euro-Mediterranean Competitiveness Council, un mouvement de patronat, avec l’objectif d’influencer les dirigeants politiques de la région pour la mise en œuvre des orientations et des législations nécessaires à cette régulation commune de l’économie régionale.
Le président du FCE estime qu’il faut aborder avec une vision et des perspectives nouvelles la construction d’un espace intégré, construction dans laquelle “on doit assurer un arrimage réel du Sud au Nord”. 
M. Réda Hamiani a fait remarquer que l’accord d’association s’est enlisé dans la mise en place d’une hypothétique zone de libre-échange commerciale. “Un accord déséquilibré en faveur de l’Europe”, relève le patron de Cevital. Même révisé, l’accord est toujours déséquilibré en faveur de l’Union européenne. Issad Rebrab estime que les pays européens ne regardent que leurs propres intérêts, insistant sur la nécessité d’un partenariat “gagnant-gagnant” et d’un traitement “d’égal à égal”.
Le patron de Cevital estime qu’au-delà des secteurs de l’agriculture, de l’énergie et de la santé, sur lesquels des partenariats peuvent être fondés, tous les secteurs industriels sont également éligibles. Issad Rebrab souligne qu’il faut chercher la complémentarité au niveau de la compétitivité. Pour lui, les avantages comparatifs, dont dispose l’Algérie, sont nombreux, évoquant, notamment, les coûts de transport et de main-d’œuvre. Le patron de Cevital demande à ce que l’Europe ouvre son marché aux produits algériens comme elle l’a fait avec d’autres pays.
Réda Hamiani a également plaidé pour le rééquilibrage des relations de l’Europe avec les pays du Sud. Il s’agit, précise Hamiani, de sortir de la relation de libre-échange pur dans laquelle s’est cantonné jusqu’ici le processus de Barcelone, d’ouvrir la voie à un mouvement massif d’investissement, avec l’engagement de grands projets structurants et à des partenariats équilibrés entre les entreprises du Nord et celles du Sud.
Le président du FCE appelle à la construction d’alliances stratégiques entre les entreprises européennes et celles des pays tiers-méditerranéens. Ces alliances stratégiques, a-t-il estimé, “sont l’une des clés essentielles du succès du développement économique euroméditerranéen”. L’enjeu majeur, explique Hamiani, de ce rapprochement économique des entreprises est de “sceller le codéveloppement entre la rive nord et la rive du sud de la Méditerranée”.
Le partenariat euroméditerranéen nécessite donc d’être repensé et conçu sur une toute autre logique des rapports. “La relation de dépendance de chacun des pays du Sud vis-à-vis de l’ensemble européen, qui prévaut actuellement, doit être rompue et transformée progressivement en un partenariat intégré”, suggère Hamiani. Par : Meziane Rabhi
Source de l'article Liberté Algérie


Conférence - "Pleins feux sur la Méditerranée: Unir nos efforts pour l’avenir"


La présidence chypriote du Conseil de l'UE avec le Programme de coopération transnationale MED et le Programme de coopération transfrontalière du Bassin Méditerranéen MED IEVP ont le plaisir d'annoncer leur première conférence conjointe ‘ Pleins feux sur la Méditerranée: Unir nos efforts pour l’avenir’ qui se tiendra à Chypre les 24 et 25 octobre prochains.
Cette initiative revêt une importance particulière dans le contexte de préparation des futurs programmes 2014 - 2020 puisqu’elle marque une avancée dans nos relations politiques et institutionnelles; visant une meilleure coordination des politiques européennes destinées à la méditerranée.
Les deux programmes constituent d’importants outils financiers pour le développement de politiques régionales et de voisinage, la croissance économique et les ressources institutionnelles et humaines sur les deux rives de la méditerranée.
D’importants résultats ont déjà été atteints et cette conférence sera l’occasion de démontrer la complémentarité et les synergies existant entre les projets des deux programmes en ouvrant un débat entre politiciens, organisations internationales, institutions et sociétés civiles méditerranéennes. 
Ce débat permettra d’esquisser les scénarios possibles d’une coopération intégrée dans le bassin méditerranéen dans le cadre de la prochaine période de programmation 2014 - 2020.

L’Europe apporte un soutien indéniable dans l’élaboration de ce processus. 
Les réflexions développées par la Commission Européenne et par le Parlement Européen ou les dynamiques crées par l’Union pour la Méditerranée et l’Assemblée Régionale et Locale Euro-Méditerranée méritent d’être confrontées et mises en commun. 
La rencontre à Chypre devra offrir des moyens permettant de s’emparer des potentiels existant afin d’atteindre un développement juste et équilibré sur chaque rive de la méditerranée. Cet objectif est en conformité avec les priorités de la Présidence européenne chypriote travaillant pour «une meilleure Europe».
La conférence s’attachera à donc trouver des points communs en réunissant tous les acteurs concernés et à donner naissanceà des stratégies facilitant la mise en œuvre d’un modèle de développement territorial davantage coordonné et cohérent entre les programmes destinés au développement dans l’espace méditerranéen.
Source de l'information Cyprus Conferences

« Nouveaux pouvoirs, nouveaux programmes économiques en Méditerranée»


8ème Edition des Rendez-vous économiques de la Méditerranée

FEMISE, l’Institut de la Méditerranée, le Cercle des économistes et leurs partenaires organisent la VIIIème édition des Rendez-vous Économiques de la Méditerranée, qui se déroulera le samedi 20 octobre, dans le cadre de la semaine économique de la Méditerranée, sur le thème :

« Nouveaux pouvoirs, nouveaux programmes économiques en Méditerranée»
La Conférence concerne les parties prenantes privées et publiques des deux rives de la Méditerranée, intéressées par l’après printemps arabe. Elle réunira quelque 350 participants autour d’une trentaine d’intervenants, en particulier, les responsables politiques et administratifs concernés, les chercheurs académiques du Cercle des Economistes, de l’Institut de la Méditerranée et du Femise, les entreprises, banques et organismes patronaux des deux rives de la Méditerranée, les experts de la Commission Européenne et des grandes organisations multilatérales en particulier la BEI, la Banque Mondiale, le Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée (CMI) et l’OCEMO. Seront également invités les nouveaux dirigeants qui ont été élus au Sud ainsi que quelques représentants les plus en pointe des mouvements de la jeunesse.

Trois projets témoignent de la coopération Euromed en matière d'audiovisuel au Prix Italia


Trois projets financés par l'UE ont été présentés par la Conférence Permanente de l'Audiovisuel Méditerranéen (COPEAM) à la 64ème édition du Prix Italia, un concours de radio et télévision organisé chaque année par Rai-Radiotelevisione Italiana, à titre d'exemples de la coopération euro-méditerranéenne en matière d'audiovisuel - Terramed Plus, Joussour et Med-Mem.
Terramed Plus est cofinancé par l'UE dans le cadre du programme Euromed Audiovisuel III et s’apprête à lancer sa plateforme multimédia (www.terramedplus.tv) dédiée aux œuvres de création (documentaires et fictions). La RAI est chef de file de l’initiative, avec les partenaires France Télévisions, ARTE France, et les télévisions publiques espagnole, algérienne, marocaines et Skylogic en tant que partenaire technologique.
 
Joussour ("ponts") est mis en œuvre dans le cadre du Programme IEVP CT Bassin Maritime Méditerranéen pour entreprendre la coproduction de 12 docu-mags pour la télévision et Internet, ayant pour objet les questions environnementales de la Méditerranée.
 
Med-Mem est un projet visant à protéger et à améliorer la mémoire audiovisuelle de la Méditerranée, financé par l'UE dans le cadre du programme Euromed Héritage IV. Il vise à créer une base de données en ligne des archives audiovisuelles euro-méditerranéennes, représentant près de 4000 documents indexés avec la participation de Rai Teche et 13 autres télévisions de la région.
 
Lors de cette rencontre, le Directeur des Relations Institutionnelles et Internationales Marco Simeona mis en évidence le rôle joué par la Rai dans la Méditerranée, et Joseph Mizzi, Président de la Télévision publique de Malte (PBS), a illustré la collaboration de cette dernière dans le cadre du projet Joussour.
 
Pour en savoir plus
Terramed Plus - fiche de projet
Euromed Audiovisuel III – site internet
 

"Le Maroc veut devenir un acteur incontournable de l’industrie automobile en Euro-Méditerranée"


Entretien. Le Sistep-Midest, salon de la sous-traitance industrielle se tient à Casablanca jusqu’au 22 septembre. A cette occasion, Hakim Abdelmoumen, élu en juin 2012 à la présidence de l’Amica (association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile) revient sur les ambitions de l’industrie automobile marocaine.  
L'Usine Nouvelle - Où en est l’industrie automobile marocaine de son développement ?
Hakim Abdelmoumen - Avec un chiffre d’affaires de 1,35 Md d'euros, en croissance de 11% depuis le début de l’année, le secteur se porte bien. Il est soutenu par la croissance du marché domestique. Les ventes de véhicules au Maroc ont en effet augmenté de 16% en 2012. Mais pas seulement. Dans le cadre du plan gouvernemental Emergence, le secteur bénéficie également d’un accompagnement renforcé, notamment en terme de développement des compétences et à l’export.

Dans quels métiers en particulier l’industrie automobile marocaine a-t-elle une carte à jouer auprès des constructeurs automobiles ?
Trois pôles ont été identifiés pour accompagner le développement du secteur. En premier lieu, la construction des véhicules. Détenues par Renault, les usines de Casablanca et de Tanger où sont assemblés véhicules low-cost et utilitaires doivent permettre au secteur de monter en cadence. A terme, le Maroc doit produire 400 000 véhicules par an. Dominés par le câblage et la coiffe de siège, l’activité offshoring  est un autre levier de développement pour l’industrie automobile.

Les multinationales qui y sont installées importent massivement des composants qui, avec la croissance du secteur, pourraient désormais être produits au Maroc. Le développement de la chaîne de valeur est en cours. Enfin, le secteur de l’équipement pour la première monte et les pièces de rechanges constituent un autre axe important pour le secteur. Une centaine d’équipementiers sont présents au Maroc, les derniers étant arrivés dans le sillage de Renault à Tanger. 
Comment se positionne le pays par rapport à d’autres zones low-cost ?Le Maroc se fixe pour objectif de devenir une plateforme de la région Euro-Méditerranée. Le marché est en train d’évoluer vers le développement d’activité à plus forte valeur ajoutée, notamment la plasturgie mais également la conception de fonctions à l’intérieur du véhicule comme des éléments de système de freinage ou de châssis destinés à être exportés.
Toutes les conditions sont réunies pour accompagner la croissance du secteur, à commencer par le fort investissement dans le développement des compétences. Près de 40 M€ ont été investis dans la création de quatre Instituts de formation avancée aux métiers de l’automobile (IFMIA), dont le premier est directement géré par Renault à Tanger.
On reproche à Renault de ne pas faire suffisamment appel aux sous-traitants marocains. Ce constat est-il partagé par l’Amica ?
Le constructeur français agit en fonction de ses intérêts économiques et de ses exigences techniques. La croissance du secteur doit aussi profiter aux entreprises marocaines. L’axe France-Maroc doit être privilégié. Le travail d’identification des opportunités de fabrication et d’intégration des composants automobiles que nous menons actuellement va dans ce sens. Il doit déboucher sur des partenariats entre équipementiers marocains et français afin de mieux affronter la concurrence internationale. Certains sont déjà en cours de discussion.

Propos recueillis par Marie Cadouxb à CasablancaSource de l'article L'Usine Nouvelle