Algérie - Un cluster pour la filière boissons bientôt créé

Les acteurs économiques intervenant dans l’industrie des boissons et les activités connexes, en amont et en aval, de Béjaïa, Sétif, Bordj Bou Arréridj et Bouira, ont désormais leur Groupement d’intérêt économique (GIE) qui vient d’être créé à travers l’installation du Cluster boissons Soummam, lors d’une assemblée constitutive tenue dimanche à Béjaïa.

Ce groupement, crée sous l’égide du ministère de l’Industrie et de la DGPME, avec l’implication de l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB), de l’université, des laboratoires et des centres de recherche, est le premier pour cette filière, des clusters existant déjà pour les filières tomate industrielle, dattes…..

Le cluster boissons vient à la suite d’un ensemble d’ateliers auxquels ont participé des experts allemands de GIZ. Des institutions locales comme l’ANDI, la Chambre de commerce et d’industrie et le port de Béjaïa, qui ont fait partie de la task force de ce cluster créé en 2012, sont associées «pour conduire avec les industriels de la région ce projet-pilote, en relation avec les orientations stratégiques des pouvoirs publics». Aux grands producteurs de boissons de la région viendront s’ajouter les PME-TPE locales qui ont ou auront à appliquer un programme de mise à niveau.

Dénommé Groupement d’intérêt économique Cluster boissons Soummam (GIE-CBS), ce nouveau cadre est domicilié au Centre de facilitation de Béjaïa, «dont les statuts le destinaient à juste titre à abriter cet ensemble d’acteurs économiques et les acteurs institutionnels (ANDI, Aniref, DIPMEPI, laboratoires du Cacque...), ainsi que l’université de Béjaïa», selon Mourad Bouattou, désormais ex-chef du projet et fraîchement élu président du GIE-CBS, qui voit dans ce groupement «une véritable force de proposition pour booster et tirer vers le haut une filière de plus en plus compétitive».

«Le GIE-CBS sera un moteur de la stratégie industrielle et de développement économique, grâce à un plan d’actions décliné de la feuille de route établi, avec le concours de GIZ et de l’APAB» ajoute M. Bouattou, également président de la commission des eaux embouteillées à l’APAB. Il estime que ce GIE «matérialisera de manière concrète le partenariat public-privé et surtout créera des passerelles certaines avec les structures de recherche de développement».Comme prochaine étape, le cluster devra se doter d’un plan d’action et permettre, entre autres actions, de faire des achats groupés en évoluant sur un terrain compétitif.

Par Kamel Medjdoub - Source de l'article El Watan

MedBusiness Days : les conditions pour réussir en Méditerranée

Un bilan très positif pour ces 2 journées qui ont permis aux participants venus de nombreux pays du pourtour méditerranéen d’échanger sur les enjeux et les défis de la région euro-méditerranéenne, les 6 et 7 novembre 2014 à Marseille.

Michel Vauzelle, Président de la région PACA, a introduit la séance en rappelant l’importance de la communauté de destin liant les peuples des deux rives méditerranéennes. Les intervenants ont unanimement souligné le positionnement géographique stratégique de l’Afrique du Nord, les opportunités immenses de croissance et de développement de la région, tant économiquement que démographiquement, ainsi que le poids de la dimension relationnelle dans le développement des affaires et la croissance de l’économie.

"C’est le moment d’investir en Méditerranée"

Les enjeux pour la région MED sont nombreux : restaurer la confiance des investisseurs, développer les compétences et les métiers, miser sur les points communs, soutenir les co-constructions et les jeunes entrepreneurs, ou encore renforcer l’économie sociale et solidaire. Les pays MED attendent une participation active des partenaires étrangers pour investir et créer de l’emploi. Le secteur touristique, où la coopération repose sur des intérêts mutuels bien compris et partagés, a été cité en exemple. Le pragmatisme des acteurs économiques doit constituer le vecteur de développement et de coopération qui entraînera les acteurs politiques.

"L’investissement est le remède aux problèmes des pays méditerranéens"

"Améliorer le climat des affaires constitue une priorité de l’après 2011" : comme l’a souligné le nouveau président d’ANIMA Investment Network, Monsieur Khalil Laabidi, par ailleurs Directeur général de la FIPA (Agence de Promotion de l'Investissement Extérieur de la Tunisie, membre fondateur d'ANIMA). Des mesures pro-business ont été prises dans quasiment tous les pays à la suite des "printemps arabes" pour rassurer les milieux d’affaires.

L’accent a également été mis sur le dynamisme, la compétence, le pragmatisme et le volontarisme de la jeune génération des pays méditerranéens. Cette génération connait de graves difficultés (chômage, manque de confiance des investisseurs..) alors qu’elle porte en elle des potentialités de développement immenses. A cet égard, l’espace francophone (85% des francophones résideront en Afrique à l’horizon 2050) devrait être davantage utilisé par les grands groupes et les PME françaises.

Monsieur Khalil Laabidi a conclu les débats en lançant un appel aux investisseurs européens, les enjoignant à maintenir leur présence dans une région où ils possèdent un leadership historique, et à réinventer des modèles de développement stratégique inclusif avec leurs partenaires du Sud.

Synthèse et Source de l'article Animaweb

Deux publications financées par l’UE font la lumière sur les droits et le soutien apporté aux migrants au Maroc



Un projet financé par l’UE et traitant des droits des migrants au Maroc présente ses deux publications : la première concerne les droits des migrants et présente de nombreuses recommandations pratiques sur l’intégration des migrants dans les secteurs de l’éducation, de la santé et dans le domaine de l’accès au droit, et la deuxième évoque le volet médicosocial d’appui à la prise en charge de femmes migrantes enceintes et de leurs enfants.

L’élaboration de ces publications s’inscrit dans le cadre du projet Tamkine-Migrants, cofinancé par l’Union européenne et la Fondation Terre des hommes. Ce projet visait à réduire la vulnérabilité des femmes et enfants migrants au Maroc en améliorant leur accès aux services de santé, d’éducation et de justice, à travers une approche intégrée comprenant des actions directes auprès des populations bénéficiaires, de plaidoyer auprès des décideurs, de soutien, de sensibilisation et de formation pour les acteurs concernés. 

Les publications sont adressées en priorité aux preneurs de décisions de l’Etat marocain, dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle politique migratoire démarrée au dernier trimestre 2013. Certaines recommandations sont de plus adressées à la société civile marocaine, aux associations de migrants, au ONG, aux ambassades et consulats des pays d’origine des migrants, et enfin aux acteurs de la communauté internationale. 
 
Pour en savoir plus 
Communiqué sur Facebook 
Tamkine-Migrants - site internet 
EU Neighbourhood Info Centre – Mobilité et migrations 
EU Neighbourhood Info Centre - Maroc  
Délégation de l’UE au Maroc – site internet et page Facebook

Algérie : Appel à propositions lancé pour renforcer le rôle de la société civile dans la promotion des droits de l’homme et des réformes démocratiques



La Délégation de l'Union européenne en Algérie lance un appel à propositions pour soutenir les organisations de la société civile afin de consolider et renforcer leur rôle et leurs stratégies propres dans la promotion des droits de l'homme et des réformes démocratiques.

L’appel est financé sous l’Instrument Européen pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (IEDDH) avec une enveloppe totale de 600 000 euros. Le délai est fixé au 25 Janvier 2015.
 
Les actions éligibles au financement devront répondre au moins à une des priorités suivantes :
Appui à la liberté d'expression et à la promotion des valeurs démocratiques ; Protection et promotion des droits et de la place des femmes, des jeunes et des enfants dans la société. Par ailleurs, la prise en compte systématique de l’égalité homme-femme, des droits des enfants, des droits des personnes handicapées, et des droits des minorités devra être clairement définie dans l’action.
 
Les actions proposées doivent avoir lieu sur le territoire algérien. Leur durée ne doit pas être inférieure à 12 mois ni excéder 36 mois.
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre – Société civile et autorités locales
EU Neighbourhood Info Centre -Algérie
Délégation de l’UE en Algérie – site internet


 

Séminaire l’Union pour la Méditerranée et l'union européenne se focalisent sur le développement du secteur privé

Cette rencontre était la seconde d’une série de réunions visant à impliquer le secteur privé, les organisations internationales, les institutions financières… dans la mise en œuvre des initiatives et des projets de l’Union pour développer ce secteur.

Plus de 25 représentants du secteur privé de plus de 10 pays, ainsi que les responsables de la coopération des délégations de l’UE dans la région MENA-Méditerranée, ont participé au séminaire organisé par l’Union pour la Méditerranée (UpM) et la Commission Européenne, le 14 novembre à Barcelone. L’objectif de cette réunion de travail était de discuter les principaux défis du développement du secteur privé dans la région, ainsi que d’identifier des initiatives conjointes et des projets innovants potentiels pour faciliter la croissance du secteur privé.

En effet, le Secrétariat de l’Union travaille actuellement sur une stratégie de renforcement des relations avec le secteur privé et de promotion d'un développement et d'une intégration inclusifs dans la région euro-méditerranéenne. Ainsi, durant le séminaire qui a mis l’accent sur la création d’emplois, les participants ont discuté d’exemples spécifiques sur la manière dont la croissance du secteur privé peut réduire le chômage et les méthodes de diffusion des exemples de réussite.

«L’investissement dans les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée est particulièrement préoccupant, car le chômage des jeunes y a atteint près de 30%. Les PME sont essentielles pour créer des opportunités dans la région. Elles contribuent à près de 35% des PIB nationaux tout en générant 80% des emplois», a déclaré le Premier Secrétaire général adjoint de l’UpM au développement des entreprises, Claudio Cortese, qui a insisté sur le rôle crucial à jouer, par le secteur privé, pour renforcer la prospérité et l’intégration de la région méditerranéenne.

Dans ce cadre, promouvoir la création d’emplois et contribuer au développement du secteur privé dans la région euro-méditerranéenne sont des priorités pour l’Union pour la Méditerranée et la Commission européenne, qui considèrent donc le secteur privé comme un partenaire essentiel pour favoriser les opportunités d’investissement et le commerce, ainsi que le transfert de technologie et de connaissances.

Source de l'article le Matin

Le numérique, secteur d’avenir pour la France et le continent africain


A l’image de Renault installant une usine à Oran, en Algérie, les entreprises françaises, et l’économie française dans son ensemble, ont tout à gagner à se projeter dans les pays francophones du sud de la Méditerranée. 


Comme en témoigne la présence, à l’ouverture de cette usine, le 10 novembre, du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, et du ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, la France soutient fortement cette dynamique, et plus largement celle de la « colocalisation », c’est-à-dire des partenariats productifs entre entreprises françaises et entreprises sud-méditerranéennes.

Le numérique se prête particulièrement bien à ces « colocalisations » pour deux raisons essentielles. D’une part, le secteur contribue à près de 25 % de la croissance du produit intérieur brut français. D’autre part, la France dispose d’un savoir-faire mondialement reconnu, comme l’a souligné le récent classement de l’ONU sur l’e-administration qui situe l’Hexagone au 1er rang européen et au 4e mondial.

Il est temps d’envisager les pays de la rive sud de la Méditerranée, et singulièrement la Tunisie, comme des pays non plus seulement de sous-traitance, mais aussi et surtout de cotraitance. C’est en partageant la chaîne des valeurs que les entreprises françaises pourront conquérir de nouveaux débouchés au Maghreb, au Proche et au Moyen-Orient, dans les pays du Golfe et en Afrique.
Processus de partage

Les entreprises du sud de la Méditerranée offrent à leurs partenaires du nord des compétences métiers, des viviers d’ingénieurs et un accès à ces marchés d’avenir. Dans ce cadre, la Tunisie se démarque de ses voisins, comme en atteste le classement de l’ONU sur l’e-administration, selon lequel la Tunisie est leader dans ce domaine en Afrique. La France a tôt identifié la Tunisie comme un partenaire privilégié pour aller à la conquête des marchés du numérique. Depuis 2013, les deux pays ont structuré leur action de colocalisation autour de l’Alliance franco-tunisienne pour le numérique. Elle rassemble à ce jour quelque soixante-dix partenaires français et tunisiens. Ces entreprises en retirent un impact positif sur leur compétitivité-coût et hors coût, ce qui leur permet de gagner des parts de marché, d’investir, et donc de créer des emplois. Cette Alliance constitue un exemple à suivre en la matière.

Dans un contexte de crise et de croissance atone, il est aussi temps de prendre conscience que notre profondeur stratégique et nos nouvelles parts de marché se trouvent au Moyen-Orient, dans les pays du Golfe et surtout en Afrique. Car en dépit de la mondialisation, force est de constater que partager une culture, une langue, être géographiquement proche restent des avantages comparatifs de taille dans le commerce international.

Une étude réalisée par l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed) sur l’industrie allemande dans les pays de l’Europe centrale et orientale a d’ailleurs mis en avant les bénéfices que l’Allemagne a retirés de l’implantation de greffons dans son voisinage oriental. D’une part, en réimportant jusqu’à 46 % de la valeur ajoutée des biens d’équipement produits dans son hinterland, elle a tiré les exportations de ces pays tout en bénéficiant de biens intermédiaires importés bon marché, ce qui a contribué à préserver sa compétitivité à la réexportation de produits finis ; d’autre part, ce processus de partage de la chaîne de valeur a créé, en Allemagne, des emplois industriels de qualification croissante, le pays gardant ainsi le contrôle sur l’ensemble de la chaîne.
2 milliards d’habitants en 2050

Or, la France partage une langue commune avec des centaines de millions d’Africains, une histoire commune, des valeurs communes. De nombreux binationaux sont attachés tant à la France qu’à leur pays d’origine. Les destins de la France et de l’Afrique sont sans doute étroitement liés. Autant d’atouts sur lesquels la France doit capitaliser pour prendre toute sa place dans la croissance et le développement de l’économie africaine. C’est aussi tout le sens de la francophonie économique, dont le premier sommet se déroulera à Dakar les 1er et 2 décembre. L’Afrique, forte de sa population jeune et dynamique, qui atteindra les 2 milliards d’habitants en 2050, constitue un potentiel immense, que nous aurions tort de négliger. Les Chinois l’ont compris, eux dont les produits représentent déjà 16 % des importations dans les pays d’Afrique. A l’inverse, l’Afrique ne demande qu’à se développer en partenariat avec nous.

Dans cette perspective, l’objectif affiché doit être de créer une véritable dynamique franco-africaine, un axe France-Méditerranée-Moyen-Orient-Afrique dans le numérique.

Ce nouveau modèle de coopération par la colocalisation mis en place avec la Tunisie est un premier pas vers la mise en œuvre d’une grande initiative Afrique numérique, dont le départ sera donné début 2015, sous les auspices de la French Tech, à l’occasion d’une rencontre entre chefs d’entreprise du numérique français, tunisiens et africains, qui se tiendra dans un grand pays d’Afrique de l’Ouest. Le rendez-vous est donc pris pour la construction de l’Afrique de demain grâce à la filière d’avenir qu’est le numérique.

Par Alexandre Zapolsky (PDG de Linagora, référent français de l’Alliance franco-tunisienne pour le numérique et président de la commission International du Syntec numérique)

Source de l'article Le Monde

Séance plénière de l’ARLEM en Turquie : les migrations et la gouvernance urbaine à l’ordre du jour



Les 14 et 15 décembre, la ville turque d’Antalya accueillera la 6e séance plénière de  l’Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM). 

Des représentants locaux et régionaux des États membres et des pays de la région euro-méditerranéenne se pencheront à cette occasion sur une série de thèmes importants, des migrations à la gestion des déchets en passant par la gouvernance urbaine. 
 
La séance plénière s’ouvrira avec la présentation et l’adoption du rapport annuel sur « La dimension territoriale de l’Union pour la Méditerranée – État des lieux », qui propose également des recommandations politiques pour les années à venir. L’ARLEM insiste sur le fait que l’UE doit rester le principal partenaire stratégique des pays du sud et de l’est de la Méditerranée et les aider ainsi à se construire un avenir placé sous le signe de la prospérité et de la paix.  
 
L’adoption du rapport sera suivie d’un débat sur l’état des lieux de la décentralisation dans la région euro-méditerranéenne. L’ARLEM entend soutenir ce processus et le développement d’une gouvernance multi-niveaux. Pour réaliser cet objectif, il importe absolument de renforcer les capacités institutionnelles des autorités locales et régionales de la région. L’Assemblée appelle également à la mise en place d’une politique de cohésion, financée au titre de la politique européenne de voisinage de l’UE et qui encourage la coopération sud-sud. 
 
La question de la gestion des flux migratoires dans la région euro-méditerranéenne a beaucoup été à l’ordre du jour ces dernières années. Un rapport sur le rôle des autorités locales et régionales dans ce contexte sera adopté.    
 
Lors de cette séance, il sera aussi question de l’environnement, avec un rapport sur la gestion des déchets à l’échelon local et régional. Afin de relever les défis liés à l’urbanisation croissante, l’ARLEM présentera une initiative pour un agenda urbain pour la Méditerranée.  Cette initiative vise à développer les capacités institutionnelles et administratives des villes et des régions dans le domaine de la gouvernance urbaine.   
 
Cette séance plénière sera la dernière organisée dans le cadre du mandat actuel du Comité des Régions (CdR). Elle sera co-présidée par M. Michel Lebrun, président du CdR, et M. Ali Abd El-Rahmen, gouverneur de Gizeh (Égypte). 
 
L’ARLEM a été créée en 2010 dans le but d’apporter une dimension territoriale à l’UpM en associant plus étroitement les autorités locales et régionales à ses projets. Elle se compose de 80 représentants locaux et régionaux de l’UE et de ses partenaires méditerranéens. Sa co-présidence assure une représentation égale des pays partenaires méditerranéens et de l’UE. 
 
Pour en savoir plus 
ARLEM – Page web 
EU Neighbourhood Info Centre – Société civile et autorités locales

La logistique durable en Méditerranée se cherche un modèle

Klaxons à tue-tête, embouteillages, circulation anarchique, difficultés d’accès aux points de livraison… Du Caire à Istanbul en passant par Marseille, Casablanca ou Gênes, les villes de Méditerranée présentent de nombreux points communs s’agissant des contraintes de distribution en terme de densité, de topographie et une organisation pour le moins individualiste. 


Livraison des commerçants dans le centre-ville d'Aix-en-Provence. (Photo N.B)
La ville durable de Méditerranée devra faire preuve d’innovation technique, législative et organisationnelle pour réduire à la fois le bruit, la congestion, la pollution de l’air tout en favorisant la livraison des marchandises juste à temps. Triporteurs électriques, véhicules à hydrogène ou encore vélos mus à la seule force du mollet constituent des voies expérimentales. 

Tout comme l’usage de la Seine à Paris, du tramway ou encore le projet de logistique urbaine à Lisbonne, bâti sur l’utilisation des rames de métro. En France, la Poste et Néopost s’apprêtent à déployer 1 000 consignes automatiques de retrait des colis d’ici fin 2016 pour répondre aux nouveaux modes de consommation par Internet qui entraînent une explosion des livraisons à domicile. 

Le cas des villes portuaires

Le projet d’Istanbul Fast Ferries qui proposait aux camions un service
dédié sur le Bosphore pour rejoindre la rive Nord depuis le Sud de la région
de Marmara n’a jamais vu le jour. (Photo N.B.C) 
Les externalités négatives deviennent d’autant plus importantes lorsque les villes se trouvent adossées à un port. Se superposent alors les activités de distribution urbaine et le transit de poids lourds. Le Maroc prépare ainsi un schéma national des zones logistiques multi-flux. 

Longtemps ignorées par les États, axés sur le transport de voyageurs, ces problématiques de distribution urbaine atteignent leur paroxysme dans certaines villes. Istanbul est au bord de la paralysie. Le projet d’Istanbul Fast Ferries, qui proposait aux camions un service dédié sur le Bosphore pour rejoindre la rive nord depuis le Sud de la région de Marmara, n’a jamais vu le jour. « Le premier ministre turc a annoncé que la logistique constituait la neuvième priorité du dixième plan de développement incluant des investissements dans les infrastructures et un master plan de transport urbain », détaille Pinar Köse, coordinatrice du programme EMBARQ Turkey, association pour le transport durable basée à Istanbul. 

« La logistique urbaine peine de moins en moins à mobiliser les acteurs publics. Les pressions, en particulier environnementales et économiques, mettent en évidence les enjeux du transport des marchandises en ville et annoncent des mutations importantes. Se pose alors la question de la nécessité d’infrastructures facilitant la distribution urbaine », explique Bruno Durand, maître de conférences en Sciences et gestion à l’université de Nantes. 

Centres de distribution urbains

Généralement, les CDU vont de pair avec une réglementation stricte de la
circulation en ville. (Photo Vert chez vous)
La réponse à ces problématiques n’est à ce jour ni nationale, ni régionale, comme le préconisent pourtant nombre d’experts en logistique. Tout au plus existe-il des initiatives communales, et, in fine, une grande hétérogénéité des pratiques : Livraisons nocturnes, restrictions horaires à la circulation dans les zones denses et touristiques ou encore passage obligé par des centres de distribution urbain (CDU)… 

L’Italie est certainement le pays méditerranéen le plus avancé dans ce domaine avec une dizaine de CDU (Parme, Padoue, Vicenza…). Les Italiens ont également expérimenté les limites de l’exercice d’un monopole de distribution urbaine en 2006 lorsque Vicenza a interdit la circulation aux camions dans le centre historique et confié les opérations de livraison urbaine à la société publique Veloce. 

Généralement, les CDU vont de pair avec une réglementation stricte de la circulation en ville. En Croatie, la petite ville médiévale de Trogir a interdit les livraisons de 6 h à 23 h et aménagé trois espaces de logistique aux portes de la ville. «À Trogir, il est impossible de circuler, la ville est entièrement piétonnière », souligne Alain Bernard Duvic, associé au sein du cabinet Say Partners. 

Après La Rochelle, Aix-en-Provence expérimentera ce concept en 2015. La municipalité vient d’attribuer un local de 420 m2 à la société Vert chez vous pour les opérations de logistique urbaine. Se pose alors la question du marketing et de la pertinence économique des CDU. Les commerçants qui s’engagent à transiter par cette plate-forme le font sur la base du volontariat… 
Le succès de ces initiatives d’espaces logistiques urbains passe généralement par un partenariat public-privé. Car, faut il encore le rappeler, chaque rupture de charge a un coût. 


Source de l'article Econostruminfo

Tunis – PASRI : la Technology Scouting au service des entreprises tunisiennes

Technology Scouting entreprises tunisiennes L'Economiste MaghrébinPour permettre l’introduction de la notion de veille et d’accompagnement technologique Technology Scouting en Tunisie, une mission a été organisée, récemment, par le Programme d’Appui au Système de Recherche et d’Innovation (PASRI), financé par l’Union européenne et mise en place par la coopération allemande au développement (GIZ), et ce, dans le cadre du renforcement des compétences des entreprises et dans un objectif global de dynamiser la coopération entre le secteur de la recherche et celui de l’industrie.

Il s’agit de former des compétences locales capables d’identifier les besoins des entreprises en transfert de technologie, et de permettre à un certain nombre d’entreprises tunisiennes, appartenant à divers secteurs et régions, de détecter et formuler leurs besoins en transfert technologique et leur fournir des premières idées de solution.

Pour assurer l’utilisation de cette méthodologie de transfert de technologie au profit des entreprises tunisiennes, 60 participants ont été regroupés en 30 binômes constitués d’experts en transfert de compétences et de technologie et d’experts sectoriels du cabinet allemand Steinbeis, qui ont guidé des formations théorique et pratique à l’outil de diagnostic des besoins en la matière.

Par la suite, des ateliers d’échange, de consolidation des acquis, de communication et de restitution ont été organisés durant le mois d’octobre dernier, pour revenir sur les diagnostics réalisés, les outils utilisés et les connaissances acquises, afin d’évaluer le niveau d’assimilation des participants et leur degré d’autonomie quant à l’élaboration de nouveaux diagnostics, permettant de mettre en place un plan d’action pour pérenniser l’utilisation de la méthodologie de diagnostic dans les structures de transfert.

Source de l'article l'Economiste maghrebin

Coopération transfrontalière en méditerranée: les réalisations et les nouveaux défis au centre de la conférence NextMed



Le programme de coopération transfrontalière en Méditerranée (CTMed) organise une conférence afin de marquer le passage au Programme IEV (Instrument Européen de Voisinage) CT Med pour la période 2014-2020.
 
La Conférence 'NextMed' qui se tiendra le 12 décembre 2014 à Rome, avec le soutien de la Présidence italienne du Conseil de l’Union européenne, vise à présenter les résultats de la Coopération Transfrontalière dans la région méditerranéenne et à mettre en exergue les défis à venir dans le cadre de l’Instrument Européen de Voisinage (IEV). 
 
L’évènement rassemblera une vaste palette d’acteurs de la coopération euro-méditerranéenne notamment des représentants politiques, des institutions communautaires et de projets. Les participants auront l’opportunité d’approfondir leur connaissance de la stratégie, des objectifs et priorités du nouveau Programme IEV CT Med. En complément, une exposition offrira un voyage à travers les 95 projets financés par le Programme IEVP CT Med.
 
Le nouveau programme IEV CT Bassin Maritime Méditerranéen 2014-2020 suit l'IEVP (Instrument européen de voisinage et de partenariat) CT Med 2007-2013. Financé par l'Union européenne et géré par la Région autonome de Sardaigne (Italie), le Programme offrira des possibilités de coopération entre les partenaires de la région méditerranéenne dans les domaines d'intervention tels que le développement économique, l'éducation et la recherche, l'inclusion sociale et la protection de l'environnement. 
 
En savoir plus
Ordre du jour de la conférence 
Formulaire d’inscription pour les projets CTMed 
IEVP CTMED 2007-2013 – site internet 
Coopération transfrontalière 2007-2013 – Fiche 
Interview de l’EU Neighbourhood Info Centre – Partenariat transfrontalier visant à rapprocher les peuples
 

Embarquez pour le sud avec le Festival du Cinéma Méditerranéen de Bruxelles

En 13 éditions, le Festival du cinéma méditerranéen de Bruxelles est devenu un rendez-vous incontournable pour tout cinéphile mais également pour tous les amateurs de culture méditerranéenne. 

Rencontre désormais annuelle, le festival nous présente, du 5 au 12 décembre 2014, des films de qualité venus des quatre coins du bassin méditerranéen qui offre un panorama d’une « culture du sud », celle de la mer et du beau temps , avec ses qualités et ses désillusions. Un monde complexe et fascinant qui s’invite durant une semaine dans la capitale européenne! Pour en découvrir un peu plus, nous avons interrogé Aurélie Losseau, une des organisatrices de l’événement. On l’écoute! 

L’année dernière, c’étaient les 50 ans des accords d’immigrations marocaine et turque qui étaient à l’honneur. Avez-vous choisi de célébrer un événement particulier aussi cette année?
Dans le cadre du Semestre de la Présidence Italienne de l'Union Européenne, nous avons mis sur pied un Focus Spécial Cinéma Italien avec collaboration avec le Med Film Festival de Rome et l'Institut culturel italien de Bruxelles. Les spectateurs auront l'occasion de retrouver un film italien dans chacune des sections du festival. Le samedi 06 décembre prendra des airs de fête nationale italienne avec la projection du documentaire Le Cose belle en présence des réalisateurs, suivi d’ Il Capitale Umano de Paolo Virzí. Un concert italien est prévu juste après. Il y aura aussi la projection inédite du film Il giovane favoloso de Mario Martone en présence du comédien Massimo Popolizio à Bozar le lundi 8 décembre. De plus, la section coup de coeur du court comprend 2 films italien dont Recuiem de Valentina Carnelutti, membre de notre jury. Nous avons également un focus cinéma syrien en collaboration avec Euromed audiovisuel, Bozar Cinéma et ActionSyrie. Un programme s'étend du 7 au 10 décembre.

Bien que ce soit la 14° édition, le festival fête cette année ses 25 ans d’existence. Avez-vous prévu des événements pour cet anniversaire?
Cette année, nous fêtons effectivement les 25 ans du festival. Nous avons donc concocté une sélection de films "spécial 25 ans" qui dressent le portrait de la jeunesse méditerranéenne. Nous avons eu la chance de découvrir cette année de nombreux films qui relatent le quotidien de jeunes en Méditerranée. D'autant plus que nous avons pas mal de film qui sont des premières oeuvres tels que Barbarians d'Ivan Ikic, Le Challat de Tunis de Kaouther Ben Hania, Zero Motivation de Talya Lavie ou encore Qu'Allah bénisse la France d'Abl Al Malik. A cette occasion, les jeunes de 25 ans se voient offrir une place pour la personne qui les accompagne et reçoivent des pass Universciné.

Une semaine de projections est prévue. Existe-t-il une thématique qui servirait de fil rouge durant ces 7 jours?
Il n'y a pas de fil rouge à proprement parler mais il est certain que tout au long du festival, les spectateurs seront plongés au coeur de la culture Méditerranéenne.

Pensez-vous que la programmation, cette année, permette de valoriser la culture cinématographique de chacun des 20 pays du bassin méditerranéen?
Chaque année, lorsque que nous élaborons la programmation du festival, nous sommes vigilants à sélectionner des films provenant d'un maximum des pays méditerranéens. Tout le défi de la programmation est de veiller à la plus grande diversité. Cette année, 19 pays sont représentés ! Il est sur que certains pays sont plus prolifiques que d'autres tels que l'Italie, l'Espagne, la Turquie ou encore Israël...

Ce festival est l’occasion de dévoiler un cinéma peu exploité en Belgique. Outre le cinéma, cette manifestation donnera-t-elle l’occasion aux festivaliers de « baigner » dans la culture méditerranéenne ( avec des découvertes culinaires, des expositions de photographies etc….)? 
En effet, en plus du Marché Med qui proposera tous les soirs des saveurs issues des 4 coins de la Méditerranée, des concerts et soirées sont organisés. Histoire de se laisser emporter par les rythmes et les sonorités méditerranéennes...

La ville de Montpellier en France organise, elle aussi, un festival du cinéma méditerranéen chaque année. En connaissez-vous la ligne directrice? Comment pensez-vous que vous vous distinguez de Cinemed Montpellier? 
Oui bien sûr ! Nous connaissons la ligne directrice du festival de Montpellier. Nous sommes très attentifs à leur programmation. Le festival de Montpellier a d'ailleurs inspiré la création du nôtre. Le festival de Montpellier bénéficie d'infrastructures qui lui permettent d'étendre sa programmation au Portugal, à la Roumanie... Le festival de Montpellier organise souvent des rétrospectives, ce que nous ne faisons pas. En effet, nous avons déjà bien assez de choix avec des productions récentes pour remplir notre grille de programmation au maximum. Mais il est certain que notre programmation se recoupe souvent avec celle de Montpellier puisque nous programmons tous deux des films qui ont rarement l'occasion de sortir en salle. Le fait d'avoir une programmation semblable est normale puisque nous poursuivons tous deux le but de mettre le cinéma méditerranéen en avant et que, de toute façon, le public belge n'est pas le public français.

Du 5 au 12 décembre 2014
Au Centre Culturel "Le Botanique" 236, rue Royale 1210 Bruxelles

Comment s'y rendre:
- Métro: Ligne 2 et 6 - Station Botanique
- Trams: 92 - 94 Bus: 61 - 65 - 66

Par Felicia Sideris - Source de l'article  Bscnews