Renforcer la politique maritime intégrée dans le bassin méditerranéen

Le projet COM&CAP MarInA-Med (COMmunication and CAPitalization of Maritime Integrated Approach in the Mediterranean Area) constitue l’introduction d’une approche commune pour les activités de communication et de capitalisation des 14 projets de l’appel à propositions relatif aux "stratégies maritimes intégrées" du Programme MED.

Le 4 mars 2015, les partenaire du projet COM&CAP MarInA-Med organisaient la conférence intermédiaire du projet à Bruxelles.

Celle-ci a réuni des représentants des Institutions et Assemblées UE et EuroMed (Dgs de la Commission Européenne, Membres élus au Parlement Européen, le Comité des Régions, etc.), des autorités locales et régionales, des réseaux méditerranéens, des universités etcentres de recherches, le secteur privé ainsi que des représentants de projets de coopération transnationale, pour explorer l’état de mise en œuvre des « projets maritimes intégrés MED ».


Source de l'article Avitem

Casablanca - "6 èmes journées internationales de la microfinance"

Date: 15 avril 2015 - 17 avril 2015
Lieu: Casablanca
Cette manifestation est soutenue par le Bureau Maghreb de l'AUF.

"6èmes journées internationales de la microfinance" (15-17/04/15 Casablanca)La dernière décennie en matière de recherche sur les institutions de microfinance a fait une large place à des sujets tels que la gouvernance des IMF, leur impact en matière de lutte contre la pauvreté, la complémentarité ou l’opposition entre leurs objectifs économiques et sociaux. 
Cette orientation scientifique des années 2000 est pertinente quand on se remet en mémoire le contexte général du développement. Sur le fond, les Objectifs du Millénaire pour le Développement ont conduit les décideurs économiques, les praticiens de la microfinance et les chercheurs à s’interroger sur le rôle privilégié que pouvaient jouer les IMF dans une stratégie de croissance plus inclusive. 
Dans le même temps, le souhait des institutions financières internationales de porter leur attention sur la question de la bonne gouvernance et de la qualité des institutions au service du développement a poussé à l’émergence d’études nombreuses sur le fonctionnement des IMF et sur l’efficacité de leur gestion et de leur organisation. 
Sur un plan plus méthodologique, la généralisation des enquêtes de terrain et l’amélioration constante des bases de données concernant les IMF ont mis l’accent sur des approches micro-économétriques répondant aux questions posées. 
Cette décennie s’est terminée par une grave crise financière mondiale qui n’a pas été sans effet sur la situation de bon nombre de systèmes microfinanciers. Nos dernières journées à Douala ont largement témoigné de ces épisodes de crise traversées par la microfinance, qu’ils aient une origine macrofinancière ou qu’ils soient liés à des dysfonctionnements internes. 
Le temps n’est-il pas revenu de recentrer la réflexion sur les fondamentaux et en particulier sur le cœur de la problématique microfinancière : comment mobiliser des ressources pour les orienter vers les petits entrepreneurs, les projets villageois ou les exploitants agricoles généralement exclus des circuits financiers « dits » modernes ? 
C’est le sens du thème proposé pour ces VIèmes Journées Internationales de la Microfinance qui vont décliner les différents aspects du « Financement de la microfinance ». L’accent mis sur cette problématique prioritaire n’empêchera évidemment pas d’aborder d’autres sujets récurrents relatifs aux IMF.

Plus d'informations : 

Source de l'article AUF Maghreb

L’AMSED développe un projet d’atelier d’insertion professionnelle via la valorisation des déchets textiles en Algérie.

Résultat de recherche d'images pour "http://www.amsed.fr/algerie-cooperation/"Ce projet, qui nous tient à cœur, vise à devenir un outil pour l’émancipation et l’autonomie socio-économique des jeunes femmes rurales algériennes.”

A terme, ce sont 60 jeunes femmes qui devraient pouvoir profiter de ce dispositif afin de s’insérer dans le marché du travail via le renforcement de leurs capacités techniques dans le domaine du recyclage des textiles usagés et l’accompagnement vers l’entreprenariat.

L’AMSED a privilégié une dynamique partenariale de réseau via l’appui de partenaires locaux et le transfert et l’expertise des savoir-faire de migrants en tant que vecteur d’activité et d’innovation ; ils en sont, à ce stade, à l’aménagement des locaux sur place par leur partenaire l’APAM (Association pour la Promotion de l’Apiculture de Montagne) avec l’achat du matériel nécessaire (machines à coudre, tables, chaises…).


Source de l'article Euromed France

L’UE accorde €7,3 millions pour aider les municipalités palestiniennes à améliorer leurs services

L'UE a apporté une contribution de €7,3 millions pour soutenir le deuxième cycle du Programme de développement municipal qui cherche à améliorer la qualité et la couverture des services municipaux des 137 municipalités palestiniennes.
 
Le programme vise à contribuer à l'objectif plus large énoncé dans le Plan de Développement National palestinien, qui est de renforcer la performance des autorités locales dans la prestation de services publics et de les rendre plus accessibles aux citoyens.
 
Il fournit aux municipalités une combinaison d'assistance technique et des subventions annuelles basées sur le rendement pour la mise en œuvre de sous-projets prioritaires visant à améliorer le financement et la planification municipale. Les subventions basées sur le rendement visent à créer des incitations pour les municipalités à mettre en place des principes de gestion améliorées en matière de gestion financière, améliorant ainsi la solvabilité globale. 
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre - Page web sur la Palestine  
Action extérieure de l’UE – Palestine 
L’Union européenne et les Palestiniens – Page Facebook

Un éclairage économe en énergie: le projet MED-ENEC II publie une brochure de lignes directrices



Une brochure fournissant des lignes directrices et des recommandations sur l'éclairage éco énergétique pour la région sud de la Méditerranée a été publiée par le projet sur l'efficacité énergétique dans la construction MED-ENEC II, financé par l'UE.
 
La brochure met en évidence la pertinence de l'éclairage éco énergétique comme une source importante d'économies d'énergie dans les pays du Sud de la Méditerranée, et vise à permettre aux décideurs d'utiliser les directives afin de créer les conditions-cadres nécessaires dans le pays, de sorte que des mesures importantes peuvent être mises en œuvre, à la fois dans le secteur public (éclairage public) ou dans le secteur privé dans les bâtiments.
 
Le projet MED-ENEC II encourage l’efficacité énergétique et l’utilisation de l’énergie solaire dans le secteur de la construction et joue un rôle majeur dans la conception et la mise en œuvre de mesures de coopération entre l’UE et ses partenaires méditerranéens et entre les partenaires eux-mêmes. Il s’efforce aussi de sensibiliser le grand public et d’impliquer la société civile dans les techniques de construction axées sur le climat, l’efficacité énergétique et l’utilisation des énergies renouvelables dans la construction de bâtiments. 
 
Pour en savoir plus
Documents de consultation 
MED-ENEC II – Fiche et actualités 
MED-ENEC II – Site internet 
EU Neighbourhood Info Centre – Énergie
 

8ème édition des ateliers et forum PRESANORD

Le Plan Bleu en tant que partenaire aux côtés de l'Office National de la Météorologie algérienne(ONM) et l'African Center of Meteorological Application for Development (ACMAD), a participé à la 8ème édition des ateliers et forum PRESANORD (Prévisions saisonnières pour l'Afrique du Nord) qui s'est tenue à Alger du 20 au 24 mars 2015, sous le haut patronage de Monsieur Amar Ghoul, Ministre des Transports Algérien.

Cette édition, qui avait pour thème "la Prévision Saisonnière et les Services Climatiques pour la Gestion des Risques", a réuni une centaine de participants, représentants des pays de la rive sud du bassin méditerranéen, 

Après une allocution de Monsieur le Ministre, le Plan Bleu a présenté ses travaux et la manière dont il traite cette question à travers les études qu'il conduit. 
En collaboration avec l'UNEP GRID de Genève, le Plan Bleu a également présenté la plateforme MedICIP (Mediterranean Integrated Climate Information Platform) en tant que service climatique permettant de mettre en partage l'information disponible entre les organismes producteurs d'informations et les usagers/utilisateurs de ces informations.

Cet aspect s'inscrit pleinement dans la recommandation n°3, formulée lors de l'allocution de Monsieur le ministre :

« Créer un espace collaboratif de type plateforme pour :
  • diffuser largement les bulletins mensuels d'informations pour que tous les secteurs (publics/privés) puissent anticiper les risques.
  • communiquer, organiser des actions de sensibilisation et mettre en place des opérations de collaboration entre tous les secteurs.
L’atténuation des impacts des risques passe par des actions de sensibilisation autour des prévisions météorologiques et la prospective sur les projections climatiques. »

Source de l'article le Plan Bleu

"De nombreux pays du Sud ne seront pas prêts pour la COP 21"

Alors que se profile la 21e conférence Climat à Paris en décembre 2015, destinée à apporter un accord universel sur la problématique du climat, les bailleurs internationaux reconnaissent la nécessité d’accompagner les pays en développement et émergents dans la prise en compte de l’enjeu climatique dans leurs politiques publiques. 

Expertise France, agence française d’assistance technique internationale et dernier-né des opérateurs de l’action extérieure de la France, prend en charge la Facilité Climat confiée par l’Agence France Développement (AFD) pour aider les pays en développement à formuler leurs besoins et contributions en vue de la COP 21. Le 24 mars 2015, Expertise France organisait à Paris un colloque "Coopérer pour répondre au défi climatique"

Présente à cette manifestation et interrogée par econostrum.info, Hakima El Haite, ministre déléguée auprès du ministre marocain de l’Énergie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargée de l’Environnement, demeure pessimiste sur l'état de préparation des pays du sud à la COP 21. 
Le Maroc abritera la COP 22 en 2016.

Hakima El Haite, ministre marocaine chargée de l'Environnement
(Photo: Expertise France/A. Ferrand)

Econostrum.info : L’Afrique et les pays du sud de la Méditerranée sont-ils prêts pour la 21e conférence Climat qui se tiendra à Paris en décembre 2015 (COP 21) ? 

Hakima El Haite : C’est la première fois que les pays africains participent aux négociations sur le climat. Lors des précédentes conférences, seuls les pays industrialisés responsables des émissions de gaz à effet de serre (GES) devaient apporter une contribution et s’engager au niveau de leurs émissions et au niveau financier. Mais le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a alarmé le monde. On considère aujourd’hui que non seulement les pays industrialisés doivent diminuer leur taux d’émission de 80%, mais aussi que les pays peu émetteurs doivent diminuer de 20% leurs émissions. Sans cela, nous ne réussirons pas à maintenir la hausse de la température moyenne du globe en dessous de 2°C. 

Il ne s'agit plus d'un clivage entre pays industrialisés et non industrialisés, cela devient un enjeu de préservation de l’espèce humaine et de la biodiversité. Les enjeux sont tels que les négociations ont pris un autre tournant. Tout le monde doit contribuer et aller vers un nouveau modèle de développement sobre en carbone. C’est une trajectoire que le Maroc a empruntée voici plusieurs années déjà, car nous avons été confrontés à des sécheresses récurrentes, à des problèmes d’eau dès les années 60. 

Les pays africains, peu émetteurs, doivent aller vers des technologies sobres en carbone. Ils en sont conscients. Mais c’est bien beau de dessiner des modèles smart et sobre en carbone, encore faut-il avoir les capacités de les implanter, de les mettre en œuvre, de les pérenniser. Or, nous n’avons pas cette capacité en Afrique. De nombreux pays africains ne seront pas prêts à remettre leurs contributions (à la réduction des émissions de gaz à effet de serre au titre de l’accord de 2015) en juin. J’espère qu’une grande partie le sera en octobre. Mais il va falloir un transfert de technologies, une assistance technique des pays industrialisés pour aider les pays émergents et en développement à y voir plus clair, à mettre en place leur politique climat. Il faut aider les pays du Sud à avoir de la visibilité sur le plan institutionnel, juridique, au niveau de la gouvernance et sur le plan stratégique.

Le Maroc précurseur

Econostrum .info : Coopération Nord-Sud ou Sud-Sud : quelles sont les politiques mises en œuvre par le Maroc pour intégrer l’enjeu climatique ? 

Hakima El Haite : Grâce à la coopération avec nos partenaires du Nord, notamment la France, l’Espagne et l’Allemagne, nous avons pu développer une certaine expertise. Sachant que le Maroc a initié des politiques sectorielles durables dès les années 2000, comme le Plan Maroc Vert, la politique de l’Eau, la politique Energétique. Nous n’avons pas attendu que l’on nous demande des contributions. Le Maroc a inscrit sa vision du développement durable dans la Constitution, dans la législation nationale, au niveau réglementaire. Nous avons lancé et réglementé des filières durables, notamment dans le secteur de la biomasse et des déchets, une filière des huiles usagées. 

Colloque Expertise France (Crédit photo Expertise France/A. Ferrand)
Colloque Expertise France (Crédit photo Expertise France/A. Ferrand)
Aujourd’hui, nous avons capitalisé une expérience que nous déclinons désormais en Afrique dans le cadre de notre politique de coopération Sud-Sud. Nous croyons dans le développement de partenariats triangulaires, entre pays industrialisés et pays africains qui détiennent un savoir-faire local. 
Concrètement, le Maroc a créé un Centre de compétences climatiques, qui commence à assister certains pays africains, notamment le Burundi et le Cameroun. Nous sommes également présents en Côte d’Ivoire sur un biotope tout à fait exceptionnel, en train de répliquer l’expérience de l’aménagement de la lagune de Marchica. Le Maroc intervient aussi dans la gestion des déchets et l’assainissement liquide au Sénégal et en Mauritanie. Nous avons signé une convention sur l’environnement avec l’Egypte. 

Il existe des besoins dans les pays du Sud qui ne sont pas forcément des besoins européens. Dans le domaine agricole par exemple, nous avons déposé, auprès de l’Union pour la Méditerranée (UpM), un projet pour le financement du pompage solaire. Ce projet de pompage solaire agricole devrait concerner près d’un million d’agriculteurs marocains, disposant d’exploitations de très petite taille, inférieures à cinq hectares. Si nous considérons ce projet à l’échelle nationale, cela représente l’équivalent d’une station solaire de 500 mégawatts, comme celle de Ouarzazate. C’est énorme. L’intégration de l’informel au niveau des filières de déchets répond aussi à un besoin des pays du Sud. Nous l’avons au Maroc. C’est quelque chose qui n’existe pas en France. 

Econostrum.info : Il existe une logique de coopération propre aux pays du pourtour méditerranéen ? 

Hakima El Haite : Absolument. J’étais d’ailleurs à Barcelone ces derniers jours pour m’entretenir avec le secrétaire général de l’UpM, Fathallah Sijilmassi. Nous souhaitons aller vers une politique plus globale, plus intégrée, pour mieux représenter le pourtour méditerranéen. Car, à la différence du groupe africain ou du Groupe des 77, l’UpM est la seule institution qui comprend les pays du Nord et du Sud. C’est la seule plateforme de débat et de concertation hétérogène. Cela faciliterait les négociations. 

Ce que nous espérons, c’est faire entendre une voie des pays de la Méditerranée. Cela signifie avoir quarante trois pays autour de la table, du Nord et du Sud, d’accord sur les mêmes positions.

Par Christelle Marot - Source de l'article Econostruminfo

MENA : la crise de l'eau en chiffres

Alors qu’elle abrite 6 % de la population mondiale, elle ne totalise que moins de 2 % des réserves d’eau renouvelables de la planète. Elle constitue ainsi la région la plus aride du monde en comptant 12 des pays ayant les ressources en eau les plus limitées au monde : Algérie, Bahreïn, Koweït, Jordanie, Libye, Oman, Territoires palestiniens, Qatar, Arabie saoudite, Tunisie, Émirats arabes unis et Yémen.

En moyenne, la quantité d’eau disponible n’y est que de 1 200 mètres cubes, soit approximativement six fois moins que la moyenne mondiale de 7 000 mètres cubes.

À l’heure actuelle, la plupart des pays de cette région ne sont pas en mesure de répondre à leurs besoins en eau de manière durable. De plus, du fait de l’accroissement de la population et de l’augmentation des besoins qui s’ensuit, la quantité d’eau disponible par habitant devrait être divisée par deux d’ici 2050.

Une étude menée sur sept ans et achevée en 2009 a montré que la perte d’eau douce dans cette région, la plus forte enregistrée dans le monde pendant cette période, correspond quasiment au volume de la mer Morte toute entière.

Cependant, certains pays de la région, à savoir les membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), plus prospères, présentent des volumes d’eau consommée par habitant parmi les plus élevés au monde. Les pays du CCG sont également ceux chez lesquels on constate les plus grands écarts entre l’offre et la demande : le Bahreïn utilise 220 % de ses réserves d’eau douce renouvelables, l’Arabie saoudite 943 % et le Koweït 2 465 %.

Au cours des 30 dernières années, le niveau de la nappe phréatique a chuté d’environ un mètre par an (a) aux Émirats arabes unis : au rythme actuel, selon les prévisions, ce pays aura épuisé ses réserves d’eau douce naturelle dans environ 50 ans.

Nombre de pays de la région dépendent d’usines de désalinisation pour répondre à leurs besoins en eau. Ainsi, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord représentent plus de 75 % du volume mondial d’eau dessalée, dont 70 % pour les pays du CCG (Arabie Saoudite, Koweït, Qatar, Bahreïn et Émirats Arabes Unis) et 6 % pour la Libye et l’Algérie.

Dans une grande partie des pays de cette région, 85 % de l’eau est consommée par l’agriculture. Des pratiques agricoles plus efficaces permettraient de réaliser d’importantes économies d’eau et de satisfaire ainsi d’autres besoins, ce qui montre que la bonne gestion de cette ressource dépend largement de l’efficacité des politiques d’irrigation.

En Arabie saoudite, par exemple, les politiques de développement agricole et les pratiques d’irrigation adoptées depuis les années 1980 ont été pensées en prenant en considération un épuisement des deux tiers des réserves d’eau « fossile » du pays.

Par ailleurs, on estime que le changement climatique devrait entraîner une réduction des précipitations de 20 % et des taux d’évaporation plus importants, ce qui fera de l’eau une ressource encore plus rare. En Syrie, par exemple, la hausse des températures, le manque de précipitations et les aléas climatiques pourraient conduire à une désertification de 60 % de la superficie du pays.
Du fait de la conjonction de la forte croissance démographique que connaît la région et des effets anticipés du changement climatique, la situation va devenir encore plus critique en matière d’eau : les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord doivent donc impérativement trouver des solutions plus respectueuses de l’environnement, tant sur le plan de la demande que de l’offre.
Dans le secteur agricole, des pratiques climato-intelligentes et des méthodes d’irrigation plus efficaces contribueraient grandement à la préservation des ressources en eau de la région. De plus, la population doit être impliquée dans ces démarches par des campagnes de sensibilisation. Enfin, comme Malte l’a montré, optimiser l’utilisation de l’eau en minimisant les gaspillages et accroître l’efficacité énergétique des usines de désalinisation permettrait de faire baisser encore plus le coût environnemental de la production d’eau.

Par Ghanimah AL-OTAIBI - Source de l’article Blog Banque Mondiale

Atelier : « La participation des femmes à la vie économique et aux TIC dans la région méditerranéenne : contraintes et opportunités »

Siège du Secrétariat de l’UpM à Barcelone, le 26 mars 2015.

Le Secrétariat de l’UpM organisera le 26 mars 2015 un atelier opérationnel intitulé : « La participation des femmes à la vie économique et aux TIC dans la région méditerranéenne : contraintes et opportunités ». 

Résultat de recherche d'images pour "Atelier : « La participation des femmes à la vie économique et aux TIC dans la région méditerranéenne : contraintes et opportunités »"L’événement réunira des représentants d’organisations internationales et régionales, des bailleurs de fonds et des agences de développement, le secteur privé, des organisations de la société civile et des experts pour, d’une part, identifier les barrières et les contraintes qui empêchent la participation des femmes au marché numérique et, d’autre part, étudier les opportunités offertes par le secteur. 

Les discussions menées pendant l’atelier viseront également à émettre des propositions concrètes concernant les mesures de suivi spécifiques et les moyens de renforcer l’emploi et l’entrepreneuriat des femmes dans le secteur des TIC.

Cet atelier constituera la première étape de création d’une plateforme régionale de dialogue et de coordination entre les principales parties prenantes dans ce domaine. 
Cette plateforme permettra de promouvoir la mise en réseau, de créer des liens et d’identifier les opportunités entre ses participants, afin de renforcer la participation des femmes dans le secteur et contribuer ainsi à une augmentation effective de leur participation économique.

La réunion est organisée dans le cadre de la mise en œuvre des conclusions de la troisième Conférence ministérielle de l’UpM sur le renforcement du rôle des femmes dans la société, et en tant que contribution au processus de Beijing + 20.

Plus d'information :  Concept Note

Source de l'article Ufmsecretariat 

Economiser l’eau, Réutiliser l’eau: un projet européen organise une conférence internationale dans le cadre de la Journée mondiale de l'eau des Nations Unies



Le projet ACCBAT – financé par l’UE et mis en œuvre au titre du programme de coopération transfrontalière dans le bassin méditerranéen (CTMed) - tient sa deuxième conférence internationale sur la gestion durable des ressources hydriques le lundi 23 mars 2015 à Rome, Italie. 
 
L’évènement intitulé « Economiser l’eau, Réutiliser l’eau » est organisé dans le cadre de la Journée mondiale de l'eau des Nations Unies et sous le patronage de l’Expo 2015. Des représentants institutionnels ainsi que des experts provenant des deux côtés de la Méditerranée se pencheront sur la question de l’amélioration de l'efficacité de l'utilisation de l’eau notamment dans le secteur agricole. 
 
Le projet ACCBAT vise à  assurer les besoins en eau du secteur agricole à travers l'augmentation de l'efficacité de l'utilisation de l’eau et des eaux usées traitées. Des actions pilotes, le renforcement des capacités institutionnelles et la formation au Liban, en Jordanie et en Tunisie sont les principales activités envisagées pour atteindre ces objectifs.
 
Le programme IEVP CT « Bassin Maritime Méditerranée 2007-2013 » est un programme de coopération transfrontalière multilatérale financé par l’Union européenne au titre de l’Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP). Il vise à renforcer la coopération entre les régions de l'UE et celles des pays partenaires situées le long des côtes de la mer Méditerranée. 
 
Pour en savoir plus
Fiche projet et site web
IEVP CTMed – Site web 
Coopération transfrontalière – Fiche    

Etablir un lien entre les écoles et les employeurs: un projet de l'UE forme des Jordaniens par rapport aux besoins du marché



Zarqa, une ville d'environ un demi-million d’habitants à une heure de la capitale jordanienne Amman, a été la ville de lancement de la dernière action pilote du projet GEMM financé par l'UE. 

Le 15 Mars dernier, plus de 90 parents, élèves, enseignants et fonctionnaires se sont réunis pour célébrer le premier jour de la nouvelle formation, qui vise à enseigner à une trentaine d’étudiants les compétences des métiers de vente
 
La formation de six mois comprend quatre mois de théorie suivis de deux mois de pratique. Le programme a été élaboré en partenariat avec les employeurs locaux et a été approuvé par l’institution nationale de formation professionnelle.
 
Ce projet pilote est l'un de huit formations en cours de mise en œuvre dans la région dans le cadre du projet GEMM. En mai, trois personnes de chaque projet pilote seront invitées à la Fondation européenne pour la formation afin de discuter des résultats des projets pilotes et de ce qu'ils ont appris.
 
La Fondation européenne pour la formation est une agence créée par l'Union européenne qui vise à contribuer au développement des systèmes d'éducation et de formation de ses pays partenaires. Dotée d'un budget annuel de 18 millions d'euros, sa mission consiste à aider les pays en développement et en phase de transition à exploiter le potentiel de leurs ressources humaines par le biais de réformes dans les secteurs de l’éducation, de la formation et de l’emploi, dans le cadre de la politique de relations extérieures de l’UE. 
 
Pour en savoir plus
Programme GEMM – Fiche et actualités
ETF – GEMM
EU Neighbourhood Info Centre – Éducation et formation
EU Neighbourhood Info Centre – Dossier de presse– Education et formation: Apprendre sans frontières 

Intervention d’Assia Bensalah Alaoui dans le cadre de la conférence « Enjeux et projets 2015 »

Assia Bensalah Alaoui, Ambassadeur itinérant de SM Mohamed VI,  Roi du Maroc, co-présidente de l’OCEMOAssia Bensalah Alaoui, Ambassadeur itinérant de SM Mohamed VI, Roi du Maroc, co-présidente de l’OCEMO 

Modérateur Olivier Mazerolle 

O. Mazerolle : quel rôle Marseille et sa région sont-elles appelées à jouer sur la scène méditerranéenne ? 

Permettez-moi, tout d’abord de remercier le président Michel Vauzelle pour son invitation dans cette ville que j’apprends à connaître. Si vous le permettez aussi, M. Mazerolle, peut-être la question : « quel rôle Marseille et sa région pourraient-elles jouer ? » me paraît plus pertinente… 

Car, si elles ont à l’évidence plusieurs atouts et le potentiel pour jouer un rôle de premier plan en Méditerranée, encore faut-il qu’elles relèvent les sérieux défis qu’implique une telle ambition. 

1/ Toutes les deux pourraient être, en premier lieu, un modèle pour la coopération décentralisée, qui a le vent en poupe. Rôle que, du reste, elles jouent déjà, à en juger par leur dynamisme et la multitude d’accords noués en la matière, tant par la ville de Marseille (28), que par la région PACA (16), et les 13 jumelages… Sans compter les nombreux accords entre entreprises, associations et autres institutions et acteurs de la société civile. Ce sont ces relations multiples qui viennent resserrer le maillage du tissu méditerranéen. 

2/ En second lieu, elles ont l’ambition de devenir un pôle méditerranéen important, voire même de représenter la locomotive de la résilience et de la refondation à l’échelle de la Méditerranée, tout au moins occidentale, en attendant des jours plus propices pour l’ensemble de la Méditerranée. 

Plusieurs arguments peuvent soutenir cette double vision, sans qu’il s’agisse de naïveté ou d’optimisme béat. Ils relèvent essentiellement de deux ordres : le premier est relatif à la ville et à ses territoires ; le second, plus conjoncturel, est lié au contexte régional.

1/ Tout d’abord la ville et ses territoires.

Bien sûr les nuisances et les violences épisodiques, comme celles de ces deux derniers jours, sont à la marge dans une ville plus pacifiée, mais elles viennent non seulement ternir à bien des égards l’image de Marseille, et surtout empoisonner la vie des populations dans certains quartiers. Il faudra bien un jour leur apporter des réponses appropriées… 

Pour ma part, parmi les nombreux atouts que la ville et sa région recèlent et qui justifient amplement leurs ambitions, j’aimerais en retenir deux ou peut-être trois :

  • à leur tête, la diversité culturelle bien sûr, à nulle autre pareille, avec cette mosaïque joyeuse des origines, les religions qui dialoguent, la convivialité qui imprègne les rapports entre toutes ces différences… 
  • le remarquable travail entrepris pour l’aménagement urbain, la reconquête sociale et économique, avec la culture comme point d’orgue et des réalisations emblématiques, comme le MuCEM, en dépit des polémiques à ce sujet, a certainement conforté, à la fois l’identité et l’ouverture de Marseille… 
  • me fascinent surtout cette détermination, cette formidable mobilisation tant des acteurs publics que privés et de la société civile pour la réappropriation des lieux, de l’histoire ; avec cette capacité de se projeter dans l’avenir et dans l’espace, naturellement méditerranéen. Démarche admirable dont ma ville d’origine, Fès, capitale spirituelle du Royaume du Maroc, a été la pionnière avec succès, il y a plus de 20 ans !! 
  • c’est cette ouverture-là, que j’ai envie de retenir. C’est, du reste, ce qui m’a séduite lorsque j’ai répondu à l’invitation de co-présider, aux côtés de Mouin Hamzé et de Philippe de Fontaine Vive, l’OCEMO. D’une certaine manière, en effet, notre institution symbolise, à petite échelle certes, mais avec une grande ambition, l’esprit de Marseille, fait de coopération, de partage et de multi-culturalité, de volonté d’innover et de valoriser le potentiel des partenaires, du Sud en particulier et, qu’avec le concours de ses membres, elle tente d’inscrire dans la réalité.

2/ En second lieu, le contexte tant national, européen, que régional, offre l’opportunité à la cité phocéenne et à sa région de jouer un rôle significatif en Méditerranée :
  • confrontée à des défis multiples et variés, la France ne semble pas accorder la priorité à la Méditerranée. Marseille a toute latitude pour s’y atteler. Elle ne pourra cependant le faire seule ! Il lui faudra donc convaincre pour réinscrire celle-ci dans l’agenda de la France. Tâche rude à l’évidence. Mais elle aura une double occasion de déployer ses talents à cette fin, en juin et en octobre prochains ;
  • accaparée par de multiples crises, l’UE, quant à elle, va d’erreurs d’appréciation en réponses tièdes et tardives aux soulèvements arabes, et semble avoir raté le rendez-vous avec l’histoire en Méditerranée. Il est clair que l’ampleur des défis lui semble paralysante et l’accule à seulement jouer les pompiers avec les résultats que nous connaissons. Par ailleurs, la grande rivale, Barcelone, semble toute absorbée par le frémissement de la reprise économique et la problématique du statut de la Catalogne… Mais peut-être pas pour longtemps…
  • le contexte méditerranéen s’y prête également et montre bien qu’il y a une place à prendre, un leadership à exercer… Certes, au-delà du supplément d’âme qu’elle nous confère à tous, la Méditerranée se vit dans la douleur. Une inquiétude certaine au Nord, une certaine désespérance au Sud… La montée de tous les extrémismes sur les deux rives semble les écarter un peu plus, ne leur laissant souvent que la communauté des périls ! Il est donc urgent d’empêcher leur déconnexion, voire de tenter de les rapprocher.

Il est évident que, conflits et tragédies ponctuent le quotidien de bien de populations du bassin méditerranéen. Mais en dépit des instabilités politiques, des humiliations, des frustrations et des drames, l’espoir est bien là. 

En effet, les enquêtes récentes ou en cours l’expriment clairement. Qu’il s’agisse du Gallup effectué pour la « Hammamet Conference » projet initié, en 2013 dans la région MENA par le Foreign Office britannique sur « Leadership in Times of Change », de celui mené par la Fondation Anna Lindh sur le rapport des « Tendances interculturelles » en 2014, ou encore des enquêtes menées dans le cadre du Projet de l’UE « TransArab », lancé en 2013 sur les transformations politiques, économiques et sociales dans sept pays arabes (Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte, Jordanie et Irak ), et dont nous avons examiné les premiers résultats au Caire, la semaine dernière… Toutes ces recherches rendent compte, de différentes manières, de la confiance des sociétés arabes dans leur avenir qu’elles estiment être meilleur sur les plans de l’économie et du bien-être dans les cinq ans à venir. La défiance, dans l’ensemble, à l’égard de la capacité des politiques à relever les défis sociaux, contraste avec la participation citoyenne croissante. En dépit d’attitudes régressives ici et là, elles font montre en fait, d’un dynamisme et d’une ouverture étonnants, surtout chez les jeunes et les femmes : curiosité, indépendance d’esprit, confiance dans les sociétés civiles... Ces tendances me confortent dans la conviction que les jeunes et les femmes doivent être les cibles privilégiées de nos actions à tous, pour améliorer d’une manière durable le sort de nos sociétés dans leur globalité et leur offrir un avenir digne. 

Tout ceci, me semble-t-il, rend Marseille et sa région, grâce aussi au chemin choisi, légitimes et attractives pour soutenir, consolider, accompagner cet espoir… Elles se doivent même d’anticiper cette nouvelle étape décisive dans le futur de la Méditerranée... 
Elles le pourraient, au vu de tout ce qui a été avancé ; à condition, bien sûr qu’elles le veuillent, le décident et qu’elles déclinent à cette fin les nombreuses partitions à leur portée. 

Pour cela, il leur faudra en premier lieu, triompher de leurs propres démons et de cette instabilité récurrente dans certains quartiers… A condition aussi que les élites, tout à fait conscientes de l’ampleur des défis pour atteindre les objectifs définis, fassent bloc pour les relever. 
Elles pourraient, en second lieu, mettre à profit la sensibilité propre à la ville et à ses territoires pour adopter des approches ciblées, différenciées, des stratégies adaptées aux pays et régions du bassin méditerranéen, loin du « one size fits all », privilégiées par les états et l’UE et si décriées par les partenaires du Sud. 

Stratégies à mettre en œuvre, dans un esprit d’égalité absolue, de partage des savoirs et des savoir-faire, en toute solidarité qui n’exclut pas la compétition loyale, souvent même, aiguillon du succès. 

Pour être ce catalyseur d’une plus grande visibilité pour toute la région, il leur faudra améliorer d’une manière substantielle leur propre communication et s’employer à changer les regards croisés, biaisés, afin de conforter la confiance mutuelle, sans laquelle rien n’est possible… 

Je vous remercie pour celle que vous m’avez faite en m’associant à cet exercice.

Source de l'article l'OCEMO

Notariats de la Méditerranée Tanger abritera le 5e colloque

Le 5e colloque des notariats de la Méditerranée se tiendra, les 26 et 27 mars à Tanger, sous le thème «Le notaire, partenaire du développement et garant de la sécurité juridique».

Notariat_Mediterranee.jpgPlacé sous le Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, ce colloque, organisé par l'Ordre des notaires du Maroc en partenariat avec l'Union internationale du notariat (UINL), réunira des notaires, experts, juristes et des opérateurs économiques de 22 pays du pourtour méditerranéen, dont l'Espagne, l'Algérie, la France, l'Italie, la Turquie, la Slovénie et la Tunisie.

Les participants à cette rencontre auront à débattre de plusieurs sujets ayant notamment trait à «L'organisation et l'exercice de la profession», «Les actes notariés et l'efficacité économique», «Le partenariat public-privé» et «les régimes de succession en droit international privé», précisent les organisateurs dans un communiqué, parvenu jeudi à la MAP.

Cette manifestation constitue une occasion pour accompagner la dynamique que connaît le domaine du notariat au Maroc en termes du renforcement du rôle du Conseil national des notaires dans les domaines de l'encadrement, la qualification, la moralisation et de la consolidation de sa vocation de protection des droits et propriétés, d'encouragement de l'investissement et d'appui à l'attractivité économique du Royaume, explique la même source.

Le Colloque sera également une opportunité pour échanger les expériences en matière d'encadrement juridique et contractuel du partenariat public-privé, qui connaît une importante dynamique au niveau national, suite à l'élaboration d'un nouveau cadre juridique et aux opportunités qu'il présente dans le cadre de la mise en œuvre des stratégies sectorielles lancées au Maroc.

Les participants à cette rencontre internationale devraient aussi examiner les voies de rapprochement entre les systèmes juridiques des pays de la Méditerranée, notamment dans le domaine de la mise en œuvre des dispositions des contrats de succession dans le droit international privé, ainsi qu'évaluer l'impact de la généralisation de l'acte notarié sur la sécurité contractuelle dans le bassin méditerranéen. 

Source de l'article Le Matin

De Selinonte à Carthage - Les routes de Magon, le génie

Un itinéraire culturel et touristique entre la Tunisie et la Sicile sera bientôt opérationnel 
Le projet Magon «Le chemin de la vigne méditerranéenne sur les traces de Magon entre la Sicile et la Tunisie», cofinancé par l’UE dans le cadre du programme de coopération transfrontalière Italie-Tunisie, prévoit la réalisation d’un circuit culturel touristique transfrontalier basé sur la valorisation intégrée du patrimoine archéologique, de la culture du vin et des traditions œnogastronomiques de la Méditerranée. 

Sur les traces de MAGON, un circuit touristique vinicole

Il emprunte son nom à l’agronome carthaginois Magon, auteur du fameux traité en 28 volumes que le Sénat romain commanda d’amener à l’Urbe pour le traduire au latin, suite à la conquête de Carthage. 

Lors d’un colloque récemment tenu au musée du Bardo, une foule d’experts et d’historiens se sont réunis pour retracer l’histoire de ces chemins en question mais aussi pour raconter dans les détails l’histoire de ce génie carthaginois qui a révolutionné l’agronomie. Gaetano Forni, Aurelio Coppola, Caterina Greco, Marilena Barbera, Paolo Benvenuti, Hassine et Mounir Fantar et Mohamed Ben Cheikh sont parmi les experts de cette journée dédiée au génie carthaginois. On apprendra aussi, lors de ce colloque, qu’au-delà des événements historiques qui menèrent à la conquête et à la destruction de Sélinonte par les Carthaginois en 409 après J.-C., se développèrent des phénomènes de syncrétisme religieux et culturels auxquels n’était pas étrangère la richesse de l’agriculture et des échanges commerciaux.

Le circuit culturel et touristique «Magon», promu par l’association Strada del vino terre sicane et par la Chambre nationale des producteurs des vins en Tunisie, valorisera les paysages des territoires de la Sicile occidentale, entre l’ancienne ville de Selinonte caractérisés par une des plus vastes concentrations de vignobles en Europe, et les paysages des territoires entre Carthage et Kerkouane — deux sites reconnus par l’UNESCO comme patrimoine de l’humanité.

«Le nouveau circuit Magon fera partie de l’Itinéraire Culturel “ITER VITIS-les chemins de la vigne”, reconnu par le Conseil de l’Europe le 15 mai 2009, qui se réfère à l’histoire et à la culture du vin dès ses origines, traversant une extraordinaire variété d’écosystèmes et de régions viticoles, du Caucase à l’Atlantique, dit madame Mila Lauretta, assistante pour la gestion opérationnelle du projet en Tunisie, L’œnotourisme et le tourisme gastronomique représentent de nouveaux segments qualifiés du tourisme culturel que le “World Tourism Organisation” signale en croissance continue en relation, aussi, avec l’évolution de modèles de tourisme de plus en plus caractérisés par une fragmentation des vacances en séjours plus courts». 

Dans ce sens, l’Itinéraire culturel Magon peut contribuer à la diversification de l’offre touristique, mettant en réseau des territoires que l’ancienne culture de la production du vin désigne comme des lieux uniques, en relation avec le savoir-faire millénaire des communautés locales qui ont vécu dans ces territoires en modelant leurs paysages agricoles, environnementaux et historico-culturels. 

Dans ce cadre de référence, le projet Magon propose de réaliser deux nœuds territoriaux du réseau des Itinéraires culturels touristiques Iter Vitis, un premier dans la Sicile sud-occidentale, l’autre dans le nord-ouest de la Tunisie, connectés par le patrimoine commun d’un héritage se référant à l’ancienne frontière méditerranéenne entre Selinonte et Carthage, le «limes» (frontière) où, au cours des siècles, la civilisation grecque et la phénicienne punique se sont confrontées, avant d’être englobées dans l’espace commun de l’Empire romain. 

Des études récentes, par ailleurs, sollicitent une reconsidération de certaines certitudes historiques «confortables» fondant les actuelles convictions de l’Occident concernant son propre héritage culturel et intellectuel : le monde classique ne fut jamais une réalisation exclusivement gréco-romaine, mais le résultat d’un ensemble beaucoup plus complexe de relations entre plusieurs peuples et différentes cultures.

Source de l'article La Presse