11e Rencontres Films Femmes Méditerranée : le talent et le courage du cinéma féminin d’hier et d’aujourd’hui

L’édition 2016 des Rencontres Films Femmes Méditerranée du 6 au 23 octobre 2016 s’annonce une nouvelle fois riche d’un cinéma où les réalisatrices d’une Méditerranée élargie à "d’autres rives" s’expriment avec courage et passion.

En marge des 40 projections, des événements d’exception : 
Hommage à de grandes dames du cinéma : Chantal Akerman au cinéma le Gyptis le 2 octobre, Juliet Berto au MuCEM les 9 et 16 octobre. 
 Une leçon de cinéma par 2 réalisatrices des balkans, Andrea Štaka et Jasmila Žbanić. 
 La grande soirée 13 en courts. 
 Un atelier sur la webcréation. 
 A la Villa Méditerranée–Avitem, une table ronde sur la cruciale situation des réfugiés mineurs, Jeunes migrants, frontières visibles et invisibles. 
 Un concert des Nouvelles Antigones.

Et toujours une convivialité renouvelée par des occasions d’échanges entre public et réalisatrices invitées.

Source de l'article Evous

L’Odyssée des Alternatives Ibn Battûta fait escale en Tunisie du 27 au 30 octobre 2016 (programme)

Le premier bateau de l’Odyssée des alternatives Ibn Battûta vient de faire escale au port de la ville de Bizerte pour un séjour de 4 jours en Tunisie qui va emmener le groupe à Gabès ou des débats et forums se poursuivront jusqu’au 30 octobre 2016.


L’odyssée des alternatives c’est plusieurs dizaines d’organisations et de mouvements citoyens d’Afrique et d’Europe qui se sont rassemblés, en marge de l’événement COP22 dédié à l’environnement et prévu en novembre au Maroc, dans des flottilles pour traverser la méditerranée du 19 octobre au 10 novembre 2016.

Ces flottilles relieront par la mer et en itinérance six escales, de l’Espagne jusqu’au Maroc en passant par la France, l’Italie, la Tunisie et l’Algérie. Les escales vont mettre en avant les grands enjeux (climat, migration, justice sociale) et vont permettre de creuser les problématiques et d’avancer vers une adaptation au changement climatique basée sur les écosystèmes et les communautés.


Elles prendront la forme de forums, fêtes des alternatives et du pouvoir d’agir citoyen. Les participants venus de plusieurs pays et qui viennent de débarquer en Tunisie iront en caravane jusqu’à Gabès pour y passer deux jours, les 29 et 30 octobre consacrés aux réflexions, de dialogues et de fêtes avec le réseaux associatif environnemental tunisien.

Programme des journées de l’Odyssée Ibn Batuta en Tunisie :


A Gabès, le forum commence dès le 27 octobre. L’équipe de militants cherche à mobiliser à Gabès, afin de mettre en lumière les enjeux auxquels sont confrontés des millions de citoyens, face à l’impact de la pollution mais aussi aux effets désastreux du changement climatique. Gabès, avec sa zone industrielle, fait partie des lieux de Tunisie où les crimes à l’encontre de la nature et de l’être humain sont les plus visibles, de même que les enjeux de pouvoir et les responsabilités politiques et économiques.

Source de l'article Tekiano

Tous les pays méditerranéens ne passeront pas à l'heure d'hiver dimanche 30 octobre 2016

A 3 heures du matin dimanche 30 octobre 2016, il sera 2 heures ! Le changement habituel pour passer en heure d'hiver devient une habitude, depuis plusieurs décennies dans soixante dix pays dans le monde. 

Comme plusieurs autres pays méditerranéens, la Tunisie ne changera pas d'heure (photo F.Dubessy)Depuis 1998 et une harmonisation grâce à une directive européenne, l'ensemble des pays de l'Union européenne passent ensemble à l'heure d'hiver tous les derniers dimanches d'octobre (et tous les derniers dimanche de mars pour l'heure d'été). Le Maroc, le Liban, Israël et les Territoires palestiniens leur emboîtent le pas. 

Mais, tous les pays ne sacrifient pas à cette coutume permettant d'économiser de l'énergie (250 000 tonnes de pétrole économisées par an en France). 

Ainsi, la Turquie a décidé d'y renoncer en septembre 2016. Le pays restera désormais à l'heure d'été et n'en changera plus. 

La Tunisie, en 2009, et l'Egypte, en 2011, avaient déjà abrogé le changement horaire. En Algérie, la pendule ne varie pas non plus, depuis l'hiver 1981. La Libye n'applique également ni l'heure d'hiver ni l'heure d'été. 

A noter que plusieurs pays, dont le Maroc, en fonction des dates du ramadan rétablissent pendant cette période l'heure d'hiver.

Par Frédéric Debussy - Source de l'article Econostruminfo

Net-Med Jeunesse, un exemple de meilleures pratiques pour relever les défis rencontrés par les jeunes dans la région Euro-Med



Lors d’une séance consacrée à l’examen des enjeux économiques, sociaux et politiques auxquels sont confrontés les jeunes, organisée dans le cadre de la Conférence méditerranéenne de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) tenue à Vienne au début du mois, le projet Net-Med Jeunesse, financé par l’UE, a été présenté comme un exemple de meilleures pratiques pour relever les défis auxquels sont confrontés les jeunes
 
La session visait à examiner les enjeux économiques, sociaux et politiques auxquels sont confrontés les jeunes du nord et du sud de la Méditerranée. Ceux-ci comprennent la participation insuffisante des jeunes et des femmes dans la sphère publique et politique et dans les médias traditionnels, ainsi que les taux de chômage des jeunes. La session a permis de présenter en détail le projet NET-MED Jeunesse, tout en discutant des moyens d’améliorer la vie des jeunes.
 
NET-MED Jeunesse vise à améliorer la participation effective des jeunes pour l’inclusion de leurs priorités dans la législation et la planification nationale dans les pays partenaires du sud de la Méditerranée.
 
L'objectif spécifique du programme est de renforcer les capacités des organisations de jeunesse dans les pays de la PEV du Sud et de soutenir leur mise en réseau afin de réduire la fragmentation des efforts et d'exploiter le potentiel collectif des jeunes dans la réalisation de la transition démocratique vers la citoyenneté active, la participation politique et l'inclusion sociale. 
 
Pour en savoir plus
NET-MED jeunesse – Fiche
EU Neighbourhood Info Centre - Jeunesse 

Comité des régions : les villes et les régions peuvent être des partenaires dans le voisinage de l’UE



Le Comité des régions de l’Union européenne (CdR) a exhorté l’Union européenne de se concentrer davantage sur la coopération avec les collectivités locales et régionales dans les pays voisins, ainsi que sur des projets locaux et la société civile, dans un avis adopté en session plénière le 11 octobre.
 
Le Comité des régions a mis en avant « le rôle des collectivités locales et régionales dans l’ancrage de la démocratie et de l’état de droit dans la société » et a déclaré que l’UE devrait renforcer « les droits et les responsabilités » des administrations infranationales, ainsi que mettre davantage de fonds à leur disposition.
 
La rapporteure du CdR, Anne Quart, qui est Secrétaire d’État pour l’Europe dans le Land de Brandebourg, a déclaré : « Nous devons accroître la visibilité de la PEV, nous concentrer davantage sur les activités de la société civile aux niveaux local et régional, et garantir un financement suffisant. Pour y parvenir au mieux, l’UE devrait s’appuyer davantage sur les expériences des villes et des régions, qui, avec la société civile, peuvent fournir de précieuses indications et partager des connaissances sur la manière dont la cohésion économique et sociale, les systèmes démocratiques et l’état de droit peuvent être promus aux niveaux local et régional. »
 
Le CdR demande d’accorder davantage d’attention à la création d’emplois et à la « promotion des droits sociaux » et identifie les jeunes et les femmes, comme des « éléments clés » du développement des pays voisins de l’UE. Il souligne la nécessité pour l’UE d’encourager des contacts plus personnels, notamment par le biais de jumelages et d’une expansion du programme Erasmus de l’Union européenne pour les étudiants. Il fait valoir que le plan d’investissement extérieur récemment annoncé par l’Union européenne devrait « remédier aux causes profondes des migrations » et que les collectivités locales et régionales européennes devraient participer dès « le tout début de ce processus ».
 
L’avis souligne également que l’UE devrait aider ses voisins à développer les infrastructures énergétiques, améliorer l’efficacité énergétique, diversifier leurs sources d’énergie et encourager les initiatives pour limiter le changement climatique. Le CdR exhorte les collectivités locales et régionales dans le voisinage méridional et oriental de l’UE à rejoindre la Convention des maires pour le climat et l’énergie, une initiative volontaire ascendante dans laquelle les villes et les régions acceptent d’aller au-delà des objectifs climatiques de l’UE en échange de l’appui technique de l’UE et d’un accès plus facile aux financements de l’UE.
 
Pour en savoir plus

SAHWA Business Brief : entrepreneuriat, éducation & emploi

Le projet SAHWA organise un évènement public axé sur l’« employabilité et opportunités pour la jeunesse ». 

Seront réunis les partenaires scientifiques et de recherche du projet SAHWA, ainsi que des jeunes entrepreneurs, accélérateurs et organisations de soutien aux startups, réseaux de soutien et mentorat, experts sur les thématiques « éducation » et « entrepreneuriat », business angels et investisseurs basés en Europe et dans la région méditerranéenne.

Les principaux objectifs du SAHWA Business Brief sont :
  • Présenter les principales publications et conclusions de SAHWA consacrées à la jeunesse 
  • Echanger avec chercheurs et praticiens au sujet des principaux défis et opportunités pour la jeunesse
  • Diffuser des bonnes pratiques visant à renforcer les capacités des jeunes
  • Le partage d’expériences de jeunes entrepreneurs

Le SAHWA Business Brief est organisé par ANIMA Investment Network dans le cadre de l’EMEA Business Forum et de la Semaine économique de la Méditerranée. Cet évènement réunira des décideurs économiques et représentants d’entreprises de la région méditerranéenne.



Source de l'article Animaweb

Trois films algériens en lice au festival d’Annaba du film méditerranéen

Trois longs métrages algériens de production récente feront partie des 16 films en compétition lors de la 2ème édition du festival d’Annaba du film méditerranéen (FAFM) prévu du 6 au 12 octobre, a indiqué dimanche le commissaire de la manifestation Saïd Ould Khelifa.


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"Ouakaï karyati" (Chronique de mon village) de Karim Traïdia, "El Lawha el mathkouba" (Le tableau troué) de Djamel Azizi et "Al’aan youmkinikoum el madji" (Maintenant, vous pouvez venir) de Salem Brahimi représenteront l’Algérie durant ce festival qui réunit au total 16 pays, a précisé Ould Khelifa dans une conférence de presse .

Les 35 productions cinématographiques retenues au festival seront projetées dans quatre sites, la cinémathèque, le théâtre régional Azzedine Medjoubi, le palais de la culture Mohamed Boudiaf et la bibliothèque publique. Des conférences et ateliers de formation pour amateurs animés dans le cadre d’une convention entre le festival d’Annaba et celui de Kélibia (Tunisie).

L’Iran sera l’invité d’honneur du festival qui rendra un hommage particulier au réalisateur iranien Abbas Kiarostami.

En marge du festival, une délégation britannique animera, avec le concours de l’université Badji Mokhtar d’Annaba, des ateliers dans le cadre du 400ème anniversaire de la mort du poète, dramaturge et écrivain William Shakespeare.

Plusieurs figures du 7ème art dont Lakhdar Hamina, Mohamed Rachedi, Ahmed Bedjaoui et Mohamed Khan seront honorées lors de cette 2ème édition du FAFM.

Un hommage sera rendu à titre posthume à la réalisatrice tunisienne Kalthoum Bournaz, décédée en septembre dernier, a ajouté Ould Khelifa qui a estimé que le festival constitue un acquis culturel international.

Source de l'article APS

La Méditerranée, un espace de tolérance et de résistance

La cité des alizés, espace de partage et de cohabitation, vient d’abriter la deuxième édition du Forum euro-méditerranéen des jeunes leaders les 15 et 16 octobre 2016. 

La Méditerranée, un espace  de tolérance et de résistanceUn moment d’échange et d’ouverture initié par l’ambassade de France au Maroc en partenariat avec l’ONG «Marocains pluriels» et l’Association «Essaouira-Mogador», marqué par la participation d’une jeune élite issue de huit pays de l’espace euro-méditerranéen ainsi que 300 jeunes issus des quatre coins du Royaume. 

Jeunes engagés dans la vie associative et citoyenne, futurs responsables politiques, chefs d’entreprise, intellectuels, journalistes et acteurs associatifs, ont tous été au rendez-vous de cet événement dont les débats ont étaient sur différentes thématiques notamment «Les phénomènes de radicalisation», «La révolution numérique», «La lutte contre le changement climatique», «L’égalité hommes-femmes» et «Le rôle de la culture». 
Le Forum euro-méditerranéen des jeunes leaders ambitionne de former un réseau méditerranéen de jeunes décideurs, favoriser l’engagement et la participation au débat public de la nouvelle génération, en particulier celle du Sud de la Méditerranée, et dégager des convergences et des recommandations d’actions sur des sujets revêtant un caractère prioritaire au Nord comme au Sud de la Méditerranée. 
« La Méditerranée, outre qu’elle symbolise la paix, la tolérance et l’interculturalité, doit être perçue lors de ce forum comme un espace de résistance à travers notamment nos voix et notre présence. Nous sommes confrontés aujourd’hui à des défis d’un autre âge, une régression et un archaïsme qui n’ont ni frontières, ni passeport, ni religion », a tenu à préciser André Azoulay, président de l’Association «Essaouira-Mogador», à l’entame des travaux du forum. 
Un forum de retrouvailles illustrant l’existence collective d’après Azoulay qui a insisté sur la diversité culturelle ayant forgé l’identité de Mogador. 
Jean-François Girault, ambassadeur de France au Maroc, s’est dit impressionné par les thématiques à l’ordre du jour de ce forum, et plus particulièrement celles afférentes à la radicalisation et au changement climatique qui représente deux grands défis auxquels fait face aujourd’hui l’humanité. 
Jean-François Girault a, par ailleurs, mis en relief les valeurs nobles que symbolise Essaouira, tout en invitant les jeunes à s’inspirer de son identité plurielle en vue de réfléchir ensemble sur la meilleure approche de construire un espace euro-méditerranéen de paix, de prospérité et d’apaisement, loin des tensions internationales. 
La sous-culture religieuse, les inégalités sociales, le chômage, l’autoritarisme et le manque de projet identitaire et démocratique prenant en compte la diversité, des facteurs entre autres mis à l’index par les intervenants lors de la première table ronde consacrée au thème de la radicalisation. 
Les intervenants lors du débat consacré à la thématique «La société numérique du 21e siècle» ont été unanimes à souligner que la révolution numérique est porteuse d’immenses promesses et constitue une révolution industrielle, source d’innovations, de croissance et d’emplois. 
Lors du dîner-débat sur le rôle de la culture, marqué par la présence d’Élisabeth Guigou, présidente de la Fondation «Anna Lindh», les participants ont mis l’accent sur le rôle avant-gardiste de la culture dans les sociétés contemporaines, dans la mesure où elle pourrait réussir là où la politique a échoué. 
Pour les participants à la table ronde consacrée à la question de l’égalité hommes-femmes, tant au Nord qu’au Sud de la Méditerranée, l’égalité entre les genres continue à constituer un combat historique et à mobiliser des énergies. 
L’Accord de Paris et la COP 22 à Marrakech ont été mis en avant par les participants au débat axé sur les changements climatiques. Le premier promet une transition vers les énergies 100% propres, alors que le Carrefour universel des verts prévu à Marrakech le mois de novembre 2016 met en évidence l’ambition du Maroc de contribuer à l’opérationnalisation de l’Accord de Paris et d’un Plan d’action en termes d’adaptation, d’atténuation et de financement. 

Par Abdelali Khallad - Source de l'article Libération Maroc

L’Ariana proclamée « Municipalité amie des abeilles »

Une convention de partenariat a été conclue, jeudi 20 octobre 2016, entre la Municipalité de l’Ariana et la Fédération des apiculteurs de la Méditerranée (FEDAPIMED), proclamant la municipalité de l’Ariana ” Municipalité amie des abeilles “.

abA travers cette convention, la ville de l’Ariana marque son adhésion officielle à la campagne CooBEEration financée par l’Union Européenne pour la sauvegarde de la biodiversité et l’amélioration de la sécurité alimentaire et le développement socioéconomique dans le pourtour méditerranéen.

Lors d’une séance de travail tenue à l’hôtel de ville de l’Ariana, le président de FEDAPIMED, Vincenzo Panettieri, a exprimé la volonté de renforcer la coopération avec la municipalité de l’Ariana et d’appuyer ses efforts de boisement, de création d’espaces verts et de réduction des pesticides.

Pour sa part, le président de la délégation spéciale de la commune de l’Ariana, Majdi Gasmi, a souligné qu’à travers son adhésion à la campagne CooBEEration, la ville de l’Ariana s’engage, notamment, à impulser les initiatives visant à utiliser des produits organiques pour la protection des terres agricoles et des espaces verts et la sauvegarde de la biodiversité, rapporte l’agence TAP.

Par Khalil Jelassi - Source de l'article Webdo

Pour une meilleure insertion sociale et professionnelle des mères célibataires au Maghreb : une étude de capitalisation d'expérience et bonnes pratiques a été réalisée dans le cadre d’un projet européen

Une étude de Capitalisation d’expériences et de bonnes pratiques d’accompagnement des mères célibataires au Maghreb a été réalisée dans le cadre du projet « Pour une meilleure insertion sociale et professionnelle des mères célibataires au Maghreb », financé par l’UE et mis en œuvre en Algérie, en Tunisie et au Maroc.
 
Cette étude s'est faite sur la base des travaux de recueil d’expériences significatives de réinsertion socioprofessionnelle des mères célibataires, déjà réalisés dans le cadre du projet et qui ont permis d’interviewer plus de 150 acteurs différents parmi les partenaires du projet et d’autres acteurs associatifs, publics et privés, travaillant pour l’insertion sociale et économique des mères célibataires dans les trois pays.
 
Il en ressortira de cette étude une série de recommandations pour développer l’usage de ces bonnes pratiques par l’ensemble des acteurs qui appuient la réinsertion sociale et professionnelle des mères célibataires au Maghreb. 
 
Pour en savoir plus
Délégation de l’UE en Algérie – site web
EU Neighbourhood Info Centre – Algérie

La BEI et la Banque mondiale unissent leurs forces dans un élan nouveau en faveur de l’entrepreneuriat au Proche-Orient et en Afrique du Nord



La Banque européenne d’investissement (BEI) et le groupe de la Banque mondiale (GBM) ont conclu cette semaine à Washington un accord visant à collaborer sur une nouvelle initiative conjointe pour soutenir les nouveaux entrepreneurs au Proche-Orient et en Afrique du Nord, et notamment les jeunes et les femmes.
 
L’objectif de l’initiative « Boost MENA » est de mettre en place un nouveau mécanisme d’investissement destiné aux pays du Proche-Orient et d’Afrique du Nord, combinant le financement des jeunes pousses innovantes et des entreprises en début de croissance et une assistance technique de grande ampleur. Elle contribuera également à la réponse internationale à la crise des réfugiés.
 
« Boost MENA » est la première initiative du genre à fournir un soutien financier pour l’innovation et l’entrepreneuriat en vue de promouvoir la création d’emplois à une échelle sans précédent dans toute la région. En particulier, l’approche intégrée de l’initiative ciblera le soutien aux étapes les plus précoces et les plus risquées de l’entrepreneuriat. Le projet fournira un soutien à long terme aux programmes axés sur les entrepreneurs, tels que les accélérateurs/pépinières d’entreprises, les fonds d’amorçage, les réseaux d’investisseurs providentiels, les plates-formes d’investissement participatif, les fonds à impact social et les fonds de capital-risque.  
 
Pour en savoir plus
BEI – Site internet 

Liban : Clima South soutient la mise en place d’une plateforme de connaissances commerciales dans le cadre de la lutte contre le changement climatique



La Loi libanaise sur le climat (Lebanon Climate Act), une initiative cofinancée par l’Union européenne pour soutenir la croissance économique tout en relevant les défis posés par le changement climatique, à travers une économie à faibles émissions de carbone, a organisé la semaine dernière à Beyrouth une session de formation s’adressant aux entreprises privées pour la mise en place de la plateforme de connaissances commerciales, avec l’appui du projet Clima South, financé par l’UE.
 
Cette session de formation est la première d’une série de sessions visant à approfondir les connaissances sur les mécanismes de lutte contre le changement climatique et à déterminer les façons dont les entreprises du secteur privé peuvent contribuer à ces mécanismes par le biais de la conception et de la mise en œuvre d’activités qui permettront de réduire l’empreinte carbone. 
 
La Loi libanaise sur le climat, qui rassemble déjà 120 entreprises et organismes de la société civile au Liban, aide chaque entreprise à élaborer sa stratégie pour limiter le changement climatique de manière intelligente tout en permettant de tirer des avantages économiques et environnementaux. Cette initiative est organisée en conformité avec les contributions prévues déterminées au niveau national (CPDN) du Liban, à savoir les engagements pris par le Liban lors de la Conférence de Paris sur le climat, dite « COP 21 ».
 
Le projet Clima South a pour objectif de renforcer la coopération régionale entre l'UE et ses voisins méditerranéens du sud et entre les pays partenaires eux-mêmes (Sud-Sud) dans le domaine de l'adaptation au changement climatique et de l'atténuation de ses effets, principalement par le développement des capacités et l'échange d'informations. Le but général est de faciliter la transition des pays du sud de la PEV vers le développement à faible intensité en carbone et la résilience au changement climatique.  
 
En savoir plus 
ClimaSouth – fiche et actualités 
ClimaSouth – site internet  
EU Neighbourhood Info Centre  – Environnement

La "radicalisation" de la jeunesse, la nécessité d'un règlement politique euro-méditerranéen

Si l'on a tendance à se focaliser sur les processus de radicalisation de centaines de jeunes en Europe, on en oublie que ce sont avant tout des jeunes maghrébins, qui fournissent une bonne partie du gros des troupes dans les départs vers l'État islamique. Et tout particulièrement la Tunisie.

ISIS FLAG

Il y a en effet près de 3000 Tunisiens actuellement en Syrie, atteignant la première place du podium sur près de 12000 et parmi 81 pays. C'est bien sûr énorme et devant les Saoudiens (2500) et les Marocains (1500). Comment l'expliquer d'autant qu'elle concerne avant tout les jeunes bien évidemment?

Medhi Jomâa, ancien premier ministre tunisien entre 2014 et 2015, s'exprimait le 28 septembre 2016 dans une conférence organisée par le Club de Madrid à Bruxelles, et intitulé "Preventing Violent Extremism: Leaders telling a different story": "La radicalisation de nos jeunes est un sérieux problème et ne doit pas se traduire uniquement en termes sécuritaires mais nous devons réfléchir à des solutions avant tout économiques, sociales et culturelles".

La jeunesse tunisienne est en effet très mal. Un article dans Leaders.com tentait d'apporter des éléments de compréhension: "L'engouement des jeunes tunisiens pour le départ au jihad en Syrie trouve son explication dans plusieurs facteurs socioéconomiques et idéologiques. Les fortes campagnes d'endoctrinement propagées dans les mosquées, accompagnées de mirobolantes incitations et relayées par des réseaux de prise en charge, ont longtemps fonctionné librement sans la moindre mise en garde de la part des autorités. Visant des jeunes fragilisés par l'échec scolaire, le chômage, l'obstruction des perspectives, la complexité des relations familiales et le questionnement identitaire et religieux, elles ont réussi à faire partir des milliers de jeunes, voire des couples, vers la Syrie". C'est tout là tout le drame du monde arabe: sa jeunesse en mal d'inspiration et de perspectives!

Il faut bien dire qu'il peut paraître de prime abord paradoxal en se penchant sur les chiffres, de voir que la Tunisie toujours considéré comme un laboratoire des transitions démocratiques dans le monde arabe et un modèle de succès d'une révolution issue des "Printemps arabes", puisse générer autant de désillusions chez les jeunes prêts à partir.

Pourtant, on se souvient tous des attentats du Bardo en mars 2015 avec 24 morts, de Sousse fin juin 2015 faisant 38 morts, ou de Ben Guerdane faisant près de 50 morts, tout trois commandités par le terroriste et chef opérationnel de Daesh en Libye, Nourredine Chouchane.

Combien de nouveaux Bouazizi, en référence à Mohamed Bouazizi vendeur ambulant qui s'est immolé par le feu en décembre 2010 par désespoir de sa situation économique, sont dans l'impasse aujourd'hui en Tunisie?

C'est bien sûr entre autres le résultat de cinq années catastrophiques post-révolutionnaires en matière économique et sociale, qu'aucun gouvernement n'a eu la capacité d'améliorer.

Les conditions des jeunes sont pires qu'en 2011, et nous ne sommes pas à l'abri de nouvelles flambées de violence de leur part et de manifestations de désespoir comme ce fut le cas donc de Mohamed Bouazizi qui déclencha indirectement en 2010 la révolution.

Certes, la démocratie s'installe mais le chômage d'une part et le poids de la dette publique d'autre part atteignent des sommets. Avant 2011, le pays avait une relative autonomie financière; désormais elle est à la merci des institutions internationales qui ont généreusement arrosé le pays tout en l'entraînant dans la spirale de l'endettement.

Bilan: difficile de promettre un avenir tout rose aux jeunes Tunisiens. Il n'est donc pas à exclure que beaucoup s'en vont encore par idéalisme vers la Syrie, ce qui s'est davantage tari côté européen.

L'Europe est touchée de plein fouet par ce fléau au même titre mais à des degrés divers. Gilles de Kerchove, coordinateur pour l'Union Européenne de la lutte anti-terroriste renforçait cette idée lors de cet événement à Bruxelles en précisant "que c'est avant tout un problème de jeunes qui ont tous moins de trente ans et qui ont un problème de testostérone". L'expression peut faire sourire mais elle met en balance la puissance post-adolescente de vouloir s'offrir un avenir radieux et le mur d'incompréhension qui s'offre à eux très rapidement avec ou sans diplômes face au politique qui les néglige.

La solution contre la radicalisation doit s'inscrire désormais dans une perspective euro-méditerranéenne puisque les problèmes sont presque les mêmes. A mêmes problèmes, mêmes solutions? En tout cas, l'emploi et le chômage des jeunes doivent être la priorité des politiques européens et maghrébins.

Que fait-on actuellement en Europe? Un grand plan européen a été lancé en 2015 pour appuyer les États et lutter contre le terrorisme et parmi ces mesures, une grande place accordée à la prévention. Elle passe par l'éducation, la formation, et la sensibilisation aux dérives de l'islam.

Côté français par exemple, des organisations plus ou moins anciennes se penchent sur ces questions depuis des années comme l'association niçoise Unismed, missionnée pour former le personnel pédagogique, éducatif et social de près de 2/3 des départements français à la radicalisation des jeunes et à la compréhension géopolitique de ce qui se joue au Moyen-Orient.

Côté belge, des organisations de mamans de jeunes partis et morts en Syrie, tentent de partager leur expérience malheureuse et de proposer des solutions contre la radicalisation comme SAVE Belgium, par exemple, dirigée par Saliha Ben Ali.

Les programmes européens existent: parmi eux, le programme RAN, Radicalisation Awareness Network qui intervient au niveau local en prévention, implication de professionnels de première ligne, en développant des approches multi-institutionnelles. Mais également TerRa (Terrorism and Radicalisation) qui vise à soutenir les agents de première ligne en contact avec les groupes vulnérables à la radicalisation, soutenir les victimes du terrorisme et les anciens radicaux, intégrer au Programme de citoyenneté européenne des connaissances sur ces phénomènes afin de sensibiliser les étudiants des lycées et universités, et enfin conseiller les gouvernements européens.

Il existe également des programmes nationaux qui concernent aussi bien le Pakistan, que le Nigeria, Israël ou la Tunisie. Le programme Taysir Micro-Finance Greenfield a été lancé en 2012 avec un budget de 9,17 millions d'euros à destination jusqu'en 2018 des communautés les plus vulnérables à la radicalisation. Le programme, via une institution de micro-financement, soutient les populations pauvres en matière d'éducation financière et en soutien à leurs activités économiques afin qu'elles ne basculent pas dans l'économie parallèle, terreau fertile à la radicalisation. Le gros du projet se passe en zones rurales, là où il n'existe aucun soutien national à ces populations.

Il faut aller plus loin et privilégier l'économique et le social afin de lutter contre les injustices ressenties et/ou réelles. Qu'est-il actuellement fait ou prévu du côté tunisien? Après les attentats, près de 700 opérations contre des terroristes "présumés" ont été effectuées dans le pays.

Le jeune de l'attentat de Sousse était connu depuis trois ans des services. Et après? Mêmes difficulté qu'en Europe à les suivre à la trace. On semble bien démuni aussi en Tunisie, notamment en terme de prévention. Des associations appellent à une sensibilisation via les programmes scolaires, en vain.

Au-delà des exemple tunisien et français, quelle collaboration euroméditerranéenne peut être réalisée pour que des pays comme la France, la Belgique, le Maroc, la Tunisie, puissent activement œuvrer ensemble pour régler durablement le problème des jeunes à la dérive en proposant du solide, de la formation, de la sensibilisation, de la citoyenneté et de l'emploi?

Dans une recension du dernier ouvrage de Rachid Benzine, "Nour pourquoi n'ai-je rien vu venir?" (éditions du Seuil, Paris, 2016), nous rappelions que "le savoir des travailleurs sociaux a toujours été de nous faire comprendre qu'avant l'enfant dangereux, il y a l'enfant en danger à protéger. Egalement que la responsabilité est conjointe entre la famille et les pouvoir publics" .

La cellule familiale ne peut pas tout surtout dans les milieux précaires et plus les jeunes grandissent, "plus ils avancent en âge, plus leur quête existentielle de liberté et leur besoin d'autonomie convoquent une action publique préventive capable d'adaptation. La prévention des négligences parentales au plus jeune âge est bien balisée par les psychologues et le champ de la santé mentale au Nord comme au Sud de la Méditerranée. Mais la prévention de la malveillance des groupes sociaux qui entourent et se disputent l'influence sur l'adolescent est encore un chantier totalement neuf pour les politiques sociales aussi bien en Afrique qu'en Europe".

La question tragique de l'allongement du passage de la formation à l'emploi stable, la question du chômage structurel des jeunes sont aussi des facteurs nécrosants qui sont autant endémiques en Europe que dans le bassin méditerranéen.

Doit émerger une vraie politique proactive: quand on sait que les moins de 25 ans sont près de 60% au sud, cela doit désormais être une priorité nationale et internationale par la voie des coopérations euro-méditerranéennes notamment dans le domaine de l'éducation, de la culture et de la participation à la société civile pour créer des formes nouvelles d'employabilité autrement que sous le seul modèle de l'emploi salarial qui tend à s'essouffler.

C'est la rôle que se donnent la Fondation Anna Lindh et plusieurs activités de l'Union pour la Méditerranée. (UPM). C'est ainsi le cas du programme Med4job qu'il faut continuer d'étendre dans une politique volontariste vers une jeunesse non privilégiée. La concertation Euromed est cardinale pour développer les pôles d'excellence et d'attractivité et ainsi éviter une fuite des cerveaux au nord ou dans les seules mégalopoles du Sud, et une fuite des esprits échauffés vers l'est vers les zones de guerre. N'ayons pas peur de dire que la paix dans nos régions est probablement à ce prix-là!

Par Sébastien Boussois (Docteur en sciences politiques, spécialiste Moyen-Orient
& Julien Tardif (Sociologue)   - Source de l'article Huffpostmaghreb

La Tunisie aux Assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale: Prospection de nouvelles pistes de coopération avec la Chine et la Russie

La Tunisie a été représentée lors des assemblées annuelles du Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale (BM) tenues du 5 au 9 octobre courant, par Chedly Ayari, Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie et Fadhel Abdelkafi, ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale.

ABDELKEFI

Fadhel Abdelkafi avait pour mission la promotion du plan de développement 2016-2020 mais aussi la promotion de la Conférence internationale de l’investissement ou d’appui au développement économique et social de la Tunisie "Tunisia 2020" prévue les 29 et 30 novembre prochain. Plus de 50 projets d’investissements publics, privés et en Partenariat Public-Privé, pour un montant global de 60 milliards de dollars y seront présentés.

En marge des assemblées, le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, s’est entretenu avec Hafedh Ghanem, vice-président du groupe de la Banque mondiale, chargé de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), qui a réitéré la prédisposition du groupe de la Banque mondiale à accompagner la Tunisie dans la période à venir.

Pour sa part, Chedly Ayari, Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), "s’est entretenu avec ses homologues aux banques Centrales de la Chine et de Russie et ce, afin d’établir de nouvelles pistes de coopération entre la BCT et les deux institutions précitées notamment en matière de gestions des réserves et de financement extérieur", précise un communiqué de l’institut d’émission.

Ainsi la Banque Centrale s’attache à diversifier les sources de financement extérieur surtout que les avoirs nets en devises sont en nette baisse, atteignant le 7 octobre courant les 12.551 MDT, soit 112 jours d’importations. La Tunisie est toujours en quête de financement extérieur pour financer son plan de développement.

Un plan de développement qui est actuellement sujet à critiques au sein même de l’administration tunisienne. Un plan qui présente des insuffisances de fond et de forme, néanmoins le gouvernement Chahed n’a pas d’autres choix que de s’attacher à ce document de référence qui constitue somme toute, le seul outil de négoce avec les pourvoyeurs de fonds étrangers.

D’ailleurs, le Gouverneur de la BCT a eu des réunions avec les premiers responsables d’agences de notation et certaines banques de renommée international. L’objectif serait de redorer le blason de la Tunisie et de reconquérir la confiance des bailleurs de fonds étrangers.

Rappelons que les Conseils des Gouverneurs du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) tiennent, tous les ans à l'automne, leurs Assemblées annuelles pour s'entretenir d'une large gamme de questions.

Plusieurs thématiques ont été abordées cette année dont le rôle clé de l’emploi dans les états fragiles, retours d’expérience des banques centrales face aux fortes fluctuations des taux de change; la transformation du paysage économique et politique mondial, l’inclusion financière; et la politique budgétaire. Plus de 10.000 personnes ont participé aux Assemblée dont 3.500 membres des délégations des pays membres de la Banque mondiale et du FMI, notamment la Tunisie.

La Tunisie a rejoint le FMI en 1958 et les encours de crédits alloués à la Tunisie sont à 1,1 billion de dollars.

Source de l'article Huffpostmaghreb

Ahmed Bedjaoui, auteur, critique cinéma : « Porter à l’écran notre identité méditerranéenne »

"En Méditerranée, nous avons des cultures et des croyances communes qu'on peut traduire au cinéma"


Que pensez-vous du film britannique de Richard Bracewell ?

Nous avons assisté à une leçon cinématographique. Shakespeare est un personnage sérieux qui appartient à l'histoire de l'humanité. Shakespeare, c'est nous tous. Qui ne connaît « To be or not to be » ?, la question la plus connue au monde. Le réalisateur a eu le génie de prendre le personnage pour faire une comédie tout en évoquant son époque, le contexte politique, la guerre entre les catholiques et les protestants... On n'a pas besoin de faire un film ennuyeux, intellectuel et serré. Ce film montre comment un sujet sérieux peut devenir un sujet populaire, une comédie grand public.

Peut-on dire que l'humour y est pour beaucoup, quant à la compréhension du film ?

Bill est un film que se comprend par tout le monde. Il y a des gens qui ne connaissent pas l'anglais mais qui ont réussi à comprendre la totalité du film. L'humour est une arme très forte pour raconter une histoire, c'est un propulseur pour donner un souffle au film.

L'art algérien avoue son appartenance au Maghreb, à l'Afrique et au monde arabe. Ce festival doit-il réconcilier l'Algérie à la Méditerranée ?

Notre culture est méditerranéenne. Nous avons des populations comme les phéniciens qui sont venus de l'Orient. Nous avons franchi la Méditerranée, avons été en Espagne, dans les îles de la mer du milieu, donc nous avons laissé des populations et des traditions. Les Baléares, les Corses et les Siciliens sont aussi d'origine maghrébine. En Méditerranée, nous avons des cultures et des croyances communes qu'on peut traduire au cinéma.

Par Kader B. -Source de l'article Elmoudjahid