Le changement climatique met la Méditerranée sous tension

La dégradation s'accélère dans l'un des bassins mondiaux les plus riches en biodiversité. La qualité de l'eau, comme celle des sols et de l'atmosphère, inquiète les scientifiques.

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Prolifération d'algues, acidification et augmentation de la température de la mer, avancée des déserts, intensification des pollutions atmosphériques, dégradation des sols, raréfaction de l'eau douce, disparition des espèces... Alors que s'ouvre aujourd'hui à Marrakech la 22e Conférence des parties (COP22), l'avenir climatique de la Méditerranée s'annonce bien sombre. Plusieurs études publiées ces derniers jours ne donnent pas cher de cette aire géographique qui compte parmi la trentaine d'espaces les plus sensibles de la planète. 
« Le bassin méditerranéen est l'une des zones les plus exposées au risque », explique Jean-Paul Moatti, président de l'Institut de recherche pour le développement, en préface d'une synthèse inédite des travaux de recherche sur ce bassin, dévoilée ce lundi matin. La région, poursuit l'auteur, « a donc un devoir d'exemplarité dans la construction d'un nouveau mode de consommation et de production »

On en est loin : le bassin de la Grande Bleue « est à la veille du plus grand bouleversement de son histoire », résume le collectif, qui prédit des « changements notables » dans moins de vingt ans. « La circulation océanique liée à la température et à la salinité des masses d'eau (ou circulation thermohaline) est déjà affectée, détaillent les chercheurs. Les scénarios prévoient la poursuite de ces changements et une forte atténuation des phénomènes de convection à l'origine de l'oxygénation du bassin, ce qui aura des conséquences sur les cycles biogéochimiques, l'écosystème et ses ressources. 
Les changements planétaires vont affecter la fréquence des événements extrêmes : cyclogénèse, phénomènes hydrométéorologiques ou éoliens, sécheresse et dégradation des sols. »

Pollens fossiles

Le paléoclimatologue Joël Guiot, directeur de recherche au CNRS, est plus précis. Dans une étude publiée fin octobre avec l'écologue Wolfgang Cramer dans la revue « Science », il a calculé que, au-dessus de 1,5 °C de réchauffement global, la région subira à l'horizon 2100 « des changements jamais vus depuis les 10.000 dernières années ». Pour en venir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé l'évolution du profil des pollens fossiles comparée au climat passé et introduit ces données dans les modèles de prévision climatique ; ils en ont déduit une estimation plus précise de l'impact de la hausse des températures sur l'environnement.

Dans l'hypothèse basse, la situation resterait « à peu près conforme à la situation observée ces 100 derniers siècles ». Mais un demi-degré de plus, et tout dérape : Chypre ne serait plus qu'un désert ; en Afrique, seules les côtes situées au nord-ouest du Maghreb pourraient résister à la sécheresse ; et en France, le climat du Sud-Est équivaudrait à celui actuel des Pouilles, dans le sud de l'Italie. 
Au-delà de 3 °C, le bassin changerait littéralement de visage : le désert isolerait de grandes villes comme Lisbonne et Séville, les rives nord seraient aussi étouffantes que les rives sud, et même les zones montagneuses verraient leur physionomie bouleversée par la substitution de la flore méditerranéenne sur les grandes étendues de forêts caduques.

« Il sera difficile d'éviter ce scénario », estime le chercheur. Les températures du pourtour méditerranéen sont déjà de 1,3 °C supérieures à celles de 1920, alors que la température globale de la planète s'est accrue de 0,85 °C pendant la même période. Les précipitations ont également diminué de 20 % dans certaines régions. « L'Holocène, en particulier ces 5.000 dernières années, a connu plusieurs périodes de sécheresse, mais elles étaient accompagnées de températures relativement stables », explique Joël Guiot. 
La situation au XXIe siècle sera différente. Alors que par le passé, les cultures résistaient, la grande sécheresse syrienne qui s'est étalée sur douze ans, entre 1998 et 2010, avec une hausse de la température globale de 0,5 °C (ce qui est beaucoup), a ravagé l'agriculture et contribué, selon certains chercheurs, à la montée des violences.

Les chercheurs s'inquiètent également de l'évolution de la qualité de l'air dans la région. « Le climat régional et le cycle de l'eau sont altérés par la chimie de l'atmosphère, explique François Dulac, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement du CEA. En réduisant le flux solaire reçu en surface, les aérosols entraînent une baisse des précipitations annuelles de 10 % en moyenne sur le bassin méditerranéen. Ils pourraient réduire plus encore les précipitations en diminuant la taille des gouttes d'eau dans les nuages ou en favorisant la formation de cristaux de glace. »

Particules fines

De récentes expériences indiquent en outre que la présence, à la surface des eaux de la Méditerranée, de l'azote déposé par l'atmosphère et du phosphore issu des poussières désertiques favorise le développement de phytoplancton, activant l'absorption de CO2. Mais le dépôt de poussières favorise aussi la croissance de bactéries qui, à l'inverse, rejettent du carbone. 
« L'effet net du dépôt de ces poussières à grande échelle reste à établir », reconnaît le chercheur, qui coordonne le programme ChArMex, réunissant une cinquantaine de laboratoires français et étrangers pour comprendre le rôle des poussières dans l'atmosphère de la région.

Ils ont déjà constaté que la pollution en particules fines mesurée au Cap Corse, dans un lieu a priori isolé des sources de pollution, est plus forte l'été venu qu'en banlieue parisienne ; ou encore que la haute atmosphère de Martigues, dans les Bouches-du-Rhône, contient de grosses particules de poussière saharienne qui étaient jusqu'alors considérées comme trop lourdes pour être transportées si loin de leur source, et donc non prises en compte dans les modèles de prévision climatique. 
« Les campagnes de mesures ont montré que la Méditerranée est sous l'influence de sources plus lointaines, encore provenant d'Amérique du Nord et d'Asie », indique François Dulac. Difficile, dans ces conditions, d'échapper à leur influence.
En chiffres
  • 0,7 % La surface de la Méditerranée par rapport aux mers du globe. Ses côtes s'étendent sur 46.000 km le long de 22 pays. Elle abrite entre 10 % et 18 % des espèces marines connues.
  • 40 % La proportion des villes méditerranéennes de plus de 2.000 habitants qui ne sont pas desservies par des stations d'épuration (Source : Plan bleu).
  • 85 % Entre 1970 et 2010, la population du bassin a crû de 285 à 430 millions d'habitants. En 2030, les rives de la Méditerranée compteront 550 millions d'habitants (Source : Observatoire national de la mer et du littoral).
  • 925 Le nombre d'espèces envahissantes recensées par les scientifiques (Source : Agence méditerranéenne de l'environnement).
  • 31 % Sur 5,7 % des terres émergées, le bassin méditerranéen concentre 31 % du tourisme mondial (Source : Plan bleu).
Par Paul Molga  - Source de l'article Les Echos

La COP22 dans l’œil de jeunes reporters méditerranéens

Âgés de 18 à 30 ans, de jeunes algériens, marocains, français et tunisiens posent un regard neuf et original sur les enjeux de la COP 22 à Marrakech, à découvrir sur leur blog du 11 au 18 novembre 2016. 

Une initiative de "Reporters transméditerranée", projet créé au lendemain des printemps arabes de 2013, et soutenu par le CCFD-Terre Solidaire.

Capture d'écran du blog Reporters Transméditerranée
Portrait d’une jeune marocaine ingénieure spécialiste de l’énergie solaire, reportage sur des hammams qui se chauffent grâce aux déchets verts, enquête sur les débouchés pour les femmes dans les métiers du secteur de l’environnement... 
Pendant toute la COP 22 à Marrakech, au Maroc, les jeunes reporters cherchent à décrypter les enjeux environnementaux et citoyens liés aux bouleversements climatiques.

A travers leurs reportages, interviews, portraits, vidéos, et dessins se devinent les aspirations d’une nouvelle génération issue des deux rives de la méditerranée, qui pressent que les bouleversements climatiques à venir vont davantage les concerner que leurs ainés.

Journalisme citoyen et liberté d’expression en Méditerranée

Reporters transméditerranée est un projet né en 2013, au lendemain des « printemps arabes », d’une volonté de soutenir les processus démocratiques, là-bas comme ici. 
Que ce soit en Tunisie, en Egypte, au Maroc, en Libye, en Syrie, au Bahreïn… les mobilisations citoyennes attestaient alors de la soif de justice et de liberté des populations du Bassin méditerranéen.


En parallèle, en Europe, se faisait le constat que la démocratie n’était pas non plus à l’abri de reculs. Dans les quartiers populaires, la défiance face aux institutions, le contexte sécuritaire couplé à l’émergence du débat sur l’identité nationale produisait un décalage entre les citoyens et les médias se traduisant par une crispation du débat public.

Pour les créateurs du projet, deux aspects sont centraux afin de favoriser la participation de la jeunesse au renforcement du processus démocratique : la liberté d’expression, au cœur de la pratique journalistique et l’ouverture au monde de cette jeunesse.

Pour en savoir plus sur Reporters transméditerranée, du printemps arabe à la Cop 22 en passant par les attentats contre Charlie Hebdo, consulter leur site :

Source de l'article CCFD terre solidaire

Maghreb : cap sur l'Afrique subsaharienne

Leur partenaire européen en panne de croissance, les pays du Maghreb regardent désormais vers le sud, mais pas avec la même intensité.

Résultat de recherche d'images pour "Maghreb et l'Afrique"L'Afrique, sa démographie, son possible potentiel de croissance, son décollage plus ou moins imminent, autant de graphiques qui font rêver la planète investissement depuis plus d'une décennie. « Tout pays a la politique de sa géographie », disait Napoléon. Pas si sûr. Les pays d'Afrique du Nord appliquent-ils cette maxime ? Une rapide recherche sur Google avec les mots clés « échanges commerciaux, Maghreb, Afrique » donne non pas une réponse mais la réponse : le Maroc. Au jeu de la diplomatie économique, le Maroc a pris une forte avance par rapport à ses voisins algériens et tunisiens.

Un roi conquistador

Sous la houlette de Mohamed VI, Rabat a pris l'affaire africaine très au sérieux. M6 arpente les capitales subsahariennes – plus d'une douzaine en trois ans – à pas conquérant quand son royaume n'a de cesse de mettre en place un environnement économique favorable aux échanges commerciaux, financiers, marchands. Le déroulement de l'offensive marocaine relève d'une stratégie à long terme. Premier étage de la fusée : développement des infrastructures (routes, ports, liaisons aériennes…). Second étage : développement des infrastructures techniques, banques, douanes, administration… Troisième étage : un monarque qui y consacre du temps. Ce que la jeune démocratie tunisienne, confrontée au dumping de Rabat, peine à mettre en musique. Quant à l'Algérie, l'attentisme fait figure de politique. Panorama.

L'Algérie en stand-by

Lapalissade : une économie entièrement basée sur les matières premières ne crée pas d'emplois durables. C'est ce qu'Alger apprend douloureusement avec la chute du prix du baril de pétrole. L'impossibilité quasi métaphysique de l'Opep à se mettre d'accord pour réduire la production engendre un chaos des finances publiques dépendantes à 90 % de ses hydrocarbures. Faute d'une économie tournée vers le Sud, le régime de Bouteflika laisse le champ libre à son adversaire.

La Tunisie s'éveille à l'Afrique

Depuis 2011, avènement de la démocratie, les gouvernements se succèdent à un rythme effréné. En moyenne, un tous les dix mois. Compliqué pour mettre en pratique une vision. Si vision il y a. Depuis deux ans, le pays est dirigé par la Nidaa Tounes de Béji Caïd Essebsi. Un premier chef du gouvernement, Habib Essid, a été épuisé. Le second, le quadra Youssef Chahed, prend ses marques après onze semaines de pouvoir à la Kasbah. Ses premières visites ont été pour Alger, puis Paris. Le voici au Maroc à l'occasion de la COP22. Un chef d'entreprise maugréait que « l'Afrique est sous-estimée par le pouvoir politique ». Et de lister le manque d'infrastructures, de liaisons aériennes (« pour aller à Dakar, je dois passer par Casablanca »), de private equity et tutti quanti. « Le roi fait une visite officielle au moins tous les trois mois, alors que nos dirigeants le font une fois par an, et encore à l'occasion d'un sommet de l'Union africaine. » Concentrée sur ses problèmes intérieurs, la Tunisie s'éveille peu à peu. Ouverture d'ambassades, de nouvelles escales via Tunisair, prise de conscience que la Côte d'Ivoire avec son taux de croissance à plus de 6 % (chiffre FMI) est plus attrayante que l'Europe. Le privé a besoin de l'État dans un premier temps pour vendre sa valeur ajoutée dans les services notamment.

D'un pays à un autre, la prise de conscience est de plus en plus forte que la croissance vont devoir désormais se conjuguer avec l'Afrique subsaharienne. Autrement dit, l'avenir est au développement des relations sud-sud si chères au souverain chérifien, le roi Mohammed VI du Maroc. 

Par Benoît Delmas - Source de l’article Le Point Afrique

Appel à propositions dans le cadre d’un projet européen pour le financement d’initiatives portant sur la gouvernance et la société civile

Résultat de recherche d'images pour "projet européen WE GOV!"Un appel à projets vient d'être lancé dans le cadre du projet européen WE GOV! doté d'une enveloppe de 200.000 euros pour financer microprojets innovant en matière de gouvernance et renforcement de capacité des Organisation de la Société Civile (OSC) dans la région du voisinage sud.
 
Selon un mécanisme de financement à cascade, cet appel vise à financer des projets de la société civile d’une durée entre 8 et 12 mois, soit au niveau national soit au niveau régional et veut contribuer aux objectifs suivants:
  • Soutenir les OSC dans la pratique des principes de responsabilité sociale et de bonne gouvernance.
  • Établir la participation au processus décisionnel et promouvoir le dialogue entre les OSC et les institutions gouvernementales.
  • Développer plus d’espace en faveur de la société civile et accroître la démocratie en action par le biais de réseaux, d'activités participatives reliant les OSC et les institutions gouvernementales dans les quatre pays ciblés par WE GOV !.
  • Renforcer la capacité des OSC à contribuer à la construction d'un environnement propice à leur indépendance, leur gouvernance interne, leur transparence et leur responsabilité.
  • Mettre en exergue la dimension régionale de la politique de l'UE dans la Région du voisinage du Sud et en particulier dans les 4 pays partenaires ciblés par WE GOV!
 
Les propositions de projets peuvent être présentées au plus tard le 11 Décembre 2016. 
 
WE GOV! est un projet de trois ans co-financé par la Commission Européenne et mis en œuvre par GVC et ses partenaires dans l’objectif de renforcer la participation des organisations de la société civile (OSC) aux processus politiques de réforme et améliorer leur rôle de « gardien » grâce à un programme intégré de renforcement des capacités. Le projet vise aussi à aider les OSC à contribuer et influencer la création d’un programme de développement post-2015 dans les quatre pays ou le projet est mis en œuvre (Jordanie, Libye, Palestine, Tunisie) et qui affichent de faibles résultats en termes d’indicateurs de gouvernance, et en particulier pour les indicateurs « Voix et responsabilité » et « Efficacité gouvernementale ».
 
Pour en savoir plus 

Syrie : l’UE ajoute 17 ministres et le gouverneur de la Banque centrale à la liste des personnes faisant l’objet de sanctions



Le 14 novembre 2016, les ministres européens des Affaires étrangères, réunis à Bruxelles pour un Conseil « Affaires étrangères », ont ajouté 17 ministres du gouvernement syrien et le gouverneur de la Banque centrale de Syrie à la liste des personnes ciblées par des mesures restrictives instaurées par l’UE à l’encontre du régime syrien.
 
Cette décision porte à 234 le nombre total de personnes soumises à une interdiction de pénétrer sur le territoire de l’UE et à un gel de leurs avoirs eu égard à la répression violente exercée à l’encontre de la population civile en Syrie.
 
En outre, 69 entités font l’objet d’un gel des avoirs. Plus largement, les sanctions actuellement en vigueur à l’encontre de la Syrie comprennent un embargo pétrolier, des restrictions sur certains investissements, un gel des avoirs détenus par la banque centrale syrienne dans l’UE et des restrictions sur les exportations d’équipements et de technologies susceptibles d’être utilisés à des fins de répression interne, ainsi que d’équipements et de technologies destinés à surveiller ou intercepter les communications Internet ou les communications téléphoniques. Ces mesures ont été prorogées en dernier lieu le 27 mai 2016 et sont en vigueur jusqu’au 1er juin 2017.
 
Le Conseil a réaffirmé que l’UE reste déterminée à trouver une solution durable au conflit en Syrie, étant donné qu’il n’existe pas de solution militaire à la guerre civile en Syrie. L’UE est résolue à sauver des vies et poursuit son action diplomatique intense dans le domaine humanitaire pour permettre l’acheminement de l’aide jusqu’à Alep et partout où elle est nécessaire, ainsi que l’évacuation des blessés.
 
Pour en savoir plus 
Aide humanitaire et protection civile de la Commission européenne – Fiche d’information sur la crise syrienne

Dialogue 5+5 : La Tunisie propose la création d’un mécanisme d’appui à l’investissement européen dans la Méditerranée occidentale


La Tunisie a proposé, vendredi, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du Dialogue 5+5, la création d’un mécanisme d’appui à l’investissement européen dans les pays de la Méditerranée occidentale dans le cadre du Plan d’Investissement Externe de l’UE.

Cette proposition a trouvé un écho favorable auprès des pays participant à la réunion, dont la présidence est assurée, conjointement, par la France, la Tunisie et le Maroc, indique, samedi, un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

La réunion a porté sur plusieurs questions inhérentes à la Méditerranée occidentale, s’agissant notamment des moyens de préserver la paix et la stabilité dans la région, de la lutte contre le terrorisme, de la coopération économique, de l’intégration régionale, des relations commerciales et de l’investissement.

Elle a, également, planché sur les moyens de renforcer la coopération multilatérale dans plusieurs domaines vitaux, à l’instar du développement durable, de l’environnement, de la migration, de l’éducation et de l’emploi, lit-on dans le même communiqué.

En ce qui concerne la situation en Libye, le ministre des Affaires étrangères Khemaïes Jhinaoui a proposé la tenue, début 2017 à Tunis, d’une réunion pour trouver une issue à la crise politique qui secoue ce pays.

Le ministre des AE a eu, en marge de la 13e réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de la Méditerranée occidentale (Dialogue 5+5) une série d’entretiens avec ses homologues maghrébins et européens.

Ce dialogue réunit cinq pays de la rive nord (Espagne, France, Italie, Malte, Portugal) et cinq pays de la rive sud (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie).

Le dialogue 5+5 permet aux dix pays de la Méditerranée occidentale, proches par la géographie, la culture et l’histoire, de nouer un dialogue dense et des coopérations dans tous les domaines.

Source de l'article TAP info

Bastia : "La Corse et le monde méditerranéen des origines au Moyen-Age" thème du colloque de la Société des Sciences

Le colloque du mois de Novembre de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse est devenu un événement incontournable à Bastia. 

Celui de l'année 2016 se tiendra ce jeudi au CAUE de Haute-Corse - Avenue de la Libération - et le lendemain vendredi dans la salle de délibérations du Conseil départemental de la Haute-Corse.

« La Corse et le monde méditerranéen des origines au Moyen-Age ; échanges et circuits commerciaux », tel a été le thème du colloque de novembre 2013 qui a réuni 24 chercheurs de haut niveau à Bastia. 

Les actes de ce colloque font l’objet de deux volumes de publication dans le « bulletin » au cours de l’année 2015 et les sociétaires de la SSHNC, comme bon nombre de lecteurs, pourront apprécier les éléments nouveaux concernant le rôle de la Corse dans les échanges aux époques préhistorique, antique et médiévale. 

Il est apparu évident au conseil d'administration de la Société de donner une suite à ce colloque sur la période de la fin du Moyen-Âge jusqu’à la fin de la période moderne, mais en modifiant le sous-titre compte tenu des changements intervenus dans l’Histoire ; « Rapports économiques, enjeux stratégiques, échanges culturels » semblant mieux convenir étant donné l’importance de la Méditerranée dans la politique des Etats européens. 

"A la fin du Moyen-Âge, la Corse semble être toujours une escale pour le commerce, mais les rapports économiques ont changé. Au XVIIIe siècle, la maîtrise de la Méditerranée, enjeu de certains Etats européens, l’Empire russe naissant, la faiblesse de l’Empire ottoman, donnent une dimension stratégique à l’île qui n’a pas suscité, semble-t-il, d’études très poussées de la part de nos chercheurs. Si d’aventure, certains spécialistes du Maghreb et du bassin oriental de la Méditerranée pouvaient intervenir et donner une perception nouvelle de la géopolitique méditerranéenne, nous assisterions sans doute à un renouvellement des connaissances historiques sur le bassin méditerranéen. Par ailleurs, les échanges n’ont pas concerné uniquement l’économie, aussi avons-nous ajouté le volet culturel" expliquent les responsables de la Société des sciences.


Par Charles Monti - Source de l'article Cordsenetinfos

Les chefs de gouvernement des pays du Benelux en Tunisie le 4 décembre

Les chefs de gouvernement des pays du Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg) entameront, à partir du 4 décembre 2016, une visite officielle de trois jours en Tunisie.

Résultat de recherche d'images pour "Benelux tunisie"Recevant, mardi, les ambassadeurs de Belgique et des Pays-Bas à Tunis, respectivement Michel-Etienne Tilemans et Hans van Vloten Dissevelt, dans le cadre de la préparation de la visite, le ministre des Affaires étrangères, Khemaïes Jhinaoui a déclaré que cette visite, la première du genre, revêt une dimension politique, dans la mesure où elle va donner une forte impulsion aux relations de coopération et de partenariat entre la Tunisie et les pays du Benelux.

Selon un communiqué du département des Affaires étrangères, la rencontre a permis de dresser les principaux axes de cette visite et de mettre l’accent sur le souci de voir la visite aboutir à des résultats concrets, de manière à soutenir les efforts de la Tunisie et à l'aider à relever ses défis économique et sécuritaire.

Source de l'article Espacemanager

L'Union maghrébine des employeurs lance sa déclaration sur le climat

Les patronats du Maghreb ont signé ce matin à Marrakech, une déclaration sur le climat, dans le cadre de l’Union Maghrébine des Employeurs, en marge de la Cop22.

L'Union maghrébine des employeurs lance sa déclaration sur le climat

Créée le 17 février 2007 à Marrakech, l’Union maghrébine des employeurs (UME) a profité, ce matin, de la tenue de la COP22, pour renouveler son plaidoyer auprès des États pour l’intégration régionale des marchés marocain, algérien, tunisien, mauritanien et libyen. Soutenus financièrement par Danish Industrie, le patronat danois, les représentants de chaque patronat national ont signé, mercredi 16 novembre, une "Déclaration maghrébine sur le climat".

Les patronats n’ont pris aucun engagement de réduction des émissions de gaz à effet de serre du secteur privé maghrébin, ou d’adaptation. Par contre, ils prévoient d’accompagner les entreprises qui voudront réaliser leur bilan carbone.

"Demain, il est certain que des référentiels vont être fixés, et ceux qui ne les respecteront pas vont s’exclure d’eux-mêmes du marché", veut croire Zakiya Sekkat, présidente du Comité de suivi de l’Union maghrébine des employeurs.

Pour le reste, les organisations patronales se limiteront à faire l’information et la sensibilisation auprès des entreprises sur les transferts de technologies, l’accès aux financements verts…

Elles prévoient ainsi la mise en place d’un comité climat au sein de l’UME et la réalisation d’un salon maghrébin annuel de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables.

"Il faut avoir conscience que tous les pays du Maghreb font face aux mêmes défis, conséquences des changements climatiques. 85% de leur territoire est touché par les changements climatiques", a insisté Zakiya Sekkat.

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (UTICA) et l'Union nationale du patronat mauritanien (UNPM) souhaitent également la création d’un fonds pour le climat par la Banque maghrébine d'investissement et de commerce extérieur (BMICE). Cette banque dont les États du Maghreb parlent depuis les années 90 a enfin vu le jour en décembre 2015. Dotée d’un capital initial de 150 millions de dollars, elle n’a encore annoncé le financement d’aucun projet.

La Déclaration maghrébine sur le climat se concentre donc sur une série de vœux qui ne sont que la déclinaison "écologique" de leurs habituels appels à l’intégration économique des marchés maghrébins : formation d’une zone maghrébine de libre-échange, renforcement de l’intégration industrielle et énergétique, développement de l’interconnexion électrique du Maghreb à l’Europe et l’Afrique.

Adressés aux États, ces vœux auront bien peu de chances d’aboutir dans l’état actuel des relations entre le Maroc et l’Algérie. Cependant, entre le Maroc et la Mauritanie, l’interconnexion électrique est au programme de l’Office national de l’électricité marocain.

Julie Chaudier à Marrakech - Source de l'article l'Usine Nouvelle

Tunisie : évaluation des avancées du soutien européen à la réforme de la justice



Le sixième Comité de Pilotage du Programme d'Appui à la Réforme de la Justice en Tunisie (PARJ) s’est tenu le 10 novembre dernier, sous le haut patronage de M. Ghazi Jerebi, Ministre de la Justice, et de Mme Armelle Lidou, chef de coopération de la Délégation de l’Union Européenne en Tunisie.
 
La représentante de l’Union européenne a mentionné les avancées du PARJ, notamment avec la finalisation des travaux d’infrastructure. Elle a aussi annoncé une troisième phase du PARJ en cours de formulation d’un montant prévisionnel de 60 millions d’Euros.
 
L’UE est le 1er bailleur de fonds dans le secteur avec un montant de 90 millions de Dinars avec un soutien pluriel qui couvre 3 jumelages, de l’infrastructure avec la rénovation de 5 centres pénitentiaires et 4 tribunaux, des appuis à la société civile, des projets régionaux.
 
Pour en savoir plus
Relations entre l’UE et la Tunisie - Fiche d'information
Délégation de l’UE en Tunisie – site internet and page Facebook