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samedi 17 février 2018

Méditerranée : et si on parlait innovation avec "The Next Society" ?


Porté sur les fonts baptismaux par le réseau de promotion des investissements en Méditerranée, Anima Investment Network, le club "The Next Society" a été officellement lancé le 15 février 2018, en partenariat avec Bpifrance et GreenFlex, au cours d’un petit déjeuner consacré au concept de la "reverse Innovation", au French Tech Central de Station F.

Désormais coutumier du fait, Anima Investment Network, le plus méditerranéen des think tanks économiques à Marseille, enchaîne les projets à succès ! Jeudi dernier, à Paris, il a présenté à ses convives et à la presse, son dernier bébé en matière de réseaux dédiées à l’innovation : le Club " THE NEXT SOCIETY ".

Ce projet rassemble des entreprises et investisseurs souhaitant développer la coopération entre écosystèmes d'innovation d'Europe, de Méditerranée et d'Afrique. L'ambition est d'y renforcer la création de valeur et développer une prospérité partagée dans cette région. Il a démarré en 2017 avec un plan d'action pilote cofinancé par l'Union européenne et destiné à mobiliser, promouvoir et renforcer les nouveaux écosystèmes d'innovation dans 7pays méditerranéens : Maroc, Algérie, Tunisie, Egypte, Palestine, Jordanie et Liban.

"Les membres fondateurs du Club vont détecter et accélérer des innovations au travers de challenges lancés au sein de ces communautés créatives et entrepreneuriales et accompagner leurs approches de marché." Emmanuel Noutary, Délégué Général du réseau Anima.

Divers intervenants et entrepreneurs ont pris la parole lors de ce rendez vous pour éclairer l’assistance sur le thème de la "reverse innovation" ainsi que celui des entrepreneurs et des ecosystèmes en mouvement, à l’image de Bénédicte Faivre-Tavignot, Directrice exécutive du Centre Society & Organisation d’HEC ; Kamel Haddar, Fondateur et PDG d’iMadrassa.com, en Algérie ; Mouhamad Rabah, Fondateur de Beirut Digital District, au Liban et Saïd Sekkat, Président de la Commission RSE de la CGEM, Maroc.

Emmanuel Noutary, Le Délégué Général d’Anima ; Isabelle Bébéar, Directrice de l'International et de l'Université à Bpifrance et Frédéric Rodriguez, Président de GreenFlex, ont cloturé la session en faisant un exposé sur la manière de participer à la fabrique de solutions avec le nouveau club. 

A travers cette initiative, "The next Soceiy" s’adresse aux grandes entreprises et investisseurs d'Europe et de Méditerranée afin de les inviter à prendre part à ce plan d'action pour en renforcer l'impact et la portée.

Par Kheireddine Batache - Source de l'article Ecomnewsmed

Le Liban veut 4 milliards de dollars de prêts des banques européennes


Résultat de recherche d'images pour "drapeau Liban europe"La conférence sur le PIEE a été l’occasion pour plusieurs représentants de l’État libanais de dévoiler une partie du programme d’investissement du Liban qui sera présenté à la conférence du Cèdre, et chiffré à 16 milliards de dollars par le Premier ministre, Saad Hariri

« Nous avons identifié des institutions financières européennes comme (la banque allemande de développement) KfW et la BEI pour savoir quel est leur appétit pour le risque libanais, et les retours ont été positifs. De nombreuses institutions sont prêtes à monter à plusieurs millions de dollars », a déclaré Nadim Mounla, conseiller économique du Premier ministre. 

« Nous voulons atteindre 25 % du financement via ces institutions sur les dix prochaines années, soit 4 milliards de dollars », a-t-il ajouté. « Le Liban paie 7,5 % d’intérêts sur sa dette commerciale, un chiffre qui pourra baisser à 1,5 % (avec le PIEE). » Cette semaine, plusieurs sources ont indiqué à L’Orient-Le Jour que le Liban se dirige plutôt vers une enveloppe de « 5 à 8 milliards de dollars tout au plus ».

Le vice-président du Conseil, Ghassan Hasbani, a été plus sobre dans ses déclarations : « 27 ans après la fin de la guerre civile, notre environnement macroéconomique a été classé 133e sur 137 pays dans le dernier Indice global de compétitivité (NDLR : Global Competitiveness Index publié par le Forum économique mondial). (…) 

Nous ne pouvons pas bénéficier d’investissements si nous n’éliminons pas la corruption, le deuxième facteur le plus problématique pour les affaires au Liban après la stabilité gouvernementale. »

Source de l'article l'Orient le Jour

La Berd lance un projet pour promouvoir l’aéronautique en Tunisie

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La Berd lance, avec Figeac Aéro Tunisie, le 1er projet du «Programme pour la compétitivité des chaînes de valeur», financé par l’Union européenne (UE). 

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) et l’UE apportent leur soutien à l’économie tunisienne, et plus particulièrement à la chaîne d’approvisionnement de l’industrie aérospatiale, dans le cadre d’un nouveau projet avec Figeac Aéro Tunisie et les PME sous-traitantes. 

Ce projet sera présenté le mardi 20 février 2018, au site de production de Figeac Aéro Tunisie, dans la zone industrielle d’El Mghira, à Ben Arous, au sud de Tunis. L’événement sera ouvert par Sophie Vanhaeverbeke, responsable de la coopération au sein de la délégation de l’UE en Tunisie, Alain Pilloux, vice-président de la Berd en charge des opérations bancaires, et Olivier Sergent, directeur de Figeac Aéro Tunisie.

Des représentants d’autres entreprises actives dans le secteur aéronautique et des membres du Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (Gitas) participeront également à l’événement. Cette coopération s’inscrit dans le cadre d’une plus vaste initiative, le «Programme pour la compétitivité des chaînes de valeur» financé par l’UE et mis en œuvre par la Berd en Tunisie, au Maroc, en Égypte et en Jordanie. 

Le programme a été conçu pour stimuler la compétitivité des petites et moyennes entreprises (PME) dans les secteurs de l’agroalimentaire, des industries manufacturières et des services, de la logistique/distribution ainsi que des technologies de l’information et de la communication, et pour renforcer l’intégration des quatre pays dans les chaînes de valeur industrielles mondiales. Les fournisseurs de Figeac Aéro sont les premières entreprises en Tunisie à bénéficier de ce programme. 

Les PME sous-traitantes locales pourront ainsi obtenir des services de conseil adaptés en vue d’améliorer leur compétitivité dans l’optique d’une expansion de leurs activités. Le programme pour la compétitivité des chaînes de valeurs vise à améliorer la compétitivité des PME en Tunisie, au Maroc, en Égypte et en Jordanie, et à faciliter l’accès de ces entreprises à un financement. Lancé par la Berd et l’UE, il offrira aux PME locales la possibilité de bénéficier à la fois de subventions à des fins d’investissement et de prestations de conseil.  

Le programme permettra d’établir des liens entre les PME et les agrégateurs, à savoir les acheteurs et autres intervenants majeurs tournés vers l’exportation, et de passer d’une production à faible valeur ajoutée à une production fondée sur le savoir ainsi que de solides compétences, et axée sur l’innovation. L’optimisation des chaînes de valeur aidera les PME à adopter des processus de production perfectionnés, à améliorer leurs normes opérationnelles et à accéder plus facilement au marché de l’UE et autres marchés avancés. 

Figeac Aéro et l’industrie aérospatiale tunisienne 

L’industrie aérospatiale tunisienne, qui a connu une nette expansion ces dix dernières années, a été identifiée comme un secteur de croissance essentiel. Avec près de 80 entreprises employant 13.000 personnes, cette industrie tunisienne occupe une place importante dans la chaîne de valeur mondiale. Ses activités, à forte valeur ajoutée, couvrent tous les métiers dédiés à l’aéronautique, notamment les services de conception et d’ingénierie, la maintenance, l’usinage et en particulier l’usinage de précision, le câblage, la fabrication d’aérostructures, le traitement de surface et les composites. ^

Le secteur offre aux PME d’excellentes perspectives. Figeac Aéro est un fournisseur de premier plan d’aérostructures et de pièces métalliques de haute précision pour les grands industriels de l’aéronautique, comme Airbus. En 2018, la Berd a accordé un prêt de 38 millions d’euros à Figeac Aéro pour l’expansion de sa production en Tunisie et au Maroc. 

La société compte parmi ses fournisseurs un certain nombre d’entreprises locales dans les deux pays, les fournisseurs en Tunisie étant établis dans le parc industriel aérospatial d’El Mghira ou aux alentours. Le soutien sous forme de conseil fourni au titre du Programme pour la compétitivité des chaînes de valeur vise à améliorer les performances des PME sous-traitantes locales de Figeac afin de constituer une chaîne d’approvisionnement plus solide pour Figeac Aéro et d’améliorer les performances du secteur aéronautique en Tunisie.

Source de l'article Communiqué & Kapitalis



L’UpM et l’OCDE s’allient pour renforcer la coopération en faveur d’un développement inclusif et durable dans le sud de la Méditerranée

EU Neighbours South

L’Union pour la Méditerranée (UpM) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont signé aujourd’hui un protocole d’accord afin d’intensifier la coopération en vue de promouvoir une croissance inclusive et durable dans la région du sud de la Méditerranée. 

L’employabilité des jeunes, le développement économique et l’emploi au niveau local, le dialogue public-privé, l’autonomisation des femmes, le développement urbain et les transports, ainsi que la croissance verte et le renforcement de la résilience économique figurent parmi les domaines prioritaires visés.

Le protocole d’accord a été signé par Gabriela Ramos, chef du personnel de l’OCDE et sherpa du G20, et Laurence Païs, secrétaire générale adjointe de l’UpM au siège de l’OCDE à Paris.

« La signature de ce protocole d’accord marque le début d’une coopération croissante entre l’UpM et l’OCDE. En unissant nos forces, nous pourrons créer une plateforme élargie pour le dialogue et la coopération régionale. Contribuer à l’intégration régionale et à la stabilité de la région euro-méditerranéenne est l’une des grandes priorités de l’UpM, et nous nous réjouissons à l’idée de poursuivre et d’intensifier cet effort, main dans la main avec l’OCDE », a déclaré Laurence Païs.

« Favoriser la stabilité économique, la paix et le développement durable dans la région MENA est d’une importance stratégique. C’est pourquoi l’OCDE travaille en étroite collaboration avec la région depuis plus d’une décennie dans le cadre de son initiative MENA-OCDE sur la gouvernance et la compétitivité. Notre partenariat renforcé avec l’UpM nous aidera à approfondir notre coopération avec les pays de la région afin de créer de plus nombreuses et meilleures opportunités pour leurs citoyens, en particulier les femmes et les jeunes », a indiqué Gabriela Ramos.

Pour en savoir plus
L’Union pour la Méditerranée (UpM) - Site internet
l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) – Site internet

Également disponible en

Lancement d’un projet de Jumelage Maroc – UE dans le domaine judiciaire

EU Neighbours South

L’Institut Supérieur de la Magistrature du Royaume du Maroc a abrité hier la cérémonie de lancement du projet de jumelage « Appui pour la réforme institutionnelle et le renforcement des capacités de l’Institut Supérieur de la Magistrature ».

Ce jumelage institutionnel prévu pour une durée de 24 mois (novembre 2017-novembre 2019)est financé par l’Union européenne à hauteur de 1,2 millions d’euros et géré par le Ministère de l’Economie et des Finances du Maroc.

Le présent jumelage sera le fruit de la coopération entre l’Institut Supérieur de la Magistrature du Maroc et un consortium France-Belgique-Espagne. Il permettra de mobiliser une cinquantaine d’experts de ces trois pays et de bénéficier de l’expérience de leurs instituts de formation respectifs pour bâtir l’Institut Supérieur de la Magistrature (ISM) de demain, en accord avec les préconisations de la Charte de réforme du système judiciaire marocain, ainsi qu’avec les standards européens en matière de formation des professionnels de justice.

70 missions et 5 voyages d’études permettront d’accompagner l’ISM dans l’acquisition des meilleures pratiques européennes et internationales en matière de gouvernance, de formation et de communication.

Les résultats de ce jumelage seront concrétisés par des fiches techniques, guides pratiques, maquettes et divers autres outils, élaborés au cours des expertises et traduits en langue arabe, qui permettront de garantir leur durabilité.

Pour en savoir plus
Délégation de l’UE au Maroc – Site internet

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Antoine Sfeir: “La Méditerranée, passé et avenir de l’Europe”


Résultat de recherche d'images pour " Méditerranée"S’il fallait apporter un quelconque plaidoyer pour les Rencontres de Cybèle, on pourrait dire que l’actualité quotidienne dans le monde entier nous donne des raisons imparables de nous pencher en profondeur sur les enjeux agitant la Méditerranée et les projets à y mener. 

Du continent asiatique jusqu’en Afrique, le chaos déferle sur les pays et les peuples, particulièrement autour de la mare nostrum et dans son voisinage. On ne sait plus qui est allié ou opposé à qui. La guerre en Syrie a généré l’existence de plusieurs groupuscules jihadistes, qu’ils soient islamistes ou salafistes. Bachar Al Assad a été sauvé par Moscou, Téhéran et le Hezbollah. Ce dernier est sérieusement affaibli par le clivage qui le divise entre « libanistes » et « iranistes ». La crise entourant la démission provisoire du chef du gouvernement Saad Hariri à partir de Riyad, en plus de faire sérieusement monter la tension au Liban, a donné l’occasion au président Emmanuel Macron et à son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian de jouer les médiateurs et de réintroduire la France dans le jeu moyen-oriental.

Dans sa fuite en avant pour imposer le retour de l’Empire ottoman dans la région, le « calife » turc Erdogan, a obtenu a minima que les Kurdes, qui se sont pourtant battus à l’avant-garde contre l’organisation terroriste Daech en espérant y gagner une certaine indépendance, ne forment pas d’entité autonome à la frontière syrienne. Les Kurdes irakiens, eux, qui contrôlaient près du cinquième du territoire et de la production d’hydrocarbures, ont aussi perdu Kirkouk, récupérée par l’armée de Bagdad. Quant aux Russes, ils ont effectué une poussée en force au Proche-Orient, plébiscités par les chrétiens (non seulement orthodoxes, mais également catholiques), minoritaires en terre d’islam.

Sur ce, l’inénarrable Donald Trump a annoncé le transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem — décision prise par le Congrès américain il y a plus de vingt ans mais constamment repoussée par tous les présidents depuis
Ronald Reagan, même par George Bush Jr, pourtant prompt à prendre des décisions intempestives. Cette décision mettra-t-elle fin à la solution de deux États ? Si c’est le cas, cela signifierait qu’Israël — y compris la Cisjordanie et Gaza — abriterait deux sociétés, l’une dominante, l’autre dominée. Une situation qui, ajoutée au mur érigé entre l’État hébreu et les territoires occupés, se rapprocherait du système d’apartheid qui a déchiré l’Afrique du Sud.

Dans ce maelström géopolitique, l’Europe brille par son absence ; encore continue-t-elle de signer quelques chèques au compte-goutte, comme en Tunisie où le « printemps de Jasmin » est le seul à tenir encore la route, bien qu’avec difficulté. Pourtant, c’était — est-ce encore ? — l’occasion ou jamais pour les Européens, secoués par le Brexit et la vague de populisme qui déferle de la Pologne à la Hongrie en passant par l’Autriche, de jouer un rôle central dans le pourtour méditerranéen.

Il est temps pour l’Europe de comprendre que cette région n’est pas seulement le berceau de son histoire et de sa civilisation, mais bien le creuset de son avenir. Les réflexions des intervenants de ce colloque nous indiquent clairement ce qui devrait apparaître comme des évidences : d’abord, le concept méditerranéen concerne désormais non seulement les pays des rives sud et est de cette mer, mais aussi plus largement leurs voisins ; ensuite, si les marasmes de ces pays — qu’ils soient d’ordre politique, économique ou climatique — ont parfois des origines européennes, ils engendrent toujours des répercussions directes sur l’Europe ; c’est donc en assumant ses responsabilités envers le Maghreb, l’Afrique et le Moyen-Orient qu’elle s’attaquera à la source de ses propres défis : démographie, croissance, emploi, sécurité, accueil des migrants, énergie, environnement…

Il est temps pour l’Europe de prendre en compte ces interdépendances afin de pouvoir agir efficacement et durablement, au lieu de se contenter de réagir ponctuellement, maladroitement et à retardement. Dans un monde multipolaire où l’Asie pointe sa puissance, où les acteurs régionaux sont multiples, où la politique des deux supergrands est soit erratique, soit provocatrice, c’est en Méditerranée que se joue l’avenir de l’Europe. Pour cela, il faudrait avoir une vision et, surtout, s’y tenir. La France ayant toujours eu un rôle prépondérant à jouer dans la région, n’est-ce-pas au chef de l’État de la définir ?

Par Antoine SFEIR, membre du Conseil scientifique d’Euromed-IHEDN, directeur de la Rédaction - Publiqué dans La Lettre d’Euromed-IHEDN N 74 – février 2018

Source de l'article Fundacionacm

Liban: premier contrat de prospection d'hydrocarbures sur fond de tensions avec Israël

Le président libanais Michel Aoun lors de la signature d'un contrat d'exploration d'hydrocarbures
avec un consortium composé de Total, ENI et Novatek, le 9 février 2018 à Beyrouth © AFP
Le Liban a signé vendredi son premier contrat d'exploration d'hydrocarbures au large de ses côtes avec un consortium alliant le groupe pétrolier français Total, l'italien ENI et le russe Novatek, sur fond de tensions avec Israël sur l'un des blocs concernés.

Depuis plusieurs années, la Méditerranée orientale est devenue une zone d'exploitation gazière active, notamment après la découverte de gisements au large d'Israël, de Chypre et de l'Egypte, ce qui a donné lieu à des tensions entre divers pays de la région sur les droits et les frontières maritimes.

"Le Liban fait partie désormais du club des pays producteurs d'énergie et entame une nouvelle étape dans son histoire", s'est félicité le président Michel Aoun lors de la cérémonie.

Le consortium Total (40%), Eni (40%), Novatek (20%) est le seul à avoir répondu à l'appel d'offre, lancé en janvier 2017 par le gouvernement libanais pour ses premières explorations d'hydrocarbures en Méditerranée et plusieurs fois retardé en raison de l'instabilité politique et institutionnelle.

Les travaux de forage doivent débuter en 2019 et concernent les blocs 4 et 9 sur les dix prédéfinis par le Liban et les cinq ayant fait l'objet de l'appel d'offre.

Une partie du bloc 9 se trouverait dans une zone maritime contestée par l'Etat hébreu.

- Pas de risque de guerre -

Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, avait dénoncé le 31 janvier "le comportement provocateur" des autorités libanaises: "Ils ont lancé un appel d'offre pour (...) un bloc qui de toute évidence est à nous".

Vendredi, le ministre libanais de l'Energie, César Abi Khalil, a dénoncé ces déclarations. "Il n'y a ni zone disputée ni contentieux. Il y a agression", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Israël a adopté le tracé de sa zone économique exclusive (ZEE) avec une frontière située plus au nord que celle notifiée dès 2010 par le Liban aux Nations unies, et définie selon les lois internationales (...). Le bloc 9 est situé entièrement dans les eaux maritimes libanaises", a-t-il martelé.

Pour sa part, le député Nawaf al-Moussaoui du Hezbollah, poids lourd de la politique libanaise et ennemi juré d'Israël, a affirmé que le Liban "n'accepterait aucune agression contre (ses) droits nationaux".

L'Etat hébreu et le Hezbollah s'étaient livrés en 2006 une guerre qui a fait plus de 1.200 morts côté libanais, en majorité des civils, et 160 côté israélien, quasiment tous des soldats.

Le ministre des Affaires étrangères, Gebrane Bassil, a de son côté écarté le risque d'une confrontation militaire avec Israël, soulignant la poursuite des "efforts diplomatiques" pour faire baisser les tensions sur cette question.

Les États-Unis mènent une médiation depuis plusieurs années entre les deux pays pour trouver une solution au contentieux concernant une zone disputée de 860 km² en mer sur laquelle déborderait le bloc 9.

Dans ce contexte Washington a dépêché mardi à Beyrouth le secrétaire d’État adjoint pour les affaires du Proche-Orient, David Satterfield.

Au cours de sa rencontre jeudi avec le chef de l’État, le diplomate américain a présenté "des propositions visant à maintenir la stabilité et le calme dans la zone frontalière", selon la présidence libanaise.

- 'Aucune interférence' -

Vendredi, Total a souligné, dans un communiqué, que le groupe français "et ses partenaires sont bien conscients de la dispute frontalière entre le Liban et Israël (...), qui concerne en fait moins de 8% de la surface du bloc 9".

"Le puits d’exploration sur ce bloc ne présentera aucune interférence avec des champs ou zones d’intérêts qui sont situés au sud de la zone frontalière", a assuré la compagnie.

Le forage dans le bloc 9 aura lieu dans sa partie septentrionale, "à plus de 25 km de la zone contestée", selon Total.

La zone de prospection "dans le bloc 9 est, effectivement, au nord du bloc et c'est la où nous avons l'intention de forer le moment venu", a réaffirmé à l'AFP Stéphane Michel, directeur de Total au Moyen-Orient.

La question des ressources gazières autour de Chypre a également conduit à des frictions. L'île est divisée depuis l'invasion en 1974 de son tiers nord par la Turquie. Les prospections menées par Nicosie ont déclenché des tensions avec Ankara, qui réclame leur suspension dans l'attente d'une solution à la division de l'île.

Des tensions sont également apparues sur la question entre la Turquie et l'Egypte, qui a réaffirmé la "validité" d'un accord maritime avec Chypre en réponse aux critiques d'Ankara. En 2003, l'Egypte et Chypre se sont mis d'accord sur le partage des zones maritimes internationales en Méditerranée pour y développer l'exploration d'hydrocarbures.

Source de l'article 5minutesRTL

Vers un réseau euro-méditerranéen de coworking ? Atelier à Marseille le 20 février 2018

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La Région Sud-PACA organise un atelier local et régional à Marseille le 20 février 2018 dans le cadre du projet COWORKMed. L’atelier aura lieu de 9h00 à 13h00 au Mars Medialab et réunira les acteurs du coworking et du développement économique et territorial. 
  • Au cours d’une table ronde, Mmes Depretis (La Fabulerie) et Richez-Battesti (Aix Marseille université, CNRS, LEST Aix-en-Provence) et M. Francou (FING) présenteront des éléments de réflexion sur la typologie des tiers lieux, les externalités du coworking et les impacts sur les politiques publiques. 
  • Par la suite, les participants à l’atelier seront invités à travailler par groupe sur des thèmes relatifs à l’évolution du coworking dans la région PACA et dans l’espace euro-méditerranéen. Les recommandations issues de ces travaux seront intégrées aux lignes directrices finales du projet COWORKMed qui seront remises en avril 2018 aux décideurs publics locaux et européens. L’atelier sera animé par M. Raphaël Besson, directeur de Villes Innovation, et M. Loïc Duquy-Nicoud, chef de projet « Animation des réseaux d’innovation et médiation numérique » au sein du Service SMART REGION de la Région Sud PACA. 
  • L’après-midi, une réunion restreinte est organisée dans les locaux de la Région Sud-PACA en présence des partenaires européens membres du projet COWORKMed. Plusieurs sujets seront discutés, notamment la création d’une plateforme numérique transnationale pour identifier et connecter les espaces de coworking, l’élaboration d’une charte pour le développement du coworking en Méditerranée, et le développement des espaces transitionnels. 
Pour en savoir plus : 

COWORKMed est un projet européen de recherche sur le coworking et les tiers lieux dans cinq régions ou pays européens : Espagne, France, Italie, Croatie, Grèce. Les objectifs du projet sont d’identifier les impacts économiques, sociaux et territoriaux des tiers lieux dans ces pays et d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur les bénéficies du coworking. COWORKMed souhaite également mesurer le potentiel d’un réseau euro-méditerranéen de tiers lieux.
Source de l'article AVITEM