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samedi 16 mars 2019

L’Union pour la Méditerranée veut être un pont et un facilitateur entre l’Europe et l’Afrique

« L’Europe sera un jour marginalisée si elle n’est pas connectée à son voisinage au sud et à l’est » Nasser Kamel, Secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée

Les violences s’apaisent-elles sur le pourtour méditerranéen? Fracas de la guerre en Libye et en Syrie; drame des routes migratoires organisées par des mafias sans scrupules; souffrances des populations confrontées aux chocs de la mondialisation… Chacune de ces crises restent présentes mais leur intensité recule progressivement depuis quelques mois.

Chaque pays évolue certes selon ses dynamiques propres, ce que souligne la mobilisation des Algériens à l’approche de l’élection présidentielle du 18 avril 2019. Mais au nord comme au sud de la Méditerranée, des gouvernements s’extirpent peu à peu de la pression de l’urgence et envisagent des projets à moyen terme pour faciliter les échanges et la coopération en vue d’un mieux-être des populations.

C’est en tout cas l’espoir de Nasser Kamel, secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UPM), une petite organisation régionale créée en 2008 avec tambour et trompette sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, alors président de la République française, mais qui a connu des débuts difficiles. Héritière du « processus de Barcelone » lancé dans les années 1990 dans un contexte d’apaisement du conflit israélo-palestinien et d’expansion de l’Union européenne après la chute du mur de Berlin, l’UPM a pâti de certaines maladresses françaises dans sa phase de conception. Surtout, le contexte régional a été bouleversé par la crise financière et économique qui a plombé les pays d’Europe méridionale à partir de 2010, par les bouleversements politiques dans les pays arabes après le « printemps » de 2011, et par la crise migratoire de 2015.

« Depuis un ou deux ans, on constate un regain d’intérêt pour la scène méditerranéenne », constate toutefois Nasser Kamel, un ancien ambassadeur d’Egypte à Paris et à Londres, qui a pris les rênes de l’UPM depuis l’été 2018. De passage à Paris, il a expliqué comment cette organisation pouvait faciliter le financement de projets d’infrastructures dans le bassin méditerranéen et favoriser le rapprochement des sociétés, notamment sur la question de l’égalité femme/homme, lors d’un petit déjeuner organisé par l’Association de la presse diplomatique française (APDF). Voici des éléments de sa démonstration.

L’intensité des crises diminue en Méditerranée

« Depuis 2010-2011, l’Europe était en mode ‘gestion de crises’ tandis que le monde arabe était plongé dans une situation de grande fragilité stratégique », souligne-t-il. « L’Etat s’est effondré en Syrie et en Libye. L’Egypte et la Tunisie ont traversé une période de grande instabilité. Ces facteurs ont conduit à une vague d’émigration vers l’Europe sans précédent depuis la Seconde guerre mondiale ».

« Mais depuis un ou deux ans, l’intensité des crises diminue. La guerre n’est pas finie en Syrie mais il y a quand même un vainqueur et des réfugiés syriens rentrent dans leur pays. En Libye, le conflit continue à basse intensité tandis que l’émissaire spécial de l’ONU recherche une solution politique ».

« A côté, l’Egypte vient de connaitre une année avec 5,4% de croissance et le Maroc vit sa révolution industrielle. Une classe moyenne émerge et sa capacité d’entreprendre avec l’Europe augmente. La Méditerranée redevient une zone d’intérêts, et pas seulement une zone à problème ».

« Les flux migratoires ont fortement baissé, passant d’un million de personnes en 2015 à quelques dizaines de milliers par an aujourd’hui. La pression politique et psychologique sur l’Europe, qui a nourri le populisme et l’extrémisme, n’est pas la même qu’il y a 3 ou 4 ans ».

« Les événements de 2011 dans le monde arabe ont provoqué une nouvelle forme de maturité des sociétés. Certains pays ont vécu une rupture du contrat qui liait les populations à leurs dirigeants selon le principe : la sécurité et des subventions contre une absence de démocratie. Mais très vite, il est apparu que la seule force d’opposition politique constituée était incapable de gouverner et de faire face aux responsabilités, ni intellectuellement, ni techniquement, ni scientifiquement… Les jeunes éduqués qui ont manifesté en 2011 ont réalisé que la seule force organisée sur le terrain était l’islam politique et les djihadistes. Cette option n’est plus une alternative aux yeux des populations. Cela a douché leurs espoirs de changement politique ».

L’UPM, un esprit de coopération en Méditerranée

« C’est dans ce contexte plus stabilisé que les gouvernements et les administrations passent peu à peu d’une posture de gestion de crises à une pensée plus stratégique de développement. Or c’est la vocation de l’Union pour la Méditerranée, une organisation régionale qui compte 43 membres et dont l’objectif est de favoriser le développement humain et le développement durable dans le pourtour méditerranéen ».

« L’UPM accompagne des projets d’infrastructures auprès de bailleurs de fonds. Elle est aussi une plateforme de dialogue de la société civile, des syndicats, des entrepreneurs. Et elle est un lieu unique d’échanges techniques et politiques entre des pays qui ont parfois des relations difficiles, comme la Turquie, la Grèce et Chypre, ou bien Israël et la Palestine. Dans les réunions sectorielles de l’UPM, les Etats montrent leur volonté de laisser leurs différends à la porte pour se concentrer sur des enjeux techniques et financiers ».

« C’est ainsi que nous avançons sur le projet de création d’une usine de désalinisation de l’eau de mer dans la bande de Gaza, qui nous amène à travailler avec Israël, l’Autorité palestinienne et les autorités locales de Gaza. Ce sera un investissement de 400 millions d’euros qui apportera de l’eau potable à 2 millions d’habitants : de très nombreux bailleurs y participent, comme le Koweït et la Banque islamique de développement, mais aussi la Slovénie et Malte, qui témoignent ainsi d’un soutien politique au projet ».

« C’est notre valeur ajoutée. Nous sommes des facilitateurs. Et du coup notre voix porte auprès des organisations financières internationales et auprès des grandes agences de développement. Nous sommes une petite structure de 64 personnes, dont 31 femmes, basée à Barcelone. Nous soutenons 53 projets à hauteur de 7 milliards d’euros, dont l’un des plus récents est la dépollution du lac de Bizerte en Tunisie, un chantier de 9 millions d’euros qui va impacter 500 000 habitants, soutenu par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) . Nous portons aussi des réalisations culturelles comme l’université euroméditerranéenne de Fès et celle de Portoroz, en Slovénie. Les projets doivent être portés par au moins trois pays, le maximum étant de huit à neuf pays ».

« Nous avons un agenda très chargé sur l’enjeu de l’égalité homme/femme et de l’autonomisation des femmes. Nous avons créé des indicateurs de performance qui permettent de vérifier l’évolution des politiques publiques et un système de revue par les pairs pour examiner ensemble les avancées. Nous travaillons aussi sur les violences faites aux femmes. C’est un problème à la fois au nord et au sud de la Méditerranée ».

« L’UPM repose sur une relation égalitaire et consensuelle entre ses membres, mais il y a des pays plus actifs que d’autres, notamment la France, l’Allemagne et l’Italie. L’Allemagne et les pays du nord, comme la Suède, sont parmi nos plus gros contributeurs à travers leurs agences de développement – je passerai bientôt deux jours à Berlin ».

Connecter l’Europe à l’Afrique

« Ces pays sont de plus en plus convaincus de l’importance d’agir sur le moyen et le long terme en Méditerranée. En 2040 ou 2050, l’Europe sera marginalisée à l’échelle du monde si elle ne s’est pas connectée à son voisinage du sud et de l’est… et toute la Méditerranée sera marginalisée avec elle ! Vu son évolution démographique, l’Europe ne pourra pas survivre sans de bonnes relations avec l’Afrique et le Moyen-Orient. Cela implique un espace de circulation des personnes ouvert et fluide, et des transferts de fonds faciles ».

« Dans cette perspective, l’Union pour la Méditerranée peut jouer un rôle de passerelle au profit d’une coopération Europe-Méditerranée-Afrique subsaharienne. Nous avons un début de conversation avec l’Union européenne à ce sujet et je vais me rendre à Addis-Abeba pour défendre l’idée de créer un lien structurel entre l’Union africaine et l’UPM. L’Afrique est le continent de demain, celui où il y aura le plus de croissance et des classes moyennes avec des attentes et des besoins énormes. C’est un continent d’opportunités y compris dans les nouvelles technologies. La Chine, d’ailleurs, a déjà fait le pari de l’Afrique ».

« La France aussi est de retour et le président Macron a évoqué la Méditerranée à plusieurs reprises dans ses discours. Il a convoqué un Sommet des deux rives qui se tiendra le 24 juin 2019 à Marseille, auquel l’Allemagne a accepté de participer. La Méditerranée redevient une priorité française et européenne et c’est une très bonne chose ».

« J’espère que nous pourrons progressivement avancer sur des enjeux comme les migrations et la mobilité des étudiants. Il faut remplacer l’immigration irrégulière par une immigration régulière et négociée, permettant des relations de travail légales, structurées, performantes, comme ces 17 000 travailleurs saisonniers marocains, dont de nombreuses femmes, qui participent durant trois mois à la récolte des fruits dans la région de Valence. Il faut aussi agir sur les causes de fond de l’immigration, en utilisant notamment le Plan d’investissement extérieur de l’Union européenne et les processus de Rabat et de Khartoum pour les migrations ».

« Il faut en outre organiser la mobilité des étudiants. L’université euroméditerranéenne de Fès est une très belle réalisation, un investissement de 90 millions d’euros avec notamment la participation de l’Agence française de développement et des partenariats avec le Massachussetts Institute of Technology (MIT) et l’INSA. Mais il faut en parallèle un Erasmus euroméditerranéen qui développera les échanges, favorisera la connaissance mutuelle et fera évoluer les perceptions de l’autre. Il faut aussi faciliter la mobilité des professeurs et favoriser la reconnaissance mutuelle des diplômes. Ce sera l’une des meilleurs façons de jeter des ponts à travers la Méditerranée ».

Par Jean-Christophe Ploquin - Source de l'article La Croix

L’université franco-tunisienne pour l’Afrique et la Méditerranée ouvrira à la rentrée 2019


Résultat d’un partenariat entre la France et la Tunisie. L’établissement ouvrira ses portes à la rentrée 2019 et veut capter des centaines d’étudiants tunisiens, subsahariens et européens.

Mi-février à Paris, un protocole d’accord entre les ministres tunisien et français de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a été signé pour la création de l’Université franco-tunisienne pour l’Afrique et la Méditerranée (UFTAM).

Près de 250 étudiants composeront, à la rentrée 2019, la première cohorte de cet établissement conçu pour être un véritable lieu de savoir capable d’accueillir, de former et d’héberger plusieurs centaines d’étudiants tunisiens, subsahariens et européens. Le projet se veut donc plus ambitieux que le campus franco-sénégalais qui doit également ouvrir ses portes à la rentrée prochaine.

Inscriptions au mois de mai

« L’UFTAM se distingue par une triple ambition : attractivité, excellence et innovation », détaille Sophie Renaud, directrice de l’Institut français de Tunisie et conseillère de Coopération et d’action culturelle auprès de l’ambassade de France en Tunisie. Les inscriptions devraient démarrer à partir du mois de mai.
"L’UFTAM SOUHAITE RAPIDEMENT SE FOCALISER SUR LES ENSEIGNEMENTS SPÉCIFIQUEMENT ADAPTÉS AUX BESOINS DES ENTREPRISES TUNISIENNES."
L’université délivrera ses propres diplômes reconnus par les établissements partenaires. Ces derniers sont, pour le moment, les universités de Tunis, Manar et Carthage côté tunisien et l’école d’ingénieurs ENSTA Paris-Tech, les universités de Panthéon-Sorbonne, Paris-Dauphine, Aix-Marseille et Paris-Saclay côté français. Des discussions sont également avancées avec l’université Nice Sofia-Antipolis.

Un rôle complémentaire

Pour cette première année, seront aux programmes des formations sur le numérique et les systèmes d’information ; les sciences exactes ; les sciences de l’environnement et les sciences humaines et sociales. L’université proposera des licences et masters inexistants en droit et économie, droit et gestion ou droit et science politique. La Tunisie ne propose pas de formation qui mêle ces disciplines. L’objectif est aussi d’attirer les étudiants français du côté sud de la Méditerranée en offrant des cursus directement liés aux enjeux de la région comme l’eau ou les énergies renouvelables et lui facilitant l’apprentissage de la langue arabe.

L’UFTAM souhaite rapidement se focaliser sur les enseignements spécifiquement adaptés aux besoins des entreprises tunisiennes, notamment celles présentes en Afrique afin de faciliter l’employabilité des jeunes diplômés, dont le taux de chômage a atteint 28,8% en 2018. Une étude, dont les résultats sont attendus en septembre, doit lister ces besoins.

Excellence

Les étudiants seront admis sur dossier après une sélection assez sévère pour développer une réputation d’excellence. Les étudiants tunisiens ne paieront pas la scolarité ou se verront attribuer de fortes bourses. Le montant des frais de scolarité des étudiants étrangers n’a pas encore été défini, « mais cela ne dépassera pas ce que proposent les établissements privés ici », assure Sophie Renaud. Les professeurs, payés par l’UFTAM, seront les enseignants des établissements d’enseignements supérieurs partenaires.

"LE BUDGET INITIAL EST ESTIMÉ À ENVIRON UN MILLION D’EUROS."

Les cours seront dispensés à Hammam Chatt, à 20 kilomètres au sud de Tunis, dans les anciens locaux de l’institut supérieur de l’animation de la jeunesse et de la culture, qui dépend de l’Université de Tunis. Surtout, un terrain mitoyen pourrait être préempté par le ministère de l’Enseignement Supérieur afin de construire le campus de l’UFTAM avec hébergement, lieux culturels, restaurants, etc.

En attendant que la forme juridique définitive soit entérinée après les conclusions du rapport, une association de préfiguration est en cours de constitution. Les ministres de l’Enseignement supérieur ont désigné le recteur de l’académie de Paris, Gilles Pécout, et le président de l’université de Tunis, Habib Sidhom pour gérer le démarrage de l’UFTAM. Le budget initial est estimé à environ un million d’euros. Par la suite, l’université fera appel au secteur privé en plus du financement public. L’idée de l’UFTAM s’est concrétisée lors de la venue du Premier ministre Edouard Philippe à Tunis en octobre 2017.

Outil d’influence

Pour la France, il s’agit de faire rayonner l’enseignement hexagonal alors que la décision d’augmenter les frais de scolarité pour les étudiants étrangers fait polémique et que la langue française est de moins en moins attractive au détriment de l’anglais ou de l‘allemand même dans les pays de tradition francophone.

Pour la Tunisie, qui accueille le Sommet de la francophonie en 2020, il s’agit de concrétiser la volonté politique de faire du pays une plateforme entre le continent et l’Europe notamment dans le domaine de l’éducation. Le ministre de l’Enseignement Supérieur, Slim Khalbous, diplômé de l’Université de Toulouse (1994), considère la réussite de l’Université franco-tunisienne pour l’Afrique et la Méditerranée, comme une priorité.


Par Mathieu Galtier - Source de l'article Jeune Afrique

Les procureurs généraux européens et méditerranéens réaffirment leur engagement en faveur de la coopération judiciaire internationale

Prosecutors General from Europe and the Mediterranean committed to international judicial cooperation

Les procureurs généraux des pays européens et méditerranéens (Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Palestine et Tunisie) ayant assisté à la 2e réunion du forum EuroMed se sont accordés sur des « Règles générales pour l’organisation du Forum », lesquelles établissent les principes régissant la collaboration, la communication et la continuation du Forum, dans le but d’améliorer la coopération judiciaire internationale. L’accord sur ces Règles générales de collaboration interrégionale s’est formé sous l’impulsion d’EuroMed Justice.

Cette deuxième réunion, promue par Eurojust et tenue à son siège, a été bien reçue et bienvenue par les procureurs généraux des pays participants. Le Forum a permis aux procureurs généraux de partager des expériences et des bonnes pratiques sur des questions afférentes au cyberespace et à la coopération judiciaire en matière pénale ; la protection des données à caractère personnel et la coopération avec les pays tiers ; aux équipes communes d’enquêtes ; à la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, notamment le trafic de migrants, la traite des personnes et le trafic de stupéfiants dans la région euro-méditerranéenne.

L’objectif général du projet Euromed Justice IV (2016-2018), financé par l’Union européenne, est de contribuer au développement d’un espace euro-méditerranéen doté d’un système de justice effectif, efficace et démocratique, et soucieux du respect et de la protection des droits de l’Homme.

Pour en savoir plus
EuroMed Justice – Site internet

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L’objectif général du projet Euromed Justice IV, financé par l’Union européenne, est de contribuer au développement d’un espace euro-méditerranéen doté d’un système de justice effectif, efficace et…

Premier appel à propositions du Programme « Bassin Maritime Méditerranée » : 41 projets approuvés pour un financement du Programme

Mediterranean Sea Basin Programme first call for proposals: 41 projects approved for EU funding

Lors de sa dernière réunion qui s'est tenue pour la toute première fois au Caire (Egypte) les 29 et 30 janvier 2019, le Comité de Suivi Conjoint (organe décisionnel du Programme IEV CTF Med composé des représentants de 13 pays participants) a approuvé une liste de 41 projets recommandés pour un financement par le Comité de Sélection des Projets.

Sur les 282 organismes impliqués dans les projets approuvés, 61% sont établies dans les Pays partenaires méditerranéens.

Sur la base des 11 priorités thématiques abordées par l'appel, les 41 projets approuvés mettront en œuvre des actions concertées reflétant les principaux défis et besoins des 13 pays participants (Chypre, Égypte, Espagne, France, Grèce, Israël, Italie, Jordanie, Liban, Malte, Palestine, Portugal et Tunisie) dans les domaines du développement des entreprises, de l'innovation, de l'inclusion sociale et de la lutte contre la pauvreté ainsi que de la durabilité environnementale.

Conformément aux objectifs du Programme, les projets approuvés accordent une attention particulière aux jeunes et aux femmes afin de favoriser leur participation à la vie économique par le biais d'actions favorisant l'accès à l’emploi et le développement de compétences professionnelles.

Le Programme IEV CTF « Bassin Maritime Méditerranée » 2014-2020 offre des opportunités de coopération entre des partenaires de la région méditerranéenne dans des domaines d’intervention comme le développement économique, l’éducation et la recherche, l’inclusion sociale et la protection environnementale.

Pour en savoir plus
IEV CTF MED - Site Internet

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Projet connexe
La CTF, l’un des domaines prioritaires de l'IEVP, vise à renforcer la coopération entre les États membres de l’UE et les pays partenaires situés le long des frontières externes de l’UE.

À propos des relations entre l’UE et la Ligue des États arabes

"Whatever happens in the Arab World affects Europeans and whatever happens in Europe affects the Arab World,"

L'UE et la Ligue des États arabes (LEA) ont tenu une réunion ministérielle à Bruxelles en vue de préparer le tout premier sommet UE-LEA. Les discussions ont porté sur des pistes de renforcement de la coopération dans des dossiers tels que la Syrie, le processus de paix au Proche-Orient et la Libye.

Les Européens et les Arabes ont une longue et riche histoire d’échanges culturels, économiques, commerciaux et politiques. Cette situation, conjuguée à la proximité géographique et à l’interdépendance, a contribué à institutionnaliser une relation solide entre l’UE et la Ligue des États arabes (LEA). Dans ce cadre, l’objectif commun est de développer une coopération plus étroite afin de réaliser leurs aspirations communes à garantir la paix, la sécurité et la prospérité dans les deux régions.

Pour en savoir plus

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Lancement de la deuxième ligne de financement du programme “‘initiative compétence pour l’afrique”

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La deuxième ligne de financement du programme “initiative compétence pour Afrique”, a été lancée jeudi à Tunis. Une enveloppe de 3 millions d’euros soit l’équivalent de 10 millions de dinars a été allouée à ce programme, consacré au renforcement de l’infrastructure des centres de formation professionnelles en Tunisie.

Le coordinateur national du programme, Khaled Raouani a souligné à cette occasion, que ce programme, initié par l’union Européenne et subventionné par la Banque Allemande de développement, cible 8 pays Africains dont la Tunisie. Il comprend 3 catégories de financements soit 1,5 millions d’euros, environ 3 millions d’euros et 1 million d’euro.

Dans ce contexte, il a indiqué que ce programme vise la formation, l’intégration des compétences africaines, le renforcement des offres de formation le rapprochement du secteur de la formation de la production, outre interactivité dans la mise en place de programme de formation entre les centres de formation et les entreprises de production, l’accompagnement des apprenants et la modernisation du secteur de la formation professionnelle et de l’emploi.

De son coté, le directeur général de l’agence tunisienne de la formation professionnelle, Khaled Yahia a mis l’accent sur l’importance de cette initiative qui contribue à l’impulsion de la concurrence entre les établissements de formation professionnelle, et assure l’autonomie de ces centres dans les régions.

Résultat de recherche d'images pour "Allemagne + Lancement de la deuxième ligne de financement du programme “‘initiative compétence pour l’afrique”"La représentante du programme “initiative compétence pour Afrique a relevé que l’objectif principal de ce programme est de permettre aux jeunes compétences africaines d’accéder au marché de l’emploi par le biais d’un financement d’une valeur de 35 millions d’euros à plusieurs pays de Afrique tels que le Cameroun, le Kenya, la Nigéria, l’Afrique du sud et la Tunisie.

Elle s’est félicitée de la collaboration avec le ministère de la formation professionnelle et de l’emploi et les centres de formation professionnelles depuis le démarrage du programme en 2017 illustrée notamment, à travers l’échange et la concertation qui-a-t-elle dit favorisent les opportunités de coopération avec l’union Africaine.

Le centre de formation professionnelle Bach Hamba à Sfax ayant participé au programme “initiative compétence pour Afrique” dans sa première phase, bénéficiera d’un financement de 1,5 millions d’euros. Ce centre lauréat a présenté un projet dans le secteur de la mécatronique et pneumatique, en partenariat avec la société Bosh.

Source de l'article Webmanagercenter

Aquaculture: près de 300 projets d'investissement validés

Aquaculture: près de 300 projets d'investissement validés

Près de 300 projets d'investissement dans le domaine de l'aquaculture marine et continentale, ont été validés durant les deux dernières années, a indiqué jeudi à Alger le directeur général de la Pêche et de l'Aquaculture au ministère de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Taha Hamouche.


"Parmi les 491 dossiers déposés, 300 ont reçu les avis favorables et ont été validés par le Centre national de la recherche et de développement de la pêche et l'aquaculture (CNRDPA)", a déclaré M. Hamouche lors d'un atelier technique sur le développement de la conchyliculture en Algérie.

Les investisseurs qui mènent ces projets ont déjà identifié les sites, réalisé les études nécessaires et sont prêt à commander le matériel, explique-t-il.

Ces investissements font partie de 491 projets soumis aux autorités pour validation, d'un montant global avoisinant les 200 milliards de dinars.

Selon le même responsable, 70 projets dans le domaine de l'aquaculture sont en cours d'exploitation, tandis que 70 autres seront lancés prochainement.

Durant le premier semestre 2019, 22 projets en aquaculture seront montés, d'après les prévisions de la direction générale de la Pêche.

"Ce qui était réalisé en dix ans, nous réussissons aujourd'hui à le réaliser en six mois, puisque le bilan d'aquaculture à la fin de 2016 fait état de 25 projets réalisés", a avancé M. Hamouche.

Cela dénote, poursuit-il, de "l'intérêt croissant" porté à l'investissement dans ce créneau, vu les opportunités prometteuses qui existent : la largeur de la mer, l'importance du marché, les prix rémunérateurs pour les investisseurs et la maîtrise sanitaire de la production.

Il s'agit, selon lui, d'un "dynamisme sans précédent" dans le domaine de l'aquaculture "qui nous laisse optimistes par rapport à nos objectifs visant une augmentation significative de la production de poisson".

La plan "Aquapêche", lancé par le ministère de l'Agriculture, qui a pour objectif d'améliorer l'approvisionnement du marché national en produits aquacole diversifiés de meilleure qualité et plus accessibles aux consommateurs, vise à doubler à moyen terme la production de poisson qui a atteint 120.000 tonnes en 2018.

Dans le cadre de ce plan, la conchylicole (l'élevage des coquillages: huîtres, moules, palourdes...) est définie comme l'une des filières prioritaires.

Dans ce sens, le plan "Aquapêche" ambitionne à augmenter la production dans cette filière à 3.400 tonnes à moyen terme.

D'après le bilan présenté lors de cet atelier, sur les 53 dossiers d'investissement en conchyliculture déposés, 33 concessions ont été octroyées dont 20 sont en phase d'exploitation et 6 en cours de démarrage.

La sous-directrice chargée du développement de l'aquaculture à la direction générale de la Pêche, Samia Mohamed Bokretaoui, a considéré que la conchylicole était "une activité productive présentant des potentialités avérées, sans aucun impact négatif sur l'environnement (les moules se nourrissent du milieu naturel) avec un coût d'investissement moyen".

"La conchyliculture est en voie de devenir une composante à part entière du paysage du littoral, elle évolue à un rythme soutenu", a-t-elle noté.

Toutefois, l'administration doit prendre en considération tous les facteurs qui contribuent au développement durable de cette filière, notamment en matière de vérification de l'état de salubrité des zones conchylicoles et leur classification ainsi que l'accompagnement des opérateurs pour le choix des sites et des techniques d'élevage adaptées au milieu, souligne Mohamed Bokretaoui.

A ce titre, une mission d'appui technique au développement de la conchyliculture a été réalisée durant la période allant d'août 2017 à décembre 2018.

Cette mission qui vise à renforcer les capacités algériennes en matière d'accompagnement des opérateurs privés dans les filières conchylicoles, s'inscrit dans le cadre du Programme d'appui à la diversification de l'économie DIVECO 2, financé par l'Union européenne.

Outre les activités de formation, la mission a permis la mise en place d'un dispositif de suivi bio sanitaire des zones conchylicoles.

Il s'agit de faire le suivi de la qualité de l'eau de mer et de la chaire de moule à travers des analyses microbiologiques, l'analyse des métaux lourds (plomb, mercure, biotoxines...), ainsi que des analyses de l'eau de mer (dosage de chlorophylle, étude du phytoplancton).

Les participants à cet atelier ont recommandé de mettre en place un groupe de travail qui sera chargé de réviser et d'adapter les textes réglementaires liés à la salubrité des zones de la pêche et de l'aquaculture.

Le développement de la filière conchylicole impose également de définir l'entité chargée de diriger et d'exécuter l'étude de salubrité des zones conchylicoles, ont-ils encore noté.

Source de l'article APS

Nouvelles possibilités de cofinancement entre la Banque européenne d’investissement et la Banque islamique de développement

EIB's President, Mr Hoyer and IsDB's President, Mr Hajjar meet at the EIB

Une délégation de la Banque islamique de développement (BIsD), menée par le président de la Banque, S.E.M. Bandar Hajjar, effectue une visite au siège de la Banque européenne d’investissement à Luxembourg pour étudier les possibilités de cofinancement de nouveaux projets en Afrique et dans les pays du sud de la Méditerranée.

« La BIsD et la BEI, ainsi que d’autres banques multilatérales de développement, sont des acteurs clés dans la mobilisation des investissements privés à l’appui des objectifs des politiques publiques. Nous devons renforcer nos efforts communs pour soutenir la résilience économique et tenir notre engagement envers les objectifs de développement durable », a déclaré M. Werner Hoyer, président de la BEI.

La BEI et la BIsD collaborent pour fournir les financements et les services consultatifs nécessaires au développement durable. Depuis 2005, la BEI et la BIsD ont cofinancé neuf projets pour un investissement total d’un milliard d’euros au Liban, au Maroc, en Tunisie et en Afrique subsaharienne.

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