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jeudi 25 mai 2017

IesMed inaugure son bureau régional à Tunis

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IesMed a inauguré, ce mardi 16 mai 2017, son bureau régional en Tunisie sis à l’avenue de la Liberté à Tunis, en présence de Rodérick Egal, président de iesMed SCEL, Paco Llorente, directeur d’iesMed Tunisie et Denis Philippe, président de la CRESS PACA (Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire de la Région Provence Alpes Côtes d’Azur), partenaire associé de iesMed.

Créée en 2011 à Barcelone, Innovation et Economie sociale en Méditerranée « iesMed », est une coopérative européenne spécialisée dans l’ingénierie de projets, outils et services aux acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS) et plus largement de l’innovation sociale en Méditerranée.

Elle intervient également en tant que conseil stratégique de grands comptes publics et privés et coopère de ce fait depuis 5 ans avec les agences onusiennes, l’Union européenne, l’Union pour la Méditerranée, gouvernements, société civile etc.

« La Tunisie étant un point stratégique en méditerranée, un programme a été entamé par iesMed en 2015 dans le pays et a abouti à la création de deux Cité de l’ESS (CITESS) à Mahdia et à Sidi Bouzid. Ces CITESS sont des plateformes coopératives qui réunissent des acteurs privés et publics au niveau d’un territoire et qui ont pour objectif d’être le référent pour toute personne désirant démarrer un projet en économie sociale et solidaire dans la région » nous a expliqué, Amina Ben Fadhl, membre de l’équipe iesMed Tunisie.

« Ces cellules sont par exemple composées d’un représentant de l’API, un représentant du CEPEX, un représentant du secteur de l’agriculture, d’associations etc. et constituent un espace où les entrepreneurs peuvent être informés et orientés dans un cadre d’accompagnement qui n’existe pas encore dans le pays. Dans ce sens, nous sommes en contact avec le ministère du Développement, des organismes étatiques et de la société civile pour les accompagner dans la mise en place d’un cadre juridique, organisationnel et commercial pour démarrer des projets d’économie sociale et solidaire », a-t-elle ajouté.


Mme Ben Fadhl nous a confié, que l’objectif d’iesMed Tunisie pour l’année 2017 est de créer des coopératives formées par les entrepreneurs individus d’une même région, « afin de les amener à former un pôle d’auto-entrepreneurs dans une région, cela leur permettra de renforcer leur poids de négociation et d’optimiser leurs coûts et ressources ».

« Quand on est en crise et qu’on est petits, se réunir d’une manière formelle et structurée permet de garder une autonomie et d’avoir cette force collective qui permet des survivre dans un milieu de plus en plus hostile, telle est la logique générale de Ies » a-t-elle conclu.

Source de l'article Businessnews

L’innovation comme axe de coopération Tunisie – Union européenne

diner

A l’occasion du Forum international Maghrébin, la Délégation de l’Union européenne et l’Economiste Maghrébin ont organisé un dîner-débat sur le thème : « L’innovation comme axe de coopération Tunisie – Union européenne », un thème extrêmement important pour la Tunisie. 

« Pourquoi ce choix ? La réponse s’impose d’elle-même. La raison en est que dans cette vaste, difficile et coûteuse entreprise, on s’adresse d’abord à nos partenaires et amis et on sollicite leur aide, leur concours et leur soutien sous toutes ses formes. Ce qui bien évidemment ne nous exonère pas des efforts à faire », a déclaré Hédi Mechri, directeur des publications Promedia à l’ouverture du débat.

M. Mechri n’a pas manqué de rappeler que l’UE a les structures qu’il faut, les mécanismes et les moyens financiers pour enclencher un tel processus qui s’inscrit dans le cadre de la politique de bon voisinage. Elle a, nous dit-on aussi, le désir et la volonté de participer activement au redressement de l’économie tunisienne pour sauvegarder nos avancées politiques et les percées démocratiques menacées d’échec économique.


Invité pour enrichir le débat et partager une certaine vision, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous, a rappelé que les pays qui ont dépassé leurs crises sont ceux qui ont réussi le pari de l’innovation. « Qui fait l’innovation ? L’Université ou l’entreprise ? Pour lui, la question est traité de manière différente selon chaque pays.

« Il y a une déconnexion entre l’université et l’entreprise . Le défi consiste à rapprocher davantage les universités des entreprises. Celles-ci ne parlent pas le même langage. Il y a un problème de codage et de décodage. Il faut une étroite coopération », a-t-il reconnu.

Pour le ministre, l’innovation est un état d’esprit à acquérir, une formation, un process et une question d’incitation fiscale. Et d’ajouter que l’innovation n’a pas de limites, mais c’est un choix qui devrait donner de la valeur ajoutée à l’entreprise.


Patrice Bergamini, Ambassadeur Chef de la Délégation de l’Union européenne à Tunis, a rappelé, quant à lui, que l’innovation est un axe pivot de la coopération tuniso-européenne. Rappelant les différents programmes européens, M. Bergamini a souligné que la Tunisie est le premier pays de la rive sud de la Méditerranée à bénéficier du programme H2020 lancé au mois de janvier 2016.


De son côté Mme Ouided Bouchamoui, présidente de l’Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), a souligné que la Tunisie est capable de relever les défis. » Nos jeunes ont besoin d’un cadre législatif et réglementaire efficace. Il est temps d’aller plus loin et éliminer les freins et autres blocages. Il faut mettre en place une plateforme d’innovation au service des jeunes, notamment dans les régions », a souligné la présidente de la centrale patronale.

« Ne faut-il pas d’abord identifier où l’on veut aller ? s’est interrogé Serge Degallaix, directeur général de la Fondation Prospective et Innovation. Il a affirmé que la politique doit laisser faire les changements nécessaires. Il n’a pas manque également de mettre l’accent sur l’importance des alliances et des réseaux transfrontaliers.

Invitée pour témoigner de son expérience, Balkis Bouhaouala, chercheur à l’Institut Pasteur de Tunis, a appelé à accompagner davantage les chercheurs dans leurs projets de recherche. » Les industriels doivent accompagner les projets de recherche. La Recherche doit être responsable parce qu’elle coûte cher et elle doit aider la société et l’économie », a-t-elle précisé.

Mme Bouhaoula a regretté l’absence de réglementation relative à la recherche en Tunisie et a appelé à mettre en place des unités de recherche.

Par Mohsen Tiss - Source de l'article l’Économiste Maghrébin

Maroc-Europe: création d'un comité mixte pour le suivi de l'ALECA

Maroc-Europe: création d'un comité mixte pour le suivi de l'ALECA

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et le Comité économique et social européen viennent de mettre en place un comité mixte permanent, chargé de l’accompagnement des négociations de l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA). 

Ce comité mixte a été installé à l’occasion d’une rencontre, mardi à Rabat, entre le président du CESE, Nizar Baraka, accompagné du SG du Conseil, Driss Guerraoui, et une délégation du CES européen, conduite par son président, George Dassis, indique mercredi un communiqué du CESE. 

La mise en place de comité mixte vise "à porter la voix de la société civile organisée composant les deux institutions et d’anticiper sur les effets attendus au niveau économique, social et environnemental", note le communiqué. 

Ce comité est composé, du côté marocain, par Ahmed Rahhou et Bachir Rachdi, représentant la catégorie des experts, Najat Simou, représentant la catégorie des syndicats, Zahra Zaoui, représentant la catégorie de la société civile ainsi que Ali Ghannam et M. Larbi Belarbi, représentant la catégorie des organisations professionnelles. 

Le CES européen sera, pour sa part, représenté par Cinzia del Rio, Dilyana Slavova, José Maria Zufiaur, John Comer et Henri Malosse. 

Par la même occasion, dans le cadre de leur convention de coopération, le CESE et le CES européen ont convenu de l’organisation d’une rencontre annuelle pour traiter des thématiques d’intérêt commun dans les domaines économiques, sociaux et environnementaux, ajoute la même source.

Source de l'article Atlasinfo

France-Algérie : Quelles perspectives de coopération après l’élection de Macron?

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La France a élu, le 7 mai 2017, Emmanuel Macron nouveau président de la République qui connait parfaitement l’Algérie. Je pense fermement que certaines tensions entre l’Algérie et la France ne sont que passagères. 

Il ne s’agit nullement d’occulter la mémoire indispensable pour consolider des relations durables entre les deux pays, mais plutôt de préparer ensemble l’avenir avec un respect mutuel et un co-partenariat équitable.

Il faut être conscient que les nouvelles relations internationales ne se fondent plus essentiellement sur des relations personnalisées entre chefs d’État, mais sur des réseaux et des organisations décentralisés à travers l’implication des entreprises et de la société civile qui peuvent favoriser la coopération, le dialogue des cultures, la tolérance et la symbiose des apports entre l’Orient et l’Occident. Car il est dangereux de s’enfermer dans un ghetto qui enfanterait inéluctablement la violence. Les derniers évènements devraient encore mieux nous faire réfléchir en évitant cette confrontation des religions, car autant l’islam, le christianisme ou le judaïsme ont contribué fortement à l’épanouissement des civilisations et à la tolérance en condamnant toute forme d’extrémisme. Les relations futures entre la France et l’Algérie doivent également concerner l’espace Europe-Maghreb et plus globalement l’espace euro-méditerranéen. 

Les deux pays peuvent être des vecteurs dynamisants. Généralement, l’Europe du Sud et le Maghreb ne sauraient échapper à cette adaptation aux mutations mondiales (la crise actuelle devant entraîner de profonds bouleversements à la fois géostratégiques et socio-économiques) et plus encore toute la région méditerranéenne. Car il y a lieu de dépasser les nationalismes chauvinistes étroits dans la mesure où le véritable patriotisme à l’avenir se définira comme la capacité d’accroître ensemble le niveau de vie de nos populations par notre contribution à la valeur ajoutée mondiale. Le monde actuel est caractérisé par l’interdépendance. Cela ne signifie pas la fin du rôle de l’État, mais une séparation du politique et de l’économique qui ne saurait subir les aléas de la conjoncture, l’État se consacrant à sa mission naturelle de régulateur macro-économique et macro-social. Je pense fermement après analyse que l’intensification de la coopération entre l’Algérie et la France – sans pour autant oublier les USA, les pays émergents notamment la Chine, le Japon, l’Inde, le Brésil, la Turquie, la Corée du Sud, la Russie, etc., et d’une manière plus globale entre l’Europe et le Maghreb, fondée sur un véritable co-développement, le partenariat –, l’introduction de l’investissement direct permettrait de bouleverser les comportements bureaucratiques rentiers conservateurs et les inscrire dans une perspective dynamique profitable aux populations de la région afin de faire du bassin méditerranéen un lieu de paix et de prospérité. 

C’est que l’espace méditerranéen peut être ce cadre de création de réseaux rationnels permettant de communiquer avec des cultures lointaines en favorisant la symbiose des apports de l’Orient et de l’Occident. Ce réseau doit favoriser les liens de communication, la liberté, dans la mesure où les excès du volontarisme collectif inhibent tout esprit de créativité. C’est que le Maghreb et l’Europe sont deux régions géographiques présentant une expérience millénaire d’ouverture sur la latinité et le monde arabe avec des liens naturels et dans son ensemble porte de culture et d’influences anglo-saxonnes. Il est indispensable que l’Europe développe toutes les actions qui peuvent être mises en œuvre pour réaliser des équilibres souhaitables à l’intérieur de cet ensemble. En fait, la constitution d’espaces régionaux économiques faibles est une étape d’adaptation structurelle au sein de l’économie mondialisée avec pour objectif de favoriser la démocratie politique, une économie de marché concurrentielle humanisée, les débats contradictoires d’idées par des actions sociales et culturelles pour combattre l’extrémisme et le racisme, la mise en œuvre d’affaires communes sans oublier que les entreprises sont mues par la seule logique du profit. Ainsi, il y a lieu d’accorder une attention particulière à l’action éducative, car l’homme pensant et créateur devra être à l’avenir le bénéficiaire et l’acteur principal du processus de développement. C’est pourquoi je préconise la création d’une université euro-maghrébine ainsi qu’un centre culturel de la jeunesse méditerranéenne comme moyen de fécondation réciproque des cultures pour la concrétisation du dialogue soutenu afin d’éviter les préjugés et les conflits source de tensions inutiles ainsi que d’une banque centrale euro-méditerranéenne pour favoriser les échanges. L’Algérie et la France peuvent aider à la création de ces structures dynamisantes. 

C’est dans ce contexte que doit être appréhendée une approche réaliste du co-partenariat entre l’Algérie et la France, en tenant compte de la quatrième révolution économique mondiale. Au niveau mondial, nous assistons à l’évolution d’une accumulation passée se fondant sur une vision purement matérielle, caractérisée par des organisations hiérarchiques rigides, à un nouveau mode d’accumulation fondé sur la maîtrise des connaissances, des nouvelles technologiques et des organisations souples en réseaux comme une toile d’araignée à travers le monde, avec des chaînes mondiales segmentées de production où l’investissement, en avantages comparatifs, se réalise au sein de sous-segments de ces chaînes. Comme le note justement mon ami Jean-Louis Guigou, président de l’Ipemed (Institut de prospective économique du monde méditerranéen, à Paris), il faut faire comprendre que, dans l’intérêt tant des Français que des Algériens, et plus globalement des Maghrébins et des Européens ainsi que de toutes les populations sud-méditerranéennes, les frontières du marché commun de demain, les frontières de Schengen de demain, les frontières de la protection sociale de demain, les frontières des exigences environnementales de demain, doivent être au sud du Maroc, au sud de la Tunisie et de l’Algérie, et à l’est du Liban, de la Syrie, de la Jordanie et de la Turquie, passant par une paix durable au Moyen-Orient, les populations juives et arabes ayant une histoire millénaire de cohabitation pacifique. 

Plus précisément, économiquement, l’Algérie et la France présentent l’une et l’autre des atouts et des potentialités pour la promotion d’activités diverses et cette expérience peut être un exemple de ce partenariat global devenant l’axe privilégié du rééquilibrage du sud de l’Europe par l’amplification et le resserrement des liens et des échanges sous différentes formes. Pour le bilan officiel du commerce extérieur de l’Algérie de 2016, les pays de l’Union européenne sont toujours les principaux partenaires de l’Algérie, avec respectivement 47,47% des importations et 57,95% des exportations. À l’intérieur de cette région économique, on peut relever que le principal client est l’Italie qui absorbe plus de 16,55% des ventes à l’étranger, suivie par l’Espagne de 12,33% et la France de 11,05%. Pour les principaux fournisseurs, la France occupe le premier rang des pays de l’UE avec 10,15%, suivie par l’Italie et l’Espagne avec respectivement 9,93% et 7,69% du total des importations. Durant les deux premiers mois de 2017, l’Italie a été notre principal client avec une part de 17,73% des ventes algériennes à l’étranger, suivie par l’Espagne avec 15,14% et la France avec 12,63%. La Chine qui représente notre principal fournisseur durant les deux mois de l’année 2017 a expédié 20,21% de nos importations, suivie par la France avec 8,17% et l’Italie avec 6,88%, la France restant le premier investisseur hors hydrocarbures. Les échanges entre l’Algérie et la France peuvent être intensifiés dans tous les domaines : agriculture, industrie, services, tourisme, éducation, sans oublier la coopération dans le domaine militaire où l’Algérie peut être un acteur actif, comme le montrent ses efforts en vue de la stabilisation de la région. Par ailleurs, n’oublions pas le nombre de résidents d’origine algérienne en France, qui dépasseraient les 4 millions, dont 2 millions de binationaux. Quel que soit le nombre, la diaspora est un élément essentiel du rapprochement entre l’Algérie et la France, du fait qu’elle recèle d’importantes potentialités intellectuelles, économiques et financières. La promotion des relations entre l’Algérie et sa communauté émigrée doit mobiliser à divers stades d’intervention l’initiative de l’ensemble des parties concernées, à savoir le gouvernement, les missions diplomatiques, les universités, les entrepreneurs et la société civile. 

La mondialisation est un bienfait pour l’humanité, à condition d’intégrer les rapports sociaux etde ne pas la circonscrire uniquement aux rapports marchands en synchronisant la sphère réelle et la sphère monétaire, la dynamique économique et la dynamique sociale. Au moment des tensions géostratégiques au niveau de la région avec notamment le terrorisme, la consolidation des grands ensembles, enjeux de la mondialisation, le rapprochement entre les deux pays est nécessaire pour une intensification de la coopération entre la France et l’Algérie via l’Europe, à la mesure du poids de l’histoire qui les lie. Mais les étrangers ne feront pas les réformes à notre place. L’Algérie sera ce que les Algériennes et les Algériens voudront qu’elle soit supposant que les réformes structurelles indispensables se fassent si elle veut éviter sa marginalisation et le retour au FMI entre 2018 et 2019. L’Algérie peut surmonter les difficultés actuelles et être un acteur actif au sein de la région méditerranéenne et africaine. Il faut éviter toute vision de sinistrose vis-à-vis de l’Algérie. La situation est différente de celle de 1986 : une dette extérieure inférieure à 4 milliards de dollars et des réserves de change de 109 milliards de dollars au 1er février 2017 qui offrent un répit de trois années. Pourtant, la réussite du partenariat industriel national et international n’est pas réalisable sans une gouvernance centrale et locale rénovée et une vision cohérente basée sur des réformes structurelles tant politiques, sociales qu’économiques, avec le marché financier, le marché du foncier, celui du travail et surtout la réforme du système socio-éducatif pilier de tout processus de développement, à l’aube de la quatrième révolution technologique. Les tactiques doivent s’insérer au sein de la fonction/objectif stratégique qui est de maximiser le bien-être social de tous les Algériens. 

L’objectif pour l’Algérie est d’engager des réformes structurelles supposant un large front social interne de mobilisation, tolérant les différentes sensibilités, face aux nombreux nouveaux défis qui attendent notre pays afin de le hisser comme pays émergent, à moyen et long terme. Pour cela, la dominance de la démarche bureaucratique devra faire place à la démarche opérationnelle économique, avec des impacts économiques et sociaux positifs à terme. En résumé, l’intensification de la coopération ne sera possible – sans oublier le devoir de mémoire – que si l’Algérie et la France ont une approche réaliste du co-partenariat, un partenariat gagnant-gagnant loin du mercantilisme et de l’esprit de domination, devant avoir une vision commune de leur devenir. L’Algérie et la France sont des acteurs incontournables pour la stabilité de la région, et que toute déstabilisation de l’Algérie aurait des répercussions géostratégiques négatives sur l’ensemble de la région méditerranéenne et africaine, comme je l’ai souligné avec force dans mon interview donnée le 28 décembre 2016 aux États-Unis, à l’American Herald Tribune. Et bien entendu, sous réserve que l’Algérie approfondisse l’État de droit, la démocratisation de la société et qu’elle réoriente sa politique économique afin de réaliser un développement durable. Les tensions actuelles entre l’Algérie et la France ne sont que passagères, selon les informations que j’ai recueillies auprès d’importantes personnalités de l’Hexagone. Il s’agit d’entreprendre ensemble dans le cadre du respect mutuel. C’est dans ce cadre que doit rentrer un partenariat gagnant-gagnant entre l’Algérie et la France, loin de tout préjugé et esprit de domination.

Par Abderrahmane Mebtoul -Expert International) - Source de l'Article Les Afriques

Une plateforme régionale réunit des radiodiffuseurs et des opérateurs culturels

Med Culture and Med Media regional platform in Rabat

Des représentants de radiodiffuseurs publics du sud de la Méditerranée ont participé à une plateforme régionale dans la capitale marocaine Rabat, au côté d’universitaires, de représentants de centres de formation et d’acteurs de la sphère culturelle de pays arabes à l’initiative de Med-Culture et MedMedia, deux programmes régionaux financés par l’Union Européenne.

Cet évènement, qui s’est déroulé du 25 au 27 avril, visait à développer des réseaux et des échanges sur des questions relatives à l’enseignement supérieur et la formation dans le domaine de la gestion et des politiques culturelles. Les discussions ont couvert des problématiques transversales telles que la définition des compétences nécessaires pour opérer dans le secteur, le plaidoyer comme expérience d’apprentissage, les initiatives éducatives novatrices, l’employabilité et l’intégration des jeunes sur le marché du travail.

Deux tables rondes – auxquelles ont participé des représentants de radiodiffuseurs publics de Tunisie, d’Egypte, de Palestine, du Liban et du Maroc -, ont été consacrées spécifiquement aux rapports entre les médias et les opérateurs culturels. La première visait à réfléchir aux moyens d’améliorer la couverture médiatique des évènements culturels tandis que la seconde s’est concentrée sur le rôle des médias dans la promotion de la culture et des arts auprès des jeunes.

« Les médias de la région sont trop souvent ancrés dans une image conservatrice de la société qui laisse peu de place à une programmation faisant la promotion des arts nouveaux et des réalités culturelles d’une grande partie de la jeunesse », a déclaré Kalthoum Saidi, journaliste à la Radio nationale tunisienne (RNT).

Les participants aux tables rondes ont débattu des synergies possibles entre les médias et les opérateurs culturels, notamment en matière de co-production.

Med Culture et MedMedia font tous les deux partie du programme régional Médias et culture pour le développement dans le sud de la Méditerranée. Il a été affecté d'un budget total de 17 millions d'euros sur une période de quatre ans, dont 9 millions d'euros pour l'octroi de subventions sur une base de co-financement, et 8 millions d'euros pour un mécanisme de renforcement des capacités des médias (MedMedia) et un mécanisme de renforcement des capacités en matière de culture (MedCulture).

Pour en savoir plus
MedMedia site internet
Med-Culture site internet
EU Neighbours South – Médias, société civile et culture

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Un nouvel élan à la coopération régionale en matière de recherche et d’innovation dans la région méditerranéenne

Ministers from the UfM meeting in Malta on 4 May


Les ministres de l’Union pour la Méditerranée (UpM) ont souligné la nécessité d’intensifier la coopération en matière de recherche et d’innovation. 

Les ministres de la recherche se sont réunis le 4 mai à Malte et ont mis en avant l’importance de la recherche et de l’innovation pour faire face aux causes profondes de la migration et pour la promotion des emplois et la croissance dans la région méditerranéenne.

La conférence ministérielle sur le « Renforcement de la coopération euro-méditerranéenne par la recherche et l’innovation » s’est tenue à La Valette sous les auspices de la présidence maltaise du Conseil de l’Union européenne.

Les ministres ont souligné le rôle clé de la recherche et de l’innovation pour mieux répondre aux causes profondes de la migration. Ils ont encouragé une approche coordonnée à l’échelle de la région pour accroître la mobilité des chercheurs et des étudiants et établir des plateformes communes pour la collecte et l’analyse de données, tout en exploitant au mieux les outils existants.

Les ministres ont appelé à l’identification de solutions innovantes afin de créer davantage d’opportunités pour les jeunes et de contribuer ainsi à relever les défis actuels les plus urgents auxquels la région méditerranéenne est confrontée. 
Ils ont salué plusieurs initiatives régionales emblématiques, à savoir :
La Déclaration ministérielle adoptée à La Valette s’appuie sur les nombreux engagements en matière de recherche et d’innovation approuvés lors des récentes conférences ministérielles de l’UpM, dont celles sur l’emploi et le travail, sur l’environnement et le changement climatique, ainsi que sur l’eau et l’économie bleue.

Pour en savoir plus

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François Barras à « L’OLJ » : Le Liban est une plate-forme extraordinaire


A l’occasion de la « Beirut Design Week », le Programme « Développement du Secteur Privé » financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France, a organisé une session de discussion le 22 mai sur le thème : « Design et secteur du meuble traditionnel au Liban : Histoire d’un défi pour intégrer l’héritage culturel, l’innovation et la performance technique ».

La présentation a été assurée par M. Julien Schmitt et M. Bassem Hanna d’Expertise France, ainsi que par Mme Sarah Ghanimeh de Markits Consulting.

Des représentants de la Banque centrale du Liban, du Ministère de l’Industrie, du Ministère de l’Economie et du Commerce, de l’Association des industriels libanais, de Kafalat, de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Tripoli et du Nord Liban, l’Association Business Incubation (BIAT) de Tripoli, l’Académie libanaise des beaux-arts (ALBA), la Banque Audi, la Banque libano-française et la Banque libanaise pour le commerce, ainsi que des designers, des architectes et des directeurs de magasins de meubles ont parcouru les résultats de l’étude conduite par Markits dans le cadre du Programme sur le secteur du meuble au Liban.

L’étude a mis en exergue l’évolution de la demande nationale à l’égard des différents styles d’ameublement, la vision des designers et des architectes sur l’ameublement traditionnel libanais, les principaux défis pour reconnecter les designers et les producteurs de meubles traditionnels, et les actions à développer dans le cadre du PSD pour relever ces défis.

Le Programme du ‘’Développement du Secteur Privé’’ (PSD) est un projet d’une durée de trois ans qui va se clôturer en septembre 2019, financé par l’Union européenne et mis en œuvre au Liban par Expertise France. L’objectif général du Programme est de contribuer au développement économique et à la création d’emplois au Liban en améliorant la productivité et la compétitivité de son secteur privé, et plus particulièrement des micro et des petites et moyennes entreprises actives dans les secteurs de l’agroalimentaire (régions Békaa et Akkar) et de l’ameublement (région de Tripoli) par le biais d’activités non financières et financières.

Source de l'article Libnanews

Le thon rouge a repeuplé les pâturages marins de Méditerranée

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Après avoir failli disparaître, le thon rouge de Méditerranée a repeuplé la mer à force de quotas et de contrôles draconiens, redonnant espoir pour la préservation de cette "vache des mers", menacée dans le monde entier.

Il mange presque tout ce qui passe devant ses mâchoires, peut peser jusqu'à 650 kilos, mesurer plus de 4 mètres de long et pondre des centaines de millions d'oeufs: pourtant, cette force de la nature a failli périr de la surpêche. 

"En 2001, nous avons connu une grave crise, le thon rouge (de Méditerranée) était sur le point de disparaître", rappelle à l'AFP Alessandro Buzzi, expert de l'ONG, WWF. 

Le stock de reproducteurs était tombé à 150.000 tonnes en 2008. Lors de la dernière évaluation menée en 2013, il était remonté à 585.000 tonnes, et on s'attend à encore mieux cette année. 

Alors que l'objectif de rétablissement du stock était fixé à 2022, "les analyses scientifiques montrent qu'on l'aura atteint dès 2018", se félicite auprès de l'AFP Bertrand Wendling, directeur général de Sa.Tho.An, coopérative du port de Sète, dans le sud de la France, alors que la campagne de pêche démarre vendredi. 

Ce qu'on appelle thon de la Méditerranée est en réalité une partie du "Thunnus thynnus" ou thon de l'Atlantique, dont la Méditerranée est l'un des principaux bassins de reproduction et donc de pêche. 

Une nouvelle évaluation du stock sera menée cet été pour être présentée à l'automne devant la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (ICCAT). 

"Si l'évaluation est positive, ce sera la fin du plan de reconstitution, en gros des mesures d'urgence. Cela ouvrira la voie à un plan de gestion sur le long terme qui fera l'objet de discussions, avant sa mise en place", déclare Alessandro Buzzi. 

Mais ce qui pourrait sonner comme une bonne nouvelle réveille aussi de vieilles craintes. 

Car la demande mondiale ne faiblit pas. Si le thon des sushis vendus en Europe est généralement de l'albacore, une variété tropicale qui n'est pas du thon rouge, 80 à 90% des thons pris par les gros thoniers senneurs en Méditerranée partent au Japon, où sa chair est très prisée, après avoir été engraissés dans des fermes en Méditerranée. 

"Tout le monde saisit l'opportunité de la reconstitution du stock pour demander une hausse du quota", que ce soit l'Espagne, l'Italie ou l'Algérie, selon M. Buzzi. 

Les pêcheurs français ne sont pas sur la même ligne. "Ils demandent à ce que les quotas et les contrôles perdurent", clame M. Wendling, expliquant avoir "extrêmement peur que le dispositif s'assouplisse trop et qu'on retombe dans les excès rencontrés il y a quelques années". 

Outre les dangers que cela ferait courir à la ressource, il craint une chute des cours, aujourd'hui autour de 10 euros le kilo, contre un à deux euros il y a quelques années. 

"Il y a des parties contractantes qui vont dire +le stock va bien, on veut plus de parts de gâteau+", explique à l'AFP Tristan Rouyer, chercheur à l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), pour qui la pêche méditerranéenne au thon rouge est actuellement "la plus verrouillée au monde", donc la moins sujette à la pêche illégale. 

"Il faut s'assurer que d'éventuelles augmentations de quotas bénéficient à ceux qui exploitent cette ressource de manière durable", estime Alessandro Buzzi, pour qui les méthodes d'engraissement du thon dans les fermes, notamment espagnoles, "ne sont pas durables d'un point de vue environnemental". 

A l'inverse des Espagnols qui ont moins de bateaux et vivent surtout de l'aquaculture ou des Algériens qui ont des quotas nettement plus petits, les pêcheurs français traitent le thon comme un produit d'exception. 

Ils espèrent d'ailleurs obtenir bientôt le label de "première pêcherie de Méditerranée éco-certifiée", qui mettrait en valeur la pêche à l'hameçon. "On veut pêcher moins, mais vendre mieux", souligne M. Wendling. 

Source de l'article AFP & Atlasinfo