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dimanche 23 juin 2019

Étude sur l’impact des attitudes du public à l’égard des migrations sur l’environnement politique dans la région euro-méditerranéenne

Premier Chapitre: Europe

Dans le cadre du programme EUROMED Migration IV, le CIDPM, en collaboration avec l’Observatoire des attitudes publiques à l’égard des migrations (OPAM - EUI), développe une étude en trois chapitres intitulée « Impact des attitudes du public à l’égard des migrations sur l’environnement politique dans la région euro-méditerranéenne » (Impact of Public Attitudes to migration on the political environment in the Euro-Mediterranean region).

Il s’agit du premier des trois chapitres du rapport intitulé « Impact des attitudes du public à l’égard des migrations sur l’environnement politique dans la région euro-méditerranéenne ».

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Le FEMISE, soutenu par l’UE : l’entrepreneuriat social est la clé de la croissance dans la région MENA

FEMISE

Le FEMISE, la Société scientifique royale (Royal Scientific Society – RSS) de Jordanie et le Centre de recherche sociale et économique (CASE) de Pologne ont organisé conjointement à Amman un atelier sur l’entrepreneuriat social dans la région MENA, sous le patronage de la Princesse Sumaya Bint El Hassan.

L’atelier a été organisé pour offrir un espace de débat entre les différents acteurs concernés : institutions d’appui, organisations internationales, secteur privé, chercheurs et entrepreneurs sociaux.

Plus spécifiquement, l’atelier a abordé la manière dont l’entrepreneuriat social peut présenter une solution à la crise des réfugiés dans la région, avec un accent particulier sur la Jordanie et le Liban.

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"La Saison Bleue 2019" affiche ses couleurs: 190 événements, lancement d'"Amwej" et Forum de la Mer à Bizerte


Plus de 1,5 millions de visiteurs sont attendus durant près de 90 jours meublés par 150 événements labellisés "La Saison Bleue: Tunisie les rendez-vous de la Mer" dont le coup d'envoi officiel sera donné le 19 juin avec au programme par la suite d'une série de manifestations variées qui se poursuivront jusqu'au mois de septembre avec en clôture le Forum de la Mer à Bizerte". 

La date précise n'est pas encore fixée : entre le 20 et le 21, deux événements de taille se tiendront en même temps en l'occurrence Les Dunes électroniques à Nefta, en plein coeur du Désert et le forum de la Mer à Bizerte, la ville des vagues.

Avec la participation de plus de 100 associations et organisations non gouvernementales dans 50 villes, ce deuxième rendez-vous placé sous le slogan "Protège ta mer!" et symbolisé cette année par l'éponge bleue de l'archipel tunisien des Iles de Kerkennah, offrira au grand public un programme de manifestations célébrant les richesses de la Mer sous toutes ses formes: spectacles, cinéma, festivals, expositions, concerts, conférences, patrimoine maritime, culture vivante, tourisme côtier...autant d'activités qui feront vivre de Tabarka à Zarzis les 1400 kilomètres des côtes tunisiennes. L'objectif étant de sensibiliser décideurs, citoyens et touristes à une exploitation vertueuse d'un littoral qui souffre "comme un peu partout dans le monde d'un véritable terrorisme climatique avec plus de masse que de poissons" a rapporté Olivier Poivre d'Arvor (ambassadeur de France en Tunisie), en sa qualité de président du Musée national de la marine de France, membre du comité d'organisation, lors de la conférence de presse tenue lundi matin aux Berges du Lac, pour annoncer les couleurs de la deuxième édition de la "Saison Bleue", lancée le 19 juin 2018 aux Ports Puniques sur le site emblématique de la grande histoire maritime de Carthage.

Lancement "Amwej": un premier appel à projets tunisiens pour une économie bleue durable 

Visant à fédérer plus de synergies et d'énergies autour des enjeux maritimes qui se posent aujourd'hui, "La Saison Bleue", annonce une nouveauté, celle de récompenser également des initiatives innovantes et des porteurs de projets originaux émanant des villes côtières à savoir des associations ou startups à travers "Amwej" (Vagues), le premier appel à projets tunisiens pour une économie bleue durable.
Dans ce sens, Rym Ben Zina Bourguiba co-fondatrice d'Images et Actions, membre du comité d'organisation a fait savoir que le dernier délai initialement prévu pour le 13 juin a été prolongé jusqu'au 30 du mois.
Dans ce sens, Olivier Poivre d'Arvor a précisé que des bailleurs de fonds notamment de la Banque Mondiale (BM), de la BEI (Banque Européenne d'Investissement), de l'Agence Française de Développement (AFD), du Bureau de la coopération allemande au développement (GIZ), de l'Agence de coopération internationale du Japon (JICA), seront présents, en mi-septembre avant l'annonce du lauréat, pour voir de plus près comment les porteurs de projets présentent et pitchent pour convaincre de leur idées. En effet, a-t-il ajouté, le Forum de la Mer doit un être dans la durée un engagement et un Forum de projets fédérateurs pour faire vivre la mer". C'est d'ailleurs dans cet esprit, a-t-il mentionné, que le Forum de la Mer de Bizerte, qui ambitionne de devenir un rendez-vous incontournable pour discuter des enjeux maritimes à l'échelle euro-méditerranéenne à l'exemple de Marseille ou Barcelone, sera désormais présidé par Pascal Lamy, ancien directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
De son côté, Mehdi Ben Haj, président de l'association tunisienne de l'ingénierie côtière, portuaire et maritime (Atim) a mentionné que des efforts sont entrepris pour faire de Bizerte, ville du sud de la Méditerranée, un lieu de réflexion autour des enjeux maritimes et du forum non seulement une occasion d'exposer les différentes recherches scientifiques mais aussi une manifestation pour lancer des actions tangibles pour préserver la richesse maritime.

L'éponge bleue: label de la Saison... matière première pour Yves Klein (1928-1962)

Organisé également par le ministère de l'Europe et des affaires étrangères et soutenu notamment par les ministères des affaires culturelles, du Transport, des affaires locales et de l'environnement, de l'Union Européenne (UE) et de l'Union pour la Méditerranée (UPM), l'événement s'arrêtera tout particulièrement à Zarzis, Gabes, Sfax, ainsi qu'aux Iles Kerkennah en y organisant des événements mettant en valeur l'importance stratégique du Littoral face à l'appel de détresse de la planète dont 71 pour cent sont bleues, selon les chiffres avancés par Mehdi Ben Haj, président de l'Atim.

Certes, a précisé Olivier Poivre d'Arvor, "l'alerte est grande mais les réponses sont possibles" et la "Saison bleue qui a démarré en Tunisie, en est une pour créer des synergies au delà des structures autoritaires. "La Saison bleue" est aussi une occasion pour évoquer la Mer non pas d'une manière culpabilisante a-t-il affirmé mais en tant que richesse maritime et source de vie.
Ainsi, la saison bleue mettra en valeur la Mer dans plusieurs villes pour en faire de véritables "quais d'art et de culture". Plusieurs festivals sont associés à la programmation dont Tabarka Sky Lantern'festival, Manarat, Enviro-Fest, le salon international de la bande dessinée de Tazarka, le collectif Dream City, le festival international de musique symphonique d'El Jem etc....

Consciente des enjeux économiques de la mer, la Saison Bleu n'est pas un label mais un signe de reconnaissance pour les 50 villes se situant sur les 1400 kilomètres des côtes tunisiennes a fait savoir Olivier Poivre d’Arvor, en précisant que cette manifestation se veut une célébration festive de la richesse maritime.

Et c'est pourquoi l'événement est labélisé éponge bleue, cette éponge vendue aux enchères à l'étranger à 300.000 dollars, et à quatre dinars en Tunisie. C’est pour dire aussi la valeur économique accordée à la mer par la Saison Bleue qui, durant toute la période de juin à septembre, servira de work-progress avant le Forum de la Mer à Bizerte. Une période où c'est l'éponge bleue qui sera à l'honneur....une éponge dont les lettres de noblesse lui ont été rendus par l'artiste français Yves Klein (1928-1962) en l'imprégnant avec la couleur bleue et en l'utilisant comme matière première pour peindre ses œuvres, dans le style du body painting, a rappelé Olivier Poivre d'Arvor en parlant avec passion d'un avant-gardiste et célèbre aventurier monochrome qui achetait ses éponges naturelles pêchées à Zarzis chez un marchand à Sfax.

Source de l'article TAP info

La pollution de l’air tue 6 000 personnes en Méditerranée chaque année (UPM)

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Chaque année, environ 6 mille personnes décèdent en Méditerranée des conséquences de la pollution de l’air causée par les navires traversant cette mer. 

La Méditerranée compte sur ses rives des villes figurant parmi les plus polluées dans le monde, selon un communiqué de l’Union pour la Méditerranée (UPM).

Quelque 7 millions de décès sont également, recensés dans le monde en raison de la pollution de l’air en plein air, à l’intérieur des maisons et des bâtiments, dont un million de cas dans les régions européennes et ouest de la région.

A cet égard, la journée mondiale de l’environnement célébrée mercredi 5 juin 2019 est dédiée à la pollution de l’air, laquelle constitue un des principaux dangers écologiques dans le monde.

Pour l’UPM, la Méditerranée recèle des potentialités importantes en matière de développement durable et ami de l’environnement. Des décideurs de la région appuient la transition vers une économie verte, d’après la même source.

Un dialogue entre les deux rives sur la pollution est encouragé par l’Union européenne, en vue de mettre en œuvre la déclaration de l’UPM, sur l’environnement et le changement climatique adoptée à Athènes en 2014. Les pays concernés œuvrent à adopter une nouvelle vision partagée et globale pour une économie durable.

Ainsi, une nouvelle déclaration est en cours de préparation en vue d’adapter les situations environnementales les plus délicates au développement économique conformément au plan de travail 2030, les objectifs de développement durable et les différentes accords internationaux.

La Journée mondiale de l’environnement est célébrée depuis 1974, pour encourager la prise de conscience et l’action en matière de protection de l’environnement dans toutes les régions du monde.

Source de l'article Webmanagercenter

Le Liban célèbre 4 décennies de coopération avec l'UE

UE Liban

Pour célébrer la Journée de l'Europe, la délégation de l'UE a publié une animation sur les 40 ans de coopération étroite entre l'UE et le Liban.

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Le projet « Emploi des jeunes en Méditerranée » financé par l’UE renforce les capacités des acteurs économiques tunisiens

YEM

L’Observatoire national de l’emploi et des qualifications (ONEQ) de Tunisie, avec l’appui de l’UNESCO dans le cadre du projetEmploi des jeunes en Méditerranée (YEM), financé par l’Union européenne, a organisé à Tunis les 17 et 18 avril 2019 le deuxième séminaire de renforcement de capacités sur la conception de scénarios prospectifs.

La mise en place de ces exercices avec les principaux secteurs économiques tunisiens vise à compléter avec une analyse prospective qualitative le modèle de prévision des compétences élaboré dans le cadre du précédent projet financé par l’Union européenne NET-MED Jeunesse. 

L’utilisation combinée de ces outils vise à renforcer le système de formation professionnelle tunisien à travers une prévision de la demande d’emploi du marché du travail. 

Les prochaines étapes, dans le cadre de YEM, incluent la réalisation, par l’ONEQ, d’une analyse sectorielle prospective et approfondie de deux secteurs pilotes, ainsi qu’un deuxième exercice tunisien de projection des compétences, en coordination avec tous les acteurs de la plateforme nationale.

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La coopération européenne dans le domaine de la science et de la technologie a organisé la première journée de sensibilisation pour les pays voisins proches



COST logo
L’Association COST a organisé la première journée de sensibilisation pour les pays voisins proches (Near Neighbour Countries–NNC) dans ses locaux.

Des représentants nationaux, principalement des points de contact nationaux des capitales nationales, ainsi que des représentants des ambassades d’Algérie, d’Arménie, d’Azerbaïdjan, du Bélarus, d’Égypte, de Géorgie, de Jordanie, du Kosovo, du Liban, de Libye, du Maroc, de Palestine, de Russie, de Syrie, de Tunisie et d’Ukraine y ont assisté

Au cours de la journée de sensibilisation, les participants ont pris connaissance des travaux de la COST, de l’importance et de l’impact du travail en réseau, ainsi que de la manière dont les actions de la COST favorisent et diffusent l’excellence. Ils ont également pris connaissance des possibilités offertes par les outils de mise en réseau de la COST, des règles d’accès aux actions de l’Association, ainsi que du soutien financier potentiel.

Au début de cette année, la COST a renforcé les capacités des NNC de la région sud-méditerranéenne lors de trois événements différents organisés par l’UE en Tunisie, au Maroc et en Algérie. En outre, la COST a organisé trois journées d’information en Jordanie, en Moldavie et en Géorgie.

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« L’évaluation statistique est au cœur des Objectifs de développement durable »


Les statistiques représentent un outil crucial pour évaluer les objectifs de développement durable (ODD). Notamment à propos d’égalité des genres, explique Fatiha Hassouni de l’Union pour la Méditerranée.

Fatiha Hassouni est cheffe du secteur égalité homme-femme de l’Union pour la Méditerranée (UMP). Depuis septembre 2014, elle est chargée de développer un programme régional de l’égalité homme femme.

Quelle place tiennent les statistiques dans l’élaboration des politiques publiques ?

Quand on élabore une politique publique, la première étape est de définir des cibles. Par exemple, pour les politiques en faveur de l’emploi, on va définir qu’une mesure doit atteindre deux millions de chômeurs longue durée entre 30 et 50 ans.

Pour atteindre ces cibles, il faut avoir des systèmes de collecte de l’information (enquêtes d’opinion, relevé d’information auprès de professionnels, etc.) qui permettent d’évaluer l’impact réel des politiques. Le problème, c’est que la statistique publique n’existe pas de manière systématique. Les experts politiques et de la statistique doivent travailler de pair. Malheureusement, de manière générale, cela ne se fait pas.

Quels sont les enjeux en matière de statistiques sur la question de l’égalité homme femme ? 

Il est plus difficile d’avoir des statistiques sur les femmes. Par exemple, le secteur agricole emploie beaucoup de femmes dans les pays du Sud. Mais il s’agit d’emploi informel, qui ne respecte pas forcément le droit du travail. Donc il y a beaucoup de violation de droit dans ce secteur. Mais ce constat n’est pas basé sur des études sectorielles. Tout le monde connait cette réalité, mais elle n’est pas appuyée par des statistiques officielles, ce qui entraine une absence de prise en compte de cet enjeu dans les politiques publiques agricoles.

Les politiques publiques partent du principe que leur effet sera le même sur l’ensemble de la population, qu’elles sont « neutres ». Résultat, rien n’est fait pour prendre en compte les besoins de femmes au sein de ces mêmes politiques. Mais ce n’est pas vrai, l’impact sur les femmes et les hommes n’est jamais le même. C’est pour ça que la collecte d’informations et les statistiques sont fondamentales, car cela permet aux décideurs politiques de réorienter leur action si elle s’avère discriminante. Cela s’applique d’ailleurs à toutes les catégories de personnes vulnérables. Les statistiques sont nécessaires pour être certain que la politique publique n’est pas discriminatoire.

Pour réaliser les Objectifs de Développement Durable, a-t-on des statistiques suffisantes ?

Les Objectifs de Développement Durable (ODD) doivent être la référence internationale de toute politique publique. Notre travail au niveau régional à l’Union pour la Méditerranée (UPM) doit contribuer à cet engagement international. Nous sommes une instance régionale qui regroupe 43 pays, dont les 28 États membres de l’UE. Dans une déclaration ministérielle signée au Caire en 2017, nous avons défini 4 objectifs principaux en matière d’égalité homme-femme dans le cadre des ODD: améliorer la participation économique de femmes via l’entrepreneuriat et l’accès à l’emploi ; renforcer l’accès aux postes à décision dans le domaine politique et économique, combattre toute forme de violences faites aux femmes, et enfin lutter contre les stéréotypes et les normes. Cette réunion ministérielle est un point de départ qui va permettre d’avoir une vision d’ensemble de l’état de l’égalité homme-femme dans la région de la Méditerranée, et permettra de mesurer les progrès accomplis par rapport aux objectif internationaux.

Quel est l’état des lieux aujourd’hui ?

Il y a un déficit de statistiques publiques. La collecte statistique est un exercice, coûteux, chronophage et complexe. Cela pose problème partout, même en Europe, même si certains pays font mieux que d’autres.

Pour avancer sur le sujet, l’une des recommandations que nous faisons est de développer un mécanisme de suivi avec des indicateurs pour faire évaluer les engagements pris dans le cadre des ODD. On est en train de voir quels sont les besoins et comment on peut développer ce qu’il manque, notamment avec le programme MedStat, qui est un programme de coopération financé par l’Union européenne pour les pays du Sud et de l’Est sur la question des statistiques. Il permet d’accompagner les pays dans le développement de leurs outils statistiques. C’est un programme important, car les statistiques sont clés pour la réussite des ODD.

La statistique, c’est avant tout un engagement politique ! C’est un investissement nécessaire, mais couteux, qu’il est difficile de défendre dans le budget de l’État. Personne ne va dire que sa priorité politique c’est les statistiques ! Au-delà de la question budgétaire, il y a aussi un enjeu sur le temps. Car collecter l’information prend du temps.

Par Cécile Barbière - Source de l'article Euractiv