dimanche 12 juillet 2009

Le Plan Solaire Méditerranéen, projet phare de l’Union pour la Méditerranée

L'union pour la Méditerranée (UpM) instaurée par le sommet de Paris en juillet 2008, a lancé en mai dernier le Plan solaire méditerranéen (PSM). L'UpM est un partenariat entre les pays riverains de la Méditerranée et l'Union européenne ayant pour but de lancer des projets régionaux.
En mai dernier, l'Inspection générale des finances (IGF) et le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technolgies ont publié, en collaboration, un rapport sur le Plan Solaire Méditerranéen.
Du contenu et de la problématique du PSM
Les objectifs premiers du PSM sont la construction d'ici 2020, de 20 GW de capacités additionnelles de production d'électricité bas carbone, notamment solaire au Sud et à l'Est de la Méditerranée, et le développement de lignes d'interconnexion permettant l'exportation d'une partie de cette électricité verte vers l'Union européenne.
Deux objectifs complémentaires :
1. promotion de projets d'efficacité énergétique et de limitation de la demande d'énergie en proposant aux pays du sud un objectif quantifié d'économie correspondant à 20% de leur consommation d'énergie primaire,
2. création d'une plateforme régionale de recherche et de développement pour faciliter les transferts de technologie en matinière d'énergie solaire.
Dans le contexte du réchauffement climatique et de l'épuisement des énergies fossiles les pays du Sud et de l'Est méditerranée sont confrontés à une problématique : le coût de production de l'électricité solaire est aujourd'hui supérieur à celui de toutes les autres formes d'énergie, alors que l'électricité doit être mise à disposition de la population et des entreprises au meilleur prix.

Du coût du PSM
La réalisation du PSM nécessitera des financements significatifs : entre 38 à 46 Mds€. Ce coût est dépendant des gains attendus en termes de prix unitaires des équipements, qui devrait décroître du fait tant de l'accroissement des capacités installées dans le monde que de l'augmentation de la taille des centrales.
Il y a également une possibilité de surcoût de production d'électricité verte assurées par des sources carbonées de 14 à 32 Mds€, qui peut être réduit par le recours à la vente de crédits carbone pouvant rapporter entre 1 et 19 Mds€.

Déséquilibres financiers du PSM
La problématique du PSM est double. D'une part il s'agit d'améliorer la rentabilité des projets en jouant sur le prix d'achats de l'électricité en faisant appel à des subventions ou des crédits carbone et, d'autre part, d'assurer leur financement tant en fonds propres qu'en dette. Le financement en dette des premières années du PSM devrait être assuré grâce aux seuls moyens disponibles aujourd'hui des institutions de développement opérant sur la zone (Banque Mondiale, Banque africaine de développement), aux prêts bonifiés bilatéraux et aux subventions actuelles.
Instruments novateurs pour la rentabilité des projets : le clean technology Fund (CTF) allant de 4 à 15 Mds € géré par la Banque Mondiale, dans lequel une décision de principe portant sur l'apport de 750Mds € à un plan régional de développement centrales CSP au sud de la Méditerranée vient d'être prise et la cession des crédits carbone.
Le PSM associera nécessairement des projets émanant d'opérateurs publics locaux et d'investisseurs privés, qui seront majoritairement montés en financement de projets. Cela implique une grande rigueur dans l'établissement de multiples contrats liant les parties prenantes et un environnement réglementaires favorables à leur développement.
Selon les coûts actuels de production et de vente de l'électricité au Sud et à l'Est de la méditerranée : les financements sont insuffisants. A contrario pour le cas éolien, la combinaison de financements concessionnels et d'utilisation de crédits carbone permet d'atteindre les prix du marché.

Des Interconnexions électriques vers l'Europe
La question des interconnexions se heurte aux réalités physiques de la zone : seul le bloc Maghreb des 3 blocs électriques du réseau Méditerranéen est relié au réseau européen. D'ici 2012 le bloc Turquie devrait être raccordé permettant de disposer des capacités d'échanges nécessaires aux premiers projets du PSM.

Il faut pour cela réaliser la jonction avec la Libye et la Turquie et réaliser de nouvelles interconnexions directes du sud (Algérie, Tunisie, Libye) vers le nord (Espagne et Italie), mais cela nécessite des moyens financiers importants.

De la gouvernance du PSM
Le PSM procède de l'UpM qui a adopté dés l'origine une gouvernance originale cohérente souhaité par ses deux premiers coprésidents français et égyptiens. Il faut consolider à nouveau la gouvernance du PSM avec 3 défis : souplesse des circuits d'information et de décision, facilité d'accès aux informations et ouverture des procédures et capacité à associer les différents acteurs du PSM pour donner un nouvel élan au processus de Barcelone.

Trois acteurs pour la gouvernance du PSM :
La commission européenne et la Banque européenne d'investissement (BEI)
le secrétariat de Barcelone
la Banque mondiale

Trois scénarios possibles de gouvernance du PSM :
Maintien d'une forte impulsion politique et respect du rôle des acteurs économiques et administratifs.
Approche formelle et centralisée, avec une instance de hauts fonctionnaires facilitant l'implication de la commission européenne.
Procédure moins formalisées : équipe techniques ouverte à des fonctionnaires, des spécialistes des montages de projets avec méthodologies collectives recensant les projets.

De la valeur ajoutée du PSM
Le PSM est une initiale politique assortie d'objectifs ambitieux procédant d'un partenariat lancé par les 43 États de l'UpM constituant l'une des grandes priorités. Il doit bénéficier à tous tant aux États du sud, et de l'Est de la Méditerranée à travers un soutient technique novateurs.

Conclusion du rapport
La question de la valeur ajoutée du processus Méditerranéen peut être évaluée à trois niveaux.
1. A l’égard des pays du Sud et de l’Est de la méditerranée
Le PSM n'est pas un label donnant accès à des ressources additionnelles pour le financement de projets de création de centrales ENR : il peut cependant jouer un rôle d'impulsion et de coordination des divers intervenants sur les projets transversaux des États de la zone.
Le PSM doit faciliter la réalisation de centrales ENR en apportant son assistance dans la relation entre les autorités locales et le porteur du projet.
2. A l'égard des porteurs de projets
La priorité du PSM est d'amener des porteurs de projets, des industriels et des investisseurs, à construire des centrales utilisant des sources d'énergies renouvelables au sud et à l'Est de la Méditerranée pour atteindre l'objectif de 20 GW.
Le PSM doit en fait servir de tremplin aux projets, afin de les aider à être présentable aux yeux des bailleurs. La valeur ajoutée du PSM se mesurera par le nombre global de projets éligibles déposés au guichet unique et par le taux qui ont pu devenir bancables.
3. A l'égard des instituions financières de développement et des investisseurs en fonds propres
Les institutions de développement ont les ressources nécessaires, mais manquent de bon projets d'énergies renouvelables : donc intérêt du PSM qui suscite de nouveaux projets et les développent pour qu'ils soient présentés.

Conditions au succès du PSM sur le long terme :
détermination politique sur l'ensemble des membres de l'UpM.
impulsion permanente (coprésidence).
professionnalisation de la gestion processus PSM avec réunion de compétences.

Pour en savoir plus : Lire le rapport - 2.39 M
Par Secteurpublic.fr - juillet 2009

Cahier pédagogique de découverte : Un voyage autour de la Méditerranée

À partir du 25 juin un cahier a été distribué aux enseignants des classes de CM2 pour qu'ils puissent « faire découvrir à leurs élèves des éléments du patrimoine culturel, historique, naturel ou encore gastronomique des pays » méditerranéens.
Ce cahier intitulé "Un voyage autour de la Méditérranée" a été lancé par Xavier Darcos dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée. Il présente 25 pays (dont la Jordanie, la Mauritanie et le Portugal qui s'ils ne sont pas bercés par la Méditérranée font partie de l'Union pour la Médierranée) chacun « sur une page alliant textes narratifs et pédagogiques, ponctués de questionnaires ludiques permettant d’aider à la lecture et à la compréhension des textes ».On pourra retrouver ce cahier en version interactive et téléchargeable sur le site du ministère précise un communiqué. Il sera aussi distribué durant l'été aux « écoles ouvertes » et à partir de la rentrée transmis aux principaux de collèges qui pourront les intégrer dans la collection de leur CDI.
Rédigé par
Mario - Actualitte.com - le 10 juillet 2009

vendredi 10 juillet 2009

L’AFD crée la Facilité d’investissement de soutien économique à la Méditérranée (FISEM)

Dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée (UPM), l’Agence Française de Développement (AFD) crée la Facilité d’investissement de soutien économique à la Méditerranée (FISEM). Doté de 250 millions d’euros, ce nouvel instrument d’investissement en fonds propres permettra d’aider les PME de la région à faire face à la crise. Depuis la création de l’UPM il y a un an, l’AFD a considérablement renforcé son activité en Méditerranée. Ses financements devraient s’élever à 6 milliards d’euros sur les cinq prochaines années.

Accompagnement du secteur privé en Méditerranée pour faire face à ses besoins structurels renforcés par la crise
Les pays du Bassin Méditerranéen sont aujourd’hui confrontés à un resserrement des contraintes de financement et à la transmission de la crise financière à l’économie réelle.
Les entreprises de la rive sud de la Méditerranée, dépendantes des marchés du nord, souffrent par contrecoup de la récession et ont des difficultés croissantes d’accès aux financements bancaires qui avant même la crise constituaient un besoin structurel. Les marchés bancaires locaux font face à un tarissement des liquidités.
La désaffection de certains investisseurs privés ou institutionnels crée par ailleurs des incertitudes sur la mise en œuvre de grands projets industriels.
Créée pour aider le secteur productif et notamment les PME à faire face à la crise en complément des outils financiers existants dans la région, la FISEM est gérée par l’AFD en partenariat avec Proparco, sa filiale dédiée au secteur privé.
Doté de 250 millions d’euros, ce nouvel instrument apportera un appui financier aux PME à travers des prises de participation directes ou via des fonds d’investissement. Il agira sur la recapitalisation du secteur bancaire et financier afin d’accroître ses capacités d’intervention en faveur des PME. Il participera enfin au financement des grands projets industriels afin d’agir sur la croissance et de stimuler le tissu des PME et des sous-traitants locaux. Au-delà de l’apport en financements, la FISEM favorisera l’adoption de normes environnementales et sociales.

Renforcement des actions de l’AFD dans le cadre de l’UPM
Dans la dynamique de l’UPM, l’AFD a renforcé ses interventions en Méditerranée. Ses financements dans la région ont augmenté de 28% en un an. L’Agence apporte des réponses concrètes pour renforcer la croissance et la convergence des économies méditerranéennes du Sud et du Nord, promouvoir le développement durable et favoriser la cohésion sociale.
Ses projets portent notamment sur le développement urbain, l’eau et l’assainissement (dépollution de la Méditerranée), l’appui aux entreprises et les énergies de substitution (Plan solaire méditerranéen).Partenaire de longue date des pays du bassin méditerranéen, l’AFD a vu ses activités monter en puissance durant ces dernières années. Entre 2002 et 2008, les engagements de l’AFD en Méditerranée ont quadruplé pour atteindre, en cumulé, 3,5 milliards d’euros, soit un quart des activités du groupe. Ils devraient s’élever à 6 milliards d’euros sur la période 2009-2013, dont environ 20 % en faveur du secteur privé.
Par cadre-export.fr - le 10 juillet 2009
Pour en savoir plus
http://www.afd.fr
L'AFD et la Méditerranée

mercredi 8 juillet 2009

Europe-Méditerranée : Le cluster des villes numériques durables est lancé

Les premiers membres du cluster des 21 villes et territoires urbains connectés et durables d’Europe et de Méditerranée se réunissent à Bordeaux ces 8 et 9 juillet pour le lancer les travaux des Eco-centres 2.0, futurs laboratoires de la ville numérique durable de demain.
L’éphémère ex-ministre du développement durable et maire de Bordeaux Alain Juppé donne aujourd’hui le coup d’envoi du cluster des 21 villes et territoires urbains connectés et durables d’Europe et de Méditerranée. Durant deux jours, les représentants des premiers membres du cluster, les villes de Bordeaux, Grenoble, Nice, Rennes, Strasbourg et Valenciennes, et les entreprises Orange, Renault, Schneider Electric, Veolia et l’Institut Telecom vont travailler à la création de cinq Eco-centres 2.0 dans différentes villes euro-méditerranéennes.

Ces nouveaux lieux urbains, qui ont vocation à accueillir les futures « eActivités développement durable » sont la pierre angulaire du cluster.
Des laboratoires de la ville de demainLes Eco-centres 2.0 seront ni plus ni moins les laboratoires de la ville numérique durable de demain. Ils permettront d’expérimenter différentes configurations entre transports peu polluants, habitations, lieux de travail, de formation et loisir, le tout conçu dans une démarche de haute qualité environnementale et géré grâce aux technologies numériques.
Chaque projet est piloté par un binôme composé d’une ville et d’une entreprise. L’occasion pour les différents partenaires concernés d’apprendre à collaborer. Les scénarios, cahiers des charges et indicateurs de suivi des premiers Eco-centres seront présentés début 2010.
À plus long terme, ces lieux constitueront des exemples pour les autres villes, et des espaces pédagogiques pour l’information des futurs usagers.Une large collaborationLancé conjointement par l’Association communication et information pour le développement durable (ACIDD) et Grenoble Ecole de Management, le Cluster vise à mettre les technologies de l’information et de la communication (TIC) au service du développement durable dans une perspective internationale.
À terme, ce sont pas moins de 21 villes et communautés urbaines d’Europe et de Méditerranée qui travailleront de concert avec les acteurs économiques, associatifs et institutionnels investis dans les TIC et le développement durable. Objectif : « créer, expérimenter et construire des initiatives innovantes et opérationnelles pour faire exister la ville durable et interconnectée du 21e siècle ».
Johannes Braun - Innovationlejournal.com - le 8 juillet 2009

Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée - CMIM

Réunion Ministérielle de la FEMIP et partenariat renforcé FEMIP-FEMISE : préparer les pays méditerranéens à la sortie de la crise
Bruxelles, Royaume de Belgique, 8 juillet 2009/African Press Organization (APO)/ — La FEMIP, l’instrument de la BEI dédié au développement des 10 pays partenaires méditerranéens, renforcera son action pour préparer les pays partenaires à la sortie de la crise économique.

La Conférence Ministérielle FEMIP, réunie à Bruxelles en marge de l’EcoFin européen du 7 juillet, a en effet examiné les axes du Plan opérationnel d’activité 2009-2011 en se réjouissant que, malgré un contexte économique difficile, la FEMIP ait pu, en 2008, maintenir un haut niveau de soutien au développement de l’économie des pays partenaires. Les Ministres ont, en particulier, approuvé les contributions que la FEMIP mettra en œuvre pour appuyer les objectifs de la Déclaration du Sommet de Paris dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée (UpM), notamment pour :
- faciliter la réalisation du Plan Solaire Méditerranéen : à cet égard, les Ministres ont pris acte avec intérêt de l’initiative instituant une coopération renforcée entre la BEI, la KfW et l’AfD afin de permettre à des projets d’une valeur de 5 milliards € de bénéficier de leurs financements conjoints, dans les secteurs de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, à compter de 2010 et sur les cinq années à venir ;
- appuyer la réalisation du projet « Autoroutes de la Mer et de la Terre », à travers un programme d’études sur les implantations logistiques en Méditerranée (« Logismed ») et l’appui à des investissements tant en infrastructures qu’en moyens de transports ;
- coordonner le Plan « Dépollution de la Méditerranée », en s’appuyant sur les réflexions et l’impulsion donnée par la Réunion Ministérielle de l’UpM sur le développement durable, tenue à Paris le 25 juin dernier, à laquelle la BEI a activement participé en coordonnant les interventions des institutions financières.
Les Ministres ont également noté avec satisfaction la contribution qu’apportera la FEMIP, sous forme d’une étude de préfiguration, à la réalisation de la « Mediterranean Business Development Initiative » inscrite parmi les priorités de l’UpM.
Partenariat renforcé avec le FEMISE : en marge de la réunion ministérielle, la FEMIP représentée par M. Philippe de Fontaine Vive, Vice Président de la BEI, et le FEMISE, représenté par M. Ahmed Galal, Président, et le Pr. Jean-Louis Reiffers, Président du Conseil Scientifique, ont signé une convention renforçant leur partenariat (datant de mars 2006) ; la première expression de ce partenariat renforcé est le lancement d’une étude sur l’impact de la crise financière internationale dans les pays partenaires. L’étude devrait être finalisée au premier semestre 2010.
L’étude établira, en premier lieu, les canaux de transmission de la crise aux pays partenaires et la quantification des effets (constatés ou prévus) au niveau macro-économique, avec une attention particulière portée au secteur bancaire et financier ; en second lieu, l’étude comportera une dimension prévisionnelle couvrant les trois prochaines années, en vue de déterminer les actions de politique économique pouvant être mises en œuvre par chacun des pays et la formulation de recommandations quant aux interventions des bailleurs de fonds internationaux et partenaires financiers du développement.
Le partenariat renforcé FEMIP-FEMISE a pour objet de permettre de nouvelles synergies entre la connaissance scientifique agrégée par le FEMISE et les activités opérationnelles de la FEMIP. Dans ce cadre, la FEMIP pourra s’appuyer sur le FEMISE pour, d’une part, lancer des recherches économiques de grande ampleur, telle l’étude précitée, et d’autre part, associer le FEMISE à ses actions d’assistance technique aux pays partenaires.
Il en sera particulièrement ainsi s’agissant des actions que la BEI mènera au sein du futur « Centre de Marseille pour l’Intégration en Méditerranée » (CMIM). Le Centre de Marseille sera en effet une plateforme d’assistance à modernisation des politiques publiques des pays partenaires regroupant, avec la BEI, les principaux acteurs du développement en Méditerranée dont la Banque Mondiale, plusieurs institutions financières bilatérales européennes, des organismes des Nations Unies (PNUD, PNUE, PAM, ONUDI, etc.) et des institutions académiques (dont le FEMISE et l’ETF de Turin).
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A propos du FEMISE :
Le FEMISE regroupe en réseau 80 instituts de recherches en sciences économiques, venant de 14 pays de l’Union européenne et de 10 pays partenaires, spécialisés dans les questions relatives au développement socio-économique des pays méditerranéens. Le réseau est animé conjointement par l’Economic Research Forum du Caire et par l’Institut de la Méditerranée basé à Marseille. Plus d’informations sur le site : http://www.femise.org/.
Le partenariat renforcé FEMIP-FEMISE, financé par le Fonds Fiduciaire FEMIP, amplifie l’accord de coopération, signé en mars 2006, qui avait permis des échanges entre les deux institutions sur les conditions du développement économique et social des pays partenaires et fait participer la FEMIP à la définition du programme de travail du FEMISE.
A propos de la FEMIP :
La FEMIP (ou Facilité Euro-Méditerranéenne d’Investissement et de Partenariat) a été créée en octobre 2002, à la demande du Conseil européen de Barcelone, pour renforcer et amplifier l’action de la BEI envers les pays partenaires méditerranéens. Elle est aujourd’hui l’acteur de référence du développement en Méditerranée avec pour priorités le développement du secteur privé local et la mise en place d’un environnement favorable aux investissements. En six années, la FEMIP a investi plus de 8,5 milliards d’€ dans 125 projets d’envergure, soutenu le développement de 1.770 PME locales et consacré près de 100 millions d’€ à 113 opérations d’assistance technique et études.
Pour plus d’informations, voir : http://www.eib.org/projects/regions/med/index.htm
Contacts pour la presse :
Henry Marty-Gauquié, Représentation de la BEI en France : tél : +33 1 55 04 74 55 ; courriel : h.marty@bei.org
Nick Antonovics, Bureau de la BEI à Bruxelles : tél : +32 2 235 00 84 ; GSM : +32 475 551 205 ; courriel : n.antonovics@bei.org

mardi 7 juillet 2009

L'Union pour la Méditerranée sort progressivement de la paralysie

Les efforts de relance de l'Union pour la Méditerranée se sont poursuivis mardi à Bruxelles avec une réunion des ministres des Finances et la promesse d'un octroi facilité de prêts européens pour le financement de projets communs aux pays concernés.

Les efforts de relance de l'Union pour la Méditerranée se sont poursuivis mardi à Bruxelles avec une réunion des ministres des Finances et la promesse d'un octroi facilité de prêts européens pour le financement de projets communs aux pays concernés.
Lancé en grande pompe en juillet 2008 par le président français Nicolas Sarkozy, l'Union pour la Méditerranée (UPM) associe pays de l'UE et du pourtour méditerranéen. Elle vise à convertir l'espace méditerranéen en zone de paix par le biais de projets concrets.
Censé donner une nouvelle vie au dialogue euro-méditerranéen de Barcelone lancé en 1995, qui s'était enlisé du fait du conflit israélo-palestinien, l'initiative a toutefois tourné court en début d'année avec l'offensive à Gaza, qui a entraîné le gel des discussions politiques.
Depuis fin juin, elle a commencé à reprendre des couleurs. D'abord avec une première réunion ministérielle à Paris - avec Israéliens et Palestiniens - sur l'environnement. Puis mardi à Bruxelles sur les dossiers financiers avec des représentants des 43 pays membres.
La rencontre "a été productive et utile", a déclaré le ministre égyptien des Finances Youssef Boutros Ghali, dont le pays co-préside l'UPM avec la France.
"Nous avons constaté à nouveau que nous sommes étroitement liés, que le développement des uns ne peut se faire sans le développement les autres", lui a fait écho la ministre française des Finances Christine Lagarde.
Cette réunion ministérielle a été suivie d'une autre de la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP), principal instrument financier de l'UPM, dépendant de la Banque européenne d'investissement (BEI).
Le président de la BEI, Philippe Maystadt, a indiqué que la FEMIP avait la "volonté d'accélérer la mobilisation de (ses) prêts pour répondre à la crise".
"Nous voulons élargir et assouplir les conditions d'utilisation des lignes de crédit que nous accordons aux intermédiaires locaux", a-t-il dit.
Les projets discutés portent notamment sur les énergies renouvelables (photovoltaïque), la dépollution marine et la construction d'"autoroutes de la mer" (transport de poids lourds sur des navires).
AFP - Var Matin.com - le 7 juillet 2009

vendredi 3 juillet 2009

Union pour la Méditerranée : dossier spécial réalisé par la Revue Défense nationale et Sécurité collective

Le Comité d'Etudes de défense nationale a édité un numéro Hors Série de sa revue Défense nationale et Sécurité collective consacré à l'Union pour la Méditerranée (UmP).
Regards-Citoyens le met à la disposition de ses lecteurs - pour lecture seulement - en appelant leur attention sur les faits suivants :
1° Les opinions émises dans les articles n'engagent que la responsabilité des auteurs.
2° Il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement sur quelque support que ce soit le présent ouvrage sans l'autorisation de l'éditeur ou du Centre français d'exploitation du droit de copie (CFC) - 20, rue des Grands Augustins, 75006 Paris -
Par Regards-citoyens.com - le 3 juillet 2009

mercredi 1 juillet 2009

L'Union pour la Méditerranée tente de se relancer grâce au développement durable

La réunion valait surtout pour le symbole. Le conseiller spécial de l'Elysée, Henri Guaino, et le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, n'étaient pas peu fiers, jeudi 25 juin, à l'issue de la rencontre ministérielle de l'Union pour la Méditerranée (UPM) consacrée au développement durable, qui s'est tenue dans un grand hôtel parisien.
Ils avaient réussi, joignant leurs efforts à ceux de l'Egypte, qui copréside l'UPM avec la France, à rassembler le ministre israélien de l'environnement, Gilad Erdan, le ministre de l'économie de l'Autorité palestinienne, Bassem Khouri, ainsi qu'une quinzaine de leurs collègues, et ce pour la première fois depuis le déclenchement de l'offensive israélienne sur Gaza, en décembre 2008, qui avait bloqué le processus.
"Il y a quelques mois, personne n'aurait parié sur nos chances de parvenir à monter une réunion de ce genre, a lancé M. Guaino. Elle dément ceux qui veulent toujours que tout échoue. On peut dire que l'UPM est relancée." "Nous récupérons la dynamique, a renchéri M. Borloo. Les projets vont plus vite que le processus politique."
Bâtir une coopération régionale autour de projets concrets, c'est justement l'originalité de l'UPM, lancée en juillet 2008 à Paris. Transports, eau, énergie, aménagement urbain : les besoins en infrastructures ont été évalués à 200 milliards d'euros par la Banque européenne d'investissement (BEI). Jeudi, les ministres ont examiné deux cents projets et annoncé le lancement de... cinq d'entre eux, pour un montant d'un milliard d'euros.
Le plus gros - l'extension d'une station d'épuration au Caire - permettra de traiter les eaux usées de 2 millions de personnes. Autres initiatives : la construction d'une centrale photovoltaïque au Maroc, des pompes d'irrigation alimentées par des panneaux solaires en Tunisie... Un projet d'adduction d'eau à Gaza a été retenu comme l'une des "priorités" de l'UPM sur proposition de la France.
Bien sûr, cinq projets sur deux cents, c'est maigre. "L'important, c'est que le processus avance, dit M. Borloo. Je sais que ce sera très long et très difficile."
Par Gaëlle Dupont - LeMonde.fr - 27 juin 2009

lundi 29 juin 2009

Monaco toujours actif dans le développement durable...

Gilles Tonelli, Conseiller de Gouvernement pour l’Equipement, l’Environnement et l’Urbanisme, a pris part, jeudi 25 juin à Paris, à la 1e réunion ministérielle sur les projets de développement durable dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée.
La réunion était co-présidée par Jean-Louis Borloo, Ministre français de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer, et Rachid Mohamed Rachid, Ministre égyptien de l’Industrie et du Commerce Extérieur et coordinateur interministériel de la dimension projets au sein de l’Union pour la Méditerranée.
La réunion de Paris a permis de faire un point d'étape de l'avancement des projets dans quatre domaines majeurs : l’eau et l’environnement, les transports, l’énergie et le développement urbain. De nombreux organismes financiers ont pris part à la conférence et ont présenté leurs contributions concrètes aux projets. Les bailleurs de fonds se sont engagés sur près de 23 milliards d'euros (BEI, Agence française du développement, KfW, Banque mondiale, Fonds pour l'environnement mondial, Banque africaine de développement, EFG Hermes, la Caisse française des dépôts et consignations, Sumitomo Mitsui Banking Corporation, Siparex, Banque de développement du Conseil de l'Europe ...).
La Banque Européenne d'investissement, la Banque allemande de développement KFW et l'Agence Française de Développement ont notamment annoncé leur intention de mettre en place une offre de prêt commune d'un montant de 5 Mds€ sur cinq ans consacrée aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique. Les ministres ont par ailleurs réaffirmé la nécessité de finaliser les négociations pour la mise en place effective du Secrétariat de l’UpM qui sera basé à Barcelone. Gilles Tonelli présidait la délégation monégasque composée de Valérie Davenet de la Direction de l’Environnement, Isabelle Costa du Département des Relations Extérieures, Bastien Nicaise de la Direction de la Coopération Internationale et Frédéric Labarrère de l’Ambassade de Monaco en France.
Lors de son intervention, Gilles Tonelli a renouvelé le ferme engagement de la Principauté de Monaco, et en particulier du le Prince Albert II, en faveur de l’Union pour la Méditerranée. Il a également présenté le partenariat entre la Principauté de Monaco et la République de Tunisie, dans le cadre du plan solaire méditerranéen qui constitue l’une des priorités de l’UpM.
« Ce projet vise l’approvisionnement en eau par l’énergie solaire photovoltaïque au bénéfice d’agriculteurs n’ayant pas accès à l’électricité. L’objectif consistera lors d’une phase pilote de 3 ans à équiper 200 premiers puits sur un potentiel de 9.000 puits qui pourraient être équipés à l’horizon 2020, soit une puissance installée totale de 25 MW ». Rappelons que l'UpM rassemble les 27 Etats membres de l'Union européenne et 16 pays du pourtour méditerranéen.
Par Nicolas Massa - Monaco.mc - le 29 juin 2009