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dimanche 1 septembre 2019

L’Union pour la Méditerranée, financée par l’UE, s’engage à libérer le potentiel de l’économie sociale dans la région

EU-funded Union for the Mediterranean

Dans le cadre des mandats ministériels de l’Union pour la Méditerranée (UpM), financée par l’UE, et conformément à l’accent mis par la feuille de route de l’UpM sur la contribution des activités de l’UpM aux efforts de stabilité régionale et de développement humain, l’UpM a organisé le 5 juillet 2019 à Barcelone, dans ses locaux, un atelier sur l’économie sociale dans la région MENA et les Balkans. 

L’atelier s’est concentré sur deux thèmes interdépendants, à savoir l’entrepreneuriat et la création d’emplois dans l’économie sociale et l’innovation sociale pour un impact socio-économique positif.

L’atelier a réuni de multiples parties prenantes des deux rives de la Méditerranée pour échanger des points de vue et des expériences, partager les meilleures pratiques et les enseignements tirés, et présenter des recommandations sur la meilleure manière de libérer le plein potentiel de l’économie sociale dans la région.

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Alliance Afrique-Europe : l’UE investit plus de 100 millions d’euros dans l’intégration économique africaine

Africa-Europe Alliance

La Commission européenne a récemment adopté une série de projets en faveur de l’intégration économique africaine

Ces initiatives, d’un montant de 101,5 millions d’euros, sont axées sur les infrastructures, les droits de propriété intellectuelle et l’amélioration du climat d’investissement en Afrique.

Ces nouveaux projets constituent la première série d’actions de 2019 financées par le Programme panafricain. La majeure partie du financement pour 2019 (90 millions d’euros) servira à financer des projets mixtes, qui s’inscrivent dans le cadre du plan d’investissement extérieur de l’UE (notamment sa plateforme pour l’investissement en Afrique).

Le Programme panafricain soutient le partenariat Afrique-UE et couvre l’Afrique dans son ensemble, à travers des projets à valeur ajoutée transrégionale, continentale ou mondiale.

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Le programme « Young Mediterranean Voices », soutenu par l’UE, a lancé une campagne à l’échelle régionale pour renforcer l’autonomie des jeunes méditerranéens

#YoungMedvoices2030

Le gouvernement espagnol s’associe au lancement de #YoungMedvoices2030, une campagne régionale visant à donner aux jeunes méditerranéens les moyens d’accélérer la mise en œuvre du Programme mondial pour le développement durable.

La campagne est associée à « Young Mediterranean Voices » (Les jeunes voix de la Méditerranée), la principale plateforme de débat et de leadership politique de la région, coordonnée par la Fondation Anna Lindh avec le soutien de la Commission européenne (DG Politique de voisinage et d’élargissement).

La campagne, qui sera développée au cours de l’année à venir à travers une série de forums nationaux dirigés par des jeunes, a été annoncée à l’occasion du premier débat et forum politique des « Young Mediterranean Voices » organisé à Malte du 2 au 5 juillet 2019.

Dans le cadre du Forum de Malte, des jeunes issus de plus de 20 pays d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, d’Europe et des Balkans ont mené des débats interculturels sur les objectifs de développement durable (ODD), notamment les objectifs pour une « éducation de qualité » (ODD 4), « l’égalité entre les sexes » (ODD 5), « les inégalités réduites » (ODD 10), « les mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques » (ODD 13) et « la paix, la justice et des institutions efficaces » (ODD 16).

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Borrell, une chance pour l’Europe en Méditerranée

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Josep Borrell, le nouveau chef de la diplomatie européenne, pourrait enfin animer une politique en Méditerranée à la hauteur des enjeux pour l’UE.

« Au Moyen-Orient, les Etats-Unis décident et l’Europe paie ». Cette formule d’une cinglante ironie, très populaire chez les diplomates chargés des dossiers méditerranéens, n’a jamais été aussi cruelle qu’avec l’administration Trump: alors que Washington a cessé en 2018 de verser sa contribution à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, l’Union européenne a décidé de compenser en partie ce retrait, afin de ne pas compromettre des programmes d’éducation et de santé cruciaux pour des millions de Palestiniens. Cette générosité européenne n’est qu’un volet au Moyen-Orient du colossal effort budgétaire de la Commission européenne et de ses Etats membres, notamment en faveur de l’Autorité palestinienne (AP), plus que jamais au bord de la banqueroute.

Un nouveau "Processus de Barcelone"

En maintenant ainsi à flot l’administration, largement discréditée, du président Mahmoud Abbas, l’UE rend un formidable service à Israël et à son Premier ministre, Benjamin Nétanyahou, qui, en cas d’effondrement de l’AP, devraient assumer directement les coûts et les risques considérables d’une reprise de contrôle de l’ensemble de la Cisjordanie. Premier bailleur de fonds de l’AP, l’UE est aussi, et de loin, le premier partenaire commercial d’Israël, la coopération en matière de recherche étant particulièrement dynamique. Cet engagement très positif de l’UE envers Israël n’a cependant pas dissuadé Nétanyahou et son gouvernement de mener des campagnes d’une violence inégalée sur le soutien supposé de l’UE au « terrorisme ». Est en fait visée par de telles calomnies la constance de l’attachement de l’UE à la « solution à deux Etats », soit à l’établissement d’un Etat indépendant de Palestine, vivant en paix aux côtés d’Israël. Nétanyahou a mobilisé ses alliés populistes, à Budapest, Rome et Varsovie, pour saper cette position commune de l’UE, à ce jour en vain.

L’UE n’a ainsi retiré aucun bénéfice politique d’un engagement financier pourtant massif, se contentant de rappeler à intervalles réguliers des positions de principe, certes fondées sur le droit international, mais rendues inaudibles par les coups de boutoir de Trump. La présentation par son gendre du volet économique de son soi-disant « accord du siècle » a pourtant révélé l’inconsistance des propositions américaines, qu’un éditorial du « Monde » a jugées « affligeantes ». Cette disqualification des Etats-Unis devrait ouvrir un espace à une ambitieuse initiative européenne de relance effective du processus de paix dans la région. Déjà, en 1995, le processus dit « de Barcelone », à vocation euro-méditerranéenne, avait été lancé pour surmonter le choc de l’assassinat d’Ytzhak Rabin, signataire, deux ans plus tôt, des accords de paix israélo-palestiniens. L’Espagne, dirigée alors comme aujourd’hui par un gouvernement socialiste, trouvait dans la capitale de la Catalogne l’ancrage d’une diplomatie européenne imaginative, où se distinguaient Miguel Angel Moratinos, envoyé spécial de l’UE au Moyen-Orient de 1996 à 2003, et Javier Solana, chef de la diplomatie européenne de 1999 à 2009.

L’équation personnelle de Borrell

Josep Borrell, qui va quitter la direction de la diplomatie espagnole pour rejoindre Bruxelles, appartient à la génération de Moratinos et de Solana. Il ne saurait pourtant leur être réduit, lui qui a présidé le Parlement européen de 2004 à 2007, puis l’Institut universitaire européen de Florence de 2010 à 2012. Ce passage à la tête d’un centre de recherches, à la pointe des sciences humaines et sociales, lui est précieux pour se débarrasser de la novlangue bruxelloise et de ses concepts en trompe l’oeil. C’est l’époque où l’UE, après avoir noyé le « processus de Barcelone » dans une « politique de voisinage » à l’ambition bien plus limitée, s’avère incapable de prendre la mesure du bouleversement en cours au sud de la Méditerranée, lui opposant en 2011, en anglais dans le texte, les « trois M: Money, Mobility, Markets » (Argent, Mobilité, Marché). Une telle myopie technocratique conduit fatalement l’UE à mesurer son soutien à la transition tunisienne, à tolérer la féroce répression de la dictature Sissi en Egypte, et à ajuster partout sa coopération à la lutte contre l’immigration illégale.

On ne peut qu’espérer que Borrell donnera au plus tôt un nouvel élan à une politique européenne sans vision ni perspective en Méditerranée. Il s’est distingué tout récemment en célébrant les formidables ressources que recèle la jeunesse du sud de la Méditerranée, bien plus importantes à ses yeux, pour le développement national et la stabilité régionale, que tous les gisements d’hydrocarbures. Cet accent mis sur l’humain et l’immatériel est d’autant plus remarquable que Borrell a un bagage d’ingénieur et d’économiste. Il connaît aussi mieux que bien des eurocrates les sociétés méditerranéennes, notamment Israël, où, volontaire au sein d’un kibboutz, il a rencontré en 1969 la mère de ses deux enfants. Considérant en 2018 que les « événements de Gaza affectent la capacité de l’UE à jouer son rôle d’acteur mondial », il devra passer de la parole à l’acte, par exemple en ouvrant sous l’égide de l’UE une liaison maritime entre Gaza et Chypre, ne serait-ce que pour alléger la pression sur ce territoire surpeuplé et assiégé. Il ne pourra pas non plus laisser l’UE silencieuse face à la vague de fond qui traverse l’Algérie, expression de la contestation radicale d’un statu quo mortifère au sud de la Méditerranée.

Josep Borrell ne saurait évidemment à lui seul relever d’aussi considérables défis. Mais il a tous les atouts pour redonner enfin à l’UE un souffle et un projet en Méditerranée. Gageons qu’il sera vite jugé sur pièces.

Par Jean Pierre Filiu - Source de l'article Le Monde

L’UpM soutient une éducation plus inclusive et accessible pour transformer la région méditerranéenne

L’UpM soutient une éducation plus inclusive et accessible pour transformer la région méditerranéenne

L’Initiative méditerranéenne pour l’emploi de l’Union pour la Méditerranée (Med4Jobs) vise à promouvoir une culture entrepreneuriale et à soutenir le développement des compétences nécessaires pour les jeunes. 

Dans le cadre de cette initiative régionale, les projets Méditerranée Nouvelle Chance (MedNC) et HOMERe (Haute Opportunité pour le recrutement de cadres en Méditerranée) ont amélioré l’intégration socioprofessionnelle de milliers de jeunes, illustrant la méthodologie concentrée sur l’éducation nécessaire pour exploiter le potentiel de la jeunesse de cette région. Dans le but de contribuer à la stabilité, à l’intégration et au développement de la région euro-méditerranéenne, l’Union pour la Méditerranée (UPM) est déterminée à rendre l’éducation plus inclusive et plus accessible aux jeunes de la région.

L’UpM s’inscrit pleinement dans la célébration de la Journée internationale de la jeunesse 2019 «Transformer l’éducation», conformément à sa stratégie consistant à mettre en lumière les efforts concrets et les projets visant à rendre l’éducation plus inclusive et accessible à tous les jeunes. Cela comprend, sur le terrain, des projets et des initiatives dirigés par des jeunes de la région euro-méditerranéenne. L’UpM reconnaît que l’accès à une éducation de qualité est essentiel pour traiter de manière adéquate les problèmes auxquels la région est actuellement confrontée.

À travers, son initiative Med4jobs, un programme intersectoriel lancé en 2013, l’UpM contribue à accroître l’employabilité des jeunes et des femmes, à combler le fossé entre l’offre et la demande de travail et à promouvoir une culture de l’entrepreneuriat. Med4Jobs regroupe actuellement 13 projets bénéficiant à plus de 100.000 jeunes et femmes. «Avec plus de 60% de sa population âgée de moins de 30 ans, la région sud euro-méditerranéenne est l’une des régions les plus jeunes du monde. En matière d’éducation et de formation, de profonds changements sont attendus dans la nature du travail et L’UpM a placé les jeunes au cœur de ses actions et les a mobilisés en tant que partenaires à part entière dans ses activités pour que leurs opinions soient prises en compte dans l’élaboration du programme de développement de la Méditerranée», a déclaré le secrétaire général de l’UpM, Nasser Kamel.

Dans ces domaines, l’UpM et ses partenaires de la région ont obtenu des résultats concrets. Le projet Méditerranée Nouvelle Chance (MedNC) répond au défi de l’intégration socioprofessionnelle des jeunes en dehors de l’éducation, de l’emploi ou de la formation (NEET) en mobilisant et en renforçant la coopération entre les acteurs des deux rives de la Méditerranée, y compris les écoles de la deuxième chance. Ce projet, inscrit dans l’Initiative méditerranéenne pour l’emploi de l’UpM (Med4Jobs) et coordonné depuis janvier 2018 par l’Institut européen de coopération et de développement (IECD), est actuellement mis en œuvre en Algérie, en Égypte, en France, en Italie, au Liban, au Maroc, au Portugal, en Espagne et en Tunisie, grâce à des activités de renforcement des capacités et à l’échange d’expériences novatrices en matière d’éducation et de pratiques optimales entre partenaires.

Plus de 26.000 jeunes et 100 centres partenaires dans ces neuf pays sont déjà impliqués dans ces programmes, tandis que le réseau sera en mesure de se renforcer considérablement et de développer son champ d’intervention. Par exemple, en France, 60% des jeunes qui ont été aidés par des écoles de la deuxième chance trouvent un emploi ou poursuivent leurs études. Le projet MedNC a récemment été reconnu par le Sommet des deux rives de Marseille comme une pratique exemplaire à reproduire dans toute la région. De plus, l’UpM soutient un certain nombre de projets régionaux dans le secteur de l’éducation, notamment le projet HOMERe (haute opportunité pour le recrutement de cadres en Méditerranée), qui aide des étudiants de haut niveau dans leur dernière année d’études lors de leur transition de l’école à un emploi qualifié dans leur propre pays. Après une première phase réussie du projet qui a permis à plus de 500 étudiants d’effectuer un stage professionnel, une seconde phase a été lancée dans le cadre du Sommet des deux rives à Marseille. Transformer l’éducation commence par transformer notre pratique en matière de dialogue avec les jeunes de notre région.

L’UpM a soutenu la création du Réseau de la jeunesse méditerranéenne pour le climat (MYCN), une union de sept associations climatiques dirigées par des jeunes des deux rives de la Méditerranée qui offre aux jeunes une plateforme d’échange pour faire face au changement climatique dans la région. Ces associations sont fortement motivées pour prendre des mesures prioritaires en matière de sensibilisation, de gestion de programmes éducatifs et de développement de possibilités d’apprentissage en matière de développement durable dans la région. 

La Journée internationale de la jeunesse rappelle à temps que, même si de nombreux progrès ont été accomplis pour émanciper les jeunes générations et créer les conditions leur permettant de progresser et de jouer un rôle actif, il reste encore beaucoup à faire. Une éducation inclusive et accessible est cruciale pour parvenir à un développement durable et à une plus grande intégration dans la région euro-méditerranéenne. L’éducation devrait permettre d’obtenir des résultats d’apprentissage pertinents et efficaces, le contenu des programmes scolaires ne devant pas uniquement servir à la quatrième révolution industrielle et aux compétences futures du marché du travail, mais aussi aux possibilités – et aux défis – que les contextes sociaux en évolution rapide peuvent amener. 

Source de l'article Le Matin

L’Union pour la Méditerranée, financée par l’UE, promeut le potentiel de la diplomatie scientifique en Méditerranée

UFM


L’Union pour la Méditerranée (UpM), financée par l’UE, a participé activement à la première édition de l’Université d’été sur la diplomatie scientifique et technologique (Science and Technology Diplomacy Summer School), qui a réuni plus de 30 responsables scientifiques et conseillers principaux pour les affaires étrangères de centres de recherche, d’universités, de gouvernements et d’organismes publics du monde entier.

. Trente responsables scientifiques et conseillers principaux de centres de recherche, d’universités, de gouvernements et d’organismes publics du monde entier se sont réunis à Barcelone pour renforcer leurs compétences, leurs connaissances et leur réseau en diplomatie scientifique et technologique.
. La première édition de l’Université d’été sur la diplomatie scientifique et technologique, organisée conjointement par le Centre de diplomatie scientifique et technologique de Barcelone et l’Institut des études internationales de Barcelone, s’est achevée par un discours liminaire du Secrétaire général de l’UpM, Nasser Kamel.

Cette université d’été a été organisée par le Centre de diplomatie scientifique et technologique de Barcelone (SciTech DiploHub) et l’Institut des études internationales de Barcelone (IBEI) du 1er au 5 juillet à Barcelone avec l’objectif de former la prochaine cohorte de leaders dans un domaine qui est toujours plus essentiel pour relever les défis mondiaux. Un accent particulier a été mis sur l’Europe et la Méditerranée.

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Consultez cette conférence politique sur la construction européenne de la Méditerranée

MEDRESET


Tobias Schumacher (Titulaire de la Chaire de la Politique européenne de voisinage au Collège d’Europe) explique les principales conclusions du lot de travail nº 1 (Work Package 1 – WP1). 

Dans ce lot de travail, le consortium MEDRESET a défini la construction européenne de la Méditerranée et son propre rôle dans ce processus.

MEDRESET est organisé en trois phases et 10 lots de travail qui se complètent les uns les autres.
La phase I (WP1 sur la construction européenne de la Méditerranée) définira la construction européenne de la Méditerranée et son propre rôle dans ce processus, ainsi que la manière dont le cadre européen de la Méditerranée s’est traduit dans la pratique. Cette construction contraste avec une cartographie de la Méditerranée en phase II.

Le projet MEDRESET est financé par le programme de recherche et d’innovation Horizon 2020 de l’Union européenne.

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Le secteur privé du Sud de la Méditerranée ne crée pas assez d'emplois

Pour Chahir Zaki, les entreprises privées du Sud de la Méditerranée
ont avant tout un problème de taille (photo : F.Dubessy)

"Par rapport aux projections de la demande, nous ne pouvons que constater l'insuffisance de création d'emplois de la part du secteur privé." Chahir Zaki pointe les difficultés récurrentes des entreprises à embaucher. 

Intervenant lors de la conférence annuelle du réseau Emnes (Euro-Mediterranean network for economic studies), qui se tenait à Bruxelles le 27 juin 2019, le professeur associé de la Faculté de sciences économiques et politiques du Caire (FEPS) constate que la majorité des emplois créés le sont dans les services qui représentent 80,1% des salariés en Jordanie, 49,6% en Tunisie, 47,1% en Egypte et 38,3% au Maroc. Ce secteur offre moins de valeur ajoutée, de marge, et donc offre peu de possibilités aux entreprises concernées d'étoffer leur personnel. 

Le marché privé de ces pays se polarise autour d'une majorité de très petites entreprises et de quelques grands groupes qui dominent le marché. Les premières n'ont aucune ambition, ou aucun moyen, de se développer. Changer de dimension implique des coûts auxquels elles ne peuvent répondre à cause de leur faible productivité, de leurs ressources financières très limitées et de leur impossibilité à se déployer à l'export. 

"Les entreprises du Sud de la Méditerranée ont un problème de croissance. Elles naissent petites et se trouvent dans l'incapacité de grossir. Elles n'arrivent donc pas à intégrer la chaîne de valeur mondiale", constate Chahir Zaki citant aussi "les mesures non tarifaires entravant l'accès au marché des produits en provenance de cette région et le manque de sources durables de financement."

Intégrer la chaîne de valeur mondiale

L'économiste, membre d'Emnes, condamne aussi "les institutions déficientes" qui mènent les entreprises à se spécialiser dans les secteurs traditionnels au détriment de la haute-technologie. "Les réformes pour faciliter le commerce, l'export doivent être menées localement", indique-t-il citant notamment la nécessité d'une harmonisation des règles et des normes, d'une augmentation du nombre de laboratoires et d'organismes de certification, ainsi que l'indispensable besoin de recourir à l'assistance technique des gouvernements, comme des donateurs internationaux, pour atteindre ces objectifs. 

Chahir Zaki insiste sur l'importance vitale d'attirer les investissements directs étrangers dans les industries, spécialement celles fabriquant des produits à forte valeur ajoutée. "Ceci conduirait à stimuler la création d'emplois et par conséquent favoriserait l'inclusivité", souligne l'économiste. Selon lui, "renforcer les compétences des travailleurs aiderait les économies du Sud à intégrer la chaîne de valeur mondiale. Ce qui augmenterait la demande de salariés compétents au lieu d'affronter une féroce compétition sur les marchés internationaux." Le Plan d'investissement extérieur (PIE) de l'Union européenne constitue en ce sens une initiative susceptible d'attirer plus d'argent dans les entreprises privées.


Par Frédéric Dubessy - Source de l'article Econostruminfo