mercredi 11 novembre 2009

Festival Strasbourg - Méditerranée: «Héritages»

Pour sa 6ème édition, qui aura lieu du 21 novembre au 5 décembre 2009, sur les scènes de Strasbourg et de sa communauté urbaine (CUS), le festival Strasbourg-Méditerranée met en avant la thématique des «Héritages
La question de l'héritage/des héritages contient celle de sa transmission, des conditions et de la nature de son usage. Comment nous réapproprier l'héritage/les héritages - conflictuels ou partagés, exaltés ou refoulés, survalorisés ou minorés, reconnus ou niés - à la lumière de l'histoire, récente et ancienne, de ses déchirements, ses drames, ses affrontements, dans l'unité et la diversité des civilisations et des cultures qui se sont affrontées, succédées, nourries, emboîtées, influençant les identités méditerranéennes à la fois dans leur singularité et dans leur part d'universalité ?
Que faire et quoi faire de l'héritage, de nos héritages aujourd'hui pour repenser notre rapport à l'altérité, changer nos représentations, nous émanciper des déterminismes du passé, féconder de nouveaux imaginaires, et réinventer l'avenir ?
C'est de ces quelques questions que la 6ème édition du Festival témoignera à travers une programmation riche et vivante. Qui, sinon les artistes, poètes, philosophes, écrivains, intellectuels, chercheurs, acteurs de la société civile et de la vie publique des diverses rives de la Méditerranée, sont à même de les appréhender les nourrissant de contenus et de sens?
Au programme, 90 événements : concerts, lectures, spectacles, débats, cinéma, vidéo, expositions, ateliers, repas et fêtes.
Des concerts avec notamment Yasmin Levy, Kamilya Jubran, Malietès, Kaloomé, Angélique Ionatos, Marcel Khalifa, …
Du théâtre avec Une Mémoire pour l’oubli de Mahmoud Darwich, Les Salades à Malek de Lounes Tazaïrt, Sivas 93 de la Cie Genco Herkal, Beyrouth Adrénaline de la Cie du Désordre, Voilà la tête, voilà le tronc de Sévim Burak par la Cie Théâtre Afut Istanbul,…
Des spectacles avec Les Folies Berbères, Cie Murmures du monde, Héritages, Cie Mémoires Vives, Kardesh Türküller.
Des rencontres, des débats avec entre autres Elias Sanbar, Benjamin Stora, Mohamed Arkoun, Taysir Batniji, Julien Hage,…
Des hommages à Aimé Césaire, Kateb Yacine, Mahmoud Darwich, Germaine Tillon,…
Des expositions avec Les Chemins Fertiles de l’artiste poète Hamid Tibouchi, Alsace Présence des Suds - exposition documentaire retraçant un siècle des immigrations du Sud en Alsace et une grande exposition consacrée à la vie et à l’oeuvre de François Maspéro à la Médiathèque André Malraux.
Du cinéma : une sélection de films documentaires et de fictions autour du thème des
"Héritages" comme Mahmoud Darwich et la terre comme langue de Simone Bitton et Elias Sanbar, La troisième vie de Kateb Yacine de Brahim Hadj Slimane, Z de Costa Garvas, Number One de Zakia Tahiri, …
Le festival Strasbourg-Méditerranée accueille également la Saison de la Turquie en France. Une douzaine de manifestations, labellisées dans ce cadre, sont au programme, avec comme point d’orgue un concert du groupe Kardesh Türküler - chants, danses et musiques de Turquie.
Par Babelmed.net - novembre 2009
Pour info : www.strasmed.com

Appel à Projets WestMed - Les autoroutes de la mer en Méditerranée

Pour favoriser le développement de projets d’autoroutes de la mer en Méditerranée, la France, l’Espagne, l’Italie et Malte ont travaillé à la préparation d’une consultation internationale pour organiser une initiative conjointe en Méditerranée.
La France, l’Italie et Malte ont convenu de lancer cette consultation le 25 juin 2009, laissant à l’Espagne la possibilité de s’y associer en cours de procédure. L’Espagne ayant finalement choisi de participer à cet appel à projets, les partenaires ont convenu d’une prolongation du délai de remise des offres, initialement fixé au 15 novembre 2009, jusqu’ au 31 décembre 2009.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des lignes directrices du réseau trans-européen des transports (RTE-T), qui inclus le développement de 4 corridors d’autoroutes de la mer parmi les 30 projets prioritaires, dont le corridor « West Med ».
L’appel à projets s’adresse à des groupements comportant au moins deux ports/terminaux de deux Etats différents (dont l’un au moins parmi la France, l’Italie Malte et l’Espagne) et des opérateurs de transport maritime.
Les projets retenus incluront le Master plan pour la zone Méditerranée et pour les projets les plus matures, les Etats directement concernés pourront décider de les soutenir dans le cadre de demandes de financements communautaires et notamment des appels à projets RTE-T.
Les projets devront être adressés directement aux Etats concernés avant le 31 décembre 2009.
En savoir plus...
• plus d’informations sur le site : http://www.westmedcorridors.com

• Document de l’appel à projets : call for proposals (format PDF - 94.7 ko)
• en savoir plus sur les projets d’autoroutes de la mer : http://www.mer.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=2401
Par Mer.gouv.fr - novembre 2009

lundi 9 novembre 2009

Colloque international "Langues et média en Méditerranée : usages et réception"

Ouarzazate, 12-14 mai 2010
Conférences plénières
Henri Boyer (EA-739 Dipralang, Université Paul Valéry-Montpellier 3) : « L’identité soiciolinguistique dans les médias : représentations et stéréotypages »
Leila Messaoudi (Université Ibn Tofial-Kénitra, UFR Langage et société) : "Les langues au Maghreb. Quelles perspectives ?" (provisoire)
Jean-Claude Soulages (Laboratoire ELICO, Université Lumière-Lyon 2) : « Les avatars du citoyen cathodique »

Argumentaire
Les pratiques langagières, quand elles sont médiées, notamment par l’image, sont empreintes de fonctions pouvant influencer aussi bien les comportements des individus que le sens et la signification de leur expression. Si la langue est codée, structurée et dotée d’une fonction dans la communication, l’image, elle, se distingue par sa dynamique qui peut toucher la forme, le sens, la réception et la perception des messages.
Dans le contexte de la globalisation et du multiculturalisme, où les marchés des langues et des médias sont marqués par le rapport dominant/dominé, supérieur/inférieur, les frontières socio-linguistiques, culturelles et politiques sont revues et réévaluées. Les phénomènes de contact et de conflit ressurgissent, ce qui interpelle sur les politiques, le statut et la forme des langues et des médias (cinéma, presse, internet, radios) dans la société d’aujourd’hui. Ainsi, la Méditerranée peut être considérée comme le lieu où cette situation est plus présente et où langues, médias et cultures se rencontrent, se rejoignent, se complètent et se re/construisent.

Objectifs du colloque
L’objectif de cette manifestation s’inscrit dans un cadre pluridisciplinaire et transversal. Il invite les disciplines des sciences humaines et sociales, notamment les sciences du langage, l’analyse des discours, les sciences de l’information et de la communication, la sociologie et l’anthropologie à mettre en valeur les travaux s’intéressant à ou s’interrogeant sur :
1. Les langues dans les médias et les langues des médias, leur statut et leur contribution à l’évolution des formes, des sens, des textes, des discours et des cultures.
2. L’interaction verbale et son impact sur la réception et la communication politico-médiatique et interculturelle.
3. Le discours médiatique et la dimension multiculturelle et multimodale.
4. Les représentations sociolinguistiques, le phénomène des stéréotypages, les rapports de contact et de conflit, genre et identité.
5. Les méthodes et les théories d’analyse des discours linguistiques et politico-médiatiques.
6. La place des langues dans la formation aux métiers des médias et les projets d’aides aux techniques et technologies de l’image et de la communication.

Nous espérons que cette manifestation sera un point de départ pour constituer un réseau de réflexion et de recherche sur la thématique abordée.

Soumission des propositions :
Les propositions de communications doivent se faire en document attaché Word ou RTF. Le document doit contenir un titre et un résumé accompagné d’une brève biographie de l’auteur. Les propositions feront l’objet d’une double évaluation anonyme. Les propositions de communication sont à envoyer à :
abdenbilachkar@yahoo.fr

Calendrier
Fin des soumissions de propositions : 15 décembre 2010
Notification d’acceptation : 1 février 2010
Envoi des versions définitives : 15 mars 2010
Colloque : 12 mai-14 2010
Frais d’inscription (restauration+documentation incluses) : 100 euros avant colloque ; 120 euros jour du colloque
Une excursion pour la découverte du désert est organisée : 100 euros

Coordination
Abdenbi LACHKAR : abdenbilachkar@yahoo.fr

Comité d’Organisation
A. Lachkar, M. Ikkene, M. Ouadada, M. Touiaq, R. Yafia, N. Saffaj, Souad Regragui, L. El Maimouni (Faculté Polydisciplinaire de Ouarzazate, Université Ibn Zohr-Agadir)

Comité scientifique
Teddy Arnavielle (Montpellier 3, France)
Pierre Beylot (Université Bordeaux 3, France)
Mohyédine Benlakhdar (Université de Fès, Maroc)
Henri Boyer (Montpellier 3, France)
Farouk Bouhadiba (Université d’Oran, Algérie)
Mohamed Embarki (Université de Franche Comté-Besançon, France)
Joseph McGonagle (Université de Manchester, UK)
Abdenbi Lachkar (FPO, Université d’Agadir, Maroc)
Thierry Lancien (Université Bordeaux 3, France)
Abdelouahed Mabrour (Université d’El Jadida, Maroc)
Leila Messaoudi (Université de Kénitra, Maroc)
Jean-Claude Soulages (Université Lumière-Lyon 2)
Amanda Rueda (Université Grenoble 3, France)

Une publication des actes est prévue après leur sélection par le comité scientifique

Par aplv-languesmodernes.org - novembre 2009

dimanche 8 novembre 2009

Rire en Méditerranée

Rire en Méditerranée - Bastia 14 & 15 octobre 2010
Journées d'études organisées par Corinne Giordano et parrainées par Corhum

Du rire des immortels de l'Iliade aux éclats de rire des personnages de Raimu, en passant par la Commedia dell'arte, le rire méditerranéen est-il toujours source de comique ? Qu'en est-il de ce rire ? Quelles formes peut-il prendre dans cet espace vaste et multiple?
Figure tragique ou comique de l'expression méditerranéenne, les références au rire sont nombreuses et variées. Ces journées auront pour ambition de tracer les contours du rire dans cet espace, d'en déterminer ses sources, ses origines et ses formes. On pourra également confronter les différentes manières de rire, les similitudes et/ou les ruptures, qui caractérisent l'humour et le comique dans les pays qui composent l'espace Méditerranéen.
Une diversité que l'on peut aborder par une approche transversale, en diachronie ou synchronie; sous les angles les plus divers: sociologique, ethnologique, théâtrale, cinématographique ou littéraire.
Vous pourrez faire parvenir vos propositions de communication en français ou en italien d'une page maximum, accompagnées d'une courte présentation de leurs auteurs, à Corinne Giordano jusqu'au 9 mars 2010 à l'adresse suivante : rire.mediterra.bastia@orange.fr
Responsable : Corinne Giordano
Url de référence : http://pagesperso.orange.fr/corhum.humoresques/

Adresse : Cité Technique 4 rue DMM 20 600 Bastia.
Par Pierre-Louis Fort (source : Judith Stora-Sandor) - fabula.org/

vendredi 6 novembre 2009

L’Institut Euro Méditerranéen en Science du Risque

La Méditerranée est une des zones les plus sensibles de la planète, c’est aussi une zone clé pour la sécurité Euro-Méditerranéenne, passerelle entre le Nord et le Sud, passerelle entre la zone Asie et la zone Atlantique. Or sans la gestion des risques et leur maîtrise, il n’y a pas de développement durable.
La formation à la Gestion des Risques pour le Développement Durable dans l’espace Euro Méditerranéen est une condition essentielle de la paix et de l’équilibre dans la région.
L’Action coordonnée des acteurs de la formation, de la recherche et de l’innovation, autour d’un projet mobilisateur et collectif est essentiel, c’est l’esprit dans lequel est créé l’Institut Euro-Méditerranéen en Science du Risque.
Du croisement entre les disciplines, les expériences, les métiers, les problématiques locales diverses, naîtront des risk managers nouveaux, aux connaissances adaptées à un monde de plus en plus complexe. C’est l’axe de travail pédagogique et scientifi que de l’institut Euro-Méditerranéen en Science du Risque.

Rencontres Euro Méditerranéennes 2009 des Formations sur les Risques
Lundi 9 et Mardi 10 novembre 2009, 9h - 18h
UNESCO - 125 avenue de Suffren 75007
Pour info : http://www.aemfr.fr/

jeudi 5 novembre 2009

1er Salon de la franchise - Tunis Med Franchise

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis organise, en collaboration avec l’Association des chambres de commerce de la Méditerranée (Ascame) et en partenariat avec L’UTICA, la 1ère édition du salon de la Franchise baptisé "Tunis-Medfranchise" du 10 au 12 Décembre 2009, au siège de l’UTICA.
Cet événement vise la promotion du secteur de la franchise dans la zone méditerranéenne. Il regroupera un nombre important d’entreprises méditerranéennes de tous les secteurs. La manifestation sera un lieu d’échanges et de partenariats. Elle favorise les relations directes entre les franchiseurs et les franchisés ainsi que la sélection de leurs futurs partenaires.
Une conférence de presse sera organisée par la Chambre de Commerce et d’industrie de Tunis (CCIT), mardi 10 Novembre 2009 pour présenter le programme de la première édition du salon de la Franchise "Tunis-Medfranchise". Le coup d’envoi sera donné par Mounir Mouakhar, président de la CCIT, en présence des membres du bureau et du comité et avec la participation des sponsors dudit salon.
Pour info :
La Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis
Adresse : 31, Avenue de Paris – 1000 Tunis
Tél: + (216) 71 247 322
Fax: + (216) 71 247 291
E-mail : salon@tunis-medfranchise.com
Site Web: www.tunis-medfranchise.com


Conférence sur la protection du milieu marin de la Méditerranée

La 16ème conférence sur la protection du milieu marin de la Méditerranée pour un renforcement de la coopération régionale à Marrakech -
Les participants à la 16ème conférence des parties contractantes à la Convention de Barcelone sur la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée et à ses protocoles ont souligné la nécessité de promouvoir la coopération méditerranéenne en matière de lutte contre les effets du changement climatique et de renforcer les mécanismes institutionnels, notamment pour en faire un système d'échange et de partage d'expériences avec d'autres régions du monde.
Dans une déclaration finale rendue publique mercredi soir à Marrakech, les participants à cette conférence parmi les ministres de l'environnement et les chefs des délégations des parties contractantes à la Convention de Barcelone ont souligné aussi l'impératif de promouvoir les nouvelles technologies d'atténuation dans la région afin de permettre une meilleure évaluation de leurs impacts sur l'écosystème méditerranéen, en tenant compte du principe de précaution.
Ils ont plaidé, en outre, en faveur de la mise en œuvre d'une coordination efficace pour assurer l'intégration des questions de changement climatique dans les politiques de développement afin d'atteindre les objectifs du millénaire pour le développement et les objectifs de la Stratégie de la Méditerranée pour le Développement Durable (SMDD) et veilleur au renforcement de la coopération en matière de partage d'expériences dans le domaine de la surveillance (réseaux d'alertes), de l'élaboration et de la mise en œuvre des stratégies d'adaptation et de gestion des risques.

Ils ont appelé également à la nécessité de renforcer la mise en œuvre du principe de participation et de prendre en compte les préoccupations à long terme, en s'appuyant sur la Commission de la Méditerranée pour le Développement Durable (CMDD) et la diversité de sa composition qui représente toutes les parties prenantes méditerranéennes.

Ils se sont prononcés également en faveur du développement des énergies renouvelables, en s'appuyant sur les initiatives régionales en cours, tel que le plan solaire méditerranéen et l'initiative du Programme Méditerranéen pour les Energies Renouvelables (MEDREP).

Afin de promouvoir une meilleure gouvernance environnementale dans la région de la Méditerranée, les participants ont souligné la nécessité d'adopter une approche intégrée garante de cohérence entre les différentes stratégies sectorielles et tenant compte de leur impact sur les écosystèmes, et de prendre les dispositions nécessaires pour ratifier les instruments juridiques du Plan d'Action pour la Méditerranée (PAM) et en particulier accélérer les procédures de ratification du protocole de Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC).

Ils ont invité les Etats à continuer la création d'aires marines protégées et à poursuivre la protection de la biodiversité afin d'établir à l'horizon 2012, un réseau d'aires marines protégées, y compris en haute mer, conformément au cadre juridique international pertinent et aux objectifs du Sommet Mondial pour le Développement Durable.

Les participants se sont dits aussi en faveur d'une meilleure coordination avec d'autres institutions et initiatives régionales telles que l'initiative Horizon 2020, et l'initiative méditerranéenne (MedWet) de la convention "Ramsar" pour les zones humides, insistant sur la nécessité de renforcer la coordination également avec les organisations internationales et les bailleurs de fonds agissant dans la région pour créer davantage de synergie dans les actions et l'utilisation durable des ressources financières.

Ils se sont en outre prononcés en faveur du raffermissement de la coordination avec les organisations régionales de gestion des pêches et d'autres organisations telles que la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore Sauvages Menacées d'Extinction (CITES), en ce qui concerne les questions de conservation et de gestion durable de la mer méditerranéenne et de ses ressources et afin de mieux protéger les espèces les plus menacées et leurs habitats.

Ils ont plaidé en faveur du renforcement de la coordination des activités du PAM au niveau national, notamment entre les points locaux nationaux et les autres institutions sectorielles nationales et régionales respectives, y compris les ONG afin d'assurer une meilleure intégration, l'utilisation durable des ressources et un échange pertinent d'informations pour renforcer le PAM, son impact et sa visibilité au niveau des pays et dans la région.

Les participants ont fait part également de leurs préoccupations concernant les menaces sérieuses à l'environnement auxquelles la Méditerranée est confrontée, parmi lesquelles la destruction de sa biodiversité, les atteintes aux paysages, aux littoraux et aux ressources en eaux, la dégradation des sols, la désertification, l'érosion côtière, l'eutrophisation, la pollution d'origine tellurique, les nuisances liées à la croissance du trafic maritime, la surexploitation des ressources naturelles et l'exploitation non durable des ressources marines.

Initiée sous l'égide du Programme des Nations Unies pour l'Environnement et le PAM, cette conférence connaît la participation de près de 170 personnes représentant les parties contractantes de la convention, des organismes des Nations unies ainsi que des ONG partenaires du Plan d'Action pour la Méditerranée.

Elle a pour objectif principal d'examiner les progrès accomplis par ce Plan au cours de l'exercice biennal 2008-2009 et de décider des dispositions et des actions à entreprendre en vue de renforcer sa gouvernance et de consolider son rôle dans la promotion du développement durable dans la régions méditerranéennes.

Par map.ma - le 5 novembre 2009

mercredi 4 novembre 2009

De l'annulation de la conférence ministérielle Euromed

La conférence ministérielle annuelle des pays de l'UE et du pourtour méditerranéen qui devait se tenir à Istanbul a été annulée.
Chaque année, les ministres des Affaires étrangères de l'UE et du pourtour méditerranéen se réunissent dans le pay de la Présidence européenne pour faire le bilan de l'année et tenter de sortir le dialogue euroméditerranéen de l'impasse. La Suède, qui préside l'UE, n'a manifesté qu'un intérêt marginal au dialogue euroméditerranéen et a délégué à la Turquie l'organisation de la sessions rituelle.

La brouille persistante entre la Suède et Israël depuis la contestation d'un reportage sur les menes israéliennes durant la guerre de Gaza à la fin de l'année 2008 ne semble pas avoir plus incité Stockholm à se retrouver dans une enceinte euro-arabe que l'on présume électrisée, d'autat - et l'argument est mis en avant, aussi bien au Caire que dans la quasi-totalité des capitales arabes - qu'une rencontre avec Avigdor Lieberman n'était pas envisageable dans le contexte actuel (échec des tentatives américaines de relance du processus de paix, perspectives incertaines, débats controversés sur le " rapport Goldstone " fruit d'une enquête sur les " crimes de guerre " durant l'offensive à Gaza, nette dégradation des relations israélo-turques). L'UE, qui a été embarrassée par l'adoption par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU du rapport d'enquête ne serait pas empressée de courir le risque de subir à Istanbul les vifs reproches de ses partenaires arabes pour n'avoir pas soutenu le vote à Genève.
L'organisaion d'une réunion en Turquie aurait pourtant offert une perspective inédite car les ministres des Affaires étrangères ne se sont pas jusqu'à présent rencontrés en dehors de l'actuel territoire communautaire européen. Le choix de la Turquie tenait à ses relations anciennes avec Israël. Le contexte a changé et une prise de distance sensible est notée dans les rapports entre ces deux pays pourtant liés par une alliance militaire considére jusqu'alors comme solide. Chypre et la Grèce pour leur part ne voient pas d'un bon oeil cette mise en avant du rôle turc. Nicosir en particulier conteste qu'un sixième poste de secrétaire général adjoint de l'UpM soit créé et offert à la Turquie tant qu'elle n'aura pas l'assurance qu'Ankara ne lui barrera pas la voie, si elle revendiquait un poste de responsabilité au sein de la structure commune euroméditerranéenne.
La motivation égyptienne serait également due à l'amertume qu'elle répouve depuis le " lâchage " de son candidat à l'UNESCO non seulement par les pays européens mais surtout par la France, son partenaire et allié sur la scène euroméditerranéenne. Paris et Le Caire assurent conjointement la présidence de l'Union pour la Méditerranée et les signes de la " mauvaise humeur " égyptienne sont désormais perceptibles (par exemple, l'annulation d'un accord de coopération avec le musée français du Louvre et l'exigence d'un retour d'antiquités). Dans l'ensemble, l'enthousiasme égyptien pour l'UpM serait en baisse, selon des sources concordantes. La motivation la plus importante demeure cependant liée au dossier israélo-palestinien. Le contexte de blocage actuel et la faible prévision d'une nouvelle percée américaine dans ce dossier n'incitent pas le gouvernement égyptien à prendre le risque de se mettre en porte à faux vis-à-vis de l'opinion arable comme elle l'a été durant l'offensive israélienne de fin 2008. D'autant plus que ses efforts pour la réconciliation palestinienne sont actuellement enlisés.
Par Patrice Cardot & Co - Regards-citoyens.com - le 3 novembre 2009
Nb : cet article est extrait d'un article publié dans le n° 10 001du Bulletin Quotidien Europe en date du 20 octobre 2009.

mardi 3 novembre 2009

Un Appel du CEDITH pour une nouvelle conférence ministérielle Euromed textile

Paris - Agadir - Intervenant au 6e Forum de Développement économique de l’Afrique du Nord à Barcelone, le 2 novembre 2009, Jean-François Limantour, président du Cercle Euro-méditerranéen des Dirigeants Textile-Habillement, a lancé un appel pour la tenue d’une nouvelle conférence ministérielle Euromed afin de faire le bilan des résolutions prises par la Conférence des ministres du commerce euro-méditerranéens qui s’était tenue à Tunis le 28 septembre 2004 sur « l’avenir du secteur textile-habillement dans l’espace euro-méditerranéen ».
Jean-François Limantour estime que dans le contexte de mondialisation des marchés et de poussée hégémonique de l’Asie, la coopération nord-sud doit plus que jamais demeurer l’axe central d’une stratégie sectorielle pour le maintien d’une zone euro-méditerranéenne compétitive de production et d’échanges textile-habillement-chaussure.
Constatant que les producteurs euro-méditerranéens perdent des parts de marché, il estime nécessaire de redynamiser le partenariat nord-sud et de franchir une nouvelle étape pour promouvoir en Afrique du Nord des activités à plus forte valeur ajoutée, fondées sur la création et l’innovation, et non plus seulement sur des activités de sous-traitance.
Il considère également que le problème chinois doit être à nouveau posé sur le bureau de l’OMC, étant donné que la Chine lamine la concurrence, y compris asiatique, (actuellement 41 % des importations européennes de textile-habillement viennent de Chine !) et que la compétitivité chinoise est artificiellement dopée par un Yuan sous-évalué et par des pratiques discutables au regard des règles du commerce international et des normes du Bureau International du Travail. .
Voici le texte quasi-intégral de l’intervention de Jean-François Limantour, Président du Cercle Euro-méditerranéen des Dirigeants Textile-Habillement lors de ce VIe Forum de Développement Economique de l’Afrique du Nord, à Bqrcelone, le lundi 2 novembre 2009.

L’Afrique du Nord : Le secteur textile, le pari de l’innovation et des alliances
Le secteur textile-habillement d’Afrique du Nord présente quatre caractéristiques principales :
1. Avec 1,5 million de salariés, plus de 10.000 entreprises et 7 milliards d’euros d’exportation, cette industrie est une activité clé pour les équilibres socio-économiques de la région, notamment l’Egypte, le Maroc et la Tunisie. Il convient donc d’être tout particulièrement attentif à son état de santé ;
2. Ce secteur entretient des relations partenariales très fortes avec l’Union européenne : l’Europe est son premier client en habillement et l’Afrique du Nord constitue le premier débouché de l’Europe en produits textiles. Chaque année, l’Europe exporte 700 millions de mètres de tissus vers le Maghreb. De même, près de 2.000 entreprises européennes ont implanté des sociétés de production en Afrique du Nord ;
3. Les trois plus grands pays producteurs de textile-habillement d’Afrique du Nord,-l’Egypte, le Maroc et la Tunisie-, forment, avec la Jordanie, une zone de libre-échange mise en œuvre en mars 2007 au titre de l’Accord d’Agadir.
Cet accord contient des instruments juridiques permettant l’addition compétitive d’atouts et de ressources des quatre pays signataires ;
4. Après plusieurs décennies de croissance, le secteur textile-habillement d’Afrique du Nord perd des parts de marché en Europe. Sa part dans les importations européennes était qui était de 9,6 % en 2001 est tombée à 7,5 % en 2008 et à 6,6 % à fin juillet 2009. En valeur absolue, ses exportations à fin juillet 2009 sont inférieures de 20 % à leur niveau de 2001 !
Le recul préoccupant de la compétitivité globale du secteur sur les marchés d’exportation résulte de la combinaison de divers facteurs parmi lesquels on relèvera notamment :
• L’érosion des préférences commerciales dont ont bénéficié les entreprises sur les marchés occidentaux d’Europe et des Etats-Unis. Cette érosion qui a largement profité aux exportateurs asiatiques a été provoquée par :
- le démantèlement de l’Accord Multifibres au 1er janvier 2005
- la suppression définitive des quotas chinois en Europe au 1er janvier 2008
- les réductions tarifaires octroyées aux pays tiers dans le cadre des négociations multilatérales de l’OMC et au titre
du Système des Préférences Généralisées (SPG)
- l’intégration des Pecos dans l’U.E
- l’octroi de régimes économiques régionaux très avantageux, les Accords de Partenariat Economique (APE) aux
pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique)
• Les difficultés de financement de la migration du secteur vers le collectionning. A titre d’exemple, le BFRE (Besoin en Fonds de Roulement d’Exploitation) d’un confectionneur de produits finis est en moyenne 7 fois celui d’un pur sous-traitant.
• Le fait que les IDE (Investissements Directs Etrangers) en Afrique du Nord concernent presque exclusivement des activités de sous-traitance, d’assemblage et de montage, c’est-à-dire des productions basées sur l’exploitation de coûts salariaux et donc très exposées aux productions meilleur marché d’Asie
• Au-delà d’exemples notoires et remarquables, le partenariat Euromed textile-habillement a tendance à s’essouffler au profit de la zone asiatique, ce qui s’explique par le relatif enlisement du Processus de Barcelone et par la forte attraction de la zone Asie
• La croissance insolente de la Chine qui, grâce à son dynamisme et à la politique d’ouverture des frontières européennes à ses exportations, a vu sa part dans les importations textile-habillement de l’Europe grimper de 21 % en 2004 à 41 % à fin juillet 2009. Actuellement, un vêtement sur deux commercialisés en Europe vient de Chine !
Et la Chine investit en Méditerranée pour s’attaquer également au marché européen du « fast fashion » et en exonération des droits de douane
• Facteur aggravant, la crise économique pèse fortement sur la consommation et les prix textile-habillement en Europe, ce qui a entre autres conséquences de plomber les exportations méditerranéennes au profit de quelques pays asiatiques comme la Chine, le Bangladesh ou le Vietnam.
Il est donc impératif de stopper cette évolution négative dont souffrent le secteur textile-habillement d’Afrique du Nord et, corrélativement, ses fournisseurs textiles européens.

Plus que jamais, comme s’y emploient du reste bon nombre d’entreprises avec le soutien actif des leurs Pouvoirs publics respectifs, il convient d’accélérer le développement d’une politique de valeur ajoutée, fondée sur la création, l’innovation, la R&D, la communication et le savoir ; ceci pour restaurer la compétitivité globale (prix et services) du secteur et le doter des atouts lui permettant de conserver un rôle leader sur les marchés internationaux.

À l’évidence, une telle politique suppose la réalisation de trois conditions :
- le renforcement de la coopération sud-sud
- la redynamisation du partenariat sectoriel euro-méditerranéen
- l’assainissement des conditions de concurrence internationale

L’Accord d’Agadir
La zone de libre échange créée par l’Accord d’Agadir est à l’évidence le cadre le plus approprié pour développer la coopération sud-sud.
Comme l’a montré une étude réalisée à l’initiative de l’Unité Technique d’Agadir, il existe de très importantes potentialités de développement et de coopération entre les quatre pays signataires (Egypte, Maroc, Tunisie et Jordanie).
Ces potentialités reposent notamment sur un système de cumul préférentiel de l’origine permettant d’atteindre, dans certains cas, un niveau de compétitivité comparable à celui des producteurs asiatiques, et sur des coûts de facteurs attractifs. A titre d’exemple, certains tissus de coton égyptiens sont disponibles aux mêmes prix que leurs équivalents indiens ou chinois ; les salaires égyptiens sont en moyenne deux fois moins élevés qu’en Chine ; etc.
Quasiment inexistante jusqu’en 2008, la coopération intra-zone Agadir a pris son essor : création d’une association professionnelle commune, mise en place d’une banque de données, participation commune dans des salons européens…
Par ailleurs, en application du plan stratégique proposé par l’étude, de grands projets ambitieux vont être lancés, avec le soutien de l’Union européenne :
- Réseau R&D et veille technologique
- Institut méditerranéen de la Mode
- Plan « textiles intelligents »
- Fonds pour la création de consortiums

L’Accord d’Agadir est donc un puissant levier pour accroitre le business et les investissements intra-méditerranéens, les exportations textile-habillement vers les marchés occidentaux et la compétitivité de l’offre sectorielle de l’Afrique du Nord.
Aussi, les initiatives prises au niveau de l’Unité Technique d’Agadir doivent être fortement encouragées, non seulement par l’Union européenne mais aussi par les gouvernements des Etats concernés pour que la « zone Agadir » devienne un moteur de croissance.

La coopération Nord-Sud
Dans le contexte de mondialisation des économies et de poussée hégémonique de l’Asie, la coopération nord-sud demeure plus que jamais l’axe central d’une stratégie sectorielle pour le maintien d’une zone euromed compétitive de production et d’échanges textile-habillement.
Au cours des trente dernières années, cette coopération s’est, pour l’essentiel, traduite par des délocalisations industrielles vers l’Afrique du Nord, motivées par la recherche de coûts de production attractifs. Cette stratégie menée par les investisseurs européens a eu des effets très bénéfiques pour les pays méditerranéens concernés, tout particulièrement en termes d’emplois, mais a cantonné les pays d’accueil des IDE dans des activités à faible valeur ajoutée, peu rémunératrices et aujourd’hui, dangereusement exposées à la concurrence asiatique.
Il convient donc de franchir une nouvelle étape et de promouvoir en Afrique du Nord des activités à plus forte valeur ajoutée, fondées sur la création et l’innovation, et non plus sur des activités de sous-traitance.

Pour inaugurer et lancer concrètement une nouvelle stratégie sectorielle « gagnant-gagnant », il est suggéré d’organiser, dans les prochains mois, une nouvelle Conférence textile-habillement intergouvernementale Euromed pour faire le bilan des résolutions prises par la Conférence ministérielle tenue à Tunis le 28 septembre 2004 sur « l’avenir du secteur textile-habillement dans l’espace euro-méditerranéen ».
Une telle conférence devrait avoir pour objectifs :
- De faire le bilan sur les conséquences sectorielles du démantèlement de l’Accord Multifibres de janvier 2005.
- De mettre à plat le problème posé par l’industrie chinoise dont il est notoire que la compétitivité repose
principalement sur des pratiques de dumping, voire même de poser ce problème sur le bureau de l’OMC
- De rechercher les voies et moyens susceptibles de favoriser vers l’Afrique du Nord des activités à plus forte valeur
ajoutée, ceci, tout particulièrement dans les domaines suivants :
  • coopération R&D euromed
  • incitations au transfert d’IDE en création, innovation, finissage, tissus techniques financement des activités de « produit fini » et de collectionning
  • formation professionnelle
  • intégration renforcée des nouvelles technologies de création et de communication.
En conclusion, l’industrie textile-habillement d’Afrique du Nord dispose des atouts lui permettant de conserver une position leader sur les marchés internationaux et de demeurer un secteur porteur d’avenir.
Mais il faut lui apporter tout le soutien nécessaire à son adaptation aux nouveaux impératifs de la mondialisation et lui fournir enfin un environnement concurrentiel assaini, condition indispensable de son développement compétitif et de sa prospérité.
Jean-François Limantour
Président du Cercle Euro-méditerranéen des Dirigeants Textile-Habillement
Source - lejmed.fr - le 3 novembre 2009
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