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vendredi 15 juin 2018

Christophe Lecourtier, DG de Business France : « Ambition Africa 2018 sera l’événement entrepreneurial de référence entre la France et l’Afrique !

Christophe Lecourtier, Directeur général de Business France. © AM/AfricaPresse.Paris
Directeur général de Business France depuis septembre 2017, Christophe Lecourtier avait créé et dirigé Ubifrance, l’ex-agence pour le développement international des entreprises, à la tête de laquelle il avait réussi une belle percée en Afrique, en 2011-2012. 

Moins d’un an après sa nomination à Business France, le voilà avec un nouveau défi d’envergure : créer Ambition Africa 2018, le plus grand événement entrepreneurial entre la France et l’Afrique, et destiné à devenir « la » référence. Entretien exclusif avec Alfred Mignot.

Lors de l’atelier dédié au Nigeria, organisé par vos services le 5 juin au siège parisien de Business France, vous avez annoncé la création des rencontres Ambition Africa 2018, dont la première édition se tiendra en octobre prochain, à Bercy. De quoi s’agit-il ?
Christophe Lecourtier - Dans différents discours depuis un an, et en particulier en novembre dernier à Ouagadougou*, le président de la République a défini de nouvelles ambitions pour la France en Afrique dans le cadre d’une relation complètement renouvelée, et où la dimension économique joue un rôle très important.
La mission de Business France dans le déploiement de cette stratégie, c’est d’une part d’être davantage présent en Afrique pour mettre en contact des entreprises françaises avec les bons interlocuteurs. C’est un rôle d’intermédiateur, de mise en relation et de facilitateur que nous maîtrisons bien, et c’est la raison pour laquelle nous développons toute une série d’actions visant l’Afrique, aujourd’hui vers le Nigeria qui constitue évidemment le marché numéro un, et où l’on compte d’ailleurs logiquement la plus forte présence française de l’Afrique subsaharienne.
Mais d’autre part, nous pensons qu’il est également utile de pouvoir jouer des « matchs retour » en France, car beaucoup d’entrepreneurs africains ont l’occasion ou le désir de venir chez nous.
Nous voulons donc pouvoir leur montrer que l’écosystème économique français est tout à fait réceptif, et que même certaines de nos entreprises qui ne sont pas encore allées en Afrique ont envie de rencontrer des partenaires africains, soit pour faire du commerce, soit pour co-investir, soit encore pour les accueillir dans leur business en France.
C’est pourquoi nous avons proposé au gouvernement d’organiser à Bercy, les 22 et 23 octobre prochains, l’événement Ambition Africa 2018.
Christophe Lecourtier, DG de Business France, lors de son intervention à l’atelier Nigeria, le 5 juin 2018, dans l’amphithéâtre du siège parisien de Business France. AM/AfricaPresse.Paris
Que peut-on déjà préciser à propos de ce grand événement que sera Ambition Africa 2018 ?
Christophe Lecourtier - Plusieurs ateliers thématiques et transversaux seront organisés. Par exemple sur les enjeux liés à l’agro-industrie africaine, sur l’avenir du mix énergétique du Continent, sur les nouveaux usages du numérique inventés par les Africains, sur les solutions de financement pour se développer en Afrique, etc.
En ouverture, des grands acteurs, des grands témoins politiques et économiques livreront toute une série d’éclairages, et nous orchestrerons plus de 3 000 rendez-vous en face-à-face dans le but de générer des projets et des affaires. Ce sera aussi un très grand moment de réseautage, car pour cette première édition, nous accueillerons quelque 600 entreprises, avec une majorité d’Africaines – autour de 350 – et 250 entreprises françaises.
Et une fois l’événement passé, nous l’évaluerons et nous mettrons aussitôt au travail pour bâtir l’édition 2019…
… c’est donc un projet d’événement annuel, que vous voulez installer dans la durée ?
Christophe Lecourtier - L’enjeu pour les entreprises françaises en Afrique et pour les Africaines en France, c’est que l’on sorte des clichés et des grands-messes, et que l’on crée des rencontres à un rythme régulier et croissant, de manière à tisser véritablement des liens très concrets. Ce que nous voulons réussir avec Ambition Africa 2018, c’est lancer une dynamique nouvelle, forte et durable !
Comment choisirez-vous les entreprises invitées à participer à ces rencontres Ambition Africa 2 018 ?
Christophe Lecourtier - Nous essaierons de faire en sorte que les entreprises incarnent les points forts, tant de la France que de l’Afrique. En même temps, nous restons ouverts à toute opportunité de rapprochement d’entreprises de France et d’Afrique.
L’intérêt, c’est que l’on sache qu’il y a en France le répondant pour générer des affaires avec les entreprises africaines, et vice versa. Donc nous avons opté pour une approche généraliste dans le choix des secteurs, mais nous sommes très attentifs à l’idée que les entreprises ne viennent pas pour rien ! Que si elles font le voyage, elles soient sûres d’avoir dans leur carnet de rendez-vous un certain nombre de partenaires avec lesquels il y aura potentiellement du grain à moudre.
Cette mise en relation est d’ailleurs au cœur de notre métier… De ce fait, je pense que l’une des choses que Business France peut apporter, c’est justement de garantir aux entrepreneurs qu’il y a des choses à faire ensemble.
Donc, c’est vous, Business France, qui serez l’opérateur de ce grand événement Ambition Africa ?
Christophe Lecourtier - Oui, bien sûr, la mise en relation pour l’exportation, pour attirer les investisseurs… c’est notre métier traditionnel ! Et pour une mise en relation efficace, il faut connaître les deux partenaires.
Lors de votre atelier consacré au Nigeria, plusieurs personnes ont souligné que désormais les Français sont souvent trop timides en Afrique… Qu’en pensez-vous ?
Christophe Lecourtier - Oui, il y a une forme de timidité… et c’est assez logique ! Nous bénéficions de facilités culturelles, pour des raisons historiques, dans la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest. Cette grande proximité est un atout réel, tant pour la France que pour ces pays.
Mais cela ne doit pas nous empêcher de nous intéresser aux autres pôles de développement du Continent. Il n’y a pas de raison de s’interdire de contribuer à l’émergence d’autres pays, notamment le Nigeria, d’autant qu’il concentre d’ores et déjà le plus d’investisseurs français de l’Afrique subsaharienne, comme nous l’avons déjà souligné.
Donc notre relation à la région est déjà forte, mais aujourd’hui l’histoire doit s’écrire avec les PME et ETI françaises… Le rôle de Business France est de les soutenir, de les accompagner. Nous sommes une agence au service des PME et ETI françaises, et nous devons faire en sorte qu’après les grands groupes qui sont au Nigeria depuis longtemps, émerge une génération de PME et d’ETI qui puissent effectivement bénéficier de notre appui pour rencontrer les bons acteurs dans les bons secteurs, et transformer une intention en flux d’affaires – et notre appui est d’autant plus nécessaire que ces PME et ETI ont précisément moins de facilité culturelle que dans l’Afrique de l’Ouest francophone.
Un amphithéâtre plein à l’occasion de l’atelier dédié au Nigeria, le 5 juin 2018. © AM/AfricaPresse.Paris
Et que répondre à ces détracteurs qui prétendent que l’Afrique n’a plus de désir de France ?
Christophe Lecourtier - Je pense que nous sommes en train de sortir d’une logique essentiellement liée au drapeau et aux aires d’influence anciennes… comme le dit le président de la République.
Ce que nous devons valoriser, c’est la capacité des entreprises françaises – notamment nos PME et ETI – à proposer des solutions qui répondent aux besoins des pays en émergence.
Notre rôle, c’est de faire en sorte que de plus en plus d’entreprises françaises aient envie de proposer leurs solutions – et qu’on leur en donne les moyens.
Il est clair qu’en Afrique comme dans d’autres régions du monde, il ne s’agit pas simplement de sortir son passeport français pour remporter des marchés. Les niveaux d’exigence s’élèvent avec la dynamique du développement, et seuls sont retenus les compétiteurs capables de présenter les solutions adaptées aux besoins et marchés actuels en matière d’énergie renouvelable, de télécommunications, d’agroalimentaire, de biens de consommation…
Voilà ! Si l’affinité culturelle n’est plus le principal ressort du business en Afrique, cela reste un atout. Mais in fine ce qui fait la différence, c’est la capacité à proposer de bonnes solutions.
En fait, vous visez à faire de votre engagement au Nigeria un cas d’école exemplaire de l’action de Business France en Afrique non francophone ?
Christophe Lecourtier - Exactement ! Nous ferons du Nigeria un cas d’école démontrant que, même dans un univers moins familier aux entreprises françaises, nous sommes capables de leur présenter les bons interlocuteurs pour réaliser des affaires.
On évoque souvent la nécessité de renforcer le travail en équipe des opérateurs français à l’international. Quelles sont vos relations avec le Groupe AFD – l’Agence française de développement ?
Christophe Lecourtier - Nous travaillons beaucoup avec l’AFD en Afrique car effectivement le groupe a une connaissance des enjeux prioritaires des acteurs, et une légitimité reconnue depuis des décennies.
Certes, l’aide de l’AFD est déliée, et l’agence est légitimement très soucieuse de respecter les règles, tout en étant à mon avis personnel beaucoup plus consciente de l’offre française qu’elle ne l’était autrefois.
Le 21 juin, vous organisez des Rencontres Algérie au siège parisien de Business France… On entend maintenant les diplomates répéter régulièrement que nos relations sont au beau fixe. Mais avance-t-on, en termes de partenariat économique ?
Christophe Lecourtier - Les autorités publiques et le secteur privé algériens souhaitent intensifier le partenariat économique avec la France et c’est d’ailleurs pour répondre à cette demande que les rencontres Algérie 2018 seront centrées sur les partenariats productifs, avec la participation d’une forte délégation d’entreprises algériennes, publiques et privées, porteuses de projets d’investissements. 
La France est le 2e partenaire commercial de l’Algérie, après la Chine, et le 1erinvestisseur dans le pays, hors hydrocarbures. Mais la volonté actuelle des Algériens de diversifier leur économie nous impose de repenser notre approche pour garder nos positions sur un marché qui constitue toujours la 4e économie africaine.
Par Alfred Mignot - Source de l'article AfricaPresse

Le Fonds SANAD de l’UE lance «Sandah for Microfinance» en Égypte

Cairo on 8 May 2018

La plus récente institution de microfinance égyptienne, « Sandah for Microfinance » (Sandah pour la microfinance), a célébré son lancement par une cérémonie d’ouverture qui s’est tenue au Caire le 8 mai 2018. 

Avec la Arab African International Bank (AAIB) et le Fonds SANAD pour les MPME (SANAD) comme actionnaires fondateurs, Sandah est la première société à être créée avec l’appui et le soutien d’investisseurs internationaux depuis que l’Autorité égyptienne de régulation financière (EFRA) a introduit le nouveau cadre régissant la microfinance.

Aujourd’hui, la société est sur le point de devenir un fournisseur de services financiers de premier plan pour le segment des micro et très petites entreprises (MTPE) et est bien positionnée pour répondre à la demande de financement des MTPE dans les gouvernorats de Haute-Égypte et de la région du Delta en particulier.

Créé en 2011, le Fonds SANAD pour les MPME finance les micro, petites et moyennes entreprises et les ménages à faible revenu au Moyen-Orient et en Afrique du Nord par l’intermédiaire de prêteurs régionaux qualifiés. SANAD encourage ainsi le développement économique et la création d’emploi - dont celui des jeunes - l’agriculture, le logement abordable et les innovations dans la finance et les technologies financières. Les investisseurs du fonds SANAD comprennent la KfW Banque de Développement et l’Union européenne.

Pour en savoir plus
Le fonds SANAD – site internet

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Projet connexe
SANAD vise à offrir des instruments financiers fondés sur le marché, en particulier aux institutions de microfinance de la région MENA, en les encourageant à améliorer l’accès au financement des…

Les Young Mediterranean Voices participeront à un dialogue de haut niveau sur les défis et les perspectives de la jeunesse dans la région euro-méditerranéenne

Young Mediterranean Voices

Un dialogue de haut niveau avec les « Young Mediterranean Voices » (Jeunes voix méditerranéennes) et les « European Young Leaders » (Jeunes leaders européens) doit avoir lieu le 23 mai à Bruxelles

Cet événement explorera l’analyse, menée par les jeunes, des défis et des perspectives auxquels font face les populations dans la région euro-méditerranéenne, et examinera des propositions orientées vers l’action pour développer des récits politiques plus positifs.

Les questions clés sont notamment :
  • Comment donner la priorité aux partenariats régionaux et aux actions de collaboration où les jeunes sont considérés comme des partenaires égaux et essentiels pour le dialogue et la paix ?
  • Existe-t-il de nouveaux moyens alternatifs pour garantir une inclusion significative, ou y a-t-il de nouveaux acteurs et perspectives qui sont négligés ?
  • Comment la convergence des valeurs et des intérêts d’une génération du millénaire, au sud et au nord de la Méditerranée, peut-elle fournir de nouveaux modèles de gouvernance régionale ?
  • Comment les processus de gouvernance bénéficient-ils de l’innovation, du leadership et de la connectivité transnationale des jeunes dans la région euro-méditerranéenne ?
  • Les femmes vont-elles changer la donne ?
L’initiative « Young Mediterranean Voices » cherche à donner aux jeunes les moyens d’améliorer une culture du dialogue, de contribuer aux politiques publiques et de façonner les discours des médias, ainsi que de créer une compréhension partagée avec les pairs à travers la Méditerranée sur la façon d’aborder les questions d’intérêt commun pour leurs communautés. Elle est coordonnée par la Fondation Anna Lindh et financée par la Commission européenne.

Le programme European Young Leaders (EYL40), dirigé par les Amis de l’Europe (Friends of Europe), est un programme unique, inventif et multipartite qui entend promouvoir une identité européenne en engageant les talents les plus prometteurs du continent dans des initiatives visant à façonner l’avenir de l’Europe.

Pour en savoir plus
Fondation Anna Lindh – site internet

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Conférence « Entreprendre en Afrique » : Les atouts de la Tunisie dans le secteur Santé



La prestigieuse Salle Lumière de l’Hôtel de l’Industrie accueillera la conférence du 20 juin 2018, sur le thème « Entreprendre en Afrique » : Les atouts de la Tunisie dans le secteur Santé et e-Santé. © DR
Organisée par le CAPP* en coopération avec AfricaPresse.Paris* et Convergence*, la conférence se déroulera le mercredi 20 juin de 10 h à 11 h 30 (accueil à partir de 9 h 30), dans la prestigieuse Salle Lumière de l’Hôtel de l’Industrie (4, Place Saint-Germain-des Prés, 75006 Paris) qui abrite la non moins prestigieuse Société d’Encouragement pour l’industrie nationale, créée en 1801 et première association française à avoir été Reconnue d’utilité publique, en 1824.


L’entrée est gratuite sur pré-inscription et invitation confirmée par les organisateurs, en fonction des places disponibles. 
LES PERSONNALITÉS participantes :
- Philippe de Fontaine Vive Curtaz
Vice-Président honoraire de la BEI,
Senior Adviser Oliver Wyman
Thème traité : état et perspectives de l’économie tunisienne...
- Mounir Mouakhar
Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis
Thème traité : les entreprises tunisiennes à la redécouverte de l’Afrique. 


- Mondher Khanfir 
Vice-Président TABC (Tunisia-Africa Business Council) 
Thème traité : focus sur la santé et l’e-santé, secteurs tunisiens d’excellence..
- Dr Maher Zahar
PDG de MIRE 
(Medical and informatical research and education) Thème traité : la                    
recherche dans l’e-santé.
- Dr Khaldoun Bardi
Chirurgien, membre de l’Académie européenne de médecine
Thème traité : la coopération internationale ; l’Institut tunisien de la Santé..
- Alfred Mignot (Modérateur), 
Directeur de AfricaPresse.Paris, 
Président du CAPP (Club Afrique de la Presse parisienne).

Conférence « Entreprendre en Afrique : 
les atouts de la Tunisie dans le secteur Santé et e-Santé », 
mercredi 20 juin 2018, de 10 h à 11 h 30 
(accueil dès 9 h 30) 
Entrée gratuite sur pré-inscription confirmée par la réception de notre invitation, en fonction des places disponibles.
S’il est convenu de considérer que la Tunisie de l’après-révolution du jasmin de 2011 est plutôt en passe de réussir sa transition démocratique, le pays peine en revanche à retrouver le dynamisme économique antérieur : le chômage reste à des niveaux trop élevés, l’endettement et l’inflation ne cessent de croître…
Malgré ces difficultés, les économistes reconnaissent à la Tunisie cinq secteurs d’excellence : les TIC, l’agro-industrie, l’ingénierie du bâtiment, le tourisme et la santé.
Après une première partie axée sur la situation économique générale du pays, et sa mise en marche récente pour se projeter en Afrique – perspective délaissée depuis une trentaine d’années –, la conférence portera précisément sur ce secteur prometteur de la santé.
En ce domaine particulièrement, la Tunisie ne manque pas d’atouts, à commencer par un technopôle de 110 hectares, le Sidi Thabet Biotechpole, destiné à la recherche et au développement, à la formation et à la production dans le domaine de la biotechnologie appliquée à la santé et à l’industrie pharmaceutique.
Cette compétence tunisienne se concrétise aussi dans les activités de l’Institut Pasteur de Tunis, pionnier dans le domaine des biotechs, et dont le chiffre d’affaires a augmenté de 66 % entre 2011 et 2015, grâce à sa production de biomédicaments
En outre, il existe en Tunisie un potentiel très important dans le domaine des essais cliniques et le pays développe une politique active de coopération internationale dans ce domaine avec de nombreux pays : France, Maroc, Inde, Allemagne, etc.
Informer sur cette industrie tunisienne de la santé, l’un des secteurs d’avenir qui contribueront au redressement économique de la Tunisie, tel est l’objectif de la matinale du 20 juin prochain à l’Hôtel de l’Industrie.
*www.AfricaPresse.Paris est l’agence d’information dédié à l’actualité économique africaine dans la capitale française. Car Paris est (aussi) une capitale économique africaine : au fil des semaines s’y succèdent des forums et colloques sur les pays africains, des rencontres pour le financement de leurs plans de développement, des coopérations et expertises institutionnelles, des montages de co-entreprises et PPP, etc. et cela dans tous les secteurs d’activité (numérique, énergies renouvelables, climat, santé, sécurité, éducation…). Autant de réalités qui font de Paris l’une des capitales économiques les plus opérationnelles pour l’Afrique en devenir, notamment francophone.
*Le CAPP, Club Afrique de la Presse Parisienne, est une association nouvellement créée (J.O. des associations du 03/02/2018) dont l’objet est de témoigner et de contribuer à favoriser « les échanges de tous ordres – économiques, culturels, géopolitiques et humanitaires – entre la France et l’Afrique, ainsi qu’entre l’Europe et l’Afrique ». (L’espace en ligne du CAPP sera créé après la conférence du 20 juin, sur le site partenaire www.AfricaPresse.Paris)
*Convergence est une plate-forme récemment créée de réseaux d’affaires et de recrutement (BtoB et RH) dans l’espace de l’AME (Afrique-Méditerranée-Europe).
Source de l'article AfricaPresse

À Beit Beirut, le rêve d’une Méditerranée à la croisée des cultures

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Camus écrivait en son temps l’éloge de la Méditerranée, berceau des civilisations, appelant de ses vœux à la réconciliation des deux rives dans le fol espoir de voir renaître une « patrie méditerranéenne », à la croisée des cultures.

C’est ce vieux rêve méditerranéen que fait revivre Francesco Ferla à travers son travail photographique.

Palerme s’invite aujourd’hui sur les terres beyrouthines, et voilà ses monuments accueillis au sein de la Maison jaune, ouverte aux quatre vents. 

La série photographique de Ferla est un hommage au mélange des cultures, dont l’architecture normande de Sicile, ou architecture normando-arabo-byzantine, est un vibrant témoignage.

Datant de l’époque de l’émirat de Sicile jusqu’à celle du royaume de Sicile, palais, églises et cathédrales désormais classés au patrimoine de l’Unesco s’y succèdent dans des clichés qui semblent avoir été arrachés au temps et, finalement, à toute référentialité. Ce brouillage tient à la nature même des monuments présentés, pour la plupart des églises catholiques réalisées selon la facture arabe – telle voûte arbore des écritures en arabe, qui ne sont pas des versets du Coran mais des Évangiles, traduites –, et à la façon dont Ferla les ressaisit à travers l’objectif. 

Les structures, isolées de leur contexte urbain, se détachent sur fond de ciels nuageux, qui laissent flotter comme un air de fin des temps. On ne peut s’empêcher de penser à la théorie du nuage développée par Hubert Damisch, qui voyait en ce dernier un élément de la sémiotique picturale, évoluant à travers les siècles : faisant signe tantôt vers le sacré, tantôt vers l’infini, tantôt lié à l’apparition de la perspective.

Résultat de recherche d'images pour "À Beit Beirut, le rêve d’une Méditerranée à la croisée des cultures"Chez Ferla, il semble que le nuage tende à réintroduire un sens de l’abstraction : aussi imposant sur l’image que le bâti, son modelé apporte comme un contre-pied à une identification trop formelle qui reconduirait des logiques d’exclusion, faisant jouer telle culture contre telle autre, tel référent contre tel autre. L’usage de la couleur vient redoubler cette tension : des clichés en noir et blanc, dévoilant des architectures aux lignes dures, menaçantes, s’opposent à ceux en couleur, par lesquels l’artiste a voulu signifier « le triomphe de l’intégration ». « Dès qu’il y a de la tolérance, il y a une explosion, un véritable foisonnement des arts, de l’économie et des sociétés », explique-t-il.

Ferla a reçu une formation d’architecte et de designer, et l’on sent cette influence dans sa pratique. Les lignes de force des monuments sont saillantes, et donnent à ces derniers une sorte d’élan presque charnel : 

« Je cherche à photographier les statues comme les hommes et les hommes comme les statues », explique-t-il.

Le dispositif d’exposition participe lui aussi d’un jeu de correspondances entre les civilisations : si quelques photographies demeurent sur les cimaises, le reste recouvre le sol du musée, comme un clin d’œil aux tapis des mosquées. Le symbole résonne avec d’autant plus de force que l’exposition prend place à Beit Beirut, surplombant l’ancienne ligne verte. Perché au troisième étage, déambulant entre les monuments d’une Sicile bigarrée, le visiteur aperçoit depuis les trouées de la Maison jaune l’horizon de Beyrouth, elle aussi carrefour des cultures.

Beit Beirut, Independence 
Street, Sodeco.
« Mediterranean Encounters. A Fascinating Architectural Legacy: Arab-Norman Palermo », jusqu’au 4 juin 2018.
Le photographe italien Francesco Ferla rend hommage au syncrétisme culturel entre Orient et Occident à travers des clichés de l’architecture sicilienne.

Par Léa POLVERINI - Source de l'article l'Orient le Jour

Maroc : L’UE soutient une campagne locale contre le mariage des mineures

Ms. Amina Byouz, President of the Anaouat Association and Ms. Irène Mingasson, Head of Unit of EU’s "Regional Programmes Neighbourhood South”

Mme. Amina Byouz, présidente d’Anaouat et Mme. Irène Mingasson, Cheffe d’unité «Programmes Régionaux du Voisinage sud» de l’UE se sont rencontrées la semaine dernière dans les locaux de la Délégation de l’UE au Maroc à Rabat pour discuter des résultats de la campagne d’Anaouat sur les mariages de mineures dans la province de Chichaoua et de faire un point sur les enjeux et défis au niveau régional. Anaouat fait partie des 36 associations activement impliquées dans le projet CSO WINS qui soutient les organisations de la société civile pour augmenter leur impact sur l’agenda politique de l’égalité femmes-hommes dans la région euro-méditerranéenne. 

Mesdames Mingasson et Byouz ont échangé, entre autres, sur le rôle de l’éducation sexuelle au sein des établissements scolaires, l’intégration sociale des mères célibataires et les recommandations du Dialogue euro-méditerranéen sur le plaidoyer pour l’égalité de Casablanca qui a encouragé un réseautage efficace entre les associations participantes. 

Le projet CSO WINS cible les associations locales dans le but de : - renforcer leur capacité à mobiliser l’opinion publique dans le but de faire valoir les droits des femmes. – les encourager à effectuer le suivi des politiques liées aux femmes dans les secteurs politique, professionnel et social au niveau local, national et euro-méditerranéen.

Le projet est financé par la Facilité de Voisinage pour la Société Civile dans le cadre de l’Instrument Européen de Voisinage.Il est mis en œuvre par l’Institut européen de la Méditerranée par l’intermédiaire de la Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée.

Pour en savoir plus
Fondation des Femmes de l’Euro-Méditerranée – Site internet

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Projet connexe
Le projet CSO WINS cible les associations locales dans le but de : - renforcer leur capacité à mobiliser l’opinion publique dans le but de faire valoir les droits des femmes. – les encourager à…

36 stagiaires certifiés au Liban grâce au projet FESD de l’UE

Tripoli

Le 15 mai 2018, 36 stagiaires de Tripoli au Liban ont reçu leurs certificats. Ils ont suivi différents cours afin d’améliorer leurs compétences techniques industrielles, en anglais et en informatique.

Ce programme de formation professionnelle a été organisé par le Fonds économique et social pour le développement - FESD qui est soutenu par l’Union européenne au Liban.

Le FESD fait partie du partenariat euro-méditerranéen entre l’Union européenne et le gouvernement libanais. Le Fonds a démarré en 2003 et est lié au Conseil pour le développement et la reconstruction (CDR). Le FESD n’a qu’un seul objectif : réduire la pauvreté au Liban.

Pour en savoir plus

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Changement climatique | Le Cirad signe une convention avec le ministère tunisien de l'Agriculture

Au premier plan, Michel Eddi, PDG du Cirad et, au milieu, Samir Taïeb, ministre tunisien de l'Agriculture,
des Ressources hydrauliques et de la Pêche. © DR.
Le Cirad a signé, le 29 mai dernier, une convention de partenariat pour la mise en œuvre du Programme d’Adaptation au Changement Climatique des Territoires vulnérables (PACTE) avec la Tunisie. 

Objectif : accompagner le ministère tunisien de l’Agriculture dans la conduite des projets de développement rural intégré.
Le 29 mai 2018, Michel Eddi, président-directeur général du Cirad, était à Tunis pour la signature d’une convention de partenariat avec la direction générale de l’aménagement et de la conservation des terres agricoles du ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
Dans le cadre de ce partenariat, le Cirad appuie la mise en œuvre du Programme d’adaptation au changement climatique des territoires vulnérables de Tunisie (PACTE, 2018-2022). Le Cirad est notamment impliqué dans :
  • la mise en place d’un réseau de plateformes multi-acteurs pour la production et le partage de connaissances sur le territoire,
  • le débat citoyen autour des enjeux de développement,
  • la planification concertée et le suivi-évaluation d’investissements pour la gestion durable des ressources naturelles,
  • le développement économique de territoires ruraux marginaux
  • et l’amélioration de la gouvernance territoriale.
Le programme PACTE, centré sur cinq gouvernorats de Tunisie (Bizerte, Kairouan, Le Kef, Sidi Bouzid et Siliana) a pour ambition de renforcer l’adaptation au changement climatique des territoires ruraux. Il est financé par l’AFD à hauteur de 51,5 M € et par le Fonds Français de l’Environnement Mondial 2 M €.
La signature de la convention a eu lieu en présence du ministre de l’Agriculture tunisien, de représentants de l’AFD, le bailleur, et de l’ADECIA, signataire d’une convention conjointe sur la formation de chargés d’appui au développement rural.
Source de l'article Le Cirad