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jeudi 25 août 2016

La Tunisie, nouvel hub technologique

En Tunisie, les sociétés technologiques ne cessent de se multiplier, en proposant chacune leurs propres stratégies de développement.

Alpha Lab, la société de Hamdi Ben Salah, a des clients dans plusieurs continents
Alpha Lab, la société de Hamdi Ben Salah,
a des clients dans plusieurs continents
Il y a quelques années, dans le garage de la maison familiale, Hamdi Ben Salah a commencé à développer des smartphones pour des entreprises.

Aujourd'hui, il explique que sa compagnie, Alpha Lab, a des clients dans plusieurs continents.

Lui et ses collègues estiment que la Tunisie devient une plate-forme technologique.

"Nous faisons peut-être partie du tiers-monde, mais la technologie met toutes les parties du monde sur un même pied d’égalité. Le gouvernement et plusieurs entreprises nous encouragent dans notre travail."

Quand la Tunisie a construit son Technoparc, il y a plus d’une décennie, elle pensait que celui-ci aiderait le pays à devenir un centre stratégique dans le secteur des technologies de l’information.

Mais depuis, d’autres pays africains comme l’Afrique du Sud, le Kenya et l’Egypte ont surpassé la Tunisie dans ce domaine.
Formule gagnante

Mais le gouvernement tunisien veut revenir dans l’arène avec son projet Smart Tunisia, qui vise à créer plus de 50 000 emplois au cours des cinq prochaines années, avec l’aide des entreprises locales et étrangères.

"Je pense que les Tunisiens ont accès à la technologie, mais ils sont aussi suffisamment instruits pour travailler dans le secteur des technologies" déclare Elye Jeribi, le directeur exécutif de Smart Tunisia.

"Ils ont donc les bons outils et peuvent s’en servir, ajoute-t-il. C’est la formule qui positionnera la Tunisie comme destination principale pour ceux qui travaillent dans la technologie de l’information.

L’Etat compte attirer des compagnies étrangères afin de créer des emplois au niveau local. Mais Mehdi Tekaya, président de l’entreprise Wevioo, est sceptique.

"Nous devons chercher à offrir une solution différente de la manière 
de faire indienne" propose l'entreprise Wevioo
"Je ne crois pas que nous pouvons rivaliser avec l’Inde. La Tunisie est proche de l’un des plus grands marchés du monde, le marché européen. Nous devons partir de là et chercher à offrir une solution différente de la manière de faire indienne."

Mais peut-être que les start-up comme celle de Hamdi, fruit de l'imagination et de l'innovation des jeunes, sera la réponse à la transformation à laquelle aspire la Tunisie.

Source de l'article BBC

L’avocat du Maroc emballe le marché européen

L’avocat en provenance du Maroc est très apprécié en Europe. En effet, le Maroc exporte en moyenne plus de 2.000 tonnes par an vers le marché européen. 

L'avocat du Maroc emballe le marché européenL’avocatier s’adapte aux climats subtropicaux à hivers doux. Au Maroc, les plantations d’avocatier couvrent plus de mille hectares. On retrouve ces plantations dans plusieurs régions telles que: le Gharb, Rabat-Salé, Khémisset, Ben Slimane et Souss Massa. 

La production nationale d’avocats s’étend de Septembre à Mai. Quatre variétés d’avocats dominent le marché marocain: La Zutano, la Bacon, la Fuerté et la Hass. La Zutano est la variété la plus précoce car elle est récoltée de mi-octobre à mi-décembre. Quant à la variété Hass, connue au Maroc sous l’appellation «Harcha» (qui signifie rugueuse en arabe), est la variété la plus tardive.

La Hass ou « Harcha » est aussi la variété d’avocat préférée des consommateurs marocains et européens. D’ailleurs, les 2.000 tonnes exportées vers les pays européens sont issues de cette variété. Cette variété est très demandée car elle résiste beaucoup mieux aux conditions de transport et elle contient un taux d’huile élevé. La Hass n’est pas grosse et elle pèse entre 150 et 200 grammes l’unité contre 200 à 500 grammes pour la variété lisse Zutano et Fuerté.

Depuis quelques années, la culture de l’avocat a suscité l’intérêt des agriculteurs marocains. En effet, l’avocat était un produit inaccessible pour la majorité, dû à son prix excessif avoisinant les 50 dhs. Et Face à la demande croissante pour ce produit, les agriculteurs marocains ont voulu renverser la vapeur, en développant cette culture. Les efforts semblent apporter leur fruit puisque aujourd’hui, le Maroc arrive à exporter l’avocat vers d’autres marchés internationaux. 

Il est important d’insister sur le fait que le Maroc a un potentiel indéniable en matière de production d’avocat. Le climat tempéré et côtier du Maroc est favorable au mûrissement du fruit. Le transit vers l’Europe est de courte durée ce qui permet de conserver la fraîcheur de l’avocat. Par conséquent, le pari de la compétitivité est gagné.

En dehors de la culture de l’avocat, d’autres fruits exotiques sont apparus sur les terres marocaines tels que le Quinoa ou la Goyave. Pour certains agriculteurs marocains, c’est une diversification agricole stratégique.

Source de l'article Agrimaroc

40 entreprises algériennes participeront aux «Rencontres Africa2016»

Près de 40 entreprises algériennes sont déjà inscrites pour participer à la première édition des « Rencontre Africa 2016 », prévue pour les 22 et 23 septembre au Palais d’Iéna à Paris en France, a indiqué à L'Econews, Vanessa Ralli, directrice générale de la société « AFRICA OBSERVER », organisatrice du Salon.

Résultat de recherche d'images pour "Rencontre Africa 2016"Notre interlocutrice précise également que les représentants des organisations patronales algérienne et ceux que l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (ALGEX) seront présents et actifs lors de cet événements important, qui visent notamment «le développement sur l’Afrique subsaharienne». La responsable de la communication du FCE vient de nous confirmer la participation d’Ali Haddad à la tête d’une délégation de chefs d’entreprises. « Le président du FCE, Ali Haddad a reçu une invitation officielle de la part des organisateurs du Salon. Ainsi, il sera présent lors de cet événement à la tête d’une délégation », a-t-elle affirmé, sans préciser le nombre de participants.

L'événement en question, indiquent les organisateurs dans un communiqué, s’inscrit dans une nouvelle dynamique de la France avec l’Afrique, et fait écho aux engagements du chef de l’Etat (François Hollande NDLR), à l’occasion de la COP21, en faveur du financement de projets sur le continent africain. Il a pour objectif de produire un contenu à forte valeur ajoutée, et novateur, en vue du sommet des chefs d’Etat africains et français à Bamako en janvier 2017.

Ainsi, plus de 800 entreprises de premier plan-dirigeants de sociétés africaines et françaises - financiers et décideurs politiques seront présents, afin de développer des partenariats économiques, diversifier coopérations industrielles et technologiques, ainsi que favoriser le transfert de savoir-faire et la création d’emplois, lit-on dans le communiqué.

Lors de la plus importante manifestation économique sur l’Afrique organisée en France, il sera question de traiter en particulier des thèmes de la ville durable (infrastructures, transport, eau…), de l’agriculture et de l’agrobusiness, des énergies – notamment renouvelables – de l’innovation et de la révolution numérique, des financements, ainsi que du développement des compétences (formation et ressources humaines), le tout dans le cadre de conférences plénières de haut niveau et d’ateliers ciblés. Par ailleurs, un espace d’exposition permettra de promouvoir pays et entreprises durant toute la durée de la manifestation au CESE.

Par Noreddine Izouaouen - Source de l'article Leconews

De Tanger à Tétouan, cette pacotille que l’Europe déverse au Maroc A Ceuta, enclave espagnole au nord du Maroc.

Pour cinq dirhams glissés dans la fente de l’appareil : juste quelques silhouettes de bâtiments floues, ce que l’on devine être aussi de grands bateaux déjà bien engagés dans le détroit, et là, au fond, assurant la transition avec le bleu du ciel, une interminable plage de sable blanc. 

Au marché de Castillejos, tous les produits sont espagnols.
Crédits : LUIS LEMA
Mettez cinq dirhams supplémentaires (un peu moins de 50 centimes d’euros) dans les grosses jumelles qui regardent la mer. C’est encore bien loin d’être net, mais les formes se précisent un peu : le port, un parking, peut-être le vieux phare, qui veille sur l’entrée de la ville espagnole de Tarifa.

Rapprocher les deux rives de la Méditerranée, ce ne serait donc que cela, une pure question d’argent ? Posée de cette manière, la question fait rigoler Bilal. Sur la bien nommée place des Paresseux, qui domine la ville ancienne, c’est ce trentenaire qui appâte les touristes, qui les pousse à vérifier l’incroyable proximité de la côte espagnole et qui, si tout va bien, récolte ensuite les sous. Pour lui, nul besoin de télescope : Bilal, comme tous les jeunes de Tanger, n’a d’yeux que pour l’Europe. Il est le cadet, et ses trois grands frères se sont déjà débrouillés pour aller disparaître quelque part derrière le phare de Tarifa. Il résume, les dix dirhams en poche : « J’attends mon tour. Ça viendra. »

C’est mal parti. L’idée de ce voyage, au fil d’une semaine et de quelques étapes entre Tanger et Port-Saïd, consiste précisément à éviter de grossir le trait, comme le font les jumelles de Bilal. Une relation exclusivement tarifée, vraiment ? Une débauche d’allers simples, tous à sens unique ? Il vaut la peine de chercher d’autres fils, de se rapprocher de cette pelote de destins irrémédiablement liés, de ces échanges incessants qui fusent dans toutes les directions. 

L’Europe est partout

Dans la ville de Tanger, ce marchepied de la rive sud de la Méditerranée, c’est peu dire que l’Europe est partout. L’Epicerie de la Poste, la cafétéria Sevilla, la supérette Normandie… La proximité est si évidente, le passé cosmopolite si désespérément entretenu, que les enseignes volontairement désuètes finissent par lasser. « Vous êtes artiste ? », avait demandé le douanier en apprenant la destination du voyageur. Comme si, tout à son souvenir de visites artistiques fécondes (André Gide, Joseph Kessel, Paul Bowles, William Burroughs, Truman Capote, etc.), Tanger ne pouvait abriter autre chose que les prétendants à la survivance de ce passé glorieux. Une confidence : cette célébration nostalgique devient vite factice et irritante. Surtout si elle s’accompagne de la présence habituelle dans les parages de Bernard Henri-Lévy et de sa femme. La route est longue, il est grand temps de fuir ! Cap vers l’Est.

Sur une plage du nord du Maroc où pêche et contrebande s’entremêlent. Crédits : LUIS LEMA

L’Europe ? L’Europe de maintenant, celle qui dessine une bonne partie de cette région du nord du Maroc ? Il suffit de s’engouffrer avec elle par la porte du marché de Castillejos (Fidneq en arabe, même si tout le monde ici utilise le vieux nom donné par les Espagnols), quelque 70 kilomètres plus loin. Voilà une brouette, à ce point chargée de marchandises qu’elle en cognerait presque la voûte, haute de trois mètres. Place maintenant à cet homme qui n’a même pas eu le temps de descendre de son vélo, tant il est pressé de décharger sa cargaison. C’est ici que se fait la première jonction réelle entre les deux continents. Dans les allées sans fin du marché central, biscuits, couches pour bébés, couvertures, tissus, appareils électroménagers, parfums, téléphones portables… Comme dans un entonnoir, c’est par là que l’Europe déverse ses fanfreluches.

Les esclaves du « commerce atypique »

Pratiquement collée à Castillejos, l’enclave de Ceuta : même pas 20 km carrés, un minuscule bouton de fièvre posé sur la peau du continent africain. Le Maroc conteste la souveraineté espagnole sur cette enclave. Un accord économique est exclu. Résultat : tout se passe dans ce que les Espagnols nomment « le commerce atypique ». Les dames des environs, lorsqu’elles arrivent au marché, exténuées et pliées en deux par les fardeaux qu’elles portent sur les épaules, ont toutes également un curieux embonpoint. 
Ce sont les kilos de marchandises qu’elles fixent sous les manteaux, autour de la ceinture, de la poitrine ou le long des jambes, pour servir d’esclaves quotidiennes à ce commerce. Pour servir aussi, presque à leur corps défendant, de trait d’union permanent entre deux continents.

A Ceuta, enclave espagnole au nord du Maroc. Crédits : LUIS LEMA
Les douaniers espagnols ferment les yeux, se contentant de vérifier, matraque à la main, que cette « avalanche » ne vire pas au drame. Leurs collègues marocains se sucrent à chaque passage. Et le jeune Hicham, rencontré dans la ville voisine de Tétouan, en pleure de rage : « Ce manège est indigne. Voir ces femmes se faire maltraiter tous les jours par les douaniers et les trafiquants, cela me rend malade. » Hicham n’en va pas moins de temps à autre à Castillejos, le week-end, se mêlant à la foule énorme qui fouille dans les tas de t-shirts, s’arrache les casseroles faites en Europe, les cosmétiques, les chips et les bonbons. « Je préfère avoir un seul jeans, mais qu’il soit de qualité », se justifie le jeune homme.

« Tous du même monde »

Le va-et-vient de ces milliers de fourmis laborieuses entre Ceuta et Castillejos est une aubaine pour les Espagnols. Ils concèdent un gain de 500 millions d’euros par année, charrié par ces femmes mulets. Une étude indépendante évoque le triple, un milliard et demi, net d’impôts. Le trafic à lui seul a de quoi assurer la survie de cette enclave coloniale et fait vivre, côté marocain, plus de 400 000 personnes. De quoi trucider, aussi, tout espoir de développement local.

A chacun sa nostalgie. « Avant, Tétouan avait deux fiertés : sa fabrique de limonade et sa papeterie. Toutes les deux ont fermé, il n’y a plus rien maintenant. » Hicham a travaillé pendant dix ans pour une compagnie de téléphone espagnole. Il appelait chez eux les Andalous, dans un espagnol appris à la télévision, pour les convaincre de changer d’opérateur. Mais il a été congédié du jour au lendemain, comme tous ses collègues marocains. La compagnie a préféré engager des petits nouveaux, moins tentés de réclamer de meilleures conditions de travail à leur employeur.

Dans le labyrinthe de ruelles de la médina de Tétouan, les mêmes biscuits venus de Ceuta, les mêmes marques de couches-culottes sur les étals. Mais aussi, partout en vente à même le sol, tout ce dont les Espagnols ne veulent plus : de vieux chauffe-eau rouillés, des baskets trouées, même des tenues de plongée usées à Tarifa. Rien ne se perd dans cette mondialisation du pauvre. Même les carcasses de voitures espagnoles, grossièrement découpées, trouvent leur chemin jusqu’au Maroc, tirées par de pauvres bougres sur des charrettes en mauvais métal.

Les plus malins ont su tirer parti de cet engouement pour tout ce qui vient d’Europe. Au centre du souk, Ali est satisfait. Il vient de vendre trois pantalons pour les enfants de cette cliente venue de la campagne. Elle s’est laissée convaincre par la ceinture des pantalons, arborant le jaune et le rouge du drapeau espagnol, signe à ses yeux de qualité indiscutable. Il suffit d’un coup d’œil sur l’étiquette, pourtant : les pantalons sont faits en Chine, et spécialement conçus pour répondre aux attentes de cette clientèle particulière. En réalité Ali sait bien que ces habits ne font que transiter par Ceuta : filous chinois et marocains ont à peine besoin des Espagnols, sur ce coup-là. Le vendeur hausse les épaules : « D’ici, d’Espagne, d’ailleurs, qu’est ce que ça peut faire ? Nous sommes tous du même monde, non ? »

Par Luis Lema et Boris Mabillard Source de l'article Le Monde

NET-MED Jeunesse participe à la Journée mondiale des compétences des jeunes 2016



Mohammad Issa, un jeune entrepreneur de 23 ans originaire de Saïda, au Liban, et membre du groupe de travail NET-MED Jeunesse au Liban a participé en tant que conférencier à la Journée mondiale des compétences des jeunes 2016 organisée par l’UNESCO-UNEVOC au Campus des Nations Unies à Bonn, en Allemagne.
 
L’événement, qui a réuni 50 jeunes et différentes parties prenantes, coïncidait avec le lancement de la nouvelle stratégie de l’UNESCO pour l’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP) pour 2016-2021.
 
Mohammad est le fondateur d’Inveeno, une start-up qui conçoit et développe des kits de matériel et de logiciels intelligents qui permettent l’utilisation et la création de projets technologiques et électroniques. Il a partagé son histoire et ses expériences avec les participants. « Le simple fait d’être un jeune homme représentant NET-MED Jeunesse et de faire partie du lancement de la nouvelle stratégie de l’EFTP est certainement une grande chose pour moi », a déclaré Mohammad. « Il est tout simplement génial de voir comment l’UNESCO nous amène, nous les jeunes, à prendre part aux processus décisionnels et à ce type d’événements. »
 
NET-MED Jeunesse vise à améliorer la participation effective des jeunes pour l’inclusion de leurs priorités dans la législation et la planification nationale dans les pays partenaires du sud de la Méditerranée.
 
L'objectif spécifique du programme est de renforcer les capacités des organisations de jeunesse dans les pays de la PEV du Sud et de soutenir leur mise en réseau afin de réduire la fragmentation des efforts et d'exploiter le potentiel collectif des jeunes dans la réalisation de la transition démocratique vers la citoyenneté active, la participation politique et l'inclusion sociale. 
 
Pour en savoir plus
NET-MED jeunesse – Fiche
EU Neighbourhood Info Centre - Jeunesse 

L’UE et l’Égypte coopèrent pour améliorer l’accès à l’éducation des enfants les plus vulnérables



Le projet « Élargir l’accès à l’éducation et à la protection des enfants à risque » (Expanding Access to Education and Protection for at Risk Children), financé par l’UE, a tenu sa première réunion du comité directeur. 

L’objectif global de ce programme quinquennal est d’accroître l’accès à l’éducation des enfants les plus vulnérables et socialement exclus en Égypte et de renforcer le système national de protection des enfants. L’UE a alloué une enveloppe de 30 millions d’euros à ce projet.
 
Le projet, mis en œuvre par l’UNICEF, vise à augmenter le nombre d’écoles communautaires dans le pays, afin de permettre aux enfants non scolarisés de suivre plus facilement un cycle d’éducation primaire. Il permettra en outre à tous les enfants handicapés de fréquenter une école primaire qui est adaptée à leurs situations et à leurs besoins particuliers. Deux cents écoles primaires publiques seront modernisées pour répondre aux besoins de 6 000 enfants handicapés supplémentaires selon le « modèle scolaire inclusif ».  Près de 20 000 enfants seront pris en charge par des mécanismes de protection de l’enfance efficaces dans 15 gouvernorats.
 
Le comité directeur supervise la mise en œuvre du programme et approuve son orientation générale, y compris la sélection des gouvernorats pilotés. Il assure l’appropriation nationale, garantit un processus de prise de décision participative, et maintient un dialogue entre toutes les parties prenantes au niveau central pour appuyer la mise en œuvre au niveau sous-national.
Le comité directeur est composé du ministère de la Coopération internationale, du ministère de l’éducation, du Conseil national de l’enfance et de la maternité, du ministère du Développement local, du ministère de la Solidarité sociale et du ministère de la Santé et de la population. La délégation de l’UE participe aux réunions du comité à titre d’observateur.
 
Pour en savoir plus
EU Neighbourhood Info Centre – dossier de presse– L’UE et l’UNICEF : un partenariat pour les enfants  
EU Neighbourhood Info Centre – Egypte
 Délégation de l’UE en Egypte – site internet et page Facebook 

La BEI organise une conférence sur le climat à Rabat

Organisée par la Banque européenne d’investissement (BEI) et l’Union pour la Méditerranée (UpM), la conférence MED de la BEI sur le climat aura lieu le 8 septembre à Rabat. 

Un communiqué publié par la BEI précise que cette conférence intervient dans le sillage de l'accord conclu à Paris en décembre dernier et à l'approche de la COP 22 qui se déroulera à Marrakech. Placée sous le thème «L'action de la BEI en faveur du climat dans le bassin méditerranéen», la conférence sera axée sur l'atténuation des changements climatiques, l'adaptation à leurs effets et les financements climatiques. Elle s’articulera autour de trois séances consécutives.

La première séance, sous le thème «De Paris à Marrakech – Le chemin parcouru depuis la COP21», sera axée sur la façon dont l'action en faveur du climat peut contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable dans le bassin méditerranéen. Pour la deuxième séance, il sera question d’examiner les moyens d’accélérer les actions liées à l'adaptation aux changements climatiques dans le bassin méditerranéen, avec le thème «De l'importance d'accroître le soutien à l'adaptation dans la région MED». Quant à la troisième séance, sous le thème «Financements climatiques», elle mettra en avant toute la gamme d'outils de financements de l'action en faveur du climat et de services de conseil proposés dans la région.

Des experts et de hauts responsables d’organismes internationaux, ainsi que de hauts représentants des institutions marocaines concernées participeront à la conférence et animeront les différents débats.

Source de l'article Leseco

Investissements en Méditerranée - Les IDE stagnent en Algérie

De fortes disparités dans le bilan 2015 des pays de la Méditerranée ont été constatées.

Résultat de recherche d'images pour "Investissements  en Algérie"Pour Zoé Luçon, coordinatrice scientifique à Anima et auteure d'une note sur les IDE en Méditerranée, les bons chiffres de l'investissement direct étranger annoncés par la Cnuced (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) pour 2015 ne sont malheureusement pas partout synonymes d'une embellie économique tangible. La reprise mondiale de l'investissement repose en partie sur d'importantes reconfigurations des entreprises multinationales.
La Cnuced annonce pour 2015 une progression de 38% des IDE dans le monde. Une manne captée en grande partie par l'Europe et les Etats-Unis. Les entrées d'IDE stagnent ainsi en 2015 autour de 15 milliards de dollars au total pour l'Algérie, l'Égypte, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, la Palestine et la Tunisie, explique Zoé Luçon. 
Sur les rives sud et est de la Méditerranée, seuls la Turquie, Israël et l'Égypte progressent car les investisseurs aiment visiblement les pouvoirs forts. «Les deux champions de la région, Israël et la Turquie, enregistrent de très bons crus avec respectivement 11 et 16 milliards de dollars d'entrées d'IDE en 2015, en forte hausse par rapport à 2014» remarque Zoé Luçon. «La Turquie figure ainsi à la 20ème place du classement des économies attirant le plus de flux d'IDE au monde. Les plus grosses opérations concernent le secteur financier (acquisition de Turkiye Garanti Bankasi AS par l'espagnol Banco Bilbao Vizcaya), la distribution (entrée au capital de Boyner Perakende par le qatari Mayhoola) et les médias (acquisition de la plateforme de télévision digitale Digiturk par la division sport d'Al Jazeera.
L'Égypte a attiré 49% d'IDE de plus qu'en 2014. Le pays retrouve son niveau d'IDE d'avant la révolution et devient la deuxième économie africaine la plus attractive pour les étrangers.«Ils ont massivement investi dans les secteurs bancaire (CIB Bank et Citadel Capital), pharmaceutique (Pfizer), des télécommunications (rachat de Mobile Towers Services par le britannique Eaton Towers) et des hydrocarbures», souligne Zoé Luçon.
La Jordanie (-37%), le Liban (-19%) et la Palestine (-25%) font peur en raison de l'instabilité de leurs voisins, la Syrie et l'Irak. L'Algérie voit pour la première fois le flux d'investissements étrangers reculer (-587 millions de dolars). «Le volume des désengagements dépasse en effet celui des investissements effectués en raison du rachat par l'Etat algérien de l'opérateur télécom Djezzy au russe VimpelCom, pour un montant de plus de 2,6 milliards de dollars» précise Zoé Luçon. La Libye comme la Syrie et dans une moindre mesure la Tunisie, connaît une nouvelle année blanche, à l'exception d'investissements de l'italien ENI en Libye dans le secteur des hydrocarbures. La Cnuced tout comme les annonces détectées en 2015 par l'observatoire Anima laissent penser qu'en dépit de la baisse globale de l'investissement attendue en 2016, les pays MED les plus attractifs poursuivront leurs bonnes performances au cours des prochaines années. En attendant, l'Algérie enregistre pour la première fois un flux d'investissement étranger négatif. Va-t-elle se rattraper en 2016?

par Ali Tirichine - Source de l'article L'Expressiondz