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samedi 22 septembre 2018

La Tunisie choisie pour accueillir le Festival méditerranéen des arts numériques en 2019

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La Tunisie accueillera le Festival méditerranéen des arts numériques “5+5” en 2019. C’est l’une des propositions adoptées lors de la seconde réunion des ministres de la Culture des pays membres du dialogue “5+5” de l’Ouest de la Méditerranée, tenue vendredi 21 septembre à Lisbonne, au Portugal.

Ont pris part à cette seconde réunion les ministères de la Culture et les différentes représentations diplomatiques des pays membres du dialogue “5+5” de l’Ouest de la Méditerranée: Tunisie, Libye, Mauritanie, Algérie, Maroc, Malte, Italie, Portugal, France et Espagne.

Le Festival méditerranéen des arts numériques “5+5” est une manifestation culturelle ayant pour objectif de promouvoir le patrimoine méditerranéen et de valoriser les différentes initiatives des jeunes des deux rives de la méditerranéen.

A cette occasion, le ministère des affaires culturelles tunisien mettra en place une bibliothèque numérique au profit des pays de l’Ouest de la Méditerranée. Cette bibliothèque sera une vitrine pour les différents auteurs des pays membres du dialogue et facilitera la coopération entre les écrivains des deux rives.

Lors de cette réunion, le ministre tunisien des Affaires culturelles, Mohamed Zine El Abidine a souligné, dans son allocution, l’importance de la coopération entre les différents pays membres pour lutter contre toutes les formes d’extrémisme et de terrorisme.

A noter que le prochaine réunion des ministres de la Culture des pays du dialogue 5+5 se tiendra en 2019 en Algérie.

La la première réunion des ministres de la Culture des pays membres du dialogue “5+5” de l’Ouest de la Méditerranée s’était tenue en Tunisie le 10 février 2017, rappelle-t-on.

L’objectif est de renforcer la coopération culturelle dans le domaine de la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine culturel matériel et immatériel des pays membres et la préservation des manuscrits entre les pays membres du dialogue “5+5” de l’Ouest de la Méditerranée.

Les pays membres du dialogue œuvreront aussi à renforcer la coopération dans le domaine des industries culturelles et créatives, le livre, le soutien des jeunes créateurs ou encore la participation aux différents festivals et rencontres dans les pays concernés.

Source de l'article Webmanagercenter

L’Union européenne soutient un séminaire régional en Jordanie

EU flag

Le projet Société Civile Sud (CSF South), financé par l’Union européenne, organise son prochain grand séminaire à destination des organisations de la société civile et de la jeunesse des pays du Sud de la Méditerranée. 

Il réunira différents groupes des programmes « Dialogue Fellowship », du 02 au 11 septembre 2018 à Amman en Jordanie.

La rencontre régionale sera ponctuée de programmes interactifs de formation en matière de compétences et d’innovation pour les organisations et les jeunes présents à l’événement. Les différents groupes parrainés seront initiés à l’entrepreneuriat social, l’autonomisation économique, la participation des jeunes à la démocratie locale, le processus de décentralisation, la mobilisation des collectivités, la bonne gouvernance, le rôle des organisations de la société civile, le processus post-élections municipales et locales, et la façon dont les organisations peuvent coopérer avec les autorités locales afin de soutenir les valeurs d’un pouvoir gouvernemental ouvert à la transparence, la responsabilité envers la population et la participation des citoyens aux processus décisionnels.
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Séminaire du programme Young Med Voices pour un nouveau leadership à Malte : ouverture de l’appel à participations

Young Med Voices Malta seminar for new leadership: Call for participants now open

La Fondation Anna Lindh, en partenariat avec la Mediterranean Academy of Diplomatic Studies(MEDAC) et l’Alliance mondiale de leadership-Club de Madrid, organise du 14 au 19 janvier 2019 le premier Séminaire régional sur le leadership dans le cadre de son programme phare « Young Mediterranean Voices ».

Un appel à participations a été lancé jusqu’au 20 septembre 2018.

Les personnes intéressées âgées de 18 à 30 ans et issues des pays suivants du Sud de la Méditerranée sont invitées à y participer: Algérie, Égypte, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Tunisie.

Le séminaire réunira entre 20 et 24 jeunes leaders en devenir des pays participants à Young Mediterranean Voices (YMV) pour un programme de cinq jours, et verra la présence de représentants d’institutions internationales, de réseaux d’aide aux médias et d’autres jeunes européens. Le séminaire combinera des méthodes nouvelles et innovantes pour aider les participants à coopérer en vue de s’attaquer à un enjeu commun aux sociétés du Nord et du Sud de la Méditerranée.

Young Mediterranean Voices (YMV) est un programme phare invitant au débat entre la société civile, le secteur de l’enseignement et les décideurs politiques à travers le Sud de la Méditerranée et l’Europe. Le programme propose une plateforme originale afin d’aider les jeunes à influer sur la politique et le récit médiatique. YMV cherche à donner aux jeunes les moyens d’œuvrer à une culture de dialogue, de contribuer à la politique publique et d’intervenir sur le discours médiatique, ainsi que de s’entendre avec d’autres jeunes à travers la Méditerranée sur les solutions à apporter aux enjeux communs.

La Fondation Anna Lindh pour le dialogue interculturel favorise la connaissance, le respect mutuel et le dialogue interculturel entre les populations de la région euro-méditerranéenne, au travers d'un réseau de plus de 3.000 organisations de la société civile dans 43 pays. Son budget est co-financé par l'UE (10 millions d’euros) et les États membres de l'UE (6 millions d’euros).

Pour en savoir plus
Fondation Anna Lindh – site internet

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Forum du GIS MOMM - (D’)Écrire les mondes arabes et musulmans

Tous les deux ans, le Groupement d’intérêt scientifique Moyen Orient et mondes musulmans (GIS MOMM) organise un forum destiné à engager un dialogue entre les chercheurs travaillant sur cette aire culturelle et les acteurs de la société civile (enseignants du secondaire, journalistes, associations, grand public, etc.).

Résultat de recherche d'images pour "Forum du GIS MOMM  -  (D’)Écrire les mondes arabes et musulmans"Du 28 septembre au 4 octobre 2018, à travers différents dispositifs d’engagement avec le public (workshops de recherche-création, colloques, ateliers de formation, projections de documentaires, présentation d’oeuvres art-science) ce forum interrogera les pratiques d’écriture à travers lesquelles chercheurs, enseignants, mais aussi d’autres acteurs de la société (artistes, blogueurs, journalistes, éditeurs, réalisateurs) pensent, représentent et discutent des mondes arabes et musulmans. L’écriture est ici envisagée dans une acception élargie pour englober les textes, les arts plastiques, les films, les documentaires, le théâtre, les dispositifs numériques, etc.

Interroger les pratiques d’écritures présente un double intérêt : d’une part, celui de mieux comprendre les processus d’élaboration du savoir et, d’autre part, celui de mieux cerner ses modalités de circulation.


Agenda
Du 28 septembre au 4 octobre

Tous les deux ans, le Groupement d’intérêt scientifique Moyen Orient et mondes musulmans organise un forum destiné à engager un dialogue entre les chercheurs
Lieu - Aix-en-Provence

Par Mohammad Bakri - Source de l'article Langue arabe

Raconter une histoire percutante sur les questions européennes : formation pour les journalistes de Jordanie qui travaillent en ligne

Formation pour les journalistes de Jordanie qui travaillent en ligne

Du 16 au 18 septembre 2018, l’OPEN Media Hub organise l’atelier « Raconter une histoire percutante sur les questions européennes » à destination des journalistes de Jordanie qui travaillent en ligne. Le cours sera axé sur les compétences rédactionnelles, d'écriture et d'édition.

Les journalistes participants chercheront à produire en temps réel, au départ de sources existantes en ligne et à travers le pays, un contenu proposant un regard spécifique sur un projet ou une activité financée par l’UE. Les contenus seront diffusés ou publiés par les médias concernés et mis à disposition sur la plateforme et le site web de l’Open Media Hub, en vue de l’échange entre participants au niveau local et international.

L’atelier outillera les participants en vue de comprendre les bases de la prise de décision européenne et les encouragera à ancrer l’UE dans leur ligne éditoriale, avec une approche pratique pour identifier les éléments et sources d’informations, de données et de vidéos pertinents. Il leur permettra aussi de mieux appréhender les ressources à disposition pour présenter un projet financé par l’Union européenne.

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L’UE participe à l’intégration des questions de genre par la police palestinienne

The group of senior women Police Officers and the Head of Mission representatives

Pour parler de la situation actuelle et des évolutions récentes en matière de questions de genre parmi la police civile palestinienne, le chef de mission, Kauko Aaltomaa, accompagné du chef de mission adjoint, Dr Katja Donimik, et du chef de la section de conseil à la police, Pekka Kokkonen, a accueilli un groupe d’officières supérieures de police au siège de la mission.

Le chef de mission a applaudi le travail des officières de police et leurs efforts dans la remise en cause des stéréotypes et en vue de monter en grade. Il a aussi félicité le commandement de la police civile palestinienne, à la pointe parmi les institutions de sécurité palestiniennes dans les domaines de l’intégration des questions de genre et de la promotion des droits des femmes et de l’égalité.

Enfin, la haute direction a évoqué avec les officières de police les difficultés restant à résoudre et s’est engagée à continuer à œuvrer avec elles et la PCP pour les soutenir en vue de les surmonter.

Depuis le début de ses activités en 2006, la Mission a soutenu la Police civile palestinienne dans ses efforts en vue de l’intégration des questions de genre et d’égalité. Le développement de services spécialisés, comme l’unité de protection des familles et de la jeunesse ainsi que la participation des femmes sont une partie importante de ce travail.

Pour en savoir plus
EUPOL COPPS - Site internet

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Algérie-UE: le programme DIVECO2 permettra l’amélioration de la gestion des ports et les abris de pêche

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Le programme d’appui à la mise en œuvre de la réforme de la gestion des ports et abris de pêche DIVECO2 permettra à l’Algérie d’améliorer davantage la gestion de ses infrastructures portuaires, a indiqué mardi à Alger le directeur général de la pêche et de l’aquaculture auprès du ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche,Taha Hammouche.

“D’un montant de 15 millions d’euros, le programme DIVECO 2 dédié au secteur de la pêche, dans le cadre de la convention entre l’Algérie et l’Union européenne pour soutenir la diversification de l’économie dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture, comporte un volet sur la réforme de la gestion portuaire où des experts ont été chargés d’identifier les carences et nous présenter une feuille de route qui nous permettra d’adapter les services des ports aux besoins des utilisateurs”, a expliqué M. Hammouche lors d’un atelier sur l’appui à la mise en œuvre de la réformes de la gestion des ports et abris de pêche, tenu à Alger.

“L’objectif, a-t-il précisé, c’est d’améliorer la gestion de ces espaces où se rencontre beaucoup d’intervenants dont les professionnels de la pêche, les services des gardes côtes, les services de contrôle vétérinaire, les ramendeurs, les chantiers navales. Tous ces utilisateurs influent sur l’utilisation de ces espaces et profitent de leur bonne gestion”.

Hammouche a souligné par ailleurs les “améliorations notables” enregistrées dans ce domaine et les investissements consentis depuis près de 20 ans pour améliorer les services portuaires. “Une vingtaine de ports et abris de pêche seulement recensés en 2000, aujourd’hui en compte 44 environs”, a-t-il fait valoir, en soulignant que cette augmentation répond à la croissance des unités de pêche qui est passée de 2.000 à plus de 5.000 unités.

Les experts en charge de ce programme ont réalisé des visites techniques sur la plupart des ports de pêche du littoral algérien, afin d’examiner les équipements et services présents sur les sites et faire une évaluation de la situation.
Au terme de leur travail, ils ont élaboré une feuille de route qui comporte plusieurs conseils susceptibles d’améliorer la gestion des ports et abris de pêche, selon les explications de la directrice du projet DIVECO2, Nadia Bouhafs.
Outre l’appui et l’amélioration des capacités institutionnelles de la gestion des ports et abris de pêche et le développement durable du secteur, cet accord qui a démarré en 2015 a également comporté des actions d’appui dans le domaine de la formation dans le secteur, fourniture d’équipements et de matériels au profit du laboratoire de contrôle et d’analyse des produits de pêche et de l’aquaculture, a-t-elle précisé.

Parmi les insuffisances enregistrées par les experts en termes de gestion des ports, il y a l’importance du nombre de factures impayées pour les services présentés par les ports (80% sur certains ports).
Mme Leslie Wisman, un des experts désignés pour le programme DIVECO2, a fait remarquer par ailleurs une absence de traçabilité des opérations financières liées à la première mise en vente du produit et une méconnaissance par l’Entreprise de gestion des ports et abris de pêche des ventes.
D’après les données présentées lors de son exposé, les recettes d’un port algérien représentent 1 à 2% des valeurs de poisson débarqué sur le port, contre 7 à 8 % en Bretagne pour un port de poisson blanc et 10 à 15 % pour un port de poisson bleu.

Les impayés au niveau des ports “peuvent atteindre 30 à 90% des recettes annuelles, selon cet expert qui cite l’exemple du port d’Oran où les impayés sont évalués à 62.708.812,00 dinars, soit un montant supérieur au chiffre d’affaires d’une année d’exploitation. Elle a également fait remarquer une difficulté d’identification des intervenants sur le port.
Le même expert a fait constater une faiblesse du niveau d’hygiène de certains sites et insuffisance en matière de gestion des déchets, en recommandant l’amélioration de l’environnement portuaire ainsi que la traçabilité de la qualité des produits.

Pour rappel, l’Algérie possède plus de 60 ports et abris de pêche et une flottille de plus de 5.000 bateaux de pêche et 48.000 inscrits maritimes.
La production moyenne de poissons frais et de 100.000 tonnes par an, dont plus de 70% de petits pélagiques.
Les zones côtières et les nombreux barrages et retenues collinaires présentent un important potentiel de développement de l’aquaculture marine et d’eau douce.
Le gouvernement a engagé une politique de réhabilitation et de restructuration du secteur, considéré comme stratégique pour la diversification de l’économie nationale.

Source de l'article APS & Maghrebemergent

Festival Arabesques 2018

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Initié en 2006, le Festival Arabesques est né des actions artistiques menées à l’international par Uni’Sons.


Originaires d’un quartier multiculturel et riches de leur double culture franco-algérienne et franco- marocaine, SADI Benaouda et DECHRAOUI Habib, les deux fondateurs d’Uni’Sons ont souhaité créer une manifestation d’envergure qui favorise l’accès de tous à la culture. Le Festival Arabesques est l’occasion de faire découvrir à travers la musique, le théâtre, le conte, les projections, la danse, la calligraphie, une culture alliant patrimoine artistique traditionnel et création contemporaine. 

Plus de 10 ans déjà que le festival fait vibrer la ville de Montpellier et le domaine d’O... Commencé par une seule journée de concerts au domaine d’O, le festival a grandi et s’est déployé sur tout le paysage départemental, régional, national et international pour nous offrir une réelle plateforme des arts du monde arabe.



Agenda

Du 12 au 23 septembre
Initié en 2006, le Festival Arabesques est né des actions artistiques menées à l’international par Uni’Sons.

Par Mohammad Bakri - Source de l'article Langue-arabe

L’UE finance des services de santé spécialisés pour les réfugiés syriens

Dr. Jalal Nofal

Le Dr Jalal Nofal est psychiatre au centre de santé mentale géré par l’Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux (UOSSM) à Gaziantep en Turquie

Le centre est soutenu par Relief International avec un financement de la Direction générale pour la protection civile et les opérations d'aide humanitaire européennes de la Commission européenne (ECHO).

L’accès aux services de santé spécialisés est une des principales préoccupations pour les réfugiés en Turquie, notamment aux services de santé mentale. Le Dr Jalal voit jusqu’à sept patients par jour, qui souffrent souvent de troubles de la santé mentale extrêmement handicapants.

Ses patients sont des réfugiés syriens pour la plupart. S’ils ont échappé aux dangers immédiats des frappes aériennes, le souvenir des expériences traumatisantes qu’ils ont vécues continue de les poursuivre et les empêche de mener une vie normale en Turquie. Relief International – avec le financement de l’Union européenne – vise à aider plus de mille personnes par le suivi psychologique et la psychothérapie, au centre de l’UOSSM et au travers d’une équipe d’intervention communautaire.

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L’UpM participe à la 73e session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York

UfM logo

Une délégation du Secrétariat de l’Union pour la Méditerranée participera à la 73e session de l’Assemblée générale de l’ONU (UNGA 73), qui s’ouvrira le 18 septembre 2018 à New York.

L’Assemblée générale de l’ONU a en effet adopté en décembre 2015 une résolution accordant le statut d’observateur à l’Union pour la Méditerranée, sur l’initiative du Royaume hachémite de Jordanie, coprésident de l’Union pour la Méditerranée (avec l’UE) et avec le parrainage des États membres de l’UpM. Un soutien international de plus au rôle mondial de l’UpM comme moteur de coopération et d’intégration régionales en Méditerranée.

Pour en savoir plus
L’Union pour la Méditerranée (UpM) - Site internet

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EmpowerHer : exploiter le levier de la technologie pour aider les femmes et les jeunes en Tunisie



C’est pour moi une grande fierté de continuer à soutenir la mission du Groupe de la Banque mondiale : éliminer la pauvreté dans le monde et émanciper les populations défavorisées pour libérer un potentiel illimité de progrès.
 
La pertinence de cette mission s’est encore manifestée brillamment en juin dernier, en voyant monter sur scène des jeunes issus des régions de l’intérieur de la Tunisie et promouvoir leurs solutions en faveur de la lutte contre l’exclusion économique qui frappe les femmes et les jeunes du pays.
 
La plaie de l’exclusion économique, c’est être jeune, instruit, compétent et au chômage. C’est être une femme qui vit dans une zone rurale défavorisée, sans accès aux services de santé ni aux marchés pour vendre sa production.
 
Mais qui aurait imaginé que ces deux groupes pourraient, ensemble surmonter de tels obstacles économiques !
 
L’initiative de la Banque mondiale, baptisée « EmpowerHer » a prouvé que c’était possible !
 
Le principe de cette initiative : associer les jeunes diplômés et chercheurs d’emplois avec les femmes rurales et les inviter à développer des applications pour que ces femmes puissent surmonter leurs contraintes.  Ces applications, qui seront lancées très prochainement, aideront ces femmes à commercialiser leurs produits artisanaux en facilitant leurs accès aux marchés et aux matériaux dont elles ont besoin, ainsi qu’à des services sociaux et de santé de meilleure qualité. Elles offriront aussi aux jeunes créateurs de start-up des emplois high-tech recherchés et plus largement des perspectives économiques.
 
« Cette initiative a produit des résultats impressionnants, et ce n’est qu’un début. Nous voulons nous inspirer de cette expérience en Tunisie et l’étendre à toute la région MENA », a déclaré le Vice-Président de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), Monsieur Ferid Belhaj à l’occasion de la cérémonie de lancement. « Et nous faisons en sorte que le travail des jeunes soit reconnu. »
 
 
Retour sur une initiative couronnée de succès
 
EmpowerHer est née en 2016, à l’issue d’une tournée intensive dans les régions de l’intérieur de la Tunisie pour recueillir le témoignage des femmes rurales sur leurs contraintes. Il s’agissait alors d’une initiative conçue pour « mettre la technologie au service de l’autonomisation économique et financière des femmes ». 
 
S’en est suivi un atelier où artisanes, experts techniques, institutions publiques, associations de femmes et organismes partenaires ont mis en évidence et choisi ensemble les principaux problèmes qui seraient soumis à la créativité de jeunes férus de nouvelles technologies. L’équipe du projet a ensuite lancé un appel à propositions en ligne pour inviter les jeunes sans emploi des régions intérieures de la Tunisie à développer des applications et apporter des solutions à ces problèmes. Sur les 300 candidatures reçues, 87 jeunes ont été sélectionnés pour participer à une série de hackathons destinés à faciliter la conception et le développement des applications. Les équipes concurrentes ont bénéficié de formations et de conseils tout au long du processus. Tous ces événements se sont déroulés dans les régions les plus pauvres de la Tunisie, surmontant ainsi l’obstacle de la distance et de l’isolement.  
 
Le défi était notamment de concevoir des applications accessibles même aux femmes analphabètes. Si, dans les régions de l’intérieur, l’usage d’un téléphone portable est quasiment généralisé, beaucoup de femmes ne sont pas allées à l’école. Il était donc crucial d’intégrer des fonctionnalités comme la commande vocale ou de recourir à des intermédiaires telles que les associations des femmes.
 
A la compétition finale, le concours a distingué cinq créations, et ces start-up ont été mises à l’honneur à Hammamet, au mois de juin dernier. La cérémonie a réuni, aux côtés de M. Belhaj, le Vice-Président de la Banque mondiale pour l’Afrique Hafez Ghanem, le Ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, la Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, le Ministre des Affaires Sociales et le Secrétaire d’Etat chargé de l’Economie Numérique. Etaient également présents d’autres membres du gouvernement, ainsi que des représentants d’institutions partenaires, du secteur privé et de la société civile.
 
La cérémonie a donné le coup d’envoi de la « phase de lancement », au cours de laquelle les applications développées durant les hackathons seront mises en ligne et promues dans le Maghreb et le monde entier.
 
Voici les cinq applications lauréates :
 

Ahmini : En Tunisie, 90% des femmes rurales n’ont pas de couverture sociale. Un chiffre parlant qui met la lumière sur l’ampleur de ce phénomène malgré toutes les actions prises par le gouvernement, en faveur d’une santé pour tous.
Ahmini est une Plateforme qui permet de décentraliser l’affiliation des femmes rurales au système de couverture sociale adéquat tout en leur facilitant le paiement de leur cotisation en le fragmentant et le rapprochant.
Avec la solution Ahmini, les ouvrières et les artisanes peuvent adhérer et cotiser à distance à travers le téléphone portable et d’une façon très simplifiée.
Les documents requis des affiliations seront ensuite envoyés à la caisse nationale de sécurité sociale via la poste tunisienne ou en ligne à l'aide de certifications numériques. “Elles deviennent ainsi affiliées, et ce sans se déplacer” précise Meher Khelifi, porteur d’idée Ahmini et Startuppeur en ajoutant que le versement peut se faire chez une épicerie partenaire.

Hand & Crafts : plate-forme qui promeut et propose une richesse d'artisanat traditionnel ancestral, jusqu'ici, insuffisamment mise en valeur à l’échelle internationale.
Hand and Crafts assure un commerce équitable au profit des femmes artisanes des régions rurales à fort potentiel où leurs arts uniques ont été préservés et transmis depuis des générations.
Carpet Plus : une plateforme pour la conception et la vente de tapis personnalisés faits à la main. Les clients peuvent concevoir et réaliser leur propre tapis unique, grâce à une solution développée par l'équipe de Carpet Plus. Les hôtels, les restaurants, les entreprises et les particuliers peuvent ajouter des messages personnalisés, des noms, des logos, etc., pour apporter une touche originale à tous les intérieurs.
Auction it 4 Her by MAZED : une plateforme d'enchères en ligne spécialisée dans les produits artisanaux tunisiens authentiques, fabriqués par des femmes artisanes qualifiées, résidant dans des zones rurales. La plateforme relie ces artisanes au marché mondial.
MAZED permet aussi de valoriser les produits de l’artisanat tunisien en se basant sur l’économie équitable. Les femmes ou associations peuvent mettre aux enchères leurs productions sans que le prix proposé de départ soit modifié par Mazed ou tout autre intermédiaire.
She Shares : une plate-forme de regroupement pour l'achat et le transport de matières premières telles que la laine, le cuir, les peaux, le bois d'olivier et les fils, utilisées par les femmes artisanes dans les zones rurales. Cette plate-forme en ligne est susceptible de réduire les coûts de production et permet d'économiser du temps et de surmonter les difficultés que ces femmes endurent afin de se rendre sur les marchés éloignés en vue d’acquérir les matériaux dont elles ont besoin pour leur production.

 
« C’est l’illustration d’un développement pour et par les jeunes, pour et par les femmes. C’est aussi une nouvelle manière de promouvoir la création d’emplois et l’émancipation économique », a salué Marie Françoise Marie-Nelly, Directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte.
 
Et après ?
 
La prochaine phase du projet consistera à transformer les équipes gagnantes en entreprises entrepreneuriales. Un investisseur a apporté des fonds d’amorçage aux cinq lauréats. Des investissements motivés par le caractère novateur des modèles d’activité portés par les jeunes entrepreneurs. L’objectif est à présent d’attirer plus d’investisseurs pour permettre à ces start-up de passer à la vitesse supérieure. 
Leurs applications représentent des produits économiquement viables et rentables qui présentent aussi l’avantage de dépasser la relation fournisseur-client. Elles ont un impact sur l’autonomie économique et financière des femmes, améliorent l’inclusion sociale et contribuent à l’épanouissement des cultures locales.
En outre, même la vie des jeunes qui ont participé sans gagner a été transformée. Plutôt que d’attendre chez eux une offre d’emploi public, ils ont bénéficié de formations et de conseils revigorants, et ont été stimulés par le défi d’aider autrui. Certains d’entre eux ont décroché un stage rémunéré susceptible de déboucher sur un poste permanent. Ces jeunes savent que leurs compétences peuvent apporter une contribution qui sera utile à la société. Ils ont gagné en autonomie et envisagent désormais leur avenir autrement.
La prochaine phase du projet EmpowerHer s’attachera également à veiller à ce que les femmes artisanes se familiarisent à ces nouvelles applications et qu’elles soient formées pour améliorer la qualité de leurs produits et leur marketing. Dans les prochaines semaines, nous reviendrons plus en détail sur des applications qui, chacune à leur façon, peuvent changer la donne pour les jeunes et les femmes en milieu rural.
 
EmpowerHer est le fruit d’une étroite collaboration avec le Gouvernement tunisien, le secteur privé, la société civile et divers partenaires, ainsi qu’avec les pôles Finance, compétitivité et innovation, Transport et développement numérique et Genre et égalité hommes-femmes de la Banque mondiale et la Société financière internationale (IFC).

Par Afef Haddad - Source de l'article Blog Banque Mondiale

UfM at 10 | Building together the future of cooperation and development in the Euro-Mediterranean region


In 2018 the Union for the Mediterranean (UfM) commemorates 10 years of tangible action towards enhanced regional dialogue and cooperation in the Euro-Mediterranean region.
The 3rd UfM Regional Forum, set to take place on 8 October in Barcelona, will gather the Ministers of Foreign Affairs of the UfM Member States to take stock of these past ten years and discuss the prospects for the future work of the organisation.

Barcelona, 13 July 2018. Today, exactly ten years ago, the Euro-Mediterranean Heads of States and Government launched the Union for the Mediterranean (UfM) in Paris, building on the Barcelona Process and bringing together 43 countries in a partnership built on co-ownership by all the participants with a view to addressing the common challenges facing the Euro-Mediterranean region, such as economic and social development; degradation of the environment, including climate change; energy; migration; terrorism and extremism; as well as promoting dialogue between cultures.

“Over these ten years, the Union for the Mediterranean has navigated high waters and has managed to consolidate its institutional capacity and to show that it is capable of contributing to the landscape of regional cooperation and integration”, said today the designated UfM Secretary General, Nasser Kamel. “We have a solid base to capitalize on, as we further expand the spectrum of our activities, create new synergies and partnerships and consolidate our role as a platform of regional dialogue. With the ongoing support of the Co-Presidency and the Member States, new milestones are within reach”, he added.

To date, the UfM adds up to more than 50 region-wide cooperation projects ranging from sustainable development initiatives and urban infrastructure projects to programmes fostering multi-sectorial capacity building, gender equality, entrepreneurship or job creation. These come as a result of commonly agreed Agendas that UfM countries engage in at Ministerial level and further develop within the different sectorial regional platforms.

Coinciding with the tenth anniversary of the launch of the UfM, the Regional Forum of the Union for the Mediterranean, the annual meeting of the Ministers of Foreign Affairs of the UfM Member States, will take place on 8 October 2018 in Barcelona. Following its first two successful editions, the third edition will be a timely moment to take stock of the progress achieved so far, and to discuss the way forward to build inclusive human and sustainable development in the Euro-Mediterranean region.

More information



About the Regional Forum of the Union for the Mediterranean

The UfM Regional Forum is a regular gathering since 2015 of the Ministers of Foreign Affairs of UfM countries and UfM key stakeholders involved in Euro-Mediterranean cooperation. The two previous editions were held in November 2015 (coinciding with the 20th anniversary of the Barcelona Process) and in January 2017, where ministers adopted a new UfM Roadmap for Action with the aim to strengthen regional cooperation in the area. The 3rd edition of the Regional Forum will coincide with the 10th anniversary of the organisation.

About the UfM

The Union for the Mediterranean (UfM) is the intergovernmental Euro-Mediterranean organisation that brings together all 28 countries of the European Union and 15 countries from the Southern and Eastern Mediterranean. Launched in 2008, the UfM provides a forum to enhance regional cooperation and dialogue, as well as the implementation of concrete projects and initiatives with tangible impact on the citize ns, with an emphasis on young people, in order to address the three strategic objectives of the region: stability, human development and integration.

The Secretariat of the Union for the Mediterranean was created in 2010 as the platform to operationalise decisions taken by the Member States, implementing strategic regional projects through a specific methodology based on dynamic multi-partner networks and the exchange of best practices and innovative tools. To date, more than 50 regional projects have been labelled by the UfM Member States mainly in the areas of inclusive growth, youth employability, women empowerment, student mobility, sustainable urban development and climate action.

Source of article Ufmsecretariat

L’Union européenne finance un séminaire afin de promouvoir le dialogue social au Liban

Seminar in Lebanon

Un séminaire financé par l’UE, dans le cadre du projet « Assistance technique pour soutenir la promotion du dialogue social au Liban » sur le rôle du ministère du Travail comme pivot de la promotion du dialogue social au Liban, a accueilli plus de 50 représentants des partenaires sociaux à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Saida.

Saïd Dakour, président du syndicat des travailleurs et utilisateurs des installations pétrolières de Zahrani, présent au séminaire, a déclaré : « Ce symposium est important en ce qu’il vise à ouvrir le dialogue entre tous les éléments de la chaîne de production, notamment les employeurs, les travailleurs, les ministères compétents et la sécurité sociale. 

Il vise aussi à parvenir à un contrat social conciliant les revendications des travailleurs et les intérêts des employeurs. »

Pour en savoir plus

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Un atelier financé par l’UE pour évaluer l’état de l’environnement marin de la Libye

Coastal pollution


Dans le cadre du mécanisme de soutien ENI SEIS II Sud, un atelier pour les experts libyens sera organisé les 11 et 12 septembre 2018 à Alexandrie, en Égypte.

Cet atelier aura pour but d’identifier :
  • les grandes priorités pour les côtes et les mers libyennes,
  • les principaux problèmes contribuant à la pollution et la dégradation de ces zones côtières et marines,
  • les indicateurs côtiers et marins pertinents, et
  • les principales sources de données nationales et régionales en Libye.
Il s’agira en outre d’échanger les expériences avec les experts égyptiens, afin de détecter les problèmes transfrontaliers soulevés par les zones marines et côtières, ainsi que de développer une structure pour le rapport sur l’état de l’environnement côtier et marin en Libye.

Le mécanisme de soutien SEIS Sud II cherche à contribuer à la réduction de la pollution marine en Méditerranée en développant un Système de Partage d’Informations sur l’Environnement (SEIS) qui encourage la production régulière et le partage de données environnementales, d’indicateurs et d’information de qualité.

Pour en savoir plus
IEV SEIS SUD II – Site Internet

Également disponible en

Projet connexe
Le mécanisme de soutien SEIS Sud II cherche à contribuer à la réduction de la pollution marine en Méditerranée en développant un Système de Partage d’Informations sur l’Environnement (SEIS) qui…

Tunis, capitale des villes et territoires méditerranéens durables

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La ville de Tunis abrite, du 24 au 28 septembre 2018, la conférence de l’Agence des villes et territoires méditerranéens durables (AVITEM) qui débattra de la décentralisation, de la gouvernance et du développement local urbain.

Cette conférence se tient dans le cadre d’une initiative méditerranéenne, lancée en 2012, avec pour objet de mettre en place un dispositif d’échange d’expériences, d’expertises et de formation des fonctionnaires territoriaux de pays riverains de la Méditerranée.

Elle réunira des participants de Tunisie, d’Algérie, du Maroc, d’Albanie et des représentants des agences de coopération et de développement internationales et méditerranéennes, lit-on dans un communiqué de la Mairie de Tunis.

Des ateliers de travail et de réflexion se tiendront à cette occasion ainsi que l’organisation de visites de terrain. Une table ronde réunissant les maires du grand Tunis se déroulera à la fin des travaux de la conférence pour promouvoir la coopération intermunicipale.

Assisteront à l’ouverture des travaux de la conférence le Maire de Tunis, le ministre de l’Habitat, l’ambassadeur de France à Tunis et le directeur de l’AVITEM.

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