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mardi 21 août 2018

Gaz naturel : un futur pipeline sous-marin reliera Chypre à l'Egypte


En 2011, la compagnie pétrolière Noble Energy était la première à découvrir du gaz au large de Chypre.(Crédits : LTA)

Les gouvernements égyptien et chypriote viennent de signer un pré-accord pour la construction d'un pipeline sous-marin de transport de gaz naturel. Celui-ci devrait être acheminé du champ d'Aphrodite au large de Chypre vers les installations de liquéfaction égyptiennes.

Les autorités égyptiennes et chypriotes viennent de signer un pré-accord pour la construction d'un pipeline sous-marin. D'après la télévision chypriote, l'accord définitif, avalisé par les deux parties et l'Union européenne, devra par contre être signé en automne prochain.

La future infrastructure stratégique servira au transport de gaz naturel d'Aphrodite au large de Chypre (Bloc 12) jusqu'aux installations de liquéfaction égyptiennes sises à Idku ou Damietta. Ces installations sont inutilisées depuis un moment en raison de l'épuisement des gisements égyptiens en mer Méditerranée, a ajouté le média public chypriote.

La conclusion de cet accord entre l'Egypte et Chypre lance le processus de l'exploitation du gisement d'Aphrodite qui est actuellement géré par la compagnie américaine Noble Energy, en partenariat avec une compagnie israélienne et Shell.

D'ailleurs, les autorités chypriotes s'apprêtent à entrer en négociation avec la société Noble Energy qui a demandé à ce que les parts des entreprises impliquées soient revues à la hausse dans les produits du gisement d'Aphrodite. Selon diverses sources, à l'issue des discussions, le gouvernement chypriote ne devrait pas accepter la requête de Noble Energy, mais introduire de nouveaux éléments dans l'accord.

127 milliards de mètres cubes de gaz

Pour rappel, Noble Energy avait été la première à découvrir du gaz en 2011, dans le champ Aphrodite, dont les réserves sont estimées à 127,4 milliards de mètres cubes de gaz. Le bloc 12 a été déclaré commercialement viable, mais jusqu'à février dernier son exploitation n'avait toujours pas commencé.

Depuis le lancement des opérations de forage il y a plus de sept ans au large des côtes de l'île méditerranéenne de Chypre, les quantités de gaz découvertes n'étaient pas suffisantes pour rendre leur exploitation commercialement viable.

Par Sylvain Vidzraku - Source de l'article La Tribune Afrique

Le projet D-Jil cofinancé par l’UE : une révolution numérique du monde arabe

La première session de hackathon organisée à Uzine du 6 au 8 juillet 2018.

La première session de hackathon s’est tenue à l’Uzine du 6 au 8 juillet 2018.

Ouvrir le premier web magazine féminin participatif d’Algérie ou créer un média satirique au Maroc : voici l’objectif, parmi 250 projets numériques reçus, de deux des 30 lauréats pré-sélectionnés dans le cadre du programme D-Jil.

Seize d’entre eux ont été invités à Casablanca pour une première session de hackathon à l’Uzine du 6 au 8 juillet 2018 et 13 autres projets pré-sélectionnés se réuniront pour une deuxième session à Beyrouth du 13 au 15 juillet 2018. Ce rendez-vous a testé, grandeur nature, la viabilité des projets. Les équipes, composées de journalistes, de développeurs web, de graphistes et de designers se sont affrontées dans une compétition conviviale pour produire et consolider la meilleure présentation de leur projet.

À l’issue des deux hackathons, un jury d’experts et de jeunes des pays méditerranéens – première cible des projets présentés – désignera les 10 projets qui bénéficieront d’une subvention de 60 000 à 80 000 euros afin d’aider à leur développement.

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L’UE rapproche les enfants syriens et libanais

Ouzville au Liban

Grâce au programme Qudra, les enfants syriens et libanais ont peint, dans la joie et collectivement, une fresque murale et ont joué au ballon dans leur espace de travail artistique à Ouzville, au Liban. 

Désormais, ils ont un endroit commun pour profiter de leurs liens d’amitié !

Le programme Qudra, visant à renforcer la résilience des réfugiés syriens, des personnes déplacées et des communautés d’accueil en réponse aux crises syrienne et irakienne, est financé par l’Union européenne. 

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L’Union européenne promet plus de 180 MDT au développement des activités des jeunes tunisiennes

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En visite, jeudi 9 août 2018, à la Maison des jeunes de la Cité Ettadhamen, Patrice Bergamini, ambassadeur de l’Union européenne à Tunis, a souligné que l’UE consacrera plus de 60 millions d’euros pour accompagner le développement des activités des jeunes tunisiens dans tous les secteurs. 

Cette enveloppe s’ajoutera aux efforts qu’on fait dans le domaine des start-up, avec la mobilisation de 15 millions d’euros au cours des premiers mois de l’année 2018, et l’octroi de 61.000 micro-crédits aux jeunes pour démarrer leurs projets et de 2000 bourses pour faciliter la mobilité des jeunes.

Accompagné entre autres de Majdoline Cherni, la ministre tunisienne de la Jeunesse et des Sports, du gouverneur de l’Ariana et de la directrice de l’Observatoire national de la jeunesse, Bergamini a fait le tour ce cette institution inaugurée le 14 janvier dernier par le président de la République.

Il y a découvert, au passage, les différents espaces du projet (espace du travail commun, celui de la musique, de la radio et de la télévision-web), ainsi que les espaces de jeux électroniques, de robotique et de sports (mini basket et sports de combats) et le parc familial composé d’un terrain de football, d’un parcours de santé et une aire de jeux pour enfants.

Bergamini a assuré qu’il est “venu soutenir les efforts du ministère de la Jeunesse et des sports, dans le cadre du partenariat UE-Tunisie visant à apporter un appui technique et financier au ministère pour la formalisation et la validation de sa vision sectorielle de la jeunesse”.

Rappelant la contribution de l’UE dans le domaine de l’éducation, à travers le financement de 25% des projets de construction et de rénovation des collèges et des lycées en Tunisie, Bergamini a affirmé que l’objectif est maintenant de soutenir toutes les activités parallèles à l’école et à l’éducation formelle.

“La jeunesse reste le défi principal sur lequel travaillent la Tunisie et l’Union Européenne, pour qu’elle soit capable d’écrire une nouvelle page de l’histoire de demain. Il faut donc l’écouter, la soutenir et l’associer à tous les projets, et à travers ma visite aujourd’hui à ce centre, les jeunes ont démontré que c’est possible. Donc la jeunesse c’est le vrai défi et elle portera tous nos espoirs. Par ces activités définies par les jeunes eux mêmes, on arrive a créer des synergies positives, pour que ce type d’espaces soit généralisé dans tous les gouvernorats”, a souligné l’ambassadeur de l’Union Européenne.

Par cette visite, soulignera Majdoline Cherni, le département de la Jeunesse et des Sports a voulu montrer à l’Union européenne, principal partenaire de la Tunisie dans ce projet, où en sont arrivés les efforts du gouvernement, sept mois après le lancement dudit projet.

Et Cherni d’ajouter: “On remercie l’UE pour son soutien à ce genre de projets qui ont offert aux jeunes tunisiens l’opportunité de devenir partenaires actifs dans la gestion et l’animation de cette institution. Nous saluons également le développement enregistré au niveau des programmes de cette institution, devenue une échappatoire pour les jeunes de la région, ce qui nous encourage à généraliser cette expérience dans les 24 gouvernorats du pays”.

A souligner qu’une enveloppe de 1,2 million de dinars a été mobilisée pour la réalisation du projet, lequel concrétise l’approche participative des jeunes à travers la conception, la mise en oeuvre et l’évaluation des programmes, et qui rentre dans le droit fil de la vision stratégique de la jeunesse qui tourne autour de quatre thèmes: Jeune mobile, Jeune partenaire, Jeune citoyen et Jeune créateur.

Source de l'article Webmanagercenter

Un projet financé par l’UE aide à produire des données plus précises sur le commerce international des services

MEDSTAT IV

À la demande des pays de la PEV-S, le projet MEDSTAT IV organise un atelier avec les pays de la PEV-S pour discuter des enquêtes spécifiques qui peuvent permettre de mieux évaluer l’importance des flux internationaux de services.

Des exercices d’asymétrie sur le commerce des services ont déjà eu lieu à l’occasion de deux ateliers sous-régionaux en janvier 2018 à Tunis (atelier en français) et à Athènes (atelier en anglais). Ces exercices, qui comparent les flux individuels d’importations et d’exportations entre pays, permettent d’évaluer la qualité des statistiques produites sur le commerce des services et d’identifier les points à améliorer.

Ces deux événements ont tiré comme principale conclusion que les statistiques sur le commerce des services ne sont pas très développées dans les pays de la PEV-S et ce, malgré de nouvelles recommandations internationales. Les experts internationaux facilitant les deux événements ont conclu que le développement de ces statistiques suppose nécessairement la réalisation d’enquêtes au niveau des prestataires nationaux de services.

L’objectif de cet atelier sera de donner suite aux recommandations formulées après les exercices d’asymétrie et de discuter de l’élaboration d’enquêtes permettant de ventiler le compte de la balance des paiements en 12 postes, comme le suggère le Manuel sur les statistiques du commerce international des services (MSCIS 2010).

Cet atelier réunira deux représentants de chacun des neuf pays de la PEV-S et sera animé par deux spécialistes : l’un sur les statistiques du commerce extérieur et l’autre sur l’établissement de la balance des paiements.

Le projet MEDSTAT IV fournit une expertise et un support technique dans le but de promouvoir l’harmonisation des statistiques en conformité avec les normes européennes et internationales dans 6 domaines : répertoires et statistiques d’entreprises, statistiques sur le commerce extérieur et la balance des payements, statistiques des transports, statistiques de l’énergie, statistiques du marché du travail et statistiques des migrations. Il fait suite à une phase précédente mise en œuvre au cours de la période 2010-2013.

Pour en savoir plus
MEDSTAT IV - Site internet

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UE et Jordanie : partenaires dans la performance gouvernementale

Formation sur le thème de la « livraison »

L’Union européenne en Jordanie, par l’intermédiaire de son projet M&ETA Jo2025 et en collaboration avec le Premier ministre jordanien, poursuit son soutien à l’amélioration des performances du gouvernement au travers d’une formation sur le thème de la « Prestation ».

L’ambassadeur de l’UE en Jordanie, Andrea Matteo Fontana, a souligné l’importance de l’initiative, déclarant que « l’Union européenne est fière de soutenir les efforts déployés par le Gouvernement jordanien pour renforcer les performances et établir une base à l’échelle du système pour mesurer et améliorer les performances ».

Soutenu par l’Union européenne pour une période de trois ans et demi, le projet M&ETA Jo vise à contribuer à la croissance économique de la Jordanie en soutenant le gouvernement dans deux domaines : un système amélioré de suivi et d’évaluation conçu pour contribuer à l’amélioration des prestations.

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Maroc-UE : le nouvel accord de pêche enfin validé


L’Union européenne et le Maroc ont paraphé ce mardi un nouvel accord de pêche valable pour les quatre prochaines années, qui inclut explicitement les eaux adjacentes au Sahara occidental.

Le 24 juillet, l’Union européenne et les autorités marocaines ont paraphé un nouvel accord de pêche liant les deux rives de la Méditerranée. Côté marocain, ce sont Fouad Yazough, ambassadeur directeur général des relations bilatérales et Zakia Driouach, la secrétaire générale du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, se sont relayés pour la signature de ce contrat sous l’œil attentif de leurs ministres de tutelle respectifs, Nasser Bourita pour les Affaires étrangères et la Coopération internationale et Aziz Akhannouch pour l’Agriculture, la Pêche maritime, le Développement rural et les Eaux et forêts.
"Cette fois, l'Accord évoque explicitement les provinces et les eaux du Sahara"
La flotte européenne avait quitté le 13 juillet dernier les eaux marocaines, en attendant le renouvellement de ce contrat qui prenait fin le lendemain. Les négociations avaient, elles, commencé le 19 avril dernier à Rabat pour prendre fin le 20 juillet dernier : il aura fallu trois rounds de rencontre, entre Bruxelles et Rabat, pour arriver à un terrain d’entente.

Rappelons que le 27 février dernier, suite à une contestation émise par Western Sahara Campaign (WSC), une organisation proche du Polisario, la Cour de justice l’Union européenne (CJUE) avait validé l’accord de pêche, signé en 2014. La justice européenne avait en revanche expliqué que l’accord n’était « pas applicable au Sahara occidental et aux eaux adjacentes », car ils figuraient pas sur le contrat. Cette fois-ci, l’accord, valable pour les quatre prochaines années, évoque explicitement les provinces et les eaux du Sahara, pour éviter une telle situation.

Plus de bateaux et plus de tonnage

« Les parties ont profondément modifié le dispositif de l’accord afin de tenir compte des retombées économiques de l’ensemble des composantes de l’accord qui seront distribués de manière à ce que les populations des territoires adjacents aux eaux concernées puissent pleinement en bénéficier », explique le communiqué de l’Union européenne en parlant des régions du sud du Maroc.

Outre ces précisions sur la zone concernée par le texte, laquelle s’étend du Cap Spartel (Tanger) à Cap Blanc (Lagouira), tout en excluant la mer Méditerranée, afin de préserver des ressources qui souffrent de surexploitation, les deux parties ont revu les conditions de l’accord. Ainsi, 128 navires européens, en provenance de 10 États membres de l’UE, seront autorisés à venir pêcher au large du Maroc, soit deux de plus que sous l’accord précédent. Ils pourront capturer, à terme, jusqu’à 100 000 tonnes par an de petits pélagiques, contre 85 000 tonnes selon l’ancien accord. Le contrat permet aussi la pêche de 7 000 tonnes par an d’autres catégories de poissons.

La contrepartie financière pour le Maroc a de son côté augmenté de 30 % pour passer de 40 à plus de 52 millions d’euros par an, et le nombre de Marocains qui travailleront pour le compte des navires européens devrait suivre le mouvement, même si aucun chiffre n’a encore été arrêté.

Encore quelques mois de procédure

L’entrée en vigueur du contrat devra attendre quelques mois encore. Il faudra avant tout que les deux Parlements, marocain et européen, valident l’ensemble des points de l’accord. Une étape qui risque d’être mouvementée et notamment du côté de Bruxelles, où les lobbyistes du Polisario vont scruter un par un les termes du contrat. Selon nos sources au Maroc, les pêcheurs européens souhaitent tout de même une accélération de la procédure.

« Les deux parties s’engagent à prendre les mesures nécessaires en vue de l’entrée en vigueur de l’accord de pêche et de son protocole dans les meilleurs délais en tenant compte de leurs procédures respectives. Les deux parties resteront en étroit contact dans l’esprit de concertation et de partenariat qui les unit durant la période de transition et ce, jusqu’à cette entrée en vigueur », assure la communication de l’UE.

Par El Mehdi Berrada - Source de l'article Jeune Afrique

L’Assemblée euro-méditerranéenne établit son siège permanent à Rome

Logo du Parlement européen

Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, et le vice-président, David Sassoli, se félicitent de la décision de l’Assemblée euro-méditerranéenne d’établir son siège permanent à Rome.

« Nous devons travailler ensemble pour relancer l’Assemblée euro-méditerranéenne afin qu’elle joue un rôle clé dans la stabilité de la Méditerranée, à commencer par la Libye, où nous devrions soutenir le processus électoral et le renforcement de l’État libyen », a déclaré le Président Tajani à la suite de la décision du Bureau Euromed d’établir son siège à Rome.

« La décision d’installer le Secrétariat permanent Euromed à Rome est une réussite pour la Présidence du Parlement européen et une grande opportunité pour la relance de la politique méditerranéenne. Nous devons renforcer le dialogue entre les pays des rives nord et sud de la Méditerranée pour faire face aux grands défis auxquels nous sommes confrontés : immigration, sécurité, croissance économique », a déclaré le vice-président Sassoli.

« Le Parlement européen entend promouvoir une série d’initiatives pour relancer le dialogue sur la Méditerranée. L’Assemblée sera invitée à la conférence sur la Libye qui se tiendra au Parlement européen le 10 octobre. Un événement est en cours de planification en Jordanie sur les réfugiés et les couloirs d’asile, ainsi qu’un autre événement à Rome sur les droits des enfants et des mineurs non accompagnés. Le Parlement européen et l’Assemblée vont également promouvoir une initiative sur l’achèvement d’un syndicat libre entre les pays méditerranéens », a conclu le vice-président Sassoli.

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L’UpM célèbre 10 ans d’action concrète en faveur d’une coopération et d’un dialogue régionaux renforcés dans la région euro-méditerranéenne

L'Union pour la Méditerranée (UpM)

Il y a dix ans, le 13 juillet 2008, les chefs d’État et de gouvernement euro-méditerranéens ont lancé l’Union pour la Méditerranée (UpM) à Paris, en s’appuyant sur le processus de Barcelone et en réunissant 43 pays dans un partenariat fondé sur la copropriété de tous les participants en vue de relever les défis communs auxquels la région euro-méditerranéenne est confrontée, tels que le développement économique et social, la dégradation de l’environnement, y compris le changement climatique, l’énergie, les migrations, le terrorisme et l’extrémisme, ainsi que la promotion du dialogue entre les cultures.

Le 3ème Forum régional de l’UpM, qui se tiendra le 8 octobre à Barcelone, réunira les ministres des Affaires étrangères des États membres de l’UpM pour faire le bilan de ces dix dernières années et discuter des perspectives d’avenir de l’organisation.

« Au cours de ces dix années, l’Union pour la Méditerranée a connu des périodes agitées et a réussi à consolider sa capacité institutionnelle et à montrer qu’elle est capable de contribuer au paysage de la coopération et de l’intégration régionale », a déclaré le Secrétaire général désigné de l’UpM, Nasser Kamel. « Nous disposons d’une base solide sur laquelle capitaliser, à mesure que nous élargissons le spectre de nos activités, que nous créons de nouvelles synergies et partenariats et que nous consolidons notre rôle de plateforme de dialogue régional. Avec le soutien continu de la coprésidence et des États membres, de nouveaux jalons sont à portée de main », a-t-il ajouté.

À ce jour, l’UpM compte plus de 50 projets de coopération à l’échelle régionale, allant d’initiatives de développement durable et de projets d’infrastructures urbaines à des programmes favorisant le renforcement des capacités multisectorielles, l’égalité entre les sexes, l’esprit d’entreprise ou la création d’emplois.

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Focus sur l’apprentissage en milieu de travail pour favoriser l’emploi des jeunes dans la région arabe


Les 21 et 22 juin 2018, l’UNESCO et la Fondation européenne pour la formation (ETF) ont organisé un atelier régional sur les programmes d’apprentissage en milieu de travail pour les jeunes dans la région arabe, au Bureau régional de l’UNESCO à Beyrouth, au Liban.

L’atelier s’est tenu dans le cadre de deux projets financés par l’UE et mis en œuvre par l’UNESCO, à savoir le projet Réseaux de la jeunesse méditerranéenne (NET-MED Youth), qui est dans sa phase finale, et le projet Emploi des jeunes en Méditerranée (YEM), un projet de trois ans lancé en 2018, qui s’appuie sur les réalisations du volet Emploi du projet NET-MED Youth.

L’atelier s’est penché sur la situation des programmes d’apprentissage en milieu de travail pour les jeunes dans la région arabe, et l’UNESCO a présenté et examiné les conclusions préliminaires d’une nouvelle étude de synthèse comparative basée sur les études nationales de l’Algérie, de l’Égypte, de la Jordanie, de la Palestine, du Liban, du Maroc, d’Oman et de la Tunisie.

Y ont participé notamment des représentants nationaux responsables de programmes d’apprentissage en milieu de travail, des représentants du secteur privé, de jeunes militants et des membres d’autres organismes des Nations Unies et d’organisations internationales. 

Mme Hoda Bitar, une jeune représentante du Liban, a dit à propos de l’atelier que ce dernier l’avait encouragée à faire en sorte que les voix des jeunes soient prises en compte, incluses et prioritaires dans la conception et la mise en œuvre des programmes d’apprentissage en milieu de travail.

Un autre commentaire est venu de Mme Karima Bergheul, présidente de l’Association des femmes en économie verte (AFEV) en Algérie, qui a dit : « La valeur ajoutée de l’atelier a été le partage d’expériences nationales des différentes parties prenantes, qui ont aidé les participants à remédier aux tensions et à promouvoir des politiques fructueuses associées à des modalités d’apprentissage en milieu de travail de qualité pour les jeunes. »

M. Khaled Abdel Azim, président de la Fédération des industries égyptiennes, a dit que l’atelier avait été une excellente occasion de mieux comprendre les tendances régionales grâce aux différentes expériences et expertises des participants.

L’apprentissage en milieu de travail peut améliorer la pertinence de l’EFTP

Le taux de chômage des jeunes dans la région du sud de la Méditerranée est l’un des plus élevés au monde : en 2017, on dénombrait 2,6 millions de jeunes sans emploi. Durant l’atelier, il a été souligné que l’apprentissage en milieu de travail pourrait avoir un impact positif sur les taux d’emploi en élargissant et en améliorant la pertinence de l’EFTP pour les jeunes.

L’atelier a permis de renforcer les connaissances sur les programmes d’apprentissage en milieu de travail, de partager des expériences nationales, de créer des réseaux avec différentes parties prenantes, et de fournir des orientations concrètes en vue de l’élaboration de directives régionales pour guider les États membres dans la mise en œuvre de programmes d’apprentissage en milieu de travail de qualité dans le cadre du projet YEM.

Le projet YEM est mis en œuvre sur une période de trois ans en Algérie, en Égypte, en Israël, en Jordanie, au Liban, en Libye, au Maroc, en Palestine et en Tunisie, et vise à soutenir l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes dans la région méditerranéenne en améliorant les systèmes d’anticipation des compétences et d’enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP).

Source de l'article UNESCO

La Haute représentante/vice-présidente Federica Mogherini en visite en Libye

Fayez Sarraj, Premier ministre libyen et Federica Mogherini, Haute représentante/vice-présidente

Federica Mogherini, Haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité/vice-présidente de la Commission, s’est rendue en Libye le 14 juillet pour inaugurer les locaux de la délégation de l’Union européenne en Libye et de la mission de l’UE d’assistance à la frontière à Tripoli, et dans la perspective du Conseil « Affaires étrangères » d’aujourd’hui où la situation en Libye est à l’ordre du jour. 

Au cours de sa visite, Federica Mogherini a rencontré le Premier ministre, Fayez Sarraj, accompagné du ministre des Affaires étrangères, M. Siala, du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Ghassan Salamé, des représentants d’agences des Nations Unies – OIM, HCR, PNUD, UNICEF – et de certains des bénéficiaires de projets financés par l’UE.

Lors de ses réunions, Mme Mogherini a discuté du soutien de l’UE au pays et des moyens les plus efficaces de le renforcer davantage. De nouvelles initiatives dans les domaines de la santé, de l’éducation, des médias, de la jeunesse, du soutien aux municipalités, de la gouvernance et de la sécurité ont été discutées. 

Elle a réaffirmé le soutien de l’Union européenne au processus politique libyen, dans le cadre fourni par les Nations unies, y compris la préparation des élections. Elle a insisté sur la nécessité de préparer les élections sur une base juridique et constitutionnelle solide, et sur le fait que les résultats doivent être acceptés par tous. Au cours des réunions, Mme Mogherini a évoqué le soutien que l’UE apporte déjà à la préparation des élections et l’aide supplémentaire qu’elle est prête à mobiliser pour accompagner ce processus.

Federica Mogherini a discuté avec le Premier ministre, M. Sarraj, de la formation des garde-côtes libyens par l’intermédiaire de l’opération Sophia et de la coopération au travers de l’EUBAM pour aider les autorités à gérer les frontières terrestres, en particulier dans le Sud, également dans le cadre d’initiatives régionales. 

En Libye, l’Union européenne est le principal fournisseur d’aide humanitaire, le principal soutien des programmes des agences des Nations Unies, le principal bailleur de fonds en matière de coopération bilatérale, ainsi que le premier partenaire économique. Le retour de la présence diplomatique de l’UE en Libye renforcera encore la coopération avec le gouvernement, les autorités locales et les Nations Unies, ainsi que la mise en œuvre de projets sur le terrain. 

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Les partenaires européens du développement et l’Autorité palestinienne lancent la stratégie commune européenne de soutien à la Palestine

 Palestinian Prime Minister Rami Hamdallah and the EU Representative Ralph Tarraf

Les partenaires européens du développement et l’Autorité palestinienne ont célébré hier le lancement de la stratégie commune européenne à l’appui de la Palestine « 2017-2020 – Vers un État palestinien démocratique et responsable ». 

Le Premier ministre palestinien, Rami Hamdallah, le représentant de l’UE, Ralph Tarraf, les chefs de mission européens et des représentants des ministères palestiniens et des organisations de la société civile ont assisté à l’événement de lancement.

La stratégie commune européenne fournit un cadre permettant aux partenaires européens du développement de soutenir leurs partenaires palestiniens, y compris l’Autorité palestinienne et l’UNRWA, d’une manière plus coordonnée et en vue d’apporter des avantages tangibles à la vie des Palestiniens.

« L’UE et ses États membres sont les plus importants donateurs et sont présents dans tous les aspects de la vie en Palestine. Aujourd’hui, nous avons fait un pas important pour unir nos efforts individuels et pour créer plus d’unité dans notre soutien à l’éducation, à l’accès à l’eau et au développement économique en Palestine », a déclaré le représentant de l’UE, Ralph Tarraf.

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Mena: L’économie numérique pourrait devenir un moteur de croissance pour la région

Mena: L’économie numérique pourrait devenir un moteur de croissance pour la région

Le développement de l’économie numérique pourrait devenir un levier de croissance pour les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord et contribuer à accroitre les gains de productivité dans cette région, a indiqué l’économiste en chef de la Banque mondiale pour la région Mena, Rabah Arezki.

Dans un entretien accordé à l’APS à la veille de la tenue à Alger d’une conférence régionale de haut niveau sur l’innovation et l’économie numérique, Rabah Arezki, revient sur les "balbutiements de cette économie" dans les pays de la région qui pourraient devenir dans un avenir proche, si les conditions s’y prêtent, des superstars technologiques à l’instar de l’Inde.

L’économiste en chef précise que la région Mena qui pâtit dans l’ensemble d’un ralentissement économique, "devrait réfléchir à d’autres sources de croissance" et il se trouve que les nouvelles technologies de l’information et de la communication pourraient être ce moteur en mesure de doper les économies de la région.

"Miser sur l’industrie est devenu beaucoup plus difficile avec l’émergence de la Chine comme puissance industrielle" qui capte le gros des investissements, constate cet économiste, qui explique que les services pourraient constituer un tremplin pour une croissance à long terme de la région.

Le potentiel est là : une jeunesse formée qui a la capacité de développer des projets dans le e-commerce et l’économie de l’internet.

Pour participer à l’essor de l’économie digitale, les pays de la région auront besoin d’améliorer trois aspects importants, à savoir l’accompagnement financier des porteurs de projets, la régulation et l’apprentissage, résume M. Arezki.

La mise en relation des porteurs de projets avec les entreprises qui financent ces initiatives s’avère d’une importance cruciale. Les plateformes en ligne pourraient favoriser ce rapprochement.

Il s’agit "d’appareiller l’offre et la demande d’emploi en ligne de sorte que ces jeunes innovateurs puissent trouver des entrepreneurs intéressés par le financement de leurs projets", explique ce responsable de la BM.

La régulation pour encourager l’innovation

A la Banque Mondiale "les données nous indiquent qu’avec ces micro entreprises, la création d’emploi sera plus importante", relève cet associé non résident du prestigieux Think Tank américain Brooking Institution et de l’université d’Oxford.

La régulation devrait jouer, par ailleurs, un rôle de catalyseur en la matière, estime M. Arezki. "La régulation ne doit pas être un outil utilisé uniquement pour limiter les risques mais doit contribuer à accélérer le développement de l’innovation et de l’entrepreunariat".

Aussi, il est essentiel pour les régulateurs de comprendre ces écosystèmes car il s’agit de nouvelles technologies qui nécessitent des politiques adaptées, souligne l’économiste en chef.

Encore faut-il souligner que pour faciliter l’émergence des startups et le développement de tout cet écosystème, il est primordial en matière de régulation de concilier l’objectif de limiter les risques avec la nécessite de promouvoir l’innovation et la compétitivité, enchaine-t-il.

La Banque Mondiale pourrait dans ce cadre aider les pays de la région à comprendre ces écosystèmes, à accroitre cette économie de l’apprentissage et à promouvoir la qualité des services dans certains domaines, relève M. Arezki.

La réforme de l’apprentissage

Les pays de la région doivent également préparer la jeunesse à ce nouvel environnement. La refonte de l’apprentissage devient une nécessité pour adapter les systèmes éducatifs aux besoins du marché et de l’économie de savoir, soutient l’économiste.

"Apprendre à apprendre pour être capable de se transformer", indique Rabah Arezki qui souligne la nécessité de mettre en place " un système de formation permettant d’être constamment à la pointe du développement technologique ".

C’est "la refonte de la façon, dont on éduque, c’est aussi accorder plus d’importance aux sciences et aux mathématiques et à tout ce qui peut soutenir l’économie de l’innovation", note-t-il.

L’Inde, où le développement des Tic est devenu un levier de croissance, représente un modèle en la matière, et pourrait servir d’expérience pour les pays de la région afin d’en tirer les enseignements.

D’ailleurs, l’exemple de l’Inde et du Pakistan sera discuté lors de cette conférence Selon l’économiste en chef. Les organisateurs de la conférence annoncent la participation de plusieurs responsables de Start-ups qui ont réussi à révolutionner le marché dans la région.

Parmi les participants, figure Mudassir Sheikha, directeur général de Careem, une application de mise en relation entre conducteurs et passagers, devenue concurrente de l’américain Uber.

La conférence verra également la participation de Riad Hartani, cofondateur de Xona Partners et Ivalley.Co. Ce chercheur algérien basé à la Sillicone Valley est aussi consultant sur le projet Alger Smart City.

Source de l'article APS

La mission de l’UE d’assistance à la frontière au point de passage de Rafah a été prolongée

©EU

Le Conseil de l’Union européenne a prorogé jusqu’au 30 juin 2019 le mandat de la Mission de l’UE d’assistance à la frontière au point de passage de Rafah (EUBAM Rafah), ainsi que le mandat de la Mission de police de l’UE pour les territoires palestiniens (EUPOL COPPS) à Ramallah.

Ces deux missions s’inscrivent dans le cadre des efforts plus larges déployés par l’UE en faveur de la création d’un État palestinien, en vue de parvenir à un règlement global du conflit israélo-palestinien reposant sur la coexistence de deux États.

Une enveloppe de 2,04 millions d’euros a été allouée à l’EUBAM Rafah, et une autre de 12,667 millions d’euros à EUPOL COPPS, pour les activités menées entre le 1er juillet 2018 et le 30 juin 2019. 

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Grâce aux fonds de l’UE, un congrès international s’est tenu à Paris pour discuter de l’économie dans la région MENA

International Congress in Paris

Le 21 juin dernier, un congrès international a été lancé sur la croissance et l’économie politique dans les pays du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord.

Trente spécialistes de la région MENA provenant du monde entier se sont réunis à Paris pour une conférence de deux jours coorganisée par le Femise. Des débats intenses et constructifs ont eu lieu pendant le congrès. Le but de l’événement était de se pencher sur la relation entre le pouvoir, l’État et les marchés financiers.

Ces réflexions ont mis en évidence les solutions possibles qui pourraient faire baisser le taux de chômage et augmenter la croissance dans la région méditerranéenne.

Le FEMISE est une association qui reçoit des fonds de l’UE et qui entend contribuer au renforcement du dialogue sur les questions économiques et financières du partenariat euro-méditerranéen, dans le cadre de la politique européenne de voisinage et de l’Union pour la Méditerranée. Plus spécifiquement, le projet cherche à améliorer la connaissance des enjeux prioritaires dans les domaines économiques et sociaux et de leurs répercussions sur leurs partenaires méditerranéens dans le cadre de la mise en œuvre des accords d'association et des plans d'action avec l'UE.

Pour en savoir plus
Forum Euro-méditerranéen des Instituts de Sciences Economiques (FEMISE) – Site internet

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Nasser Kamel SG de l’UpM “Face à la MAP” : Le Maroc joue un rôle important en faveur de l’intégration de la région euro-méditerranéenne

Nasser Kamel SG de l’UpM “Face à la MAP” : Le Maroc joue un rôle important en faveur de l’intégration de la région euro-méditerranéenne

Le Maroc, de par sa position géographique, ses relations avancées avec l’Union européenne, sa vision claire et sa lecture correcte de la situation géopolitique de son voisinage, joue un rôle important en faveur de l’intégration de la région euro-méditerranéenne, a affirmé, jeudi à Rabat, le nouveau Secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UpM), Nasser Kamel.

Pays phare de la zone sud de la Méditerranée et grande civilisation arabo-muslmane, le Maroc, également premier pays à avoir accédé au statut avancé dans ses relations avec l’UE, s’impose avec force en tant que “pont” entre les deux rives de la Mare Nostrum, a indiqué M. Kamel dans une interview à l’Agence marocaine de presse dans le cadre de son nouveau concept “Face à la MAP”.

“Le Maroc est un exemple à suivre. Sa vision claire et stratégique de ce qu’est la région euro-méditerranéenne et le rôle qu’il assume pleinement au sein de l’UpM, font de lui un trait d’union naturel entre deux mondes, l’Europe et l’Afrique, et un parfait facilitateur du dialogue et de la coopération dans la région”, a-t-il souligné.

Le Royaume, sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI, met la dimension régionale au centre de son action comme en témoignent aussi bien ses politiques vis-a-vis de l’Afrique subsaharienne qui participent à l’établissement de liens et la création d’opportunités à la fois au Maroc et dans les différents pays du continent, que les relations solides qu’il entretient avec l’UE et les pays arabes, s’est-il encore félicité.

M. Kamel a noté en outre que le renforcement de l’intégration régionale constitue une priorité pour l’UpM car la zone sud de la Méditerranée est l’une des régions les moins intégrées, faisant observer que l’ensemble des Etats membres sont conscients de la centralité de la question de l’intégration régionale et oeuvrent à travers une série d’initiatives et projets à remédier à cette situation.

Les projets de création d’une zone de libre-échange euro-méditerranéenne et de mise en place d’une stratégie industrielle pour la Méditerranée sont des réponses à la problématique du manque d’intégration régionale, a-t-il expliqué, relevant que face aux défis communs auxquels font face les pays de la région, il est nécessaire de réfléchir à des réponses collectives dans le cadre d’un partenariat nord-sud et suivant une approche qui privilégie particulièrement la dimension du développement socio-économique.

Pour relever les défis de l’extrémisme, du terrorisme et de la migration, il faut s’attaquer aux causes et aux origines de ces phénomènes plutôt qu’à leurs “symptômes”, a plaidé le Secrétaire général de l’UpM, insistant que les réponses nationales et l’approche sécuritaire ne sont qu’une partie de la solution qui appelle également des actions collectives centrées sur le développement économique et social.

Mettre en place des initiatives qui ciblent les jeunes et qui confortent leurs attentes et aspirations à une vie meilleure et à un avenir prospère est une nécessité de même que la mobilisation des générations montantes et des femmes pour qu’ils soient des acteurs dynamiques qui contribuent au développement économique et social de leurs pays, a-t-il soutenu, notant que sa mission en tant que SG de l’UpM est justement de traduire dans les faits cette vision à travers des politiques et des projets concrets.

A cet égard, M. Kamel a assuré que l’UpM traite les défis auxquels est confrontée la région de la Méditerranée avec une approche très constructive en s’attelant aux causes réelles de ces problématiques, précisant que l’extrémisme et le terrorisme reflètent des maux d’ordre économique et social d’où l’impératif de les appréhender sous le prisme du développement durable.

Le Secrétaire général de l’UpM s’est dit convaincu que c’est “en donnant aux femmes dans nos sociétés et dans l’Afrique subsaharienne la place qui leur échoit dans l’économie et dans la vie et en offrant aux jeunes une chance de participer activement au développement économique et social de leurs pays, que l’on pourra mettre un terme à l’extrémisme et au terrorisme”.

Abordant le bilan des 10 années d’existence de l’UpM, M. Kamel a indiqué que cette organisation régionale a pu avoir un “impact positif sur le terrain” et s’ériger en tant “qu’acteur de taille dans un environnement difficile et problématique”, compte tenu des “transformations énormes” qu’ont connues certains pays arabes et des multiples défis (migration, terrorisme, changements climatiques…) qui pèsent sur l’espace euro-méditerranéen.

A ce propos, M. Kamel s’est réjoui particulièrement de trois principales réalisations accomplies par l’UpM en cette décennie: l’élaboration du cadre institutionnel de l’organisation, la mise en place des structures du dialogue politique et sociétal et enfin la labellisation d’une cinquantaine de projets phares qui intéressent différents secteurs et pays de la région.

Par Mohammed HAMIDDOUCHE - .Source de l'article MAPexpress

376 étudiants diplômés du Centre de formation Siblin avec le soutien de l’UNRWA et de l’Union européenne

Graduation ceremony

Le Centre de formation Siblin (Siblin Training Centre – STC) de l’UNRWA a organisé une cérémonie de remise des diplômes pour l’année académique 2017-2018 pour quelque 376 étudiants dans plus de 19 spécialisations offertes dans le cadre de l’enseignement technique et professionnel à Beyrouth, au Liban.

L’événement a été organisé sous l’égide de la directrice générale du programme d’enseignement et de formation techniques et professionnels au Liban, Mme Salam Younes, et du directeur des affaires de l’UNRWA au Liban, M. Claudio Cordone, et avec le généreux soutien de l’Union européenne au Liban.

Le représentant de l’UE, M. Rein Nieland, ainsi que le représentant de l’ambassadeur de Palestine au Liban, M. Maher Meshayel, ont assisté à la cérémonie.

Le directeur des affaires de l’UNRWA au Liban, M. Cordone, a félicité les étudiants et a déclaré : « Cette remise de diplômes intervient à un moment où l’UNRWA est confronté à un défi de taille pour s’acquitter de son mandat et préserver des services essentiels, tels que l’éducation des réfugiés palestiniens. Je voudrais exprimer notre gratitude à l’Union européenne pour le soutien fiable et continu qu’elle apporte dans différents domaines, en particulier dans le domaine de l’éducation, ainsi que pour la promotion des possibilités d’emploi en faveur des réfugiés palestiniens. »

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Le Commissaire Hahn à Tunis à la tête d'une délégation d'institutions financières de développement européennes et internationales

Johannes Hahn

Le Commissaire européen à la Politique européenne de voisinage et aux Négociations d'élargissement, Johannes Hahn, diriga le 12 juillet en Tunisie, une délégation sans précédent de huit institutions financières de développement. 

Ensemble, ces partenaires sont venus réaffirmer leur soutien à la Tunisie, notamment en faveur du programme de réformes socio-économiques que le pays s'est fixé pour relancer la croissance et l'emploi.

La délégation est composée de hauts représentants de l'Agence française de développement, de la Banque africaine de développement, de la Banque européenne d'investissement, de la Banque européenne de reconstruction et de développement, de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international, de la KFW, et de la Société financière internationale.

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Quand l’Europe dicte ses agendas aux pays maghrébins!

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L’Union européenne (UE) passe à la vitesse supérieure au sujet d’implantation de camps pour les migrants dans les pays maghrébins. Cela s’explique par le débarquement diplomatique européen dans les pays maghrébins, dont l’Algérie.

En effet, les préparatifs de la 2e session de dialogue stratégique entre l’Algérie et l’Union européenne (UE) ont démarré lundi à Alger, sachant que tant de questions seront mises sur la table, notamment celles liées à la sécurité, à la lutte antiterroriste ainsi que la migration clandestine qui constitue un casse-tête pour les deux parties.

Si le communiqué du ministère des Affaires étrangères (MAE) n’a pas cité la question des migrants dans l’ordre du jour de cette rencontre, des sources auprès de la commission des affaires étrangères au Parlement européen a évoqué les dossiers de la migration, de la sécurité qui seront au centre de débat, sachant que l’Algérie avait rejeté, par la voix du Premier ministre Ahmed Ouyahia, du MAE Abdelkader Messahel et du ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui, l’idée d’accueillir sur son sol des centres de rétention pour les migrants.

Cette rencontre intervient en vérité en prélude à la 2e session de dialogue stratégie entre l’Algérie et l’UE prévue à Alger en octobre prochain. Elle sera coprésidée par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel et la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. Il s’agit de la deuxième session après celle tenue en octobre dernier à Bruxelles.

Dans le même contexte, le ministre belge de la Sécurité et de l’Intérieur, Jan Jambon se rendra la semaine prochaine en Tunisie dans l’espoir d’arracher des dirigeants tunisiens un accord pour l’installation de camps pour migrants dans le voisin de l’Est. D’après le quotidien britannique “Financial Times”, cette visite s’inscrit dans le cadre des entretiens avec le gouvernement tunisien pour la réalisation de centre d’accueils pour les migrants interceptés en Méditerranée.

Rappelons que l’idée défendue par les Européens quant à l’installation des centres pour migrants en Afrique du nord a été refusée par les dirigeants maghrébins.

“Les migrants deviennent désormais une menace pour les pays de l’Union d’où il faut trouver un pays d’Afrique du Nord pour concrétiser ce projet (centres de rétention)”, a déclaré le ministre belge de l’Intérieur, selon le quotidien britannique.

L’Agence de presse italienne a annoncé pour sa part une visite au Niger du président du Parlement européen, Antonio Tajani, sachant que le Niger est l’un des importants pays de départ pour les migrants clandestins. Ceci dit, il existe une coordination de haut niveau entre les pays de l’Union pour dicter leurs agendas aux pays de la rive sud de la Méditerranée concernant le phénomène de la migration.

Par Mohamed Meslem - Source de l'article Algérie 360

D-Jil financé par l’UE offre des subventions aux projets lauréats de ses hackathons

EU-funded D-Jil hackathon in Casablanca, Morocco

250 candidats ont postulé au premier appel à projets D-Jil. Parmi ces projets, 30 ont été présélectionnés par le jury composé de représentants des partenaires de D-Jil.

Seize d'entre eux ont été réunis à Casablanca du 6 au 8 juillet pour une première session de hackathon qui permettra d'affiner les projets. Les équipes, composées de journalistes, de développeurs web, de graphistes et de designers se sont confrontées dans une compétition conviviale pour produire et consolider la meilleure présentation de leur projet.

Une deuxième session rassemblant 13 autres projets présélectionnés se tiendra à Beyrouth du 13 au 15 juillet.

A l'issue des deux hackathons, le jury choisira les 10 projets qui bénéficieront d'une subvention d'un montant compris entre 60 000 et 80 000 €, pour des projets de 12 à 24 mois.

Co-financé par la Commission Européenne et porté par CFI et ses partenaires, D-Jil vise à apporter un soutien aux jeunes citoyens du monde arabe à travers les médias. Son objectif général est de contribuer à la citoyenneté active et l’autonomisation des jeunes dans les pays ciblés du voisinage sud en utilisant les médias en ligne comme vecteur.

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Projet connexe
D-Jil vise à apporter un soutien aux jeunes citoyens du monde arabe à travers les médias. Le projet durera quatre ans et encadrera 20 initiatives dans les pays bénéficiaires. Pays bénéficiaires:…

Augustin de Romanet, nouveau président de Paris Europlace : « L’Afrique sera l’un de nos grands chantiers »

De gauche à droite, lors de la conférence de presse à l’occasion du Forum financier international Paris Europlace, #IFFParis : Augustin de Romanet, nouveau président de Paris Europlace ; Gérard Mestrallet, président sortant ; Arnaud de Bresson, délégué général. © AM/APP

C’est le samedi 14 juillet qu’Augustin de Romanet est officiellement devenu le président de Paris Europlace. 

Son élection était actée depuis la fin juin, mais c’est le 11 juillet, au premier jour du Forum financier international Paris Europlace (#IFFParis) que s’est fait symboliquement lors d’une conférence de presse, le passage de témoin entre le président sortant, Gérard Mestrallet, et le président élu, Augustin de Romanet, le PDG du groupe Aéroports de Paris (ADP). Une bonne nouvelle pour la relation de la place parisienne avec l’Afrique, car Augustin de Romanet a depuis longtemps affirmé son intérêt pour le codéveloppement côté Sud.

Costumes gris et bleu marine, cravates sombres : « l’uniforme » si souvent arboré par les professionnels de la finance était omniprésent dans les salons du Pavillon d’Armenonville à l’orée du Bois de Boulogne (Paris), ce mercredi 11 juillet, tandis que démarrait le Forum financier international Paris Europlace (#IFFParis ).Les costumes étaient sombres, mais l’humeur légère et presque joyeuse, car chacun a très vite compris que ce forum s’affirmerait comme celui des bonnes nouvelles : « En un an, nous sommes parvenus à inverser une tendance qui avait presque fait de notre pays un « épouvantail » à investisseurs [Désormais] les projets d’investissements étrangers en France ont augmenté de 31 % en 2017. Paris est devenu, pour la première fois depuis très longtemps, la ville européenne la plus attractive » s’était félicité le Premier ministre Édouard Philippe lors de son discours du dîner de la veille, organisé au Quai d’Orsay par Paris Europlace, et auquel étaient conviés deux cents financiers.

Paris et la France de nouveau attractives

Un auditoire auquel Édouard Philippe a annoncé diverses mesures visant à inciter la localisation à Paris de professionnels de la finance décidés à quitter Londres, par exemple : le « carried interest » perçu hors de France sera fiscalisé en France comme un revenu du capital et non plus du travail, réduisant ainsi l’imposition des impatriés qui bénéficieront de la flat tax à 30 % ; un accord européen est recherché pour que les survaleurs (goodwills) puissent être amorties ; le seuil d’établissement d’un prospectus à publier en cas d’offre au public de titres financiers sera relevé de 2,5 à 8 millions d’euros, « qui est le niveau de référence du texte européen », a précisé le PM.

Témoignant d’une attention réelle portée aux contingences de la vie familiale des cadres de la banque et de la finance que la France s’efforce d’attirer à Paris dans le cadre du Brexit (qui privera la place londonienne du passeport européen permettant d’exercer dans tous les pays de l’UE), Édouard Philippe a aussi annoncé l’ouverture, dès la rentrée 2019 à Courbevoie – une des communes du quartier d’affaires de La Défense – d’une école européenne allant de la maternelle au baccalauréat, et qui dispensera l’enseignement dans la langue maternelle de l’élève sans être tenue par la limite d’au moins 50 % d’enseignement en langue française.

Le Premier ministre a aussi rappelé que le gouvernement a mis en place un guichet unique, baptisé « Tax 4 business » afin de faciliter les démarches des acteurs internationaux qui souhaiteraient s’implanter en France et les informer sur le régime fiscal des impatriés.

Pour ne rien gâcher, selon une étude KPMG rendue publique le 12 juillet et réalisée auprès d’un panel de dirigeants de 516 entreprises de 22 pays, la région parisienne se classe troisième métropole du monde en termes d’image (elle reste stable avec 28 % des suffrages), derrière New York (à 50 %, mais qui perd 10 points) et Londres (à 38 %, mais qui chute de 20 points).

Enfin, ainsi que l’a annoncé Gérard Mestrallet dans son allocution d’ouverture du Forum, plus de 3 500 emplois directs doivent être réinstallés ou créés sur la place financière parisienne et, en comptant les emplois indirects, Paris Europlace espère gagner jusqu’à 20 000 emplois, tandis que l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) est déjà installée à Paris, et que l’Autorité bancaire européenne le sera bientôt.

Une salle archi-comble pour la conférence plénière d’ouverture du Forum financier international Paris Europlace, #IFFParis. © AM/APP

Le « chantier » africain d’Augustin de Romanet

C’est dans ce contexte de clignotants au vert et de l’affirmation d’une volonté de continuer à rendre la place financière et la région capitale toujours plus attractives qu’Augustin de Romanet prend la succession de Gérard Mestrallet à la présidence de Paris Europlace, avec entrée en vigueur effective à la date symbolique de ce 14 juillet.

S’exprimant à dessein brièvement – car il ne voulait pas anticiper sur la date de sa prise de fonction, a-t-il précisé – lors de la conférence de presse commune avec le président sortant Gérard Mestrallet et le délégué général Arnaud de Bresson, Augustin de Romanet a néanmoins répondu à une question d’AfricaPresse.Paris en déclarant : « J’ai la conviction que si l’Europe ne se préoccupe pas de l’Afrique, elle aura manqué à tous ses devoirs… En 2050, l’Afrique aura 2,4 milliards d’habitants, soit deux fois plus qu’aujourd’hui, et l’Europe aura perdu 10 % de sa population, qui passera de 510 à 450 millions. 
À mesure que l’Afrique va se développer, la pression migratoire ne fera que croître, car en fait lorsque les personnes accèdent à un statut de classe moyenne, elles ont les moyens de songer à être plus mobiles… Donc, qu’il s’agisse du soutien à des projets d’envergure comme l’électrification de l’Afrique, ou de participer à une coopération qui puisse financer le tissu de PMEnécessaires au Continent, l’Afrique fera partie de nos grands chantiers ».

Augustin de Romanet a aussi évoqué son initiative, alors qu’il était directeur général de la Caisse des Dépôts, de création du fonds Inframed (mai 2010), destiné au financement des infrastructures des régions Est et Sud de la Méditerranée.

À l’époque, il avait déclaré : « Nous nous en félicitons, car la Caisse des Dépôts a fait de la Méditerranée son axe prioritaire de développement à l’international, et depuis plusieurs années. Pour nous, le codéveloppement est une exigence. »

L’Initiative AfricaFinlab et le défi d’une finance inclusive

Depuis, la vision de nombreux dirigeants français s’est élargie au-delà de l’horizon méditerranéen nord-africain pour embrasser l’Afrique tout entière. Les contours du « chantier » auquel fait allusion brièvement Augustin de Romanet restent certainement à préciser, mais il ne partira pas de rien puisque ces dernières années des accords de coopération ont déjà été mis en place avec quelques pays : le Maroc (Casablanca Finance City, 2011), l’Algérie (Cosob, 2012), la Tunisie (2013) ainsi qu’avec la BRVM (Bourse régionale des valeurs mobilières d’Afrique de l’Ouest, regroupant huit pays) établie à Abidjan, « avec laquelle nous développons une coopération étroite, notamment pour l’accompagnement des startups technologiques » précise Arnaud de Bresson.

Un autre exemple de l’intérêt que Paris Europlace porte déjà à l’Afrique est l’Initiative AfricaFinlab. Mise en place en 2016 sous la direction de Karim Zine-Eddine, à la tête du département des études et des relations avec l’Afrique de Paris Europlace, AfricaFinlab a pour objectifs de fédérer les acteurs des places financières africaines et française et de contribuer par des projets concrets au développement de la finance africaine.

Un « chantier » de longue haleine car, comme l’a dit à l’occasion d’une table ronde du Forum le milliardaire fondateur et directeur exécutif du conglomérat énergétique Sahara Group, le Nigérian Tonye Cole, « avec 2,5 milliards de personnes dans les pays en développement privés de l’accès aux services financiers formels et plus de 200 millions de petites entreprises qui n’ont pas accès au financement dont elles ont besoin pour se développer, élargir l’accès au financement demeure un défi », et particulièrement en Afrique, où le développement durable ne saurait advenir sans une large inclusion financière.

Par Alfred Mignot - Source de l'article Africatopsucces

L’UE coorganise un programme de formation en ligne de 4 mois pour les journalistes basés au Proche-Orient et en Afrique du Nord

4-month online training program


L’Aileen Getty School of Citizen Journalism de l’Académie YaLa, en partenariat avec l’Initiative de consolidation de la paix de l’Union européenne, organisera un programme de formation en ligne gratuit de 4 mois à partir de septembre 2018.

L’idée est de mettre en lumière des journalistes et des experts des nouveaux médias. Le programme se déroulera en anglais ; les participants doivent venir d’Israël, de Palestine ou d’un autre pays du Proche-Orient ou d’Afrique du Nord et être âgés de 17 à 36 ans.

Le programme formera les participants à devenir des « journalistes citoyens » expérimentés dans l’expression, la narration de leurs histoires, la rédaction de blogs, la prise de photos, la réalisation de vidéos, l’utilisation des médias sociaux et l’engagement dans le dialogue transfrontalier.

La formation en ligne se concentre sur des conférences vidéo données par des praticiens de la paix et des journalistes/experts.

Les meilleures productions créées pendant le programme seront publiées sur le site Internet de YaLa Press (www.yala-press.com) et présentées dans la rubrique du Huffington Post consacrée à YaLa (http://huff.to/2eU8a9I). Les participants qui termineront le programme recevront un certificat et auront la chance d’être sélectionnés pour un atelier final à la mer Morte.

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UE-Jordanie : partenaires en matière de microfinance

EU-Jordan

L’Union européenne soutient la Jordanie pour rendre la microfinance plus responsable et plus largement disponible pour les femmes, les résidents ruraux et les entrepreneurs.

Une équipe de la Banque centrale de Jordanie dirige la mission visant à garantir la sécurité des prestataires de microfinance et la protection et le bien-être des clients.

La Banque centrale de Jordanie s’efforce d’assurer la sécurité et la solidité du système bancaire, ainsi que la résilience du système national de paiement. À cette fin, la Banque centrale de Jordanie adopte et met en œuvre des politiques monétaires et financières efficaces, et utilise ses ressources humaines, technologiques et financières de manière optimale afin d’atteindre efficacement ses objectifs.

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Banque Mondiale: Les entrepreneurs de la région MENA font face à de nombreux obstacles

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Les startups au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA) rencontrent une foule d’obstacles souvent handicapantes notamment en matière d’acquisition de technologies de pointe, selon une nouvelle étude publiée par la Banque mondiale sur son site web.

« Beaucoup d’entrepreneurs dans la région MENA luttent pour s’approvisionner des équipements essentiels, pénétrer de nouveaux marchés et préserver leurs licences commerciales, affirment l’étude du Groupe de la Banque mondiale et du Forum économique mondial, intitulée « Rapport sur la compétitivité du monde arabe ».

A titre comparatif, les auteurs de l’étude notent que dans des régions comme l’Europe et les Etats-Unis, les entrepreneurs de la Tech n’ont généralement pas trop de difficulté à se procurer du matériel, contrairement aux entrepreneurs dans les pays de la région MENA.

Ils citent le cas d’un entrepreneur en Cisjordanie, Aman Arandi, qui dirige la start-up Iris Solutions, dont la société fabrique des salles de repos high-tech pour les enfants autistes et souffrant de stress post-traumatique.

« La sécurisation de composants électroniques même simples est une bataille difficile. Vous avez des restrictions lorsque vous souhaitez importer ou exporter », a-t-il expliqué.

Les auteurs du rapport préviennent que ces obstacles ont un impact sur le plan social car ils agissent comme un frein à la croissance économique.

Pourtant, les gouvernements des pays de la région pourraient créer des emplois, stimuler l’innovation et lutter contre la pauvreté en facilitant la création d’entreprises par les entrepreneurs, ont-ils assuré.

Ce rapport intervient alors que de nombreux pays du monde arabe cherchent des moyens de lutter contre le chômage et de relancer leur économie, sachant que 27% des jeunes de la région sont au chômage et la population de la région MENA devrait doubler pour atteindre 700 millions d’ici la fin du siècle, selon les données de la Banque mondiale.

Le rapport note toutefois que l’écosystème entrepreneurial s’améliore dans la région. Il cite particulièrement les efforts dans le cadre du Conseil de coopération du Golfe, pour fournir un financement de démarrage crucial aux startups.

Cela inclut l’Arabie saoudite, qui a créé un fonds d’un milliard de dollars pour investir dans les petites et moyennes entreprises. Bahreïn et Oman ont tous deux lancé des initiatives de plus de 100 millions de dollars pour soutenir les startups et le Liban prévoir d’injecter jusqu’à 600 millions de dollars dans des entreprises innovantes.

«Les gouvernements réalisent que les startups sont l’avenir et que c’est là qu’ils doivent investir leur argent », a déclaré la directrice associée de Flat6Labs Caro, un fonds de capital-risque, Marie-Therese Fam.

Pour continuer sur cette lancée, les auteurs de l’étude préconisent aux gouvernements de continuer à soutenir les petites et moyennes entreprises (PME), qui créent quatre nouveaux emplois sur cinq dans les marchés émergents. Il suggère que les états encouragent l’innovation, améliorent l’infrastructure d’internet, adoptent des lois facilitant l’accès des PME aux prêts et investissent dans l’éducation, en particulier dans les domaines émergents comme les technologies de l’information.

« Cela aidera à préparer les jeunes à l’emploi à l’ère du numérique », affirme le directeur des finances et de l’innovation Najy Benhassine.

« La nature du travail va changer dans le monde arabe. La connaissance numérique sera absolument critique», at-il affirmé.

Cela pourrait aussi aider à guérir certaines des blessures de la région MENA, estiment les auteurs de l’étude en précisant que plus de 10 000 adultes et enfants en Cisjordanie et à Gaza utilisent maintenant les salles sensorielles d’Ayman Arandi, qui ont représenté une bouée de sauvetage pour beaucoup dans une enclave confrontée à la violence.

« Nous traversons des changements technologiques majeurs (et) les opportunités sont immenses mais l’écosystème entrepreneurial doit être amélioré pour permettre aux entrepreneurs de croître et de prospérer », conclut Najy Benhassine.

Source de l'article Algérie 360