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samedi 9 décembre 2017

MedMedia lance une nouvelle série de rencontres afin de renforcer l’appui régional et international à la Déclaration et au Mécanisme spécial pour la liberté des médias dans le monde arabe

MedMedia

MedMedia a lancé la semaine dernière une nouvelle série de rencontres afin de renforcer l’appui régional et international à la Déclaration régionale pour la liberté des médias dans le monde arabe et son mécanisme spécial.

Appuyée par MedMedia, un programme financé par l’UE, l’initiative repose sur des partenariats solides entre parties prenantes des médias, organisations des droits de l’homme et gouvernements dans la région, pour la défense des principes de la liberté des médias dans la région sud de la Méditerranée.

Cette série d’événements a débuté par des visites de haut niveau à Tunis, en Tunisie, du 15 au 17 novembre. Menée par les experts de MedMedia Monir Zaarour et Rachid Khechana, la mission visait à renforcer l’engagement des organisations régionales telles que l’Union de radiodiffusion des Etats arabes (ASBU), l’Institut arabe des droits de l’homme (IADH) et de l’Organisation arabe pour l’éducation, de la culture et les sciences (ALESCO).

Au cours de la visite, le président de l’IADH, Abdel Baset Ben Hassan et le directeur général de l’ASBU, Abderrahim Sleiman, ont confirmé leur appui aux objectifs de l’initiative et évoqué des pistes permettant de la faire progresser.

Une vaste coalition composée d’organisations nationales, régionales et internationales a déjà appuyé cette initiative et cinq États de la région ont signé la Déclaration pour la liberté des médias dans le monde arabe, notamment la Palestine, la Tunisie, la Jordanie, le Maroc et le Soudan.

La Déclaration, un engagement clair en faveur des principes de liberté des médias, du journalisme indépendant et du droit à l’information, constitue la première étape vers la création du Mécanisme spécial. Elle énonce 16 principes clés afin d’atteindre les normes internationales les plus élevées en matière de liberté des médias et protéger les droits des journalistes.

Au printemps dernier, les organisations de journalistes du monde arabe réunies au Koweït ont appuyé la proposition de création d’un mécanisme spécial pour la liberté des médias dans la région, mandaté par le Réseau arabe des institutions nationales des droits de l’homme (ANNHRI), et en ligne avec les normes universelles de la liberté des médias.

Les rencontres de Tunis sont les premières d’une série d’événements qui permettront de mobiliser ANNHRI, l’UNESCO, l’OSCE et d’autres organisations intergouvernementales avec un mandat pour la promotion de la liberté des médias, afin de développer davantage l’initiative.

MedMedia est un programme financé par l’UE qui vise à faciliter le progrès des réformes des médias dans la région MENA en proposant expérience et savoir-faire aux décideurs, organes de régulation, diffuseurs et leaders syndicaux des deux rives de la Méditerranée.

Pour en savoir plus
Projet MedMedia – Site internet

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MedMedia vise à faciliter le progrès des réformes des médias dans la région MENA en proposant expérience et savoir-faire aux décideurs, organes de régulation, diffuseurs et leaders syndicaux des deux…

1re sortie de la Maison méditerranéenne du climat

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Ces premières rencontres consacreront le lancement officiel de la «Maison méditerranéenne du climat», laquelle structure sélectionnera à cette même occasion dix projets innovants qu’elle soutiendra à travers un accompagnement financier à partir de l’année prochaine.

Les 15 et 16 décembre prochains, la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima organise les premières rencontres de la Maison méditerranéenne du climat. «Ce sera l’occasion de présenter aux participants le scénario retenu pour développer la région suivant les principes du développement durable et de définir ensemble comment ils pourront y contribuer», ont expliqué les organisateurs de l’événement dans un communiqué de presse où on découvre que le programme de ces deux jours est en fait beaucoup plus chargé que cela.

En effet, cette rencontre permettra aussi de tirer un bilan de l’Agenda des solutions, de faire avancer les quatre clés d’action : finance, renforcement de capacité, stratégie et projets territoriaux, MRV (mesurer - rapporter - vérifier). Un groupe de travail spécifique y sera constitué pour se consacrer à la mise en place de la prochaine MedCOP Climat, qui aura lieu au début de l’été 2018. 
Son rôle consistera notamment à définir le programme ainsi que le lieu où il se tiendra, sachant que la Sicile a annulé l’édition 2017, précédemment prévue à Palerme. Et, last but not least, ces premières rencontres consacreront le lancement officiel de la «Maison méditerranéenne du climat». Laquelle structure sélectionnera à cette même occasion dix projets innovants qu’elle soutiendra à travers un accompagnement financier à partir de l’année prochaine.

Pour espérer faire partie de ces heureux élus, les candidats peuvent participer à l’appel à projets lancé par la région à travers l’adresse électronique (). Leurs solutions ne seront retenues que si elles sont innovantes pour le climat, que ce soit pour la diminution des impacts du développement humain ou l’adaptation, est-il précisé. Signalons que cette initiative de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, soutenue par son président, Ilyas El Omari, également président de la MedCOP Climat, suit les recommandations des participants à la MedCOP Climat 2016, et les orientations de la Lettre royale du 18 juillet 2016. 

Selon Ilyas El Omari, «la Région Tanger- Tétouan-Al Hoceima a mis en place une équipe de préfiguration pour la création de la Maison méditerranéenne du climat. J’ai la conviction que cette nouvelle organisation, qui entrera en service dès 2018, sera d’un soutien très précieux dans les domaines du renforcement de capacités, du financement et de l’incubation de projets». 
En tout cas, la particularité et la grande fragilité écologique de cet espace exceptionnel, qu’est la Méditerranée, a pour le moment encouragé deux régions, en l’occurrence Provence Alpes Côte d’Azur en France et Tanger-Tétouan-Al Hoceima au Maroc, à organiser les deux premières MedCOP Climat avec un grand succès, notamment avec plus de 3.000 participants impliqués en juillet 2016 à Tanger puis à Marrakech pendant la COP22. 
Rappelons que l’Agenda méditerranéen des solutions élaboré à ces occasions a montré que si les initiatives sont très nombreuses, il était temps de changer d’échelle. «Nous espérons que nous pourrons tous ensemble faire progresser nos territoires avec l’implication de tous, c'est-à-dire tous les acteurs des territoires et de la société civile, et avec les solutions apportées par les chercheurs et les entreprises, les grandes comme les plus petites», souligne le président de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima. 

Par Aziz Diouf - Source de l'article Leseco

Projet Eastmed : une alternative méditerranéenne au gaz russe pour l'Europe ?

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Miguel Arias Canete, commissaire européen pour l'action sur le climat et l'énergie en présence des ministres de l'Energie d'Israël, de Chypre, de Grèce et l'ambassadeur d'Italie à Chypre, viennent de signer .

La méditerranée vient de donner naissance à un projet pharaonique : Le Eastmed. Un pipeline long de 2000 kilomètres censé traverser 4 pays méditerranéens. Il partira d’Israël pour rallier l’Italie en passant par Chypre et la Grèce. Le coût du projet a été estimé à environ 6 milliards d’euroset devrait voir le jour en 2025.

L’énergie, tendon d’Achille de l’Europe.

En 2015, le projet Eastmed faisait partie d’une liste de 195 projets jugés essentiels pour l’Europe, par la Commissions européenne. Et pour cause, la conjoncture économique européenne dépend en grande partie de sa stratégie énergétique. Pauvre en ressources naturelles lui permettant d’atteindre l’autosuffisance, L’Europe s'efforce de diversifier ses sources d’approvisionnement en énergie.

Chaque année, l’Union Européenne (UE) importe l’équivalent de 70 % de ses besoins en énergie, soit environ 250 milliards de mètres cubes de gaz. Depuis l’annexion de l’île de Crimée par la Russie, les relations diplomatiques entre l’entité européenne et le grand voisin du nord ont connu quelques tensions. Couvrant à elle seule 40 % de sa consommation en gaz naturel, la Russie demeure le principal fournisseur de l’Europe. Une situation qui n’enchante guère Bruxelles, tant celle-ci cherche à s’extirper du monopole exercé par la Russie, en projetant de sécuriser son approvisionnement énergétique, ailleurs que dans l’Oural.

L’alternative idéale au gaz russe ?

C’est dans un contexte géopolitique caractèrisé par les velleités économiques des uns et des autres que les projets de gazoducs se sont multipliés en Méditerranée. Avec trois champs gaziers découverts récemment à l’est (Celui de Leviathan par Israël, qui commencera son exploitation en 2019, ou celui d'Aphrodite au large de Chypre, qui contiendrait environ 127 milliards de m3 de gaz. Sans oublier Zohr, près de l'Egypte, le plus grand gisement jamais découvert en Méditerranée, avec des estimations de 850 milliards de m3), la grand bleu s’est révélée être un eldorado des hydrocarbures.

Etant donnée son envergure, le projet Eastmed revêt aujourd’hui un caractère stratégique pour l’Europe et pour les pays Méditerranéens. Mais L’Europe a plus d’une flèche à son arc. En effet, pour combler une demande qui ne cesse de croître, elle compte aussi sur l’apport du Trans Adriatic Pipeline (TAP), un autre projet de gazoduc sous-marin transadriatique. D’une longueur totale de 878 kilomètres, il doit acheminer sur le marché européen le gaz d'Azerbaïdjan, via la Grèce et l'Albanie, jusqu’au sud de l'Italie.

Etant à l’affût des retombées économiques découlant de l’exploitation des ressources naturelles méditerranéennes sous-marines, les majors pétrolières européennes se ruent sur les opportunités de partenariats qui se profilent à l’horizon. En conséquence de quoi, tout porte à croire que la naissance d’une coopération Euro-méditérannéenne en matière d’énergie sonnerait le glas de l’hégémonie russe sur les importations européennes de gaz naturel.

Par Kheireddine Batache - Source de l'article Ecomnewsmed

Exportations des fruits et légumes vers l'Europe - Le consortium algéro-français est né

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Le marché européen se dirige à consommer plus de légumes et de fruits dans les 10 prochaines années. Et c'est donc dans ces domaines que nos producteurs nationaux peuvent oeuvrer pour exporter vers l'Europe.

Les exportations de produits agricoles algériens vers les pays de l'Union européenne pourraient connaître un saut quantitatif à la faveur de la création d'un consortium algéro-français chargé de l'exportation et de la commercialisation des produits agricoles locaux (fruits et légumes) vers l'UE. 
C'est du moins ce qui est attendu de cette association, compte tenu du fait que malgré la qualité reconnue du produit végétal algérien cela n'a été jusqu'ici d'aucun effet sur les volumes d'exportation car restant figés à des niveaux insignifiants et quand bien même de petites augmentations en la matière ont été enregistrées ces dernières années cela l'a été de façon sporadique. 
Devant cet état de fait que l'on peut avancer aujourd'hui qu'avec l'expérience de la partie française, les exportations vont être boostées. Ce qui est d'ailleurs de bon augure en ces temps où le pays fait face depuis juin 2014 à une nette diminutions de ses recettes financières externes. Comme il faut dire également qu'a la faveur de la mise en place de ce consortium, l'objectif, fixé en 2010, d'atteindre en 2014 les cinq milliards de dollars d'exportations hors hydrocarbures et qui n'a jamais dépassé les 2, 5 milliards de dollars pourrait cette fois-ci se concrétiser. 
C'est d'autant plus à la portée car le marché européen est gros demandeur de produits agricoles de qualité. Une condition que remplit le produit végétal local. Autre atout dont disposent les cultures maraîchères du sud du pays qualifiées de primeurs, elles peuvent facilement concurrencer celles du Maroc ou de l'Espagne qui se partagent le marché des primeurs en Europe. Cela dit et pour revenir à l'intérêt d'un tel consortium, il convient de souligner que si jusqu'ici nos exportations en produits agricoles, mises à part peut-être les dattes, sont restées insignifiantes en terme, de volume c'est avant tout à cause d'une part de la mauvaise organisation de notre système de production et d'autre part à la méconnaissance des marchés étrangers, ce qui explique que le pays n'arrive toujours pas à franchir la barre des 100 000 tonnes de volumes expédiées.
Toujours à propos de la faiblesse des exportations de produits agricoles algériens, des experts l'expliquent par le fait que de nombreuses entreprises exportatrices sont encore d'un niveau insuffisant en matière de normes et de compétitivité et qui à leur grand désavantage continuent de renvoyer aux calendes grecques, leur mise à niveau. 
D'autres experts jugent que les opérateurs qui ont jusqu'ici tenté des expériences ont chaque fois manqué de professionnalisme. D'où cette nécessité de faire appel à l'expérience étrangère dans le domaine. En somme la création d'un tel consortium intervient à point nommé dans la mesure où selon une étude sur l'évolution générale du commerce agricole et des prix réalisée par la Commission européenne, à la consommation, le marché européen se dirige à consommer plus de légumes, de fruits, de produits laitiers dans les 10 prochaines années. 
Et c'est donc dans les domaines des fruits et des légumes que nos producteurs nationaux peuvent œuvrer pour exporter vers l'Europe. Retenons que ce sont toujours les dattes qui constituent le gros des exportations vers l'UE. Selon l'Office national des statistiques il a été exporté durant l'exercice 2016 l'équivalent de 37,52 millions de dollars sur un total de 1 781 millions de dollar tous produits confondus exportés. 
Rappelons enfin qu' à l'issue des,travaux de la 4ème session du Comité économique mixte algéro-français (Comefa) qui se sont tenus hier à Alger il a été décidé, outre la création d'un consortium à l'exportation des fruits et légumes du pays, la mise en place d'un partenariat dans le domaine des produits agricoles bio, et ce, entre les sociétés Agrolog et Agrume. Un domaine où l'Algérie peut tirer de grands profits tant la culture bio est de tradition en Algérie.

Par Bouzid Chalabi - Source de l'article L'Expressiondz

Finance in Motion ouvre un nouveau bureau au Maroc

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Finance in Motion, leader mondial de la gestion d’actifs et de l’assistance technique pour le financement du développement, vient d’installer un nouveau bureau régional à Casablanca, au Maroc. 

Le bureau marocain est le 16ème bureau régional de Finance in Motion dans le monde et, avec Le Caire et Nairobi, le troisième en Afrique.

Finance in Motion est le conseiller de deux fonds d’impact du développement actifs dans la région MENA, le « Green for Growth Fund » et le « Fonds SANAD pour les MPME ». Ce nouveau bureau régional renforcera les relations avec les institutions partenaires des fonds et d’autres parties prenantes dans la région du Maghreb.
« Nous sommes fermement convaincus qu’être proche de nos partenaires en ayant une présence physique dans les régions cibles des fonds que nous conseillons est essentiel à l’obtention d’un impact fort et contribue de façon substantielle à notre succès global », déclare Elvira Lefting, directrice générale de Finance in Motion « Ce nouveau bureau est important pour Finance in Motion et pour notre portefeuille de financement du développement, qui a une activité croissante non seulement au Maroc mais aussi dans la région MENA en général. »

Finance in Motion est l’un des plus importants conseillers en placement à impact au monde. L’organisation se concentre exclusivement sur les fonds à but lucratif qui favorisent le progrès économique, social et environnemental durable dans les pays à revenu faible et moyen. Avec 1,7 milliard d’euros d’actifs sous gestion, la société tire parti de l’aide au développement par le biais de partenariats public-privé. Conformément aux objectifs de ses fonds, Finance in Motion favorise les relations à long terme et aide ses partenaires à développer leurs affaires. Soutenu par 16 bureaux locaux répartis dans plus de 20 pays, Finance in Motion recommande les instruments de financement du développement suivants : le Fonds européen pour l’Europe du Sud-Est (EFSE), qui finance les micro, petites et moyennes entreprises (financement des MPME) ; le Fonds vert pour la croissance (GGF), qui vise à réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO2 ; le Fonds SANAD pour les MPME du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ; et le Fonds éco.business, dont l’objectif est la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles.

Pour en savoir plus
Finance in Motion - Site internet

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EUPOLCOPPS anime un atelier de deux jours sur le blanchiment d’argent

EUPOLCOPPS

Les 20 et 21 novembre 2017, EUPOLCOPPS a organisé un atelier de deux jours sur le blanchiment d’argent à l’intention des juges, procureurs, policiers et analystes financiers palestiniens.

L’objectif principal de l’atelier était de présenter des cas réels d’enquêtes sur le blanchiment de capitaux menées dans des juridictions étrangères et en Palestine, et de discuter avec les participants des principales questions juridiques soulevées par ces affaires et de l’interprétation de la loi sur le blanchiment de capitaux.

L’atelier a été une occasion unique de réunir les représentants des différentes institutions palestiniennes chargées de la lutte contre le blanchiment d’argent, qui ont partagé leurs expériences respectives et les défis auxquels ils sont confrontés pendant la phase d’enquête et le procès.
Les participants à l’atelier étaient 12 procureurs de l’unité des crimes économiques du bureau du procureur général, six juges, six analystes financiers de l’unité du suivi financier et cinq enquêteurs de la police civile palestinienne.
L’événement a été organisé en partenariat avec le Bureau international chargé de la lutte contre les stupéfiants et de l’application des lois (INL).

Pour en savoir plus
EUPOL COPPS - Site internet

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Africalink, la communauté des entrepreneurs d’Afrique, de Méditerranée et d’Europe, officiellement constituée

Africalink, la communauté des entrepreneurs d’Afrique, de Méditerranée et d’Europe, officiellement lancée

Lancée à l’occasion des Rencontres France-Afrique à Abidjan il y a deux mois, AFRICAlink, a officiellement été constituée lundi 4 décembre. 

La première assemblée générale s’est tenue au Palais de la Bourse, en présence des représentants de la CCIMP, d’élus de la Métropole Aix-Marseille Provence et des chefs d’entreprises africains. Yves Delafon a été élu président de cette communauté d’entrepreneurs.

Africalink, c’est le fruit de longs mois de travail menés par la Chambre de commerce et d’industrie Marseille-Provence, dans la droite ligne des ambitions de son président et de son équipe. Depuis le début de sa mandature, Jean-Luc Chauvin ne cesse de dire que Marseille doit se repositionner comme porte d’entrée du sud de l’Europe et devenir la passerelle naturelle vers la Méditerranée et l’Afrique. Pour concrétiser cette ouverture à l’international l’idée a germé, en mai 2017, de créer une communauté d’entrepreneurs, pas seulement issus du territoire mais rassemblant aussi les patrons de PME africaines. Les prémices d’Africalink. La volonté était là, restait à écrire les statuts associatifs. C’est désormais chose faite.

Lundi 4 décembre 2017, Africalink a officiellement été lancée, au palais de la Bourse, à l’issue de son assemblée générale constituante. Une assemblée réunie en présence des représentants de la CCIMP, au premier rang desquels Frédéric Ronal, vice-président, délégué à l’ouverture au monde, qui a joué un rôle actif dans ce projet. « L’assemblée générale constitutive marque la conclusion d’une étape ô combien importante, et en même temps le début d’une nouvelle aventure pour Africalink », note l’élu de la CCI.

Une aventure à laquelle justement certains chefs d’entreprise ont hâte de participer à l’image de Koné Harouna. À la tête d’une société de développement de logiciels de comptabilité en Côte d’Ivoire, il est venu spécialement à Marseille pour participer au lancement de l’association. « On pourrait penser que c’est une organisation supplémentaire, mais je dirais que c’est une association complémentaire avec une vision nouvelle. Le monde bouge et il fallait Africalink pour faire bouger les choses autrement. Je crois que les grands groupes se parlent mais pas véritablement les PME entre elles, confiait-il, sans cacher ses attentes. Nous souhaitons, dans un premier temps, nous assurer que nous pouvons avoir des partenaires, créer des joint-ventures, et que nos PME puissent avoir des perspectives. » Pour promouvoir « l’esprit Africalink », Koné Harouna, également trésorier général de la CCI-Côte d’Ivoire, envisage la création de comités locaux dans les pays africains. Des représentants du Maroc ou d’Algérie ont également tenu à être présents pour ce coup d’envoi qui ouvre de nouveaux horizons.

C’est désormais dans la construction que s’inscrit l’association. Le président fraîchement élu, Yves Delafon*, son bureau et le conseil d’administration vont pouvoir désormais travailler sur le déploiement de cette communauté qui compte déjà 63 membres, principalement des entrepreneurs métropolitains. « Et on a eu un succès que l’on n’imaginait pas auprès des entrepreneurs de notre territoire qui ont fait acte de candidature spontanée et on en reçoit tous les jours de nouvelles », s’enthousiasme Frédéric Ronal. Parmi les 63 entreprises fondatrices, entre 15-20% viennent d’Afrique. 

« Nous sommes convaincus que nous avons un avenir commun avec le continent africain, qui passe par des partenariats entre PME. L’entrepreneur en est le point essentiel et c’est avec eux que nous allons mettre les choses en place », exprimait, quant à lui, Yves Delafon, qui mettra au cœur de ce projet « le facteur humain »et surtout « des valeurs », condition essentielle pour la réussite du projet. Et d’ajouter que la CCIMP faisait là « quelque chose d’exceptionnel, d’inhabituel et même disruptif, en lançant un projet, en le soutenant, en l’amenant sur les fonts baptismaux, avant de le donner aux entreprises et de se retirer de la gouvernance ».Tous auront donc la volonté de montrer qu’Africalink a du sens. Dans les prochaines semaines, un think-tank devrait voir le jour. Le bureau et les membres iront également à la recherche de financements et de partenariats. 

La Métropole Aix-Marseille Provence, par la voix de Jérôme Orgeas, premier vice-président de la commission économie, a assuré son soutien à ce réseau d’affaires en Méditerranée et en Afrique. Il sera même proposé dans les prochaines semaines une délibération au conseil métropolitain pour nommer un administrateur d’AMP au sein d’Africalink.

Repères -  Yves Delafon en quelques lignes.

Après trois années à la tête de Pays d’Aix Initiatives, Yves Delafon a été par la suite président du Groupement des entrepreneurs Provence Aix (Gepa). Pendant vingt ans, Yves Delafon a travaillé comme consultant pour de grands bailleurs de fonds, comme l’Union européenne, l’Onudi, l’Unesco et les coopérations bilatérales. Il a mené de nombreuses missions dans le domaine de la coopération, du développement des pays ACP, et accompagné des entreprises dans leur stratégie d’internationalisation, notamment vers l’Afrique. En 1995, il décide d’interrompre ses activités de conseil et reprend la société Surfaces et structures, spécialisée dans la construction et les travaux spéciaux. Il a également été président du club Apex pendant sept ans. Il est aujourd’hui très engagé comme administrateur du Groupe BCI (Banque pour le commerce et l’industrie – Mauritanie, Mali, Guinée et Sénégal), et c’est à ce titre qu’il a adhéré et mène désormais une nouvelle mission à la tête d’Africalink. 

Par Narjasse Kerboua - Source de l'article Go-Met

SALEEM : 750 mille euros pour l’entrepreneuriat étudiant

SALEEM

Coordonné par l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), le projet SALEEM (Structuration et accompagnement de l’entrepreneuriat étudiant au Maghreb) sera lancé ce 11 décembre 2017 pour une durée de trois ans, avec le soutien financier de l’Union européenne.

Dans un communiqué rendu public par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF), le projet SALEEM a pour objectif de favoriser l’entrepreneuriat étudiant au Maroc et en Tunisie, par la mise en place d’un dispositif national officiel pour les étudiants-entrepreneurs, sur le modèle du dispositif PEPITE déployé en France.

Notons que le projet SALEEM regroupe 14 partenaires opérationnels au Maroc, en Tunisie et en Europe, dont l’Agence universitaire de la Francophonie qui coordonnera le projet. L’Union européenne assure le financement du projet à hauteur de 750 000 euros dans le cadre du programme Erasmus+ « Renforcement des capacités dans le domaine de l’enseignement supérieur ».

Le programme prévoit deux grandes actions sur les trois prochaines années : – une collaboration avec les ministères de l’Enseignement supérieur de la Tunisie et du Maroc dans la mise en place d’un dispositif national sur l’entrepreneuriat étudiant facilitant la reconnaissance du parcours de création d’une entreprise au sein du cursus universitaire ; – la mise en place de pôles d’accompagnement à la création d’entreprise dans les universités des quatre villes pilotes (Rabat, Casablanca, Tunis-Carthage et Sfax), sur le modèle du dispositif français PEPITE et des expériences belge (Mons) et roumaine (Cluj-Napoca).

Par Hamza Marzouk - Source de l'article l’Économiste maghrébin

Algérie : un enjeu important pour les PME françaises

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Marché majeur du Maghreb, l'Algérie a une dimension économique plus qu'appréciable pour la France. Autant pour les grandes entreprises que pour les petites.

La France reste le premier investisseur hors hydrocarbures de l'Algérie, selon l'ambassade de France à Alger, et le premier employeur étranger en Algérie,avec 40 000 emplois directs et 100 000 emplois indirects, pour environ 400 sociétés implantées – dont une trentaine de grandes entreprises. Les principaux secteurs porteurs d'emplois et d'activité : la finance (avec la Société générale et BNP Paribas), les transports (avec notamment la présence d'Air France), le domaine maritime (CMA-CGM, emploie 400 personnes), l'hôtellerie-restauration (Accor, Sodexo, Newrest) ou encore la distribution automobile à travers Renault et Renault Trucks.

Des échanges commerciaux encore limités

En revanche, comme le souligne l'économiste Abderrahmane Mebtoul, « les échanges entre l'Algérie et la France se limitent essentiellement aux hydrocarbures pour la partie algérienne, et aux services, notamment bancaires, l'agroalimentaire, les produits pharmaceutiques et les produits issus de l'industrie automobile pour la partie française ». « Il y a effectivement des aspects politiques qui freinent ces échanges. Certes, les échanges commerciaux sont en hausse, mais demeurent figés dans leurs structures et sont dérisoires comparés aux exportations et importations des deux pays. La France, dans bon nombre d'affaires en Algérie, est devancée par l'Espagne, l'Italie et la Chine qui prennent des parts de marché de plus en plus en plus importantes. »

Omar Berkouk, expert en investissements, sollicité par Le Point Afrique, replace les données dans leur contexte : « Il est normal que la Chine soit mieux classée que la France : l'Algérie devait importer de manière très diverse et massive pour satisfaire des besoins importants, mais aussi lancer des grands projets d'habitat et d'infrastructures, comme les routes par exemple. À part les Chinois, rares sont les pays qui peuvent répondre à ses demandes aussi vite et à un coût aussi concurrentiel. »

L'industrie reboostée par Renault et Peugeot

Grâce à l'ouverture récente des usines de montage Renault et Peugeot, l'expert relève que « la France en Algérie est au top dans l'industrie, c'est pour cela que l'approfondissement de la relation économique avec l'Algérie dépend de notre propre stratégie industrielle. Nous devons dire clairement à nos partenaires français ce que nous voulons faire dans ce domaine, ou dans le domaine des technologies de pointe. Pour résumer, si vous voulez construire des milliers de logements très vite et pas cher, adressez-vous aux Chinois, mais si vous voulez lancer une station spatiale, adressez-vous aux Français. »

Cette dynamique industrielle devrait pouvoir capter l'intérêt d'un plus grand nombre d'investisseurs. Car l'Algérie, malgré un environnement juridique jugé instable et un régime bancaire désuet, peut, selon les analystes, se prévaloir d'atouts non négligeables. La proximité géographique des marchés potentiels d'Europe, d'Afrique et du Moyen-Orient, la taille du marché intérieur estimé à environ 41 millions de consommateurs en 2017, des richesses naturelles importantes (pétrole, gaz), ainsi que d'autres ressources minérales non négligeables, peu ou pas exploitées, notamment le phosphate, le fer et l'or, des ressources humaines en grande partie jeunes, qualifiées et abondantes, et de confortables réserves de change à plus de 100 milliards de dollars. À tout cela, il faut encore ajouter… la langue commune, souligne Omar Berkouk. « Le français est un facteur de proximité entre les deux pays, les deux sociétés. »

La carte PME pour consolider les échanges

Mohamed Skander, 36 ans, chef d'entreprise et président de Jil'FCE (la section jeunesse du Forum des chefs d'entreprise) en est persuadé : « Le grand défi du partenariat Algérie-France, c'est le développement du tissu des PME, véritable créateur d'emplois. Malheureusement, les PME françaises ne s'intéressent pas à Algérie, car elles ne connaissent pas ce pays, contrairement à la Tunisie ou au Maroc. Il y a une appréhension de l'Algérie, bâtie souvent sur des mythes. Il est urgent que, du côté français, on lève ces a priori », poursuit le jeune entrepreneur.

À ses yeux, il faudrait aussi que les PME algériennes se mettent à niveau pour devenir des partenaires solides pour leurs homologues françaises. Mais cet effort devra aussi s'accompagner de réformes plus profondes. « La réussite du partenariat national et international entre l'Algérie, la France ou d'autres pays, n'est pas réalisable sans une gouvernance centrale et locale rénovée, une vision cohérente se fondant sur des réformes structurelles politiques, sociales, économiques dont le marché financier, le marché du foncier, celui du travail et surtout la réforme du système socio-éducatif pilier de tout processus de développement, à l'aube de la quatrième révolution technologique », insiste Abderrahmane Mebtoul. Une refonte profonde donc, pas seulement du côté algérien : l'économiste Ferhat Aït Ali pointe la vision de Paris qui ne voit en l'Algérie qu'un « marché captif », saturé de « faux investissements qui parasitent un véritable partenariat ». « Un partenariat otage du rôle de faire-valoir qu'assume la France vis-à-vis du système politique algérien en manque de reconnaissance. »

Par Adlène Meddi - Source de l'article Le Point Afrique

Ouided Bouchamaoui à l’assaut du secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée avec de fortes chances

Ouided Bouchammaoui

La présidente de l’UTICA et co-lauréate du Prix Nobel de la Paix 2015, Ouided Bouchamaoui bénéficie de réelles chances pour succéder à l’ambassadeur Fathallah Sijilmassi, à la tête du secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée (UpM), dont le siège est basé à Barcelone. 

Ayant assumé deux mandats successifs et ne pouvant pas rempiler à un troisième, Sijilmassi qui y a effectué un travail jugé d’excellent doit passer la main fin février 2018. Une prolongation exceptionnelle jusqu’à fin juin prochain pourrait lui être accordée.

La décision serait prise lors de la réunion des délégués des 43 états membres prévue au niveau des experts et non des Hauts représentants, ce lundi 11 décembre 2017. Fortement soutenue par la Tunisie et un grand nombre de pays des deux rives de la Méditerranée, la candidature de Bouchamaoui est créditée de grandes chances. Son profil de femme, chef d’entreprise, et présidente de l’historique centrale patronale tunisienne, et sa notoriété à l’international, auréolée du Prix Nobel de la Paix, en plus de ses propres qualités personnelles en font une candidate de choix, face aux autres prétendants, notamment un candidat égyptien qui vient juste de se déclarer.

Organisation internationale rassemblant 43 états membres (28 européens et 15 du Sud et de l’Est de la Méditerranée, l’UpM a été créée le 13 juillet 2008 par les 43 chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres, lors du Sommet de Paris pour la Méditerranée, pour donner suite au Partenariat euro-méditerranéen (Euromed). Initialement, le siège de l’organisation devait être établi à Tunis, mais le choix s’est finalement porté sur Barcelone. 
La Tunisie avait alors été sollicitée pour en assurer le secrétariat général mais avait préféré ne pas y présenter de candidat. Seul un diplomate tunisien de haut rang a été affecté auprès du secrétaire général (en qualité de directeur de la Communication), Moez Sinaoui (2011 - 2014), actuellement ambassadeur à Rome, après un passage au cabinet présidentiel, en tant que conseiller principal et porte-parole de la Présidence de la République. Tout récemment, Said Bhira, jusque-là secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, vient d’être nommé chargé de mission au cabinet de Sijilmassi.

Depuis la création en 2010, du poste de secrétaire général de l’UpM, trois secrétaires généraux s’y sont succédé :
  • Ahmad Masa'deh (Jordanie) : mars 2010 - février 2011
  • Youssef Amrani (Maroc) : juillet 2011 - janvier 2012
  • Fathallah Sijilmassi (Maroc) : mars 2012 - aujourd'hui.
Même si la question de l’élection du nouveau secrétaire général de l’UpM n’est pas inscrite sous cet intitulé à l’ordre du jour de la réunion de ce lundi 11 décembre, elle pourrait y être examinée au titre des questions diverses. 
Portée à la présidence de l’UTICA, en 2011, Ouided Bouchamaouiavait été réélue à ce poste en janvier 2013.

Source de l'article Leaders

Notre Switcher palestinien a gagné un billet d'avion pour le 2ème Sommet Solaire de BGS

SwitchMed

Le 2nd Solar Summit de BGS Group rassemble quatre marchés solaires émergents en un seul endroit: le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord, l'Afrique de l'Est et l'Afrique de l'Ouest. 

L'objectif principal est de permettre aux principaux experts de l'industrie de se rencontrer en personne et de discuter des principaux défis auxquels ils sont actuellement confrontés. Dans ce but, BGS Group crée une plate-forme de réseautage solide à Tunis et choisit un format de porte fermée pour assurer une approche individuelle aux besoins des clients. La conférence couvrira des domaines comme les options de financement, l'économie, les outils de surveillance et de prévision et comment ils aident à réduire les coûts d'exploitation et de maintenance, la bancabilité et la modélisation d'entreprise, les technologies avancées pour réduire les coûts.

SwitchMed a le plaisir d'annoncer sa participation à travers son Switcher Fadi Bkirat, fondateur de RACK TECK en Palestine. M. Bkirat interviendra le deuxième jour de l'événement, dans la session MIDDLE EAST STREAM au panel MENA MARKET OUTLOOK - JORDANIE, PALESTINE, IRAN (11:30 - 13:00).

Si vous êtes dans l'industrie solaire et que vous vous trouvez à Tunis, ne manquez pas cette occasion d'assister au plus grand sommet de l'énergie durable et de discuter des perspectives réglementaires actuels et de l'accès au financement dans une certaine région. Quinze organes gouvernementaux et de régulation seront présentés, parmi lesquels le ministre de l'Energie, des Mines et des Energies Renouvelables de Tunisie; le Ministère de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement du Maroc; le Ministère de l'énergie et des ressources minérales de Jordanie. Quinze institutions financières internationales participeront au Sommet, parmi lesquelles figurent la Banque européenne pour la reconstruction et le développement; la Société financière internationale; la Banque africaine de développement.

Le programme SwitchMed de consommation et de production durables vise à encourager les économies méditerranéennes à passer à des profils de consommation et de production durables et à l'économie verte, y compris à des stratégies de développement à faible émission, en présentant et en diffusant des méthodes susceptibles d'améliorer l'efficacité énergétique et des ressources. Le programme cherche également à atténuer l'impact environnemental lié au cycle de vie des produits et, s'il le juge opportun, à promouvoir les énergies renouvelables.

Pour en savoir plus
SwitchMed – Site internet

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Projet connexe
Encourage la transition des économies du Sud de la Méditerranée vers des profils de consommation et de production durables et vers l'économie verte. Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye,…

Une conférence régionale sur la valeur de la culture en Méditerranée méridionale se tiendra à Amman

SouthMed

Sous le Patronage Royal de Sa Majesté la Reine Noor Al Hussein, SouthMed CV tiendra une conférence régionale au Royal Cultural Center à Amman, en Jordanie, les 3 et 4 décembre 2017. 

La conférence réunira des représentants de 30 projets culturels ayant bénéficié d’une subvention en cascade de la part de SouthMed CV au cours des deux dernières années, ainsi que des autorités publiques locales, des praticiens de la culture, des artistes, des universitaires, des experts internationaux dans le domaine de la culture et du développement, et des représentants de l’UE et des institutions des pays du sud de la Méditerranée en Jordanie.

Au cours de la conférence, deux panels différents se réuniront pour débattre de la culture comme vecteur de développement dans la région du sud de la Méditerranée avec la participation d’experts de la région euro-méditerranéenne. En outre, des discussions de groupe auront lieu entre les sous-bénéficiaires de SouthMed CV, les intervenants et le public sur la coopération transfrontalière pour favoriser l’émergence de plates-formes citoyennes, de nouveaux modèles de partenariats public-privé, la culture en tant qu’instrument de conduite des changements, l’économie créative dans la région sud-méditerranéenne, entre autres.

La conférence est ouverte au public. L’inscription aura lieu au Royal Cultural Center le 3 décembre à 9 heures.

SouthMed CV est financé par l’Union européenne dans le cadre du programme régional Med Culture. Il est destiné à accompagner les pays partenaires du sud de la Méditerranée dans le développement et l’amélioration des politiques liées au secteur culturel. Med Culture fait partie du programme régional Médias et culture pour le développement dans le sud de la Méditerranée a été affecté d'un budget total de 17 millions d'euros sur une période de quatre ans, dont 9 millions d'euros pour l'octroi de subventions sur une base de co-financement, et 8 millions d'euros pour un mécanisme de renforcement des capacités des médias (MedMedia) et un mécanisme de renforcement des capacités en matière de culture (MedCulture).

Pour en savoir plus
SouthMed CV - Site internet
Med Culture - site internet

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Accord de libre échange Tunisie – UE : et la libre circulation des personnes ?


Tunis et Bruxelles, actuellement en pleines négociations en vue d'un accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca), ne pourront faire l'impasse sur la question de l'octroi - ou de la suppression - des visas entre les deux zones.

Les négociations entre la Tunisie et l’Union européenne (UE) sur l’Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca), en cours depuis octobre 2015, s’intensifient depuis la visite du président du Parlement européen à Tunis, les 30 et 31 octobre. Une réunion technique, ainsi qu’un forum, ont notamment été organisés pour construire la « nouvelle relation » qui ferait de la Tunisie un « partenaire privilégié » pour son premier vis-à-vis économique.

La libre circulation des personnes exclue des discussions

Les discussions passent tous les dossiers au crible, depuis les quotas agricoles jusqu’à la mise à niveau de l’industrie, en passant par les barrières tarifaires et, plus généralement, la facilitation de l’entrée des produits tunisiens sur le marché européen. Mais à côté de cette libre circulation des produits, quid de celle des personnes ?

Antonio Tajani, président du Parlement Européen, précise qu’il souhaite que la question des visas fasse l’objet d’un traitement hors Aleca. Pourtant, « la mobilité des personnes dont les professionnels est l’une des clés d’un partenariat approfondi », souligne Hichem Elloumi, vice-président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica).

Pour lui, l’Aleca « devra faciliter les procédures d’octroi des visas pour certaines catégories de personnes, notamment les étudiants, les chercheurs et les responsables et cadres d’entreprises ». Le numéro deux du patronat tunisien compte, à long terme, sur une évolution vers une pleine mobilité des citoyens, sans visa, dans un futur espace économique commun entre l’UE et la Tunisie.

Parcours du combattant
"Pour se sentir partenaires de l’Europe à part entière, l’idéal est que les Tunisiens soit exemptée de visa de court séjour"
« Les visas ? Nous avons enregistré 150 000 demandes. Seulement 10 % ont été rejetées en 2016 », indiquait en mars 2017 l’ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor. Pourtant, l’obtention d’un visa est un vrai parcours du combattant, surtout depuis que les ambassades ont externalisé ce service, en 2012.

« Au lieu de devoir présenter toute une série de documents administratifs, qui ne garantit pas vraiment que le demandeur revienne en Tunisie, les Européens devraient adopter une procédure similaire à celle des États-Unis, avec un questionnaire précis », suggère Yacine Sammoud, ingénieur dans les télécoms âgé de 28 ans qui a eu des difficultés pour participer à une formation à Bordeaux, malgré la garantie signée par son employeur.

« Travailler ensemble implique de se connaître et de lever les a priori. Pour se sentir partenaires de l’Europe à part entière, l’idéal est que la Tunisie soit exemptée de visa de court séjour comme les Ukrainiens et les Moldaves », poursuit le jeune ingénieur, qui n’a eu aucune difficulté pour effectuer un stage aux États-Unis.

Pour « offrir aux jeunes l’opportunité de partir dans des pays européens pour construire leur avenir », Patrice Bergamini, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, a misé sur le programme Erasmus, destiné à 1 500 étudiants tunisiens, et multiplié par trois les bourses Erasmus Plus. Un progrès qui ne satisfait que partiellement les jeunes Tunisiens, lesquels espèrent plus des négociations en cours.


Par Frida Dahmani - Source de l'article Jeune Afrique

Liban- Droits de l’homme : un engagement sans faille de l’UE

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Le 10 décembre 1948, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté un document avant-gardiste : la Déclaration universelle des droits de l'homme. 

Les 48 pays qui l'ont avalisé dès le départ se sont engagés à honorer et préserver les droits inhérents à tous les êtres humains, indépendamment de leur nationalité, âge, sexe, orientation sexuelle, allégeance religieuse ou background socio-économique. Les signataires étaient conscients du fait que les violations des droits de l'homme se répandaient au-delà des frontières nationales et menaçaient la paix, la sécurité et la stabilité. Parmi ces 48 pays figurait le Liban.
Le Liban et les autres signataires de la Déclaration reconnaissaient, judicieusement, que les droits de l'homme ne sont pas un concept abstrait. Au contraire : l'histoire a prouvé que les États et les sociétés sont forts et résilients uniquement lorsque les droits de l'homme sont respectés, lorsque le débat est libre et ouvert et lorsque la participation est active et bienvenue. L'Union européenne est attachée à une telle ligne de conduite dont l'ambition est de promouvoir et protéger les droits de l'homme, la démocratie et le règne de la loi.
Alors que les droits de l'homme sont violés quotidiennement, que les conflits autour de nous augmentent, que les inégalités ne font que s'accroître, il est devenu plus nécessaire que jamais d'œuvrer en faveur des droits de l'homme. De ce fait, les droits de l'homme sont un élément essentiel de notre politique au sein de l'Union européenne, mais aussi au niveau de notre coopération avec les pays un peu partout dans le monde.
Au Liban, plusieurs développements positifs et encourageants dans le domaine des droits de l'homme ont été enregistrés au cours des deux dernières années, notamment l'adoption de la loi établissant l'Institut national des droits de l'homme, la création d'un mécanisme national de prévention pour enquêter sur l'usage de la torture et des mauvais traitements et, plus récemment, la loi – tant attendue – contre la torture. Dans un contexte marqué par des risques sécuritaires et par un recul de la protection des droits de l'homme dans plusieurs pays de la région, l'adoption de cette législation constitue un acquis important et montre que le Liban reconnaît un fait essentiel, à savoir que la torture et les autres violations des droits de l'homme ne sauraient rendre un pays stable.
La mise en application de ces lois devra être la prochaine étape importante. Dans ce cadre, il sera vital de rendre totalement opérationnels l'Institut national des droits de l'homme et le mécanisme national de prévention contre la torture. Rendre ces deux instances opérationnelles offrira au Liban l'opportunité de se positionner en champion des droits de l'homme et de la démocratie dans la région. Nous espérons que le gouvernement libanais finalisera au plus vite l'établissement de ces institutions. Aussitôt que cela sera réalisé, l'Union européenne sera prête à accorder un soutien supplémentaire, une assistance technique et une expertise.
Cela complétera le travail que nous effectuons déjà ensemble pour la promotion des droits de l'homme. L'un des projets en cours est de soutenir le gouvernement libanais pour mettre en place un mécanisme national de coordination. Cela assurera un suivi de haute qualité et une interaction en rapport avec les mécanismes de droits de l'homme. Un premier séminaire regroupant les responsables du dossier des droits de l'homme dans tous les ministères se tiendra lundi sous le patronage du ministre d'État pour les Droits de l'homme Ayman Choucair, qui est fortement engagé dans ce processus. Ensemble, le mécanisme national de coordination, l'Institut national des droits de l'homme et le mécanisme national de prévention offrent la possibilité non seulement d'améliorer les conditions des droits de l'homme mais également le développement durable au Liban, d'une manière générale.
Un autre exemple d'une coopération réussie entre l'Union européenne et le Liban est la mise en place d'une unité d'examen psychologique et médico-légal au Palais de justice de Tripoli, la première du genre. L'UE a également financé un projet à la prison de Kobbé, à Tripoli, pour améliorer les conditions de détention et l'accès aux services de base grâce à la réfection d'une partie des installations de la prison et la création d'un centre médical et de réhabilitation.
Nous aspirons à l'application de nouveaux projets prévus en étroite coopération avec le gouvernement libanais. L'un de nos principaux objectifs est de soutenir l'établissement d'une structure judiciaire juvénile accueillante au sein de laquelle la détention d'enfants serait le dernier recours. Compte tenu du fait que la lutte contre le terrorisme figure en tête des préoccupations des autorités libanaises, l'Union européenne aidera également le Liban à intégrer dans son système judiciaire pénal une approche fondée sur les droits de l'homme, y compris pour les crimes liés au terrorisme.
Près de 70 ans plus tard, le monde est encore loin du respect total des engagements prévus dans la Déclaration des droits de l'homme, et nous reconnaissons que nous devons tous faire davantage sur ce plan. L'Union européenne continuera à préserver et promouvoir le caractère universel des droits de l'hmme là où ils sont violés ou remis en question, à l'intérieur ou en dehors de nos frontières. Nous demeurons engagés à soutenir le Liban, aussi bien au niveau du gouvernement que des citoyens libanais, pour mener à bien conjointement cette mission.

Par Christina Lassen (Chef de la Délégation de l'Union européenne au Liban) - Source de l'article l'Orient le Jour