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jeudi 19 octobre 2017

SUDEP South partage son succès dans l’écologisation de Sahab

SUDEP South

La municipalité de Sahab en Jordanie, qui participe au projet d’énergie durable SUDEP South, financé par l’UE, a présenté, à une délégation d’entreprises allemandes en visite en Jordanie, les mesures fructueuses menées dans le cadre de ce projet pour répondre aux défis environnementaux, économiques et démographiques auxquels la ville est confrontée. Plusieurs acteurs internationaux tels que la Chambre de commerce et d’industrie germano-arabe, le German RETech Partnership e. V. et l’Association solaire allemande (BSW) ont participé à la mission de terrain organisée par le projet « Responsible and Inclusive Business Hubs (RIBH) ».

Le projet SUDEP South, financé par l’UE et destiné à la municipalité de Sahab, dispose d’un budget de 719 000 euros pour mettre en œuvre des mesures d’efficacité énergétique et d’énergie renouvelable dans les bâtiments municipaux, les écoles et les mosquées afin de réduire le coût opérationnel de l’énergie sur ces sites.

Le projet SUDEP-South a commencé ses activités au début de 2015, dans 12 villes de 6 pays du sud de la Méditerranée. L’objectif global du programme SUDEP est d’aider les autorités locales à répondre aux défis énergétiques durables. L’objectif spécifique est de permettre aux autorités locales de mettre en œuvre des actions énergétiques durables conduisant à des économies d’énergie, l’efficacité énergétique et l’utilisation accrue de sources d’énergie renouvelables comme l’énergie solaire.

Pour en savoir plus
Projets de Démonstration Urbains Durables – Site web

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Ce projet permettra aux autorités locales dans les pays partenaires méditerranéens du Voisinage Sud de mettre en œuvre des actions intégrées dans leurs plans d'action pour l'énergie durable - les soi…

Afrique-Méditerranée-Europe : La Verticale de l’avenir

Jean-Louis Guigou, Fondateur et présiden de l'IPEMED

Depuis 2006, le think-tank IPEMED, Institut de prospective économique du monde méditerranéen, œuvre à rapprocher, par l’économie, les deux rives de la Méditerranée. 

Une ambition nécessaire et une démarche inédite dans le but de contribuer à façonner un avenir commun dans la région. Par une approche inclusive, transversale et multidisciplinaire, mobilisant des centaines d’experts, de chefs d’entreprise et d’hommes politiques des deux bords de la Méditerranée. 

Son fondateur et président, Jean-Louis Guigou, économiste, professeur d’Université et haut fonctionnaire français spécialiste de l’aménagement du territoire, en collaboration avec Pierre Beckouche, professeur des Universités, spécialiste des de géographie économique, consultant auprès de l’OCDE et expert associé de l’IPEMED, vient de publier un ouvrage « Afrique-Méditerranée-Europe : La Verticale de l’avenir », publié dans la collection L’âme des peuples aux éditions Nevetica. 

De quoi s’agit-il ? D’une ambition. Celle d’un projet de régionalisation Afrique- Méditerranée-Europe porté depuis sa création par l’IPEMED. L’idée est celle d’une intégration régionale s’appuyant sur des liens capitalistiques Nord-Sud au moyen de quatre outils : 

- 1/ Une Fondation visant à accélérer la transition économique des pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée et des pays subsahariens et assurant également l’intégration régionale, 
- 2/ Une banque intercontinentale, dont le ressort serait l’ensemble de la région, 
- 3 / Un traité régional de coproduction impliquant les organisations professionnelles industrielles financières ou de salariés, 
- 4/ Une organisation économique efficiente, à l’image de celle des Etats américains (OEA) 

Et peut-être conviendrait-il de rajouter un autre point, surmontant un autre handicap, celui de l’absence d’une institution de recherche regroupant les centres d’études d’Europe, de la Méditerranée et d’Afrique ; qui existent bel et bien, mais en ordre dispersé… 

Jean-Louis Guigou observe que les vagues d’intégration régionale (l’ère des grandes régions Nord-Sud) existent depuis des années, notamment en Asie Orientale et Océanie (2,2 mds d’habitants, 21 000 mds de $ de PIB, 53% d’exportations intrarégionales – chiffres 2015, source Cnuced) et en Amérique (1 md d’habitants, 25 000 mds de $ de PIB, 56% d’exportations intrarégionales). 

Les ententes commerciales en Europe, Méditerranée et Afrique sont loin d’être négligeables (2 mds d’habitants, 20 000 mds de $ de PIB et 77% d’exportations intrarégionales), mais souffrent d’un manque chronique d’intégration avec une multiplicité d’accords régionaux : UMA, CEDEAO, CEMAC, EAC, SACD, SACU, CCG, ACP… 

L’Europe est incontestablement le plus grand exemple d’intégration régionale dans le monde, avec un taux d’intégration commerciale supérieur au trois-quarts, mais elle n’a pas réussi à valoriser les pays en développement de son voisinage. 

L’Afrique ne reste pas à l’écart de ce mouvement des intégrations régionales. Mais, jusqu’à présent, cela prend la forme d’une juxtaposition d’institutions régionales concurrentes plutôt que d’une stratégie d’ambition continentale. 

L’alternative est claire : ou bien la grande région Europe-Méditerranée-Afrique réussira son intégration régionale, ou elle se réduira à un objet de convoitise des deux autres dont nous observons les prémisses. 

Le président français E. Macron a conscience des enjeux et vient de mettre en place un Comité présidentiel pour l’Afrique. Son ambition est de créer un axe intégré Afrique-Méditerranée-Europe et de favoriser l’arrimage des continents européen et africain avec au centre la Méditerranée. 

M. Guigou remarque que la Méditerranée est devenue un dragon européen et que les implantations industrielles en Afrique du Nord sont profitables à tous, dans une finalité qui est le contraire des délocalisations. Il en veut pour preuve et exemple les réussites extraordinaires de l’industrie aéronautique marocaine à Casablanca (cf. le succès de l’International Marrakech AirShow, rendez-vous incontournable de tous les acteurs de l’industrie aéronautique mondiale) et de l’industrie automobile à Tanger, ou constructeurs et équipementiers automobiles démontrent la pertinence de l’intégration économique régionale entre les pays européens et les pays du sud-Méditerranéen. 

Au choc des civilisations de Samuel Huntington, peut-être convient-il d’opposer la convergence des civilisations défendue par M. Emmanuel Todd, sachant qu’il est impératif que les Européens changent radicalement leur conception des rapports centre/périphérie et développent en association un modèle régional régulé, productif, solidaire et durable. 

Par Didier Lacaze - Source de l'article Atlasinfo

Signature d'un mémorandum d'entente entre la Ligue arabe et l'Union pour la méditerranée

Signature d'un mémorandum d'entente entre la Ligue arabe et l'Union pour la méditerranée

Un mémorandum d'entente a été signé, mercredi au Caire, entre la Ligue arabe et l'Union pour la méditerranée visant à renforcer la coopération et le partenariat entre les deux institutions. 

Ce mémorandum a été signé par le secrétaire général du L'UpM, Fathallah Sijilmassi et le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Abou Lghayt. 

"L'objectif de ce mémorandum est de renforcer la coopération sud-sud, notamment entre les pays arabes de la méditerranée, dans le cadre d'une vision globale pour le consolidation de la dimension européenne-méditerranéenne et africaine", a indiqué M. Sijilmassi dans une déclaration à la MAP. 

Il a estimé que la signature de ce mémorandum constitue "un signal politique fort" que le partenariat sud-sud et la coopération entre les deux institutions, qui oeuvrent au service des pays arabes, est un partenariat visant le renforcement du travail conjoint et la mise en place d'un mécanisme et d'une dynamique entre les deux institutions, notant qu'à travers ces document les deux parties ont pour objectif de mettre en place un cadre de travail qui encadre toutes les activités et initiatives conjointes. 

Et d'ajouter que ce mémorandum, qui constitue une étape importante dans la coopération régionale méditerranéenne, vise à rechercher de nouveaux horizons de coopération future, au service des pays arabes de la Méditerranée. 

A signaler que M. Sijilmassi a eu une séance de travail avec le secrétaire général de la Ligue arabe en présence de l'ambassadeur du Maroc au Caire et délégué permanent du Royaume auprès de la Ligue arabe, portant sur les moyens de renforcer la coopération dans des domaines à intérêt commun, dans le cadre de la coordination entre la Ligue et l'UpM. 

A cette occasion, M. Sijilmassi a indiqué que la coordination entre les deux institutions permet de développer la coopération de manière générale, et entre les pays de la méditerranée en particulier, surtout que l'UpM, qui compte 9 pays arabes, vise à soutenir les efforts de développement et de coopération entre les pays arabes et les pays de la Méditerranée. 

"Cette rencontre a été une occasion d'examiner la situation dans la région et de relever l'importance de travailler dans un cadre de partenariat au service des intérêts des pays arabes de la Méditerranée et de renforcer les relations entre les pays de l'Union, afin de faire face aux différents défis et contraintes", a-t-il souligné. 

Ces entretiens et la signature du mémorandum s'inscrivent dans le cadre du "forum des affaires des pays de l'Union dans le domaine des énergies renouvelables", tenu au Caire en partenariat avec le ministère égyptien de l'électricité et des énergies renouvelables sous le thème "Vers de nouvelles opportunités dans le secteur des énergies renouvelables dans la région euro-méditerranéenne". 

La participation du Maroc à ce forum, qui a réuni plus de 150 représentants de différents pays, prouve le dynamisme que connait ce secteur au Royaume et qui est reconnu au niveau international, notamment après l'organisation de la COP

Source de l'article Atlasinfo

Vingt-cinq montgolfières pour la Méditerranée

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Ce devrait être un moment magique, ce samedi au Pont-du-Gard, que cette "Envolée céleste", dans le cadre des Rencontres franco-tunisiennes. Une vingtaine d’« immenses bulles colorées » jailliront des gorges du Gardon. 

L’événement est organisé par l’association de la Compagnie céleste de Blauzac, et plusieurs manifestations animeront divers lieux pendant un mois : Uzès, Blauzac, Saint-Quentin-la-Poterie, et le Pont-du-Gard. La Méditerranée est au cœur de la thématique, et la Tunisie est l’invitée d’honneur.

Les ving-cinq montgolfières - puisque ce sont elles, les bulles colorées - porteront les couleurs de la Méditerranée et de la paix entre les peuples.

Le moment-clef sera donc, samedi, l’envol spectaculaire des montgolfières depuis la rive droite du Pont-du-Gard (dès 12h) et d’une multitude de petits ballons (15h) qui s’élèveront dans le ciel gardois en emportant les messages d’amitié des enfants.

Mais tout au long de la journée, divers événements festifs accueilleront le public. En ouverture, Claude Larnac animera une visite guidée du Pont-du-Gard (11h, sur réservation à : association.academie.pontdugard@orange.fr), puis à partir de 13h, place à un défilé costumé, à des jeux en bois, à une fanfare, à des musiques multiples.

Conférence mercredi sur la Méditerranée

À 15h donc, le grand lâcher de ballons, lui aussi en musique. En début de soirée (18h), l’auditorium Pitot, rive droite, accueillera encore un concert “Anamorphoses”, une création qui scellera l’union entre Gard et Tunisie, avec le mariage de sons captés dans la Médina de Tunis et dans le Pays de l’Uzège.

Comme pour toutes les manifestations du Pont-du-Gard, la restauration est assurée sur place, avec stand repas et buvette pour la restauration rapide, ou restaurant les Terrasses en rive droite pour savourer davantage la pause gourmande.

En amont de ce samedi festif, une conférence inaugure l’événement “Envolée céleste”, mercredi 18 octobre à 18h ; à deux voix, elle évoquera deux monuments emblématiques du bassin méditerranéen : l’amphithéâtre romain d’El Jem en Tunisie et le Pont du Gard.

Mercredi 18 octobre, 18h, conférence. http://www.pontdugard.fr/fr Samedi 21 octobre, 11h-20h, journée “Envolée céleste”.

Par Geneviève ALLÈNE-DEWULF -  Source de l'article le Dauphiné

Medstat soutient la participation des pays partenaires méditerranéens à la réunion d’experts de l’OCDE

MEDSTAT IV

La réunion internationale du Groupe d’experts sur les registres des entreprises, organisée tous les deux ans, s’est tenue du 27 au 29 septembre 2017 au siège de l’OCDE à Paris

L’événement a été organisé conjointement par la Commission économique pour l’Europe des Nations unies (CEE-ONU), Eurostat et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

La réunion a rassemblé au total 105 participants issus de plusieurs pays, dont une majorité d’Europe et d’Asie. Pour la première fois, les pays du sud de la Méditerranée étaient présents, avec le soutien financier du projet MEDSTAT IV (un participant par pays).

Le projet MEDSTAT IV fournit une expertise et un support technique dans le but de promouvoir l’harmonisation des statistiques en conformité avec les normes européennes et internationales dans 6 domaines : répertoires et statistiques d’entreprises, statistiques sur le commerce extérieur et la balance des payements, statistiques des transports, statistiques de l’énergie, statistiques du marché du travail et statistiques des migrations. Il fait suite à une phase précédente mise en œuvre au cours de la période 2010-2013.

Pour en savoir plus
MEDSTAT IV - Site internet

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Le projet MEDSTAT IV fournit une expertise et un support technique dans le but de promouvoir l’harmonisation des statistiques en conformité avec les normes européennes et internationales dans 6…

dimanche 15 octobre 2017

Le CES-MED participe au dialogue régional sur les contributions déterminées au niveau national pour l’Afrique

CES-MED

Le projet « Promouvoir le développement des énergies durables dans les villes méditerranéennes » (CES-MED), financé par l’UE, a participé au 4e dialogue régional sur les contributions déterminées au niveau national (CDN) pour l’Afrique, qui s’est tenu à Rabat (Maroc) du 26 au 28 septembre 2017.

L’événement de trois jours a été organisé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Secrétariat de la CCNUCC, le GIZ et le Gouvernement marocain. Il y a été discuté longuement de l’appui fourni aux pays africains (y compris ceux affiliés au CES-MED) pour leur permettre de progresser vers la mise en œuvre de leurs contributions déterminées au niveau national, soumises dans le cadre de l’Accord de Paris sur le changement climatique.

Des représentants gouvernementaux de 50 pays africains, ainsi que des représentants d’organisations internationales et des experts dans le domaine du changement climatique ont pris part aux sessions pour partager l’état de la planification de la mise en œuvre des CDN, les meilleures pratiques et les défis associés dans la région.

Le projet CES-MED est une initiative régionale financée par l’UE mise sur pied pour fournir une formation et une assistance technique aux autorités locales et nationales dans la région sud-méditerranéenne, en vue de les aider à répondre plus activement aux défis en matière de politique durable.

CES-MED garantit que les actions proposées sont conformes aux objectifs de la Convention des Maires : atteindre et dépasser l’objectif européen en termes de réduction des émissions de CO2 de 20 % grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique et au recours plus systématique aux énergies renouvelables.

Pour en savoir plus
CES-MED - Site internet

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Réflexion sur les femmes comme vecteurs de dialogue et d'espoir en Méditerranée

Réflexion sur les femmes comme vecteurs de dialogue et d'espoir en Méditerranée

Le Forum « KĪMIYYA. Les Femmes Actrices du Dialogue » a été consacré au rôle des femmes en tant que créatrices de liens entre les sociétés civiles de la Méditerranée et à leurs relations avec la démocratie, l’économie, les traditions, les droits et la paix. 

Les participant-e-s du forum ont ainsi appelé à soutenir la formation, l’éducation et l’accès des femmes aux nouvelles technologies afin qu’elles puissent pleinement faciliter un dialogue interculturel et réduire les causes des conflits dans la région. Le nom Kimiyya a été choisi car il signifie «embrasser», «fondre», «mettre ensemble», «réunir», «partager», « mélanger » dans les anciennes langues de la Méditerranée (arabe, grec…).

Le forum a été organisé par la Fondazione Mediterraneo , chef de file du réseau italien de la Fondation Anna Lindh, avec la participation active de 12 autres réseaux nationaux : Albanie, Algérie, Bosnie-Herzégovine, Espagne, France, Italie, Malte, Mauritanie, République Tchèque, Lituanie, Slovénie, et Tunisie.

Il a rassemblé des parlementaires, des ONG, des universitaires et des réseaux qui ont discuté sur des sujets passionnants tels que les capacités de résistance des femmes face aux discriminations et aux inégalités sociales, et l’insertion des jeunes femmes dans la croissance économique. Un autre axe de travail a été le rôle des femmes dans le processus migratoire, dans les pays d’origine, pendant la traversée, ainsi que dans les pays d’accueil en tant que mères d’immigrant-e-s, migrantes potentiel-le-s ou bénévoles qui apportent de l’espoir et de l’attention au migrant-e-s.

La rencontre a été couronnée par l’adoption de recommandations et d’une déclaration finale issues des travaux des groupes de travail constitués dans le cadre du forum (voir fichier joint disponible en français et anglais).

Au cours de la rencontre, la Fondazione Mediterraneo a décerné le “Prix Méditerranée pour les femmes ” 2017 à Fouzia Assouli, présidente de la FFEM et présidente d’honneur de la Fédération des ligues des droits des femmes du Maroc (FLDF). Ce prix a rendu hommage à l’action d’Assouli en faveur des droits des femmes ainsi qu’à son combat pour la promotion des valeurs de la démocratie, de la citoyenneté et de la paix dans toute la région euro-méditerranéenne.

Lien

Fichier à télécharger -  delarationfinalenaplesfr.pdf

MEDays : la prochaine édition du Forum s’ouvre à Tanger début novembre

En 2015, le grand prix Medays a été décerné à Paul Kagamé, président de la République du Rwanda.

«Le nouveau pouvoir» économique de l’Afrique et d’autres questions de l’heure liées au développement durable et le nouvel échiquier géopolitique mondial seront au menu de la 10e édition du Forum international MEDays. 

Cette rencontre qui se veut un rendez-vous d’échanges et de réflexions, au tour de la thématique «De la défiance aux défis : l’ère des grands bouleversements», est organisée par l’Institut Amadeus, du 8 au 11 novembre prochain à Tanger.

Quel est le poids réel du «nouveau pouvoir» économique de l'Afrique ? Des experts de renommée internationale et des personnalités mondiales parmi lesquelles plusieurs anciens chefs d'Etat et de gouvernement, des dirigeants d'entreprises, des universitaires ainsi que des représentants de la société civile et des médias... Bref, plus de 3 000 participants à la 10e édition du Forum international MEDays vont tenter de répondre à cette question.

Le MEDays 2017, organisé à Tanger au nord du Maroc par l'Institut Amadeus du 8 au 11 novembre prochain, se veut un rendez-vous d'échanges. Il sera l'occasion pour les 150 intervenants de se pencher sur les questions de l'heure, notamment celles liées au développement durable et au nouvel échiquier géopolitique mondial.

Penser l'Afrique

Selon les organisateurs, «la journée dédiée au développement durable examinera entre autres la politique énergétique mondiale ainsi que les villes intelligentes et durables, le système de santé et l'éducation en Afrique. Quant aux questions géopolitiques, elles seront axées sur la crise en Corée du Nord, les relations entre les Etats-Unis et le monde islamique à l'ère du président Trump, la cyber-guerre et les menaces transnationales, ainsi que les défis posés à l'Union européenne face aux Brexit».

Les panels porteront également sur d'autres sujets moins brûlants, notamment «l'adhésion du Maroc à la CEDEAO et à l'Union africaine, les défis de l'indépendance énergétique en Afrique de l'Ouest, ou encore à la marque Maroc». Le dialogue euro-africain fera aussi l'objet d'un débat.

Pour le fondateur de l'Institut Amadeus, Brahim Fassi Fihri, les MEDays, créés en 2008 avec pour objectif premier d'installer«durablement», au sein des «grandes conférences internationales», un forum marocain axé sur «les préoccupations des pays du Sud», offrent une plateforme de discussions, d'échanges et de coopération en Afrique.

Par Khadim Mbaye - Source de l'article La Tribune

Le rééquilibrage de la balance commerciale en Tunisie dans une perspective d’industrialisation et de coproduction au sein de l’espace euro-méditerranéen


La présente étude est la première d’une longue série qu’IPEMED Tunisie planifie de réaliser. 

IPEMED Tunisie a été fraichement créée pour asseoir l’ancrage de l’Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranée (IPEMED) dans un pays phare de la rive Sud de la Méditerranée ; pays qui a servi, au cours de l’histoire, de locomotive au rapprochement avec les pays du bassin méditerranéen.

Ce premier travail concerne le redressement de la balance commerciale et s’inscrit dans une double perspective :
  • Une perspective d’industrialisation de la rive sud de la Méditerranée. Dans de nombreux travaux et articles, l’IPEMED défend l’idée que les pays d’Afrique du Nord, et notam­ment le Maghreb, peuvent devenir le « Mexique de l’Europe »1. Au même titre que le Canada et les Etats-Unis ont contribué au développement spectaculaire de l’industrie mécanique du Mexique, que la Chine entraine les pays du sud est asiatique dans son développement industriel, et que l’Allemagne a contribué à industrialiser les pays d’Eu­rope Centrale et Oriental (PECO), désormais, ce sont les pays du Sud de la Méditerranée qui ont toutes les chances de s’industrialiser en relation étroite avec leurs partenaires européens et méditerranéens. Dans cette perspective, la Tunisie a une place de choix à prendre et une stratégie à définir dans le cadre de la redistribution de l’appareil de pro­duction dans l’espace euro-méditerranéen.
  • Une perspective de coproduction associant dans un partenariat « gagnant-gagnant » des industriels du Nord (France, Allemagne, Italie et Espagne) et du Sud (Tunisie, Maroc, Turquie, Algérie, Liban, Jordanie) au sein d’une chaine de valeur intégrée, garantissant la qualité, la montée en gamme, les transferts de technologies et le partage de la valeur ajoutée. Le moment est venu pour les industriels tunisiens, européens et méditerranées de passer du commerce « import-export » à l’intégration dans des chaines de production régionalisées compactes et performantes.
Dès lors, le but de cette étude, réalisée dans le cadre d’un partenariat entre l’IPEMED et IPEMED Tunisie, n’est pas le redressement en soi de la balance commerciale, mais bien d’analyser comment, tout en redressant la balance commerciale, l’industrie tunisienne peut trouver une place de choix dans le schéma de coproduction Nord-Sud et dans le vaste mou­vement d’industrialisation qui se dessine au nord de l’Afrique. Elle permet ainsi de répondre aux questions suivantes :
  • Avec quel pays et dans quel secteur organiser la coproduction ?
  • Comment passer du commerce international à l’intégration en profondeur des systèmes productifs en Méditerranée ?
  • Comment imposer aux pays avec lesquels le commerce est déficitaire à venir produire en Tunisie ?
  • Quelle mesure faut-il prendre (écosystèmes ? clusters ? IDE ?) pour accélérer l’interna­tionalisation du tissu industriel tunisien ?
Cette étude conclut donc à des opportunités d’investissement qu’offre singulièrement la Tunisie. La coproduction, concept cher à l’IPEMED, apparait plus que jamais comme le modèle de partenariat privilégié entre les opérateurs tunisiens et les investisseurs européens et non européens dans l’axe économique « Afrique – Méditerranée – Europe ».

Auteurs
Jean-Louis Guigou, Président de l’IPEMED et Mariem Brahim, Chargée d’études au sein de l’IPEMED . Sous la direction de Noureddine Hajji, Président d’IPEMED Tunisie.

Documents

Source de l'article IPEMED

La BERD finance une centrale solaire en Égypte

EBRD

La BERD poursuit le déploiement de son cadre de 500 millions de dollars pour les énergies renouvelables en Égypte en accordant un prêt de 28,5 millions de dollars (équivalent à 24 millions d’euros) pour la construction d’une centrale solaire d’une capacité de 50 MW dans la province égyptienne d’Assouan. 

Celle-ci sera construite par Alfanar Energy, une entreprise saoudienne de construction et de fabrication dans le secteur de l’électricité.

Après la signature de deux projets le mois dernier, il s’agit du troisième projet dans le cadre de la BERD, qui devrait financer au total 16 de ces projets, pour une capacité de 750 MW d’énergie solaire. La nouvelle centrale solaire est située dans le complexe de Benban en Haute-Égypte, et sera la plus grande installation solaire au monde avec une capacité totale prévue de 1,8 GW.

Le prêt de la BERD sera complété par un prêt parallèle de la société islamique pour le développement du secteur privé (CID) d’un montant maximal de 28,5 millions de dollars.

Harry Boyd-Carpenter, directeur de la branche électricité et énergie à la BERD, a commenté : « Nous sommes ravis de travailler avec Alfanar Energy et de les soutenir dans un investissement aussi important. La BERD a été un ardent partisan du développement des énergies renouvelables en Égypte, fournissant des conseils stratégiques, une assistance technique et un financement. Nous sommes très heureux de faire un nouveau pas en avant dans ce domaine et de poursuivre notre coopération fructueuse avec l’ICD. »

Pour en savoir plus

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Les projets urbains de l’UpM visent à améliorer le niveau de vie dans la région méditerranéenne

UfM

L’UpM promeut un agenda urbain régional orienté vers l’action, selon un communiqué de presse qui célèbre la Journée mondiale de l’Habitat. 

L’agenda urbain de l’UpM a été convenu par les ministres en charge du logement, des affaires municipales et du développement urbain des 43 Etats membres lors de la 2e Conférence ministérielle sur le développement urbain durable tenue au Caire en mai dernier.

Cette conférence a également vu le lancement du Projet de rénovation urbaine d’Imbaba, labellisé par l’UpM, qui espère avoir un impact positif sur plus de 2 millions de personnes vivant dans l’une des zones urbaines les plus densément peuplées dans le Gouvernorat de Gizeh, en Égypte. L’UpM gère actuellement un total de cinq projets de développement urbain, dont celui d’Imbaba. Tous ces projets devraient améliorer les conditions de vie de plus de 7 millions de personnes en Égypte, en Tunisie, au Maroc, en Palestine et en Turquie.

Actuellement, 60 % de la population méditerranéenne vit dans des zones urbaines. La région connaît l’un des taux d’urbanisation les plus rapides au monde, et l’augmentation prévue de sa population urbaine est de 22,5 millions d’habitants d’ici à 2030. L’exode rural vers les villes et la croissance endogène de celles-ci sont à l’origine de ce phénomène. Les villes méditerranéennes sont extrêmement vulnérables aux effets du changement climatique tels que la pénurie d’eau, les sécheresses, les incendies de forêt et les vagues de chaleur.

Pour en savoir plus
L’UpM – Site internet

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Coopération industrielle et technologique algéro-française : Construire une alliance d’égal à égal


JISR-France-Djazaïr a organisé samedi son premier séminaire au MDI Alger Business School à Alger autour du thème « Révolution numérique : innover, entreprendre, valoriser et partager ».

Jean-Louis Levet, Haut responsable à la coopération industrielle et technologique franco-algérienne a été l’un des participants à la rencontre qui a proposé aux deux pays (la France et l’Algérie) de ne pas regarder l’avenir « dans le rétroviseur » ce qui commence à se faire, selon lui, à se concrétiser depuis l’accord de 2012 entre Bouteflika et François Hollande.

Pour établir un « état des lieux et des perspectives de la coopération franco-algérienne », Jean-Louis Levet souligne que sa conviction en est que « la France et l’Algérie sont en phase de construire une alliance d’égal à égal afin de se construire dans l’avenir ».

« Nous avons des proximités et des intérêts importants en matière d’emploi et de sécurité et un avenir commun », a-t-il argumenté pour appuyer sa conviction tout en soulignant que les deux pays ont aussi des défis de même nature dont celui de « la gigantesque transformation numérique qu’il faut maîtriser ».

L’orateur a aussi insisté sur les « atouts complémentaires car il y a des compétences dans le numérique dans toutes les régions en Algérie qui se développent avec de plus en plus d’entrepreneurs qui travaillent avec les universités ».

C’est un domaine dans lequel il existe des coopérations entre les deux parties notamment avec le ministère de l’Industrie représenté par Abdelaziz Guend, directeur général de la compétitivité industrielle.

Nouveau mode de pensée

Evoquant l’évolution de la coopération entre les deux pays, il a indiqué que des structures d’échanges sont créées pour faire le point sur les projets économiques avec des investigations sur les projets à entamer. Il a aussi mentionné le fait que des rencontres bilatérales sont consacrées à l’évaluation des projets tout en se déclarant convaincu qu’il y a un besoin « d’un nouveau mode de pensée pour construire l’action dans la durée et avoir une place dans le monde lors des 20 prochaines années ».

« Nous agissons grâce à des projets de long terme avec un nouveau mode d’action pour passer de l’importation de machines et de céréales et l’exportation d’hydrocarbures pour passer à la coopération », suggère-t-il. « Dans la mondialisation, nous avons besoin de travailler ensemble pour des projets communs et nous avons besoin d’avoir une démarche pour partir des besoins et de projets de Algériens » et changer d’approche, a jouté M. Levet.

« Dans le passé, les entrepreneurs français disaient comment il faut faire et c’est une pensée dépassé. Il faut une démarche innovante et il faut définir les priorités notamment dans la formation continue », a proposé l’orateur. Il y a aussi l’assistance technique et la création de joint-venture qui sont des enjeux importants à ses yeux tout en exprimant son souhait que la règle 49/51 puisse « évoluer ».

Néanmoins, M. Levet a présenté quelques exemples de coopération en citant les secteurs du téléphérique, l’agroalimentaire et la construction de bateaux de pêche. Il a précisé qu’il faut développer les structures d’appui aux PME pour sortir de l’informel et de la contrefaçon qui « est à 30% dans le marché algérien » et dont 80% sont de ces produits sont fabriqués par la Chine.

Cela pose la question de la protection des marques avec des enjeux de métrologie, domaine sur lequel l’Algérie travaillant avec les instituts français. M. Levet a souligné qu’une start-up a déposé un brevet en Algérie. D’ailleurs, lors de la rencontre une table ronde a aussi été organisée sur le thème « Protéger l’innovation : perspectives franco-algériennes »

Martine Clémente, directrice de l’action économique de l’Institut national de la propriété industrielle et Djamel Djedat, directeur des brevets à l’Institut algérien éponyme ont animé la rencontre. Les deux responsables ont développé l’idée selon laquelle il faut se concentrer sur les pôles de compétitivité (clusters) et sur les incubateurs pour suivre les innovations et le dépôt de brevets.

Les divers intervenants ont expliqué que les enjeux de la coopération résident dans la nécessité de construire des consortiums assez puissants pour défendre des intérêts communs sur d’autres continents come l’Afrique. D’ailleurs, Jean Pierre Mignard, président de Jisr France est intervenu sur le thème « Défis, menaces et opportunités pour l’Afrique et l’Europe : le rôle stratégique de l’Algérie et de la France ». 

Source de l'article Maghrebemergent

L’Ambassadrice de l’UE au Liban discute de la gestion des déchets avec un député

EU Neighbours South

L’Ambassadrice de l’UE au Liban, Christina Lassen, a rencontré le chef de la commission parlementaire de l’environnement, le député Akram Chehayeb, pour discuter des défis urgents auxquels le Liban est confronté en matière de gestion des déchets à Beyrouth et au Mont-Liban en particulier.

Elle a discuté avec M. Chehayeb de la nécessité d’aller de l’avant dans le processus de révision et de respecter la loi spéciale en matière de gestion des déchets solides : « Il est vital de mettre en place un cadre juridique et organisationnel afin de définir les mesures nécessaires » a déclaré Mme Lassen.

Elle a ajouté : « Nous allons ouvrir la voie au financement du secteur à long terme, aux côtés de toutes les parties, afin de trouver des solutions appropriées ».

Pour en savoir plus
Délégation de l’UE au Liban - Site internet

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Le taux de chômage des jeunes au Maghreb est parmi les plus élevés au monde (experts)


Au Maghreb l’intégration régionale fait face à la « bulle » démographique des jeunes, parmi lesquels le taux de chômage reste très élevé

En Algérie, il a été estimé en 2016 à 27% (16 -24 ans), au Maroc, au 1ertrimestre 2017, à 25,5% (15-24 ans) et en Tunisie, au 1er trimestre 2017, à près de 35% (16-24 ans).

Comment relever le défi de l’emploi des jeunes en Afrique du Nord ? Les experts intervenant à l’ouverture, hier mardi à Rabat, de la 32ème réunion du Comité intergouvernemental d’experts ont tenté d’apporter des réponses à un problème qui préoccupe les pays de la région, tant il freine les progrès sociaux réalisés dans les années 2000.

Selon les chiffres présentés par la secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Vera Songwe, le taux de chômage des jeunes en Afrique du Nord est parmi les plus élevés au monde. Il représente souvent le double du taux de chômage global.

En Algérie, le taux de chômage a été estimé en 2016 à 10,5% au niveau national mais le chômage des jeunes de 16 à 24 ans a atteint pratiquement 27%. Au Maroc, le taux de chômage est passé, entre le 1ertrimestre 2016 et le 1er trimestre 2017, de 10,4% à 10,7% ; là aussi les taux de chômage les plus élevés sont enregistrés parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (25,5%). Une situation similaire est enregistrée en Tunisie où le chômage reste structurellement élevé, avec au 1er trimestre 2017, un taux de 15,3%, et un chômage des jeunes (16-24) à près de 35%.

« Une approche inclusive »

Pour Amal El Bishbishi, experte auprès de la CEA, les gouvernements de la région doivent s’engager dans une nouvelle approche inclusive et durable en matière de politique d’emploi pour transformer la « bulle démographique des jeunes » en un atout pour l’économie grâce à des programmes d’emploi plus ciblés.

Selon cette experte, pour traduire sur le terrain cette nouvelle approche, il faudra lever beaucoup obstacles qui empêchent les jeunes d’accéder à des opportunités d’emplois décents. Le premier obstacle demeure l’inadéquation de la formation aux besoins du marché du travail. Ensuite, il faudra créer des emplois durables, car, souligne-t-elle, « il ne suffit pas d’investir, d’avoir de la croissance pour espérer la création d’emplois massifs et durables ».

La plupart des pays de l’Afrique du Nord exportent des richesses naturelles sans créer de la valeur. Ce qui « représente des pertes énormes en termes de création de richesses et de création de l’emploi », déplore, pour sa part, Mohamed Ali Deyahi, Directeur du Bureau de l’organisation internationale de travail (OIT) pour les pays du Maghreb. Pour lui, l’objectif du plein emploi productif et décent pour tous doit être une priorité pour les pays de la région qui connaît le taux de participation au marché de l’emploi le plus faible au monde (43.1%) comparé à la moyenne mondiale (54.8%).

« La croissance seule n’est pas la solution, ce qui compte ce sont des modèles de croissance intensifs en emplois qui réduisent les inégalités et promeuvent des sociétés plus inclusives », a-t-il souligné, recommandant de s’affranchir du carcan de ce qu’il appelle les « économies sous-sol » en faveur d’« économies sur le sol » industrialisées et diversifiées qui créent de la valeur ajoutée et, par ricochet, des emplois durables.

Le gisement de l’intégration régionale

Mohamed Ali Deyahi avance également la piste l’intégration régionale qui va à coup sûr stimuler la création d’emplois. « Il y a un gisement énorme en matières de création de richesse par le biais de l’intégration économique », a-t-il affirmé. Selon lui, chaque fois que l’Afrique du Nord fait 1% de plus d’échanges intra-régionaux, cela représente 1 milliard de dollars en valeur monétaire.

Une idée que partage le secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe (UMA), Taieb Baccouche. « L’intégration régionale au Maghreb permettra d’avoir un marché de plus de 100 millions de consommateurs. Ce qui dynamisera les économies de l’Afrique du Nord et engendrera davantage d’investissements productifs et, par conséquent, davantage d’emplois », a-t-il expliqué.

La secrétaire générale de la CEA va plus loin dans cette approche. Pour elle, l’établissement d'une zone de libre-échange continentale de plus d'un milliard de consommateurs va stimuler les économies de la région et permettra la création d’emplois durables pour les jeunes.

Par Yazid Ferhat - Source de l'article Maghrebemergent

L’AFD fête ses 25 ans en Tunisie

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25 ans déjà que l’Agence Française de Développement (AFD), lancée en 1992, agit en Tunisie, elle est devenue la principale institution de France pour le financement du développement à l’international. 

En 2016, elle a engagé près de 10 milliards d’euros sur tous les continents. L’AFD et sa filiale Proparco, dédiée au secteur privé ont déployé une large palette d’outils financiers (subventions, prêts, garanties, participations), et d’assistance technique en faveur des acteurs publics, privés et associatifs du pays.

Pour ses 25 ans d’existence en Tunisie, l’AFD a dressé, aujourd’hui lors d’une conférence de presse, un état des lieux de sa coopération avec la Tunisie. Un bilan positif, tel est le terme qu’a employé Gilles Chausse, directeur de l’AFD à Tunis. Il a déclaré dans ce contexte: « En tout, c’est un bilan positif qui a réussi à être consolidé grâce à la dimension de ses partenaires ». 

Evoquant plusieurs projets innovants que l’AFD a financé, M Chausse a souligné l’importance de ces actions de long terme comme l’agriculture et le développement des territoires. En somme, avoir une agriculture plus forte préservant les milieux et les territoires, assurant de meilleures conditions de vie pour les producteurs, d’appui à l’irrigation et à la préservation des sols, de soutien à l’investissement des exploitations et plus récemment d’adaptation au changement climatique, sont autant d’actions pour lesquelles l’AFD s’est engagée. 

Sur l’accès à l’eau et à l’assainissement, l’AFD est le partenaire historique de la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux (SONEDE) et de l’Office National de l’Assainissement (ONAS) permettant à des millions de Tunisiens d’avoir un meilleur accès aux services de base d’approvisionnement en eau et d’assainissement, ce qui a été soulevé lors de cette conférence de presse. 

Quant à la question du développement urbain et de la décentralisation, plus de 3 millions de Tunisiens vivent dans des quartiers réhabilités par l’Agence de Réhabilitation et de Rénovation Urbaine (ARRU), dont l’AFD est le principal financeur depuis 1992 avec plus d’un demi-milliard de dinars. A travers ses soutiens répétés à la Caisse des Prêts et de Soutien des Collectivités Locales (CPSCL), l’Agence a également rendu possible des investissements (voiries, marchés) dans l’ensemble des communes de Tunisie.

Sur le volet des transports urbains, l’AFD est l’un des financeurs du Réseau Ferroviaire Rapide (RFR) du Grand Tunis et de plusieurs autres projets d’infrastructure d’envergure, dont la réhabilitation de la ligne du TGM et l’extension du métro. M. Chausse a souligné: « Nous sommes partenaires sur des grands projets urbains qui concernent plusieurs villes dont deux plus particulièrement Tunis et Sfax ».

L’avènement du numérique dans la santé, « ce sont des projets en cours de définitions de plusieurs pistes sur lesquelles le numérique peut être vraiment utile à savoir comment on approvisionne la meilleure efficience possible des médicaments pour le besoin des patients », a-t-il indiqué.

De son côté, Wided Ben Naceur, chargée de mission au sein de l’AFD a évoqué le projet d’appui à la création d’entreprises, qui a permis l’accompagnement des entreprises, soit une soixantaine de projets. 

Le deuxième volet a porté sur la question des micro-finances, Mme Ben Naceur a évoqué que l’AFD a accompagné les anciennes institutions de micro-finance comme Enda, ainsi que les nouveaux arrivants parmi lesquels IMF, Tayssir, CFE, microcred, soit 160 000 microcrédits accordés à travers ces 4 institutions partenaires.

Rappelons également l’appui à l’élaboration d’un cadre réglementaire au bénéfice de l’État au soutien financier et technique des institutions (subventions, lignes de crédit, participations…), l’AFD et Proparco se sont attachés à promouvoir le développement remarquable de la microfinance en Tunisie.

Par ailleurs, Claire Lamotte, chargée de projets gouvernance a fait savoir que différents projets ont vu le jour, il y a un an, comme celui de la consolidation de l’Etat de droit et des droits de l’Homme.

Notons qu’aujourd’hui avec un porte-feuille de 2.5 millions d’euros, l’officialisation de 1.2 milliard d’euros sur la durée du nouveau plan quinquennal seront octroyé à la Tunisie.

Mettre l’accent sur la décentralisation, le renforcement des autorités régionales et locales afin de rapprocher services publics et communautés de base et soutenir le développement local et régional, ce sont autant de projets de l’AFD dont la seule vocation demeure inchangée, à savoir la lutte contre la pauvreté et des mesures qui favorisent le développement durable. 

Source de l'article l’Économiste maghrébin

Investissement : le marocain SJL s’ouvre à AfricInvest

SJL a été créée à travers la fusion des deux entrreprises Transportes Internacionales San José (1948) et Transportes López (1950).
SJL a été créée à travers la fusion des deux entrreprises Transportes Internacionales San José (1948)
et Transportes López (1950). (Crédits : DR.)
Le groupe marocain SJL vient de signer, ce 4 octobre, un nouveau partenariat «capitalistique» avec AfricInvest. 

L’opérateur qui se positionne comme un acteur majeur dans le transport logistique entre l’Europe et l’Afrique veut concrétiser son plan de développement en Afrique et en Europe qui s'inscrit dans le cadre d’une stratégie quinquennale. Une opération qui devrait être bénéfique pour le groupe d’investissement.

Le transporteur marocain SJL ambitionne d'atteindre les objectifs de ses orientations stratégiques notamment en Afrique et en Europe. En cause, le management de SJL a annoncé avoir scellé, ce 4 octobre, un nouveau partenariat avec AfricInvest, un groupe spécialisé dans le capital investissement sur les marchés africain et européen, notamment en Tunisie et en France.

Selon les termes du partenariat, le groupe d'investissement va apporter son soutien à SJL dans le cadre d'une stratégie quinquennale à travers le Fonds d'investissement public-privé «PME Croissance». Concrètement, ce fonds devrait permettre à SJL de profiter d'une croissance organique «like-for-like» à travers le développement d'une clientèle et l'ouverture de nouvelles plateformes en Afrique.

A cela s'ajoutent «une croissance par acquisition d'entreprises logistiques» et «le développement des relations commerciales du groupe marocain avec la clientèle internationale et de la région», indique un communiqué de presse du transporteur marocain qui se positionne comme le leader de la logistique entre l'Europe et l'Afrique.

Un partenariat gagnant gagnant ?

La continuité des services à forte valeur ajoutée et l'investissement massif dans la formation et la recherche et le développement, au profit de SJL, font également partie des objectifs de cette opération pilotée par le cabinet d'avocats multinational, Dentons, selon toujours la même source.

En revanche, en accompagnant le développement de l'opérateur marocain sur les marchés européen et africain, AfricInvest qui est présent dans 25 pays d'Afrique du Nord, d'Afrique Sub-Saharienne et d'Europe du Sud, renforce son réseau notamment à Abidjan, Alger, Casablanca, Lagos, Le Caire, Nairobi, Paris, Tunis où le groupe marocain qui a connu«une forte croissance» sur les trois dernières années, compte bien mener sa nouvelle stratégie de développement.

Source de l'article La Tribune

Libye : l’UE renouvelle pour six mois les sanctions à l’encontre de ceux qui font obstacle à la paix

EU Neighbours South

Compte tenu de l’instabilité et de la gravité persistantes de la situation en Libye, l’Union européenne a prorogé la durée de ses sanctions à l’encontre de la Libye, ciblant trois personnes pour une période de six mois.

Le 1er avril 2016, le Conseil de l’Union européenne a imposé des mesures restrictives à l’encontre de trois personnes en Libye : Agila Saleh, président du Conseil des députés libyen à la Chambre des représentants ; Khalifa Ghwell, Premier ministre et ministre de la défense du Congrès général national, qui n’a aucune reconnaissance internationale ; et Nuri Abu Sahmain, président du Congrès général national, qui n’a aucune reconnaissance internationale. Ces personnes sont considérées comme faisant entrave à la mise en œuvre de l’accord politique libyen du 17 décembre 2015 et à la mise en place d’un gouvernement d’entente nationale en Libye.

Le Conseil a adopté ses dernières conclusions sur la Libye le 17 juillet 2017. Il a réaffirmé son ferme soutien à l’accord politique libyen, ainsi qu’au Conseil de la présidence et au gouvernement d’entente nationale dirigé par le premier ministre, Fayez Sarraj, qui ont été mis en place au titre dudit accord comme les seules autorités gouvernementales légitimes du pays.

Pour en savoir plus
Conseil de l’Union européenne - Site internet
Délégation de l’UE en Libye - Site internet

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Rencontrez Nesrine et découvrez comment elle a créé un espace pour les artistes de rue grâce à l’aide de l’UE

EU Neighbours South

Nesrine est une jeune artiste qui, avec l’aide de l’UE, a pu créer un espace pour de jeunes artistes, chanteurs et danseurs. Formée par le programme financé par l’UE Med Culture, elle a réussi à lancer le centre culturel « Afro-Med » à Tunis.

L’histoire de Nesrine est racontée dans la dernière vidéo de EU Neighbours South, en montrant comment l’UE investit dans des esprits jeunes et novateurs pour construire un avenir meilleur en Méditerranée.

Med Culture est un programme régional financé par l’Union européenne pour accompagner les pays partenaires du sud de la Méditerranée dans l’amélioration des politiques culturelles et des pratiques liées au secteur culturel.

Les vidéos sont publiées sur la page Facebook d’EU Neighbours South, ou peuvent être visionnées sur la chaîne YouTube du projet.

Elles font partie de la campagne #EU4YOUTH axée sur les médias sociaux (Facebook, Twitter) qui a pour but de faire connaître les initiatives financées par l’UE en faveur des jeunes dans les pays du voisinage du Sud : Algérie, Égypte, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine et Tunisie. La campagne vise un million de jeunes âgés de 18 à 35 ans dans les pays du voisinage sud de l’UE.

Pour en savoir plus
Med Culture - Site internet

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Med Culture vise à accompagner les pays partenaires du sud de la Méditerranée dans le développement et l'amélioration des politiques et des pratiques liées au secteur culturel. Algérie, Egypte,…

Energie - L’Espagne veut rester connectée au Maroc

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L’avenir du gazoduc Maghreb-Europe après 2021 sera également abordé lors de la future rencontre ministérielle. Couvrant 540 km, cette plateforme permet le transit de 12,5 milliards de m3/an de gaz naturel, soit 60% des besoins espagnols (Ph. L’Economiste)
  • Une nouvelle convention-cadre paraphée lors d’une réunion ministérielle fin octobre
  • Gas to Power, interconnexion électrique, l’après 2021 pour le GME… les axes prioritaires
  • Madrid suggère la création d’une alliance énergétique entre les deux pays
Le Maroc profite pleinement de sa position en tant que porte d’entrée vers l’Afrique. En atteste la valse de ministres de l’Energie que leur homologue Aziz Rabbah a rencontrés durant ces derniers mois. Chine, Japon, Canada, Russie, Portugal… plusieurs pays ont manifesté leur intérêt pour conclure de nouveaux partenariats ou renforcer ceux existants avec le Maroc dans le domaine de l’énergie

L’Espagne n’est pas en reste. Elle veut donner un nouvel élan à la coopération bilatérale. C’est ainsi que Aziz Rabbah a reçu, mardi dernier, Maria Lucia Poncela Garcia, ministre déléguée espagnole chargée du Commerce, de l’Industrie et de la Compétitivité, dans le cadre d’une visite officielle qu’elle effectue au Maroc. Cette rencontre a porté sur les réalisations, les ambitions communes ainsi que sur la dimension régionale incluant l’Europe et l’Afrique.

Le message était clair: consolider les acquis et explorer de nouvelles pistes de partenariat. «Le Maroc représente un modèle pour la Méditerranée. Les interconnexions énergétiques entre le Royaume et l’Espagne constituent un trait d’union entre nos deux continents. Dans ce sens, nos deux pays devraient unifier leur démarche pour matérialiser l’intégration régionale», tient à préciser Rabbah.

Pour accélérer le processus, une nouvelle convention-cadre sera paraphée, à Madrid fin octobre, pour une coopération win-win entre les deux pays, indique la tutelle. Concrètement, ce futur partenariat consolidé englobe le renforcement des interconnexions, l’avenir des infrastructures gazières après 2021 (date d’expiration de l’accord sur le gazoduc Maghreb-Europe) ainsi que le renforcement du mix énergétique avec les énergies renouvelables.

S’y ajoutent la promotion des investissements dans ce secteur, le développement des ressources humaines avec des joint-ventures dans le domaine de la formation avec le continent africain, la recherche et l’innovation via le développement de laboratoires et de plateformes dédiées. «Le Maroc est un grand partenaire énergétique actuel, et surtout futur. L’Espagne veut prendre part et contribuer à la vision africaine du Maroc dans ce domaine qui ouvre de nouvelles opportunités pour l’Espagne et l’Europe. Notre pays accorde également une attention particulière au projet Gas to Power, via la participation éventuelle dans certaines activités y afférentes», affirme la ministre espagnole. 

En parallèle, un accord pour le transfert de technologies dans le domaine de la R&D en matière d’énergies renouvelables est déjà finalisé. Il devrait être signé dans les plus proches délais. Dans le but d’impliquer les investisseurs étrangers, le ministre de l’Energie et des Mines a invité les hommes d’affaires espagnols à visiter le Maroc pour s’enquérir des actions menées dans les différents clusters et plateformes de recherche et développement dédiées aux énergies renouvelables et nouvelles énergies. De son côté, Maria Lucia Poncela Garcia a suggéré la mise en place d’une alliance énergétique maroco-espagnole qui regrouperait l’ensemble des acteurs du secteur des deux pays.

Le volet de l’interconnexion électrique a également été évoqué. Le partenariat sera, d’ailleurs, consolidé avec une troisième interconnexion électrique, en cours d’étude. Ali Fassi Fihri, directeur général de l’Office de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), a rappelé les succès techniques des deux premières interconnexions. L’ONEE opère dans le marché spot de l’Espagne où il dispose du statut d’agent du marché espagnol.

C’est dire que tous les ingrédients sont réunis pour faire aboutir ce futur partenariat. Maintenant que l’engagement de l’Espagne est fort, il devrait connaître un meilleur sort qu’un projet d’accord de coopération proposé en 2015 par la partie marocaine qui n’a pas été retenu. Ce dossier relancé en avril 2017, dont les projets phares sont la réalisation de la 3e interconnexion électrique et l’avenir du gazoduc Maghreb-Europe, a toutes les chances de son côté.

Investisseurs espagnols

Plusieurs groupes ibériques développent leur business au Maroc. Il s’agit du groupe Sener (Espagne) membre du groupement composé d’Acwa Power (chef de file) adjudicataire des projets Ouarzazate Noor II et Noor III. D’autres partenaires espagnols ont participé à la réalisation des projets de l’ONEE, notamment Gamesa-Eolica pour le parc éolien d’Essaouira (60 MW) et le parc éolien de Tanger (140 MW) et Abengoa pour la centrale thermo-solaire d’Aïn Béni Mathar (472 MW). Repsol, quant à lui, a signé en mars 2014 avec l’Onhym un accord pétrolier d’exploration sur la zone «Gharb Offshore Sud». Des études d’évaluation et des retraitements sismiques sont en cours dans ces permis.

Par Nadia Dref - Source de l'article l’Économiste