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dimanche 27 mai 2018

Le programme de formation SwitchMed cofinancé par l’UE lance une session pour 16 éco-entrepreneurs au Liban

Fondation Diane

SwitchMed est une initiative qui soutient et met en relation différents acteurs en vue de promouvoir les innovations écologiques et sociales dans les pays méditerranéens. 

L’un de ses derniers projets vise à appuyer les éco-entrepreneurs en Méditerranée, en proposant une gamme complète d’activités et d’outils.

Hier, le 8 mai, 16 éco-entrepreneurs libanais ont entamé leur voyage avec le programme de formation de SwitchMed et de la Fondation Diane, à l’issue duquel ils développeront leur Green Business Canvas (canevas d’éco-entreprise) et présenteront leurs idées aux investisseurs potentiels à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement.

Le programme SwitchMed de consommation et de production durables vise à encourager les économies méditerranéennes à passer à des profils de consommation et de production durables et à l'économie verte, y compris à des stratégies de développement à faible émission, en présentant et en diffusant des méthodes susceptibles d'améliorer l'efficacité énergétique et des ressources. Le programme cherche également à atténuer l'impact environnemental lié au cycle de vie des produits et, s'il le juge opportun, à promouvoir les énergies renouvelables.

Pour en savoir plus
SwitchMed – Site internet

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Projet connexe
Encourage la transition des économies du Sud de la Méditerranée vers des profils de consommation et de production durables et vers l'économie verte. Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye,…

Six jeunes entrepreneurs verts de pays méditerranéens ont reçu un prix financé par l’UE

Yakir Tadmor, Soumia Hasnaoui, Oussama Boussada, Mr. Alessandro Azzoni (Italian Ambassador), Mr. Thomas Germinger (the OSCE General Secretary), Yara Yassine, Gian-luca Gasparini (replacing Monji Kaddousi), Lina Al-kurdi.

Félicitations aux six entrepreneurs verts lauréats du prix SwitchersFund OSCE GEMS 2017 qui ont reçu 15 000 euros chacun pour mettre en œuvre leur projet ! Quatre d’entre eux bénéficieront également d’un service de soutien aux entreprises, de la part du Programme d’entrepreneuriat vert financé par l’UE, SwitchMed.

Le prix TheSwitchersFund OSCE GEMS a été créé pour récompenser et encourager les initiatives vertes et sociales des jeunes de la région méditerranéenne. La 1ère édition s'est tenue à Vienne le 26 avril, et a été organisée par l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), la Fédération Européenne de Finances et Banques Ethiques et Alternatives (FEBEA) et le Centre d’Activités Régionales pour la Consommation et la Production Durables (SCP / RAC). 

Les lauréats, hommes et femmes de moins de 35 ans, ont été sélectionnés parmi 240 candidatures, dont 30% d'entre elles ont été présentées par des femmes entrepreneurs, avec des idées vertes innovantes des six pays participants: Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Maroc et Tunisie. Ces lauréats sont tout simplement un exemple de comment les jeunes, conscients et engagés dans leur environnement, développent de nouvelles solutions à impact écologique et social dans leurs pays.

Pour TheSwitchersFund, le prix est très important car il s'agit d'étendre à tous les pays de la Méditerranée l'idée que la finance peut être une force pour le bien du progrès sociétal. Ainsi ce prix améliorera la vie des personnes qui essaient de changer le monde d'une manière plus positive et préserver l'environnement où ils vivent.

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Pourquoi la question de la migration climatique doit-elle être abordée en Méditerranée ?

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Simona Ramos, (Université Aix-Marseille, Institut de la Méditerranée) nous explique dans le cadre de la série d’entretiens “Med Change makers” lancée par FEMISE, la raison pour laquelle la question du changement climatique est primordiale pour les pays méditerranéens. 

La question du changement climatique et particulièrement celle du réchauffement climatique qui induit la montée du niveau de la mer d’environ un mètre d’ici 2100 selon les estimations, touche directement les pays de la méditerranée qui verraient leurs littoraux engloutis sous les eaux.



Par ailleurs, 70 % de la population mondiale, et la région méditerranéenne n’est pas une exception, vit sur les littoraux. Simona Ramos explique alors pourquoi les migrants climatiques sont d’une part plus nombreux, mais surtout ne sont envisagés qu’en cas de catastrophes climatiques ponctuelles. La difficulté réside dans le fait que “contrairement aux événements climatiques, les processus climatiques se produisent de manière graduelle et cumulative, et il est difficile d’établir une relation causale stricte.”

La chercheuse estime donc qu’il serait primordial pour les pays de la région et plus globalement, du monde, de faire évoluer les mesures politiques en faveur des migrants climatiques à l’instar par exemple, des réfugiés à qui on a accordé un statut légal et juridique bien défini au niveau international.

La chercheuse propose quatre mesures envisageables pour améliorer les conditions de reconnaissance de ces migrants forcés que l’on ne devrait plus, selon elle, envisager comme découlant “ d’un échec d’adaptation” mais plutôt “d’une stratégie d’adaptation.”

Entre autres, elle propose une ligne de conduite qui permettrait aux États de globaliser le recensement des habitants de zones à risque, d’automatiser les statistiques de cette catégorie, d’intégrer leur réinstallation dans les politiques de développement nationales en prenant en compte les facteurs de durabilité sociale, économique et environnementale de la réinstallation.

Par ailleurs, elle note que seuls les pays ayant des institutions étatiques, financières et technologiques stables sont en mesure de pouvoir mettre en place ces mesures.

Il existe également des projets d’écologisation du territoire avec notamment en Afrique, le projet de la Grande Muraille Verte qui consiste à replanter des arbres et à réintroduire des espèces vivantes dans le désert afin de pouvoir accueillir des millions de migrants climatiques prévisionnels. En méditerranée, “l’Algérie, l’Égypte et la Tunisie sont déjà partenaires dans ce projet et pourraient servir d’exemple aux autres PSM”.


Ecomnews Med a repris pour vous l'intégralité de l'entretien 
réalisé par FEMISE avec Simona RAMOS.

1. En ce qui concerne les efforts de mise en œuvre de l’Accord de Paris, quel(s) pays de la région Sud-Med sont des exemples à suivre et pourquoi?

Les pays de la région Sud-Med diffèrent dans les progrès réalisés pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Le Maroc et Israël sont nettement en avance en termes de politiques et d’actions. Au cœur des efforts actuels de réduction des émissions du Maroc se trouve la Stratégie Énergétique Nationale, qui vise à porter la part de la capacité d’électricité renouvelable à 42% d’ici 2020 et à 52% d’ici 2030. Le Maroc a fait preuve d’une politique active, avec des investissements massifs dans l’énergie solaire à commencer par la construction du complexe solaire géant de Noor (utilisant l’énergie solaire concentrée) près de Ouarzazate.

D’un autre côté, l’Algérie, la Tunisie et la Palestine semblent être disposés à prendre des mesures plus courageuses pour l’atténuation et l’adaptation au changement climatique, bien que ces pays soient également confrontés à de sérieuses contraintes. Par exemple, en termes de législation, la Tunisie est devenue l’un des rares pays à reconnaître le changement climatique dans sa Constitution, même si les politiques liées au climat dans ce pays doivent être améliorées.

2. Vous suggérez qu’il n’y a pas eu suffisamment de coopération entre les pays du Sud. Pourquoi est-ce si important et quelles sont vos suggestions à cet égard?

En effet, l’un des principaux problèmes auxquels les pays du Sud de la Méditerranée sont confrontés est le manque de collaboration mutuelle dans la mise en œuvre de leurs politiques climatiques. Une collaboration Sud-Sud solide pourrait favoriser une amélioration significative de la mise en œuvre de la politique sud-méditerranéenne en matière de changement climatique. La coopération peut contribuer au renforcement mutuel des capacités dans le domaine de la recherche et du développement.

Simona Ramos, professeure à l'Université d'Aix Marseille
et chercheuse à l'istitut de la Méditerranée/FEMISE
En outre, le transfert de technologie et de savoir-faire peut être favorisé par des cadres législatifs et institutionnels (par exemple en développant des cadres de transfert de technologies et des environnements propices à l’intégration de politiques de transfert de technologie au niveau national). Le potentiel de la coopération Sud-Sud est vaste et, en tant que tel, devrait être sérieusement pris en considération.

3. Comment les processus climatiques affectent-ils la migration humaine? A-t-on fait quelque chose au niveau de la politique nationale à cet égard au sein des PSM?

Les processus climatiques affectent sérieusement les migrations. Néanmoins, on peut soutenir que ce sujet ne reçoit pas l’attention voulue car, contrairement aux événements climatiques, les processus climatiques se produisent de manière graduelle et cumulative, et il est difficile d’établir une relation causale stricte. Néanmoins, l’effet du changement climatique sur les populations peut fonctionner de multiples façons. L’eau, la nourriture et la disponibilité des terres peuvent être sérieusement affectées et les populations peuvent être forcées à migrer hors des zones touchées. 

La région du sud de la Méditerranée a été parmi les régions du monde les plus touchées par le climat, avec une élévation du niveau de la mer et une désertification continues. En ce qui concerne les politiques, ce qui a été fait jusqu’ici consiste en des mesures d’adaptation et d’atténuation (souvent dans le cadre des CDN ou des CN des pays). Néanmoins, on peut faire valoir que ces mesures ne traitent pas nécessairement et / ou ne s’attaquent pas entièrement aux migrations (forcées) induites par le climat.

4. Vous déclarez que les mesures politiques actuelles ne parviennent pas à répondre pleinement aux impacts continus de la migration climatique. Pourquoi, et quelles sont vos suggestions politiques pour faire face aux effets continus de la migration climatique dans les pays du sud de la Méditerranée?

Bien qu’il puisse être fermement soutenu que les mesures politiques actuelles et les stratégies climatiques sont cruciales face au changement climatique, elles ne sont pas destinées à aborder complètement l’ensemble des conséquences du changement climatique, comme celui des migrations induites par les processus climatiques. Ceci est dû à plusieurs raisons.

L’atténuation, l’adaptation ainsi que le renforcement des capacités et les stratégies de transfert de technologie prennent du temps à être mis en œuvre, ce qui signifie que les millions de personnes actuellement touchées ne sont pas susceptibles de bénéficier immédiatement de ces mesures. Aussi, pour que ces stratégies soient efficaces, un consensus global est nécessaire. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas, comme l’a montré l’histoire récente.

L’une des recommandations politiques à cet égard consisterait à incorporer la migration induite par le changement climatique dans le cadre juridique international, en tant que stratégie d’adaptation plutôt qu’en tant qu’échec d’adaptation. Dans ce cas, le fait d’avoir un statut légal pour les «migrants climatiques» permettrait d’aborder et de protéger correctement les personnes qui traversent des difficultés. 

D’autres suggestions incluent l’utilisation de la «réinstallation planifiée», une approche qui a souvent été incorporée dans les cas de catastrophes naturelles. Beaucoup ont favorisé cette approche, car elle se déroule généralement à l’intérieur des frontières du pays, permettant une plus grande flexibilité et évitant la complexité d’exiger des accords internationaux.

5. Comment les mesures de réinstallation peuvent être utilisées pour répondre aux personnes touchées par la migration induite par le climat ?

Les stratégies de réinstallation planifiées peuvent être complexes et difficiles à mettre en œuvre, en particulier si un pays manque de capacités institutionnelles, technologiques et financières.
  • Premièrement, il devrait y avoir une identification précoce des populations exposées aux catastrophes et aux autres impacts du changement climatique, ou bien affectées par des projets d’atténuation et d’adaptation associés au changement climatique. Une cartographie nationale de ces populations doit être systématisée et partagée publiquement pour maximiser la sensibilisation.
  • La planification pour la réinstallation devrait être intégrée dans les stratégies nationales et nécessite la création d’un environnement propice, incluant une base juridique pour entreprendre la réinstallation planifiée, un renforcement des capacités, une institutionnalisation et une approche pan-gouvernementale.
  • La durabilité de la réinstallation planifiée devrait être assurée par une attention adéquate portée à la sélection des sites, aux moyens de subsistance, à l’intégration (identité et culture) et aux communautés hôtes, parmi d’autres facteurs.
  • Des systèmes quantitatifs et qualitatifs indépendants de suivi et d’évaluation, à court et à long terme, devraient être créés pour évaluer les impacts et les résultats de la réinstallation planifiée.
6. Qu’est-ce que le projet de Grande Muraille Verte et quelles sont ses implications et son potentiel pour les pays du sud de la Méditerranée ?

La réinstallation planifiée devrait être une option de dernier recours, car c’est un processus complexe et coûteux. Il est nécessaire de permettre l’amélioration des conditions de vie des zones touchées par le changement climatique. L’un des projets les plus importants à cet égard est la Grande Muraille Verte, une initiative africaine visant à « verdir » le désert (en cultivant plus de plantes et d’arbres) dans le but de fournir de la nourriture, des emplois et un avenir à des millions de personnes vivant dans des régions qui sont affectés par le changement climatique.

L’incapacité à vivre à partir de la terre peut être un facteur important de migration. L’écologisation des zones qui sont actuellement peu peuplées et qui ne sont pas en mesure de subvenir pleinement aux besoins humains pourrait apporter de nombreux avantages, comme i. Les personnes qui vivent déjà dans ces régions ne seraient pas obligées de s’en aller et ii. Ces zones pourraient également servir de lieu potentiel de réinstallation pour les populations des zones touchées avoisinantes. L’Algérie, l’Égypte et la Tunisie sont déjà partenaires dans ce projet et pourraient servir d’exemple aux autres PSM.
Propos recueillis par Costantin Tsakas.

Par Nour Ben M'Barek - Source de l'article Ecomnewsmed

Le retour de la Russie au Moyen-Orient et en méditerranée : Les enjeux et les répercussions

Les enjeux et les répercussions du retour de la Russie au Moyen-Orient et en méditerranée (Synthèse d’une Analyse géopolitique)

Bien que c’est l’intervention militaire russe dans la crise syrienne, commencée vers la fin du mois de septembre 2015, qui a mis en lumière le rôle incontournable de Moscou sur la scène géopolitique moyen-orientale, le Kremlin avait depuis le début des années 2000 entrepris d’établir son influence dans la région méditerranéenne. 

L’intérêt russe pour cette dernière n’a presque jamais fléchi depuis l’époque des tsars jusqu’à la dislocation de l’Union soviétique en 1991, date à laquelle il entre dans une période d’engourdissement pour renaître de nouveau au début des années 2000 donnant ainsi lieu à ce retour dont tous les acteurs méditerranéens en parlent de nos jours. 
Aujourd’hui ce retour rapide soulève plusieurs questions par les observateurs. Pourquoi ce retour ? Quels sont ses enjeux et ses répercussions sur les pays de la région ? S’agit-il d’un succès ou d’une erreur stratégique pour Moscou?

Le retour de la Russie en Méditerranée et au Moyen-Orient s'inscrit dans une stratégie visant à donner plus de puissance à la Russie et à rétablir sa position mondiale comme force active sur la scène internationale, impulsée par Vladimir Poutine depuis son arrivée au pouvoir en 2000 et s’articule autour de deux approches :
  • une approche économique qui a permis de booster la croissance du pays,
  • une approche sécuritaire dans le cadre de laquelle s’est effectuée l’intervention militaire russe en Syrie, considérée par la plupart des analyses comme un succès militaire et politique car elle a permis d’atteindre son objectif politique premier, qui était de sauver le régime syrien alors en grandes difficultés face aux troubles qui agitent le pays depuis 2011, et de placer la Russie comme un acteur incontournable dans la scène géopolitique moyen-orientale.
Pour appréhender cette stratégie, il s’agit tout d’abord d’étudier la vision géopolitique russe envers la Méditerranée pour mettre en exergue ses enjeux et ses intérêts, ensuite de comprendre la posture de la Russie vis-à-vis des crises et des conflits du Moyen-Orient pour pouvoir évaluer son intervention militaire en Syrie.

1/ La Méditerranée et le Moyen-Orient dans la géopolitique russe: enjeux et intérêts

La pensée géopolitique russe s’est caractérisée par un certain nombre d’idées qui ont traversé les siècles jusqu’à aujourd’hui. Parmi lesquels, il y a surtout un sentiment d’insécurité alimenté par l’existence de menaces1 aux abords du territoire qui s’est traduit par l’adoption de deux concepts:
  • un concept d’expansion du territoire à vocation défensive,
  • une quête de désenclavement géographique à la recherche d’un accès aux mers chaudes.
En termes géopolitique et géostratégiques, l’objectif de la présence russe dans l’espace Méditerranéen c’est d’étendre son influence au Moyen-Orient, et de permettre à sa flotte de la mer noire d’accéder à l’océan mondial en passant par les détroits turcs, ensuite par le canal de Suez vers l’océan Indien, ou bien par le détroit de Gibraltar vers l’océan Atlantique. Cette présence est aujourd’hui fondamentale vu l’accroissement des enjeux liés au statut de grande puissance revendiqué par Moscou et de ses intérêts économiques et sécuritaires.

Les enjeux liés au statut de grande puissance

L’interventionnisme occidental dans les affaires de certains Etats de l’espace méditerranéen et moyen-orientale au cours des années 2000 (au Kosovo, en Irak, en Libye,), a généré un« sentiment de frustration » chez les dirigeants russes qui voient que leur pays ne dispose plus que du droit de veto pour jouer un rôle sur la scène internationale.

Le Kremlin rejette l’ingérence occidentale dans les affaires des États et constate que la situation des pays concernés s’est aggravée davantage et a contribué au développement du terrorisme, surtout en Irak et en Libye. Cette position est favorablement perçue par les puissances régionales qui se sentent marginalisées par l’occident, en particulier la Turquie et l’Iran.

En 2001, la doctrine maritime russe considère la Méditerranée une région stratégique au même pied d’égalité que la mer Noire et la mer Baltique. A partir de 2008, la marine russe dépêche tous les ans un groupe aéronaval articulé autour de son porte-avions l’Amiral Kouznetsov, cette activité s’est nettement accrue avec l’éclatement de la crise syrienne. En 2013 Sergueï Lavrov déclare, « La présence de la Russie dans la Méditerranée est un facteur de stabilité pour la région »(2).

Ainsi, l’espace méditerranéen va servir de terrain de compétition pour Moscou qui déclare défendre un ordre mondial multipolaire par la consolidation de son influence et la protection de ses intérêts.

Les intérêts économiques

L’« économisation » de la politique étrangère russe initiée en 1991 trouve un terrain favorable en Méditerranée pour promouvoir l’économie du pays.
A l’occasion de leurs tournées au Moyen-Orient en 2005, en 2007 et en 2009, Poutine et Medvedev se font accompagner par les responsables des grandes sociétés industrielles russes.
Cette démarche entraine une nette évolution des exportations russes vers les pays du Moyen-Orient ; alors qu’en 1995 la Russie réalisait près de 3,9% de ses exportations avec le Moyen-Orient, en 2016 ce taux passe à 7%.

Durant la période 2008-2016 :la Turquie domine très largement le commerce Russie-Moyen-Orient, avec un taux de 69%,l’Egypte est le deuxième partenaire moyen-oriental de Moscou, avec un taux de 7%, suivi par Israël (un peu moins de 7%), puis par l’Iran (6%) et la Syrie (2%).

La vente des armes

L’exportation des armes est le secteur primordial du commerce extérieur russe. D’après le rapport publié fin Mars 2018 par l’Institut International de Recherche sur la Paix de Stockholm (SIPRI), durant la période (2013- 2017) la Russie est classée 2ème exportateurs d’armes dans le monde avec un rapport de 22% après les USA (34%) et suivie par la France (6,7%).

D’après la même source et pour la même période (2013- 2017), le Moyen-Orient occupe la 3ème place avec un taux de 11% (des exportations russes) dans le Classement des exportations des armes russes par région dans le monde, après l’Asie-Océanie, avec 66% et l’Afrique, 13%.

L’Egypte figure parmi les meilleurs clients arabes du complexe militaro-industriel russe. En 2015, les marines des deux pays réalisent leur premier exercice naval conjoint de l’ère post soviétique.

En ce qui concerne l’Algérie, selon Institut SIPRI, durant la période (2013- 2017), la Russie est son premier fournisseur d’armement avec un taux de 59% des importations.

Avec Israël, la Russie engage une coopération dans le domaine des drones afin de rattraper son retard par rapport à l’occident. Israël s’appuie sur ce levier pour amener Moscou à moduler ses ventes d’armes aux pays du Moyen-Orient. 

Le nucléaire civil

Le secteur du nucléaire civil est un domaine favorable au développement d’un partenariat de long terme entre Moscou et les pays du Moyen-Orient. En 2016 la valeur globale des ventes russes est d’environ 110 milliards de dollars. Le marché du Moyen-Orient est de 61 milliards de dollars (54%) ; les clients sont l’Iran, la Turquie, la Jordanie, l’Egypte, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis.

2/ La posture de la Russie vis-à-vis des crises et conflits du m-o

Jusqu’au déclenchement de la crise syrienne, la Russie n’est pas arrivée à se hisser au rang d’acteur sécuritaire significatif au Moyen-Orient.

Le conflit entre La Palestine et Israël

En 2005, Poutine a émis l’idée d’organiser à Moscou une conférence pour la paix au Moyen-Orient, l’idée est reprise par son successeur Medvedev en 2012.Cette proposition n’a jamais pris forme. La Russie est qualifiée d’acteur sans un véritable poids sur cette question.

Le ‟printemps arabe”

La Russie a manifesté de la prudence vis-à-vis des révolutions qui ont secoué les pays arabes à partir de la fin de 2010.Les dirigeants russes considèrent que toute forme de déstabilisation du Moyen-Orient est susceptible de se propager jusque dans le ‟ventre mou″ de la Russie – l’aire qui s’étend de la frontière ukrainienne à la mer caspienne.

La crise libyenne

En 2011, alors que Moscou s’apprêtait à reprendre pied en Libye, la chute de Kadhafi a provoqué la perte de quelques contrats d’une valeur de 4 à 10 milliards de dollars pour la partie russe.
Moscou considère que l’application de la résolution n° 1973 (relative à l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye) a été largement surexploitée par les occidentaux pour mettre fin au régime de Kadhafi.

Ces dernières années, la Russie semble miser sur le général Khalifa Haftar pour reprendre pied sur l’échiquier libyen. L’intéressé a visité Moscou à 2 reprises en 2016 et en 2017.
Le Kremlin constate que sa posture vis-à-vis de la crise libyenne n’était pas à la hauteur de ses intérêts et se comporte autrement face dossier syrien.

3/ L’intervention militaire en Syrie

Tirant les enseignements de la crise libyenne de 2011, le Kremlin décide d’empêcher un changement de régime à Damas pour sauvegarder ses intérêts. La Russie refuse alors toute forme de recours à la force par les pays occidentaux dans cette crise en usant de son droit de véto, et fin septembre 2015, suite à la demande officielle du président Assad l’armée russe intervient pour soutenir le régime en grandes difficultés faces à la rébellion.

Les objectifs

Les objectifs recherchés par la Russie sont:
  • Briser l’isolement dans lequel elle s’est trouvée suite aux sanctions décidées par l’Occident à son encontre au lendemain de l’annexion de la Crimée en 2014.
  • Consolider le régime de Damas, qu’elle considère à la fois un rempart contre le terrorisme islamique en montée et une tête de pont pour diffuser son influence au Moyen-Orient.
  • Eviter la perte du port de Tartous ; point de soutien logistique pour ses navires de guerre opérant en Méditerranée.
Bilan et enseignements

Le 11 Décembre 2017 lors d’une visite surprise sur la base russe de Hmeimim en Syrie, Poutine annonce la libération du pays de l’emprise des groupes de l’Etat Islamique, ainsi que la fin de l’opération militaire et le début de la phase politique du règlement de la crise.
La plupart des analyses russes et occidentales soutiennent que l’intervention militaire de la Russie en Syrie est un succès sur le plan militaire et politique et qu’elle est riche en enseignements avec une bonne application des principes de la guerre ;

Réalisation de l’Etat Final Recherché

Le régime syrien est sauvé et consolidé et la plupart des acteurs n’exigent plus le départ de Bachar comme condition préalable pour entamer les négociations politiques de la crise syrienne.

Haut niveau de Productivité opérationnelle

Les experts militaires affirment que la valeur de la productivité opérationnelle (le rapport entre les moyens engagés et les effets stratégiques accomplis avec ces moyens) pour les forces armées russes engagées en Syrie est supérieure à celle des forces Américaines déployées dans ce même pays.

Economie des moyens appliqués

Le volume des moyens déployés en personnel et en matériel par l’armée russe en Syrie est jugé réduit au stricte minimum et inférieur à celui des américains:
  • le personnel n’a pas dépassé 5 000 hommes,
  • le nombre des aéronefs n’a pas dépassé 70, chiffre très faible pour une armée qui compte près de 2 000 vecteurs aériens.
Liberté d’action acquise et restreinte pour les autres intervenants, grâce à une « bulle » de défense aérienne

Un dispositif antiaérien moderne avec des intercepteurs et des systèmes S-300 puis S-400 est parmi les premiers éléments russes déployés en Syrie. L’objectif est d’imposer une zone d’exclusion aérienne aux autres intervenants, ce qui les a obligés à coordonner avec les russes avant d’entamer toute opération.

Essais de nouveaux matériels et application de nouveaux concepts opérationnels

L’Armée russe a pu tester de nouveaux équipements et concepts. En particulier, elle a réalisé des tirs de missiles « Kalibr » sur des cibles situées à grandes distances par des navires opérant dans La Caspienne, ainsi que par des sous-marins classiques opérant en Méditerranée et par des bombardiers à long rayon d’action.

Grandes capacités opérationnelles et tactiques dans la guerre contre les groupes terroristes

Le rapport de force a été vite renversé en faveur de l’armée du régime syrien contre les groupes de l’Etat islamique. Les troupes russes bénéficient d’une grande expérience suite à la guerre en Afghanistan (1979-1989), ses interventions en Tchétchénie et en Géorgie.

Succès sur le plan diplomatique

La Russie est parvenue à instaurer un dialogue avec tous les acteurs du Moyen-Orient dont les objectifs sont parfois opposés (Iran, Turquie, Arabie saoudite, le Hezbollah, Israël, Egypte). Cette capacité fait défaut aux occidentaux et la place comme acteur significatif et incontournable.
Ainsi, la Russie s'est imposée progressivement comme un acteur diplomatique incontournable au Moyen-Orient. La visite du roi Salmane d'Arabie saoudite à Moscou en Octobre 2017, la première d’un roi saoudien, est souvent citée comme la conséquence de ce facteur.

Pour conclure

Il découle de l’analyse ci-dessus que le retour de la Russie au Moyen-Orient et en Méditerranée est solidement ancré à une démarche Realpolitik initiée surtout depuis l’ascension de Vladimir Poutine au pouvoir et à des déterminants géopolitiques historiques axés sur la défense de ses intérêts économiques et sécuritaires.

Ce retour est qualifié de réussite stratégique puisqu’il a fait de la Russie aujourd’hui et sûrement pour les six années à venir (fin du mandat de Poutine)un acteur de plus en plus significatif, incontournable et une destination de choix pour plusieurs pays de la Méditerranée et du Moyen-Orient (la visite du roi saoudien en Octobre 2017 en est un exemple) à cause des avantages qu’elle leur présente dans plusieurs domaines :
  • Sur le plan des relations internationales, la diplomatie russe se caractérise par une grande résilience et n’exclue aucune partie, capacité qui fait défaut aux américains qui optent généralement pour le principe « Celui qui n’est pas avec nous est un ennemi pour nous ».
  • Sur le plan économique, la Russie est un grand marché de consommation et un émetteur important de touristes. 
  • Sur le plan militaire, ses équipements présentent un meilleur rapport qualité prix que ceux des pays occidentaux, et son armée dispose d’une grande expérience en matière de lutte contre le terrorisme grâce à ses expériences en Afghanistan, en Tchétchénie et enfin en Syrie avec de grande capacités cognitives et instrumentales dans le domaine du renseignement. 
En ce qui concerne la Tunisie, elle dispose de liens et des relations de coopération historiques non négligeables avec la Russie. En 1920 lors de la guerre civile russe une escadre navale composé de 33 navires ayant à bord plus de 5000 marins et refugiés a effectué sa dernière escale à Bizerte, durant l’époque soviétique les bassins de l’ex-SOCOMENA de Menzel Bourguiba ont vu passer plusieurs navires de guerre pour des escales techniques, une coopération dans la construction de barrages, un grand nombre d’étudiants tunisiens continuent depuis près de 50 ans à choisir les universités russes pour faire leurs études supérieures dans plusieurs domaines,..etc. En outre, il existe un commerce d’échange de marchandises entre les deux pays depuis plusieurs décennies qui a atteint en 2008 un volume d’une valeur de 1,7 milliard de dollars, et depuis 2016 la Russie est devenue un important émetteur de touristes vers notre pays avec un chiffre qui dépasse les 600 000 de touristes par an.

Les relations diplomatiques établis en 1956 entre la Tunisie et l’ex-URSS sont aujourd’hui bonnes et ne connaissent pas de difficultés avec son héritier, l’Etat fédéral de Russie, cependant les niveaux de coopération dans plusieurs domaines restent limités et en deçà des possibilités et des opportunités qui se présentent sur les plans commercial, économique, sécuritaire, touristique et culturel. L’exploration et l’exploitation de ces domaines est certainement bénéfique pour les deux parties et pourrait contribuer au renforcement de la stabilité dans l’environnement immédiat de la Tunisie.

Vu sa position centrale en Méditerranée et en Afrique du nord, notre pays pourrait devenir une plateforme et une porte d’entrée pour les échanges économiques que la Russie est en train de développer avec les pays africains. La participation de l’équipe nationale de football de la Tunisie dans la coupe du monde qui se déroule en Russie en juin/juillet 2018 est une occasion à saisir pour attirer plus de russes vers notre pays, en organisant dans les grandes villes des activités publicitaires de nos capacités touristiques avec des programmes sur notre culture et notre histoire.

En outre pour parer aux dangers sécuritaires qui guettent nos frontières avec la Libye à cause de l’instabilité qui agite cette dernière, il est de l’intérêt de la Tunisie de collaborer certes et en premier lieu avec tous les intervenants de la région, mais aussi avec ceux qui se situent géographiquement loin de notre région y compris la Russie (partenaire stratégique pour des pays de notre région surtout l’Algérie et l’Egypte), car les acteurs externes concernés par ce qui se passe en Afrique du nord sont motivés par leurs ambitions ensevelies et leurs propres intérêts qui de nos jours n’ont plus de frontières avec la mondialisation.

Par le Capitaine de vaisseau major (retraité) Taoufik Ayadi (ex- Attaché de défense près l’Ambassade de Tunisie à Moscou : 2016-2018) -  Source de l'article Leaders

Notes:
1- La Russie a été agressée en 1709 par l’armée suédoise sous le règne de Charles XII, en 1812 par Napoléon 1er et durant la 2ème guerre mondiale par Hitler.
2- « Russian Navy will hold military presence in the Mediterranean Sea », Rusnavy.com [en ligne], 26 (...)

Références :
- SIPRI YEARBOOK 2017 (Stockholm International Peace Research Institute ), publié en Mars 2018 
- Le Monde, 12 Octobre 2017
- Le Monde, LE BILAN DU MONDE « Edition 2018 »
- Revue Défense Nationale n° 802 Eté 2017 « L’ambivalence de la puissance russe »
- Les carnets de l’Observatoire « RUSSIE » - Igor Delanoë
- Rapport annuel (2017) de l’Observatoire franco-russe de la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-russe.


L’UE soutient un atelier de formation sur la résilience culturelle au Maroc dans le cadre du programme MedCulture

Think Culture, Think Growth!

L’atelier « REMODEL YOUR CULTURAL & ARTISTIC WORK - integrating resilience, experiential learning, and leading to success », financé par l’UE, se déroule à Rabat, au Maroc, du 4 au 8 mai 2018 et porte essentiellement sur la résilience culturelle.

Ce programme de cinq jours explore les modèles de résilience dans le travail culturel et artistique dans le contexte de la région arabe – en matière de programmation, de ressources, de campagnes, d’utilisation des médias sociaux et d’approche du public. Il présente la résilience comme un travail d’urgence qui traite des conflits, est étroitement lié à leur contexte, adopte une approche critique, implique la prise de risques, l’apprentissage par l’action et la réussite.

Cet atelier, ainsi qu’un autre qui a eu lieu à Tunis en avril, « SHIFT, SHAPE AND SHARE - Methodologies, tools and skills », constituent tous deux une étape importante vers la création d’une communauté de pratique pour l’avenir, comprenant des opérateurs culturels, des gestionnaires, des universitaires et des formateurs, ainsi que les personnes qui travaillent dans des domaines connexes tels que les droits de l’homme, le développement durable et l’élaboration des politiques publiques.

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Projet connexe
Med Culture vise à accompagner les pays partenaires du sud de la Méditerranée dans le développement et l'amélioration des politiques et des pratiques liées au secteur culturel. Algérie, Egypte,…

MEDREG publie une carte des infrastructures gazières de la région méditerranéenne

Empowering Mediterranean regulators for a common energy future

MEDREG a publié un rapport qui offre un aperçu des infrastructures gazières dans la région méditerranéenne, y compris les points de raccordement, les gazoducs de transport transfrontalier, le transport, les installations de GNL et de stockage, l’utilisation des installations et les futurs plans d’investissement d’un membre à l’autre de MEDREG.

S’appuyant sur les données collectées auprès de 14 pays méditerranéens, la carte des infrastructures gazières pourrait aussi guider les membres dans le développement d’infrastructures prioritaires et/ou potentielles dans le domaine des systèmes de transport de gaz naturel, en accord avec les scénarios d’offre et de demande de gaz naturel.

Avec cette étude, MEDREG entend jeter les bases d’une amélioration de la communication et de la coopération entre les pays méditerranéens voisins.

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MEDREG – Site internet

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Fatima Zohra Malki- Bensoltane, une militante d’un Dialogue sud -nord méditerranée

Fatima Zohra Malki- Bensoltane: Parcours d’une militante d’un Dialogue sud -nord Méditerranée

Son destin est méditerranéen. Elle le doit à sa naissance à Oran ville méditerranéenne à son père Malki Tayeb infatigable militant des fraternités et des solidarités entre tous et toutes, à son vécu dans une Tunisie de la femme Méditerranéenne à ses études en relations internationales à la Sorbonne qui l’ont misent à jamais sur la voie des relations entre les deux rives de la méditerranée.

Elle rencontre en 2006 pour la première fois la commission méditerranée du Mouvement Européen international. Et c’est, alors, une fascination alors pour la méditerranée et la vision commune d’un espace loin des zones de conflits. Elle va s'y activer en qualité, de Correspondante de cette commission pour la Tunisie puis, comme fondatrice de l’association Mediterravenir (Med , pour Méditerranée terre, pour les deux rives ,Avenir ,pour ce bel espace creuset d’une grande civilisation)) elle l’a fondée en France puis en Tunisie et pour une Méditerravenir élargie aux pays de la Rive sud.

Elle mène en parallèle, son combat pour le dialogue en Méditerranée, comme Vice- présidente de la Fondation du dialogue sud -nord (Bruxelles) 2006 -2009- 2012- 2015- 2016 elle co-organise et /ou co-préside les congrès sud -nord Méditerranée, d’Alger Alicante, Tunis ,Milan ainsi que des ateliers pour jeunes des deux rives dans le cadre du forum social mondial a Tunis en 2015. Et ce parallèlement à son activité de terrain dans Mediterravenir Tunisie.

Par des formations entre autre à l’interculturel, à l’entreprenariat solidaire, l’organisation des échanges avec production de projets entre jeunes des deux rives.

Elle introduit le Genre, version Méditerranée par l’organisation des colloques et des formations en Europe et à Tunis sur le thème : «Osons la Réussite, Ensemble femmes du sud Femmes du Nord».

Elle fait du lobbying pour une Méditerranée, avenir des jeunes, et interpelle sur les restrictions de la circulation des personnes entre les deux Rives.

Elle plaide sans relâche pour la réappropriation par le Sud de son identité méditerranéenne dans la fierté et la dignité, et organise en ce sens des Matins multiculturels pour la sensibilisation à cette identité.

Sa passion pour le Dialogue sud -nord est reconnue par ses pairs mais en grande dame discrète, Fatima - Zohra Malki -Bensoltane -c'est d'elle qu'il s'agit-n’en fait pas une publicité.

Lui reconnaître ce grand engagement pour la Méditerranée pour la paix, pour le développement pour la Culture, pour les jeunes et leur ouverture sur le monde , pour les femmes et leur promotion , n’est que mérité.

Source de l'article Leaders

EUPOL : échange d’expériences entre l’Institut judiciaire palestinien et son homologue suédois

The Palestinian delegation visited Sweden's oldest, but still functioning, court: The Svea Court of Appeal, founded in 1614.

La section « État de droit » de la Mission est à la tête des efforts déployés par EUPOL COPPS pour mettre en place un réseau de juges et de procureurs palestiniens mieux formés, qui peuvent garantir des recours juridiques de plus en plus efficaces et qualifiés au profit du peuple palestinien.

Afin d’acquérir un savoir-faire de première main auprès d’institutions européennes similaires, le directeur et le directeur adjoint de l’Institut judiciaire palestinien, ainsi qu’un procureur en chef palestinien, ont effectué un voyage d’étude à Stockholm, en Suède, du 23 au 25 avril, financé et organisé par la Mission. 

La délégation palestinienne a visité l’administration nationale suédoise des tribunaux, l’académie de formation judiciaire, le service de formation de l’organe de poursuites et la Cour d’appel de Svea afin d’en apprendre davantage sur la manière dont la Suède a organisé son système judiciaire et son parquet. Le voyage d’étude comprenait également une visite à l’ambassade de l’Autorité palestinienne à Stockholm.

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EUPOL COPPS - Site internet

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Jordanie : un projet financé par l’UE soutient la production et la diffusion d’émissions radiophoniques politiques

EU JDID

Canal France International (CFI) lance un appel à candidatures destiné aux médias jordaniens pour soutenir la production et la diffusion d’émissions de radio politiques interactives. 

Les médias jordaniens sont invités à soumettre leurs propositions jusqu’au 24 mai 2018.

Dans le cadre du programme EU-JDID financé par l’UE, CFI fournira un soutien à un média jordanien ayant une expérience avérée dans la production de contenu audio en vue de produire un talk-show interactif qui servira de plate-forme permettant au peuple jordanien d’interagir directement avec les représentants de son parlement.

L’objectif de l’émission est de donner une voix aux sans-voix et de permettre au public jordanien de discuter de ses intérêts et de ses préoccupations avec ses représentants, de s’informer sur la législation et le processus législatif en général et de remettre en question les pratiques des députés afin de les sensibiliser à la responsabilité et à la bonne gouvernance.

Le programme financé par l’UE intitulé « Soutien de l’UE aux institutions démocratiques et au développement en Jordanie », (EU Support to Jordanian Democratic Institutions and Development – EU-JDID) vise à soutenir le processus de réforme de la Jordanie en vue de la consolidation de la démocratie et à promouvoir l’inclusion des processus politiques et décisionnels nationaux. Le programme entend également renforcer l’inclusion des femmes et des jeunes, ainsi que favoriser une culture politique plus forte, démocratique et tolérante.

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A Marseille, un campus pluridisciplinaire va réinventer la ville méditerranéenne

Le projet de l’Institut méditerranéen de la ville et des territoires à Marseille (Bouches-du-Rhône).

L’Institut méditerranéen de la ville et des territoires constituera, à la rentrée 2022, un pôle d’enseignement supérieur et de recherche, trio inédit d’écoles d’urbanisme, de paysagisme et d’architecture.

En 2022, dans le quartier populaire de la porte d’Aix, situé au cœur de Marseille, le regard des badauds s’arrêtera forcément sur cette immense façade blanche et ces grands arbres plantés à l’abri du mistral. A l’intérieur, chaque jour, 1 300 étudiants et 350 enseignants et chercheurs se croiseront, animés par un seul objectif : inventer la ville de demain.

Pour y parvenir, l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Marseille (ENSA-M), l’Institut d’urbanisme et d’aménagement régional (IUAR) de l’université Aix-Marseille – aujourd’hui implanté à Aix-en-Provence – et l’antenne marseillaise de l’Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles (ENSP) se réuniront, avec leurs laboratoires de recherche respectifs, sous le même toit, celui du futur Institut méditerranéen de la ville et des territoires (IMVT). Une initiative inédite pour ces disciplines qui relèvent chacune d’une tutelle ministérielle différente.

« La culture des architectes, des urbanistes et des paysagistes n’est pas antagoniste mais complémentaire. Les étudiants ont beaucoup à apprendre les uns des autres », estime Jean-Marc Zuretti, directeur de l’ENSA-M depuis 2015. « Il est important que cette proximité et cette confrontation aient lieu car la fabrique de l’espace n’appartient pas intégralement à l’une ou l’autre discipline. Dans la réalité professionnelle de la fabrique de la ville, les acteurs dialoguent sans cesse », rappelle Vincent Piveteau, directeur de l’ENSP.

Si, ailleurs en France, certaines écoles, comme à Lille et Bordeaux, mêlent pendant quelques semaines l’enseignement de l’architecture et celui du paysagisme, c’est la première fois que l’urbanisme s’invite dans l’équation. « Bien que ça puisse paraître surprenant, il faut apprendre à se connaître. Il y a, sur nos disciplines, des idées préconçues et des appréhensions, mais à partir du moment où l’on se retrouve pour échanger, il y a quelque chose qui tient de la méconnaissance et de la crainte qui disparaît », veut croire Emmanuel Matteudi, directeur de l’IUAR.

Pour renforcer les liens, les trois directeurs entendent mettre sur pied des pédagogies interdisciplinaires et collaborer sur des projets de recherche, tout en conservant l’autonomie des disciplines. « Ce n’est pas demain que l’on va former un “architecte-paysagiste-urbaniste” », prévient Vincent Pineteau qui souhaite préserver l’identité des métiers. Chaque directeur va toutefois « essayer d’harmoniser » les calendriers pédagogiques. « Je ne dis pas qu’on va y arriver, mais on va essayer », sourit Jean-Marc Zuretti, qui désire proposer, en collaboration avec ses homologues, des « phases courtes » constituées d’ateliers, en gardant à l’esprit le modèle de l’Alliance Artem , qui rassemble, dans une ancienne caserne militaire de Nancy (Meurthe-et-Moselle), une école de commerce, une école d’ingénieurs et une école d’art et de design, au sein de l’université de Lorraine et avec le soutien des collectivités publiques régionales.

Multiplier les collaborations

A Marseille, si, jusqu’à présent, l’éloignement géographique entre les formations décourage bien souvent toute ambition collective, avec ce nouvel institut les possibilités de collaboration vont se multiplier. « On peut, par exemple, imaginer des échanges d’enseignants », relève Vincent Piveteau. « Pourquoi pas des passerelles entre les formations ? », propose Emmanuel Matteudi. « En master, on peut imaginer que certains cours soient ouverts aux autres formations », suggère Jean-Marc Zuretti.

Autant d’idées qui doivent désormais être débattues. Les directeurs des trois formations ont, ainsi, commencé à lancer des groupes de travail pour réfléchir au contenu pédagogique, à la manière de se répartir les locaux et à la gouvernance de l’IMVT.

Pour un coût total de 49,7 millions d’euros, dont 52 % sont financés par l’Etat et 40 % par les collectivités locales – 12,1 % pour la Ville, le conseil régional et la métropole et 4 % pour le département des Bouches-du-Rhône –, le futur campus de la porte d’Aix comprendra trois espaces. Un consacré à la recherche et à l’expérimentation numérique, un autre à la formation. Quant au dernier, il réunira la bibliothèque, deux amphithéâtres ainsi qu’un espace forum de 500 m² qui permettra d’accueillir des conférences et des expositions. L’école d’architecture sera, par ailleurs, la seule à présenter un cycle d’études conduisant à un diplôme de licence. Les trois établissements feront se côtoyer leurs étudiants de second cycle (master d’urbanisme, diplôme d’Etat de paysagiste et diplôme d’Etat d’architecte).

L’ingénierie oubliée

L’IMVT a également pour vocation de renforcer la visibilité de chacun des trois établissements pour se positionner ensemble comme un pôle de référence et d’expertise sur la ville et les territoires à l’échelle méditerranéenne. De quoi favoriser l’insertion professionnelle des diplômés, et pourquoi pas « la création de collectifs hybrides », imagine le directeur de l’ENSP.

« Ce dispositif inédit, original, peut booster la visibilité des trois écoles et du coup faire que nos étudiants donnent, à juste titre, l’impression d’être bien formés », prédit pour sa part son collègue de l’IUAR – tout en précisant que de 80 à 100 % des diplômés de l’Institut d’urbanisme qu’il dirige trouvent un emploi dans la première année qui suit la fin de leur formation.

Seul regret, émis par le Syndicat des architectes des Bouches-du-Rhône, le fait que l’école d’ingénierie ne soit pas associée au projet. « On ne sait plus créer, inventer, innover sans les ingénieurs, rappelle Nicolas Salmon-Legagneur, son vice-président. C’est la réalité dans laquelle on évolue et nous regrettons que le domaine universitaire soit un peu lent à créer cette jonction. »

Par Feriel Alouti - Source de l'article Le Monde

Une ardente obligation: Créer la Verticale Afrique-Méditerranée-Europe (AME)

Une ardente obligation: Créer la Verticale Afrique-Méditerranée-Europe (AME)
Dans un monde chaotique où il est difficile d’avoir confiance dans le long terme, nombreux sont les chefs d’Etat qui pilotent à vue. La Chine, pourtant, achèvera en 2049 les routes de la soie qui relieront l’Europe et l’Afrique aux intérêts asiatiques. 
En Afrique, certains Etats se donnent une perspective de long terme : le Maroc a réintégré l’Union Africaine l’année dernière et développe des projets d’envergure tels que la rocade atlantique d’Agadir à Dakar et le gazoduc venant du Nigéria ; L’Algérie, avec le projet de dorsale trans-saharienne qui relierait Alger-Cherchel à Lagos au Nigéria soit 6 000 km d’autoroute et des transversales vers la Tunisie, le Niger, le Mali… L’Egypte, avec la modernisation du Canal de Suez, le hub gazier en devenir dans la Méditerranée Orientale et la grande zone de libre-échange, la tripartite « du Cap au Caire »… le Ghana, avec son Président qui affiche sa volonté de rupture avec le passé et trace le chemin d’une Afrique ambitieuse, autonome, liée à l’Europe, dans un rapport équilibré.
Le Président Macron a donné une vision de l’ancrage de la France à l’Europe, à l’Afrique et au monde, le 29 août 2017, devant les ambassadeurs de France : « la stratégie que je veux mettre en oeuvre consiste à créer un axe intégré entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe… Nous devons arrimer ensemble, enfin, les continents européen et africain, à travers la Méditerranée, le Maghreb restera pour cela une priorité centrale pour la France… C’est en Afrique que se joue largement l’avenir du monde ». Il a réaffirmé ce besoin d’arrimage des deux continents à Ouagadougou et à Abidjan, le 27 novembre 2017. 
Nous adhérons avec une profonde conviction à cette vision d’un Axe AME commun car elle est à la fois ambitieuse et réaliste :

  • L’Europe est déjà le premier investisseur en Afrique et son premier client. Plus des trois-quarts du commerce international des pays de l’UE se réalise en Europe, avec la Russie, avec les pays sud-méditerranéens et l’Afrique – même si les positions commerciales de l’Europe en Afrique se dégradent face à l’offensive chinoise.
  • L’internationalisation des échanges conduit à une globalisation, mais aussi à une régionalisation de certaines activités qui bénéficient de l’avantage de la proximité géographique et de la complémentarité économique. C’est ainsi que l’Alena a rapproché les économies des Etats-Unis et du Mexique, et que l’ensemble des Amériques du Nord et du Sud font, désormais, 56% de leurs échanges commerciaux. C’est ainsi que l’intégration des pays de l’Asie orientale est passée en trente ans de 30% à presque 60% de leurs échanges commerciaux. Faute d’une intégration régionale Nord-Sud, l’Europe sera étouffée par le G2 sino-américain, et l’Afrique subira la domination de ce dernier.
  • Avec 500 millions d’habitants vieillissants, l’Europe doit faire le choix du développement accéléré de l’Afrique qui comptera 2,5 milliards d’habitants en 2050. Les marchés sont et seront de plus en plus au Sud. Il ne s’agit pas que de business : nouer un partenariat économique et industriel avec l’Afrique, grâce à la contribution active des diasporas, dans le but de transformer localement ses immenses ressources naturelles et humaines, est le meilleur moyen de contribuer à son développement.
Enfin, cette vision est réaliste au regard des défis communs tels que le terrorisme, l’immigration non contrôlée, le réchauffement climatique et la défense des valeurs morales communes qui imposent la mutualisation des objectifs et des moyens.
La stratégie à mettre en place doit puiser dans un certain nombre de mécanismes et d’institutions qui ont fait leurs preuves en Asie orientale et dans les Amériques. On y trouve d’abord une fondation qui rassemble experts, intellectuels, représentants des sociétés civiles et chefs d’Entreprise travaillant à l’accélération des interconnexions, des réseaux techniques (eau, transport, électricité), financiers et culturels (reconnaissance des diplômes universitaires, échanges d’étudiants…). A ce jour, il n’existe entre l’Europe et l’Afrique aucun organisme comparable à la CEPALC (700 chercheurs, 40 millions de dollars par an) pour les Amériques ou à l’ERIA (15 laboratoires et 30 millions de dollars par an) pour l’Asie orientale.
On y trouve ensuite une institution d’instruments financiers pour le développement, dont disposent déjà les Amériques (BID) et l’Asie orientale (ADB et BAII) pour assurer la mobilité des capitaux Nord-Sud dont la BAD et la BEI pourraient être la plateforme de base. Le troisième mécanisme serait un partenariat économique entre les pays du Nord (EU) et les pays du Sud (AU). Enfin, il faudrait un lieu de concertation politique comparable à l’Organisation des Etats Américains (OEA) et aux Sommets de l’Asie Orientale, avec une charte exprimant la ferme volonté de rompre et de se débarrasser des prédateurs et des scories du passé, exprimant la volonté d’une Afrique, forte, autonome, liée à l’Europe dans un rapport de co-production.
L’ensemble de ces quatre outils devrait prendre la forme d’un nouveau traité entre l’Europe et l’Afrique qui prendrait la place des accords de Cotonou qui viennent à échéance fin 2020. Ce « New Deal » donnerait du sens à l’avenir de l’Europe ; il apporterait une vision à la jeunesse des deux continents et satisferait les sociétés civiles africaines et européennes qui attendent de l’Europe et de l’Afrique des réponses nouvelles et innovantes aux défis d’aujourd’hui et de demain.

Signataires

  • Jean-Louis Guigou, Président de l’IPEMED
  • Pierre Beckouche, Professeur des universités, Paris 1 Panthéon Sorbonne
  • Khater Abi-Habib, Président de Kafalat
  • Talal Abu Ghazaleh, Chairman of Talal Abu-Ghazaleh Organization (TAG-Org)
  • Didier Acouetey, Président du cabinet Africsearch
  • Mounir Abdelnour, ancien Ministre
  • Iqbal Gharbi, Directrice de la chaire d’anthropologie religieuse, Université Zitouna
  • Jalloul Ayed, ancien Ministre
  • Abdessalem Ben Ayed, Président Directeur Général de PIRECO
  • Joachim Bitterlich, Ancien ambassadeur
  • Roland Branquart, Président d’Euro2C
  • Jean-Louis Chaussade, Directeur général du groupe SUEZ
  • Shermine Dajani, Présidente de PanMed Energy Ltd.
  • Aliko Dangote, Group President of Dangote Industries Limited
  • Khalil Daoud, Président de LIBAN POST
  • Nathalie Delapalme, Directrice exécutive de la Fondation Mo Ibrahim
  • Kemal Derviş, ancien Ministre
  • Eric Diamantis, Avocat Partner du cabinet Clyde & Co
  • Elias Doumet, Président du groupe Matelec
  • Isidro Fainé, Chairman de la « Caixa » Banking Foundation
  • Piero Fassino, ancien Ministre, Député de la République italienne
  • Élisabeth Guigou, ancienne Ministre, Présidente de la Fondation Anna Lindh pour le dialogue des cultures en Méditerranée
  • Christian Hiller von Gaertringen, Consultant sur le financement de projets d'investissements en Afrique
  • Noureddine Hajji, Président d’IPEMED Tunisie
  • Marc Hoffmeister, Président de Classe Export
  • Mehdi Houas, ancien Ministre
  • Dr Mo Ibrahim, Founder and Chair, Mo Ibrahim Foundation
  • Alfonso Iozzo, Président, Il Centro Studi sul Federalismo
  • Alain Juppé, ancien Premier Ministre
  • Jean Kacou Diagou, Président-Directeur général du groupe NSIA
  • Ridha Khadher, Artisan-boulanger
  • Fadia Kiwan, Directrice honoraire de l’Institut des sciences politiques de l’Université Saint-Joseph
  • Venance Konan, Ecrivain
  • Pascal Lamy, ancien Directeur général de l'Organisation mondiale du commerce
  • Eneko Landaburu, Ancien chef de la délégation de la Commission européenne en Espagne
  • Denis MacShane, ancien Ministre
  • Alexandre Maymat, Responsable de la Business Unit Région Afrique & Outre-mer, Société Générale
  • Radhi Meddeb, Président-directeur général du groupe Comète Ingénierie
  • Gérard Mestrallet, Président du conseil d'administration d’ENGIE
  • Miguel Ángel Moratinos, ancien Ministre
  • Elie Nkamgueu, Président du Club Efficience
  • Fathallah Oualalou, ancien Ministre
  • Romano Prodi, ancien Président de la Commission européenne
  • Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier Ministre
  • Jean-Louis Reiffers, Doyen honoraire de la Faculté des Sciences économiques de l'Université d'Aix-Marseille II
  • Stéphane Richard, Président-directeur général d'Orange
  • Carmen Romero, ancienne Députée européenne
  • Jean-Marie Severino, Président d'Investisseurs & Partenaires (I&P)
  • Jemal Taleb, Ambassadeur itinérant de Mauritanie
  • Fouad Trad, Directeur général délégué de Byblos Bank Europe
  • Jean-Jacques Van der Slikke, Senior Vice-President for North Africa and the Middle East at SAFRAN Group
  • Hubert Védrine, ancien Ministre
  • Douraid Zaghouani, Chief Operating Officer, Investment Corporation of Dubai
  • Dr Fouad Zmokhol, President of Association of Lebanese Business People in the World (RDCL World)
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La Commission européenne publie un rapport sur l’état des relations UE-Algérie

EU-Algeria flags

Entre mars 2017 et avril 2018, l'UE et l'Algérie ont démontré leur volonté d'approfondir leur dialogue politique ainsi que leur coopération dans tous les domaines de leur partenariat.

Telle est la conclusion du rapport sur l'état d‘avancement des relations UE-Algérie que les services de la Commission européenne et le Service européen pour l'action extérieure ont publié aujourd'hui, en vue du 11ème Conseil d'association UE-Algérie le 14 mai 2018, à Bruxelles.

Le rapport fait l'état des progrès effectués par l'Algérie et l'Union européenne dans les domaines d'intérêt mutuel identifiés par leurs Priorités de Partenariat depuis leur adoption en mars 2017: i) gouvernance et droits fondamentaux; ii) développement socio-économique et commerce; iii) énergie, environnement et changement climatique; iv) dialogue stratégique et sécuritaire; et v) dimension humaine, migration et mobilité.

A travers ce rapport, l'Union européenne réitère sa disponibilité à dynamiser encore d'avantage le partenariat UE-Algérie et à accompagner l'Algérie dans ces nombreux domaines.

Pour en savoir plus
Délégation de l’UE en Algérie - Site internet

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