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dimanche 25 novembre 2018

L’UE soutient le secteur de la pêche et l’aquaculture en Algérie

The EU supports the sector of fisheries in Algeria

L’UE a participé au Forum Djazaqua, le Forum International de l'Aquaculture et des Ressources Halieutiques qui s’est tenu cette semaine à Alger, en Algérie

Djazacqua a traité des avancées techniques les plus récentes dans la filière pêche et aquaculture. Il constitue également une opportunité unique pour confronter les résultats de la recherche fondamentale et les progrès techniques avec les difficultés du terrain.

Ce forum était l’occasion de présenter la politique de l'UE en matière de pêche et aquaculture, secteur qui fait l'objet d'une coopération étroite entre l'UE et l'Algérie dans le cadre du programme DIVECO 2 (Programme d'Appui à la Diversification de l'économie -secteur pêche-).

Ce programme vise à augmenter la diversification économique de l’Algérie à travers le développement durable et l’amélioration des performances économiques du secteur de la pêche et de l’aquaculture.

Pour en savoir plus
Délégation de l’UE en Algérie - Site internet

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L'Égypte veut s'imposer comme pôle énergétique régional

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L'Égypte, poids lourd démographique tout juste devenu autosuffisant en gaz naturel, veut désormais s'imposer comme le grand pôle énergétique de Méditerranée orientale, afin de conforter son influence géopolitique et de redresser une économie en berne.

Grèce, Chypre ou encore Israël: Le Caire, encouragé par des découvertes récentes de champs gaziers au large de ses côtes, a multiplié la signature d'accords ces derniers mois. Depuis un an, quatre grands gisements de gaz égyptien ont été ajoutés à la carte de la production, s'est récemment félicité le ministère du Pétrole.


Trois autres importants gisements ont été découverts par la suite: Atoll, Noros et Alexandrie. Résultat: depuis septembre, l'Égypte, pays le plus peuplé du monde arabe avec de près de 100 millions d'habitants, a cessé d'importer du gaz naturel liquéfié. En 2017, il payait encore 220 millions de dollars US par mois en importations.

Dans un pays qui a dû réclamer en 2016 un prêt de 12 milliards de dollars sur trois ans du Fonds monétaire international (FMI) et dont le déficit budgétaire a atteint les 10,9% du PIB en 2016-2017, avant de redescendre à 9,8% l'année suivante, cette autosuffisance constitue une aubaine.

Puissance exportatrice

Le cap de l'autosuffisance franchi, l'Égypte entend devenir une puissance exportatrice. À cette fin, Le Caire a décidé d'ouvrir la porte au secteur privé pour importer du gaz afin de le liquéfier dans les usines de Damiette et Edkou (nord), puis de l'exporter vers l'Europe.

Le 19 septembre, Le Caire a signé avec Chypre, principale île de Méditerranée orientale, un accord pour la construction du premier pipeline sous-marin transportant du gaz naturel chypriote vers l'Égypte -distance de quelques centaines de kilomètres -, avant sa réexportation vers l'Europe.

L'accord a été signé sur fond de tensions avec la Turquie, qui - outre un contentieux politique avec Le Caire en raison de sa proximité avec les Frères musulmans - revendique des droits sur l'exploitation gazière de l'île dont elle occupe la partie nord.

En février, un autre accord avait été conclu avec Israël pour le transfert de gaz naturel des champs israéliens de Tamar et Leviathan vers l'Égypte. En vertu de cet accord, l'Américain Noble Energy et son partenaire israélien Delek Group, ainsi que l'Égyptienne East Gas, ont acheté 39% du gazoduc reliant la ville israélienne d'Ashkélon au nord du Sinaï égyptien.

Le contrat prévoit la fourniture de 64 milliards de m3 de gaz extraits des champs israéliens, pour un montant de 15 milliards de dollars. Selon un article du site d'information indépendant "Mada Masr", les Renseignements généraux sont les actionnaires majoritaires d'East Gas, "principal gagnant de l'importation de gaz israélien et de sa revente à l'État égyptien".

M. Kamal assure n'y voir "aucun problème", précisant que les Renseignements sont actionnaires majoritaires de cette entreprise depuis 2003. "Cela garantit la protection des intérêts égyptiens", fait-il valoir.

Pétrole et pétrochimie aussi

Dans ce secteur hautement stratégique, leur présence n'a en effet rien d'anodine. "Ces projets confirment l'importance stratégique de l'Égypte et lui permettent de mettre à profit sa situation géographique au milieu des pays producteurs plus à l'Est et des pays consommateurs à l'Ouest", explique à l'AFP Ezzat Abdel Aziz, ex-président de l'agence égyptienne de l'énergie atomique.

"Le projet de l'Égypte de devenir un pôle énergétique régional ne se limite pas au secteur du gaz naturel, mais implique également de grands projets dans les secteurs du pétrole et de la pétrochimie", souligne pour sa part l'ex-ministre du Pétrole, Osama Kamal, très impliqué dans ces dossiers. L'État espère ainsi tirer des milliards de dollars de revenus du secteur pétrolier.

Le ministre du Pétrole, Tarek el-Molla, a récemment annoncé la signature d'un accord pour agrandir la raffinerie de Midor au Caire, en vue d'une augmentation de la capacité de production de 60%. La nouvelle raffinerie de Mostorod, au nord du Caire, suscite également beaucoup d'attentes. Elle "produira 4,4 millions de tonnes de produits pétroliers par an, et entrera en fonction "au plus tard" en mai prochain, a affirmé à l'AFP Ahmed Heikal, président de la société Citadel Capital.

Les importations de pétrole et produits pétroliers de l'Égypte s'élevaient à environ 5,2 milliards de dollars en 2017. Selon M. Heikal, la production de Mostorod seule permettra à l'État d'économiser deux milliards de dollars par an d'achats de produits pétroliers.

Le pays veut également développer son industrie pétrochimique avec le complexe pétrochimique Al-Tahrir d'Aïn Sokhna, en cours de construction sur la mer Rouge. Objectif: produire quatre millions de tonnes de produits pétrochimiques par an et permettre à l'Égypte de devenir là aussi exportateur. Ce projet doit permettre la création de 3 000 emplois, dans un pays où le chômage est vecteur de tensions sociales.

Source de l'article AFP & Connaissances des Energies

CyberSud : Atelier sur la Convention de Budapest sur la cybercriminalité en Jordanie

CyberSouth: Workshop on the Budapest Convention on Cybercrime in Jordan

Un atelier sur la législation en matière de la cybercriminalité et la preuve numérique a eu lieu à Amman, en Jordanie les 8 et 9 octobre 2018, dans le cadre du projet CyberSud, un programme joint de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe.

L’objectif était de réunir les autorités compétentes impliquées dans le processus législatif et les autorités policières ayant des responsabilités dans le renforcement de la législation sur la cybercriminalité, afin de discuter de la Convention de Budapest sur la cybercriminalité en tant que norme législative internationale dans ce domaine et de la législation nationale en Jordanie.

Au cours de l’atelier de deux jours, les participants ont discuté avec des représentants et des experts du Conseil de l’Europe, au sujet du droit matériel, les pouvoirs de procédure et des instruments de coopération internationale en mettant l'accent sur l'identification des lacunes de la législation jordanienne qui doivent être abordées afin de permettre à la Jordanie d'avoir une bonne réponse sur la cybercriminalité également au niveau international.

L’atelier a été organisé par les Forces Armées jordaniennes avec la participation des représentants du Ministère des Affaires Etrangères, du Ministère de la Justice, du Conseil Judiciaire, du Département de Sûreté Publique, du Ministère des Télécommunication et de la Banque Centrale Jordanienne.

À la suite de cette activité, les représentants du Conseil de l’Europe ont convenu avec les Forces Armées jordaniennes de continuer à aider la Jordanie à élaborer la législation sur la cybercriminalité et les preuves électroniques et à participer au processus de formation des magistrats.

CyberSud est un projet conjoint de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe. Il contribue à la prévention et au contrôle de la cybercriminalité et d’autres infractions impliquant la preuve électronique dans la région du Voisinage Sud, en conformité aux normes internationales de protection des droits de l’homme et au respect de l’État de droit ainsi qu’aux bonnes pratiques.

Pour en savoir plus
CyberSouth – Page web

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Le projet contribue à la prévention et au contrôle de la cybercriminalité et d’autres infractions impliquant la preuve électronique, en conformité aux normes internationales de protection des droits…

Remarques de la HR/VP Mogherini lors de la conférence de presse du troisième Forum régional de l’Union pour la Méditerranée

EU

Conférence de presse de Federica MOGHERINI, Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la CE, Ayman SAFADI, ministre jordanien des Affaires étrangères, Josep BORRELL, ministre espagnol des Affaires étrangères, Nasser KAMEL, Secrétaire général de l’UpM.

Tout d’abord, permettez-moi de remercier Josep [Borell, ministre espagnol des Affaires étrangères] et le gouvernement espagnol, non seulement pour leur hospitalité, mais aussi pour leur dévouement à développer notre travail commun en Méditerranée. Sans leur engagement et leur volonté politique, notre travail aurait été beaucoup moins productif, voire impossible. Donc, muchas gracias.
[...]

Nous partageons une vision commune et un objectif commun. Tout d’abord, la nécessité de promouvoir une sécurité durable, de lutter contre la menace du terrorisme et de l’extrémisme – et c’est quelque chose que nous ne pouvons réaliser qu’ensemble à travers la Méditerranée. Nous voulons tous trouver des solutions politiques aux crises auxquelles nous sommes confrontés en Syrie, en Libye, au Proche-Orient. Nous sommes déterminés à résoudre le conflit israélo-palestinien sur la base de la solution à deux États, seule voie vers une paix et une sécurité globales.
[...]

Pour rester brève, je voudrais dire que vous recevrez dans quelques minutes les conclusions de la coprésidence qu’Ayman [Safadi, ministre jordanien des affaires étrangères] et moi-même avons assurée, qui donnent une idée de l’orientation de nos discussions tenues aujourd’hui et de la voie à suivre pour mener les travaux de l’Union pour la Méditerranée. En un mot, il s’agit d’un engagement politique renouvelé en faveur de ce Forum, de la coopération régionale à travers la Méditerranée - plus cela devient difficile, plus cela devient nécessaire - et d’un agenda positif fondé sur des projets qui ont un impact sur la vie quotidienne de nos citoyens dans différentes régions de la Méditerranée.

Je vous remercie.

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L’UE finance le projet de revitalisation de la forteresse de Shali à Siwa

EU funds Revival of the Shali Fortress Project in Siwa

L’Union européenne a lancé le projet « Revival of the Shali Fortress » (Revitalisation de la forteresse de Shali) dans l’oasis de Siwa avec une subvention de 540 000 euros, cofinancé par Environmental Quality International for Small and Micro Enterprise Development (EQI SME) à hauteur de 60 000 euros.

Le projet, qui durera jusqu’en 2020, vise à revitaliser, restaurer et conserver le site archéologique de Shali, construit en « kershef », ainsi que le village partiellement abandonné et dégradé qui l’entoure.

Le projet contribuera à stimuler l’économie de Siwa en améliorant sa réputation internationale en tant que destination d’écotourisme de premier plan et en renforçant le développement durable à Siwa grâce à la mise en place d’un système de microfinancement commercialement viable qui permettrait aux communautés à faible revenu de restaurer leurs propriétés et de développer leurs entreprises, répondant ainsi aux besoins socio-économiques et sanitaires urgents des populations les plus vulnérables de l’oasis.

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Erasmus+ : financement de projets entre l’université de Tizi-Ouzou et cinq pays étrangers

Erasmus+ : financement de projets entre l’université de Tizi-Ouzou et cinq pays étrangers

Le programme Erasmus+ de l'Union européenne (UE) a accordé le financement de projets de mobilité (échanges) entre l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou (UMMTO) et cinq autres pays étrangers, a-t-on appris mardi du vice-recteur chargé des relations extérieures de cette institution, Malik Makhlouf.

Erasmus+ qui soutient financièrement des actions et des activités dans les domaines de l’enseignement, de la formation, de la jeunesse et des sports, va financer des échanges, dans les deux sens, d’enseignants et d’étudiants de l’UMMTO et des universités de Turquie, Espagne, Estonie et Lituanie. Une mobilité avec un autre pays qui est la Pologne a déjà eu lieu en octobre dernier à Tizi-Ouzou, a rappelé la même source.

Il est prévu dans le cadre des échanges, la mobilité, jusqu’à juin prochain, d’un total de 108 enseignants et étudiants dont 54 entre étudiants et enseignants et staff administratif de l’UMMTO et également 54 enseignants et étudiants des 5 universités partenaires à la faveur du programme Erasmus+, a indiqué M. Makhlouf.

Sur les 54 étrangers, l’UMMTO a reçu en octobre dernier, six polonais qui avaient donné des cours en économie, a relevé le même responsable, avant d'ajouter que le gros des échanges sera réalisé avec des universités de Turquie, avec la mobilité d'une trentaine d’étudiants et enseignants qui sont attendus à Tizi-Ouzou dans les prochains mois.

Ces mobilités ''nous encouragent à aller de l’avant et nous permettent de sortir de la spirale quotidienne de l’université qui se ferme sur elle-même, tout en créant de l’émulation et une compétition positive entre étudiants qui vont chercher à améliorer leurs niveaux, tant dans leurs spécialités d’étude, qu’en langue anglaise, afin de pouvoir bénéficier de ces échanges, sachant que le choix sera porté sur les majors de promo'', a-t-il observé.

M. Makhlouf a souligné que ce programme de mobilité d'Erasmus+ vise à renforcer les relations entre les citoyens européens et ceux d’autres pays, notamment de la rive sud de la Méditerranée, en ciblant, en priorité, les jeunes, les enseignants et les étudiants, afin de "réduire les barrières linguistiques, culturelles, religieuses dans le cadre de ce programme considéré comme levier d’émancipation d’ouverture sur l’autre pour connaître sa culture".

Source de l'article APS

Le Forum MedaWomen traite de l’insertion des femmes entrepreneures dans l’économie digitale

MedaWomen Forum tackles issue of incorporation of women entrepreneurs in digital economy

La 10ème édition du Forum MedaWomen 2018, un des événements les plus emblématiques sur l’entrepreneuriat féminin, s’est tenue les 2 et 3 Octobre dans le cadre du projet EBSOMED.

L’édition de cette année a pris la forme d’un Roadshow et a offert l’opportunité aux femmes du secteur de la technologie de prendre le devant de la scène afin d’aborder les principaux enjeux et opportunités de ce domaine dans la région méditerranéenne.

Le Roadshow sous les thèmes « L’incorporation des femmes entrepreneures dans l’économie digitale » et « Femmes dans La Technologie : La Voie À Suivre », a exploré des sujets pertinents pour une société en évolution à l'aide d'outils innovants et d'approches non conventionnelles.

Les femmes d’affaires, les décideurs politiques, les entrepreneurs et les porte-parole de divers secteurs étaient présents tout au long de l’événement dans le but de partager les expériences et d’encourager les discussions avec le public.

Les sujets clés qui ont été abordés lors du Roadshow étaient : Les Organisations méditerranéennes dirigées par des femmes entrepreneurs fortes et prospères, la manière dont les petites entreprises dirigées par des femmes s’améliorent dans les pays méditerranéens, le rôle des femmes d’affaires en technologie dans la région méditerranéenne.

Cofinancé par la Commission européenne, EBSOMED est un projet de 4 ans qui a été officiellement lancé en juin 2018 à Tunis. Le projet vise à stimuler l’écosystème commercial méditerranéen et à promouvoir une croissance économique inclusive et la création d’emplois, en améliorant l’environnement du secteur privé et notamment les organisations de soutien aux entreprises dans les pays voisins du Sud.

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EBSO Med est un projet d’une durée de 4 ans et co-financé par la Commission européenne. Il vise à stimuler l’environnement des affaires dans la région méditerranéenne et promouvoir la croissance…

Le projet SWIM-H2020 SM, financé par l’UE, se réunit en Tunisie

SWIM-H2020 SM

La réunion nationale du projet SWIM-H2020 SM, financé par l’UE, s’est tenue hier en Tunisie pour présenter les résultats obtenus à ce jour dans le cadre des sept activités SWIM-H2020 SM. 

Jusqu’à présent, plus de 400 professionnels tunisiens ont déjà bénéficié de l’ensemble des activités du projet. 

Le projet SWIM-H202020 SM (Mécanisme de soutien 2016-2019 du programme sur la gestion intégrée et durable de l’eau et de l’initiative Horizon 2020), financé par l’Union européenne, vise à contribuer à la réduction de la pollution marine et à une utilisation durable des ressources en eau rares dans les pays d’Afrique du Nord et du Proche-Orient (Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, [Syrie] et Tunisie).

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À Tunis, les banquiers centraux méditerranéens dissertent sur l’intégration économique régionale


La réunion des banques centrales méditerranéennes, qui a eu lieu à Tunis le 16 novembre, a été marquée par des échanges consacrés à l'intégration régionale, un facteur clé pour la hausse de l'investissement et la création d'emplois au Maghreb, selon les participants.

« Politique économique, intégration commerciale et création d’emplois durables ». La thématique du 4e Sommet des banques centrales des pays de la Méditerranée, qui s’est tenu vendredi 16 novembre à Tunis, se voulait à coloration sociale.

Mais ce sont les indicateurs économiques qui ont dominé les débats, comme l’a reconnu Marouane Abassi, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie : « Pour une hausse de l’emploi, il faut de la croissance de qualité notamment avec un retour de l’investissement. Le taux d’investissement [public, privé et international] en Tunisie a baissé de 26% à 18% ces dernières années. Il faudrait que d’ici quatre à cinq ans ce taux dépasse les 26% pour voir une véritable baisse du chômage ». Ce dernier s’est maintenu à 15,4% au second trimestre 2018 malgré une croissance de 2,6% en 2018.

Faiblesse du commerce intra-méditerranéen

Pour les organisateurs et participants, l’objectif de cette conférence est de mobiliser tous les acteurs régionaux – « ce qui n’est pas évident, je vous assure », selon un invité – pour mettre sur la table les points de blocage.

Dès l’ouverture de la réunion, le gouverneur a ainsi pointé du doigt la faiblesse du commerce intra-méditerranéen citant un rapport de la société d’assurance-crédit Coface qui a constaté une baisse des échanges de 31% à 29% entre 2001 et 2016. Le commerce inter-maghrébin ne représente, lui, que 3,5 % des échanges totaux des pays concernés sur la période 1995-2017.
"Dépasser les controverses autour de
l'Accord de Libre-Echange UE-Tunisie"
L’inauguration, le 15 novembre, de la première ligne à grande vitesse marocaine grâce à une collaboration d’entreprises du royaume et de la France a été mis en avant comme un exemple à suivre. Dans ce cadre, Marouane Abassi a appelé à dépasser les « controverses » autours de l’Accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) entre l’Union européenne et la Tunisie pour déboucher sur un compromis au plus vite.

Une volonté qui se doit d’être réciproque selon l’hôte, qui n’a pas hésité à renvoyer l’Union européenne à ses propres contradictions en évoquant les 190 mesures de protections tarifaires prises par les pays du nord de la Méditerranée entre 2012 et 2018. Un discours partagé par son homologue espagnol, Pablo Hernandez de Cos, qui a dénoncé les « effets pernicieux du protectionnisme ».

La Libye pas encore prête pour l’intégration régionale

Marouane Abassi a également profité de l’occasion pour réitérer sa volonté de voir les institutions financières locales se saisir des nouvelles technologies, comme la blockchain ou la fintech, pour faciliter les échanges. Aujourd’hui, il faut près de 72 heures pour réaliser un transfert bancaire entre la Tunisie et le Maroc contre quelques secondes si la technologie blockchain était en service. Une intégration qui risque de prendre du temps.

Présent à la conférence, Sadiq al-Kabir, le gouverneur de la Banque centrale de Libye, a concédé que son pays n’était pas encore prêt : « Nous allons pour la première fois présenter un budget sans déficit en 2018. C’est un premier pas. Le prochain sera de trouver un accord, sous l’égide de l’ONU, avec Ali al-Habri [dirigeant de la branche rivale de la Banque centrale installée à l’est, ndlr]. Alors, nous pourrons offrir un environnement sain pour les investisseurs libyens dans un premier temps, puis étrangers ».

Le Sommet des banques centrales des pays de la Méditerranée est organisé par la Banque centrale de Tunisie, la Banque centrale d’Espagne et le centre de recherche de l’Institut européen de la Méditerranée.

Par Mathieu Galtier - Source de l'article Jeune Afrique

Le programme de l’UE OPEN Media Hub accueille des responsables de médias des pays voisins de l’Est et du Sud

#ifraexpo #DCXexpo

L’OPEN Media Hub accueille des responsables des médias numériques d’Algérie, d’Arménie, d’Égypte, de Géorgie, de Libye, de Moldavie et d’Ukraine en vue d’une participation guidée à la World Publishing Expo & Digital Content Expo à Berlin.

Une séance de présentation et d’information sera donnée ce soir par David Quin, directeur de ThomsonMedia.

Le projet OPEN Media Hub, financé dans le cadre du Programme OPEN Neighbourhood, a pour but de créer un pôle médiatique virtuel englobant les deux régions, afin de contribuer au développement des médias indépendants et à une présentation plus exacte des politiques de l'UE dans les régions du voisinage, via la création d'un réseau de journalistes. L'OPEN Media Hub fournira des compétences aux journalistes et aux gérants de médias grâce à la promotion des réseaux professionnels, à l'organisation d'ateliers pratiques, d'échanges de journalistes et à des aides à la production audiovisuelle et en ligne.

Pour en savoir plus
OPEN Media Hub – site internet

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L’UE organise les « Journées du patrimoine » en Jordanie

Heritage Days

Cette année, l’Union européenne célèbre l’ « Année européenne du patrimoine culturel » en organisant les premières « Journées du patrimoine » entre le 5 et le 13 octobre 2018 dans tout le Royaume et en partenariat avec le ministère du Tourisme et des Antiquités et l’Office du tourisme de Jordanie.

Pendant les Journées du patrimoine, les habitants et les étrangers seront invités à participer à des activités extraordinaires célébrant les efforts conjoints de la Jordanie et des pays européens pour protéger et promouvoir le patrimoine inestimable du Royaume.

Qu’il s’agisse d’ateliers, de conférences, de marchés alimentaires traditionnels, de randonnées ou de pièces de théâtre, l’événement permettra aux gens de découvrir ou de redécouvrir la beauté des traditions jordaniennes.

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Réunion de haut-niveau du projet Euromed Police

Euromed Police

Les 27 et 28 septembre, Euromed Police a organisé sa 3ème Réunion de Haut Niveau en présence de délégations de haut niveau des Pays Partenaires du Sud, de Délégations européennes du Consortium du projet et de partenaires clefs du projet. 

L’évènement a eu lieu au siège d’Europol à la Haye (Pays-Bas), parallèlement à la Convention des Chefs de Police européens 2018.

Les réunions de haut niveau d’Euromed Police sont régulièrement organisées pour permettre des discussions à caractère stratégique sur l’évolution des priorités à de plus hauts niveau décisionnels. C’est également l’occasion de repenser l’approche du projet et son évolution, y compris la pérennité des mécanismes d’Euromed Police. Cette 3ème édition a constitué une étape décisive pour le projet : la première ébauche de l’Evaluation Euromed de la Menace (« EuroMed Threat Assessment » ou EMTA) fut présentée et discutée.

L’objectif du projet Euromed Police IV, qui s’étend de 2016 à 2020, est d’accroître la sécurité des citoyens dans l’ensemble de la zone euro-méditerranéenne grâce au renforcement de la coopération sur les questions de sécurité entre les pays partenaires du sud de la Méditerranée, ainsi qu’entre ces pays et les États membres de l’Union européenne. Il s'appuie sur les réalisations de la phase précédente du projet. Son budget s’élève à 5 millions d’euros.

Pour en savoir plus
Euromed Police site internet

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L'objectif global du projet Euromed Police IV est d'accroître la sécurité des citoyens dans l'ensemble de la région euro-méditerranéenne grâce au renforcement de la coopération sur les questions de…

L’Algérie continue à contribuer pour une méditerranée de paix et de prospérité

l’Algérie continue à contribuer pour une méditerranée de paix et de prospérité

L’Algérie continue à contribuer pour faire de la Méditerranée, notamment de son bassin occidental, une zone de paix, de stabilité et de prospérité partagée, a affirmé dimanche à Alger le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya.

Lors de son allocution d’ouverture de la 3ème Conférence ministérielle "Finances et Investissement" du Dialogue 5+5", M. Raouya a souligné que "notre volonté demeure de travailler ensemble avec vous pour consolider davantage la coopération régionale et renforcer les liens entre nos peuples afin de contribuer à concrétiser cet idéal qui anime chacun d’entre nous et consiste à faire de la Méditerranée, notamment de son bassin occidental, une zone de paix de stabilité et de prospérité partagée".

M.Raouya, qui co-préside cette session avec le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a indiqué que les peuples de la méditerranée occidentale font face à "des défis multiples et communs".

Il s’agit, a-t-il précisé, de défis liés à la sécurité, aux changements climatiques, à l’immigration, à l’avenir de la jeunesse et son accès au marché de l’emploi, ainsi qu’au développement économique de façon globale.

Pour lui, le Dialogue 5+5 constitue un cadre approprié pour échanger sur les sujets d’intérêt commun pour la région.

Ce Dialogue, a-t-il poursuivi, offre, grâce à son caractère informel, l’opportunité d’aborder tous les sujets, d’échanger librement et réfléchir ensemble à des solutions concrètes et opérationnelles pour pouvoir relever les défis auxquels fait face la région.

Grâce à ces défis multiples et communs, les pays, membres du dialogue, "s’entendent plus que jamais et sont prêts à développer et à renforcer le dialogue et la concertation qui doivent être menés de manière régulière afin d’aborder avec l’attention voulue et d’examiner dans un esprit de confiance et de compréhension mutuelle les difficultés de notre époque dont fait face la région".

S’agissant de cette 3ème Conférence ministérielle, le ministre a affirmé que ces rencontres représentaient également "l’occasion de rapprocher nos points de vue, de coordonner nos positions et conjuguer nos efforts afin de concevoir des réponses communes aux préoccupations que nous partageons".

"On ne peut que se réjouir de l’existence d’un segment 5+5 dédié aux finances et auquel a été ajouté le volet lié à l’investissement, permettant ainsi de renforcer nos échanges sur le développement économique de notre région", a-t-il ajouté.

La rencontre s’inscrit, a poursuivi M. Raouya, dans le prolongement des sessions tenues respectivement à Paris et à la Valette.

"En abritant cette réunion, l’Algérie affirme sa volonté de tout mettre en oeuvre pour que cette dynamique se poursuive", a-t-il affirmé.

"Notre souhait est que la rencontre d’Alger soit couronnée de succès à l’instar des deux réunions précédentes. Nous devons saisir l’opportunité offerte par la réunion d’Alger pour engager un débat franc autour de sujets d’intérêts communs et procéder l’échange d’expérience indispensable afin d’imaginer ensemble et proposer des solutions basées les meilleures pratiques", a-t-il avancé.

S’agissant de l’ordre du jour de la rencontre, M. Raouya a expliqué qu’il porte notamment sur des questions liées à l’échange d’informations et renseignements dans le domaine douanier, ainsi que les possibilités de coopération dans ce domaine, aux politiques fiscales à adopter pour l’attractivité de l’investissement, aux aspects financés et investissements liés aux changements climatiques et la transition énergétique, et aussi aux "fintechs".

Pour sa part, le co-président de cette session, le ministre français de l’Economie et des finances, Bruno Le Maire, a relevé que la méditerranéen "doit redevenir un espace de développement économique et d’échange culturel pour les pays du dialogue 5+5".

Selon lui, le grand enjeu est la capacité des partenaires du dialogue 5+5 à relever le niveau de vie de leurs populations pour éviter des flux migratoires "qui posent des problèmes politiques considérables" dans les pays du sud de l’Europe, citant l’Espagne, l’Italie et la France.

"Les mouvements de migration venus d’Afrique du nord soulèvent des réactions politiques en Europe, défavorables à tous nos pays", a-t-il estimé.

Il a ainsi plaidé pour définir "les moyens économiques de très haut niveau qui permettent de construire des classes moyennes dans les pays du sud de la Méditerranée de façon à enrayer les mouvements de migration".

Le ministre français a également évoqué le sujet "majeur" de la lutte contre les trafics dont celui de la drogue en particulier: "C’est un enjeu considérable pour nous", a-t-il insisté citant les conséquences quotidiennes des trafics en terme de violence notamment.

Pour M. Lemaire, "seule une coopération entre les pays des deux rives permettra une solution efficace" à ce phénomène et celui du financement du terrorisme.

Source de l'article APS

La délégation de l’Union européenne en Libye finance l’entretien d’une clinique libyenne

EU Libya

La réunion de lancement pour l’entretien de la « clinique libyenne » (Libya Clinic) s’est tenue dans la ville de Kufra.

Le projet de renforcement des capacités locales de résilience et de relèvement, financé par la mission de l’Union européenne en Libye, a été confié à l’un des contractants en vue de commencer son entretien.

La clinique, qui a été remise à l’entreprise chargée de l’entretien lors d’une cérémonie qui s’est tenue dans la municipalité de Kufra, est le principal établissement de santé pour les habitants du district de Shura.

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Dix ans d’agenda orienté vers l’action au sein de l’UpM

EU High Representative for Foreign Affairs Federica Mogherini at UfM Regional Forum, October 2018

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union pour la Méditerranée réunis à Barcelone à l’occasion du troisième Forum régional ont réaffirmé leur « ferme engagement politique à promouvoir la coopération régionale et ont reconnu l’UpM comme une plateforme unique, axée sur l’action, pour intensifier les efforts conjoints afin de relever les défis communs et créer des opportunités communes dans la région euro-méditerranéenne ».

Coprésidé par la Haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Federica Mogherini, et le ministre jordanien des Affaires étrangères, le Forum a célébré le 10e anniversaire de l’Union pour la Méditerranée.

« Il s’agit d’un espace unique de dialogue entre des acteurs pour lesquels c’est parfois la seule occasion de parler entre eux de leurs intérêts et de leurs objectifs communs - sécurité, développement humain - et de travailler et se concentrer sur des projets partagés et concrets » a expliqué Mme Mogherini.

La Haute représentante a souligné que l’un des objectifs communs des membres de l’UpM - la nécessité de promouvoir une sécurité durable, de lutter contre la menace du terrorisme et de l’extrémisme - ne peut être abordé qu’à travers la région méditerranéenne. Elle a insisté sur le fait que le principal intérêt commun est d’améliorer la vie des citoyens : « Nous voulons placer les populations de notre région au centre de notre coopération et c’est pourquoi l’Union pour la Méditerranée ne se contente pas de fournir cette plateforme commune de discussion, mais associe aussi - et surtout - différents travaux et différents projets dans de nombreux domaines. »

Elle a également affirmé la volonté de mettre fin aux crises politiques dans la région. « Nous voulons tous trouver des solutions politiques aux crises auxquelles nous sommes confrontés en Syrie, en Libye, au Proche-Orient. Nous sommes déterminés à résoudre le conflit israélo-palestinien sur la base de la solution à deux États, seule voie vers une paix et une sécurité globales ».

« En un mot, il s’agit d’un engagement politique renouvelé en faveur de ce Forum, de la coopération régionale à travers la Méditerranée - plus cela devient difficile, plus cela devient nécessaire - et d’un agenda positif fondé sur des projets qui ont un impact sur la vie quotidienne de nos citoyens dans différentes régions de la Méditerranée ».

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Le projet FURSA, financé par l’UE, accroît les possibilités de participation et de dialogue des jeunes au Akkar

First community radio station in Lebanon run by youth

Le 7 octobre, « Search for Common Ground » (SFCG) a organisé l’événement de clôture de la deuxième partie du projet Fursa à l’école internationale Hadatha de Berqayel, au Akkar.

Avec le soutien de SFCG et en partenariat avec l’organisation Hadatha, les jeunes participants au projet ont ouvert la première station de radio communautaire au Liban dirigée par des jeunes. Cette station de radio réunira les voix des jeunes du Akkar pour servir de plateforme d’engagement communautaire et de dialogue positif dans la société.

L’événement a également célébré le travail artistique et le mentorat des formateurs juniors du projet. Il a rassemblé plus de 200 invités, dont les parents des jeunes, les partenaires locaux de SFCG et de Hadatha, des dirigeants de municipalités, des responsables gouvernementaux et d’autres ONG.

Fursa est un projet financé par le Fonds fiduciaire MADAD de l’Union européenne et mis en œuvre par Search for Common Ground, COSV et UPP. Il vise à améliorer l’inclusion sociale et économique des jeunes des communautés de réfugiés et d’accueil au Liban, en Irak et en Turquie.
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Appel à projets pour le Festival Strasbourg-Méditerranée 2019 : Par-delà les murs

_appel-a-projet_clickVous souhaitez proposer un projet dans le cadre de la 11ème édition du Festival Strasbourg-Méditerranée autour du thème « Par-delà les murs » ? Le festival, qui aura lieu du 23 novembre au 7 décembre 2019, lance son appel !
Quels types de projets ?
En cohérence avec le thème, le projet peut concerner tous les domaines d’expression et de création : spectacle vivant toutes disciplines confondues, arts plastiques, débats, rencontres littéraires…

Tout type de projet peut être retenu. Les manifestations retenues dans le cadre du festival peuvent être à jauge et coût variables, allant d’une lecture ou d’un atelier à un concert d’envergure, dans les limites de faisabilité et des possibilités financières.
Nous accorderons toutefois une attention particulière et encouragerons les projets :
– avec une plus-value, qui ne se contenteraient pas d’être une étape de tournée. Pour un projet existant, il faudrait proposer un élément qualitatif en plus (rajouter une rencontre, privilégier une forme comme le dîner-concert), démontrant une envie de partage avec le public concerné.
– avec des actions culturelles (projet participatif, travail avec les scolaires, les habitants…).
– en lien avec les quartiers populaires.
– soutenant la scène locale.
– envisageant la mutualisation des ressources et des moyens.
– pensés à plusieurs associations.
– en coopération avec les pays de la Méditerranée, permettant la circulation des œuvres et des artistes.

Des projets co-construits
L’équipe du festival propose un accompagnement artistique, budgétaire, technique et en communication pour la finalisation de la candidature avant la validation définitive par l’association.

L’association Strasbourg-Méditerranée pourra apporter un co-financement dans le cadre d’un partenariat définit contractuellement (coréalisation, convention, …).
Quelles conditions de participation ?
– Le projet doit être porté par une structure juridique (association, collectif, …. )
– L’association qui porte un projet devient membre de l’association StrasbourgMéditerranée (adhésion de 30€).
– Le projet doit être impérativement cofinancé.
– Les projets doivent être proposés le 30 novembre au plus tard.

Comment postuler ?
Merci de nous adresser le formulaire de candidature joint par voie électronique à l’adresse contact@strasmed.com, complété éventuellement par tous les documents que vous jugerez utiles : le vendredi 30 novembre 2018 au plus tard.

Le festival Strasbourg-Méditerranée existe depuis 1999. Tous les deux ans durant 15 jours, il met en lumière la richesse intellectuelle, artistique et culturelle des peuples de la Méditerranée. Spectacles, concerts, projections, expositions, débats, colloques, organisés dans toute la Communauté Urbaine de Strasbourg, invitent les habitants de la ville à découvrir et à s’ouvrir aux cultures, à l’histoire, à l’actualité et à la création issues de tout le pourtour méditerranéen. Pour ce moment privilégié de fête, de rencontre et de réflexion, le festival, unique et singulier en Alsace, a à cœur de promouvoir l’excellence artistique et la création de nouvelles formes, encourageant la convivialité et le vivre-ensemble.
Le festival est co-construit, dans l’esprit d’un projet associatif citoyen, auquel vous serez invité à prendre une part active. La programmation est constituée des propositions émanant des associations, des structures, culturelles, des compagnies et de l’association Strasbourg-Méditerranée, qui en assure également la direction artistique, la cohérence, l’accompagnement et la communication globale.
Source de l'article Coze

Le Comité européen des régions organise un atelier de consolidation de la paix pour la Libye

Peace building workshop for Libya

Cette semaine, deux membres du Comité européen des régions ont partagé leur expérience en matière de consolidation de la paix sur l’île d’Irlande avec 180 jeunes leaders issus de toutes les lignes de conflit en Libye, dans le cadre d’une initiative visant à encourager les jeunes Libyens à développer des projets communautaires dans leur ville natale. 

Cet événement de quatre jours, qui s’est tenu à Tunis du 2 au 5 avril, est l’un des trois ateliers sur la consolidation de la paix. Ceux-ci sont le dernier résultat d’un effort de deux ans déployé par le Comité européen des régions (CdR) pour établir une coopération entre les villes libyennes et les villes et régions européennes, et pour mettre en commun l’expertise, l’expérience et la bonne volonté internationales afin de contribuer à fournir des services publics essentiels aux villes libyennes.

Les ateliers sont le fruit d’un vaste effort collectif : le CdR a été le moteur de la collaboration politique et institutionnelle, le contenu a été élaboré par l’Institut pour l’économie et la paix (IEP), les ateliers ont été organisés par l’UNICEF, et le bailleur de fonds était le gouvernement italien. 

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Une boîte à outils développée par SwitchMed pour les entrepreneurs verts

SwitchMed

Dans le cadre du programme SwitchMed financé par l'UE, le SCP / RAC a développé une boîte à outils pratique pour les entrepreneurs verts du Maroc, d'Algérie, de Tunisie, d'Égypte, du Liban, d'Israël, de Jordanie et de Palestine, afin d'améliorer leur accès au financement dans la région MENA.

Grâce à cet outil innovant, les entrepreneurs verts peuvent découvrir leurs opportunités de financement et déterminer, en quatre étapes faciles, la stratégie de financement adaptée à leur projet « vert » dans leurs pays respectifs.

À la fin des quatre étapes de la boite à outil financière, les entrepreneurs verts disposeront de tous les instruments et connaissances nécessaires pour contacter les investisseurs potentiels et définir une stratégie de collecte de fonds pour leur entreprise verte.

SwitchMed de consommation et de production durables vise à encourager les économies méditerranéennes à passer à des profils de consommation et de production durables et à l'économie verte, y compris à des stratégies de développement à faible émission, en présentant et en diffusant des méthodes susceptibles d'améliorer l'efficacité énergétique et des ressources. Le programme cherche également à atténuer l'impact environnemental lié au cycle de vie des produits et, s'il le juge opportun, à promouvoir les énergies renouvelables.

Pour en savoir plus
SwitchMed – Site internet

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La Commission européenne lance l’Initiative WestMED pour un espace maritime méditerranéen plus sûre et plus sécure


The European Commission launches the WestMED Initiative for a safer and more secure Mediterranean maritime space

La quatrième réunion du Comité de pilotage de l'Initiative OuestMED, s'est tenue le 3 octobre 2018 à Alger, co-présidée par l'Algérie et la France. 

L'initiative regroupe 10 pays de la Méditerranée (Algérie, Espagne, France, Italie, Lybie, Malte, Maroc, Mauritanie, Portugal et Tunisie) autours de 3 grands objectifs communs: un espace maritime plus sûre et plus sécure; une économie bleue intelligente et résiliente à l'horizon 2022; et une meilleure gouvernance de la mer.

Cette quatrième réunion a vu le lancement du mécanisme d'assistance technique mis en place par la Commission européenne pour accompagner les pays participants et leurs parties prenantes dans la mise en œuvre de cet effort conjoint.

L'Initiative OuestMED a déjà délivré des résultats concrets: 8 projets ont déjà été financés, pour un budget total d'environ 7.6 millions d'euros. L'Algérie participe notamment à un projet sur le renforcement des capacités à répondre aux cas de marées noires.

Une conférence des parties prenantes de OuestMED est prévue à Alger début décembre, suivie par une conférence ministérielle, pour donner impulsion au développement d'autres projets.

Pour en savoir plus
Initiative WestMED– Site internet et infographie

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L’UE et le Liban tiennent des réunions sur les droits de l’homme, la démocratie et la gouvernance, ainsi que sur la sécurité et la justice

EU-Lebanon

Les 2 et 3 octobre, l’Union européenne et le Liban ont tenu des réunions de haut niveau à Beyrouth sur toute une série de sujets, notamment les droits de l’homme, la démocratie et la gouvernance, ainsi que la sécurité et la justice. 

Ces réunions ont eu lieu dans le cadre du dialogue politique régulier prévu par l’accord d’association UE-Liban de 2006 et les priorités du partenariat UE-Liban arrêtées en novembre 2016.

Les réunions ont été co-présidées par S.E. l’Ambassadeur Hani CHEMAITELLY, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et des Émigrants, et S.E. l’Ambassadeur Colin SCICLUNA, directeur général adjoint pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord au Service européen pour l’action extérieure (SEAE).

Ces réunions se sont tenues à un moment où le Liban et l’UE continuent de renforcer leur partenariat pour relever de nombreux défis communs, y compris ceux résultant des conflits régionaux en cours au Proche-Orient.

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Erdogan menace frontalement les géants pétroliers en Méditerranée orientale

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À l'occasion de la mise en service d'un navire de combat, le président turc a menacé tous les acteurs économiques qui souhaiteraient exploiter le gisement de gaz naturel dans la ZEE chypriote, leur promettant un sort comparable à celui de ses ennemis en Syrie.

Une partie d'échecs bien particulière se déroule au large des côtes chypriotes, en Méditerranée orientale. Ses joueurs viennent des États-Unis, d'Égypte, de Chypre, du Liban, de Turquie, du Qatar, d'Italie, d'Israël et de France. Ils s'appellent Recep Tayyip Erdogan, Nicos Anastasiades, Total, Qatar Petroleum, ENI et ExxonMobil. Tous ont les yeux rivés sur le prix qui reviendra aux vainqueurs: la possibilité d'exploiter un gisement de gaz naturel situé dans la zone économique exclusive (ZEE) chypriote. Son ampleur est encore inconnue, mais il attise toutes les convoitises.

Alors que les géants pétroliers occidentaux se mobilisent pour débuter des forages exploratoires dans la ZEE chypriote, le président turc a profité de la mise en service d'un navire de combat ce dimanche pour menacer frontalement les puissances souhaitant exploiter les ressources du champ de gaz en tenant Ankara à l'écart. Utilisant un vocabulaire tranchant, Erdogan a qualifié les majors pétrolières de «pirates», et a promis aux «forbans» qui défieraient son pays un sort similaire à celui de ses ennemis en Syrie, expliquant que la Turquie «n'abandonnera pas le terrain» aux puissances étrangères. «Nous n'accepterons pas les tentatives d'extraction de ressources naturelles» dans les eaux turques, à Chypre ainsi qu'en Méditerranée orientale, a-t-il renchéri, avant d'ajouter que «ceux qui pensaient qu'ils pourraient s'installer en Méditerranée orientale ou dans la mer Egée en défiant la Turquie commencent seulement à mesurer l'ampleur de l'erreur qu'ils ont commise».
Casse-tête géopolitique

Ces déclarations ne sont que les dernières en date d'une longue liste d'avertissements envoyés par Recep Tayyip Erdogan à ses adversaires. Le conflit autour du gisement de gaz naturel chypriote remonte à sa découverte, en 2011. Depuis, la République de Chypre, au centre de l'attention, a multiplié les contrats d'exploration avec de nombreux géants des hydrocarbures comme le français Total, l'italien ENI et l'américain ExxonMobil, très vite attirés par les perspectives représentées par le gisement. Le gouvernement chypriote espère profiter de cette manne gazière pour financer de nombreux programmes de développement sur l'île, et souhaite que les firmes d'hydrocarbure puissent commencer leurs forages dès que possible.

Cependant, ces ambitions se heurtent à la volonté d'Ankara. La Turquie conteste les contours de la ZEE chypriote et le président Erdogan se pose en défenseur de la «République turque de Chypre du nord» (RTCN), qui occupe la moitié nord de l'île et dont l'existence n'est pas reconnue par la communauté internationale. Selon lui, les Chypriotes turcs doivent avoir une place à la table des négociations et «l'État» devra recevoir une part des ressources générées par l'exploitation du champ de gaz. Une idée balayée du revers de la main par les Chypriotes grecs, qui conditionnent tout partage à une résolution du conflit qui divise l'île depuis plus de 45 ans.

Ces derniers mois, l'affaire a pris de l'ampleur à mesure que les appétits s'aiguisaient et que l'ampleur du champ gazier se précisait. En novembre dernier, le président chypriote, Nicos Anastasiades avait ainsi expliqué au Figaro que la «présence dans notre zone des grandes compagnies internationales» comme Total ou ExxonMobil était la «meilleure réponse» aux «protestations» turques. Il attendait également le soutien de la France, et souhaitait que cette dernière défende la «souveraineté» chypriote face aux agissements d'Ankara.

En février, toutefois, un nouveau palier a été franchi. Au début du mois, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, avait déclaré dans un entretien à Kathimerini qu'Ankara était «prête à prendre toutes les mesures nécessaires» pour défendre les intérêts turcs et chypriotes turcs en Méditerranée orientale. «En tant que copropriétaires de l'île, les Chypriotes turcs ont un droit inaliénable aux ressources naturelles qui l'entourent», avait-il ajouté. Quelques jours plus tard, la Turquie avait profité de la crise politique en Italie pour bloquer un navire affrété par la firme italienne ENI, l'empêchant de rejoindre son lieu de forage dans la zone économique chypriote. Ankara avait alors prétexté des «manœuvres militaires», et le bateau était finalement reparti bredouille face aux bâtiments de guerre turcs.
«Provocations»

Après plusieurs mois d'accalmie, les tensions sont reparties à la hausse cet été. Les autorités chypriotes ont multiplié les rencontres avec les dirigeants des grandes firmes d'hydrocarbure, dont Total, l'été dernier, et ExxonMobil, au début du mois d'octobre. Les différentes sociétés ont exprimé à de nombreuses reprises leur volonté de forer dans la zone, l'américain Exxon parlant même d'un début prévu «à un moment donné au quatrième trimestre» 2018.

Début octobre, le gouvernement chypriote a proposé aux groupes énergétiques de répondre à un appel d'offres pour exploiter un nouveau bloc gazier dans sa ZEE, une invitation qui a suscité l'ire de la Turquie qui revendique la possession de cette zone. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères avait alors rappelé que «la Turquie n'a jamais autorisé et n'autorisera jamais un pays étranger, une compagnie ou un navire à conduire des recherches non autorisées» sur les ressources naturelles de son territoire.

Les postures guerrières du président turc suscitent l'inquiétude des puissances de la région, dont Israël et l'Egypte: début 2018, le gouvernement égyptien avait déployé des navires autour de sa ZEE et du gigantesque champ gazier Zhor, découvert par ENI en 2015, en réponse aux déclarations turques. La situation, déjà tendue, risque de s'aggraver fortement dans les mois à venir, à mesure que les forages se multiplieront autour de la petite île de Chypre.

Par Wladimar Garcia - Source de l'article Le Figaro