Photomed 2015 : la Méditerranée vue d'Espagne.

Du 28 mai au 21 juin se tiendra dans la commune de Sanary-sur-Mer, à Toulon et sur l’île de Bandor la cinquième édition de Photomed. Un millésime 2015 qui mettra l’Espagne à l’honneur et proposera une programmation éclectique où se mêleront classicisme et nouvelles technologies.

C’est un véritable grand écart que pratiquent les organisateurs de Photomed 2015 en proposant d’une part une exposition collective d’art vidéo « Expressions méditerranéennes. 

De la poésie à l’engagement » à l’Hôtel des Arts de Toulon et d’autre part un hommage à Édouard Boubat, composé de photographies argentiques noir et blanc des années 50 et 60. 

Le public devrait s’en réjouir puisque Photomed montrera ainsi la richesse de créations possibles avec comme matière première l’image et un thème commun, celui de la Méditerranée. 

Après Joel Meyerowitz, Gabriele Basilico et Mimmo Jodice l’année dernière, l’Hôtel des Arts présentera pour la première fois une exposition de vidéos. Quatorze artistes y ont participé, pour la plupart des photographes qui ont vu dans ce média une nouvelle forme d’expression. 

La programmation du rez-de-chaussée de l’Hôtel des Arts sera dominée par la poésie tandis que l’engagement et la protestation seront le thème commun des séquences vidéo du premier étage où se trouveront les réalisations de Leïla Alaoui, JR ou Joan Fontcuberta. 

Portfolio shadows. Photo :
Toni Catany / Collection Valid
Foto Gallery Barcelone
L’Espagne sera également à l’honneur de Photomed 2015 avec tout d’abord une très belle sélection de tirages platine de Toni Catany Le cabinet des Ombres. 

Le collectionneur et acteur espagnol Gabino Diego présentera quant à lui une sélection de ses acquisitions concentrée autour d’auteurs espagnols et latino-américains comme Mario Cravo Neto, Alberto Garcia Alix, Isabel Munoz, etc.

La Valid Foto Gallery de Barcelone participe à la tenue de deux autres expositions : celle d’Álvaro Sánchez-Montañés, qui pratique la photographie avec humour, cherchant toujours la situation surprenante, le point de vue cocasse qui fera sourire le spectateur, tandis que Luis Vioque s’inscrit dans une démarche plus onirique et plus poétique avec une série de panoramiques sur le thème du voyage.

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Collioure, 1954. Photo : Édouard Bouba
Les impressions noir et blanc sur toile de Jorge Ribalta issues des collections de la Maison Européenne de la Photographie seront exposées sur l’île de Bendor, tandis que la Maison du festival, sur le port de Sanary, accueillera l’exposition Beirut in Motion, prêtée par le ministère du Tourisme du Liban.

Outre la vingtaine d’expositions prévue pour l’événement, Photomod sera également l’occasion de lectures de portfolios, les 29 et 30 mai, de la tenue d’une librairie éphémère permettant d’acquérir les ouvrages des artistes exposés et de la mise en place, du 28 mai au 7 juin, d’un village des marques où les visiteurs pourront essayer du matériel photo.
Tout le programme est disponible sur le site du festival : www.festivalphotomed.com

Photo : Luis Vioque / Collection Valid Foto Gallery Barcelone
Source de l'article Le Monde de la Photo

L’UE reste le premier partenaire commercial du Maroc alors que le pays continue son processus de réforme



Le Maroc a fait des progrès significatifs dans la mise en œuvre du plan d’action de la Politique Européenne de Voisinage (PEV) sur la voie de la consolidation des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ainsi que l’adoption et la mise en œuvre d’une politique migratoire ambitieuse, considère le rapport de Suivi 2014 concernant le Maroc, qui souligne que l'UE est restée en 2014 le principal partenaire commercial du Maroc.
 
Le rapport de suivi note que la problématique de la lutte contre la corruption reste un chantier important au Maroc.
 
En 2014, l’UE a adopté des programmes ambitieux dans le cadre de l’Instrument Européen pour le Voisinage (IEV) pour un montant de 218 millions d'euros. Ils visent à soutenir des réformes dans les secteurs de la santé (€90 millions) et de la justice (€70 millions) ainsi que la construction de la centrale solaire de Ouarzazate (€38 millions). Le budget indicatif pour la période 2014-2017 se situe entre 728 et 890 millions d'euros. 
 
Pour en savoir plus
Rapport sur la PEV – Fiche sur le Maroc 
Action extérieure de l’UE – Maroc
Politique européenne de voisinage - Documents de référence
Action extérieure de l’UE – Politique européenne de voisinage
EU Neighbourhood Info Centre - Maroc
 

Rapport PEV: l'Egypte émerge d’une transition et un contexte sécuritaires compliqués



Le développement politique et économique de l'Egypte a été marqué en 2014 par une transition compliquée qui a été elle-même influencée par le contexte sécuritaire intérieur et régionale difficile, selon le rapport de suivi de la PEV pour 2014, publié cette semaine.
 
L'Egypte est apparue comme un partenaire clé en politique étrangère dans la tourmente régionale, tandis que la transition politique a continué avec l'adoption d'une nouvelle Constitution par référendum en janvier 2014 et l'élection d'un président en mai. Une troisième étape clé - des élections législatives - est prévue pour 2015, et des efforts restent à faire en matière de gouvernance, de l’état de droit et des droits de l'homme, indique le rapport, faisant état de restrictions des libertés d'association, de réunion et d'expression.
 
En 2014, le financement de l'UE par le biais de l'Instrument européen pour le voisinage s’est élevé à €115 millions, pour le programme égyptien de connexion au gaz naturel (€68 millions), le programme de la gestion des eaux usées de Kafr El Sheikh (€17 millions), ainsi que l'accès à l'éducation et la protection pour les enfants en situation difficile (€30 millions). 
 
Pour en savoir plus
Paquet PEV – Fiche Egypte
Service d’Action Extérieure UE - Egypte
Centre d’information pour le voisinage européen – Egypte
Délégation de l’UE en Egypte – site internet
Politique Européenne de Voisinage – Documents de référence
Service d’Action Extérieure UE – Politique Européenne de Voisinage
 

Festival les Suds à Arles

Le Festival Les Suds à Arles fête ses 20 ans ! Rendez-vous du 13 au 19 juillet avec une programmation musiques du monde.

Festival les Suds � ArlesVoilà déjà 20 ans que le festival s'établit à Arles, et propose chaque été plus de 60 concerts et rencontres musicales originales. Les Suds à Arles est un festival dédié aux musiques du monde qu'il développe au coeur de la cité arlésienne. 

Cette année, le Théâtre Antique recevra Taraf de Haïdouks le 15 juillet. Les musiciens de la formation originaire de Roumanie, incarnent la tradition des musiques des Balkans depuis plus de 25 ans. Leurs chants ont des airs canailles, et sous l'impulsion des musiciens, les instruments se font virevoltants. Le lendemain, les festivaliers prendront un aller simple pour Cuba ! Le Théâtre antique vibrera sous la musique populaire cubaine de l'Orquesta Buena Vista Social Club le 16 juillet.

Le 17 juillet, le Magrheb sera représenté par le chanteur tunisien Dhafer Youssef, et la formation marocaine Titi Robin & Medhi Nassouli. Un groupe que les habitués des Suds connaissent bien, puisqu'ils n'en sont pas à leur premier passage à Arles dans le cadre du festival. Le 18 juillet ce sera la chaleur méditerranéenne qui envahira les ruines antiques. Maria Farantouri, la pasionaria grecque par excellence, et Rocio Marquez pour l'Andalousie sont programmées aux Suds cet été.

Bien entendu il y aura de nouveau des moments précieux, sur la Cour de l'Archevêché cet été et les afters au Parc des Ateliers satisferont aussi les fêtards. Les Suds à Arles ce sont aussi des rendez-vous gratuits en journée, des stages et ateliers découvertes pour les enfants,... toute la ville s'anime au rythme des musiques du monde du 13 au 19 juillet !

Source de l'article Fréquence Sud

La Tunisie adhère au projet méditerranéen de tourisme alternatif

La Tunisie prépare un cadre juridique spécifique du tourisme alternatif, a annoncé, lundi 2 mars, la ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Salma Elloumi-Rekik.

Résultat de recherche d'images pour "La Tunisie adhère au projet méditerranéen de tourisme alternatif"Ce cadre s'inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie visant à développer le tourisme alternatif de manière à diversifier et renforcer la compétitivité du produit touristique national, a-t-elle ajouté à l'ouverture de la 3ème rencontre sur le projet du Réseau méditerranéen ouvert du tourisme durable, tenue à Tunis.

Lancé depuis deux ans, grâce à un financement de l'Union européenne, le projet du réseau ouvert méditerranéen du tourisme durable, vise à valoriser les richesses civilisationnelles et culturelles et à consacrer le tourisme alternatif et ce en mettant l'accent sur les spécificités des pays membres du réseau.

Chaque pays du réseau, en l'occurrence la Tunisie, l'Italie, la Palestine, le Liban, la Jordanie, la Grèce et l'Espagne, est appelé à choisir cinq villes et à oeuvrer, dans un cadre participatif associant les autres pays afin de valoriser ses richesses locales. En ce qui concerne la Tunisie, les villes choisies sont Béja, Le Kef, Zaghouan, Mahdia et Nabeul.

Pour Mme Elloumi, les régions intérieures notamment les petits villages recèlent des richesses notamment, dans le domaine de l'artisanat et la cuisine de terroir ce qui est susceptible de promouvoir le site tunisien et de créer de nouveaux postes d'emploi.

De son côté, la présidente de l'Union nationale de femme tunisienne (UNFT), Radhia Jeribi, a affirmé que le projet permettra d'impulser les activités artisanales, ajoutant que l'UNFT oeuvrera en tant que partenaire à ce projet, à faire connaître le rôle que peut jouer la femme afin de promouvoir le tourisme alternatif.

Quant au fondateur et directeur du projet, Domenico Bearzatto, il a souligné que le projet a pour objectif également d'inscrire la promotion du tourisme classique et alternatif parmi les priorités du programme touristique international.

Source de l'article Webmanagercenter

Une dizaine de fromagers et responsables méditerranéens accueillis à Aurillac

Des fromagers égyptiens, libanais et tunisiens ont confronté leurs expériences avec les techniciens et élèves de l’Enilv durant deux jours.

Les maîtres fromagers tunisiens préparent du testouri, fromage frais à base de lait de vache qui peut être agrementé de poivre ou de persil, selon une technique traditionnelle. - photos christian stavel
Les maîtres fromagers tunisiens préparent du testouri, fromage frais à base de lait de vache qui
peut être agrementé de poivre ou de persil, selon une technique traditionnelle. - photos Christian Stavel
Ils ont appris à se connaître, à s'apprécier. « Ce serait beaucoup plus compliqué si on ne s'entendait pas bien », sourit Selma Tozanli. Chercheur et enseignante au Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes de Montpellier, elle est l'un des porteurs d'un projet financé par l'Union européenne, le projet Lactimed.

« C'est un projet de voisinage et de partenariat », explique Selma Tozanli, dont les principaux objectifs sont de « renforcer la production et la distribution de produits laitiers typiques et innovants en Méditerranée ». Lancé en 2011, Lactimed devrait être prolongé jusqu'à la fin de l'année. Cinq pays participent à cette expérience inédite : le Liban, l'Égypte, la Tunisie, la Grève et l'Italie (*), mais seuls les représentants des trois premiers étaient présents à Aurillac mercredi et jeudi derniers.

Mais pourquoi à Aurillac ? « Nous avons cherché des écoles pour que nos maîtres fromagers méditerranéens puissent fabriquer leurs fromages. Nous avons essayé à Montpellier, à Marseille, à Saint-Chély d'Apcher… Et seule l'Enilv dispose des structures pour nous accueillir », confie Selma Tozanli (lire ci-contre).

Une base de travail

Said R. Gedeon est chef du département agriculture et développement de la Chambre de commerce et d'agriculture des régions de Zahle et Bekaa, et coordonnateur du projet au Liban : « Lactimed est un projet temporaire. Toutes les expériences que nous avons partagées sont une base de travail pour nous permettre de développer le secteur laitier ».

Elias Tannoury travaille dans l'entreprise familiale qui fabrique des fromages à base de lait de vaches et de brebis, située dans un petit village à 1.400 m d'altitude, proche de la plaine de la Bekaa au Liban : « C'est une expérience intéressante pour nous. Nous venons de passer six mois en Italie pour adapter nos productions en utilisant les méthodes européennes, et notamment françaises ». Outre l'aspect technique, Elias Tannoury voit dans le projet une « opportunité. Dans l'immédiat nous ne pouvons pas exporter nos produits vers l'Europe, en raison des normes sanitaires. Mais Lactimed est en train d'essayer de changer les choses pour que l'on puisse le faire ».

Un discours sensiblement identique pour Amr Daoud, directeur général de l'entreprise familiale à Alexandrie, en Égypte, pour qui exporter vers « l'Europe pourrait nous ouvrir de nouveaux marchés. Nous travaillons à changer cela ».

Retrouver les traditions

Qu'ils soient gros ou petits producteurs, l'intérêt du projet Lactimed vise à améliorer la qualité de l'ensemble de la filière de production en tenant compte des spécificités de chaque région. Des prairies à l'étal. « Par exemple, en Sicile, le réseau de distribution est bien établi, mais ils ont des problèmes d'approvisionnement en lait cru », explique Selma Tozanli. « En Égypte, la fève est un aliment très utilisé par les hommes. Les déchets étaient utilisés dans la tradition pour nourrir les animaux. Revenir à cette tradition pourrait réduire le coût de l'alimentation dans le produit fini ».

La création de réseaux, de groupements adaptés à chaque production et territoire est un moyen d'arriver à améliorer la qualité des produits. Et au final, de ceux qui en vivent.

(*) Au Liban, la région de la Bekaa et de Baalbeck-Hermel ; en Tunisie, les régions de Bizerte et Béja ; en Égypte, les régions d'Alexandrie et de Beheira ; en Italie, la Sicile, et en Grèce, la région Thessalie.

Bruno-Serge Leroy (bruno.leroy@centrefrance.com) - Source de l'article La Montagne

Conférence ministérielle du dialogue 5+5 Eau - Adoption de la convention d’Alger

Une stratégie de l'eau en méditerranée occidentale a été adoptée, ce mardi, à Alger par les 10 pays membres Dialogue 5+5, à savoir l'Algérie, le Maroc, le Tunisie, la Libye et la Mauritanie pour la rive Sud et l'Espagne, le Portugal, la France, l'Italie et Malte pour la rive Nord.


La conférence ministérielle du Dialogue 5+5 d’Alger a été co-présidée par le Ministre de Ressources en Eau, Hocine Necib, et la Ministre espagnole de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l'environnement, Isabel Garcia Tejerina. Outre les parties concernées par la signature de la convention, plusieurs organismes ont pris part à cet événement, dont la FAO, l’EU et l’UPM. 

A travers cette stratégie, les 10 pays visent à instaurer une bonne gouvernance du secteur de l’eau. Le Dialogue 5+5 Eau est un espace de concertation, de coordination et d'un mécanisme de coopération pour assurer un développement durable de la ressource en eau dans la sous-région caractérisée par une accentuation de la rareté de l'eau. L'instrument mis en place soutiendra également la stratégie nationale de développement et d'atténuation des impacts du changement climatique sur la ressource dans la région.

Dans son intervention, Hocine Necib a fait une brève présentation des réalisations enregistrées par l’Algérie en matière de la gestion et la mobilisation des ressources en Eau. A ce propos, il dira que « 98% de la population est raccordée à l’eau potable. Le pays compte 185 stations d’épuration d’eau usée dont 1/3 sont implantées sur la côte algérienne pour un objectif zéro rejet dans la méditerranée».

« En Algérie nous devons faire un effort pour économiser l’eau notamment dans le secteur de l’agriculture. Nous devons recourir à l’irrigation moderne dont le goutte à goutte pour économiser au moins 50% des quantités d’eau utilisées lorsque les techniques d’irrigation sont traditionnelles », a expliqué Hocine Necib lors d’un point de presse co-animé avec son homologue espagnole. Selon lui, le Dialogue 5+5 Eau permet aux pays de la rive Sud d’acquérir le savoir-faire des pays de la rive Nord qui contrairement à l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie ne connaissent pas de problème de pluviométrie. 

Pour sa part, Isabel Garcia Tejerina, pour qui la rencontre d’Alger est un succès, s’est prononcée sur le défi à l’avenir du Dialogue5+5 Eau, en parlant des projets à réaliser. « Nous n’avons pas de fonds. Mais nous estimons que l’Union européen peut participer au financement des projets devant être lancé dans la région », a-t-elle estimé toute en s’engageant que son pays e va mettre à la disposition des pays son savoir-faire dont des techniques qui ont fait leurs preuves en Espagne. 

Faudra-t-il rappeler, par ailleurs, que le dialogue 5+5 Eau est une initiative Algéro-espagnole. Annoncé lors de la 68ème session de l'Assemblée générale des Nations unies, le dialogue 5+5 Eau a été lancé lors du 1er Forum des 10 pays qui s'est tenu à Barcelone en octobre 1013.

Par Mahmoud Chaal - Source de l'article Leconews

Euromed Jeunesse : une nouvelle publication sur le travail de jeunesse au Maroc



Un rapport sur ‘le travail de jeunesse et la participation de la jeunesse au niveau local au Maroc’ a été publié par le projet EuroMed Jeunesse IV financé par l’UE. Le rapport est le résultat d’une visite d’étude au Maroc l’année dernière. C’est le cinquième numéro de la série « Le travail de jeunesse en… » dédiée au travail de jeunesse dans les pays méditerranée partenaires.
 
La publication, qui sera bientôt également disponible en français, offre:
  • un aperçu du travail de jeunesse au Maroc;
  • le contexte éducatif et pédagogique;
  • un aperçu statistique de la situation des jeunes et de leur participation à des projets au niveau local;
  • les défis auxquels les travailleurs dans le secteur de la jeunesse font face pour le développement de projets au niveau local;
  • des exemples de projets et les meilleures pratiques.
La prochaine publication de la série concernera le Liban.
 
L’UE finance EuroMed Jeunesse IV, un programme régional doté d’un budget de 5 millions d’euros pour la période 2010-2013 qui se propose de stimuler et d’encourager la compréhension mutuelle entre les jeunes de la région euro-méditerranéenne, de lutter contre les stéréotypes et les préjugés et de promouvoir la solidarité en encourageant la citoyenneté active. Il entend également contribuer au développement des politiques de la jeunesse dans les pays méditerranéens partenaires.
 
Pour en savoir plus
EuroMed Jeunesse IV – fiche et actualités
EuroMed Jeunesse IV – page internet
EU Neighbourhood Info Centre : Page internet – Jeunesse

Mogherini: message fort pour le dialogue de la part des dirigeants locaux libyens



L'appel des représentants des municipalités libyennes à l'appui du dialogue politique libyen dirigé par l'ONU et à la nécessité d'établir un gouvernement de concorde nationale est un message fort en faveur du processus politique en cours, a déclaré la Responsable des affaires étrangères de l'UE Federica Mogherini aujourd'hui après deux jours de réunions organisées par l'Union européenne.
 
« Cette réunion a également aidé à construire une certaine unité dans la lutte contre la menace terroriste. Toute forme de violence ne peut qu’entraver le processus politique ... seule une solution politique permettra d'assurer un avenir pacifique pour le pays », a-t-elle dit.
 
La réunion a porté sur des questions telles que les défis humanitaires auxquels font face les conseils locaux et les moyens pour le renforcement de l’assistance humanitaire de l'ONU, de la situation des détenus et des personnes disparues, ainsi que delle des Libyens déplacées à l'intérieur et à l'étranger, et les améliorations dans le fonctionnement des aéroports et le trafic aérien. 
 
 
Pour en savoir plus 
EU Neighbourhood Info Centre – page web sur la Libye 
Délégation de l’UE en Libye – Site internet et page Facebook 

Saint-Denis : le Maghreb et le Moyen-Orient à l’honneur à l’Ecran

Pas moins de onze salles accueillent à partir de ce mardi la 10e édition du Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient. La manifestation, portée en majeure partie par le cinéma L’Ecran de Saint-Denis, propose un large panel de films.
Saint-Denis, 15, rue Catulienne, ce lundi. Emma Raguin, l’un des piliers de l’équipe qui choisit la programmation du festival Panorama des films du Maghreb et du Moyen-Orient depuis dix ans
Saint-Denis, 15, rue Catulienne, ce lundi. Emma Raguin, l’un des piliers
de l’équipe qui choisit la programmation du festival Panorama des films
du Maghreb et du Moyen-Orient depuis dix ans 
(LP/M.-P. B.)

« La programmation est cette année encore d’une grande richesse, explique Emma Raguin, en charge de la coordination de l’événement. Il s’agit pour certains des films programmés de trouver une société de distribution en France. »
Premier rendez-vous ce mardi soir à 20 heures* à l’Ecran avec le documentaire « No land’s song » de Ayat Najafi, coproduit par la France et l’Allemagne, en présence de l’équipe de tournage. Le film raconte l’histoire de la jeune compositrice iranienne, Sara Najafi. La musicienne va tenter d’organiser un concert officiel pour des chanteuses solistes. Or depuis la révolution de 1979, en Iran, il est interdit aux femmes de chanter en public en solo. Pour appuyer son projet, elle invite les françaises Elise Caron, Jeanne Cherhal et Emel Mathlouthi à participer. Réussira-t-elle ?
Pour continuer, ce jeudi, à 21 heures, toujours à l’Ecran, il ne faut pas manquer le long-métrage de Merzak Allouache « Les terrasses », une production franco-algérienne. Le cinéaste montre cinq terrasses de cinq quartiers d’Alger au rythme des appels à la prière. De l’aube à la nuit, ce sont cinq histoires aussi qui s’enchevêtrent et se bousculent. Le temps d’une journée, il y est question de violence, d’intolérance, de conflits sans fin qui minent, selon l’auteur, la société algérienne.
PCMMO_visuel10Ce vendredi, à 12 h 15, le public pourra voir ou revoir le film plein d’humour et de tendresse, « Né quelque part », de Mohamed Hamidi. Le réalisateur qui met entre autres en scène Jamel Debbouze livre une série de portraits de « blédards » assez touchants. Dans un autre genre, le documentaire d’une réalisatrice de Saint-Denis, Nassima Guessoum, intitulé « 10 949 femmes » sera projeté, ce même vendredi, à 14 h 15, en présence de l’équipe du long-métrage. L’héroïne, oubliée de la révolution algérienne, raconte son histoire de femme dans la guerre, sa lutte pour une Algérie indépendante, ses questions sur la liberté.
A note que le festival essaime au-delà de Saint-Denis. Il propose des rendez-vous cette année encore à Paris aux cinémas Le Louxor et L’entrepôt, où « Home sweet home » de Nadine Naous sera projeté le 9 avril. Toujours plus loin, le festival qui se termine le 19 avril a prévu une projection jusque dans les Yvelines, à Mantes-la-Jolie, dans la salle du collectif 12, avec « Tinghir-Jérusalem, les échos de Mellah » de Kamal Hachkar (le 14 avril).
* Soirée d’ouverture gratuite sur réservation au 01.49.33.66.88. A partir de ce mardi et jusqu’au 19 avril, au cinéma l’Ecran, place du Caquet, à Saint-Denis. Tarif : 3,50-7 €. Programme complet sur www.pcmmo.org

Par Marie-Pierre Bologna - Source de l'article Le Parisien 

Convention France-Afrique du Nord : La transition énergétique en question

La Convention France-Maghreb s’est tenue, dans sa 13e édition, les 27 et 28 mars au Palais des congrès de Paris. 


Ce rendez-vous économique d’excellence entre l’entrepreneuriat nord-africain et français a été l’occasion pour débattre de la question, ô combien cruciale, de l’énergie et de la transition énergétique dans ces pays.

«Nous consacrons, dans chacune de nos éditons, une journée complète aux énergies, car c’est le secteur stratégique le plus attractif pour les entreprises françaises. Néanmoins, notre objectif, vu les spécificités historiques et culturelles qui unissent la France à ces pays, est d’essayer de fonder un vrai partenariat, au-delà des relations commerciales entre les entreprises françaises et nord-africaine», a déclaré Mohamed El Ouahdoudi. Ce dernier a indiqué que la Convention – qu’il préside – est rebaptisée, à partir de cette année, Convention France-Afrique du Nord. Jusque-là constitué de cinq pays maghrébins et de la France, l’organisme s’est renforcé avec l’adhésion de l’Egypte.

Animé par Francis Perrin, directeur de la rédaction de Pétrole et gaz arabes, le débat s’est aussitôt ouvert avec les concernés. «D’abord, il faut dire qu’avec les prix actuels du pétrole, il n’y a pas beaucoup de pays attractifs», a souligné Jean-Daniel Blasco, directeur Afrique du Nord pour l’exploration-production de Total. Il a mis ensuite l’accent sur le climat d’affaires et la sécurité, à l’orée des attaques ciblant les installations pétrolières.

La solution pour lui, c’est l’intervention des Etats dans ce domaine, saluant dans ce sens «le gouvernement algérien qui s’est fortement mobilisé pour sécuriser ses installations pétrolières». Concernant les énergies fossiles non conventionnelles, le conférencier affirme que «l’Afrique du Nord est une région très riche en pétrole et gaz de schiste, notamment l’Algérie et la Libye, selon les études de l’Agence internationale de l’énergie».

Ne voulant pas se positionner dans le débat qui agite l’Algérie depuis plusieurs mois, M. Blasco a assuré que le projet de son exploitation se situe «vraiment à long terme. Cela nécessite un développement extrêmement important des industries parapétrolières. Et puis, il faudra surtout que les Etats travaillent davantage sur l’acceptabilité de cette énergie par les populations locales».

Comme Total, «GDF Suez a beaucoup d’ambitions en Afrique du Nord», selon Jean-Claude Depail, directeur adjoint de ce groupe français, leader mondial dans la production d’électricité. «Nous sommes présents particulièrement en Algérie. Notre coopération avec Sonatrach dure depuis plus de 50 ans. Nous sommes son deuxième client. En 2014, Sonatrach a fourni 16% de nos approvisionnements en gaz naturel», a-t-il précisé. Sur le plan production, le cadre de GDF Suez a annoncé que le site Touat, dans la wilaya d’Adrar, sera mis en production en 2017. «Nous visons une production de 4,5 milliards de mètres cubes par an en phase plateau, durant 27 ans. Le site dispose de 10 gisements, mis en production via 41 puits», a expliqué M. Depail.

Encourager la transition énergétique

Ce dernier vante, par ailleurs, l’offre de son groupe en matière d’énergies renouvelables, notamment au Maroc. Tout comme Sébastien Robert, directeur général d’EDF Energies nouvelles au Maroc, en évoquant l’expérience marocaine dans ce domaine. Cette problématique de la transition énergétique, qui représente un enjeu majeur pour l’Algérie de demain, a été justement décortiquée par Abdelmadjid Attar, ancien PDG de Sonatrach. «Il faut utiliser la rente provenant des hydrocarbures pour la transition économique de l’Algérie et assurer la sécurité énergétique à long terme du pays», a-t-il prévenu d’emblée. Il rappelle que l’Algérie consomme déjà 36% de sa production d’énergie. A l’horizon 2030, avec les prévisions actuelles, la production suffira juste à la consommation locale, sans pouvoir exporter. Le marché intérieur, selon M. Attar, ne cesse d’évoluer : «La consommation en électricité a augmenté de 18% en 2014.

Elle est habituellement à 12% d’augmentation annuelle. La consommation du carburant s’accroît de 8% chaque année, le gaz naturel de 7%, etc.» L’orateur explique que notre pays doit «absolument réduire la consommation interne du gaz naturel s’il veut continuer à en exporter jusqu’à 2030». Dans cette optique, le ministère de l’Energie et des Mines prévoit de produire, d’ici cette date, 27% de l’électricité consommée localement à partir des énergies renouvelables. De son côté, Abdenour Keramane, ancien ministre de l’Industrie et des Mines, pense qu’«il faut réserver, dès maintenant, au moins 10% des recettes des hydrocarbures pour financer le programme de la transition énergétique».

L’ancien directeur général de Sonelgaz considère même que «la transition énergétique peut être un levier de l’intégration maghrébine entre trois pays : l’Algérie, le Maroc et la Tunisie». La deuxième journée de la Convention a été consacrée exclusivement à la promotion des régions et des pays nord-africains en matière d’attractivité des investissements directs étrangers.
Par Ghezlaoui Samir - Source de l'article El Watan

Un appel à l'Europe, pour la Tunisie

Pour Radhi Meddeb, chef d'entreprise et économiste, personnalité éminente de la société civile tunisienne, son pays ne saurait rester seul dans la guerre contre l'obscurantisme criminel. 

Radhi MeddebL'Europe, en particulier, doit exprimer haut et fort sa solidarité et son soutien à la Tunisie et à son peuple. Voici pourquoi et comment.

La Tunisie vient de vivre un drame sans précédent : le terrorisme a frappé lâchement et aveuglément. Des victimes innocentes sont tombées sous les balles de la haine, de la violence et de l'intolérance. Ce multiple assassinat, commis froidement et dans un haut lieu de la culture et de l'Histoire témoigne, si besoin était, du projet destructeur de ces fanatiques endoctrinés et de la haine qu'ils portent à tous les attributs de la modernité et de l'intelligence.

Par la violence et l'absurdité de leurs actes, ils ont voulu porter un coup fatal au processus de transition politique de la Tunisie, processus que le monde entier a salué avec admiration et respect. Ils ont voulu bloquer la transition économique qui aurait donné réconfort et légitimité à la transition politique. L'attaque de touristes est fortement symbolique du rejet par ces criminels de toute forme d'ouverture économique et culturelle. Le choix délibéré du lieu est un rappel des accointances de ces terroristes avec leurs inspirateurs rétrogrades : talibans d'hier, État islamique et Boko Haram d'aujourd'hui.

La Tunisie n'est pas seule à faire face à cette guerre contre l'obscurantisme et la bêtise. Cette guerre est globale. Elle oppose, à l'échelle planétaire, le camp des terroristes, trafiquants et fanatiques à celui des porteurs de modernité, d'ouverture, de respect des droits humains, de démocratie et de dialogue des cultures.

Plus que jamais, cette guerre nous rappelle la communauté de nos sorts, la similitude de nos destins. Face à de tels problèmes globaux, seules des solutions globales seraient à même de faire avancer la paix, la stabilité et la prospérité partagée.

La Tunisie a montré au monde sa capacité à identifier la voie politique, passant par le dialogue et le consensus. Le monde a salué sa démarche. Aujourd'hui, passé le temps de la révolte et de l'émotion, il est nécessaire que le monde et plus particulièrement l'Europe expriment haut et fort leur solidarité et leur soutien à la Tunisie et à son peuple.

Des mesures concrètes structurantes

Cette solidarité et ce soutien devraient aller au-delà des déclarations romantiques et des voeux pieux et prendre, pour une fois, le chemin de décisions fortes. Cela pourrait passer par :
  • la mutualisation des moyens et l'échange d'informations entre les différents pays de la région dans une mobilisation conjointe et déterminée contre le terrorisme ;
  • la mise en place, au profit de la Tunisie, d'un programme ambitieux de développement des infrastructures, cofinancé par la Banque européenne d'investissement (BEI), la Banque mondiale et ouvert aux fonds souverains du Golfe ;
  • la mise en place au profit de la région d'une banque méditerranéenne de développement, constituée autour de la Femip, ouverte aux pays qui le souhaitent, destinée au financement des PME, à l'accompagnement des réformes nécessaires à la transformation des économies de la région et à la construction et au renforcement des capacités institutionnelles des pays bénéficiaires ; - la mise en place de programmes de jumelage entre administrations, secteurs économiques et sociaux de pays des deux rives de la Méditerranée, afin de favoriser et d'accélérer leur évolution et leur modernisation ;
  • la mise en place d'une facilité de financement des activités de la société civile, de l'économie sociale et solidaire et des activités culturelles par un prélèvement à opérer systématiquement sur les montants de la coopération financière entre les deux zones
  • la mise en place d'une structure permanente de dialogue et de concertation entre les acteurs politiques, sociaux et économiques de la région afin de favoriser la compréhension mutuelle, l'échange de connaissances et d'expériences et l'élaboration d'un projet sociétal partagé.
Des actions immédiates de soutien

À court terme et pour aider la Tunisie à se sortir de ses difficultés économiques, l'Europe devrait :
  • lever, pour la campagne en cours, le quota imposé à l'huile d'olive tunisienne ;
  • mettre en place une garantie d'un milliard d'euros par an, sur cinq ans, de la Banque centrale européenne pour le financement sur le marché des capitaux des besoins de développement de l'État tunisien ;
  • convertir une partie substantielle de la dette extérieure de la Tunisie en investissements dans des partenariats publics-privés (PPP), parallèlement à l'engagement fort de la Tunisie en matière de réformes structurelles et d'assainissement de ses équilibres macroéconomiques ;
  • étendre le bénéfice du programme d'échange Erasmus aux étudiants des universités tunisiennes ;
  • mettre en place un fonds d'investissement eurotunisien pour financer les partenariats et colocalisations des entreprises européennes en Tunisie et tunisiennes en Europe.
Une démarche volontaire et audacieuse est nécessaire pour exprimer haut et fort la solidarité internationale à la Tunisie en ces temps d'adversité.

Cela est à la portée de l'Europe, pourrait influer positivement sur le processus politique et économique en cours en Tunisie et favoriser la paix et la sécurité dans l'ensemble de la région. Sachons être à la hauteur des enjeux et des défis de l'Histoire. Sachons rompre avec la fatalité du « Toujours trop peu, toujours trop tard !»

Par Alfred Mignot - Source de l'article La Tribune

L’UE évalue la mise en œuvre de la politique européenne de voisinage en 2014 : la sécurité, principal défi dans les deux régions



L’UE a publié aujourd’hui une série de rapports annuels évaluant la mise en œuvre de la politique européenne de voisinage (PEV) avec les 16 pays partenaires d'Europe orientale et du sud de la Méditerranée et fait des recommandations pour l'année à venir.
 
L'année 2014 a été marquée par la signature d'accords d'association avec la Géorgie, la République de Moldavie et l'Ukraine, par la transition démocratique en Tunisie et par le resserrement des liens avec le Maroc. Néanmoins, les problèmes sécuritaires et humanitaires se sont poursuivis, tant à l'est qu'au sud, et un soutien important a été mobilisé par l'UE pour aider le Liban et la Jordanie à surmonter les effets de plus en plus pesants de la crise syrienne
 
« 2014 aura été une année de défis majeurs: conflit armé en Ukraine, atrocités et violations des droits de l'homme perpétrées par des groupes terroristes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et conflit israélo-palestinien, » a déclaré la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, ajoutant que ces évolutions ont constitué un test pour la politique européenne de voisinage. « L'UE est déterminée à intensifier sa coopération politique, économique et sécuritaire avec ses partenaires dans toute la région. »
 
Johannes Hahn, commissaire chargé de la politique européenne de voisinage et des négociations d'élargissement, a précisé que les conclusions tirées dans les rapports aideront l'Union européenne à évaluer son approche à l'égard de la région : « Nous procédons en ce moment à une vaste consultation sur la voie à suivre pour cette politique afin de définir des modes d'action plus efficaces dans notre collaboration avec ces partenaires essentiels, une démarche qui profitera aussi bien à l'UE qu'à ses voisins.»
 
Pour en savoir plus 
Rapports par pays sur la PEV : Est : ArménieAzerbaïdjanGéorgieMoldavieUkraine ; Sud: ÉgypteIsraëlJordanieMarocPalestineTunisie 
Site web de la PEV

Euromed Justice III tire les conclusions de quatre années de dialogue intensifié entre les autorités judiciaires



Le projet Euromed Justice III financé par l’UE a tenu sa conférence de clôture le 11 mars 2015 à Barcelone. La Conférence  a permis de de présenter un aperçu du travail réalisé au cours de la mise en œuvre du projet, de bénéficier d’un retour d’information par rapport aux résultats obtenus et d’arriver à un accord sur les principaux enseignements tirés.
Au cours des 4 dernières années, le projet Euromed Justice III a stimulé et regroupé les discussions sur des questions juridiques qui sont essentielles pour les systèmes judiciaires en rapide évolution dans les pays partenaires de l’UE. Le projet s’est articulé autour de trois grandes composantes : Accès à la justice et aide judiciaire - Résolution des conflits transfrontaliers en matière familiale - et Droit pénal et droit pénitentiaire.
Au total, 66 activités ont été organisées (réunions de groupes de travail, séminaires de formation, visites d’étude, visites techniques, etc.) qui ont réuni plus de 1300 personnes au total.
Euromed Justice III est un projet financé par l'UE à hauteur de 5 millions d'euros pour la période 2011-2014. Il vise à soutenir le renforcement de la capacité institutionnelle et administrative ainsi que la bonne gouvernance dans le domaine de la justice, notamment la modernisation des systèmes judiciaires, la simplification des procédures judiciaires et l'amélioration de l'accès à la justice. 
Pour en savoir plus
Euromed Justice III – fiche et actualités
Euromed Justice III - site internet 

L’Afrique du Nord victime de la nouvelle donne géopolitique ?

Résultat de recherche d'images pour "CNUCED Logo"Après le rapport sur les perspectives économiques au Moyen Orient et en Afrique du Nord, publié par le FMI en octobre 2014, le directeur du groupe CM-CIC, Christophe Mazurier, cite la CNUCED pour faire état d’un ralentissement de l’activité économique dans la région. 

Avec la chute des prix du pétrole et la montée des violences, l’émergence de ces pays est en train d’être remise en question malgré les prières du Pape François…

Le FMI met en garde contre les effets de contagion des conflits dans la région 

Dans le document de travail publié par le Fonds Monétaire International en octobre 2014, les experts internationaux soulignent les difficultés économiques des pays du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord (MOANAP). Tandis que « l’augmentation de la consommation énergétique comprime les excédents extérieurs », le développement passe par un soutien de « la croissance du secteur privé sans augmenter les dépenses publiques », alors que les Etats disposent de « peu de marge de manœuvre pour une politique anticyclique, d’où un pilotage délicat dans une conjoncture difficile ». 

Mais en plus de cette ligne de crête que doivent désormais emprunter tous les pays émergents, ceux situés dans la zone MOANAP sont confrontés à « une intensification des conflits régionaux avec des effets de contagion considérables ». 

L’Afrique du Nord victime du contexte géopolitique en 2014 selon la CNUCED 

Cependant, sur Radio France Internationale, Jean-Joseph Boillot, conseiller économique pour les pays émergents au club du CEPII évoquait plutôt le début d’une nouvelle aventure, rappelant au passage une citation de JM Keynes : « l'inévitable n'arrive jamais, l'inattendu arrive toujours ». 

Toutefois, au-delà des prévisions et des spéculations, le banquier Christophe Mazurier signale que la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement constate effectivement que « l’Afrique a attiré moins de capitaux en 2014 qu’en 2013. Une baisse de 3 % qui s’explique, là encore, par une forte disparité régionale : alors que l’Afrique subsaharienne a bien résisté, l’Afrique du Nord a souffert d’une forme de rejet qui trouve son explication essentielle dans le contexte géopolitique ». 

Croissance et sécurité : les nouveaux objectifs de la relation franco-marocaine 

En visite au Maroc, le Ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a réaffirmé l’intention de la France de s’appuyer sur le Royaume chérifien pour permettre le retour croissance dans la région. Depuis la crise des printemps arabes, Mohammed VI a montré la capacité de son pays de se réformer pour poursuivre le développement économique. Le ministre des Finances, Michel Sapin se rendra d’ailleurs au Maroc le 12 avril prochain pour évoquer la relance des relations économiques entre les deux pays. 

Enfin, cette réunion fut également l’occasion d’accroître la coopération sur les questions de sécurité et de terrorisme. Un objectif prioritaire alors que selon le magazine Jeune Afrique, les deux pays comptent environ 1500 ressortissants dans les rangs de Daesh malgré les prières du pape François « pour la paix au Moyen-Orient et dans le nord de l’Afrique »…

Par Bruno Jovan - source de l'article LeMag