La Suisse s’engage pour le développement du tourisme alternatif dans le sud tunisien

La Suisse finance un programme de développement d’un tourisme alternatif dans le Sud de la Tunisie axé sur le potentiel touristique de la région: notamment le patrimoine berbère et l’artisanat.

tourisme saharien 9 24Dans le cadre de son soutien à la Tunisie, la Suisse, par le biais de son secrétariat d’Etat à l’Economie, va financer un programme pour la réalisation d’un «organisme de gestion de la destination» dans les gouvernorats de Tataouine, Médenine et Gabès, autour d’un produit touristique unique basé sur le patrimoine berbère.

Une convention de programme afférente sera signée à Tunis, jeudi 28 novembre, par le ministre du Tourisme, Jamel Gamra, et l’ambassadeur de Suisse en Tunisie, Pierre Combernous.

La convention concerne le programme «DMO Tourisme : réalisation d’un organisme de gestion de la destination à Tataouine, Médenine et Gabès», d’un montant de 4,2 millions de francs suisses (environ 7 millions de dinars tunisiens) et d’une durée de 4 ans, qui sera mis en œuvre en étroite collaboration avec les partenaires tunisiens au niveau local et national, notamment le ministère du tourisme et l’ONTT, qui apportera une contribution en nature.

L’objectif du programme est de mettre sur pied un organisme de gestion de la destination touristique DMO («Destination Management Organisation») dans la sud-est tunisien autour d’un produit touristique unique basé sur le patrimoine berbère.

Ce DMO vise à offrir deux types de services touristiques: des séjours courts à partir du tourisme balnéaire existant et des séjours plus longs entièrement axés sur le potentiel touristique de la région.

Ce DMO permettra de créer des emplois dans les domaines touristiques et réduire la pauvreté dans cette région de la Tunisie particulièrement touchée par le chômage.

Cet organisme de gestion de la destination permettra d’étendre et de coordonner les services en lien avec le tourisme à d’autres pourvoyeurs de services dans des domaines dérivés tels que l’artisanat, les services touristiques de randonnées, les services gastronomiques et d’hébergement, les agences environnementales, les offices agricoles locaux et les centres de recherche ou autres pourvoyeurs touristiques.

Dans le cadre de la préparation du programme, dont le lancement officiel aura lieu au début 2014, une plateforme des acteurs locaux actifs dans le tourisme alternatif a été formée.

Cette plateforme, active depuis plusieurs mois, réunit des représentants du secteur public, privé et de la société civile, directement intéressés au développement du potentiel touristique de leur région.

Dans ce cadre, un atelier sur le patrimoine berbère et sa valorisation est organisé, aujourd’hui, mercredi 27 novembre, à Médenine.

La Suisse a considérablement renforcé son engagement en Tunisie depuis mars 2011 et déploie de nombreuses activités.

En matière de développement économique, le programme de la Coopération suisse met l’accent sur la création d’emplois, en particulier dans les régions défavorisées du centre et du sud du pays.
Source de l'article Kapitalis

Innovation : Le Maroc dépassé par l’Algérie et la Tunisie

Depuis 2009, le Maroc n’est plus le premier pays du Maghreb en termes d’innovations. Son déclassement est dû, selon le récent rapport du Forum Euro-méditerranéen des Instituts de Sciences Économiques, à une série de décisions prises au sein du système de recherche marocain.

« La production scientifique au Maroc en 1996 était la plus importante des trois pays du Maghreb (plus de 750 publications) mais depuis 2009 le Maroc a été dépassé par les autres pays de la région », révèle l’étude « Mobiliser le capital humain sur l’innovation en Méditerranée », du Forum Euro-méditerranéen des Instituts de Sciences Économiques (Femise), présenté au début du mois de novembre. Aujourd’hui, le score du l’ « innovation output » du Maroc est faible. Cela signifie que la capacité des idées nouvelles à atteindre le marché - pour améliorer l’emploi et la compétitivité - est faible. Le Maroc obtient un score de 24,7 contre 31,3 en moyenne sur un échantillon de 141 pays, soit la 90e place.

« Le retard qu’a connu le Maroc au niveau des publications après le début des années 2000 était dû à la mise en retraite de plusieurs chercheurs en 2005 (départ volontaire), aussi bien qu’aux réductions de fonds publics nationaux aux centres de recherche. Les réformes adoptées par le ministère de l’Education supérieure sont aussi la cause du recul des publications scientifiques tels que la promotion du passage d’un grade universitaire à un autre et le manque de recrutement d’assistants professeurs dans les universités en vue de remplacement dans les années à venir », analyse l’enquête du Femise.

Plan d'urgence manqué
Paradoxalement, le plan d’urgence lancé en 2009, « a donné lieu à une fragmentation plus grande de recherches et peu de réseaux ont pu être développés entre laboratoires de la même université et entre universités et écoles. » Les enquêteurs du Femise, dont Ahmed Driouchi, pour le Maroc estiment que la communication entre les chercheurs reste mauvaise aujourd’hui. Le Maroc manque encore de capacités managériales pour rendre pleinement efficaces les structures dont ils disposent.

En plus d’un retard sur les autres pays de la région, le Maroc compte également des liens trop forts avec l’Union européenne, pour ne pas parler de dépendance. 60% de ses co-publications sont réalisées avec l’UE et en particulier avec la France. « Sa communauté scientifique semble même être « trop ouverte » vis-à-vis de l’UE et pas assez vers le reste du monde », juge l’enquête.

L'innovation et l'espoir politique
Les systèmes d’innovation marocains sont riches en structures. Laboratoires, universités, programmes ... sont fonctionnels. « Le pays est attractif en termes d’IDE et profite d’une diaspora qualifiée et entreprenante », ajoutent les auteurs du rapport. Les entreprises marocaines ont même de plus en plus tendance à s’intéresser à la Recherche et Développement. Le financement privé de la R&D a même atteint 22% mais cette proportion reste faible par rapport aux autres pays émergents ou en développement et les interactions université-entreprise sont limitées, note le rapport.

De façon structurelle, les faiblesses du Maroc s’expliquent également par son niveau de développement économique. « La question de l’innovation est indissociable du fonctionnement d’ensemble de l’économie », reconnaissent les auteurs du rapport, mais ils refusent de s’en tenir à ce constat. « Il s’agit avant tout de développer la créativité de la société dans toutes ses composantes et d’utiliser cette créativité pour mettre en place des activités nouvelles, qui concernent le marché mondial comme le marché intérieur », estime les analystes.

D’un discours à dominante économique ils glissent vers des préoccupations politiques. « Ce discours politique est fondé sur l’espoir, la confiance en soi, la liberté, la participation aux décisions. Tout cela aide à la prise de risque indispensable pour l’innovation. Le danger pour cette jeunesse placée dans une situation d’incertitude, est de se diriger vers les enfermements intellectuels que sont, d’une part, le débat sur la place du religieux, d’autre part, le retour à des modèles de développement autocentrés », concluent-ils.

Par Julie Chaudier - Source de l'article Yabiladi

Algérie - Allemagne: Lancement d’un projet de jumelage dans les systèmes d’accréditation

Un programme de jumelage entre l’Institut fédéral allemand de recherche et d’essais en matériaux (BAM) ) et l’Organisme algérien d’accréditation (Algerac) a été officiellement lancé mardi pour renforcer le dispositif et les capacités organisationnelles de ce dernier.

D’une durée de 6 mois et d’un coût de 250.000 euros, ce jumelage s’inscrit dans le cadre du programme d’appui à la mise en oeuvre de l’Accord de l’association entre l’Algérie et l’Union européenne (P3A).

"Ce nouveau programme intervient à la veille de l’évaluation d’Algerac par ses pairs de l’UE (Europeen accréditation), prévu du 13 au 17 janvier 2014", a souligné Noureddine Boudissa, directeur général d’Algerac lors de la cérémonie de lancement.

L’obtention d’une reconnaissance auprès des organismes européens d’accréditation va permettre aux certificats d’Algerac d’être reconnus à l’international, ce qui va faciliter la pénétration des exportations algériennes sur le marché international, selon M. Boudissa.

Le chef de la délégation de l’UE en Algérie, Marek Skolil, a quant à lui souligné que cette coopération s’inscrivait dans le cadre de la mise à niveau de l’ensemble des compartiments d’Algerac dans sa quête d’une reconnaissance internationale auprès de l’instance européenne d’accréditation.

"Le nouveau jumelage qui démarre aujourd’hui devrait aboutir à cette consécration qui dotera les opérateurs algériens d’un instrument normatif d’encadrement conforme aux standards internationaux et participera à la promotion de la qualité sur le marché algérien", a-t-il estimé.

Pour sa part, l’ambassadeur d’Allemagne en Algérie, Gotz Lingenthali, a indiqué que ce projet de jumelage institutionnel était le premier du genre entre l’Algérie et l’Allemagne et le 10 ème entre l’Algérie et l’UE dans le cadre de P3A.

" Il constitue une nouvelle dimension de coopération et de soutien pour les relations algéro-allemandes dans un domaine assez stratégique", a-t-il dit.

Algerac a octroyé depuis son lancement effectif en 2009 des certificats d’accréditation à 20 organismes de contrôle de conformité. Huit autres organismes seront accrédités avant la fin de l’année, selon les données de cet organisme.

M. Boudissa a plaidé, à cet égard, pour la généralisation du système de l’accréditation sur tous les organismes d’évaluation de conformité algériens dont le nombre dépasse les 2.000 organismes.

" Un premier décret exécutif rendant obligatoire l’accréditation des laboratoires d’essai et d’analyse relevant du ministère du Commerce vient d’être promulgué et publié sur le journal officiel", a-t-il dit. "Nous pensons aussi faire de même avec les ministères de l’Energie, de l’Habitat et des Transports où on a déjà des projets de texte qui sont en cours d’élaboration", ajoute M. Boudissa.

Source de l'article APS & Maghrebemergent

Euromed Audiovisuel au 13ème Festival du cinéma méditerranéen de Bruxelles



La 13ème édition du festival du cinéma méditerranéen « Cinemamed » se tiendra à Bruxelles du 5 au 12 décembre. Euromed Audiovisuel prendra part à l'événement, en projetant notamment les courts-métrages lauréats de son concours Made in Med ainsi que d’autres titres développés à travers les initiatives de formation du programme de l’UE.
 
En compétition officielle, huit films de différents pays méditerranéens sont en concurrence pour le Grand Prix, le Prix Spécial du Jury et le Prix Cineuropa. Parmi eux, les films sud-méditerranéens sont L'Armée du Salut du réalisateur marocain Abdellah Taïa, When I Saw You de la réalisatrice palestinienne Annemarie Jacir et Rock the Casbah du cinéaste israélien Yariv Horowitz.
 
Les cinémas de Bruxelles reprogrammeront quelques-uns des meilleurs longs métrages méditerranéens de cette dernière année, dont L’Attentat du réalisateur libanais Ziad Doueiri, Omar du réalisateur palestinien primé à Cannes Hany Abu-Assad, et Les Chevaux de Dieu du réalisateur marocain Nabil Ayouch.
 
L’année 2013 marquant 50 ans d’émigration marocaine et turque en Belgique, le Cinemamed mettra l'accent sur les productions cinématographiques en provenance de ces deux pays pour comprendre l’impact démographique, socio -économique et culturel du phénomène sur la culture belge.
 
Le festival, qui coïncide cette année avec le 75e anniversaire de la Cinematek (Cinémathèque Royale de Belgique), mettra également en vedette des concerts et un marché de produits et gourmandises méditerranéens.
 
Le programme Euromed Audiovisuel III vise à contribuer au développement et au renforcement de la capacité du secteur cinématographique dans la région Sud de l'IEVP (Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie) et à promouvoir la compréhension mutuelle, le dialogue interculturel et la diversité culturelle, conformément à la « Stratégie pour le développement de la coopération audiovisuelle euro-méditerranéenne », qui a été approuvée par les ministres de la culture de la région euro-méditerranéenne en mai 2008, à Athènes. 
 
Pour en savoir plus
Observatoire européen de l’audiovisuel - site internet
Euromed Audiovisuel – base de données juridique
Euromed Audiovisuel III – fiche et actualités
Euromed Audiovisuel III – site internet

Un projet de l'UE soutient la collecte et le partage de données sur les sources ponctuelles industrielles dans la région méditerranéenne



Un projet financé par l'UE assiste plusieurs pays sud-méditerranéens en vue d’instaurer le Registre des rejets et transferts de polluants (PRTR), s’appuyant sur un système qui collecte et diffuse des informations sur les rejets dans l'environnement et les transferts de substances chimiques toxiques provenant d'installations industrielles et similaires.
 
Dans le cadre du projet ‘Système d'information de l'environnement partagé’ (SEIS), un soutien a été accordé à l’Égypte, Israël, Liban, Palestine, Tunisie et bientôt au Maroc en vue d’instaurer le PRTR comme un outil efficace dans leur système de rapport national.
 
Les six exercices pilotes sont en cours d’exécution avec l’appui du Programme Environnemental de l’ONU et également au niveau régional, avec celui de la Composante d’H2020 “Renforcement des capacités”.
 
Le projet a progressé en Égypte avec l’organisation d’un premier atelier national en mars 2013 qui a rassemblé à Alexandrie les parties prenantes nationales et des représentants de l’industrie. Un atelier national a été organisé en Tunisie en août 2013, réunissant les administrations nationales de divers secteurs. Les préparatifs pour les ateliers nationaux en Palestine et au Liban sont engagés, alors que le PRTR pilote en Israël a pour objectif de mettre au point l’interaction nécessaire du point de vue du contenu et de l’infrastructure  entre le PRTR et d’autres systèmes de rapport existants (par ex., le Protocole “tellurique” de la Convention de Barcelone). Le PRTR pilote du Maroc devrait débuter prochainement.
 
Le projet IEVP-SEIS vise à promouvoir la protection de l'environnement dans les pays de la région IEVP. Les principaux résultats porteront sur les trois composantes du SEIS - la coopération, le contenu et l'infrastructure - grâce à une meilleure mise en réseau avec les capacités nationales en matière d'information environnementale. En outre, il favorisera l'accès du public à l'information grâce à des outils d'échange compatibles et disponibles gratuitement.
 
L'Initiative Horizon 2020 vise à améliorer la qualité de vie de plus de 420 millions de citoyens vivant dans 25 pays sur les côtes de la Méditerranée. Il s’agit d’un programme d’ensemble réunissant les politiques, stratégies et plans d’action pour une amélioration de la protection environnementale.Horizon 2020 dispose de mécanismes de renforcement des capacités, de recherche, de surveillance et de contrôle qui placent l'initiative dans une excellente position pour relever les défis auxquels elle est confrontée en permettant d'assurer une utilisation efficace et efficiente des ressources disponibles. L'inclusion de l'initiative Horizon 2020 comme l'une des six composantes de l'Union pour la Méditerranée (UpM) ajoute à l'élan politique pour relever les grands défis environnementaux. 
 
Pour en savoir plus
IEVP-SEIS – site internet
Horizon 2020 - Site internet
EU Neighbourhood Info Centre– environnement
EU Neighbourhood Info Centre : interview sur H2020 – Priorité contre la pollution en Méditerranée

Medays: Mezouar présente sa feuille de route

C’est une nouvelle vision de la diplomatie que Salaheddine Mezouar, le nouveau ministre des Affaires étrangères, a présentée lors de la cérémonie de clôture de la 6e édition des Medays, organisée par l’Institut Amadeus. 

Pour l’ex-ministre des Finances, la transition est vite faite. «L’économique prend un rôle important dans la diplomatie. Plus on est capable de construire autour d’intérêts économiques partagés, plus les relations sont solides», explique Mezouar à son auditoire composé d’officiels, de ministres et d’hommes d’affaires venus des cinq continents. 
«En arrivant à la tête du ministère, mon message était clair. Il y a naturellement une continuité sur les choix en matière de relations internationales du Maroc, ses fondements, ses principes, mais également l’ambition d’enrichir cette démarche déjà très riche par la dimension de la diplomatie économique», continue Mezouar.
Cette diplomatie se traduira par divers aspects. Parmi les plus importants, figure en première position le renforcement des liens avec différents espaces géographiques. Le Maroc a signé divers partenariats dont ceux avec l’Union européenne et les Etats-Unis, mais il se doit d’intégrer d’autres, insiste le chef de la diplomatie marocaine.
C’est le cas du Mercosur (Amérique latine), du Canada, mais aussi de l’Afrique. «Nous pensons faire aboutir l’accord avec l’Uemoa (l’Union économique et monétaire ouest-africaine) et avec le centre de l’Afrique», un continent stratégique, selon Mezouar, et sur lequel il faut continuer à travailler. Le Maroc est actuellement le deuxième investisseur sur le continent noir avec plus de deux milliards de dollars sur les cinq dernières années dans des secteurs proches de la population: banque, telecoms, logement social, etc. 
Mais il y a aussi la Chine qui est un acteur fondamental et avec lequel il faut construire des partenariats économiques ambitieux. «Connaissant le rôle que joue ce pays sur le continent africain et la rapidité avec laquelle il est en train de se renforcer, c’est un acteur que l’on ne peut plus ignorer aujourd’hui», avertit Mezouar. 
Mais les questions sécuritaires ne manquent pas. Au Sahel, il est urgent de sécuriser les frontières. «Le Maroc avait déjà alerté des risques d’instabilité de cette région, il y a quelques années, la communauté internationale s’est finalement rendu compte du sérieux de cette question», note le ministre. Les Etats de cette zone sont incapables de sécuriser leurs frontières à cause de leur étendue. 
Tout le monde s’est rendu compte qu’il fallait agir face à la prolifération des groupes armés et des trafics en tout genre. Actuellement, un engagement a été pris pour la sécurisation des frontières avec un échange d’informations et de la formation des militaires dans une affaire qui constitue une chance pour le Maroc et sa diplomatie de reprendre les devants dans cette zone.
Sans citer directement l’Algérie, pays avec lequel les relation du Royaume ne sont pas au beau fixe, Mezouar s’est montré intéressé par la situation dans l’autre voisin maghrébin, la Tunisie. Comparée à d’autres pays de la région, cette dernière «a la possibilité de s’en sortir».
Concernant la Syrie, le ministre des Affaires étrangères marocain dit avoir beaucoup d’espoir dans le deuxième round de négociations entre les différentes parties qui devra démarrer à Genève. Le fait de se mettre à table et d’entamer des négociations est un début, précise celui qui porte aussi la casquette d’un des principaux acteurs de la politique nationale, le RNI. «C’est une voie que j’ai testée moi-même, je viens de rentrer dans un gouvernement que j’ai combattu», déclare Mezouar dans un clin d’œil à la difficile gestation de l’actuel gouvernement de Benkirane II.

Immigration: Le Maroc solidaire
Le Maroc n’est plus un pays de transit, c’est devenu un pays d’immigration, précise Mezouar. La mesure qui a été décidée de régulariser entre 25 et 30.000 immigrants sur le territoire national porte deux messages fondamentaux: solidarité et humanité. Le Maroc doit s’organiser pour intégrer le flux d’immigrants tout en continuant à assumer sa responsabilité par rapport à l’immigration clandestine.
L’opération de régularisation va se faire durant l’année 2014. «Nous avons mis en place les meilleurs standards et pratiques», souligne Mezouar, qui assure qu’il n’y aura pas de dispositions qui puissent inquiéter. Par exemple, les candidats à la régularisation ne s’adresseront pas à un commissariat. Des structures dédiées seront mises à contribution pour assurer cette tâche. La mesure devra concerner toutes les nationalités: Africains essentiellement, mais aussi Irakiens, Syriens, et même des Européens. Le Maroc disposera de l’appui de spécialistes en la matière. En effet, l’Espagne mais aussi la France se sont proposées pour nous accompagner dans cette démarche que «nous voulons réussir», assure le ministre.

Par Ali ABJIOU - Source de l'article l’Économiste


L'Union européenne premier partenaire commercial de l'Algérie

Les échanges commerciaux de l'Algérie durant les neuf premiers mois de 2013 ont été réalisés essentiellement avec l'Union européenne (UE), qui demeure le premier partenaire commercial du pays.

Sur 90,82 milliards de dollars d'échanges réalisé entre janvier et septembre 2013, 54 mds usd l'ont été avec les pays de l'UE, soit 59,48%, précisent les Douanes.

Les importations de l'UE ont atteint près de 21,50 mds usd, soit plus de 52% des importations globales du pays, en hausse de 15,7% par rapport à la même période en 2012, indique le Centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis).

Les exportations algériennes vers les 28 pays de l'UE ont atteint 32,52 mds usd, soit 65,7% des exportations globales du pays en hausse de 9,54%, précise la même source.

La Chine devient le premier fournisseur 

La France n'est plus le premier des principaux fournisseurs de l'Algérie. La Chine est devenue désormais le premier fournisseur du pays durant les neuf mois de 2013 avec un taux de près de 12% et le 12e client avec 2,53% (1,25 md).

A l'intérieur, l'Espagne est le principal client de l'Algérie avec 15%, suivie par l'Italie (14%), la Grande-Bretagne (11,11%) et la France (10,52%).

Les échanges commerciaux de l'Algérie avec les pays de l'OCDE durant les six premiers mois de 2013 ont été réalisés essentiellement avec les Etats-Unis qui sont les cinquièmes clients du pays, absorbant 7,05% des exportations algériennes, suivis par la Turquie, 8e client (4,14%). La Tunisie et le Maroc figurent parmi les 15 premiers partenaires commerciaux.

Le volume des échanges avec les pays du Maghreb (UMA) a augmenté de 34,45% par rapport à la même période de l'année dernière. La Tunisie et le Maroc occupent respectivement les 11e et 15e places dans la liste des principaux clients du pays, avec 2,62% et 719 millions usd de la valeur globale des exportations algériennes.

A noter que les exportations algériennes ont atteint 49,5 mds usd durant les neuf premiers mois 2013. Les importations se sont établies à 41,33 mds usd, soit un excédent commercial de près de 8,17 mds usd.

Par Halima Téfahi - Source de l'article Le Temps Algérie

Pour une relation euro-marocaine ambitieuse

Ces dernières années, les relations entre l'Union européenne et le Royaume du Maroc ont été empreintes de volontés partenariales mais aussi paradoxales. 

Le Royaume du Maroc est le premier et le seul pays arabe à avoir défini un statut avancé avec l'Europe, statut qui a depuis évolué vers la constitution d'une zone de libre-échange approfondie actuellement en négociation. Le Royaume du Maroc, par la volonté personnelle de Mohammed VI, sa révision constitutionnelle et la tenue d'élections libres en 2011, est une vitrine dans un monde arabe particulièrement instable. Or, au sein du Parlement européen, certains donnent le sentiment de s'acharner à la moindre occasion sur le Maroc.

Après la difficile ratification d'un accord agricole entre l'Europe et le Maroc, le rejet d'un accord de pêche qui avait mis sur le carreau des centaines de pêcheurs espagnols, certains de mes collègues profitent d'un rapport parlementaire qui avait pour objectif d'étudier les droits de l'homme au Sahel, pour tenter de discréditer le Maroc en voulant y inscrire fortuitement la problématique du Sahara occidental.

S'il y a encore des améliorations à entreprendre, le Maroc voit néanmoins ses efforts démocratiques et sociaux minés par le problème du Sahara. Les avancées marocaines sont pourtant indéniables et inédites dans le monde arabe.

Tout le monde a salué la nouvelle Constitution démocratique voulue par Mohamed VI en 2011. Tout le monde s'accorde à dire que ces initiatives politiques ont permis au Maroc d'éviter un sanglant conflit culturel et confessionnel comme la plupart des pays des révolutions arabes. Enfin, partout dans le monde est salué le travail du Conseil National des Droits de l'Homme, présidé par Driss El Yazami.

Le conflit au Sahara n'a que trop duré. Voilà 40 ans déjà que la communauté internationale est sans solution, il est temps d'en finir. Une solution politique m'apparait comme étant la seule envisageable et la seule durable face à l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations.

Le Maroc a proposé aux Nations Unies d'accorder un statut d'autonomie au Sahara. Je pense qu'il s'agit de la meilleure voie à emprunter, celle de l'inclusion politique des sahraouis, inclusion qui sera un vecteur de pacification et de diminution des frustrations pour des populations locales qui doivent pouvoir mieux s'exprimer. Je note, en tant que Président du groupe d'amitié Union européenne-Maroc et après avoir séjourné à plusieurs reprises à Laâyoune et à Dakhla, la bonne volonté marocaine qui permettra une résolution pacifique de ce conflit. L'installation récente d'antennes régionales du Conseil National des Droits de l'Homme pour prendre en considération les plaintes des populations locales et sahraouies est un exemple très positif de cette volonté marocaine.

Se dessine ainsi les contours d'une autonomie prenant en compte la volonté populaire des sahraouis et la nécessité d'un développement économique et social puissant en faveurs de ces populations.

L'Europe doit accompagner ce processus. Ces mesures marocaines constituent la réponse au "no man's land" qui favorise les trafics en tous genres, notamment ceux des armes et de la drogue.

Il est de notre responsabilité de contribuer à la stabilité du Sahel et du Sahara, les enjeux sont identiques, les défis communs. C'est parce que nous aurons permis une paix durable au Sahara, parce que nous aurons rendu possible la réconciliation entre l'Algérie et le Maroc, parce qu'un statut d'autonomie délimitant les frontières de ces provinces du sud aura été défini, que la réunification du peuple sahraoui qui a tant souffert ces 40 dernières années sera une réalité.

Voilà les ambitions et les objectifs que le groupe d'amitié Union européenne-Maroc entend vouloir atteindre.

Par Gilles Pargneaux (Député européen PS) - Source de l'article Huffingtonpost
Suivre Gilles Pargneaux sur Twitter: www.twitter.com/gillespargneaux

L'UE sollicitée pour la modernisation du secteur des transports

Le ministre des Transports, Amar Ghoul, s'est entretenu hier avec le représentant de l'Union européenne à Alger, Marek Skolil, au siège de son ministère pour lancer des projets bilatéraux dans le domaine des transports en Algérie.

Lors d'un point de presse animé hier, le ministre a indiqué que cette visite vise le renforcement des relations avec les pays de l'Union européenne, en précisant que la modernisation du secteur des transports figure parmi les objectifs à atteindre dans le futur.

«Le développement de ce secteur exige une stabilité de toute la région», dira-t-il en faisant savoir que la situation de l'Algérie sur l'axe méditerranéen pourrait contribuer à rapprocher tous les pays de la région.

Chose qui ne serait se faire qu'avec le développement des transports. Cette rencontre vise également à créer un réseau de transport plus moderne afin de permettre aux autres secteurs de se développer, a-t-il précisé.

Après avoir validé le premier programme dit Plan 1 en matière de transport, Amar Ghoul a souligné que la prochaine phase verra le lancement du deuxième programme du même plan, pour mettre en place des moyens de transport plus moderne.

Des coopérations dans le transport aérien, marin et terrestre ainsi que d'autres projets en relation avec le domaine ont été évoqués par Amar Ghoul, qui précisera que des bureaux d'études seront chargés de l'encadrement et du suivi des projets qui seront signés au mois de décembre entre les deux parties.

Par ailleurs, des formations pour l'entretien des moyens de transport seront lancées par son département afin de préserver ce qui a été réalisé.

Autres objectifs des futurs projets, l'accès à la gestion moderne des unités de transport et l'accompagnement des acteurs concernés pour bénéficier des expériences des pays européens en la matière.

«La collaboration avec l'UE vise à mettre en place un dispositif sécuritaire et un plan d'action doté des moyens modernes pour réduire le nombre des accidents de la route trop nombreux à l'heure actuelle», a-t-il souligné.

Pour lui, la fusion entre les entreprises nationales et étrangères est aussi une autre perspective, selon les lois du pays et que la stratégie gagnant-gagnant est le but des prochaines initiatives.

Interrogé sur les procédures prises contre les entreprises enregistrant des retards dans la réalisation de leurs projets, M. Ghoul a indiqué que la loi sera appliquée à toutes les entreprises, y compris les sociétés étrangères travaillant en Algérie.

Concernant l'établissement des horaires pour l'organisation des gares et des stations, M. Ghoul a indiqué que des mesures dans ce sens seront prises prochainement, car cela sert l'assurance du transport aux personnes travaillant tard, surtout durant la période d'hiver.

Pour sa part, Marek Skolil a indiqué que l'investissement dans le domaine des transports en Algérie pourrait être un point de démarrage pour donner plus de vivacité économique à toutes les régions, vu que le transport est un facteur essentiel dans la dynamisation de l'économie.

Les résultats satisfaisants réalisés lors du premier programme lancé l'année dernière incitent l'UE à renouveler sa confiance avec les entreprises algériennes travaillant dans le domaine.

La stratégie engagée pour le deuxième programme sera un acquis important pour l'Algérie afin de moderniser son système de transport et donner à la région méditerranéenne un nouvel élan en la matière.

«Lancer une coopération concrète et des relations de voisinage passe avant tout par le développement des réseaux de transport dans la région», a indiqué M. Skolil.

Ce dernier a estimé que la densification du réseau des transports dans la région est dans l'intérêt des opérateurs algériens et européens, mais également une réponse aux besoins quotidiens du citoyen.

Par Smail B - Source de l'article Le Temps Algérie