Après Jacquemus, le festival OpenMyMed invite Christelle Kocher

Christelle Kocher, fondatrice et directrice artistique du label Koché
Pour sa troisième édition, le festival marseillais OpenMyMed, qui célèbre les métiers de la mode méditerranéenne, invite la créatrice Christelle Kocher. Elle présentera la première collection croisière de son label Koché.

Pour sa troisième édition, le festival OpenMyMed, organisé par Maison Mode Méditerranée, invite Christelle Kocher à déployer au cœur de Marseille son univers créatif et sa vision de la cité phocéenne. À cette occasion, la créatrice parisienne présentera le 19 juin 2018 le premier défilé croisière de son label Koché lors d'une croisière à bord du navire Danielle Casanova (de la compagnie maritime Corsica Linea), ainsi que deux expositions. La première – organisée par la curatrice Anissa Touati – comprendra notamment des œuvres de Douglas Gordon, Philippe Parreno et Tarik Kiswanson. La seconde, présentée dans les vitrines de la rue de la République, exposera, elle, une sélection de pièces Koché en collaboration avec le collectif The Community.

Quand Christelle Kocher lance son label Koché en 2014, elle imagine des collections où le savoir-faire haute couture rencontre l'énergie de la rue. Également directrice artistique de la maison Lemarié (plumassier faisant partie des métiers de Chanel), la créatrice associe des coupes contemporaines, voire streetwear et sportswear, à des matières, détails et ornements artisanaux. Ces premiers défilés – organisés dans des lieux publics comme le passage du Prado dans le Xe ou la Canopée des Halles – s'attelaient à rendre la mode plus accessible. Enfin, pour sa collection printemps-été 2018, Christelle Kocher propose une collaboration des plus détonnantes avec le club de football PSG.


En 2016, la Maison Mode Méditerranée lançait le festival OpenMyMed ainsi qu'un prix pour la jeune création, destinés à promouvoir les métiers de la mode méditerranéenne. Pour ses deux premières éditions, le festival conviait les créateurs Yacine Aouadi et Simon Porte Jacquemus à investir la ville et à dévoiler leurs univers respectifs. Ce dernier avait alors présenté son fameux défilé printemps-été 2018 Les Santons de Provence sur le toit du Mucem.

Par Léa Zetlaoui - Source de l'article Numéro

Call for applicant - Methodological support for the organisation of a PANACeA event

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To follow the main PANACeA’s efforts to focus on increasing the impact of MPs transferable results and tools to bridge the Science Practice Policy gap and raise awareness across Mediterranean region, an event will be organized in Montenegro and will focus on community developed tools and first results of the modular projects, tackling potential solution for common issues.

The scope of this call of tender is to select an expert to provide services for rapporteuring of the Capitalisation event, and animating the community building event as well as producing the seminar final outputs.

For more information, see the Terms of reference below.
Répondre à l'appel d'offre : Envoyer
Référence appel : PBA_1819

Source of article le Plan Bleu

Un projet de Jumelage EU-Tunisie dans le domaine de la santé prend fin

EU Neighbours South

Le projet de Jumelage entre l’UE et la Tunisie pour la Consolidation du nouveau dispositif d’information médico-économique et sa généralisation à toutes les structures hospitalières publiques a tenu son séminaire de clôture la semaine dernière à Tunis.

Au cours de ce séminaire, les bénéficiaires et les partenaires de Jumelage ont présenté les résultats atteints pour six sites pilotes dans les volets médico-économiques. Ils ont évoqué aussi les actions qui seront entreprises à moyen et à long terme par le ministère de la Santé en fonction des priorités.

Ce projet de jumelage, financé par l’Union Européenne à hauteur de 1 million d’euro, réalisé dans le cadre du Programme d’Appui à la Compétitivité des Services (PACS), s’est déroulé entre Septembre 2015 et Septembre 2017. Il a été mené par deux partenaires institutionnels, la SESCAM (Service de la Santé Publique de la Communauté Autonome de Castilla-La Manche) et la FIAPP (Fondation Internationale et pour l’Amérique Latine d’Administration et Politiques).

Le Jumelage avait pour objectifs :
D'améliorer la qualité des services dispensés par les établissements de santé et contribuer à l’atteinte des objectifs nationaux en matière de santé ;
De renforcer les capacités de gouvernance de la santé publique (allocation des ressources et évaluation des performances).

Pour en savoir plus
Programme d’Appui à la Compétitivité des Services (PACS) – Site internet
Délégation de l’UE en Tunisie – Site internet

Également disponible en

Projet connexe
Cet instrument de renforcement des institutions aide les pays partenaires à acquérir les compétences et l’expérience nécessaires pour adopter, mettre en œuvre et faire appliquer la législation…

L'UE accroît son soutien aux villes libyennes pour renforcer l'accès des migrants et des Libyens aux services sociaux et de base

Federica Mogherini / Johannes Hahn

Un nouveau programme d'un montant de 50 millions d'euros visant à améliorer les conditions de vie et la résilience des populations vulnérables dans les principales villes libyennes a été adopté dans le cadre du fonds fiduciaire d'urgence de l'Union européenne pour l'Afrique (volet «Afrique du Nord»).

Les nouvelles actions bénéficieront à la fois aux migrants, aux réfugiés, aux personnes déplacées à l'intérieur du pays, aux personnes de retour au pays et aux populations d'accueil. Élaboré conjointement par la Commission européenne et l'Italie, le nouveau programme améliorera l'accès des personnes vulnérables aux services sociaux et de base et soutiendra la gouvernance locale, en particulier dans les villes libyennes les plus touchées par les flux migratoires.

Mme Federica Mogherini, haute représentante et vice-présidente de la Commission, a déclaré: «Ces dernières années, nous avons collaboré très étroitement avec les pouvoirs locaux et centraux libyens, avec la société civile et avec tous les acteurs susceptibles d'apporter la paix et la stabilité à un pays confronté à de nombreux problèmes. Les villes jouent un rôle essentiel et jouissent de notre soutien. Avec la décision de ce jour, nous continuons de fournir l'aide essentielle aux villes libyennes, afin de renforcer la gouvernance et les services publics dans les régions les plus vulnérables. Ce programme vise à répondre aux besoins des migrants et des populations locales particulièrement exposées aux flux migratoires. L'Union européenne restera aux côtés des Libyens et de toutes les personnes dans le besoin.»

M. Johannes Hahn, commissaire chargé de la politique européenne de voisinage et des négociations d'élargissement, s'est exprimé en ces termes: «Le nouveau programme adopté aujourd'hui démontre que l'Union européenne reste déterminée à aider la Libye à répondre aux besoins urgents des personnes les plus vulnérables et à renforcer la gouvernance locale dans l'ensemble du pays. Nous sommes résolus à soutenir les changements qui peuvent aider à apporter la stabilité en Libye. Il s'agit là d'une priorité absolue pour régler la question de la migration et de nombreux autres problèmes rencontrés par le pays.»

Ce nouveau programme appuiera les capacités des administrations publiques et des pouvoirs publics locaux en matière de fourniture des services de base - santé, éducation, eau et assainissement, ainsi que services sociaux - tout en favorisant un accès rapide et de qualité à ces services, en particulier pour les personnes les plus vulnérables. Il s'étendra à 24 villes libyennes, garantissant une couverture large et équilibrée dans tout le pays. Le programme sera mis en œuvre par la coopération italienne, le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF).

En janvier 2017, l'UE a lancé sa stratégie visant à remédier à la situation le long de la route de la Méditerranée centrale. Pour y parvenir, la communication conjointe sur la route de la Méditerranée centrale intitulée «Gérer les flux migratoires, sauver des vies» (25 janvier 2017) et la déclaration de Malte du 3 février 2017 ont décrit plusieurs mesures s'inscrivant dans une stratégie globale visant à renforcer le travail de l'UE le long de cette route, en mettant particulièrement l'accent sur la Libye. Le groupe de travail conjoint, établi avec l'Union africaine et les Nations unies le 29 novembre 2017, s'est engagé à accroître ses efforts en cours pour aider les migrants et les réfugiés en Libye, grâce à une assistance financière au titre du fonds fiduciaire de l'UE.

Ce nouveau programme s'appuie sur l'approche et les objectifs fixés dans le cadre du programme «La gestion des flux migratoires mixtes en Libye par une expansion de l'espace de protection et un soutien au développement socio-économique local» adopté en avril 2017. À l'heure actuelle, l'UE a déjà engagé, par l'intermédiaire du fonds fiduciaire d'urgence pour l'Afrique, 237 millions d'euros dans des programmes visant à résoudre les problèmes en Libye.

Pour en savoir plus
Commission européenne – Site internet

Également disponible en

Enhancing ecosystem services through ecological restoration for nature and people

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The Ecosystem Services Partnership (ESP) is proud to announce its first regional conference in the MENA region. We invite everyone with an interest in the region and ecosystem services to take part in this event.

The theme will be 'Enhancing ecosystem services through ecological restoration for nature and people'.
Rapid land degradation, unsustainable land use and weak land use planning (including weak rangeland management) desertification, increasing draught and decreasing vegetation cover, as well as severe climate change vulnerability, might be the crucial, dominant issues that most MENA countries have in common. Understanding that ecosystem services are not lost forever once an area and/or landscape element are degraded heavily, but that restoration measures and rehabilitation programmes can also successfully revive ecosystem services is crucial.

Throughout the conference the abovementioned will be the focal point. You are invited to join in the discussion by organising a session, present your abstract, or just as a participant to listen, learn and expand your network.

Announcements

Change of date conference

Due to a change in the program, the Conference Organising Committee has decided to shorten the conference from Sunday 22 April to Wednesday 25 April. There won't be a program on Thursday 26 April.

Registration

Conference registration is possible until 8 April. Early Bird registration has ended. Please note that ESP members receive a substantial discount on the conference registration fee. Also, we offer special rates for delegates from low-income countries and students. Please read more regarding the rates here. The ESP conference organisation can't assist financially. Please check Grants for possible funding options, in case you are in need of financial support.

Room bookings

The Kempinski Hotel offers ESP conference delegates a special room rate. Reservations at Kempinski Hotel can be made directly with Kempinski through this link. Bookings at a reduced rate can be made until 7 April 2018.
Restoration survey

SER is seeking information about restoration efforts throughout the Middle East and North Africa region. Please take a few minutes to fill out this brief survey, so we can both learn about projects taking place and identify ways that SER can continue to grow and support these efforts.
Please click here to take the brief survey. If you have any questions regarding the survey or SER, please email info@ser.org.

Call for abstracts

The call for abstracts is now closed. The abstracts are currently under review. Abstract submitters will be informed soon regarding in which session their abstract is accepted.

Call for sessions

The Call for sessions is now closed. Over ten sessions have been accepted to the conference. A few session slots are available still. If you would still like to organise a session, please contact us.

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Source of article ESP Conference

Comment la Méditerranée ferait face à une marée noire

L'épave de l'Amoco Cadiz dépasse encore des flots. La marée noire commence à s'étendre.
L'épave de Amoco Cadiz

Il y a quatre décennies, le 16 mars 1978, se produisait le long des côtes françaises, la pire marée noire que l'Europe ait connue et l'une des plus grandes catastrophes écologiques de tous les temps. 
En panne d'appareil à gouverner alors que la tempête fait rage (vents de force 8 à 10 et creux de 8 mètres), le pétrolier libérien Amoco Cadiz s'échoue sur des récifs de la côte bretonne, non loin du village de Portsall, et répand sa cargaison de 227 000 tonnes de pétrole brut, sur près de 340 km de côtes. 

Symboles de ce drame dont les images vont marquer à tout jamais les esprits, des dizaines de milliers d'oiseaux de mer périssent, englués dans cette masse sombre et visqueuse, tandis que 7 500 sauveteurs resteront mobilisés pendant de longues semaines pour tenter de nettoyer les 90 sites les plus touchés.

L'Amoco Cadiz allait surtout constituer un électrochoc

Toute l'industrie ostréicole et conchylicole locale, mais également la pêcherie et le tourisme pâtiront pendant des années des conséquences de l'accident et il faudra près de sept ans pour que les dernières traces de la catastrophe s'estompent enfin. Mais l'Amoco Cadiz allait surtout constituer un électrochoc, en France et dans le monde, révélant les énormes failles de sécurité que connaissait à l'époque le transport maritime mondial, notamment celui des matières dangereuses ou polluantes. L'analyse des circonstances de l'accident devait en effet démontrer des manquements majeurs, à tous les niveaux de compétences et de décision, qu'ils soient privés, publics ou institutionnels. 

Car ce 16 mars 1978, les erreurs et contretemps vont en effet se multiplier, malgré l'urgence de la situation. Alors que le temps passe et que le supertanker de 334 m de long et 19,20 m de tirant d'eau, se rapproche dangereusement de la côte, son commandant a d'abord du mal à joindre Amoco, l'armateur américain du navire, basé à Chicago. Puis les négociations des contrats de remorquage s'éternisent et des désaccords apparaissent sur la façon d'extraire le navire de ce mauvais pas.

Des centaines de bénévoles se sont succédé pour faire face à la pire pollution qu'ont connue les côtes bretonnes.

Une mer, extrêmement fréquentée, très vulnérable

Sans compter les incidents techniques qui se succèdent, à commencer par la casse de trois remorques. De leur côté, les autorités françaises assistent impuissantes au drame qui se noue, forcées d'admettre que leurs moyens de secours maritimes sont largement sous dimensionnés, insuffisants ou indisponibles. Quant aux moyens d'observation et de communication, leur absence ou leurs piètres performances ne leur ont pas permis d'évaluer l'exacte dimension de la catastrophe ni de prendre les mesures d'urgence qui s'imposaient. 

Cette prise de conscience allait heureusement conduire à la mise en place, dès les années suivantes, de dispositifs spécifiques destinés à éviter qu'un tel événement ne se reproduise. Et même si, vingt ans plus tard, une nouvelle marée noire catastrophique consécutive au naufrage du pétrolier Érika, incitait les autorités à la prudence et l'humilité, les services de l'État aujourd'hui déployés en Manche et en Atlantique se disent en mesure de gérer efficacement une telle crise. Qu'en est-il plus au Sud, dans cette mer fermée, extrêmement fréquentée et donc particulièrement vulnérable qu'est la Méditerranée ?

C'est ce que nous avons demandé au bras droit du vice-amiral d'escadre Charles Henri Leulier de la Faverie du Ché, préfet maritime en charge de cette façade.

40 000 oiseaux noyés dans le pétrole

Les oiseaux marins ont été les principales victimes visibles du drame. Des images qui sont restées dans la mémoire collective.

La marée noire provoquée par l'Amoco Cadiz est aussi l'une des plus coûteuses. L'ensemble des conséquences financières de l'accident a, en effet, été évalué à près de 157 millions d'euros. Les quelque 227 000 tonnes de pétrole brut saoudien et iranien que le navire devait décharger à Rotterdam, auront souillé 340 kilomètres de côtes, détruisant 64 000 tonnes d'huîtres, interrompant les sorties en mer de 1 300 pêcheurs professionnels, et provoquant la mort de près de 40 000 oiseaux ; des volatiles le plus souvent englués dans les nappes d'hydrocarbures qui s'étalaient sur près de 250 000 hectares. Seules 15 000 t de pétrole seront récupérées sur le littoral, conduisant dans les déchetteries près de 45 000 t de sable et de rochers auxquels le brut était collé ou aggloméré. Le procès fait à l'armateur américain par l'État français et les 76 communes concernées, durera 14 ans et donnera lieu au versement d'une indemnité de 227 M€.


"Parce que le risque 'zéro' n'existe pas, la vigilance doit être maintenue" (Le commissaire générale, Thierry Duchesne, vice-amiral adjoint)

Quarante ans après l'Amoco Cadiz, des progrès indéniables ont été réalisés en matière de sécurité maritime, mais la Méditerranée française est-elle pour autant à l'abri d'une telle catastrophe?

Le CG Duchesne est un spécialiste de l'action de l'État en mer.Thierry Duchesne : Depuis 1978, les pouvoirs publics n'ont eu de cesse d'augmenter leur niveau d'exigences. Et la réglementation internationale est allée dans le même sens. Cela a permis notamment d'en finir avec les pétroliers à simple coque comme l'étaient l'Amoco Cadiz et l'Erika. Le dernier grand pétrolier de ce type a d'ailleurs été démantelé en 2015. Cela a permis aussi de mettre en place des contrôles portuaires très poussés et harmonisés au niveau européen. Reste le plus important qui est de prévenir les accidents de mer. Pour cela, le préfet maritime a mis en place différentes réglementations dont la principale a eu pour effet d'éloigner à plus de 7 milles (13 km) des côtes, les navires de fort tonnage. D'autre part, la France impose aux capitaines, sous peine de sanctions lourdes, de signaler tout incident ou accident de navigation survenant dans ses eaux territoriales ou sa zone économique exclusive (ZEE). 

Grâce à quoi, en cas de crise, le préfet peut prendre toutes les dispositions nécessaires. D'autant que le droit international lui permet d'agir dès qu'une menace pour l'environnement se fait jour dans la ZEE. Cette menace -un pétrolier victime d'une avarie, par exemple- fait alors l'objet d'une analyse approfondie, suivie de mises en demeure de l'armateur. On peut ainsi l'obliger à être escorté, à rejoindre un port, à quitter les eaux françaises ou encore à accepter des actions d'office de notre part. Un autre dispositif récemment mis en place concerne le canal de Corse où une séparation du trafic permet de prévenir le risque de collision entre navires de fort tonnage navigant entre l'île de Beauté et la Sardaigne. Enfin, pour surveiller, anticiper et agir au mieux, le préfet maritime s'appuie sur le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de la Méditerranée (Cross Med) qui dispose d'un centre secondaire en Corse, ainsi que sur les 19 sémaphores de la Marine répartis le long du littoral. Et si, en Méditerranée comme sur les autres mers, le risque zéro n'existe pas, tout est fait pour le prévenir, en commençant par disposer des moyens d'intervention adaptés.

Quels sont ces moyens, où sont-ils positionnés et quels sont leurs délais d'intervention?

T.D. : Le préfet maritime dispose de trois navires dédiés à l'intervention en haute mer : le remorqueur d'intervention, d'assistance et de sauvetage Abeille Flandreet les bâtiments de sauvetage et d'assistance hauturier Jason et Ailette. Il s'agit de moyens lourds prépositionnés en permanence à la mer et capables d'intervenir rapidement loin des côtes. Le préfet peut également mobiliser des remorqueurs portuaires, en affrètement ou sur réquisition. Il peut aussi compter sur les moyens européens gérés par l'Agence européenne de sécurité maritime (EMSA). Tous sont susceptibles de mettre en oeuvre du matériel de lutte antipollution dont le stock principal se trouve sur la base navale de Toulon et le reste en Corse. Des exercices de lutte antipollution ont d'ailleurs lieu très régulièrement en mer. Le préfet maritime bénéficie aussi de l'appui du centre d'expertises pratiques de lutte antipollution (Ceppol) de la Marine nationale qui peut dépêcher ses experts sur les théâtres de pollution marine. Il peut compter d'autre part sur les experts militaires ou civils constituant l'équipe d'évaluation et d'intervention (EEI). En alerte 24 h sur 24, cette équipe peut être déposée par hélicoptère à bord d'un navire en difficulté. Enfin, toutes les administrations disposant de moyens aériens ou nautiques peuvent apporter leur concours. C'est le cas de la douane qui dispose d'aéronefs spécialisés dans la détection de la pollution marine.

La France et ses voisines coopèrent-elles en la matière?

T.D. : Une coopération spécifique a été mise en place au niveau régional. Elle s'est concrétisée dans les années 90 et 2000, par deux accords signés l'un avec l'Espagne (Lion plan) et l'autre avec l'Italie et Monaco (plan Ramogepol). Tous deux permettent de mutualiser les moyens de lutte et d'obtenir une harmonisation des procédures et une coordination des moyens. Des exercices interrégionaux ont d'ailleurs lieu chaque année. Ce fut le cas en octobre 2017 où des moyens antipollution français, italiens et monégasques se sont entraîné en rade d'Hyères. Ces entraînements vont de pair avec une politique de répression des rejets illicites développée par le biais d'opérations communes de détection et de répression. Ces opérations "coup de poing" baptisées Oscar Med sont réalisées annuellement avec des moyens français, italiens et espagnols, en complément de la surveillance quotidienne assurée par chaque État.

Combien de situations à risque se produisent chaque année et combien d'infractions relevez-vous ?

T.D. : Nous avons en moyenne une dizaine de cas d'assistance à navire en difficulté qui nécessitent la mobilisation d'une cellule de crise en préfecture maritime et l'activation de moyens. Les infractions sérieuses sont très faibles en nombre. C'est le résultat du travail du Cross Med et des sémaphores qui permet de les prévenir par contact radio avec les navires sur le point d'en commettre. Concernant les pollutions, il faut dissocier les simples reports de pollution, des pollutions confirmées nées d'un rejet illicite. Le nombre de reports est en nette hausse compte tenu de l'accroissement de nos moyens de recueil d'informations, tel le système de détection satellitaire européen Clean Sea Net. En revanche, le nombre d'affaires de rejets illicites est en baisse. Nous n'en avons eu aucune en 2017. Les opérations de surveillance ont porté leurs fruits mais la vigilance doit être maintenue. Nous y travaillons.

Par Philippe Gallini - Source de l'article Corse Matin

Le prix Méditerranée 2018 pour Kamel Daoud

Daniel Mendelsohn, Bashkim Shehu, Cyril Dion, Pierre Ducrozet et Emmanuel Moses ont également été distingués.
Le prix Méditerranée 2018 a distingué, ce lundi 26 mars, le romancier algérien Kamel Daoud pour son deuxième roman, Zabor ou les psaumes, paru lors de la dernière rentrée littéraire chez Actes Sud.
 
Le prix Méditerranée étranger 2018 a été quant à lui remis à l’écrivain américain Daniel Mendelsohn pour Une odyssée: un père, un filsune épopée traduit de l'anglais par Clotilde Meyer et Isabelle D. Taudière et publié chez Flammarion. Le jury a aussi attribué une mention spéciale au roman de l'écrivain albanais Bashkim Shehu pour Le jeu, la chute du ciel, traduit de l'albanais par Michel Aubry.

Le jury a également récompensé Cyril Dion dans la catégorie premier roman pour Imago (Actes Sud).
 
Dans la catégorie essai, c'est Pierre Ducrozet qui a été distingué pour Barcelone, histoire, promenades, anthologie et dictionnaire (Robert-Laffont). Enfin, Emmanuel Moses a été primé dans la catégorie poésie pour son recueil Dieu est à l'arrêt du tram (Gallimard).
 
Le prix Méditerranée, parrainé par la ville de Perpignan, le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, la région Occitanie et la Caisse d'Epargne Languedoc-Roussillon a été fondé en 1985 à Perpignan par le Centre méditerranéen de littérature. Le jury se compose de Jean-Christophe Rufin, Amin Maalouf, Patrick Poivre d’Arvor, Christine Fabresse, Dominique Bona et Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan. La remise des prix se déroulera le samedi 6 octobre à Perpignan. 
 
L'année dernière, le prix avait couronné Metin Arditi pour L’enfant qui mesurait le monde (Grasset) tandis que la poétesse et romancière grecque Ersi Sotiropoulos avait décroché le prix Méditerranée étranger pour Ce qui reste de la nuit (Stock).

Source de l'article Livres Hebdo

SwitchMed propose un programme de formation à l’entrepreneuriat vert dans toute la région MENA

SwitchMed

Depuis le début du programme, SwitchMed a accompagné les éco-entrepreneurs de 8 pays afin de soutenir la transition vers une Économie circulaire en Méditerranée

Grâce à une gamme complète d’outils et d’activités innovants, ces entrepreneurs et entrepreneuses ont appris, dans le cadre de leur formation, comment transposer étape par étape leurs idées d’entreprises vertes en projets viables et réalisables.

La formation SwitchMed en entrepreneuriat vert est l’un des premiers programmes de formation hautement qualifiés dans les pays du sud de la Méditerranée. Les personnes qui ont participé aux formations sur site ont livré une appréciation positive quant à la formation et à ses différents impacts : soutien, création d’emplois, développement de l’éco-entrepreneuriat et prise de conscience de l’importance de l’économie verte sont au programme. En fait, 83 % des participants l’ont jugée « bonne » et « très bonne ».

1619 entrepreneurs ont déjà participé au Programme de formation, dans les huit pays ciblés par SwitchMed : Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Palestine et Tunisie. Parmi ces entrepreneurs, 710 sont des femmes, ce qui représente 43 % du nombre total de participants. Une deuxième phase de formation sur site est prévue en 2018.

Le programme SwitchMed de consommation et de production durables vise à encourager les économies méditerranéennes à passer à des profils de consommation et de production durables et à l'économie verte, y compris à des stratégies de développement à faible émission, en présentant et en diffusant des méthodes susceptibles d'améliorer l'efficacité énergétique et des ressources. Le programme cherche également à atténuer l'impact environnemental lié au cycle de vie des produits et, s'il le juge opportun, à promouvoir les énergies renouvelables.

Pour en savoir plus
SwitchMed – Site internet

Également disponible en

Projet connexe
Encourage la transition des économies du Sud de la Méditerranée vers des profils de consommation et de production durables et vers l'économie verte. Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye,…

L’Opération SOPHIA aborde la question de l’égalité des chances entre les hommes et les femmes

EU Neighbours South

Cette année, la Journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars, sera l’occasion de discuter et de débattre librement de la question de l’égalité des sexes et des chances au Siège opérationnel de SOPHIA.

Ce sujet a toujours été jugé pertinent, non seulement pour assurer le bien-être du personnel, mais aussi pour faciliter les activités dans les différentes branches de l’organisation.

Qui plus est, il est entièrement géré au Siège opérationnel par la présence de deux experts des questions de genre, dont un expert en genre et un analyste des trafiquants et des passeurs, un conseiller culturel, un conseiller pour les droits de l’homme et un conseiller pour les affaires sociales et la condition féminine, qui contribuent chaque jour à l’exécution des tâches requises.

Le Commandement de l’EUNAVFOR MED, opérationnel depuis mai 2015, compte dans son état-major un grand nombre de femmes parfaitement intégrées et très déterminées, réparties dans tous les services, de la zone opérationnelle à la logistique et l’administration.

Jusqu’à présent, les unités SOPHIA ont, dans le cadre des activités de EUVAVFOR MED, appréhendé 137 passeurs et trafiquants présumés et empêché 537 bateaux d’être réutilisés par des passeurs.

En outre, depuis octobre 2016, l’opération SOPHIA participe activement à la formation des garde-côtes libyens et à la mise en œuvre de l’embargo sur les armes au large des côtes libyennes, conformément à la résolution 2292 (2016) du CSNU, prorogée par la résolution 2357 (2017) du CSNU.

Jusqu’à présent, 201 Libyens ont été formés par les équipages Sophia, dans le cadre de la formation des garde-côtes libyens et de la marine libyenne.

Le 25 juillet 2017, le Conseil a prorogé le mandat de l’EUNAVFOR MED Opération Sophia jusqu’au 31 décembre 2018 et y a apporté quelques améliorations sur le plan opérationnel.

Pour en savoir plus
EUNAVFOR MED opération Sophia – Site internet

Également disponible en

Ndiouga Sakho :"Nous devons expérimenter dans les territoires, avec les acteurs locaux"

Ndiouga Sakho insiste sur la nécessité d'une coopération ville à ville (photo : F.Dubessy)
Interrogé lors de la conférence annuelle du Forum euro-méditerranéen des instituts de sciences économiques (Femise- Malte du 7 au 9 février 2018), Ndiouga Sakho, président de la Commission Aménagement urbain et Développement durable de la ville de Dakar, évoque les actions du Plan Climat Énergie territorial mis en place dans la capitale du Sénégal grâce aux partenariat européens et méditerranéens. 

econostrum.info : Comment la ville de Dakar gère les enjeux de développement durable ? 

Ndiouga Sakho : Depuis déjà quelques années, la ville s'est engagée dans la lutte contre le changement climatique. Notre capitale accueille 80% des activités industrielles du pays sur 3% du territoire. 
Nous avons commencé par établir un diagnostic des vulnérabilités de la ville, physique, environnemental, social, économique etc... A partir de 2013, nous avons monté un plan d'action et de gestion environnemental. Ceci nous a permis fin 2017 de mobiliser 1 M€ sur un Plan Climat Énergie territorialfinancé par l'Union européenne sur trois ans, avec une vision globale autour de trois points : une stratégie d'adaptation et d'atténuation, une plate-forme des acteurs pour coopérer et partager les enseignements comme les échecs, et enfin, des projets d'efficacité énergétique pour renforcer la part des énergies renouvelables dans l'éclairage public, par exemple, comme dans les infrastructures municipales, et les économies d'énergie. Dakar constitue, avec dix autres villes bénéficiaires de ce plan, un laboratoire test en Afrique avec un objectif de réplicabilité de notre expérience. 
J'insiste sur la coopération de ville à ville et le rôle majeur des territoires avec les acteurs locaux, qui sont à la fois les lieux d'émissions mais aussi de solutions. C'est bien là que nous devons expérimenter. 

Sur quels points Dakar peut servir d'exemple ? 

N.S. : La ville a beaucoup d'expérience dans le domaine de la mobilité urbaine avec, par exemple, un système de contrôle à distance de l'ensemble des feux de signalisations pour réguler la circulation automobile en cas de pics de pollution, le pavage et l'amélioration des rues pour encourager les habitants à se promener à pied ou à vélo plutôt que d'utiliser leur véhicule. Nous développons également le transport collectif avec le BRT, un bus rapide de transport, et un TER. Ainsi que la délocalisation de services administratifs pour pouvoir limiter la concentration d'activités en centre-ville. 

Installation de potagers en milieu urbain

La ville de Dakar fait la promotion des comportements eco-citoyens (photo : F.Dubessy)
Quelles actions avez-vous mené auprès de la population ? 

N.S. : Nous la sensibilisons à la culture environnementale en milieu scolaire et avec la promotion de comportements éco-citoyens, mais aussi en développant des éco-quartiers. Un de nos projets s'appuie sur l'installation de potagers en milieux urbain et scolaire avec des activités de formation, de renforcement des capacités, que nous initions. Nous réalisons tout cela grâce à un partenariat technique avec la FAO (NDLR : Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) à Milan où nous avons aussi pu trouver des partenaires au sein de l'université de cette ville. Nous partageons tout cela avec les pays limitrophes 

Cherchez-vous aussi à adapter des solutions venues de pays méditerranéens ? 

N.S. : Nos partenariats en Méditerranée ne sont malheureusement pas très développés. Mais, nous avons effectué plusieurs missions à Paris pour étudier la mise en place de leur plan climat. De même, avec la Ville de Marseille, nous avons élaboré notre schéma directeur d'aménagement des plages. La cité phocéenne nous a aidé à installer des projets pilotes pour nos huit plages.


Propos recueillis par Frédéric Dubessy - Source de l'article Econostruminfo

Afrique/Méditerrranée : La sécurité alimentaire est une priorité économique !


Nous le savons, l’alimentation est un enjeu d’avenir majeur pour la planète. L’Europe cherche des marchés extérieurs et l’Afrique une balance nutritionnelle convenable : et entre les deux un espace Méditerranée qui pourrait servir d’espace d’échange. 

C’est tout le sens de la verticale AME présentée par Jean-Louis Guigou Président de l’IPEMED en visite à Montpellier le 12 mars.

L’IPEMED (Institut de Prospective Economique du Monde Méditerranéen) s’intéresse à la sécurisation alimentaire depuis longtemps. Pour son président Jean Louis Guigou une verticale se dessine entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe. Cette zone devrait selon lui faire l’objet d’un accord cadre poussé avec des objectifs commerciaux et des outils juridiques adéquats.

Cette vision du monde Jean Louis Guigou l’a défendu lors de la conférence qui s’est tenu à Agropolis à Montpellier le 12 mars : « Je veux arrimer les deux continents pour rallier la Méditerranée » a t-il lancé.

Son dernier livre, aborde la question des outils de ce partenariat et ouvre le lecteur à anticiper ce marché de 500 millions de personnes ! L’enjeu est de créer des emplois au Sud et au Nord dans un principe de coproduction. Le partage des valeurs liées à l’industrie, à l’agroalimentaire, aux services et produits financiers mais aussi à la culture sont des thèmes cher à sa thèse.

L’idée de complémentarité dans la production constitue le fil rouge du livre « Afrique – Méditerranée – Europe : la verticale de l’avenir » co-écrit avec l’économiste Pierre Beckouche.

Enfin cette régionalisation des relations entre Etats, participerait selon lui à une politique de voisinage plus efficace. Les factures agricoles de chaque Etat pourraient ainsi être réduites surtout lorsqu’on sait que l’Afrique du Nord et le Moyen Orient dépensent chaque année 129 milliards de dollars en importations alimentaires.

A titre de comparaison, l’Europe en dépense 522 milliards (si l’on compte le commerce intra-zone Européenne). Une harmonisation de ces coûts réduirait non seulement les dépenses des états mais aussi le coût énergétique lié au transport et à la gestion des matières premières.

Vous l’aurez compris, la gouvernance de la verticale AME nouveau « quartier d’orange » comme se plaît à le décrire Jean-Louis Guigou était au coeur du débat qui s’en est suivi.

Par Juli Choquet - Source de l'article Econewsmed

L’UE appelle à une plus grande participation des femmes à la vie politique au Liban

EU Neighbours South

L’égalité entre les femmes et les hommes est un droit fondamental, une valeur essentielle de l’Union européenne et un principe clé de son action extérieure. 

La représentation équilibrée des hommes et des femmes dans la vie publique est une composante essentielle d’une démocratie efficace et l’avancement des droits des femmes est l’enjeu majeur d’une justice politique, économique et sociale. Au Liban, les femmes sont encore sous-représentées en politique et aux postes de haut niveau dans la fonction publique.

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, l’Ambassadrice de l’UE, Christina Lassen, a déclaré : « Le Liban a été l’un des premiers pays du Moyen-Orient à accorder le droit de vote aux femmes, et ce déjà en 1953. Mais aujourd’hui, plus de 60 ans plus tard, seuls 4 députés sur 128 sont des femmes. Nous pensons que la participation des femmes à des postes de direction et en politique est absolument cruciale. » « Non seulement c’est important, mais c’est aussi un droit pour les femmes de pouvoir prendre part aux décisions concernant leur vie. Nous pensons que la société ne peut pas s’épanouir si la moitié de la population du pays n’est pas représentée. C'est pourquoi nous demandons aux Libanais de saisir l’occasion qui leur est donnée cette année de se rendre aux urnes en mai et de voter pour une femme », a-t-elle ajouté.

L’UE soutient les candidates et les électrices libanaises. Plus de 500 participants de tout le Liban ont participé à des séances de sensibilisation organisées avant les élections législatives, dans le cadre du « Projet d’assistance aux élections libanaises » (Lebanese Electoral Assistance Projet, ou LEAP) financé par l’UE. Ces séances, adressées aux candidates et électrices en général, ont permis d’identifier les femmes à travers le Liban qui étaient disposées à se présenter aux élections, et donc d’encourager les femmes à se porter candidates et les hommes et les femmes à voter pour elles. Les candidates potentielles ont reçu un soutien technique lors de ces séances, et ont pu se familiariser avec les tactiques de réseautage.

LEAP est renforcé par un autre projet financé par l’UE : DAWRIC (Direct Action for Women: Reform, Inclusion and Confidence / Action directe pour les femmes : Réforme, Inclusion et Confiance) qui vise à promouvoir l’égalité des sexes au Liban dans les domaines politiques et décisionnels, tant au niveau local que national. Après une série de consultations et de séances de formation avec des organisations de femmes à travers le Liban, la participation des femmes à la vie politique a été identifiée comme une priorité majeure pour 2018. À ce titre, une campagne sera lancée le 21 mars pour souligner l’importance de la participation des femmes à la vie politique pour une meilleure égalité des sexes au Liban.

L’Union européenne continuera à soutenir les organisations de la société civile et les groupes de femmes au Liban, comme elle le fait partout ailleurs, par des actions concrètes visant à promouvoir le rôle politique, économique et social des Libanaises.

Pour en savoir plus
Délégation de l’UE au Liban - Site internet

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MedMedia organise des rencontres à Alger et à Beyrouth sur l’influence des femmes dans les médias

MedMedia

C’est la Journée internationale de la femme et MedMedia marque l’occasion à travers deux événements spéciaux en Algérie et au Liban.

Organisé à Alger avec le soutien de la délégation de l’UE et les partenaires locaux El Watan, DK news et Human Development Nework (HDN), le premier a exploré les moyens de renforcer la voix des femmes dans les médias algériens.

Rassemblant 30 participants y compris des experts, défenseurs des droits des femmes et représentants des médias, la réunion a souligné l’importance de promouvoir les femmes au travail et d’investir dans la formation aux médias et le développement curriculaire.

Ces questions sont également au cœur d’une deuxième rencontre prévue à Beyrouth lundi 12 mars, et appuyée par la délégation de l’UE, le ministère de l’Information, l’Association des chercheuses libanaises (Bahithat) et le syndicat des journalistes libanais.

Avec ces partenaires locaux, ces rencontres lancent également Khabirat, une initiative encourageant la participation d’expertes et influenceuses dans les programmes d’information via des plateformes en ligne dédiées. Cette initiative a été lancée l’année dernière au Maroc, en Tunisie, en Palestine et en Jordanie.

MEDMEDIA est un programme financé par l’UE visant à faciliter les réformes des médias dans la région MENA en offrant aux décideurs, régulateurs, radiodiffuseurs et dirigeants syndicaux des deux côtés de la Méditerranée expérience et savoir-faire pertinents.

Pour en savoir plus
Khabirat – Site internet
Projet MedMedia – Site internet

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Projet connexe
MedMedia vise à faciliter le progrès des réformes des médias dans la région MENA en proposant expérience et savoir-faire aux décideurs, organes de régulation, diffuseurs et leaders syndicaux des deux…

La présence de Medwet à la 21ème réunion du GEST de Ramsar

La 21ème réunion du Groupe d’évaluation scientifique et technique de la Convention de Ramsar
 (GEST21) à Gland, en Suisse. Photo: Secrétariat de Ramsar

La 21ème réunion du Groupe d’évaluation scientifique et technique de la Convention de Ramsar (GEST21) s’est tenue au siège du Secrétariat de Ramsar à Gland, en Suisse, du 15 au 19 janvier 2018.

La réunion a passé en revue les progrès accomplis par le GEST depuis la dernière Conférence des Parties (COP).

Le GEST a été créé en 1993 en tant qu’organe subsidiaire de la Convention chargé de fournir des orientations scientifiques et techniques à la Conférence des Parties, au Comité permanent et au Secrétariat de la Convention de Ramsar.

L’Observatoire des zones humides méditerranéennes/Tour du Valat, en tant qu’observateur permanent, et MedWet, en tant qu’invité, ont participé au GEST21 avec deux présentations successivement sur les «Perspectives des zones humides méditerranéennes 2 » par Christian Perennou et le «Réseau Scientifique et Technique de MedWet (MedWet/RST) » par Flavio Monti.

Présentation du «Réseau Scientifique et Technique de MedWet (MedWet/RST)
par Flavio Monti. Photo: M. Paganini
La partie principale de la réunion a été consacrée aux sessions des groupes de travail, avec pour objectif principal de faire avancer le Global Wetland Outlook: State of the World Wetlands and their Services to People, qui deviendra la publication phare de la Convention de Ramsar.

D’autres séances ont examiné un certain nombre de documents techniques et de notes d’information (à l’intention des décideurs), par exemple :
  1. L’observation de la Terre en tant qu’outil de « meilleures pratiques » pour inventorier, cartographier et surveiller les zones humides, y compris les Sites Ramsar;
  2. Les lignes directrices sur les bonnes pratiques d’inventaire des tourbières tropicales en vue de leur inscription sur la Liste des zones humides d’importance internationale; et
  3. Les méthodes de restauration et de remouillage des tourbières; les bonnes pratiques en matière de restauration des zones humides, etc.
Enfin, un certain nombre de projets de Résolutions nécessitant une contribution scientifique ont été discutés comme :
  • les Orientations sur l’identification des zones humides d’importance internationale (Sites Ramsar) pour la régulation des changements du climat mondial en tant qu’argument additionnel aux critères Ramsar existants;
  • la restauration des sols tourbeux dégradés pour atténuer et s’adapter aux changements climatiques et améliorer la conservation de la biodiversité; et
  • La mise en œuvre future des aspects scientifiques et techniques de la Convention pour 2019-2021. Cette dernière, lorsqu’elle sera approuvée à la COP13 de Ramsar à Dubaï, préparera le terrain pour les travaux du GEST en 2019-2021.
Plus d’information
Contact
Dr. Flavio Monti
Responsable du réseau MedWet/RST

Par Christian Perennou (Observatoire des zones humides méditerranéennes, Tour du Valat ) - Source de l'article MedWet

RSS: Al Mawred Al Thaqafy - Programme des politiques culturelles26.02.2018

La Fondation culturelle Al Mawred Al Thaqafy annonce un appel pour soutenir des projets visant à développer ou à changer les politiques culturelles au niveau local ou régional dans la région arabe. 

Les demandes sont reçues d'institutions / individus / groupes de tous les pays arabes.

Date limite: 12 April 2018

Pour plus d’information cliquez ici

Source de l'article Fondation Roberto Cimetta