L'innovation, facteur clef de la croissance des Tpe et Pme de la région Mena

L'adoption de nouvelles technologies et de nouveaux process autorise l'émergence de produits à haute valeur ajoutée (photo : F.Dubessy)
L'adoption de nouvelles technologies et de nouveaux process autorise l'émergence de
 produits à haute valeur ajoutée (photo : F.Dubessy)
Dans deux études complémentaires - parues respectivement en décembre 2017 (1) et mars 2018 (2)- les chercheurs de l'Euro-Mediterranean network for economic studies (Emnes) suggèrent des pistes pour favoriser le développement de l'emploi dans les Tpe et les Pme de quatre pays : Egypte, Maroc, Jordanie et Tunisie. 

Les rapports publiés considèrent les sociétés innovantes comme les plus aptes à survivre sur le long terme et à croître. « L'adoption de nouvelles technologies et de nouveaux process autorise l'émergence de produits à haute valeur ajoutée et ouvre de nouvelles perspectives de marchés », précisent les auteurs. 

A condition cependant de disposer de systèmes d'innovation efficaces et bien gérés. Ceci implique de bien définir, comme priorité dans la région Mena, une véritable stratégie basée sur des synergies entre les différents acteurs (entreprises, gouvernements, centres de recherche, agences...). « Les gouvernements doivent jouer un rôle plus actif pour faciliter le financement de l'innovation particulièrement pour les Tpe et les Pme », indique Emnes. 

Soulevant la problématique du coût de l'innovation, les études notent la nécessité d'incitations supplémentaires pour permettre d' « orienter les efforts vers plus de recherche appliquée et de projets de développement ». Mais aussi de proposer des « programmes de formation spécifiques pour les managers de Tpe afin de les aider à établir des plans stratégiques, les encourager à dénicher de nouveaux marchés et étendre leur réseau professionnel ».

Multiplication des acteurs et des politiques

L'Emnes met en lumière l'importance de l'implication des organisations professionnelles, des structures gouvernementales et non gouvernementales pour assister ces entreprises. 

Mais s'inquiète que, face à l'absence de stratégie globale nationale dans la région Mena pour apporter un soutien aux Tpe et les Pme, la réponse se situe dans la multiplication des acteurs et des politiques. Le tout sans coordination ni évaluation systématique. 

Les deux rapports insistent également sur les autres freins à la création d'emplois dans ces entreprises. Par exemple, le manque de collaboration entre Pme et Tpe, pourtant indispensable pour assurer leur développement. De même, l'instabilité politique constitue, selon les chefs d'entreprises interrogés, un obstacle majeur (50% le cite en Tunisie et 48% en Egypte) au développement des micro-entreprises. Elles doivent également se débattre avec la corruption (placée en premier par le Maroc), l'importance des taxes (en tête en Jordanie), les difficultés d'accès au crédit, et l'omniprésence du secteur informel (de 45 à 65% des emplois privés selon les pays). 

Par Frédéric Dubessy  - Source de l'article Econostruminfo

1 - « Growth of Micro, Small and Medium enterprises (MSMEs) in MENA countries : constraints and success factors» (« Développement des Tpe et Pme en Egypte, en Jordanie, au Maroc et en Tunisie ») par Rim Ben Ayed Mouelhi et Monia Ghazali 

2 - « Micro, Small and Medium sized enterprises development in Egypt, Jordan, Morocco & Tunisia. Structure, obstacles and policies »(« Croissance des Tpe et des Pme dans les pays de la région Mena : facteurs de contraintes et de succès ») coordonné par Rym Ayadi et Emanuele Sessa avec Hala Helmu El Said et Rana Hosni Ahmed (Egypte), Nooh Alshyab, Serena Sandri et Fuad Al Sheikh (Jordanie), Mohamed Larbi Sidmou et Jad Allah Rami (Maroc), Rim Ben Ayed Mouelhi et Monia Ghazali Ferchichi (Tunisie).





La Méditerranée reste le champ clos des affrontements bien réels de nos civilisations"

Jean-Paul Gouvéritch : "La Méditerranée reste le champ clos des affrontements bien réels de nos civilisations"

Dans son nouveau livre, Jean-Paul Gourévitch rappelle combien la Méditerranée a fasciné les conquérants et tous ceux qui rêvaient d'en faire un lac intérieur de paix et de prospérité. 

Mais aujourd'hui, elle pose des problèmes communs à tous les pays riverains : pollution, accès des populations à l’énergie à l’eau, à la santé et à l’éducation, mise en place d’autoroutes de la mer, migrations irrégulières...

Atlantico : Votre livre, "La Méditerranée, conquête, puissance, déclin" (éditions Desclée de Brouwer) montre comment cette mer - sans nulle autre pareille - a toujours suscité des rêves d'unification. Tous ont tenté de la penser comme une "mare nostrum" autour de laquelle vivraient en harmonie les différentes rives, ce d'Ulysse à Nicolas Sarkozy et son Union Pour la Méditerranée. Aujourd'hui, que signifie pour nous ce rêve méditerranéen ?

Jean-Paul Gourévitch : On peut répondre de deux façons différentes à cette question.

Le première relève du devoir de mémoire.

Depuis trente siècles les conquérants ont rêvé de faire de cette mer mitoyenne et médiatrice un lac intérieur sur lequel ils régneraient sans partage. Les seuls qui ont réussi sont les Romains avec leur mare nostrum. D’autres ont nourri cette illusion: l’Empereur Justinien , les musulmans, les royaumes francs , les Ottomans, l’Europe colonisatrice et plus près de nous comme vous le soulignez l’Union pour la Méditerranée et d’une certaine façon l’Etat islamique. Retracer la chronique de ces épopées, c’est nous donner des clés pour appréhender le futur immédiat. Comme dit la sagesse populaire, si tu veux savoir où tu vas, regarde d’où tu viens.

Mais le rêve méditerranéen c’est aussi aujourd’hui celui, plus populaire et si l’on ose dire démocratique, des amoureux de ses rivages, de son soleil, de ses ports, de sa culture, de ses îles, qui y tiennent leurs assises ou la sillonnent en croisière et des migrants qui veulent la traverser, au péril de leur vie. 

Annexion de la Crimée dans la mer Noire, renforcement de pouvoirs autoritaires en Egypte, en Turquie, au Maroc, affaiblissement de l'Union européenne en Italie, en Grèce ou en France, crise migratoire, guerre de Syrie, conflit israélo-palestinien qui s'éternise, islamisme qui progresse, renouveau nationalistes corses et catalans... La Méditerranée semble bouillonner plus que jamais ces dernières années. Faut-il s'en inquiéter ?

Le paradoxe c’est que dans un univers mondialisé, cette mer qui a vu naître les trois religions du Livre qui chacune à leur manière ont glorifié la transcendance, reste le champ clos des affrontements bien réels de nos civilisations. C’est ici que s’enfièvrent les conflits. Fractures économiques, fractures politiques, fractures religieuses, fractures culturelles. Les pays du littoral sud sont deux fois plus peuplés et dix fois plus pauvres (du moins par rapport au niveau de vie de leurs populations) que ceux du littoral nord dont ils ne sont séparés que par quelques dizaines de kilomètres. Les frustrations sont trop violentes pour ne pas attiser les convoitises de ceux qui se sentent exclus et dont la doxa leur martèle qu’ils ont toujours été exploités.

Qu'est-ce qui fait que la Méditerranée reste malgré tout un espace qu'on idéalise comme cadre de vie ? Etre Méditerranéen, n'est-ce pas d'abord une utopie ?

J’aurais tendance à évoquer le quatuor magique des S (Sky, Sun, Sex and Sand) qui réveille les pulsions de l’homme contemporain. J’ajoute que le pastis marseillais, l’ouzo grec, l’arak libanais, le raki turc, l’anisette espagnole ou le mastic bulgare ont presque le même goût quand on s’attable en amis devant la Grande Bleue avec une carafe d’eau et un ravier d’olives. Evidemment cela relève d’un monde sécurisé et apaisé où les bombes et les poignards cèdent place aux échanges. Nous en sommes loin

Qu'est-ce qui selon vous explique cette tendance qu'ont eu les peuples dans l'Histoire à vouloir penser la Méditerranée comme un tout et non pas comme une fracture naturelle qui séparerait différents "mondes" ?

La Méditerranée est au centre du dialogue ou, comme disent d’autres, du conflit Nord-Sud.

Même les peuples qui n’y ont pas accès exercent une pression sur les Etats riverains. C’est t’explication de l’échec de l’Union pour la Méditerranée broyée entre les pays de l’U.E. qui ne se percevaient pas comme méditerranéens et l’Afrique subsaharienne qui se sentait exclue de ce grand marchandage entre les pays du littoral Nord, ceux du littoral Sud et ceux du littoral Est.

Si la Méditerranée a longtemps été le centre du monde connu, elle a aujourd'hui un rôle plus périphérique, par exemple en Europe. Pourquoi cette perte progressive de centralité ? Avec quels effets ?

Je n’en suis pas certain. La Méditerranée avait perdu de sa prépondérance au profit de l’Océan Atlantique après la découverte de l’Amérique. Elle en a retrouvé une partie. Bien entendu nous avons tendance à faire de l’européocentrisme alors que l’avenir du XXI e siècle se joue aussi en Afrique, en Asie ou en Amérique latine. Mais c’est autour du cercle méditerranéen que s’inscrit majoritairement la géopolitique des menaces actuelles dont la circonférence est partout mais dont elle reste le centre. 

Quel projet serait aujourd'hui assez solide, assez attractif et assez réaliste pour répondre au défi que pose le XXIe à notre désir permanent de "rêve méditerranéen"? 

La Méditerranée pose des problèmes qui sont communs à tous les pays riverains : la pollution, l’accès des populations à l’énergie à l’eau, à la santé et à l’éducation, la mise en place d’autoroutes de la mer, la lutte contre la piraterie, les catastrophes naturelles et les migrations irrégulières. Ces chantiers nécessitent une volonté commune qui fait aujourd’hui défaut.

L’Union pour la Méditerranée qui était un rêve fédérateur est aujourd’hui immergée au plus profond des eaux et elle n’est pas prête de remonter à la surface. C’est pourtant la seule initiative qui ait réussi à asseoir à la même table les Syriens et les Libanais, les Grecs et les Turcs, les Israéliens et l’autorité palestinienne, Elle a été victime de sa bureaucratie, du fait que les peuples n’ont jamais été associés aux vœux de leurs dirigeants, et que les rapports entre l’U.E. et ses partenaires étaient en fait ceux de prestataires à clients.

Je me défie de la futurologie mais je ne crois pas aujourd’hui à un nouveau rêve méditerranéen qui fédérerait les énergies des populations concernées. La seule chose que nous pouvons faire à notre niveau, c’est d’essayer de réduire la fracture des mémoires pour permettre à ceux qui veulent solidariser des pays de cultures différentes de l’emporter sur ceux qui spéculent sur l’exacerbation des conflits. En tout cas c’est le sens de cet ouvrage qui s’inscrit dans la lutte, sans doute donquichottesque mais roborative, que nous sommes quelques-uns à mener contre la désinformation d’où qu’elle vienne et quelle qu’elle soit.

"La Méditerranée, Conquête, puissance, déclin" de Jean-Paul Gourévitch, aux éditions Desclée de Brouwer
Jean-Paul Gourévitch est depuis 1987 consultant international sur l'Afrique, les migrations et l'islamisme radical. Il a enseigné à l'Université Paris XII Créteil. Écrivain, essayiste et formateur il est également spécialiste de la littérature de jeunesse.

Source de l'article Atlantico

PAP-ENPARD Algérie : Le processus de formation des formateurs lancé dans 4 wilayas pilotes

EU Neighbours South

Un programme de formations des formateurs a été lancé dans quatre wilayas pilotes en Algérie (Tlemcen, Laghouat, AïnTemouchent et Sétif) dans le cadre de l’exécution du Programme d’Actions Pilote pour le Développement Rural et de l’Agriculture en Algérie « PAP-ENPARD-Algérie ».

L'objectif de ces formations à l’ingénierie de formation et à l’ingénierie pédagogique est de répondre aux besoins d’appuis en matière de développement rural intégré dans les domaines de la valorisation et la diversification des ressources locales, ainsi que du développement de l’entreprenariat des secteurs agricole, forestier, artisanal et touristique.

Ces formations visent à améliorer les compétences spécifiques de formateurs à l’organisation et la conduite d’actions de formation pour une transmission rationnelle des savoirs, savoir-faire et savoir être à des adultes.

La formation se déroule en plusieurs phases. Elle a débuté le 4 mars et se poursuivra jusqu’au mois d’octobre 2018.

PAP ENPARD ALGERIE est un programme de coopération bilatérale entre l’Algérie et l’Union européenne, initié dans le cadre de l’Initiative européenne ENPARD. Reposant sur des approches innovantes pour redynamiser les territoires à travers des projets de développement durables, « PAP-ENPARD » contribue dans les wilayas pilotes à :
la mise en place d’un processus participatif pour l’identification de projets de développement rural durable ;
la mise en valeur des produits et des ressources locaux et amélioration de leur qualité en vue de leur mise sur le marché ;
le renforcement de la communication et de l’information sur les initiatives entrepreneuriales des acteurs locaux.

Pour en savoir plus
Délégation de l’UE en Algérie - Site internet
PAP-ENPARD Algérie – Page Facebook

Également disponible en

Projet connexe
ENPARD est une initiative politique qui entre dans le cadre de l’engagement de l’UE vers une croissance inclusive et une stabilité dans son Voisinage, tout en reconnaissant l’importance de l’…

Le projet SAFEMED de l’UE organise une formation pour les pays du sud de la Méditerranée

EU Neighbours South

Dans le cadre du projet SAFEMED IV financé par l’UE, l’AESM a entrepris l’organisation de la première formation des inspecteurs de l’État du pavillon. Cette formation s’est tenue dans les locaux de l’AESM, à Lisbonne, du 5 au 9 mars 2018. 

Au total, 16 participants venus d’Algérie, d’Égypte, d’Israël, de Jordanie, du Liban, de Libye, de Palestine et de Tunisie ont suivi avec succès le cours de 40 heures.

La formation a été divisée en trois composantes principales. La première composante a présenté une vue d’ensemble du cadre juridique international qui comprenait des éléments du Code III et du Code RO (Code régissant les organismes reconnus). Le deuxième volet, plus vaste, a guidé les participants tout au long du processus d’inspection. Celui-ci a commencé à partir du bureau du capitaine jusqu’aux divers endroits à bord, comme la salle des machines, le pont, les logements, entre autres. La troisième et dernière composante était axée sur un scénario pratique qui portait sur une inspection de suivi de l’État du pavillon à la suite d’une immobilisation dans le cadre du contrôle par un État du port générique.

Pendant toute la semaine, les participants ont assisté à diverses conférences de l’AESM et ont abordé de multiples domaines d’expertise. Au fur et à mesure du déroulement de la formation, il est devenu clair que cette activité était essentielle non seulement pour enrichir les activités de l’État du pavillon des pays bénéficiaires, mais aussi pour améliorer le niveau de conformité avec le cadre juridique international et le Code III. Il est prévu que ce cours de formation devienne l’une des formations structurelles destinées aux pays bénéficiaires comme c’est le cas pour d’autres activités dans le cadre du projet SAFEMED IV.

L’Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM) met en œuvre SAFEMED IV, un projet d’assistance technique qui rassemble des acteurs nationaux, européens et internationaux dans le but de relever les normes de sureté, de sécurité et de protection de l’environnement marin en mer Méditerranée, dans le cadre du Plan d’Action régional pour les transports 2014-2020 de l’UpM.

Pour en savoir plus
L’Agence européenne pour la sécurité maritime (AESM) – site internet

Également disponible en

Projet connexe
Alors que la sécurité et la sûreté maritimes ainsi que la protection de l’environnement marin sont des préoccupations communes des états membres de l’UE et des pays non-européens riverains de la mer…

RNI: la Jeunesse intensifie ses liens avec le Parti Populaire Européen

rni

Le président de la Jeunesse du Parti Populaire Européen, Andrianos Giannou, a conduit une délégation au Maroc à l’invitation de la jeunesse du Rassemblement national des indépendants (RNI). 

La Jeunesse du PPE, la principale force politique de jeunesse européenne, regroupe l’ensemble des jeunesses partisanes européennes de droite et du centre et compte plus de 2 millions de membres à travers le continent européen.

La délégation de la Jeunesse du PPE s’est entretenue avec Mohammed Aujjar, ministre de la Justice et des libertés, sur divers sujets liés aux réformes politiques et judiciaires initiées par le Royaume du Maroc. Les jeunes responsables du PPE ont salué les dispositions de la Constitution, consacrant l’égalité entre les sexes et les grandes libertés. La délégation de la Jeunesse du PPE a pu également évoquer avec le ministre de la Justice des thématiques d’intérêt commun, à l’instar de la migration, la sécurité, la lutte contre le radicalisme, la politique européenne de voisinage, la coopération économique, ou encore la relation de tripartite Maroc-UE-Afrique.


Les jeunes responsables du PPE ont été reçus au siège du RNI par Hassan Benomar, député, membre du Bureau politique et chargé des relations internationales du RNI, et Mustapha Baitas, député et directeur exécutif du RNI. Cet entretient a été l’occasion d’évoquer les contours d’une plus grande coopération entre les deux Jeunesses partisanes en faveur d’un renforcement du partenariat stratégique Maroc-UE.

La Jeunesse du RNI et du PPE ont ensuite co-organisé une conférence-débat à Casablanca sous le thème « Jeunes Méditerranéens : modernité, entrepreunariat et engagements », en présence de Mbarka Bouaida, secrétaire d’Etat en charge de la Pêche maritime, et Lamia Boutaleb, secrétaire d’Etat en charge du Tourisme.

Durant son intervention, Youssef Chiri a plaidé pour un renforcement des relations entre les deux entités de jeunesses afin de contribuer au renforcement du partenariat stratégique Maroc-UE.

Andrianos Giannou a pour sa part salué les réformes démocratiques du Maroc et a appelé au renforcement de l’amitié maroco-européenne, estimant que le Maroc détient de nombreuses solutions pour répondre aux challenges communs entre l’Europe et le Maroc. Le président de la Jeunesse du PPE a salué notamment la politique volontariste et humaniste du Maroc sur les questions migratoires. Il n’a pas manqué de saluer le dynamisme du RNI et d’évoquer les valeurs communes qui unissent le PPE au RNI, concluant son discours par le slogan du RNI «Agharass Agharasss » (le sérieux avant tout).

Le député Pierre Henri Dumont, pour sa part, a salué le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle qu’est l’Union africaine et a décrit la politique marocaine en Afrique comme avant-gardiste, rappelant le rôle clé du Maroc comme porte d’entrée vers l’Afrique pour les pays européens. Pierre Henri Dumont a relevé qu’avec le statut privilégié qui lie le Maroc à l’UE, le Royaume est appelé à contribuer à la promotion d’un véritable partenariat tripartite stratégique avec l’Afrique, fondé sur les intérêts mutuels, les valeurs partagées et un avenir commun à construire. Membre de la Commission des Affaires étrangères au sein de l’Assemblée nationale française, il a également salué le rôle stabilisateur que joue le Maroc dans la sous-région.

Kamal Aitmik, membre du Conseil national du RNI, a évoqué le rôle clé des entrepreneurs dans le renforcement des liens entre le Maroc et l’Union européenne, ainsi que la nécessité de voir la jeunesse oeuvrer pour animer l’Union pour la Méditerranée. Il a aussi plaidé pour davantage de coopération entre les jeunesses marocaines et européennes, en vue de répondre aux défis communs qui incombent aux deux parties.

La délégation de la Jeunesse du PPE a rappelé son engagement à contribuer davantage, dans le cadre du statut privilégié qui unit le Maroc à l’Union européenne, au renforcement et au raffermissement de la coopération et de la solidarité entre le Maroc et l’Europe. Elle a souligné son engagement à promouvoir la coopération politique entre les deux entités de jeunesse partisane et de renforcer leurs relations bilatérales en vue d’accompagner la dynamique endogène que connaît le Royaume et d’accélérer le mouvement du partenariat stratégique Maroc-UE dans tous les domaines.

Source de l'article Lesiteinfo

J.-L. Guigou : « AfricaMed-Europa by Ipemed, c’est notre programme pour l’arrimage de l’Europe et de l’Afrique »

Jean-Louis Guigou, Délégué général fondateur de l’Ipemed, promoteur de la Fondation La Verticale de l’AME (Afrique-Méditerranée-Europe). © AM/AfricaPresse.Paris

Dans les deux premiers volets* de cet entretien exclusif, Jean-Louis Guigou, Délégué général fondateur de l’Ipemed, a esquissé le cadre géoéconomique global démontrant la nécessité d’une Fondation de la Verticale de de l’AME (Afrique-Méditerranée-Europe) et a détaillé la feuille de route pour concrétiser cette vision. 

Ici, il analyse la convergence franco-européenne en faveur de cette idée qui commence à trouver un début de réalisation par le déploiement du programme AfricaMed-Europa by Ipemed.

On entend parler d’un rapprochement entre l’Ipemed, et sa future Fondation La Verticale de l’AME, et AfricaFrance. C’est exact ?

Jean-Louis Guigou - L’association AfricaFrance fut créée selon le souhait du Président François Hollande de refonder notre relation avec l’Afrique. Aujourd’hui, cette entité ne paraît plus constituer le bon cadre conceptuel. Car la France seule n’a pas les ressources suffisantes au regard des défis africains.

AfricaFrance a accompli un beau travail en mettant en place des clusters, des séminaires de formation, mais maintenant il faut passer à un autre régime. Ensemble, nous avons décidé de coopérer pour entreprendre des actions communes.

Il s’agit désormais de l’arrimage des deux continents, et non plus de la seule coopération de la France et de l’Afrique. Lionel Zinzou et Bruno Mettling, les deux coprésidents d’AfricaFrance, ont pris acte de ce changement de perspective. Nous touchons à la fin de nos pourparlers, avec la ferme volonté de jouer collectif. Ce programme commun s’appellera AfricaMed-Europa by Ipemed. C’est Ipemed qui va l’abriter. Nous allons donc africaniser la gouvernance d’Ipemed, en y accueillant des Africains.

Et j’entreprends des prises de contact avec certains organismes susceptibles de coaliser leurs travaux : par exemple l’université Paris Dauphine, à laquelle j’ai proposé d’ouvrir une plate-forme avec des économistes africains et arabes, qui échangeraient et conforteraient leurs idées pendant trois mois sur ce qu’il conviendrait de faire pour réformer les accords de Cotonou, et l’Agence française de développement [AFD] pour cogérer le troisième pilier du Programme d’investissement extérieur [PIE], avec la Bande africaine de développement [BAD]

Quel sera le contenu de ce programme AfricaMed-Europa by Ipemed ?

Jean-Louis Guigou - Le forum des diasporas du 22 juin en sera une première manifestation publique. AfricaMed-Europa by Ipemed s’occupera aussi de produire des travaux pour préparer l’après-Cotonou – l’accord actuel arrive à échéance en 2020 – ainsi que sur la mise en pratique du PIE européen. Nous nous intéressons aussi de plus en plus aux sujets d’intérêt commun, comme l’intégration en Afrique et en Europe, les diasporas…

Nous proposons aussi d’établir une plate-forme pour la jeunesse et une plate-forme pour les économistes. À vrai dire, je m’étonne qu’à la veille de la renégociation des accords de Cotonou, personne ne semble officiellement avoir pris l’initiative de comparer notre démarche à celles des Asiatiques (Asean) et des Américains (Alena). Nous en sommes encore à faire du commerce lorsqu’ils font de l’intégration par redistribution de l’appareil de production.

Les diasporas sont en effet des acteurs encore sous-valorisés de l’arrimage que vous évoquez entre les deux continents, et vous venez justement d’annoncer l’organisation d’un grand forum qui leur sera dédié, à Paris, le 22 juin… Quelques précisions sur cet événement ?

Jean-Louis Guigou - Oui, les diasporas constituent un vecteur d’intégration encore largement négligé entre l’Afrique et l’Europe, et donc nous préparons un grand forum, le 22 juin au Palais des Congrès de Paris. Que peuvent faire les diasporas pour contribuer plus fortement au développement de l’Afrique, c’est le thème de cet important événement, piloté pat l’Ipemed et opéré par Classe Export, sous le haut patronage du Président de la République.

Nous y attendons quelque 1 500 porteurs de projets et dirigeants, 200 leaders d’opinion et personnalités politiques. Ils interviendront en conférences pleines et lors de tables rondes sur des thèmes décisifs, par exemple quels outils de financement pour les projets des entrepreneurs de la diaspora, quelles initiatives pour faciliter l’engagement de celle-ci, ou encore comment construire un projet professionnel en Afrique…

À ce stade il est encore trop tôt pour préciser plus avant le programme, mais les détails seront publiés à mesure sur le site dédié à l’événement, que chacun peut déjà consulter : http://www.forumdesdiasporas.com/

Vous plaidez avec force pour l’arrimage de l’Europe et de l’Afrique, mais pensez-vous que l’Europe soit prête à se mobiliser pour cette vision ?

Jean-Louis Guigou - Le Président Emmanuel Macron dit que c’est toute l’Europe qu’il faut mobiliser pour l’Afrique. Les Allemands en sont d’accord. Jean-Claude Juncker, le Président de la Commission européenne, et Mme Federica Mogherini, la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, ont aussi pris position en ce sens.

C’est un fait, la Commission européenne s’est mise en mouvement. Avec la crise migratoire, ils se sont rendu compte qu’on ne peut pas laisser se développer là-bas ce cratère de volcan. Chacun convient qu’il faut plus développer ces pays, stabiliser les populations et contribuer à réduire la démographie. Cela prendra vingt ans ! C’est pourquoi il faut commencer maintenant, sinon on n’y arrivera jamais.

Mais, avez-vous des « commencements de preuve » de cet intérêt nouveau de l’Europe pour l’Afrique ?

Jean-Louis Guigou - Oui ! Stefano Manservisi, le « patron » de la Direction générale du développement et de la coopération (DG DEVCO) de la Commission européenne, dresse comme nous le constat que l’aide de la Commission européenne au développement, déployée depuis des décennies au travers des ministères africains n’a pas été efficace. Et puisque le mot d’ordre est désormais de créer des emplois à partir des ressources locales, la DG DEVCO a décidé de soutenir le secteur privé.

Il faut que l’Afrique transforme sur place ses ressources naturelles, c’est une conviction largement partagée. la DG DEVCO a ainsi été intéressée par notre proposition de mettre en place ensemble un programme de « verticales sectorielles ».

Vue de la salle lors de la conférence organisée le 2 février dernier par l’Ipemed à Paris, au hub Bpifrance, sur le thème : « Afrique-Méditerranée-Europe, l’AME, Verticale de l’avenir »… © AM/AfricaPresse.Paris

L’idée est de faire plancher ensemble quinze experts, quinze entrepreneurs et quinze politiques africains, arabes, méditerranéens et européens sur les problématiques communes comme celles de l’eau, de l’énergie, de la santé, etc. C’est une manière de mieux appréhender ce que les chefs d’entreprise peuvent assumer et faire en sorte faire en sorte que l’argent européen soit plus utile au secteur privé qu’il ne le fut au secteur public, que l’offre européenne soit plus attractive que l’offre chinoise.

Je suis très enthousiaste de l’adhésion de la DG DEVCO à notre approche nouvelle des verticales sectorielles, c’est pour nous une reconnaissance concrète de notre vision de l’AME, la Verticale Afrique-Méditerranée-Europe qui doit s’épanouir par la coproduction et mobiliser les représentants de la société civile.

C’est certes un grand pas en avant pour la reconnaissance de la Verticla de l’AME. Mais êtes-vous structurés pour porter ces programmes des verticales sectorielles ?

Jean-Louis Guigou - Comme Ipemed est une ONG privée, on ne peut pas passer un accord direct gré à gré avec l’Europe, il nous faut une entité publique récipiendaire des fonds qui nous permettront de développer le programme. C’est dans cette perspective que nous sommes en train de négocier avec la BAD, l’AFD, la Cassa Depositi e Prestiti italienne et le KFW allemand pour la mise en place d’un consortium qui négociera avec Bruxelles les termes de la mise en application de ce que Ipemed va réaliser avec les verticales sectorielles.

En 2015 déjà, l’Ipemed avait publié un premier ouvrage plaidoyer, « La Verticale pour un avenir commun - Une Fondation pour accélérer l’intégration régionale ». À peine trois ans plus tard, votre idée intéresse désormais tant la France que la Commission européenne. Comment expliquer cette accélération ?

Jean-Louis Guigou - L’Europe a appris de ses erreurs, et en France le Président Macron affirme des convictions fortes en chaque occasion. Déjà, dans son livre-programme « Révolution » paru en novembre 2016, il écrit : « Je vois l’Afrique comme un continent de promesses où nous devons réaffirmer et redéployer nos ambitions. » Puis, devant les Ambassadeurs de France, le 29 août 2017 : « La stratégie que je veux mettre en œuvre consiste à créer un axe intégré entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe. » – Notez comment l’ordre de l’énumération, qui débouche sur l’acronyme AME, est important…

Lors de ce même discours, le Président déclare aussi : « Nous devons arrimer enfin ensemble les continents africain et européen à travers la Méditerranée, et le Maghreb restera pour cela une priorité centrale pour la France. […] Ce n’est pas seulement un dialogue franco-africain que nous devons construire ensemble, mais bien un projet entre nos deux continents, mais bien une relation nouvelle, repensée à la bonne échelle, où l’Union européenne saura parler et construire avec l’Union africaine et avec l’Afrique tout entière. »

Voilà une vision à long terme clairement affirmée, n’est-ce pas ? Ce qu’il nous reste à faire, c’est de travailler collectif. Et nous savons que le chemin sera très long. C’est une raison de plus pour commencer tout de suite.

Mais les projets concrets que je viens d’évoquer montrent, je crois, que l’on commence à passer des idées à la concrétisation du projet. Enfin !

Propos recueillis par Alfred Mignot - Source de l'article AfricaPresse

Tunisie : Un séminaire international sur « Le projet des nouvelles routes de la Soie et le retour de la Chine en Méditerranée »

Premier séminaire international en Tunisie : « Le projet des nouvelles routes de la Soie : le retour de la Chine en Méditerranée »

Le monde d’aujourd’hui est caractérisé par une fluidité bousculant les repères traditionnels. Nous constatons une évolution majeure : le dérèglement du système international avec l’apparition d’ordres ou de désordres alternatifs. 

Cette nouvelle réalité d’un monde en transition remet en cause nos grilles d’analyse traditionnelles et génère l’incertitude. La mondialisation s’essouffle, marque le pas et fait l’objet de contestations de plus en plus vives matérialisées par la montée en puissance de logiques locales et de dynamiques régionales. Les organisations internationales ont de plus en plus de mal à répondre aux enjeux économiques du présent dictant un changement de modèles de développement économique. Dans ce « monde rétréci », nous assistons à une affirmation des logiques de puissance, des pôles à l’instar de la China, de la Russie, de l’Inde, entre autres, aspirant à relativiser l’empreinte géopolitique américaine et plus globalement la domination occidentale.

C’est dans ce contexte qu’il convient de replacer le projet chinois des nouvelles routes de la soie appelé à reconfigurer les équilibres géopolitiques et géoéconomiques à l’échelle planétaire.Infrastructure stratégique d’envergure, le projet Belt and Road Initiativeaspire à relier, par des voies routières, ferroviaires, numériques, maritimes, de gazoducs, d’oléoducs, de ports, etc. l’Asie, l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique, tout en s’étendant à l’Océanie et à l’Amérique Latine.Au lancement du projet une déclaration commune a été signée par 30 pays et 270 accords de coopération ont été paraphés. Ce projet d’infrastructures pharaoniques évalué à 1000 milliards de dollars implique près de 65 pays regroupant 4,5 milliards d’habitants (70 % de la population mondiale) et représentant environ 55 % du PIB mondial et 75 % des réserves énergétiques de la planète. Il est à l’origine de la création en 2014 de la BAII (Banque Asiatique d’Investissement pour les Infrastructures) dotée de 100 milliards de dollars et comptant 55 pays actionnaires.



Les postures des différents pays d’Afrique du Nord vis-à-vis de l’Initiative BRI se sont révélées marquées par une forte différenciation, allant de l’adhésion pour le Maroc et l’Egypte, à une certaine frilosité de l’Algérie, partenaire pourtant central de la Chine, en passant par un relatif attentisme de la Tunisie.

Tout en jetant les bases d’un nouveau modèle de développement économique, ce projet soulève de nombreuses interrogations : quels sont les ressorts géopolitiques, économiques, culturels, de politique intérieure, etc. justifiant ce projet d’envergure planétaire ? Comment impactera-t-il les équilibres géopolitiques et économiques au Moyen-Orient, en Méditerranée et en Afrique du Nord ? Constitue-t-il l’amorce d’un nouveau modèle de développement économique alternatif ? Quelles sont les visions des pays d’Afrique du Nord ? Comment se positionnent-ils vis-à-vis de ce projet appelé à reconfigurer les équilibres géopolitiques en Méditerranée, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ? Comment positionner au mieux la Tunisie afin qu’elle tire le meilleur parti de ce projet ?

Afin de répondre à ces interrogations et de susciter un riche débat, le Programme Régional Sud Méditerranée de la Konrad-Adenauer-Stiftung, en collaboration avec Global Prospect Intelligence, organise, les 10 et 11 avril 2018, un séminaire international impliquant d’éminentes personnalités chinoises, européennes, maghrébines et tunisiennes portant sur : « Le projet des nouvelles routes de la Soie (BRI) : le retour de la Chine en Méditerranée».A titre introductif, une étude menée par M. Mehdi Taje, Directeur de Global Prospect Intelligence, intitulée « Les nouvelles routes de la Soie et l’Afrique du Nord : quelles synergies ? » sera présentée. Une table ronde finale visant à identifier des pistes de réflexion afin de positionner de manière optimale la Tunisie au sein du projet BRI clôturera le séminaire.

Source de l'article Leaders

Le projet SUDEP South, financé par l’UE, présente la dimension urbaine de l’action pour le climat lors d’une conférence régionale

EU Neighbours South

Le projet SUDEP South SM, financé par l’UE, présentera la dimension urbaine de l’action pour le climat et le soutien de l’UE au développement durable local.

La Conférence régionale sur les actions de l’Union européenne pour le climat et l’énergie durable dans le Voisinage Sud donnera l’occasion de faire le point sur les politiques pertinentes de l’UE dans la région, de marquer l’achèvement de nos trois projets régionaux actuels – ClimaSouth, CES-MED et SUDEP South – et de partager les enseignements tirés. Elle réunira des fonctionnaires de l’UE, des points focaux nationaux et des autorités locales des pays partenaires, ainsi que des représentants de la société civile et du secteur privé.

Le projet SUDEP-South a commencé ses activités au début de 2015, dans 12 villes de 6 pays du sud de la Méditerranée. L’objectif global du programme SUDEP est d’aider les autorités locales à répondre aux défis énergétiques durables. L’objectif spécifique est de permettre aux autorités locales de mettre en œuvre des actions énergétiques durables conduisant à des économies d’énergie, l’efficacité énergétique et l’utilisation accrue de sources d’énergie renouvelables comme l’énergie solaire.

Pour en savoir plus
Projets de Démonstration Urbains Durables – Site web

Également disponible en

Projet connexe
Soutient les efforts des autorités locales des pays partenaires de l'IEVP-Sud pour répondre plus activement aux défis de la politique durable.Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc,…

Soutient la transition des pays du sud de la PEV vers le développement à faible intensité en carbone et la résilience au changement climatique, dans un contexte de développement durable et…

Ce projet permettra aux autorités locales dans les pays partenaires méditerranéens du Voisinage Sud de mettre en œuvre des actions intégrées dans leurs plans d'action pour l'énergie durable - les soi…

L’UE copréside la réunion du groupe de stabilité avec les autorités égyptiennes

EU Neighbours South

Le groupe de stabilité, qui regroupe les travaux du sous-comité pour la justice et la sécurité et du groupe de travail sur les migrations et les affaires sociales et consulaires de l’accord d’association entre la République arabe d’Égypte et l’Union européenne, a tenu sa session au Caire le 15 mars 2018.

La réunion a été présidée conjointement par S.E. l’Ambassadeur Raouf SAAD, président du Bureau national pour la mise en œuvre de l’accord d’association au ministère des affaires étrangères, et Mme Sibylle BIKAR, chef de division par intérim, pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, au Service européen pour l’action extérieure.
La réunion a eu lieu alors que l’Égypte et l’UE sont sur le point de lancer un nouveau niveau de coopération et de dialogue dans un large éventail de domaines fondés sur leurs priorités de partenariat 2017-2020.

Les deux parties ont mené un dialogue global et franc couvrant de nombreuses questions d’intérêt mutuel, notamment la coopération judiciaire, la lutte contre la drogue et la criminalité organisée, la lutte contre le terrorisme, les migrations et l’asile, la politique sociale et le développement social et la coopération consulaire. Elles ont fait le point sur l’évolution récente de toutes ces questions et ont exploré les moyens de promouvoir davantage leur dialogue et leur coopération dans l’intérêt des deux parties.

Les deux parties ont reconnu qu’il importait de tirer parti de l’expérience acquise ces dernières années et se sont déclarées déterminées à renforcer leur dialogue et leur coopération en adoptant une approche globale et équilibrée pour traiter tous les domaines d’intérêt mutuel et relever les défis communs, dans l’intérêt de l’Égypte, de l’UE et de la région en général.

Pour en savoir plus
Délégation de l’Union européenne en Egypte - Site internet

Également disponible en

Développement numérique : La conférence sur l’économie numérique dans la région MENA organisée à Alger


L’Algérie accueille, durant deux jours, les travaux de la conférence sur la contribution de l’économie numérique dans la croissance des pays d’Afrique du nord et du Moyen-Orient (MENA). 

Cette rencontre a pour objectif pricipal l’échange d’expériences entre les différents pays de la région dans le domaine de l’économie numérique et sa contribution à leur développement.

La conférence est organisée par le ministère des Finances en collaboration avec la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire arabe (FMA), est placée sous le thème "les jeunes, la technologie et la finance". Cette dernière a connu la participation de nombreux acteurs et experts nationaux et étrangers du monde de l’économie, de la finance et des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Parmi les chapitres évoqués, en présence du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, la disponibilité des infrastructures techniques nécessaires à l’émergence de l’économie numérique, tels que l’accès à l’internet haut débit et le e-paiement, et la croissance de l’économie numérique dans mes pays de la région.

Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, a souligné, lors de sa intervention que l’importance de cette conférence régionale est l’échange d’expériences entre les différents pays de la MENA dans le domaine de l’économie numérique et sa contribution à leur développement. 

Source de l'article Mobile Algérie

La diaspora tunisienne au service de l’investissement

Résultat de recherche d'images pour "DiafrikInvest Tunisie"

Un “atelier de plaidoyer” sera organisé, mercredi 28 mars 2018 à Tunis, par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) et ANIMA Investment Network, dans l’objectif de renforcer l’implication de la diaspora dans l’entrepreneuriat et l’investissement productif en Tunisie.

Selon un communiqué publié mardi 27 courant par la CONECT, cet atelier, qui s’inscrit dans le cadre du projet “DiafrikInvest”, constituera, également, une occasion d’aborder la stratégie nationale pro-diaspora et de profiter d’échanges croisés avec d’autres pays sur les outils de mobilisation de la diaspora pour l’investissement.

Le projet DiafrikInvest, financé par l’Union européenne et coordonné par ANIMA Investment Network en partenariat avec ACIM (France), la CONECT (Tunisie), Start-up Maroc (Maroc) et le CJD (Sénégal), a pour ambition d’accélérer et d’accompagner la mobilisation des hauts talents, des entrepreneurs et des investisseurs de la diaspora pour dynamiser les relations d’affaires entre l’Europe, le Maroc, le Sénégal et la Tunisie.

Ces propositions concrètes permettront d’initier une phase d’assistance technique au cours de laquelle DiafrikInvest développera des actions pilotes pour renforcer la coordination des actions ciblant la diaspora.

Un parcours d’accompagnement sur mesure pour les entrepreneurs tunisiens

D’autre part, la CONECT et ANIMA Investment Network s’associent pour lancer un parcours d’accompagnement au profit de 20 entrepreneurs tunisiens, à partir de mai 2018, afin d’assurer le développement de leurs entreprises à l’international.

S’inscrivant toujours dans le cadre du projet DiafrikInvest, le projet propose de faire bénéficier ces entrepreneurs de mentorat durant 9 mois, et de la possibilité de se rendre en Europe pour visiter l’entreprise de leur mentor, afin de bénéficier de ses connexions d’affaires sur place.

A l’issue de ces services, une nouvelle sélection permettra aux entrepreneurs les plus prometteurs de bénéficier d’une campagne de communication et de promotion sur des plateformes de crowdfunding et d’accéder à des rencontres avec des financeurs potentiels.

Source de l'article Webmanagercenter

Le programme le plus populaire de l’UE devient aussi virtuel

EU Neighbours South

Erasmus+, l'un des programmes les plus emblématiques et populaires de l'UE, ajoute une version en ligne à ses actions de mobilité, afin de mettre en relation davantage d'étudiants et de jeunes issus de pays européens et du voisinage méridional de l'UE.

La Commission européenne lance aujourd'hui Erasmus+ Virtual Exchange, un projet visant à promouvoir le dialogue interculturel et à améliorer, au cours de ces deux prochaines années, les compétences de 25 000 jeunes au moyen d'outils d'apprentissage numériques. Ce projetassocie les 33 pays européens participant au programme Erasmus+ et la région du sud de la Méditerranée, qui couvre l'Algérie, l'Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, la Palestine*, la Syrie et la Tunisie.

La version en ligne d'Erasmus+ viendra compléter le programme de mobilité physique traditionnel et pourrait, à l'avenir, être étendue à d'autres régions du monde.

M. Tibor Navracsics, commissaire chargé de l'éducation, de la culture, de la jeunesse et du sport, a déclaré à ce propos: «Bien qu'étant un programme dont le succès n'est plus à démontrer, Erasmus+ n'est pas toujours accessible à tous. Par l'intermédiaire d'Erasmus+ Virtual Exchange, nous faciliterons les contacts interpersonnels, atteindrons des jeunes issus de différents milieux sociaux et encouragerons la compréhension interculturelle. Cet outil en ligne mettra en relation davantage de jeunes citoyens de l'Union avec leurs pairs originaires d'autres pays; il jettera des ponts et contribuera à l'acquisition de compétences telles que l'esprit critique, l'éducation aux médias, les langues étrangères et le travail d'équipe.»

Erasmus+ Virtual Exchange mettra en relation des jeunes, des animateurs socio-éducatifs, des étudiants et des universitaires issus de pays européens et du voisinage méridional de l'UE au moyen de discussions gérées par un modérateur, de groupes de projets transnationaux, de cours en ligne ouverts à tous et de formations à l'argumentation. Par exemple, des jeunes issus de pays différents pourront se connecter une fois par semaine pour discuter de sujets tels que l'évolution de la situation économique ou le changement climatique, avec l'aide d'un modérateur et sur la base d'un matériel préparatoire distribué au préalable.

Toutes les activités se dérouleront dans le cadre de programmes d'enseignement supérieur ou de projets encadrés pour les jeunes. Pendant sa phase préparatoire, Erasmus+ Virtual Exchange a suscité de l'intérêt parmi les universités et les organisations de jeunesse et 50 partenariats ont déjà été mis en place et 40 personnes ont suivi une formation de facilitateur en vue de modérer les débats.

Les contacts et les échanges avec des pairs à l'étranger représentent l'occasion idéale d'acquérir de nouvelles connaissances et compétences et de favoriser la tolérance et l'acceptation mutuelle. Virtual Exchange encourage le dialogue interculturel entre les jeunes, dans le droit fil de la déclaration de Paris adoptée lors d'une réunion informelle des ministres de l'éducation des États membres de l'UE qui s'est tenue en mars 2015. Cette déclaration vise à promouvoir l'éducation à la citoyenneté et aux valeurs communes de liberté, de tolérance et de non-discrimination.

Au cours de la phase pilote, Erasmus+ Virtual Exchange, doté d'un budget de 2 millions d'euros jusqu'en décembre 2018, atteindra au moins 8 000 jeunes. Si le succès est au rendez-vous, l'objectif est de le renouveler jusqu'à la fin 2019 afin d'atteindre 17 000 personnes supplémentaires. À l'avenir, Erasmus+ Virtual Exchange pourrait acquérir le statut d'action régulière et être élargi de manière à toucher encore plus de jeunes dans d'autres régions.

Erasmus+ soutient déjà la mobilité à des fins d'apprentissage et d'enseignement entre l'UE et les pays de son voisinage méridional. Depuis 2015, des fonds ont été alloués à plus de 1 000 projets entre des universités européennes et des universités du sud de la Méditerranée, dans le cadre desquels il est prévu de permettre à quelque 15 000 étudiants et membres du personnel originaires de pays du sud de la Méditerranée de venir en Europe, tandis que plus de 7 000 Européens partiront enseigner ou étudier dans ces pays. En outre, quelque 2 200 jeunes gens et animateurs socio-éducatifs issus du voisinage méridional de l'UE participent chaque année à des projets d'apprentissage non formel.

Pour en savoir plus

Également disponible en

Projet connexe
Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, Moldavie, Russie, Ukraine (Voisinage de l’Est) ; Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie (Voisinage du Sud) ;…

L’UE accueille une conférence des donateurs pour un projet sur l’eau à Gaza

EU Neighbours South

Le 20 mars, la Commission européenne et le gouvernement palestinien accueilleront une conférence internationale de donateurs pour mobiliser un large soutien international en faveur de la construction d’une grande usine de dessalement et des infrastructures connexes dans la bande de Gaza.

Le projet de l’usine centrale de dessalement de Gaza et des travaux connexes est le plus grand projet d’investissement jamais réalisé à Gaza. Il fournira de l’eau salubre et propre à l’ensemble de la population de Gaza, répondant ainsi aux besoins humanitaires les plus urgents de la région et à sa pénurie d’eau de longue date. 97 % de l’eau disponible n’est pas potable en raison du pompage excessif d’un aquifère côtier polluant. Le projet contribuera de manière significative à la durabilité environnementale, au développement économique et à la stabilité de Gaza.

Le coût total du projet s’élèvera à 562,3 millions d’euros. La conférence des donateurs s’efforcera d’accroître le soutien politique et l’engagement financier existants afin de concrétiser un peu plus la réalisation de l’usine de dessalement.

La conférence des donateurs sera ouverte par le commissaire européen chargé de la politique européenne de voisinage et des négociations d’élargissement, Johannes Hahn, et le Premier ministre palestinien, Rami Hamdallah, en présence des principaux partenaires de ce projet : la Banque islamique de développement (BID), la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque mondiale (BM), l’Union pour la Méditerranée (UpM) et le Bureau du Quartet. Elle réunira des représentants d’une soixantaine de pays.

La conférence aura lieu juste après la réunion du groupe international de donateurs pour la Palestine, le Comité de liaison ad hoc (AHLC). La crise humanitaire à Gaza et la manière d’y répondre par une aide financière ciblée seront au centre des discussions.

Pour en savoir plus
La politique européenne de voisinage et les négociations d'élargissement – Commission européenne – Site internet

Également disponible en

Maroc-Afrique-Europe : Apport au développement et à l’intégration économique


L’ancrage africain du Maroc et l’apport du Royaume au développement économique et social et à l’intégration du continent ont été mis en relief par les participants à une conférence qui s’est tenue à Bruxelles à l’initiative de l’European Policy Center (EPC).

Cette conférence a été organisée en collaboration avec la Fondation Roi Baudouin et l’ambassade du Maroc auprès de l’Union européenne autour du thème «Le développement de l’Afrique, une priorité clé pour l’Europe et le Maroc».
Intervenant dans ce cadre, Colin Scicluna, directeur exécutif adjoint chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord au Service européen pour l’action extérieure SEAE de l’UE, a souligné la relation de «longue durée» qu’entretiennent le Maroc et l’UE, affirmant qu’elle constitue un ‘’bon exemple’’ de coopération.

Pour sa part, le représentant permanent de l’Union Africaine auprès de l’UE, Ahmat Awad Sakine, a affirmé que le Maroc est considéré au sein de l’UA comme un «grand pays qui contribue à l’intégration de l’Afrique et du Maghreb». 
Soulignant la place que le Royaume occupe aujourd’hui aux niveaux de l’Union africaine et de l’Europe, il a indiqué que «tout ce qui régit les relations UE-Maroc profite aussi à l’Afrique au-delà même de la coopération triangulaire».

Le diplomate africain a affirmé que le Maroc «a toujours été un membre actif de l’Union africaine», soulignant la «place très importante» du Royaume au sein de l’organisation panafricaine. Il a de même mis en exergue le rôle dont le Maroc s’acquitte en Afrique dans le cadre des opérations de maintien de la paix auxquelles il prend part dans différents pays du continent.

De son côté, l’ambassadeur du Maroc auprès de l’Union européenne, Ahmed Reda Chami a insisté sur la vocation africaine du Maroc, faisant savoir que depuis le lancement du partenariat entre les continents européen et africain, le Royaume a toujours plaidé pour un partenariat stratégique, équitable, équilibré et mutuellement bénéfique entre les deux partenaires.

Chami s’est ensuite attardé sur la contribution du Maroc au développement de l’Afrique dans le cadre de l’Union africaine et à travers l’Union européenne dans la logique de la coopération triangulaire. Il a dans ce contexte rappelé les visites effectuées par SM le Roi Mohammed VI dans différents pays africains, rappelant les centaines d’accords de coopération que le Maroc a signés avec des pays africains.
Concernant l’apport du Royaume au développement de l’Afrique, Chami a indiqué que le Maroc était déjà très engagé bilatéralement avec différents pays africains et qu’il le devient aujourd’hui à travers l’Union africaine. Le Maroc, a-t-il ajouté, s’emploie aussi à mettre à contribution sa relation avec l’UE pour apporter aussi une valeur ajoutée pour le développement du continent.

Source de l'article Le Reporter

Euro-Med Innovation Day: Water, Energy, Food


The Euro-Med Innovation Day: Water, Energy, Food event will gather Euro-Mediterranean and Lebanese innovators, researchers, policy makers, international companies, investors and industrialists to exchange around the latest innovations and findings in the Water, Energy, Food sectors following a NEXUS approach and explore partnerships and business opportunities.

This event is organized in the context of the 5TOI_4EWAS project by Berytech in Lebanon, with the financial support of the European Union, and in collaboration with Beirut Digital District.

Main objectives

  • Encourage innovation and research in the fields of energy, food and water in the Southern Mediterranean countries by supporting and connecting stakeholders, researchers and partners from the region and facilitate international cooperation for the development of innovative solutions in those sectors.
  • Offer a wide range of opportunities as well as bring together ideas, knowledge and people from the energy, water and food sectors, addressing future trends, policies, business and funding opportunities in the region.
  • It will include interactive panels with international and local experts in food, water and energy sectors, in addition to expert matchmaking activities to create collaboration opportunities.
Agenda
8.30-9.00 AM: Welcoming & Registration

9.00-9.45 AM: Opening Ceremony & key note speeches
Exposing the NEXUS innovation concept, challenges and opportunities in the fields of water, energy and food in the Mediterranean region in addition to the 5TOI-4EWAS project initial outputs presentation and general perspective.


9.50-10.50 AM: Panel 1
Solving regional challenges in food, water and energy through the NEXUS approach
This panel will shed the light on major indicators and outcomes derived from Nexus Think Tank network in the fields of water, energy and food and highlight recommendations to address regional challenges and opportunities in those sectors. It will present the importance of the Nexus approach in innovation for industrial, academia, and SME actors.


11.05 AM-1.15 PM: Panels 2 & 3
Panel 2 Funding mechanisms to face future NEXUS challenges in the region
This panel will gather representatives from different funding mechanisms to cover existing programmes, initiatives, platforms and networks that offer funding opportunities for NEXUS projects and support the innovation development, capacity building and partnership building in the Med region.

Panel 3 Innovation in action: Addressing NEXUS challenges through innovation and entrepreneurship
This panel will host representatives from the NEXUS ecosystem who will showcase concrete initiatives on how they implemented the NEXUS innovation approach in their businesses and programs, highlighting the importance of this concept, encouraging the growth of the NEXUS community in the region.


1.15-2.30 PM: Networking Lunch

2.30-6.00 PM: Experts Matchmaking & Networking Session
This session includes roundtable meetings with experts. It targets entrepreneurs, industrialists, professionals, experts, organizations and researchers interested in exchanging expertise and exploring collaboration in the fields of water, energy and food.  This presents a unique opportunity to connect with leading partners and experts, get industry insights and tailored recommendations, learn about interesting projects or initiatives, explore synergies and set up potential partnerships.

A prior screening process will take place and exact meeting schedules and details will be communicated to confirmed participants prior to the event.

6.00-7.00 PM: Networking cocktail


Source de l'article SEMIDE