Forum de la Mer du 20 au 22 octobre 2018 à Bizerte

Résultat de recherche d'images pour "Forum de la Mer du 20 au 22 octobre 2018 à Bizerte"
A l’initiative de la société civile tunisienne, l’Institut tunisien d’études stratégiques (ITES) a fait émerger, début 2018, une réflexion sur le besoin de doter la Tunisie d’une stratégie maritime nationale, afin de mieux maîtriser son espace marin et de renforcer sa présence dans ce domaine au niveau régional et international. 
Partant du constat que l’économie bleue au sens large ne représente encore que 12% du PIB tunisien, les marges de progression au niveau de la croissance et de la création de nouveaux types d’emplois sont apparues comme évidentes.
Mais au-delà de la Tunisie, la mer Méditerranée est au centre de nombreuses réflexions quant à la manière d’équilibrer la nécessité d’une croissance économique s’appuyant sur les ressources maritimes et l’impératif de plus en plus pressant de préservation de l’environnement et du littoral. Ces problématiques recoupent donc à la fois les préoccupations européennes comme celles de la rive sud, portées notamment par l’Union pour la Méditerranée (UpM) ou à travers des initiatives lancées ces dernières années (WestMed, BlueMed), ainsi que les objectifs de développement durable de l’agenda 2030 des Nations Unies.
Un rendez-vous annuel et récurrent inscrit dans un cadre euro-méditerranéen
La première édition du Forum de la Mer – Bizerte 2018 s’inscrit dans le cadre de La Saison Bleue, projet ambitieux rassemblant près de 150 évènements dans tous les domaines mettant en valeur le littoral tunisien sur une période de quatre mois, du 15 juin au 30 octobre.
Par sa position stratégique d’une part, et ses relations avec le bassin méditerranéen d’autre part, la Tunisie s’impose comme le lieu privilégié pour installer un grand rendez-vous annuel consacré à la mer dans tous ses aspects, et plus particulièrement à Bizerte, ville la plus septentrionale de l’Afrique, dotée d’un patrimoine écologique, culturel et maritime exceptionnel et en plein développement.
Faire de ce Forum un rendez-vous annuel et récurrent remplit un objectif double :
– Inscrire les questions essentielles de la préservation de l’environnement, de la conservation et l’exploitation durable des océans et des mers, de la lutte contre les changements climatiques et une approche durable de l’économie bleue en haut de l’agenda et dans un cadre euro-méditerranéen partagé et solidaire.
– Mettre en réseau des acteurs euro-méditerranéens (experts, politiques, société civile) dont les initiatives, en lien avec la mer, demeurent trop souvent cloisonnées voire isolées, pour favoriser leur bon développement, leur partage d’expertise et de bonnes pratiques.
Déroulé
Le Forum de la Mer – Bizerte 2018, rencontres euro-méditerranéennes de l’environnement et de l’économie bleue, se tiendra du 20 au 22 octobre au Palais des Congrès de Bizerte. Ce Forum s’articulera autour de trois journées d’échanges entre experts et de rencontres avec le grand public :
– Deux journées, les 20 et 21 octobre, dédiées à des ateliers thématiques et des conférences, autour d’experts et d’intervenants de haut niveau venant de l’ensemble du bassin méditerranée, devant permettre la mise en commun d’expertise et l’émergence d’un certain nombre de préconisations sur les thématiques mises en avant (notamment  problématiques environnementales, érosion côtière, aménagement du littoral, aquaculture, pêche, construction navale, transport maritime, tourisme, métiers de la mer mais également perspectives liées au numérique, à la sûreté et l’immigration dans le bassin méditerranéen) ;
– une troisième journée, le 22 octobre, organisée autour d’une plénière, rassemblant de hautes personnalités politiques, des grands témoins et figures emblématiques dans le domaine de l’environnement et du monde de la mer, au cours de laquelle sera dévoilée une étude stratégique approfondie sur l’économie bleue de la Tunisie. Certaines collectivités territoriales du bassin méditerranéen, dont celles de la Tunisie et de la France, pourraient également intervenir dans ce cadre pour partager leurs expériences de villes et régions côtières;
Pendant ces trois journées, les premières Fêtes de la mer de Bizerte seront organisées autour d’un village de la mer qui proposera, dans le vieux port, de nombreuses activités culturelles et interventions urbaines (spectacles, concerts, expositions, gastronomie, animations nautiques, escales de bateaux, …), ouvertes à un très large public.
Comité d’organisation
Institut tunisien des études stratégiques (ITES), avec l’Union pour la Méditerranée (UpM) et La Saison Bleue. Manifestation placée sous le haut patronage du Président de la République tunisienne. En partenariat avec la FAO (Nations Unies), l’Union européenne, l’Ambassade de France en Tunisie. Mise en œuvre et communication: Gouvernorat de Bizerte, Alliance française Tunisie, Business & Décision.
Source de l'article Réalités

Bastia : le festival Arte Mare fidèle à la Méditerranée

Résultat de recherche d'images pour "Bastia : le festival Arte Mare fidèle à la Méditerranée"

Cette année le festival cinématographique Arte Mare se déroulera du 06 au 13 octobre et mettra en exergue les bandes sons, si importantes dans l'accompagnement de l'image. 

Comme à l'accoutumée, le festival met en valeur de jeunes talents issus du bassin méditerranéen.

Dans cette 36ème édition, le festival Arte Mare, reste fidèle à la Méditerranée. Et fera escale en Espagne, en Egypte, et en Tunisie, avec un film de Mohamed Ben Attia "Mon cher enfant".

Le film raconte l'histoire d'un adolescent qui s'apprête à passer le bac. Son attitude réservée inquiète ses parents, ces derniers sont loin de deviner que leur fils unique prévoit de partir en Syrie.
Parmi les films en avant-première, le public pourra découvrir, un long métrage extrêmement touchant, l'histoire d'une petite fille de huit ans, victime d'un pédophile, ami de la famille.

Tirée d'une histoire vraie, "Les chatouilles" parle aussi de résilience, c'est par la danse et l'encouragement de ses proches que l'héroïne finira par parler.

Le festival fait aussi la part belle à la création corse. Du court au long métrage, le public pourra apprécier de nouveaux talents. Certaines de ces œuvres ont d'ailleurs été coproduites avec l'IUT de Corse. 

L’Union européenne et le Centre Jusoor décernent les prix du concours Erth en soutien au secteur créatif en Libye

EU Ambassador Bettina Muscheidt and Head of Jusoor hala Bugaighis hand over the Prize to Khalifa Al-Bashbash

La cérémonie de clôture du projet « Liens culturels : célébrer la créativité libyenne », financé par l’UE, s’est tenue à Tunis le 30 août. 

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la promotion par l’UE de l’art et de la culture comme outil de réconciliation en Libye. Le jury a décerné le prix de 3000 euros à Khalifa El-Bashbash pour son projet « Histoire de la Libye ».

Le projet vise à promouvoir la diversité culturelle, la paix, la tolérance et la cohésion sociale parmi les Libyens. Il entend aussi changer l’image du pays dans le monde en faisant évoluer les idées véhiculées à son sujet. En outre, il promeut le concept d’économie créative en appui à une vie culturelle pérenne en Libye.

Les 10 finalistes ont été invités à un camp de formation sur l’entrepreneuriat créatif à Tunis, camp au cours duquel ils ont appris à utiliser l’art pour édifier la paix, suivi par une formation sur le marketing numérique et l’utilisation de la technologie pour promouvoir l’art et la culture. Au cours de la cérémonie de clôture, les finalistes ont présenté leurs idées et leur production au public. Un jury composé de Libyens et de représentants de l’UE a sélectionné les meilleurs projets. 

Pour en savoir plus

Également disponible en

Un projet financé par l’UE se penche sur l’écart entre les femmes et les hommes dans les pays de la PEV-Sud

MEDSTAT IV

MEDSTAT IV organise un atelier régional à Paris, les 9 et 10 octobre, afin d’évoquer la publication de données comparables sur divers composants de l’écart entre les femmes et les hommes dans les pays de la PEV-Sud.

Depuis 2017, MEDSTAT IV travaille avec certains de ces pays sur des aspects spécifiques des statistiques différenciées par sexe. Les résultats de ce travail seront maintenant présentés et discutés ; on s’attachera aussi à retirer les enseignements pouvant être utiles pour la région entière.

La réunion abordera une recherche spécifique lancée sous les auspices du groupe de travail MEDSTAT 4 sur les statistiques du marché du travail concernant l’emploi et les femmes. Le groupe de travail cherche à dégager des définitions communes de grands indicateurs de l’emploi des femmes et présentera les premiers résultats obtenus. Ceux-ci alimenteront le développement du cadre régional harmonisé pour la production et la dissémination de statistiques par sexe.

Le projet MEDSTAT IV fournit une expertise et un support technique dans le but de promouvoir l’harmonisation des statistiques en conformité avec les normes européennes et internationales dans 6 domaines : répertoires et statistiques d’entreprises, statistiques sur le commerce extérieur et la balance des payements, statistiques des transports, statistiques de l’énergie, statistiques du marché du travail et statistiques des migrations. Il fait suite à une phase précédente mise en œuvre au cours de la période 2010-2013.

Pour en savoir plus
MEDSTAT IV - Site internet

Également disponible en

Projet connexe
Le projet MEDSTAT IV fournit une expertise et un support technique dans le but de promouvoir l’harmonisation des statistiques en conformité avec les normes européennes et internationales dans 6…

INNOV'inMED 2018

Image associée

INNOV'inMED 2018 est un événement qui va permettre de s'interroger sur les défis que notre système de santé français va devoir relever : les déserts médicaux, la maitrise des coûts en santé, l'évolution de la e-santé et celui de la e-pharmacie, les mutations des rôles des professionnels de santé, l'apport de l'IA en médecine et santé

INNOV'inMED le seul événement dédié 100 % à l'innovation en santé en Europe, Afrique et dans les pays émergents

INNOV'inMED s'adresse à tous les acteurs clés de l’innovation en santé :

professionnels de santé, acteurs institutionnels et académiques en charge de la recherche et de la valorisation de l’innovation (universités, incubateurs, CHU, clusters, instituts de recherches, biotech, medtech, startups de e-santé…) mais aussi tous les acteurs de l’accompagnement (structures d’accompagnement, investisseurs, conseils financiers et juridiques).

Pour sa deuxième édition à Marseille, les 19 et 20 novembre 2018, INNOV'inMED s'ouvre sur l’Afrique et les pays émergents.

L'événement se tiendra dans les mêmes lieux et aux mêmes dates qu'Emerging Valley.

Les ambitions d’Innov’inMed sont :
  • Etre le premier événement professionnel européen en accès libre tourné vers l’innovation au sud
  • Favoriser et conforter cet écosystème de l’innovation en santé,
  • Augmenter la visibilité des start-ups et entreprises biotechs, medtech et startups tant sur le marché national qu'international,
  • Faciliter leur recherche de financements publics ou privés,
  • Animer un écosystème d’innovation et permettre le développement de relations commerciales ou R&D avec des grandes entreprises ou laboratoires pharmaceutiques,
  • Favoriser les liens et synergies existants avec les pays de la Méditerranée, du Maghreb, de l'Afrique et des pays émergents.
Source de l'article INNOV'inMED

Des représentants de l’UE et du gouvernement allemand visitent les Madad Labs II en Jordanie

Madad Labs II in Jordan

Qudra a accueilli des représentants de l’UE et du gouvernement allemand lors de leur visite aux Madad Labs II en Jordanie.

Les participants venant de Mafraq, Irbid et Amman se sont réunis pour échanger à propos des idées qu’ils développent avec les représentants de l’Union européenne et du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).

Pour en savoir plus

Également disponible en

L’UE protège la biodiversité marine du Liban

Lebanon

L’Union européenne s’investit pour protéger la biodiversité marine du Liban, à travers une aide au profit du Conseil national libanais de la Recherche scientifique pendant deux ans, d’une valeur de 725 000 euros, destinée à :

- permettre la production d’analyses de qualité ;

- aider à évaluer les effets du changement climatique et de l’activité humaine ;

- soutenir le développement d’évaluations innovantes de la biodiversité marine ;

- sensibiliser à la restauration et à la conservation des environnements côtiers et marins.

Cette aide s’inscrit dans le soutien de l’Union en vue de réduire les pressions néfastes sur l’environnement côtier et marin libanais, comme les déchets en mer, ainsi que d’appuyer les zones de protection marine et la création de corail artificiel.

Pour en savoir plus

Également disponible en

L'Union pour la Méditerranée à la recherche d'un second souffle

Le secrétariat de l'UpM à Barcelone organise le IIIe Forum régional de l'UpM (photo : F.Dubessy)
Le secrétariat de l'UpM à Barcelone organise le IIIe Forum régional de l'UpM (photo : F.Dubessy
Dans un tribune parue dans plusieurs journaux lundi 8 octobre 2018, Federica Mogherini, Ayman Safadi et Nasser Kamel, lancent un appel à "une nouvelle ère dans la coopération euro-méditerranéenne." 

La Haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, le ministre jordanien des Affaires étrangères et des expatriés et le secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée (UpM), interviennent alors que l'Union pour la Méditerranée fête ses dix ans lors de son IIIe Forum régional à Barcelone. Sous la co-présidence de l'UE et de la Jordanie, la conférence du lundi 8 octobre 2018 réunit les ministres des Affaires étrangères de l'Upm qui vont définir l'agenda futur de la structure. 

"Au-delà des divisions ethniques, culturelles et religieuses, ce qui nous réunit a bien plus de poids que ce qui nous divise. Nous voulons tous lutter contre la menace du terrorisme et de l’extrémisme. Nous voulons tous parvenir à des solutions politiques aux crises en Syrie, au Yémen, en Libye, ainsi que remédier aux autres foyers de crise de la région. Nous sommes déterminés à résoudre le conflit israélo-palestinien sur la base de la solution à deux Etats, voie unique vers la paix et la sécurité mondiales. Nous souhaitons tous une gestion durable et humaine de la crise migratoire, à la fois pour les migrants et les communautés d’accueil. Nous aspirons à investir dans notre jeunesse à travers l’éducation et la création d’emplois décents pour tous", précise la tribune.

A la recherche d'une coopération plus efficace

"Notre région traverse une phase de transition longue et difficile. La concurrence entre les puissances mondiales et régionales et l’absence de mécanismes efficaces de dialogue et de coopération ne peuvent qu’aggraver les conflits actuels, et risquent d’en créer de nouveaux. Une dynamique plus coopérative représente l’unique moyen de mettre fin aux conflits en cours, de créer des emplois et d’assurer une croissance durable pour nos populations", indiquent les trois signataires dans leur nouveau message. 

Déjà en juillet 2018, son nouveau secrétaire général affirmait : "il est temps de redynamiser l'engagement régional pour renforcer l'impact de l'organisation vers une coopération plus efficace dans la région euro-méditerranéenne."

Frédéric Dubessy - Source de l'article Econostruminfo

CyberSud: Mission de conseil pour la mise en place d’un point de contact 24/7 en Tunisie

CyberSouth holds an advisory mission on the establishment of the 24/7 contact point in Tunisia

La mission de conseil sur la mise en place d’un point de contact 24/7 en Tunisie a été organisée à l’Ecole des Officiers à Tunis le 27 août à la demande des autorités tunisiennes. 

Le but de cette réunion a été d’expliquer le rôle d’un point de contact 24/7 au sens de l’article 35 de la Convention de Budapest et de fournir l’information nécessaire afin de soutenir les autorités tunisiennes pour prendre une décision liée à l’hébergement de ce point de contact 24/7 au sein d’une institution.

Les discussions ont porté sur le rôle du point de contact 24/7, sa mise en place, les ressources et les procédures à suivre ainsi que sur ses compétences. La réunion s’est conclue sur la présentation des recommandations du rapport d’évaluation du T-CY sur l’entraide judiciaire des dispositions de la Convention de Budapest et la conclusion de la réunion des points de contact 24/7 en 2017.

Les représentants du Ministère de l’Intérieur, du Ministère des Technologies de la Communication et de l’Economie Numérique, du Ministère de la Justice et du Ministère des Affaires étrangères ainsi que des représentants des points de contact 24/7 de la Roumanie et de la France ont participé à la réunion.

CyberSud est un projet conjoint de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe. Il contribue à la prévention et au contrôle de la cybercriminalité et d’autres infractions impliquant la preuve électronique dans la région du Voisinage Sud, en conformité aux normes internationales de protection des droits de l’homme et au respect de l’État de droit ainsi qu’aux bonnes pratiques.

Pour en savoir plus
CyberSouth – Page web

Également disponible en

Projet connexe
Le projet contribue à la prévention et au contrôle de la cybercriminalité et d’autres infractions impliquant la preuve électronique, en conformité aux normes internationales de protection des droits…

L’UE plaide pour des infrastructures électriques sûres et durables dans la région Méditerranéenne

Andrés Sainz, Technical Secretary of TC "Regulation and Institutions"

MED-TSO, l’association des gestionnaires des réseaux de transport de l’électricité méditerranéens, a participé du 21 au 31 Août à « la Session de Paris », l’un des évènements les plus importants concernant les systèmes d’alimentation, organisé par le CIGRE, le Conseil International des Grands Réseaux Electriques, tous les 2 ans.

Le CIGRE fonctionne comme une communauté globale engagée dans le développement collaboratif et le partage d’expertise du système d’alimentation. La communauté compte des milliers de professionnels venant de plus de 90 pays et 1250 organisations membres, y compris certains des plus grands experts mondiaux.

Med-TSO a participé à la Session 2018 de Paris avec deux documents : « Vers un Cadre Réglementaire Commun. Harmoniser les Règles Techniques pour les Réseaux Electriques Méditerranéens dans une perspective de TSO » et « Le Plan Directeur Méditerranéen Consolidant des Infrastructures Electriques Sûres et Durables dans la Région Méditerranéenne », tous deux réalisés selon le Projet Méditerranéen de Med-TSO, un projet d’une durée de trois ans et soutenu par l’Union Européenne.

Pour la première fois, la plupart des TSOs Méditerranéens se sont engagés d’eux-mêmes en effectuant une série d’études harmonisées, y compris les simulations de marché et l’analyse de réseau. Le Plan Directeur Méditerranéen décrit 14 groupes d’interconnexions transfrontaliers, soit un total de 18 000 MW de nouvelle capacité de transfert à travers la Mer Méditerranée prévu à l’horizon de l’an 2030.

Pour en savoir plus

Également disponible en

Bourita plaide pour la "réhabilitation" de l'UpM


L’Union pour la Méditerranée (UpM) doit être réhabilitée comme cadre de dialogue politique et de conciliation, a souligné, lundi à Barcelone, Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
 
Le ministre, qui prenait part au 3e Forum régional de l’Union pour la Méditerranée tenu sous le thème "Construire ensemble l’avenir de la coopération régionale", a relevé que le mandat technique de l’UpM" n’est plus à son avantage.

"S’il a été conçu pour la mettre à l’abri des contingences politiques, il a fini par en faire –10 ans après– une organisation qui évolue à la marge des priorités de ses membres", a souligné Bourita, notant que l’UpM est appelée à "rompre avec le daltonisme thématique" car elle "ne peut rester aveugle –mais aussi sourde et muette– devant les questions de l’heure auxquelles doit faire face la région".

Il a cité, à titre d’exemple, la question sécuritaire, avec des défis sans précédent fragilisant la stabilité et la sécurité collective, la question migratoire, pour que la Méditerranée ne soit plus une route meurtrière cerclée de frontières discriminantes, et la question du co-développement qui reste le "parent pauvre" du projet méditerranéen.

Le ministre a affirmé, en outre, que la solidarité doit reprendre sa place au cœur du projet euro-méditerranéen, précisant qu’il s’agit de se pencher sur l’approche, la vision et la méthode à même de construire et maintenir un espace uni et cohérent, ainsi que de mutualiser moyens et contraintes pour relever les défis communs, soulignant que "le Secrétariat de l’UpM doit être ajusté à la lumière de tout cela, pour être proportionnel à l’envergure du projet méditerranéen que nous voulons".

"Il doit incarner la co-responsabilité, accueillir la co-décision, générer la co-appropriation et, surtout, mobiliser les fonds nécessaires, en partenariat avec la Commission européenne, la Banque européenne d’investissements ou d’autres institutions bilatérales et internationales de financement", a-t-il insisté.

Rappelant que le crédo de l’Union pour la Méditerranée c’est "unir", Bourita a relevé qu’"elle doit l’incarner dans ses dimensions politique, économique, culturelle, sociale et humaine, dans chacune de ces dimensions, et toutes à la fois".

Il a estimé que le paradigme de l’UpM doit évoluer en conséquence, précisant que le processus euro-méditerranéen n’a pas à être soit politique soit technique, mais doit être à la fois l’un et l’autre, pourvu que l’objectif soit un partenariat Nord-Sud approfondi et opérationnel, capable de favoriser une sortie de crise de cet espace.

Soulignant que la Méditerranée doit être un espace de sécurité et de stabilité commune, Bourita a expliqué que les défis qu’affronte la région transcendent les frontières et nécessitent une approche inter-régionale élargie.

"L’UpM peut non seulement cultiver des synergies avec les instruments de l’UE, mais aussi développer des réponses qui sont du Nord et du Sud à la fois, sur la base de termes d’engagement objectifs et démystifiés", a-t-il préconisé.

Et d'ajouter que l’UpM devrait porter le crédo d’une "Politique méditerranéenne de cohésion", dédiée à faire converger des niveaux de développement disparates, via des politiques co-responsables et adaptées à chaque pays, et permettant de donner un sens concret à l’action de cette organisation.

"Je crois en une Méditerranée comme espace de valeurs communes. Elle n’est pas un agrégat de frontières, mais un espace naturellement ouvert, propice à cultiver des valeurs partagées : des valeurs de paix, de tolérance, de respect de l’altérité", a poursuivi le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Il a noté qu’aujourd’hui encore, le processus euro-méditerranéen, ou l’UpM, constitue "le seul modèle offrant à l’ensemble des pays de notre région de véritables perspectives sur le long terme : une profondeur stratégique, pour le Nord comme pour le Sud, l’oxygène nécessaire au développement et à l’expansion, du Nord et du Sud, et un intérêt indiscutablement commun à construire un espace intégré de paix et de prospérité partagée".

"Mais, si elle est à notre portée, cette perspective n’en demande pas moins une nouvelle ingénierie du processus euro-méditerranéen, de nouvelles réponses à nos défis, et de nouvelles initiatives pour les relever, collectivement", a-t-il conclu.

Organisé dans le cadre de la célébration du 10ème anniversaire de cette organisation régionale, ce 3 ème Forum régional de l’UpM, qui s'est déroulé en présence de l'ambassadeur du Maroc en Espagne, Mme Karima Benyaich, a été coprésidé par Federica Mogherini, haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, et Ayman Safadi, ministre jordanien des affaires étrangères.

A l’instar des deux précédentes éditions, ce troisième forum a connu la participation aussi de représentants de la société civile et du secteur privé, outre des bénéficiaires et promoteurs de projets de l’UpM.

Il a constitué une occasion de faire le bilan des réalisations, d'un échange de vues sur la voie à suivre et de débattre du potentiel de l’organisation.

Source de l'article H24info

Perpignan - rencontre avec Kamel Daoud, prix Méditerranée 2018 : "Des livres pour libérer les hommes"

Résultat de recherche d'images pour "Kamel Daoud"

L'Indépendant a rencontré c auteur de Zabor ou les psaumes, prix Méditerranée 2018.

Repousser la mort en écrivant. Tel est le don d’Ismaïl, le personnage principal du dernier roman de Kamel Daoud, qui a reçu hier à Perpignan le Prix Méditerranée 2018. Quatre ans après Meursault, contre-enquête, qui avait remporté le Goncourt du premier roman, l’auteur et journaliste algérien, entre autres réputé pour ses chroniques "caustiques" dans le Quotidien d’Oran, livre Zabor ou les Psaumes, un ouvrage sensible en forme d’hommage au pouvoir de la littérature. Entretien.

D’où vous est venue l’idée d’un personnage qui écrit pour empêcher les autres de mourir ?

Il y a beaucoup d’endroits dans le monde où on peut payer de sa vie le fait d’écrire, de lire ou d’ouvrir une librairie. En Occident, on a tendance à l’oublier. La liberté acquise depuis trop longtemps vire au confort. On oublie son coût. Il me semblait important de rappeler la nécessité qu’il y avait à écrire, imaginer, rêver, critiquer ou vendre des livres. Il y a aussi une part autobiographique dans ce personnage. La plus grande aventure de ma vie a été l’apprentissage en autodidacte de la langue française. Ce livre est une réponse à ceux qui me demandent partout dans le monde pourquoi j’écris.

Vous croyez qu’écrire rend immortel ?

Bien sûr ! Tout le monde en fait l’expérience lorsqu’il lit un livre que quelqu’un a écrit il y a deux siècles. Borges disait que la littérature permet une conversation invraisemblable. Quelqu’un qui est mort peut parler à des vivants et quelqu’un qui est vivant peut parler à quelqu’un qui n’est pas encore né. C’est la seule preuve matérielle d’immortalité que nous avons. On parle encore aujourd’hui de Dostoïevski ou d’Homère…

"Une histoire d’amour avec la langue française"

Dans votre livre, vous mettez notamment en scène avec une certaine tendresse deux femmes divorcées et mises de côté au sein de leur village. Doit-on y voir un message féministe ?

Non. Ce n’est pas un message féministe, mais un message d’empathie. Le sort fait aux femmes au Nord comme au Sud est tragique. C’est quelque chose que les femmes payent d’abord et que nous, les hommes, payons par la suite. Quand on prive une femme de sa liberté, on fait le vide autour de soi, le désir du monde devient une maladie et on tombe dans la solitude.

Le héros du livre est surnommé Zabor (les Psaumes en arabe), son vrai prénom est Ismaïl et son père s’appelle Brahim (Abraham). Pourquoi avoir mis tant de références bibliques dans votre livre ?

C’est ma culture. J’ai grandi dans un milieu où la mythologie biblique est prégnante, notamment à travers le Coran. C’est quelque chose que j’aime bien démanteler, relire et moquer aussi…

Pourquoi avez-vous choisi d’écrire en français plutôt qu’en arabe ?

Je ne l’ai pas choisi. On ne choisit pas une histoire d’amour ! Ça commence toujours par une rencontre qu’on n’a pas prévue. Ce n’est pas un mariage de raison mais bien un mariage de passion.

"Trouver une solution pour financer l’islam de France"

Comment avez-vous rencontré cette langue ?

Lorsque j’étais adolescent, j’ai découvert chez moi et dans les maisons voisines des romans en français que j’ai commencé à lire. Dans mon village, à l’époque, il n’y avait pas d’autres distractions. C’était des livres avec de jolies photos de femmes en couverture. Il y avait une série de James Hadley Chase et des polars américains traduits en français. En Algérie, le français est une langue ambiante. Mais ça ne suffit pas pour lire. à l’école, on m’avait seulement appris à déchiffrer le français. Je prenais une phrase où il y avait deux mots que je connaissais et un que je ne connaissais pas et par recoupement, je devinais le sens.

Que vous a apporté la langue française ?

Le français m’a apporté l’imaginaire, le reste du monde, le cinéma dans ma tête, un sentiment de liberté et de sensualité.

Pensez-vous qu’enseigner l’arabe dans les écoles françaises soit une bonne chose ?

En primaire, je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Dans le monde arabe, on ne parle pas l’arabe littéraire. On parle plusieurs langues arabes. Vous allez apprendre à des enfants une langue qui n’est pas pratiquée chez eux et de plus, cela ne va pas améliorer l’intégration. Par contre, j’ai toujours défendu l’apprentissage de l’arabe dans les cycles supérieurs, car il ne faut pas que les radicaux aient le monopole de la langue arabe, dont ils font un usage identitaire.

Quelle est votre opinion sur l’enseignement des langues régionales comme le catalan en France ou le berbère en Algérie ?

Il est important de les enseigner, car cela préserve les cultures et les différences. Ça nous permet de relativiser nos certitudes.

Pensez-vous qu’il faille former des imams en France ?

Je sais que cela pose problème par rapport à la loi sur la laïcité. Mais si vous ne formez pas d’imams, la Turquie, les pays du Maghreb, l’Arabie saoudite et d’autres le feront. Il faut trouver une solution pour le financement de l’islam de France. S’il n’y a pas de gens spécialisés qui parlent d’islam, ce sont les islamistes qui parleront à leur place.

"Je suis profondément méditerranéen"

Adolescent, vous avez été attiré par une pratique rigoriste de l’islam. Qu’est-ce qui vous a fait changer de voie ?

J’ai plus été attiré par l’aspect spirituel que par le côté militant. C’est une tentation universelle. L’adolescence est une période où l’on a soif d’absolu. C’est la lecture qui m’a fait changer. Après, chacun est libre d’avoir une religion. Je ne suis pas antireligieux. Je dénonce seulement les excès des religions lorsqu’elles sortent du domaine de l’intime pour aller sur la place publique.

Peut-on, selon vous, sauver le monde avec des livres ?

Oui. Quand on défend la lecture, on défend le droit d’avoir des avis différents, on défend le vivre-ensemble et la tolérance. On comprend que le monde est plus vaste que ses propres certitudes. C’est très important. Ça apaise. Plus il y a de livres, plus les hommes se libèrent. Cependant, on peut aussi détruire le monde avec des livres. Les livres sacrés ont fait beaucoup de mal.

Que représente pour vous le prix Méditerranée ?

Quand vous êtes un écrivain du sud de la Méditerranée et que vous recevez un tel prix, vous sentez que vous n’êtes pas seul. Vous vous dites qu’il y a des gens qui vous lisent, qui vous soutiennent. Ce prix nous rassemble autour de cette mer qui nous unissait avant. Je suis profondément Méditerranéen. Malheureusement, c’est une culture et pas encore une nationalité.

Par Arnaud Andreu - Source de l'article l'Indépendant

Une réunion du projet CyberSud s’intéresse à l’adaptation de la formation judiciaire dans les pays du Sud de la Méditerranée

EU-funded CyberSouth event focuses on adaptation of judicial training in Southern Mediterranean countries

Le projet CyberSud financé par l’UE a tenu une réunion cet été sur l’adaptation de la formation judiciaire sur la cybercriminalité et la preuve numérique à Strasbourg, en France. 

Cette réunion, qui a duré 5 jours, a rassemblé des représentants des unités spécialisées en cybercriminalité, des procureurs et des juges en provenance d’Algérie, de la Belgique, de la Jordanie, du Liban, du Maroc et de la Tunisie.

A l’occasion de cette réunion le contenu de la formation judiciaire a été présentée aux pays du projet CyberSud afin d’engager des discussions sur l’adaptation de celle-ci, en fonction de chaque pays où la formation sera délivrée. Les discussions ont apporté une opportunité pour les participants de discuter et d’échanger sur le contenu de la formation. Les résultats de cette réunion seront utiles dans l’organisation et pour l’enseignement de la formation judiciaire pour les magistrats dans le cadre des pays du CyberSud.

D’ici février 2019, tous les pays du projet CyberSud auront bénéficié de la formation judiciaire de base et avancée sur la cybercriminalité et la preuve numérique. L’objectif est de créer une équipe de formateurs dans chaque pays pour délivrer des formations au niveau local. En janvier 2019, une formation régionale sur la stratégie judiciaire sera organisée afin de discuter l’intégration de ces cours dans le programme des formations des établissements judiciaires.

CyberSud est un projet conjoint de l’Union européenne et du Conseil de l’Europe. Il contribue à la prévention et au contrôle de la cybercriminalité et d’autres infractions impliquant la preuve électronique dans la région du Voisinage Sud, en conformité aux normes internationales de protection des droits de l’homme et au respect de l’État de droit ainsi qu’aux bonnes pratiques.

Pour en savoir plus
CyberSud – Page web

Également disponible en

Projet connexe
Le projet contribue à la prévention et au contrôle de la cybercriminalité et d’autres infractions impliquant la preuve électronique, en conformité aux normes internationales de protection des droits…

L’UE renforce la stabilité sociale parmi les réfugiés au Liban

Qudra Programme meeting

À la suite de la session de présentation auprès du ministère libanais des Affaires sociales (MoSA) le 13 août 2018, le programme Qudra est désormais prêt à agir afin de renforcer la stabilité sociale parmi les réfugiés, les personnes déplacées et les communautés d’accueil au Liban. Les différentes activités prévues dans ce cadre seront mises en œuvre par l’un des partenaires de Qudra sur le terrain, Expertise France.

Le programme Qudra se félicite de ce partenariat au Liban qui lui permettra de mener ces activités au mieux ; le ministère des Affaires sociales et EF sont impatients de lancer la mise en œuvre à brève échéance.

Le programme Qudra a pour but de renforcer la stabilité sociale à travers des services communautaires au Liban dans le cadre de son Module 3 –Stabilité sociale. Qudra – Résilience des réfugiés syriens, des personnes déplacées et des communautés d’accueil en réponse aux crises syrienne et irakienne est une action régionale financée par le fonds fiduciaire régional de l'UE en réponse à la crise syrienne, le fonds « Madad » et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ).

Pour en savoir plus

Également disponible en

Semaines eTwinning 2018: les enseignants célèbrent la diversité du patrimoine culturel européen

Photo: European Union

À l’occasion des Semaines eTwinning de cette année, tous les membres de la communauté sont invités à créer des projets dédiés au patrimoine culturel et à participer à de nombreux événements interactifs.

Les Semaines eTwinning proposeront aux participants une kyrielle d’activités consacrées au patrimoine culturel. Parmi les événements en ligne, nous pouvons citer des interventions d’experts, des foires aux projets et une conférence d’une journée sur la création de projets.

La campagne a démarré le 1er octobre et le premier séminaire en ligne, organisé avec la Maison de l’histoire européenne se tient le 2 octobre. Un autre Séminaire en ligne sur le patrimoine culturel, organisé avec Europeana, aura lieu le 4 octobre. Pendant la journée de conférence en ligne, les eTwinneurs pourront découvrir les meilleures pratiques d’experts eTwinning et présenter leurs idées de projets auprès de leurs collègues.

Pendant cette campagne, les eTwinneurs auront accès à un forum dédié à la recherche de partenaires, où les enseignants pourront partager leurs idées et établir des contacts dans le but de mettre en place leur propre projet sur le patrimoine culturel.

Si vous avez une idée de projet sur le patrimoine culturel et souhaitez participer à la campagne des Semaines eTwinning, envoyez votre proposition de projet avant le 25 octobreet n’oubliez pas d’ajouter le hashtag #eTwForCulture.

Rendez-vous aux prochaines Semaines eTwinning pour célébrer le patrimoine culturel européen !

Pour en savoir plus

Également disponible en

Projet connexe
eTwinning Plus étend le programme eTwinning aux écoles de certains pays du voisinage oriental et méridional (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Jordanie, Liban, République de Moldavie, Tunisie, Ukraine…