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vendredi 18 juin 2010

La Fédération Française des Ports de Plaisance veut élargir la Méditerranée

La Fédération Française des Ports de Plaisance a organisé à Paris une conférence réunissant des représentants des Ministères du tourisme des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient - l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la République Libanaise et la Lybie -, des délégations du Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi et de la FFPP.
L’objectif de cette réunion est de confédérer ces pays du Sud de la Méditerranée pour développer leurs activités nautiques de façon harmonieuse, propre et cohérente à travers le programme Odyssea.
« Cette première rencontre a pour vocation de fédérer ces différents pays du bassin Méditerranéen qui n’ont, pour certains, aucune expérience de la plaisance, a expliqué Grégory Goddard, Délégué Général à la FFPP, avant le sommet.
Chacun d’entre eux a clairement fait part de son intérêt pour nos activités. Tous ont pour objectif de développer la plaisance dans leurs pays en collaboration avec la Fédération Française des Ports de Plaisance. Ils souhaitent profiter de son expérience et de son savoir-faire en termes de capitalisation sur les équipements, de modernisation et de développement territorial durable. Pour certains, ce dernier paramètre n’était jusqu’ici, absolument pas pris en compte ».
Odyssea, un programme territorial stratégique de développement durable
Labellisé par l’Union pour la Méditerranée, reconnu programme prioritaire par l’Union Européenne, Odysséa est le premier modèle de développement intégrant le culturel et l’économie locale à la plaisance.
Il fait du port une porte d’entrée attirante d’un territoire, au lieu d’un parking à bateaux plus ou moins privatisé. Le président de la FFPP, Serge Pallarès, rappelait que le rendez vous avait été pris durant le dernier Salon Nautique et se réjouissait que tous les acteurs avaient tenu leur promesse en se retrouvant à Paris pour jeter les bases de cette confédération.
« Ce qui nous unit, c’est la Méditerranée, qui restera malgré les conflits et les tensions Mare Nostrum, a-t-il ajouté. La France, avec ses 30 années d’expérience, ne doit pas être directive mais agir comme un conseiller avisé.
Parce que notre expérience s’est construite aussi sur des erreurs, et que nous avons toujours des problèmes dont certains ne pourront se résoudre sans l’aide de nos partenaires…
Notre intérêt à travers cette confédération, c’est de faire bloc autour d’un confrère libyen, libanais ou marocain lorsqu’il devra affronter une difficulté dans son projet. Il faut faire bouger la flotte des 7 millions de plaisanciers méditerranéens, qu’ils circulent plus largement, plus loin vers de nouveaux rivages.
La Méditerranée, c’est 150 millions d’habitants qui accueillent chaque année 200 millions de visiteurs. A nous, professionnels, de lui donner les moyens de le faire en intelligence avec notre mer.
Odyssea est aujourd’hui notre meilleur outil, qui doit faire plus et mieux naviguer, réconcilier les territoires avec leur littoral, répondre aux problèmes de saturation au Nord et de développement au Sud, de formation et de reconversion. Ce que nous lançons aujourd’hui c’est un chantier sur les 50 prochaines années, on creuse un sillon.»
Par Nauticnews.com - le 18 juin 2010
Plus d'infos : http://www.ffports-plaisance.com/intro.php

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