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lundi 30 août 2010

Vers un sommet méditerranéen sur la paix au Proche-Orient

La France et l'Egypte ont dit lundi leur volonté de réunir un sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) en novembre pour conforter le processus de paix au Proche-Orient, en complément des négociations directes qui s'ouvrent cette semaine à Washington
A l'issue d'une rencontre d'une heure à l'Elysée, les présidents Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak sont tombés d'accord sur la nécessité d'une participation européenne à ce processus, qui passera par la convocation d'un tel sommet.
"Nous avons proposé avec le président Moubarak que puisse se tenir aux alentours de la mi-novembre un sommet de l'Union pour la Méditerranée auquel participeraient l'ensemble des intervenants nécessaires pour obtenir la paix au Proche-Orient", a déclaré le président français lors d'une conférence de presse commune avec son homologue égyptien.
Ce sommet, a-t-il indiqué, devrait avoir lieu le 20 novembre à Barcelone et tous les protagonistes du conflit, y compris Israël, devraient être présents autour de la table.
"Je pense que le rôle des Etats-Unis est très important mais qu'il ne peut pas être le seul", a-t-il ajouté en soulignant que l'Union européenne était le premier bailleur de fonds des Palestiniens et qu'il était important, pour faire avancer les choses, "que tout le monde tienne le même discours".
Hosni Moubarak a estimé de son côté que le début des négociations de Washington était en soi un succès. "Ce n'est pas la fin du chemin. (Mais) ce qui est important, c'est qu'elles se poursuivent en toute bonne foi afin de remettre le processus de paix dans le droit chemin. Je souhaite que toutes les parties puissent saisir cette occasion", a-t-il déclaré.
Pour le président égyptien, un sommet de l'UPM permettra de "conforter la relance" du processus de paix, les Etats-Unis ayant besoin du soutien des Européens pour régler notamment le problème "compliqué" de l'arrêt de la colonisation dans les territoires occupés.
Evoquant les négociations de Washington, il a déclaré qu'il aurait souhaité la présence de tous les pays du quartet "et d'un certain nombre de présidents européens".
Coprésidée par la France et l'Egypte, l'UPM n'a pu se réunir en sommet depuis son lancement en 2008 en raison du blocage du processus de paix israélo-palestinien.
Nicolas Sarkozy a plaidé lundi pour que les négociations avancent vite.
"Des bonnes discussions, ce sont des discussions qui seront rapides. Depuis le temps qu'on parle de ce conflit, tout le monde connaît les paramètres de la paix. Des mois et des mois de discussions n'amèneront rien de plus", a-t-il dit.
"Le temps travaille contre les partisans de la paix. La longueur des pourparlers et l'absence de compromis feraient le lit de tous les extrémistes partout dans le monde, et notamment dans cette région."
Par Reuters et Lexpress.fr - le 30 août 2010
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