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lundi 6 juillet 2009

La Belgique et l'Espagne se disputent la présidence de l'Union méditerranéenne

L'Espagne et la Belgique, qui tiendront successivement les rênes de l'Union européenne aux premier et second semestres de l'année prochaine, n'ont pas encore trouvé de solution satisfaisante pour la présidence de l'Union pour la Méditerranée (UPM), selon des sources concordantes.

Quels partenaires pour l'Égypte?
Mise sur pied à l'initiative de la France, l'UPM vise à renforcer les relations entre les Etats membres de l'UE et les autres pays du bassin méditerranéen autour d'une série de projets concrets. Elle est pilotée par une double présidence impliquant un pays de l'UE et un partenaire méditerranéen.
Il a été convenu que, du côté sud, la présidence reviendrait à l'Egypte pour deux ans, tandis qu'au niveau de l'UE, une tournante serait organisée sur base de la rotation semestrielle entre les Etats membres.
La France a profité d'un flou juridique
Profitant d'un certain flou juridique, la France de Nicolas Sarkozy s'est pourtant arrangée pour occuper la présidence européenne de l'UPM sans discontinuer depuis le lancement du projet, en juillet dernier.
Après sa propre présidence de l'UE, elle a convaincu la présidence tchèque de renoncer à prendre la direction de l'UPM. Elle a conclu un accord similaire avec la nouvelle présidence suédoise et sera donc parvenue à se maintenir durant 18 mois.
L'Espagne n'abandonnera pas la présidence de l'UPM
Il est par contre peu probable qu'elle réussisse à convaincre l'Espagne, qui suivra la Suède en janvier 2010, de lui abandonner la présidence de l'Union méditerranéenne. Madrid nourrit en effet ses propres ambitions pour ce projet qui la concerne directement. L'Espagne serait même tentée de rééditer la manoeuvre française et de se maintenir plus qu'à son tour à la tête de l'UPM.Mais du côté belge, l'idée passe mal.
La Belgique prendra en effet la présidence de l'UE au second semestre de l'an prochain et ne compte pas renoncer à ses prérogatives. "La Belgique attache aussi beaucoup d'importance à l'Union pour la Méditerranée", souligne-t-on de source diplomatique.
La Belgique ne se laissera pas faire
"Les institutions européennes n'ont jamais approuvé l'arrangement" franco-tchèque, a poursuivi ce diplomate, se faisant l'écho de l'irritation affichée par le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, face au mépris des procédures communautaires observé récemment.
Il n'est dès lors "certainement pas automatique" que l'Espagne pourra diriger l'UPM à la place de la Belgique, a conclu le diplomate. La question fera l'objet de discussions dans les prochains mois.
Par 7sur7.be - le 3 juillet 2009

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