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mardi 16 juin 2009

Les acteurs économiques jugent la conjoncture internationale favorable aux pays sud-méditerranéens


Déclaration de la MedAlliance, 24 avril 2009 Européens: la Méditerranée est votre chance!
Le consortium MedAlliance, union des organisations d’Europe et du sud de la Méditerranée1 qui représentent et soutiennent les entreprises, en charge du pilotage du programme Invest in Med cofinancé par l’Union Européenne, invitent les entreprises européennes à exploiter les opportunités qui émergent dans les pays du sud de la Méditerranée, qui présentent des marchés en forte croissance et des coûts de production compétitifs, soutenus par des systèmes financiers largement épargnés par la crise.

Les entreprises européennes commencent à souffrir d’un déficit de demande sur leurs marchés intérieurs. Une récession est prévue pour 2009 dans l’UE, suivie d’une légère reprise en 2010 2. Les opportunités de financement pour les PME vont se réduire à cause de la crise des liquidités qui touche les banques européennes, et l’accroissement consécutif de leurs mesures prudentielles. Cette récession dirige la consommation vers les biens à bas prix, et fait pression sur les profits des entreprises européennes. Leur défi est aujourd’hui de réduire leurs coûts de production tout en investissant de nouveaux marchés, avec des moyens réduits.

Dans ce contexte, les pays sud méditerranéens (pays Med) apparaissent, plus que jamais, comme une alternative :
1) Le système financier des pays Med a la capacité de soutenir le développement des PME locales et étrangères. Les règlements des Etats envers les banques nationales les ont empêché d’investir dans des produits « toxiques ». De plus la bancarisation croissante sur tous les segments de marché éloigne encore le risque de crise des liquidités pour ces institutions.
2) Les marchés des pays Med présentent une solvabilité que les pays BRIC (Chine mise à part), ont perdue. Contrairement aux autres pays en développement, les monnaies des pays sud-méditerranéens se maintiennent bien face à l’euro. Depuis un an les monnaies jordanienne, égyptienne et libanaise se sont appréciées de 10% à 13%, le dirham marocain de 3% et le dinar algérien de 5%. Seule la Tunisie constate une légère dépréciation de son dinar. On est loin du décrochage vertigineux des monnaies constaté en Ukraine (-29%), Roumanie (– 26%), Pologne et Russie (-20%), Hongrie (-17%), Inde (-16%) ou Brésil (-13%).
3) La consommation des pays Med restera solide, y compris en 2009. Avec un taux de croissance entre 2,25% et 4% en 2009, et jusqu’à 5% en 2010, la consommation des pays
Med va continuer à croitre, jusqu’à 6,3% en Egypte en 2009, et 5% en Algérie et Egypte en 20103.

Un certain nombre de secteurs devraient particulièrement attirer l’attention des entreprises européennes:
 Le développement de la distribution doit s’accélérer partout dans la region. Ceci contribuera à absorber certains surplus européens. Les opérateurs étrangers ont déjà pris des positions, mais la demande reste importante.
 Le secteur de la logistique présente de nombreuses opportunités. Ces dix dernières années, la plupart des pays ont investi dans les infrastructures de transport (air, route, train). Un saut qualitatif reste cependant à faire en matière de logistique. Les européens pourraient jouer un rôle majeur dans ce domaine, avec la perspective de bénéficier, au-delà des marchés locaux, de positions dans cette région stratégique (20% à 30% du trafic mondial transite entre Port Said – Egypte – et Gibraltar – Royaume Uni).
 Contrairement à l’Europe, le BTP reste solide. Les projets en cours sont pour la plupart maintenus et le besoins sont importants, notamment sur la mise à niveau du parc de logement.
 Au-delà des logements, ce sont toutes les activités liées aux services publics, au développement urbain, à l’environnement et aux nouvelles énergies qui sont un enjeu majeur pour les pays Med. Avec une concentration de la population, en progression constante, vers les villes et le littoral, la région est potentiellement un laboratoire pour le développement durable.
 Les pays Med produisent un grand nombre d’ingénieurs et de start-up dans le domaine des nouvelles technologies. Les centre de support client sont déjà bien développés. Le développement conjoint des TIC et de la logistique positionnera la région comme une base arrière idéale pour les grands opérateurs de e-commerce européens.
Nous sommes engagés à jouer notre rôle, en particulier dans le cadre du programme Invest in Med, pour soutenir des actions trans-nationales ayant pour objectif de :
 Prospecter les investisseurs européens qui ont des problèmes de surplus ou de compétitivité, pour attirer leur attention sur les opportunités dans les pays Med.
 Soutenir en priorité les initiatives (en particulier celles du programme Invest in Med) pour attirer des opérateurs ou développer les secteurs mentionnés plus haut.
 Développer des stratégies communes au sein de nos réseaux pour assurer une meilleure implication des Diasporas dans le développement économique de leurs pays.
 Promouvoir toute initiative qui contribuera à faciliter l’accès des PME à des financements.
Pour exploiter et faire levier sur ces avantages, et maximiser le potentiel des pays Med, nous souhaitons appeler les autorités nationales et régionales, et les institutions internationales, à agir pour accélérer le développement des économies des pays Med par le secteur privé :
 En offrant un soutien financier substantiel (0,5 à 1 M€ pour assurer la continuation des initiatives les plus prometteuses qui émergeront du programme Invest in Med ;
 En sponsorisant et soutenant les sommets de l’investissement et des affaires dans chacun des pays méditerranéens partenaire de l’UE ;
 En créant des instruments de soutien au développement des PME et en facilitant leur accès au financement. En lançant un plan d’action ambitieux en faveur des PME méditerranéennes ;

 En investissant massivement dans la formation professionnelle pour soutenir les secteurs en souffrance (activités exportatrices) et développer des compétences dans les secteurs d’avenir (agriculture biologique, logistique et distribution, pharmacie, énergies nouvelles, développement urbain, TIC) ;
 En intégrant au programme Invest in Med les pays qui sont dans les processus de pré-adhésion et d’adhésion à l’UE et qui sont situés sur le bassin Méditerranéen.
Aujourd’hui, plus que jamais, c’est le moment de realise combien les deux rives de la Méditerranée ont un destin lié. La coopération en matière culturelle est déjà forte. C’est notre tour, en tant que communauté des affaires, d’aller de l’avant et de contribuer aussi à l’intégration économique et politique de la région.
Par ANIMA Investment Network -

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