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« 40 milliards d'euros » pour la construction de voies ferrées pour des trains à grande vitesse, des autoroutes, des ports dont l'objectif est de mieux relier les deux rives entre elles. Le journal, contrôlé par le patronat italien, détaille un à un tous ces projets comme le plan de l'Algérie de plus de 11 milliards pour les chemins de fer ou celui du Maroc pour un TGV entre Tanger et Casablanca, d'un coût à peine inférieur.
En construisant la plate-forme portuaire d'Enfidha, la Tunisie lance un défi au Maroc, qui a décidé de faire de « Tanger Med » la grande escale de la Méditerranée. L'Algérie n'est d'ailleurs pas en reste avec le renforcement des capacités de quatre de ses ports avec l'objectif de les spécialiser par marchandises, relève le quotidien, qui cite notamment une étude d'Anima Investment Network .
En 2008, les neuf pays de la rive sud ont exporté en Europe pour près de 53 milliards d'euros de marchandises et en a importé pour un montant équivalent. « Ces échanges commerciaux sont en pleine augmentation, en particulier pour l'Italie, et ils ont besoin d'un véritable réseau logistique dans l'optique de la création d'un système Méditerranée de plus en plus intégré. »
A Capri, affirme le journal, la conférence à laquelle participeront également le président de la Chambre des députés, Gianfranco Fini, des ministres, la présidente de la Confindustria, Emma Marcegaglia, se penchera avant tout sur « la nécessité de mettre au point un plan stratégique ».
Paradoxalement, « Il Sole » ne mentionne pas le projet européen, lancé en grande pompe en juillet 2008 par le président Sarkozy, d'Union pour la Méditerranée.
Les Échos - 27 octobre 2009
Les Échos - 27 octobre 2009
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