Le projet «Promotion de la valeur des zones clés pour la biodiversité (ZCB) à travers l'implication des organisations de la société civile dans leur conservation et gestion en Afrique du Nord» est un projet sous-régional visant l'amélioration du mode de gestion et de gouvernance des espaces protégés et des zones clés pour la biodiversité dans le Hotspot de la Méditerranée.
Au niveau du Maroc, le Haut commissariat aux Eaux et forêts et à la lutte contre la désertification ( HCEFLCD) a retenu, conformément aux critères du CEPF concernant les sites éligibles et les zones clés pour la biodiversité prioritaires pour la conservation, le Parc national de Toubkal et le Parc national d'Ifrane pour abriter les activités de ce projet. À l'occasion du lancement de cette initiative au Maroc, des responsables de l'UICN-Med et du Haut commissariat aux Eaux et forêts ont présenté le projet méditerranéen pour la préservation des zones clés de biodiversités en présence de représentants d'ONG et d'associations locales qui sont impliquées.
Pour sa part, le coordonnateur du projet de l'UICN-Med pour l'Afrique du Nord, Mahjoub Maher, a souligné que le bassin méditerranéen est le troisième Hotspot le plus riche du monde en biodiversité végétale, relevant qu'il compte six corridors de conservation de la biodiversité, dont le massif de l'Atlas et ses deux sites retenus pour le projet. Dans une déclaration à la MAP, Amhaouech Zouheir, chef de la division des parcs et réserves naturelles au Haut commissariat aux Eaux et forêts, a indiqué que ce projet revêt une importance particulière compte tenu de l'engagement de ce dernier à mettre en place des mécanismes de partenariat et d'ouverture sur la société civile et à s'impliquer dans le développement local des zones naturelles protégées.
L'intérêt accordé à ce projet, a-t-il poursuivi, consiste aussi dans son volet de la recherche scientifique compte tenu de la volonté du Haut commissariat à instaurer une coordination étroite avec les institutions de la recherche scientifique, notamment en ce qui concerne le suivi et l'évaluation de l'impact des changements climatiques sur les écosystèmes naturels. Et de préciser qu'un tel projet contribuera à mettre en place un modèle de gouvernance sur les deux sites pilotes fondé sur la coopération avec les scientifiques, l'implication de la société civile et une réflexion sur les moyens de pérenniser les actions des différents acteurs pour la protection des sites naturels protégés.
Source de l'article Le Matin
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