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mercredi 26 mai 2010

« L’intégration euro-méditerranéenne est la plus grande œuvre géopolitique du 21ème siècle »

« L'Europe et les pays de la rive Sud et Est de la méditerranée n'ont pas d'autres choix que de se grouper, afin de se doter de la taille requise pour faire face à la recrudescence de la concurrence des grands pôles régionaux, notamment, américains et asiatiques », insistait hier à Hammamet ,Mme Elisabeth Guigou ,députée et ancienne ministre française de la justice, à l’occasion de la 2e édition des entretiens de la méditerranée du 25 au 26 mai courant.
Axé sur l’impératif d’accélérer la construction de la zone euro-méditerranéenne et favoriser une complémentarité des deux rives, l’intégration de cet espace de développement est dictée par une nécessité à la fois démographique, de dotations naturelles et économique.
Vieillissantes, les sociétés européennes observeront une baisse de leur croissance économique ce qui fait d’une plus grande ouverture sur les pays de la rive Sud et Est de la méditerranée, une nécessité d’autant que sa population jeune et qualifiée sur le marché de l’emploi est appelée à atteindre 40% de l’ensemble de la population active à l’horizon 2030
Considérée par l’intervenante comme « la plus grande œuvre géopolitique du 21ème siècle », l’intégration euro-méditerranéenne repose, selon Mme. Guigou le principe de la complémentarité des dotations en ressources naturelles, grâce à des dispositions naturelles en ressources renouvelables d’énergie dans les pays du sud ainsi qu’en terres arables et en ressources hydriques abondantes en Europe.
La crise financière, a-t-elle fait savoir, a favorisé une « nouvelle cartographie mondiale des critères de compétitivité économique ». Ce qui impose de nouveau relais de croissance économiques pour pouvoir faire face aux nouveaux acteurs économiques sur la scène mondiale.
Et c’est « au sud que se trouvent aujourd’hui ces relais de croissance et le respect des équilibres macro-économiques », souligne le ministre de l’industrie et de la technologie, M.Afif chelbi, qui plaidant pour une plus grande solidarité et intégration face au péril asiatique dans un partenariat gagnant-gagnant, a mis le point sur les effets de la crise financière qui au-delà des pressions qu’elle impose à court terme, permet en revanche une opportunité historique pour le renforcement des relations Nord-Sud.
Ce renforcement passe certainement par l’accès de la Tunisie au « statut avancé » dans son rapport avec l’UE, ce qui implique selon le ministre une mutation dans la façon avec la quelle la rive sud et le Maghreb en particulier sont considérés.
Une mutation qui considèrerait cette région dans une vision prospective, comme un relais naturel de développement des économies européennes en quête de croissance et non plus seulement comme un espace pour chercher pétrole et gaz ou un rempart contre le terrorisme et les flux migratoires.
Ce sont les initiatives ambitieuses en termes d’IDE, de transfert de technologie, et de liberté de circulation qui sous-tendrait cette mutation de vision.
Pour ne pas devenir la zone des" prolétaires" de la nouvelle économie mondiale, la zone euro-méditerranéenne est appelée à s’intégrer davantage, estime le ministre.

Rappelons que La deuxième édition des "entretiens de la Méditerranée" a été ouverte, mardi à Hammamet, par M. Mohamed Ghannouchi, premier ministre. "Les entretiens de la Méditerranée" sous le haut patronage du Président Zine El Abidine Ben Ali, avant la tenue du sommet des chefs d'Etats des pays de l'Union Pour la Méditerranée.
Ils rassemblent d'éminentes personnalités politiques, des chefs d'entreprises et des experts de renom.
Cette édition se tient à l'initiative de l'institut arabe des chefs d'entreprises et l'institut de prospective économique du monde méditerranéen, en collaboration avec l'institut européen de la méditerranée
Source Infotunisie.com - 25 mai 2010
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