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lundi 1 mai 2017

À Madrid, les pays méditerranéens veulent peser dans l’Europe post-Brexit

Joseph Muscat,Francois Hollande, Mariano Rajoy, Nicos Anastasiades et Alexis Tsipras à Madrid, le 10 avril.


La capitale espagnole a accueilli ce lundi 10 avril le troisième « Med 7 » regroupant les pays du sud de l’Union européenne. Objectif, peser dans les négociations du Brexit et l’Europe qui se dessine à 27.

C’est maintenant un rendez-vous régulier au sein de l’Union européenne. Après leur appel au soutien de la croissance en septembre dernier à Athènes, leur prise de position à Lisbonne en faveur d’un fonds monétaire européen fin janvier, les chefs d’État du sud de l’UE se sont de nouveau réunis en sommet ce lundi 10 avril. À Madrid cette fois. Pour exposer leur vision de l’Europe après le Brexit, mais aussi évoquer d’autres thèmes comme la politique économique et sociale ou encore les questions de défense.

Une préparation au divorce britannique

Dans le Palais du Pardo, en périphérie de la capitale espagnole, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a reçu le président français, François Hollande, le président de Chypre, Nicos Anastasiades, ainsi que les premiers ministres de Grèce, Alexis Tsipras, d’Italie, Paolo Gentiloni, du Portugal, Antonio Costa et de Malte, Joseph Muscat.

Ce sommet « Med 7 » devait servir de répétition générale avant le Conseil européen du 29 avril, durant lequel les 27 États membres débattront de la manière d’affronter les négociations face au Royaume-Uni. La rencontre s’est achevée sur une déclaration commune.

Le droit des citoyens d’abord

Les chefs d’État ont exprimé leur confiance et leur soutien au négociateur désigné par l’UE pour négocier le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. « Tout d’abord le retrait doit être négocié et ensuite on parlera de l’avenir », a déclaré Mariano Rajoy, pour conforter la ligne fixée à 27.

Mais l’Espagnol a aussi insisté sur les droits des citoyens à l’issue du Brexit. En effet, l’imbrication des enjeux est très étroite entre la Grande-Bretagne et les pays méditerranéens. L’Espagne, à titre d’exemple, compte 130 000 de ses ressortissants recensés comme vivant au Royaume-Uni, et accueille sur son sol 300 000 Britanniques, dont un tiers de plus de 65 ans venus trouver le soleil.

Soutien aux États-Unis sur la Syrie

La question syrienne a également été abordée, alors que les alliés du régime syrien (Russie, Iran, Hezbollah libanais) ont menacé de représailles ceux qui « agresseront » la Syrie, à la suite des frappes américaines vendredi contre une base aérienne de l’armée dans le centre du pays.

« La frappe lancée par les États-Unis sur la base aérienne de Shayrat en Syrie avait l’intention compréhensible d’empêcher et de dissuader la propagation et l’utilisation de telles armes (chimiques) et était limitée et concentrée sur cet objectif », ont affirmé les chefs d’État dans leur déclaration commune. Selon elle, « l’utilisation répétée d’armes chimiques en Syrie, tant par le régime de Assad depuis 2013 que par Daech, constitue des crimes de guerre ».

Les dirigeants européens rappellent aussi que « seule une solution politique crédible, telle que définie dans la résolution 2 254 et dans le Communiqué de Genève de 2012, assurera la paix et la stabilité en Syrie et permettra une défaite décisive de Daech et des autres groupes terroristes désignés par l’ONU en Syrie ».

Par Jean Batispe François - Source de l'article La Croix

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