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lundi 1 mai 2017

Liberté de la presse - Le prix Hermès décerné à Omar Belhouchet

 
 Le directeur de publication d'El Watan, Omar Belhouchet, recevant le prix Hermès
Le directeur de publication d'El Watan, Omar Belhouchet, recevant le prix Hermès
La 3e édition du prix Hermès pour la promotion de la liberté d’expression et de l’échange des informations en Méditerranée a primé, pour sa section Rive Sud, notre directeur général, Omar Belhouchet.

Le prix Hermès est décerné par le Programme Med 21, présidé par le Tunisien Mohamed Nadir Aziza, et la Conférence permanente de l’audiovisuel méditerranéen (Copeam). La cérémonie s’est déroulée en marge du 20e Forum international du magazine Réalités, tenu à Hammamet les 27 et 28 avril 2017.

Cette édition du prix Hermès a également consacré, pour la Rive Sud, l’écrivain et poète Issa Makhlouf, né au Liban et résidant à Paris. Pour la Rive Nord, les deux lauréats sont Antonio Di Bella, directeur de la chaîne All news de la RAI (Italie), et Edwy Plenel, président et cofondateur de Mediapart (France). Le prix Hermès a été décerné à titre posthume à la journaliste tunisienne, Néjiba Hamrouni.

Émotion

En recevant le prix Hermès des mains de Mohamed Nadir Aziza, président de Med 21, Omar Belhouchet a déclaré que l’attribution de ce prix à un représentant d’El Watan est quelque chose de très fort pour lui et qu’il en est très ému.

«Ce prix s’adresse, à travers moi en Algérie, à un métier qui a beaucoup souffert. C’est aussi bien un hommage à la centaine de journalistes algériens qui ont été assassinés entre 1993 et 1998, dans l’exercice de leur métier, qu’un encouragement aux journalistes maghrébins actifs à poursuivre le travail et être plus résistants et plus forts dans leurs exercices quotidiens d’information de la population», a-t-il dit.

Le directeur général d’El Watan a ajouté que cette consécration lui rappelle plusieurs moments historiques en rapport avec la Tunisie. D’abord, c’est ici à Tunis et par les journalistes tunisiens, et non à Paris ou par Reporters sans frontières (RSF), qu’il a été appelé en décembre 1993, pour lui exprimer l’un des premiers gestes de solidarité avec les médias en Algérie, qui commençaient à faire face au terrorisme. «Les Tunisiens m’ont alors attribué le prix de la Liberté de la presse au niveau du Maghreb, un prix créé de nulle part et qui n’a jamais été attribué une autre fois depuis cette date.

C’était pour nous, journalistes algériens, un geste très fort en ces moments-là», a-t-il raconté ému.

Ce énième retour à Tunis, pour le prix Hermès cette fois, rappelle aussi à Omar Belhouchet les premiers mois de la révolution en Tunisie, lorsque la révolte a grondé dans cette partie du Maghreb, et comment El Watan s'est immédiatement mobilisé pour ce moment, en consacrant, pendant de longs mois, pratiquement la moitié du journal à couvrir les événements accompagnant ce bouleversement, qui a traversé la région.

Le directeur général d’El Watan dit avec fierté que, depuis 2011, il est venu une vingtaine de fois en Tunisie, à chaque fois qu’il est sollicité et même pour y passer ses vacances. «Je vois que la transition démocratique tunisienne est un fait politique majeur et ce n’est pas un mot sophistiqué pour l’Occident, qui essaie de faire oublier tout le soutien qu’il a apporté aux dictatures», a-t-il notamment souligné. 

Par Mourad Sellami - Source de l'article ElWatan

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