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samedi 22 septembre 2018

La France va aider le Maroc et l'Algérie à empêcher les départs de migrants

Le ministre français de l'Intérieur incite à "mettre en place un mécanisme pérenne européen de gestion des migrants." Gérard Collomb estime qu'"avant de parler répartition" il faudrait veiller à ce que "tous les arrivants soient effectivement recensés." 

Gérard Collomb veut mieux gérer les flux migratoires (photo : Ministère français de l'Intérieur)Dans l'entretien, accordé mardi 18 septembre 2018 au journal français L'Express, il dévoile vouloir prêter assistance aux pays de transit, tels que l'Algérie et le Maroc, pour éviter les traversées de migrants. "Sécuriser les frontières est compliqué et nécessite des financements. Nous devons les aider", affirme Gérard Collomb. Selon lui, les autorités algériennes et marocaines seraient d'accord pour développer une collaboration plus étroite et plus efficace avec les pays de la rive Nord de la Méditerranée afin de mieux contrôler les flux migratoires. 

Le ministre pointe notamment le flux migratoire venant d'Espagne qualifié de "préoccupant", car en hausse de 120% sur la route Maroc-Espagne depuis le début de l'année avec 33 795 arrivées en huit mois. Un flux qui remonte jusqu'à Paris, la capitale recevant 50% des demandes d'asile. "Quand vous dites, comme la maire de Paris "oui, on veut accueillir largement, welcome", ce discours est assez vite entendu", critique-t-il. Deux compagnies de gendarmerie ont été déployées à la frontière pour une "vigilance particulière" sur les Pyrénées-Atlantiques.

Accord sur le retour des Algériens d'Allemagne

Lors de sa visite à Alger, lundi 17 septembre 2018, Angela Merkel a obtenu du gouvernement algérien un accord pour le rapatriement des ses ressortissants présents en Allemagne. 40 000 y vivraient légalement. Selon la presse allemande, 7 500 demandeurs d'asile en provenance d'Algérie s'y trouvent dont 3 684 Algériens dont la demande d'asile a été rejetée et 1 500 autres en attente de réponse. 

Le premier ministre algérien Ahmed Ouyahia pose comme condition "une identification pour savoir s'il s'agit d'Algériens. Nous allons le faire à l’avenir d’une manière plus efficace puisque chez nous le fichier de l’identité est informatisé et les empreintes digitales sont numérisées. Cela va nous permettre d’aller plus vite."

Par Frédéric Dubessy - Source de l'article Econostruminfo

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